45 réflexions sur « Covid-19 : Y aura-t-il une seconde vague ? »

  1. Si je lit correctement le graphe de John Hopkins, la réponse que je donnerais à votre question, Paul, serait :
    Oui, on est au début du commencement d’une deuxième vague, voire on est déjà dedans…
    Voila, voila.
    J’espère que je me trompe…

  2. Cher Paul,
    la forme de ces graphes induit évidemment une réponse univoque à la question que vous posez. La deucième vague est parmi nous, elle a déjà commencé. Mais il suffit de grapher les données synchrones des morts, ou des hospitalisations, ou des réanimations, il est vrai forcément décalées en moyenne du temps d’incubation de celle des cas avérés, pour conclure éventuellement à l’inverse, à savoir que les cas (infections détectées) sont en augmentation mais ne sont nullement cette fois suivis d’effets en termes de maladie.
    En l’occurrence la même courbe des morts par jour du Covid-19 (ou avec le Covid-19 ?) du même Worldometer ne montre absolument aucune deuxième cloche dans la courbe.

    1. Sans vouloir nier l’aspect préoccupant de la reprise actuelle de l’épidémie, 4000 cas quotidien en avril 2020 où l’on n’enregistrait que les cas graves (les consignes étant : « si vous avez de la fièvre, un mal de gorge ou le nez qui coule, restez chez vous), ne sont pas vraiment comparable à 4000 cas quotidiens en août 2020 où les consignes sont « si vous aves de la fièvre, un mal de gorge, ou le nez qui coule, faites-vous dépister ».

      1. Des tests, oui. Et même si vous n’en avez pas (de fièvre etc.) et que vous voulez prendre l’avion etc.

        A la limite, le facteur entre les deux est la fraction 100% / (l’actuel taux de positivité), soit 30 environ.

        C’est la limite où tous les cas de mars-avril auraient été positifs (on allait se faire tester qu’avec sa pneumonie déjà installée hélas).

        En réalité ça devait être max 50% (entre les bronchites et les grippes ordinaires qui finissaient de sévir, plus des rhumes carabinés etc.).

        Et avec le facteur 15 qui me reste sous le coude, je tombe à une mortalité de 35 au lieu de 500, à moduler avec le retard à l’allumage (encore 10
        jours et on remonte sûrement à 30-50/j… ? ) avec assez de marge si je mets de mon côtés ces facteurs :

        +la meilleure qualité des soins (pas de foule, bons réflexes, par exemple pour le retournement des malades graves, + dexaméthasone + etc…)

        + les vieux qui se planquent plus (à la longue on a le masque en réflexe et les aides-soignants et autres contacts des vieux sont moins contagieux) ,

        mais (-) sans faire l’hypothèse « marseillaise » de la baisse de virulence du Sars lui-même (pas de nouveau génome discuté dans la litérature que je sache, mais il est vrai que ce peut-être subtil).

  3. Il faut alors évidemment intégrer la question du nombre de tests : en Belgique, la pratique était très différente en avril et en août. Ensuite, il faut intégrer un ratio par pays ou plus exactement de région de densité comparable. La Belgique semble avoir atteint il y a 15 jours un taux de 600 contaminations journalières pour une population de 11 millions avec une forte densité sauf dans le sud-est. La France, ayant 66 millions d’habitants, aurait un taux comparable avec 3600 contaminations par jour. Elle est un peu plus haut, mais pas beaucoup. Elle a plus de zones à faible densité, mais elle est en période de fort brassage avec les vacances. La vaguelette belge de juillet est aujourd’hui stable à décroissante. La France pourrait connaître une même stabilisation.
    Le gouvernement belge a souligné qu’on entrait dans une période non plus de stop à la contagion, mais de « apprendre à vivre avec le virus »; à limiter les chaînes de contagion. Comme en navigation à la voile, il faut s’orienter « au plus près serré » pour remonter au vent. Si nous ne sommes pas « toutes voiles dehors », la crainte d’une vague « 2e vague » est peut-être non pertinente ?

  4. Ce qui est remarquable avec cette 2ème vague, c’est qu’elle a la forme d’une vague mais c’est tout… Pas de conséquence, il suffit de vérifier le nombre d’hospitalisations et le nombre de morts avec covid sous le bras.
    Cette 2ème vague n’est pas la bonne, c’est heureusement une fausse alerte (et il y en aura d’autres). Détecter une trace du virus ne suffit pas à confirmer la covid, c’est-à-dire développer la maladie. Je pense que la vraie 2ème vague arrivera en hiver.

  5. Mon sentiment très fort, c’est que le Conseil fédéral suisse utilise le nombre de nouveaux patients hospitalisés comme thermomètre pour guider sa politique sanitaire.
    De la mesure des personnes infectées, on passe à celles hospitalisées et plus tard probablement à celles mortes du covid-19 comme baromètre de la « qualité » des mesures de protection et du dépistage en vigueur.
    Un glissement forcé par une économie et des politiques qui refusent tout changement de paradigme et des citoyens, telle la grenouille, qui ne sentent toujours pas l’augmentation lente et inexorable de la température de l’eau de cuisson.

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  6. Santé publique France

    En France métropolitaine la dynamique de la transmission en forte croissance reste préoccupante : l’ensemble des indicateurs continue de progresser alors que le niveau de dépistage stagne. Si toutes les tranches d’âge sont touchées par l’augmentation, la progression de l’incidence est plus marquée chez les jeunes adultes. Plus de la moitié des départements dépassent le seuil de 10 pour 100 000 habitants, et 6 départements ont un taux d’incidence au-dessus du seuil d’alerte (50 pour 100 000 habitants).
    Ces résultats indiquent qu’il est primordial de poursuivre les efforts de sensibilisation de l’ensemble de la population dans l’application des gestes barrière notamment l’utilisation du masque et la distanciation physique pour freiner la propagation du virus.

    Au 23 août 2020, 38 départements sont en situation de vulnérabilité :

    modérée : Alpes-Maritimes, Alpes de Haute-Provence, Aube, Essonne, Gard, Gironde, Haute-Garonne, Haute-Savoie, Hautes Pyrénées, Hauts-de Seine, Ille-et-Vilaine, Isère, Eure-et-Loir, Indre et Loire, Mayenne, Mayotte, Meurthe et Moselle, Nord, Oise, Pyrénées Atlantique, Réunion, Martinique, Guadeloupe et Saint Martin, Rhône, Seine et Marne, Tarn, Val d’Oise, Var, Vaucluse, Yvelines
    élevée : Bouches-du-Rhône, Guyane, Hérault, Loiret, Paris, Sarthe, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne

    1. Bonsoir,
      J’apporte une précision au sujet du seuil d’incidence (nombre de nouvelles contaminations pour 100 000 habitants).
      France soir avait précisé le 23/07/2020 que le seuil épidémique pour chaque épidémie à virus respiratoire (syndromes grippaux) depuis 1985 et jusqu’à 2018 (dernière année pour laquelle le réseau Sentinelles a publié un bilan annuel) a constamment été fixé entre 150 et 200 cas pour 100.000 habitants.
      Entre 50 et 150 à200, l’écart est de 3 à 4 !!!
      voir le lien http://www.francesoir.fr/societe-sante/chronique-covid-ndeg13-halte-la-manipulation-ils-ont-baisse-le-seuil-epidemique-pour

      1. Peut-être qu’il est trois à quatre fois plus dangereux ? Ou même, si on regarde la létalité, 10 x plus ? Ou même, si on regarde aussi la morbidité, 30 x plus ?

        La vraie question à se poser est : comment y-a- t-il eu de détresses respiratoires / de morts dues à une grippe ces dernière année ? et dues à la Covid-19 ?

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  7. Moi je note surtout que la courbe (France) qui montre le nombre de décès journaliers reste plate et ne montre pas de tendance à rebondir.
    J’espère qu’il ne s’agit pas d’un artefact.

    J’aimerais bien savoir quel est le niveau de gravité des malades de la vague actuelle pour la comparer à la vague précédente.
    A vue de nez, le niveau est bien plus faible. Pourquoi ?
    – moyenne d’âge beaucoup plus basse ?
    – beaucoup plus de tests donc prise en charge plus précoce ?
    – traitements plus efficaces vu qu’on connait mieux la maladie ?
    – la proportion de gens restant à contaminer baisse régulièrement ?

    Pour les US, c’est une autre paire de manche.

  8. Est-ce qu’on sait, et/ou qui attend, cherche, étudie… « pendant ce temps-là » (ou l’on croirait presque voire des « anges » se disputer » le nombre de leur nature éthérée ou matérielle, pouvant tenir sur une tête d’épingle, ou de grenouille, barbotant dans un chaudron lentement porté ébullition)… cet « espace temps » même, si suspendu (comme les « réformes structurelles » sur l’assurance chômage, vieillesse, en France) à une notion de « relativité, que nul.e ne serait dire si elle est générale ou restreinte… durant nos tergiversations donc, est-ce qu’il existent des résultats des études sur les séquelles et traumatismes (cardiaques, pneumoniques, neurologiques, etc, et par rapport à la fertilité, et aux risques pouvant avoir comme équivalence, ceux des perturbateurs endocriniens…) de la covid-19 sur tout ou partie des populations (des plus précaires, pauvres, ostracisées, etc), qui par rapport à la « mesure » des risques pris pour « relancer l’économie », la « confiance »… l’espérance en la « croissance démographique » (sur font de « relance » quoi, de la raréfaction des ressources – reprise du dérèglement climatique, de la perte de biodiversité, des guerres commerciales, monétaires, de civilisations »…) feront assurément – au vu de la gestion dans la pénurie de, vaccins, tests, masques, médicaments, respirateurs, places de lits de réa et manque de personnel hospitalier – la distribution sans partage, ni redistribution des bénéfices juteux des « marchés » qui continuent sans que nul.e s’en inquiète, à découvert, « tout nu » quoi , à parier sur la hausse ou baisse de la gestion en flux tendu et des prix : des masques, tests, places de lits de réa, respirateurs, médicaments, vaccins… et assurances privatisées (après privatisation rampante de la SC, des assurances vielles, chômage, etc) contre un licenciement « légalisé », entre autre « raison économique », pour invalidité, incapacité, etc… mais surtout… à gagner toujours plus… quand tombant sur pile l’impunité de leurs paris croisse, se « sanctuarise » , « sacralise »…alors que face… de moins en moins de vies peuvent être sauvées, du chantage au chômage, à « l’ubérisation… » de l’emploi… de l’explosion des dettes publiques et déficits du modèle social… du « séparatisme et sécessionnisme » fiscal, social, moral… de la flat tax, « immorale optimisation » « droit à l’erreur fiscale »…. et d’une infection, d’une contagion à la covid-19, du recul de l’espérance de vie en bonne santé arrivé à l’âge de la retraite, aligné au taux de mortalité de ce coronavirus, des hausses des dépenses pré-engagées (dont les masques…) des baisses de 20% des salaires, du sacrifice des RTT, congés payés, jours fériés, majorations des heures sup… de l’imposition du travail gratuit, « bénévolat subi » contre le droit à un minimas social, à ce qui restera de la notion de « solidarité », de liberté, d’égalité de fraternité … ?

    1. Et en matière assurantielle – dessinant le « monde à voir », d’un après l’ultralibéralisme quoi, le transhumanisme… se cherchant une nouvelle nomenclature – privée, privatisée, privative même pour les plus vulnérables, aux facteurs de comorbidité multiples, aux pathologie chroniques cumulées… et fatales en cas d’ exposition « longue durée » (sans port de masque et respect des mesures barrières, sans respect de la « distanciation sociale » du syndicalisme, des mouvements sociaux…) aux coronavirus, chômage, etc… il y en a un « ex »… qui n’aime que soit rappeler son si court passage au Conseil Constitutionnel, qui ne peut se dépêtrer des secrets d’affaires familiales et conflits d’intérêts, des affaires judiciaires etc…

      Il en est question ici…:

      « Les paroles de « l’ex-usurpateur d’identité » de président… oups… de « l’illustre anonymat d’un inconnu »… semblent avoir tellement manqué à une droite extrême, à une partie de l’électorat du « ras le bol fiscal », du « poujadisme »… et aux « chiens de garde » s’en faisant l’analyse (comme il est bu du petit lait….) que le « bon sens » qu’elles essaient de démontrer en parlant du « problème d’autorité » qu’incarne le fait de déplorer des actes de violences, de dégâts, notamment à la suite de la défaite footballistique du psg… obscurcie la force du coté « politicaillerie » des conséquences de l’austérité… des « réformes structurelles néolibérales »… menée entre autres, au sein des « forces de l’ordre »… des services publics hospitaliers…

      Comme si d’une pareil cause… qui n’est pas rien quand la suppression de plus 15 000 postes de « gardiens de la paix »… en seulement un quinquennat (et combien dans les hôpitaux, dans l’éducation nationale, la lutte contre les fraudes fiscales, etc) a conjointement mis en et sous tension le personnel restant… avec une politique néolibérale du « chiffre »… comme si donc d’une telle causalité…. nul.e.s ne devaient avoir de « repentir » à exprimer, au pire,.. ou au mieux,… à excuser/justifier… mais seulement concernant les pauvres « temps de cerveaux disponibles » ayant été manipulé par la « dictature des émotions » sondant, à l’époque (et pas plus encore maintenant…?), que leurs doutes, incertitudes, bas instincts… certain.e.s déplorent à grand coup « d’audimat » des effets, dont ils-elles chérissent toujours les causes…

      Comme si conséquemment à la mise en tension du maintien de « l’ordre public » et « social » en état de choc permanent… et à la « politique du chiffre »… il n’y avait jamais eu comme effets cumulatifs, des brutalités policières impunies (et pire) commises lors des contrôles aux faciès, en somme des victimes impactées par une montée dans la société civile des impunités en rapport aux discriminations à l’embauche (quant elles étaient déjà faites à 80 % faites qu’en CDD très courte durées, temps partiel subi…), aux discriminations à l’accès au logement, et à l’accès à la solidarité nationale des aides sociales (NON RECOURS, qui naquirent au cours du dit quinquennat, à la suite de la « réforme structurelle » du RMI , de la crise économique, financière, des dettes publiques, de l’Euro – Subprimes, Dexia… – et qui concernent aujourd’hui 30 % des « bénéficiaires » du RSA, qui ne touchent aucun « pognon de dingue mis dans les minimas sociaux, qui fait que les pauvres le restent et se déresponsabilisent ») comme si conséquemment il n’y avait pas eu non plus de croissance inexorable des inégalités territoriales, scolaires, de « destins »… force est de constater que l’obscurantisme de celui et ceux qui diagnostiquent un « manque de verticalité » et « d’autorité » des pouvoirs… peut avoir plusieurs définitions de ce qui est prétendu comme « bon sens ».

      Comme s’il n’y avait jamais eu comme méfait infernal concentré sur les victimes citées si dessus, et d’autres ostracisées, discriminées aujourd’hui au travers des « manifestations interdites », nassages et gazages des mobilisations de mouvements sociaux, syndicaux…. et au-delà des frontières… sur les réfugié.e.s victimes du refus d’accueil, de guerres commerciales, monétaires, de « civilisation » (avec « nos ventes d’armement patriotique ») victimes des « externalités négatives » de l’exportation d’un modèle de croissance productiviste épuisant plus de 3 planètes par an, aggravant le dérèglement climatique, amplifiant la perte de biodiversité avec l’export de pesticides… polluant l’air, l’eau potable, les sols arables… toutes sommées « d’assimiler » leur « présomption de culpabilité », de « coûter trop chères », d’être « un cancer pour la société », d’être des « chômeur.e.s=fraudeur.e.s »… comme s’il n’avait jamais existé au sein des « forces de l’ordre »… adulée par une partie de plus en plus restreinte de « l’intérêt généra »l de la société civile (abstention électorale, qui concerne plus en terme sociologique des contribuables indirects non imposables à cause de trop bas salaire, précarité, paupérisation, insécurité économique, sanitaire, etc)… une intention croissante pour la « préférence nationale » – 50 % du personnel des forces de l’ordre vote aujourd’hui pour les extrêmes droites – l’envie de prendre un chemin tout pavé pour « l’original », par rapport à la copie d’un « ex-usurpateur d’identité » de président d’extrême droite, du moins, ayant prétendu l’avoir affaiblie… comme il fut prétendu aussi « que les paradis fiscaux, c’est fini »… est-ce réellement « bon » que progresse le coté obscure de forces chérissant toujours plus la verticalité, l’autoritarisme, le totalitarisme du « monopole de la légitime violence de L’Etat »… le droit à la « présomption et d’innocence et à la légitime défense » des « policiers/justiciers » et l’impunité des discriminations, ostracisations, du mépris (Trump qualifiant les personnes décédées de la covid-19 de « perdantes ») en tout genre… ? »

  9. (Humour)
    BFMTV propose de se laisser vivre. A coup de médecins « qui rassurent » et qui sont « scientifiques ».
    Sputnik News annonce un vaccin russe appelé Sputnik (là, il fallait y penser…!)
    Et sur le blog de PJ on continue d’avoir peur…seriez pas un peu complotiste, vous ? 😀

    1. Vous mélangez tout, la version exacte c’est :

      – « Sputnik News admet être « un peu » complotiste »

      – « Le Blog de Paul Jorion lance son vaccin à la choloroquine, l’artémisia, et l’huile essentielle de salsepareille (pas besoin de tests puisque ça marche, vous dis-je !) »

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      1. De la salsepareille !? Je le dirais au Grand Schtroumpf que vous ne prenez pas au sérieux sa mise en garde : « Attention : si le nombre de cas augmente…c’est que le virus schtroumpf de plus en plus…! » (A votre décharge, il est vrai que le verbe « schtroumpfer » peut être difficile à décrypter…!)

  10. Bonjour Paul

    Le nombre de cas confirmés est bien en augmentation mais il doit être mis en relation avec le nombre de tests effectués qui est bien plus important ( 700.000 par semaine : info Véran) que sur la période de mars à juin.

    Il correspond au ratio taux de positivité des tests ( tests positifs / tests réalisés) qui est de:
    – 3,6% S34 ( le 23/08)
    – 3% S33
    – 2,2% S32
    – 1,6% S31
    infos Santé Publique France
    donc en très nette augmentation .

    Je vous joins le site suivant qui me parait le plus complet en tant qu’indicateurs (synthèse infos Santé Publique France):
    https://www.linternaute.com/actualite/guide-vie-quotidienne/2489651-covid-19-en-france-les-derniers-chiffres-du-coronavirus-en-france-23-08-2020/

    où vous trouverez un ensemble de courbes très explicites et mis à jour hebdomadairement:
    – évolution du nombre de décès
    – évolution du nombre de patients en cours d’hospitalision
    – évolution du nombre de patients en cours de réanimation
    – évolution du nombre de guérisons
    – évolution des nouvelles hospitalisations
    – évolution des nouvelles admissions en réanimation
    – évolution du taux d’incidence (nombre de cas positifs/100.000hab) qui est en augmentation
    -…

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    1. Bonjour à tous,

      Mon commentaire ici concerne aussi des interventions plus hauts.

      Je n’ai pas le taux de positivité d’avril, mais il est certain qu’il faudrait pondérer la courbe avec ce taux pour faire une comparaison entre avril et fin août. Ainsi par exemple, 50% environ des cas positifs actuels sont asymptomatiques, et n’auraient certainement pas été comptabilisés en avril car non testés. Il en est de même pour les symptomatiques sans difficultés respiratoires. Donc oui, 4.000 cas en avril n’équivaut pas à 4.000 cas maintenant.

      Un élément important, dans tous les cas, est le R0. Dès qu’il est > 1, cela signifie que l’épidémie progresse. Il est actuellement un peu en dessous de 1,5, soit le facteur multiplicateur d’une grippe. En mars, il était à plus de 3. Cela signifie deux choses :
      1) les gestes barrières et ports du masque, ça fonctionne, puisque cela fait baisser le R0. Mais pas de manière suffisante (à cause des récalcitrants, fêtards, … ? ou parce que ce n’est pas suffisant en soi ?)
      2) la montée en charge est plus lente, le pic sera plus lointain, l’inertie est plus lente. Le risque : c’est que le gouvernement pense « qu’il maitrise » lorsqu’on approchera doucement du pic. Sauf que le recul sera aussi tout aussi doux si des mesures de confinement se mettent en place, avec un plateau plûtot qu’un pic. Le temps d’hospitalisation et de réanimation étant plus long que le temps de pré-hospitalisation, il est probable que les services de réanimation seront à nouveau débordés (« on va gérer » à dit Delfreissy ce matin …)

      Les hospitalisations sont en augmentation, les entrées en réa aussi, mais pas encore le nombre de décès. Question de temps. Cela monte moins vite que les nouveaux cas recensés, mais, comme je l’ai expliqué plus haut, parce qu’on ne peut pas comparer les dépistages de mars avec ceux d’août. Par contre, lorsque ce sera les plus âgés / les plus à risques (comorbidités) qui seront touchés, on aura de nouveau une augmentation conséquente.

      Ce qu’il faut prendre en compte aussi, mais qui n’est pas souvent cité, c’est que le taux de morbidité, c’est-à-dire le taux de séquelles permanentes que cette maladie provoque, semble important Y COMPRIS CHEZ LES PLUS JEUNES.

      Ces augmentations plus lentes des hospitalisations et réanimations sont dues au fait que le public atteint est plus jeune. Mais le risque est que tout cela s’emballe, notamment à cause de la rentrée des classes (protocole absolument pas protecteur en primaire) et le fait que les grands-parents vont être à nouveau sollicités pour la garde les mercredis ou le soir. « On va gérer » à dit Delfreissy ce matin …

      A noter que des courbes sans échelle exponentielle (par exemple celle des morts) faussent l’interprétation d’un phénomène exponentiel.

      1. Tout à fait d’accord. Ce qui est inquiétant dans la situation actuelle n’est pas le nombre absolu des contaminations détectées. C’est la dynamique.

        La meilleure évaluation de la mortalité du covid-19 de ce que j’ai compris est d’environ 0,6%. C’est-à-dire que parmi la totalité des contaminés – y compris tous ceux qui ne sauront jamais qu’ils l’ont été – et tous âges confondus – entre enfants pratiquement invulnérables et vieillards très vulnérables – environ 0,6% mourront de la maladie. Or, nous avons eu 30 000 morts du coronavirus. C’est donc que plusieurs millions de Français ont déjà été contaminés par le covid-19 – de l’ordre de 5 millions si le taux de 0,6% est correct. Par rapport à plusieurs millions déjà contaminés, un rythme de 5 000 supplémentaires par jour pourrait être relativisé… s’il était stable.

        Mais il ne l’est pas. Le rythme moyen des contaminations – la moyenne sur sept jours – était de l’ordre de 500 par jour début juillet, 1 000 par jour fin juillet, 2 000 à la mi-août et atteint maintenant les 3 500 par jour (1) La progression est exponentielle, à un rythme certes plus lent qu’en mars puisque le temps de doublement était alors de quatre à cinq jours et qu’il est maintenant d’environ une douzaine de jours. Ce rythme plus lent est la preuve de l’efficacité des gestes barrière… mais une efficacité insuffisante. Car la progression, même plus lente, reste exponentielle.

        Le nombre des morts n’augmente encore que très peu. C’est probablement parce qu’une plus grande partie des contaminés qu’au printemps sont des jeunes. Surtout, à cause du temps de retard des morts par rapport aux contaminations, et à cause du nombre des contaminations encore faible. Retenant l’estimation du taux de décès à 0,6%, les quelque 1 500 contaminations par jour d’il y a deux semaines ne devraient déboucher que sur une dizaine de morts par jour – c’est bien à peu près où nous en sommes.

        Seulement voilà. Si nous restons sur une exponentielle à doublement en douze jours, nous aurons dépassé à fin septembre les 30 000 contaminations par jour. Et dans la deuxième quinzaine d’octobre, nous pourrions avoir plus de 200 morts par jour. Bref… octobre sera notre nouveau mois de mars !

        « Si » nous restons sur une progression de ce genre. Cela reste un « Si », et l’objectif est naturellement de la briser. La dernière décision de systématiser les masques en entreprise à partir du 1er septembre, de même que dans toutes les salles de classe, est une mesure forte. Suffira-t-elle ? Compte tenu du temps moyen entre une contamination et sa détection, j’imagine que cela devrait être plus clair vers le 10 ou 15 septembre.

        Si elle ne suffit pas… alors nous serons vraiment dans la panade. Car je ne vois pas trop ce qui pourrait être fait sinon un nouveau confinement, dont le gouvernement annonce qu’il ne sera que dans certaines régions, au grand jamais on ne confinera à nouveau tout le pays non vraiment jamais ! Oui, mais si l’épidémie repart à peu près partout de la même manière, ou disons dans la moitié des départements, on fait quoi ?

        Et laisser courir l’épidémie est exclu quoi qu’en dise Monsieur Onfray qui nous dit qu’il faut « accepter la dangerosité de l’existence » (2) et qu’après tout il y a des accidents de voiture et on utilise les voitures quand même ah vous voyez… sophisme qui fait mine d’oublier qu’on conduit des voitures certes, mais pas à 150 sur une route de campagne la nuit tous feux éteints après avoir descendu une bouteille de calva, et qu’il y a une différence entre d’une part accepter le fait de notre mortalité, d’autre part négliger toute précaution permettant si possible de la repousser à plus tard !

        Et un nouveau confinement généralisé ajouterait encore aux dégâts économiques. Et serait-il possible d’adopter le même genre de protections – chômage partiel etc. – qu’entre mars et mai ?

        Il faut vraiment espérer que « les masques partout tout le temps pour tout le monde », ça suffise.

        (1) https://www.worldometers.info/coronavirus/country/france/
        (2) https://twitter.com/FrontPopOff/status/1297789934200410112

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    2. L’intérêt de faire un grand nombre de test va permettre de calculer plus finement la létalité, puisque le nombre de cas tient compte maintenant d’une partie des asymptomatiques. Les tests effectués en aveugle sur une commune ou un quartier vont permettre d’estimer le % d’asymptomatique plus finement.

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    3. Bonjour à tous

      Pour compléter mon message sur le taux de positivité :

      https://geodes.santepubliquefrance.fr/#bbox=-920657,6662489,2297972,1848309&c=indicator&f=0&i=sp_pos_quot.tx_pos_quot&s=2020-08-21&selcodgeo=77&t=a01&view=map2

      Il permet de visualiser la carte avec le taux par département où vous pouvez voir que : 75,92,93,94,95,69,01,13 sont déjà supérieur à 5%
      En allant sur synthèse vous trouverez l’évolution de ce taux au niveau national à partir du 13/05

      En sélectionnant un département sur la carte vous pouvez comparer l’évolution du taux du département par rapport au taux national

      On peut en déduire que la dynamique d’augmentation des cas est bien plus forte dans les grosses agglomérations citées si dessus

  11. Il ne faut pas perdre de vue qu’on ne connaît pas le nombre de cas réels.
    On dispose seulement du nombre de cas détectés et celui-ci dépend (1) de l’évolution de la maladie dans la population, mais aussi (2) des efforts mis en oeuvre pour la détection. Or on a beaucoup augmenté la capacité de détection. Si on avait eu cette capacité au début de l’épidémie, on aurait eu un nombre de cas détectés vraisemblablement beaucoup plus important au début de l’épidémie.

    Un autre indicateur intéressant pour suivre l’épidémie est le nombre de morts. Tout comme le nombre de cas détectés, il dépend de la maladie et des moyens mis en oeuvre pour les recenser. Une différence avec le nombre de cas détectés est que les moyens mis en oeuvre sont restés à peu près constant*. Ainsi, le nombre de morts nous renseigne a priori mieux sur l’évolution de la maladie.

    On observe que le nombre de cas détectés a augmenté de façon importante au cours de l’été. Par contre ce n’est pas le cas du nombre de morts (il y a parfois une très légère hausse mais sans commune mesure à celle des cas détectés).
    Donc, même si fait l’hypothèse que le nombre de cas détectés est proche du nombre de cas réels, on ne peut pas dire que nous sommes dans la même situation qu’au printemps car les gens ne meurent pratiquement pas.

    Ce qu’on appelle actuellement la seconde vague paraît plutôt être un biais statistique causé par la hausse du nombre de détections qu’une réel relance de l’épidémie due au déconfinement. Ceci dit, nous aurons peut-être droit à une seconde vague à l’automne.

    *Sous réserve que la méthode pour attribuer le décès au coronavirus ne change pas au cours du temps (et que les statistiques nationales sont fiables)

    1. « Un autre indicateur intéressant pour suivre l’épidémie est le nombre de morts. » Lorsque j’ai dit à mon assureur « moi l’indicateur qui me sert à savoir s’il faut freiner ou pas lorsqu’on suit une voiture, c’est quand je touche son parechoc arrière ». Il m’a supprimé le contrat sur le champ ! Comprend pas !
      Il parait qu’il faut regarder les feux stop en gardant ses distances, à cause de l’inertie… Mais c’est quoi l’inertie ?

    2. J’aime bien votre raisonnement !

      Vous dites « on ne connait pas le nombre de cas réel ». C’est vrai mais on peut l’estimer : Santé Publique France dans son point épidémiologique du 9 juillet (COVID19_PE_20200709.pdf p 19-20) indiquait « Rapportées à la population métropolitaine, les données de séroprévalence permettent d’estimer que le nombre de personnes infectées par le SARS-CoV-2 en semaine 11 s’élevait à 720 000 [intervalle de confiance à 95% : 389 000 – 1 408 000] et à 4 368 000 [3 479 000 – 5 263 000] en semaine 15. »
      La semaine 11 c’était du 9 au 15 mars, or le nbre de cas déclarés au 15 mars était de 6000, donc 120 fois moins.
      La semaine 15 c’était du 6 au 12 avril, or le nbre de cas déclarés au 12 avril était 95403, donc 46 fois moins.

      Sur ce blog, Béatrix Rhein ajoutait le 11/08 qu’il faut additionner aux immunités par anticorps les immunités cellulaires, qu’une enquête de séroprévalence ne permet pas de connaître… mais qui pourraient être numériquement bien plus importantes. Ainsi il faudrait ajouter aux chiffres ci-desssus un nombre très important de gens qui peuvent « gober » du virus en quantité assez grande pour rendre malade une personne non immunisée, sans être malades pour autant. cf
      https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-une-immunite-basee-sur-d-autres-mecanismes-que-les-anticorps-serait-elle-la-cle-6929804

      Ceci dit, un argument en sens contraire de votre idée de biais statistique etc. est que le ministre de la santé observe que les cas déclarés augmentent vite alors que les tests stagnent.

      Si vous repreniez votre raisonnement en intégrant les éléments ci-dessus, je serais très curieux de vous lire !
      Cdlt.

    1. Ça s’agite effectivement très violemment actuellement du côté des politiques de mon département et de celui de l’Ain ( sans doute aussi dans le Doubs et le Territoire de Belfort ) , pour que les départements frontaliers limitrophes français soit exonérés de la possible quarantaine , et contrôle des frontières avec pagailles monstres généralisées comme on en a connu lors de la première vague .

      Les autorités suisses n’ont pas encore tranché entre sécurité sanitaire et activités de leurs propres entreprises qui ont besoin des frontaliers .

      Réponse dans les deux jours .

  12. Dans le premier graphique on compare des malades (1er avril) avec des contaminés (23 août). A mesure que le nombre de tests augmente, on ne mesure plus la même chose. En cela, ce schéma me parait biaisé par l’instrument de la mesure qui le fonde.

  13. Je poste une réponse par email faite à M. Jorion, sur la video du Pr.XXXX, ayant lu les commentaires et compris la règle de 3.

    – Au delà des statistiques qui donnent l’occasion de beaucoup discuter, ce Pr. xxx signale :
    – la crise actuelle est pilotée en télétravail par les membres du Conseil Scientifique, en vacances. Il signale ce fait comme étant une insoutenable légèreté …. en fait pourquoi pas, le télétravail ça fonctionne et ça plaît.
    – comme les gens de l’IHU Marseille, il ne parle pas de 2eme vague mais de saisonnalité, de permanence endémique du virus. Je ne sais pas quelle différence faire entre 2eme vague et épidémie cet automne. On verra. Le virus n’a pas disparu de notre environnement.
    – A l’IHU Marseille, j’entends que d’habitude, les épidémies évoluent au cours du temps et la dangerosité n’est pas constante au cours des ans. Je n’en sais rien, je n’ai aucune compétence en ce domaine. Je suis d’accord avec vous, je préfère vivre à l’écart de ce virus encore quelques années, le temps qu’il perde sa virulence.

    Ce dont personne ne parle, c’est l’impact / la perception du masque dans la société. J’ai plusieurs fois été en zone sahélienne où l’on se protège du climat avec un turban qui ne laisse voir que les yeux, eux mêmes protégés par des lunettes de soleil. Je discutais alors avec un monsieur ainsi couvert, lui disant que dans la tradition européenne, c’est le bandit qui se masque, qui cache son visage (hors temps de carnaval). La discussion était légère, agréable, j’étais moi-même protégé du climat.

    La communication sur les gestes « barrière » me semble déplorable (mais j’échappe à pas mal de choses, je n’ai plus de TV depuis 15 ans). Je vois des personnes seules en voiture, avec un masque. Je vois de la répression policière assez imbécile (probablement un biais lié aux médias),… et je vois peu de conseils de bon sens qui seraient liés à la nature même du virus, sa résistance au plein air / soleil, l’impact de la climatisation par rapport à des courants d’air / fenêtres ouvertes, …

    Le gouvernement et ses administrations traînent des casseroles qui les décrédibilisent, notamment sur l’importance des masques. La folle saga autour des traitements médicaux, les communications contradictoires …. on devine l’importance des lobbyistes dans les entourages de nos politiciens.

    Décréter le confinement a quand même été une décision lourde, certainement difficile à prendre. A titre personnel, ce confinement était une période de grâce, de bonheur, de calme, de réflexion. Je pensais que le monde en sortirai transformé, meilleur, moins frénétiquement commercial, … ce n’est pas encore le cas, hélas.

    1
    1. Tout va bien, vous pouvez transmettre ces courbes à votre professeur :

      https://twitter.com/starjoin/status/1298329321417867269/photo/1
      https://twitter.com/starjoin/status/1298329274865332225/photo/1
      https://twitter.com/starjoin/status/1298329292242395138/photo/1

      Et quand on voit le bilan actuel à Marseille, le résultat du « il n’y a pas de circulation de virus en été les gars, allez-y, amusez-vous » est plus qu’honorable. Il avait des stocks d’hydroxychloroquine à écouler ?

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