Faut-il s’attendre à encore quatre à cinq ans de pandémie Covid-19 ?, par Alexis Toulet

Singapour fait partie des pays qui ont su le mieux se protéger de la pandémie au Covid-19. Le petit Etat asiatique n’a connu que 29 décès à ce jour, soit 5 par million d’habitants et la pandémie y est actuellement étroitement contenue avec une trentaine d’infections quotidiennes détectées, alors que la France a dépassé les 1 100 décès par million d’habitants pour une vingtaine de milliers d’infections quotidiennes repérées.

Pourtant, les autorités n’y font pas montre d’un optimisme exubérant, c’est le moins qu’on puisse dire ! Le ministre de l’Education Lawrence Wong, co-directeur de la cellule interministérielle anti-covid de Singapour indiquait probablement une vue partagée par l’ensemble du gouvernement lorsqu’il a dit le 25 janvier :

“À un moment donné, la pandémie passera, mais il faudra peut-être quatre à cinq ans avant de voir enfin la fin de la pandémie et le début d’une normale post-Covid. À quoi ressemblera ce nouveau monde post-Covid ? Personne ne peut le dire”, a déclaré M. Wong.

(…) Il a ajouté que le respect de mesures de gestion sûres, comme le port de masques et l’évitement des foules, se poursuivra cette année et “peut-être une bonne partie de l’année prochaine”.

(…) Il a noté que les vaccins actuels pourraient ne pas être aussi efficaces contre les nouvelles souches mutantes du virus, et devront être modifiés pour les contrer.

“Dans le scénario positif, cela signifie que le vaccin devient un peu comme une piqûre annuelle contre la grippe … ou peut-être que nous développons un vaccin qui fonctionne pour toutes les souches. Mais dans le pire des cas, nous finissons toujours par avoir un temps de retard sur un virus en évolution, et vous ne pourrez pas le rattraper à temps”, a-t-il déclaré.

“Il y a donc encore d’énormes incertitudes devant nous. Et l’essentiel est que nous vivons dans un monde partagé et que personne n’est en sécurité tant que tout le monde n’est pas en sécurité

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Lawrence Wong (Singapour) : “Il faudra peut-être quatre à cinq ans avant de voir enfin la fin de la pandémie”

Une stratégie de communication différente

La communication gouvernementale singapourienne s’écarte nettement de celle par exemple du gouvernement français. Il ne s’agit pas de rassurer par un discours optimiste supposé rendre plus facile à la population de supporter les restrictions – quitte au final à inquiéter et troubler encore plus lorsque les annonces optimistes sont démenties par les faits – comme

  • l’espoir à l’été 2020 de ne connaître aucune deuxième vague à l’automne – qui fut démenti
  • l’espoir à l’automne 2020 qu’un confinement allégé et bref suffirait à remettre les contaminations sous contrôle – démenti lui aussi
  • ou l’espoir en cet hiver 2021 que refuser un reconfinement préventif ne laissera pas la France aussi vulnérable au variant anglais que ne l’était fin 2020 l’Angleterre, où les contaminations ont explosé à partir des écoles et un confinement encore plus long que celui que la France a connu au printemps 2020 n’est pas assez rapidement efficace pour épargner au Royaume-Uni de longues semaines à 1 000 morts ou plus par jour – espoir que déjà les scientifiques démentent, avant il faut le craindre que la réalité ne s’en charge

L’objectif du ministre Wong semble être plutôt d’exposer une description “non filtrée” de la situation, sans dissimuler les inquiétudes ni les risques, et avec pour seule “manoeuvre de communication” l’idée que ne rien cacher des incertitudes et même des scénarios les plus noirs d’une part permet à la population de se préparer mentalement à faire face – plutôt que de risquer de la désorienter et d’affaiblir sa résistance lorsque le scénario rose s’effondre – d’autre part permet paradoxalement de rassurer en montrant que le gouvernement tente d’anticiper et de prévoir, qu’il a une vision de long terme et ne navigue pas à vue.

Le scénario que Lawrence Wong présente comme le meilleur, ce sont des mesures barrière qui s’étendraient non seulement sur tout 2021, mais encore “peut-être une bonne partie” de 2022, avec un vaccin anti-covid qui devient “comme une piqûre annuelle contre la grippe” pour s’adapter aux nouveaux variants du virus.

Et son scénario noir, ce sont les “énormes incertitudes” et le risque que les humains aient “toujours un temps de retard” sur le virus, si bien que la pandémie durerait encore “cinq ans“.

Les trois risques majeurs

S’adressant avant tout à ses concitoyens, Lawrence Wong ne liste pas parmi les risques une percée brutale du nouveau variant anglais, puisque Singapour ayant visé l’éradication du virus, plutôt que d’imaginer qu’il soit possible de “vivre avec le virus” sans se faire déborder, ne connaît qu’une circulation très faible de la covid-19. Ce risque, que les Français courent largement, ne concerne pas les Singapouriens. De même que le handicap pour l’économie de Singapour est moins lourd que celui subi par l’économie française, toujours du fait du choix de la stratégie d’éradication plutôt que de vie avec le virus.

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Emmanuel Macron (France) : “Il faut vivre avec le virus”

Restent trois risques majeurs qui concernent tous les pays, non seulement ceux qui ont cherché une voie moyenne et un “chemin de crête” : les variants d’aujourd’hui, les potentiels variants à venir, et les conséquences politico-économiques de la pandémie.

1. Les variants d’aujourd’hui

Le nouveau variant actuellement probablement le plus répandu, variant “anglais” apparu dans la région de Londres, serait suivant les derniers résultats aussi sensible aux vaccins que le variant d’origine. Cependant, sa plus grande contagiosité – dans une marge de 40 à 70% – a pour conséquence d’une part qu’il est nettement plus difficile de le maintenir sous contrôle par des mesures d’éloignement classiques, qu’il sera donc nécessaire de durcir pour parvenir au même résultat, d’où un confinement nécessairement étroit comme celui que connaît aujourd’hui le Royaume-Uni. D’autre part que pour arriver à l’immunité collective, il sera nécessaire de vacciner une plus grande partie de la population : pour fixer les idées, si le R0 de la variante de base était de 3 en l’absence de mesures barrières, nécessitant de vacciner 67% de la population pour atteindre l’immunité collective, celui du variant anglais serait de 4,2 voire 5,1, d’où la nécessité d’aller jusqu’à 77 voire 81% de la population vaccinée pour se passer de mesures barrière, avec un problème logistique et des délais accrus d’autant.

Le variant sud-africain, d’après les premières indications, pourrait être plus dangereux. En effet, ce sont au moins deux vaccins qui s’avèrent beaucoup moins efficaces contre le variant sud-africain que contre variants d’origine et anglais : le vaccin Johnson & Johnson voyait son efficacité dimunée de 72% à 57%, tandis que celle du vaccin Novavax s’effondrait de 89% à 50%. Même si les résultats obtenus par les autres vaccins contre ce variant sud-africain ne sont pas encore connus, et même s’il est encore possible d’espérer que l’un ou l’autre s’avère aussi efficace contre lui que contre les variants moins puissants, le risque qu’il soit sinon invulnérable, du moins largement protégé contre les vaccins existants ne peut être écarté. Quand bien même tel vaccin existant s’avèrerait efficace, la protection contre le variant sud-africain pourrait exiger de reconfigurer les installations de production pour le produire plutôt que d’autres, donc encore une fois des délais supplémentaires.

Le variant brésilien quant à lui inquiète à la fois par la rapidité des contaminations et par la capacité potentielle à attaquer des personnes ayant déjà développé des anticorps contre le variant d’origine.

“Alors que le variant britannique a mis environ trois mois pour dominer l’épidémie en Angleterre, le variant P.1 n’a mis qu’un mois environ pour dominer l’épidémie à Manaus. En outre, Manaus avait déjà été très durement touchée par le virus en avril. Une étude a estimé que la population aurait dû atteindre l’immunité collective et que le virus ne devrait pas pouvoir s’y propager facilement. Alors pourquoi la ville a-t-elle connu une augmentation encore plus importante dix mois plus tard ? Le P.1 pourrait-il échapper aux anticorps produits contre la version précédente du virus, facilitant ainsi les réinfections ? Pourrait-il simplement être beaucoup plus contagieux ? Les deux hypothèses seraient-elles vraies ?”

Même si les informations sont à ce stade moins claires que pour les variants anglais et sud-africain, la réalité d’une contamination particulièrement rapide et la possibilité que le variant brésilien puisse réinfecter des personnes dont on aurait pu penser qu’elles étaient immunisées ne laissent pas d’inquiéter. Le degré d’efficacité des vaccins existants sur ce variant reste à estimer. Quoi qu’il en soit, même dans l’hypothèse la plus optimiste où leur efficacité ne serait pas diminuée, un variant plus contagieux nécessitera de toute façon de vacciner une proportion plus élevée de la population pour atteindre à l’immunité collective.

Enfin, la liste des variants repérés à ce jour inclut le tout récent variant californien, dont peu de choses sont encore connues sinon qu’il est certainement plus contagieux et plus agressif, y compris pour les enfants.

« Nous ne sommes pas certains de ce que l’apparition de cette souche et de ces mutations signifie en termes d’infectivité et de résistance aux anticorps (…) Mais il semble sûr que ce variant est plus agressif et plus contagieux ; même pour les enfants, lesquels connaissent de sévères troubles respiratoires. À regarder les chiffres de l’augmentation des décès, il est aussi permis de penser qu’il est plus mortel. Cela demande une étude de suivi sur le plus long terme. Mais le temps presse ».

2. Les potentiels variants à venir

Au moins quatre variants majeurs, constituant autant de nouvelles versions plus “efficaces” du covid-19, ont été identifiées en l’espace de quatre mois, entre septembre et décembre 2020. Qu’il s’agisse d’une plus grande contagiosité, de la capacité à attaquer des personnes disposant d’anticorps contre le variant originel, voire de la capacité à attaquer davantage les plus jeunes, chacun représente une adaptation du virus, apparue par le hasard d’une recopie fautive du virus puis sélectionnée par mécanisme darwinien.

Il y a lieu de prévoir que d’autres variants apparaissent à l’avenir, et c’est là l’explication de la formule du ministre singapourien “personne n’est en sécurité tant que tout le monde n’est pas en sécurité“.

On pourrait croire à une simple fiction bienveillante cherchant à convaincre les pays et individus les plus prospères de se préoccuper aussi du sort des autres. C’est au contraire la réalité la plus concrète et scientfiquement fondée.

Il faut en effet bien comprendre d’où viennent ces nouveaux variants. Contrairement à ce qu’a pu dire le président du Conseil scientifique Jean-François Delfraissy, probablement entraîné par un élan lyrique, le virus covid-19 n’est en aucun cas “intelligent“, sans parler d’être “diabolique“. Non seulement il n’a aucune volonté, il n’est même pas vivant à proprement parler, du moins pas autant que la plus petite bactérie ou la plus humble moisissure. Le virus est simplement un morceau de code génétique qui parasite la machinerie cellulaire d’êtres bien vivants – en l’occurrence des êtres humains – et produit de nouvelles copies de lui-même.

A chaque fois qu’une telle copie a lieu, il y a une très petite chance qu’une erreur survienne, d’où un virus légèrement modifié. A chaque fois qu’une telle modification survient, il y a une très petite chance qu’elle ne détruise pas la fonctionnalité du virus, et soit donc conservée. A chaque fois qu’une modification non destructive survient, il y a une très petite chance pour que cette modification rende le virus plus efficace, suite à quoi la version nouvelle se répand davantage que l’ancienne… et un nouveau variant vient d’apparaître.

La probabilité d’apparition est au final infinitésimale, plus encore que la probabilité de gagner à la loterie. Mais à chaque fois que le virus se reproduit, il joue à cette loterie. Et le virus se reproduit d’autant plus souvent que ses effectifs sont plus grands. Laisser le virus se répandre, c’est lui offrir une énorme quantité de billets de loterie, donc accepter l’apparition en continu de nouveaux variants. C’est pourquoi il est pratiquement impossible de mettre véritablement fin à la pandémie tant qu’on n’y sera pas parvenu partout sur Terre.

Il va de soi que les pays qui ont visé l’éradication du virus (Japon, Corée du Sud, Chine, Australie, Norvège, Singapour, Vietnam, Nouvelle-Zélande etc.) sont dans une bien meilleure situation que ceux qui pratiquent le yo-yo entre périodes de restrictions plus ou moins prononcées et périodes de remultiplication du virus, que ce soit au plan des morts, du coût économique comme du coût psychologique de restrictions variables et sans fin discernable. Mais même eux ne sont pas protégés contre le risque que les nouveaux variants plus dangereux apparus dans des pays moins efficaces ne passent leurs défenses et se répandent chez eux.

De même, les pays qui auront réussi à protéger leur population contre les variants du covid-19 à un instant donné ne seront pas protégés contre l’apparition ailleurs de nouveaux variants attaquant même les personnes précédemment vaccinées. Pas tant qu’une vaccination efficace n’aura pas été étendue à tous les pays.

Vacciner la grande majorité de huit milliards de personnes, et avec un vaccin efficace contre tous les variants déjà apparus ? Sachant qu’il en apparaît à ce jour en continu, sachant que la production de ces vaccins reste lente au mieux quelques centaines de millions de doses par mois tous vaccins confondus, sachant que si les mauvaises nouvelles sur les variants sud-africain et brésilien sont confirmées l’humanité pourrait déjà avoir au moins un “coup” de retard sur le virus ?

La prudence de Lawrence Wong sur le délai avant de parvenir à la réussite est bien compréhensible.

Et si l’épreuve doit durer encore plusieurs années, alors c’est bien la résilience de la population qui sera cruciale. Ce qui suppose bien de ne pas toujours mettre en avant le scénario le plus rose, mais plutôt communiquer honnêtement y compris sur les incertitudes, les risques et les scénarios les plus pessimistes.

D’autant qu’il faut parler du troisième risque majeur.

3. Les conséquences politico-économiques de la pandémie

L’impact de la pandémie sur l’économie – récession mondiale en 2020, risque qu’elle se poursuive en 2021 voire qui sait au-delà – comme sur l’emploi, la pauvreté ou les dettes publiques et privées est à l’évidence majeur, même s’il varie fortement d’un secteur à l’autre et d’un pays à l’autre. Ces impacts sont très bien documentés. On ne prête en revanche sans doute pas assez d’attention aux impacts politiques présents et potentiels de la pandémie.

Il est certes difficile de les documenter précisément, sans parler de les chiffrer ou de les prévoir. Les affaires humaines ne s’y prêtent guère.

Il est cependant permis de noter plusieurs faits troublants :

  • Les Etats-Unis, nation certes déjà divisée contre elle-même, ont connu depuis un an plusieurs épisodes de violence politique exacerbée, plusieurs dizaines de tués en marge des manifestations “contre les violences policières” au printemps 2020, manifestations ne visant du moins pas à renverser la République, cinq tués lors de la tentative du 6 janvier 2021, qui certes était condamnée d’avance mais a bien visé à réaliser un coup d’Etat. Un commentateur pouvait conclure “Quand la vie normale s’estompe, c’est l’idéologie qui remplit le vide
  • Si un retour relatif des logiques de force dans les relations internationales est perceptible depuis plusieurs années déjà, l’année 2020 a vu la tendance se poursuivre et peut-être se renforcer. Voir par exemple la pression croissante exercée par le gouvernement chinois contre Taiwan et les démonstrations de force de Pékin faisant immédiatement suite à l’entrée en fonction de Joe Biden, sans laisser ne serait-ce qu’une fenêtre d’opportunité au nouveau président américain pour peut-être, chercher une amélioration des relations entre Amérique et Chine

Il peut sembler logique que lorsque les cadres de la vie établie sont menacés, lorsque beaucoup sont frappés par chômage et pauvreté et tous s’inquiètent de l’être demain, les tendances à la violence politique et collective risquent de se renforcer. Il est permis de soupçonner que ce processus a déjà commencé.

Là encore, c’est la résilience générale qu’il faudrait chercher à développer. Non seulement pour le cas où violence politique ou violence collective seraient imposées du dehors à la France ou à l’Europe, mais encore pour parer le risque de violence qui naîtrait en leur sein.

Et pour cela, encore une fois, une communication complète et réaliste, et une “vue longue” des étapes de sortie de crise, y compris sur plusieurs années, y compris dans les scénarios les plus pessimistes, sont nécessaires. Au-delà de la seule réaction à la probable explosion dans les prochaines semaines en France des cas de variant anglais.

Il faut souhaiter que le gouvernement français développe et partage rapidement une telle vision.

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78 réflexions sur « Faut-il s’attendre à encore quatre à cinq ans de pandémie Covid-19 ?, par Alexis Toulet »

  1. Sputnik @91,6 % serait évalué bientôt au niveau européen
    AstraZeneca aprouvé au niveau français mais pas (spécifiquement) recommandé aux plus de 65 ans.

    3
    1. L’ennuyeux c’est que ce sont des vaccins ADN qui pénètrent dans le noyau et dont on ne connait pas les effets à long terme, comme les OGM.

      1. ARN pas ADN. Ca me rappelle un certain épisode de Stargate SG-1 où une civilisation avait offert à une autre civilisation moins évolué technologiquement un vaccin contre toutes les maladies qui s’est révélé plusieurs années après les rendre stériles.

        1
        1. Et oui … Le pire c’est que la commission européenne a validé ces 2 vaccins … avec enthousiasme !

          @Guillaume Maes; on parlait des vaccins AstraZeneca et Sputnik … à ADN donc.
          Ne pas confondre avec les Pfizer et Moderna à ARNm qui ne pénètrent pas dans le noyau.

    2. Bien qu’il n’y ait pas eu de réponse apparente aux offres de coopération de
      Poutine en juillet, Macron a tenu hier à indiquer qu’il avait récement envoyé une mission en Russie, et qu’un vaccin ne pouvait être pris en compte qu’après examen scientifique par des critères occidentaux.
      La publication dans The Lancet réponds à ce souci d’information et semble intervenir après l’approbation du vaccin AstraZeneca au niveau Européen.

  2. Intéressante synthèse.
    En particulier :
    …” De même, les pays qui auront réussi à protéger leur population contre les variants du covid-19 à un instant donné ne seront pas protégés contre l’apparition ailleurs de nouveaux variants attaquant même les personnes précédemment vaccinées. Pas tant qu’une vaccination efficace n’aura pas été étendue à tous les pays.
    Vacciner la grande majorité de huit milliards de personnes, et avec un vaccin efficace contre tous les variants déjà apparus ? Sachant qu’il en apparaît à ce jour en continu, sachant que la production de ces vaccins reste lente au mieux quelques centaines de millions de doses par mois tous vaccins confondus, sachant que si les mauvaises nouvelles sur les variants sud-africain et brésilien sont confirmées l’humanité pourrait déjà avoir au moins un « coup » de retard sur le virus ?
    “…

    Vaccination YES … mais ce n’est visiblement pas une panacée. On peut juste espérer , en se vaccinant , d’éviter la phase d’hospitalisation ou en tout cas (espérons) au moins l’étage de réanimation.

    A-t’on abandonné l’idée d’un programme de traitement…non pas nécessairement en espoir de guérison , mais à tout le moins avec un résultat du même genre qu’au paragraphe précédent..?
    Intéressant , un an plus tard , de voir ce qui se passe dans les services de l’IHU Marseille ( et ailleurs) pour les visiteurs inquiets des premiers jours de la maladie confirmés positifs sur place:
    https://www.youtube.com/watch?reload=9&v=uFYdsNa5QyA
    Plusieurs cordes à son arc..ça donne confiance… en attendant (encore longtemps..) son tour.

    2
    1. Bis repetita…placent..!!! ” …
      Vidéo youtube ci-dessus déjà fournie sur le billet précédent par @luami à 12h35….Qu’il veuille bien m’excuser.. 😉
      A regarder (et archiver).

  3. A ma connaissance, je n’ai jamais entendu/lu un communicant habilité à parler aux masses du covid-19, que ce virus est unique par la vitesse à laquelle il a frappé l’humanité entière.
    On pourrait presque le qualifier ce non-dit de déni par l’humanité.

    1. @un lecteur En quoi sa vitesse de propagation mondiale serait-elle unique, comparée à la grippe, en nos temps d’aéronautique de passagers généralisée réduisant tout trajet à moins de 48 H ?

      1. La singularité du covid19, c’est le temps qui sépare sa naissance, son séquençage, et sa capacité de tuer des humains sur n’importe quel endroit de la planète. Ne pas reconnaître cette unicité historique, d’ailleurs tant redouté avec ses prédécesseurs qui bénéficiaient du même contexte de propagation, c’est ne rien comprendre au vivant.

        1. @un lecteur Ce qui est assez unique c’est le temps entre son annonce et celle de la publication de son séquençage.
          Pour sa propagation mondiale elle est essentiellement due à sa faible létalité par rapport au SRAS MERS et Ebola.
          Qui n’a pas incité à prendre des mesures adéquates contre un virus inconnu.
          Dont l’absence de transmission asymtomatique comme inter-humaine a été préjugée par le système mondial et français de protection en l’absence de toutes données.

    2. En France, je sais pas, mais au UK sur Channel 4 Par exemple, il y avait eu cette intervention :

      https://www.channel4.com/news/this-is-the-most-frightening-disease-ive-ever-encountered-virus-expert-dr-richard-hatchett

      C’était le 5 mars 2020… Tout y est, je crois (à part qu’il dit que le gouvernement britannique fait plutôt un bon boulot) Ce qui était le plus impressionnant, c’est le calme avec lequel il déclare “Sans vouloir parler de façon hyperbolique, je pense que c’est la maladie la plus effrayante que j’ai rencontrée dans ma carrière”.

      Pendant ce temps-là on nous expliquait en France que c’était une gripette, et on regardait des video “Fin de partie pour le coronavirus”.. Quant à Macron : https://www.bfmtv.com/people/emmanuel-et-brigitte-macron-au-theatre-pour-inciter-les-francais-a-sortir-malgre-le-coronavirus_AN-202003070063.html

      1
  4. Et selon des informations récentes, la variante britannique du Covid-19 a de nouveau muté avec de nouveaux changements génétiques inquiétants qui pourraient avoir un impact sur l’efficacité des vaccins actuellement utilisés., selon des scientifiques.

    1. Oui il s’agit même de la fusion des variants anglais et brésiliens qui se trouve être en voie de décollage au Royaume-Uni :
      https://twitter.com/GuptaR_lab/status/1356514431535054848?s=20

      Selon les premières informations, les tests sur du sérum ayant bénéficié du vaccin Pfizer montrent qu’un volume d’anticorps plus important est nécessaire pour lutter efficacement contre cette nouvelle version du virus, en particulier à cause de l’impact opposé par la souche brésilienne :
      https://twitter.com/GuptaR_lab/status/1356514435448381440?s=20

      2
      1. @kertugal
        Reste à savoir si les quelques tests partiels avec séquençage que l’on peut faire en France, sont capables de détecter ces variants comme variant “Brésilien” potentiellement vaccino-résistant ou simplement “Anglais”, à diffusion croissante.

  5. Nous nous rapprocherions alors du cas de figure décrit par Paul Jorion le 9 mai 2020 dans l’Echo ?

    « Le paradoxe est que plus le Covid-19 se révélera coriace, plus la mobilisation pour la survie de l’espèce a des chances d’être victorieuse. Plus le Covid-19 s’avérera en effet difficile à maîtriser, plus il deviendra difficile d’imaginer un “après-Covid”, et plus le sentiment s’installera que devant un risque d’extinction de l’humanité, ce coronavirus n’était pas une parenthèse mais un élément de plus à ajouter à l’équation, aux côtés du réchauffement climatique et de la montée des eaux.
    Si le Covid-19 est éradiqué relativement aisément, la tentation existera de dire: “La technologie nous a facilement sauvés de ce péril, il en sera de même pour le réchauffement climatique”. Si cela s’avère au contraire périlleux, voire impossible, on se dira: “Un problème de plus à mettre au dossier: il faut prendre ce risque d’extinction très au sérieux”.

    https://www.pauljorion.com/blog/2020/05/09/lecho-paul-jorion-oui-cette-epidemie-etait-previsible-par-marc-lambrechts-le-9-mai-2020/

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  6. Excellent papier, Alexis.

    Je vois déjà deux conséquences possibles :

    1. la nécessité de relocaliser les industries productrices des vaccins et connexes (seringues, …) pour être en capacité de répondre à la demande de manière fluide et en quantités suffisantes. .

    2. Généraliser les licences d’office pour les vaccins pour que partout dans le monde ils soient accessibles. Macron en avait évoqué lui-même l’idée :
    https://www.rtl.fr/actu/bien-etre/coronavirus-en-france-qu-est-ce-que-la-licence-d-office-7800960607

    A moyen terme cela pourrait enclencher la mue de l’économie mondiale vers les « communs ».

    1
    1. @Pierre-Yves Dambrine
      Ces deux orientations paraissent un peu contradictoires.

      La 2ème en particulier doit aboutir à fabriquer économiquement tout les vaccins en Inde en Chine ou au Vietnam …

      Il sera alors (outre l’impossibilité de faire de nouvelles recherches et développements librement initié.es) très difficile de satisfaire le premier sauf à entretenir à coup d’impôts des moyens de production stratégiques inutilisés.

      Il vaudrait mieux multiplier le prix des vaccins par 7 (ce qui reste raisonnable par rapport aux conséquences économiques évitées) et offrir les 6 autres doses au reste du monde.

      Celà permettrait de conserver les moyens de fabrication et de vacciner tout le monde.

    2. A mon avis , la ” gouvernance des communs ” passe , avec la restriction des activités gérées par le privé et les droits de propriété , par une gouvernance soit par la puissance publique ( état ou supra nationale ) , soit par ce qu’on appelle la ” gestion communautaire” ( qui selon moi n’est rien d’autre qu’un embryon de puissance publique ) .

      Je pense qu’on doit pouvoir structurellement , en jouant de la démocratie et de la maitrise des temps , assez facilement rendre compatible gestion étatique et gestion communautaire . Dans un système capitaliste , la cohabitation sans dérapage avec la gestion privée ( et la main invisible du marché ) est par contre bien le problème du siècle ( entre autres ) .

      Je crois plus à la contrainte climatique et à la chasse au CO2 ,pour que le commun ” air et climat ” impose des modifications de rapports de force entre société et marché , davantage qu’à corona ( on a le champ de foire sous les yeux ) pour pousser à la coopération pour le sauvetage des biens communs ;

      Relire Garett Harduin 1968 ( la tragédie des biens communs , et surtout Olinor Oström prix Nobel 2009 ( gouverner les communs ) :

      https://www.franceculture.fr/emissions/la-bibliotheque-ideale-de-leco/gouverner-les-communs-elinor-ostrom

      1
  7. De la chauve-souris sauvage au vison confiné, du vison confiné à l’homme mondialisé. Huit milliards partout sur la planète, au chaud, au froid, au sec, à l’humide, grouillant par dizaines de millions dans des mégapoles, circulant à tout-va d’un bout à l’autre des continents. Le rêve d’un virus. Notre cauchemar. Course aux mutants. Sans fin? Merci pour cette synthèse qui met en lumière l’irresponsabilité absolue de ceux (celui, qui n’a de leçon à recevoir de personne) qui prétendent nous gouverner. Mais à part les gestes – barrière et se faire vacciner (quand se sera possible), que faire? Le plus dur peut-être dans cet inédit de l’humanité: l’incertitude. Le printemps sera rude, je le crains.

  8. Bonsoir,
    J’aurais pu raconter la même histoire sous le texte de MG.
    Figurez-vous que dans mon département dépendant de la grande Aquitaine, les garagistes se retrouvent avec un peu de travail supplémentaire.
    Ils viennent de recevoir du grand est et de la région parisienne un nombre important de véhicules en piteuse état !!!
    Car dans ces coins les garagistes sont débordés et c’est la panique.
    Ces véhicules seraient bons à mettre à la casse, ils ont fait leur temps mais bon, ils vont essayer de faire au mieux.
    En même temps ils apprennent que dans ces 2 régions les conducteurs sont des sagouins, l’entretien des véhicules est inexistant.
    Ainsi quand un voyant s’allume par manque d’huile, ils cassent le voyant, les pneus rongés jusqu’à la corde, et pour certains les véhicules avaient roulés sur la gente.
    Bon comparaison n’est pas raison, cependant comment prend-on soin de son véhicule, son corps ?
    Comment le nourrit-on ?
    Comment faisons nous face aux différents stress de notre vie ?
    Combien de médoc avalons-nous pour ne pas entendre et voir les voyants rouges que ce dernier fait clignoter ?
    Comment prenons nous soin de notre Immunité et comment la renforçons nous ?
    Etc. ?
    Que de questions que je peux rallonger à ma guise.
    Tout cela nous montre le peu de cas que nous faisons de nos vies et de notre corps sur cette dimension terrestre dans laquelle nous vivons.
    Ayant travailler dans des structures qui prenaient en charge les personnes présentant des addictions à différents produits dont l’alcool le problème de la prévention de ces conduites se posaient mais les réponses n’y étaient pas.
    Nous avions coutume de dire qu’une addiction chez un individu était la rencontre de cette personne, avec un produit, dans un contexte donné et en fonction de cela il y avait ou non problème.
    Avec cette belle histoire de virus nous retrouvons triangulation, un contexte un virus une personne.
    Une personne en mauvaise posture question santé cette fameuse comorbidité , une société qui ne tient plus la route et une information portée par un virus.
    Fin janvier : En dessous de 15 ans pas de décès, 15 à 44 ans 1%, 45, 64 ans, 7% , 65, 74 ans 14%, 75 ans et plus 78%… soit après 65 ans 92% de décès….
    Maintenant nous pouvons toujours crier sur le manque de moyen, la non connaissance des exponentielles, la non connaissance des flux et autres systèmes organisationnels, etc.., ( en même temps je ne sais pas comment les maths peuvent m’expliquer cette histoire qui touche uniquement les + de 65 ans ?).
    Je n’ai pas de réponses toutes faites juste des questions sur notre rapport au corps, à la maladie, aux médicaments, et à la mort…
    Portez-vous bien et prenez soin de vous..

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      1. Oui, c’était mon point sur le relatif côté positif des loisirs à la montagne :
        la voiture y est canalisée “de force”. Et si on disait demain que pour séjourner en Tarentaise ou en Maurienne,
        il faut laisser sa voiture à l’entrée de la vallée et la troquer pour des navettes électriques
        dont la flotte sera gérée finement (délai < 15' aux heures d'affluence), on arriverait sans doute à le faire.
        Point TRES important : la navette électrique s'arrête devant la "fruitière", sinon c'est pas du jeu !

        1
        1. @timiota C’est tout l’esprit de la Parc-à-themisation (resortisation) des espaces de loisirs et de culture dont on voit la mise en place au Mont-Saint-Michel !
          Point positif le parking arrivée peut servir de frontière sanitaire avec test Covid (ou suivant).

        2. Ce qui existe depuis longtemps c’est train/navette à la gare, mais la navette n’est pas encore ‘électrique’. 🙂

          1. Le bourgeois est découragé par les valises à trimballer dans l’étroit TGV.
            Il veut faire ses courses au carrefour de Chambé puis “monter en station”.
            C’est possible avec des navettes, quitte à ce que l’un des séjournant fasse un AR supplémentaire à la “voiture-frigo”.

            C’est le tout petit bout de la lorgnette, mais pour que le mammouth tremble un peu…

            1. @timiota Par temps de Covid, il faut éviter les transports en commun donc les navettes, de même train et avion pour le trajet d’approche.
              Le plus raisonnable est d’utiliser un véhicule automobile ancien (pas de nouvelles extractions), diesel (efficacité energétique), en famille.
              En l’absence de remontées mécaniques il serait souhaitable que les stations dédient certaines pistes pour la montée des skieurs (en 4×4 bien sûr), ce qui est le cas sans doute d’une part significative de la clientèle CSP+ urbaine. En cas de succès de ce mode d’exploitation des tracés spécifiques pourraient être tracés pour les prochaines saisons.

      2. Oui vive la société 2022 du « soleil vert » ou celle de l’âge de cristal qui se situe plus loin dans le temps 2276 si mes souvenirs sont toujours là.
        Merci pour votre humour Juannessy, agréable par ces temps qui cours sur le blog le plus optimiste

        1. Supportable dans un premier temps de mise l’épreuve , uniquement en usage collectif . Sous condition de participation obligatoire à un réseau de collecte de l’électricité excédentaire des batteries . Quota annuel en kilométrage .

          Interdiction générale d’utilisation en centre ville ( service public mobilité autorisé pour livraisons commerces et services aux personnes dépendantes ) .

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    1. Euh 92% ce n’est pas correct.
      92% des décès sont des personnes âgées de plus de 65 ans serait plus exact.

      1. @SWL
        Donc dès qu’on aura vacciné les plus de 65 ans (17 millions ?) vers Juin ?
        on n’aura plus que 30 000 morts (8%) à écluser sur les plus jeunes ce qu’on pourra réaliser en 3-4 mois en relachant les restrictions.
        Après les vaccinations obligatoires infantiles bientôt les vaccinations obligatoires séniles !
        Dommage que l’AstraZeneca ne convienne pas
        Ah l’imprévu, encore un manque d’anticipation.

    2. @Robin Denis la répartition de la mortalité en fonction de l’age est éloquente.
      1 % en dessous de 45 ans soit potentiellement 4000 morts de nos 400 000 potentiels.
      Soit pour l’éviter la vaccination de plus de la moitié de la population disons 40 millions. Celà fait 10 000 vaccinations annuelles pour une vie épargnée soit à 50 € la vaccination (estimation à la louche du coût complet) un coût unitaire de 500 000 €.
      Celà laisse une certaine marge pour la facturation d’un traitement efficace.
      Les anticorps monoclonaux en Allemagne sont proposés à 2k€.

      Bientôt on disposera
      d’Anticastex 2 injections à 8 jours d’intervalle
      et de Provéran* 1 comprimé 2 fois par jour pendant 14 jours

      * repositionnement d’un médicament vétérinaire autorisé suite à essai phase III

      et même
      de Vapomacron en pot ou en tube pour usage externe exclusivement.
      en automédication (8 jours max) en début de symptômes.

      1. J’apprécie votre humour Ruiz et vos remèdes sont à tester, cependant je vous laisse passer en premier
        Amitiés

  9. Il ressort de cet article une vérité incontournable : la stratégie de vivre avec ce virus, comme l’a dit le micron, est un erreur gravissime, la seule voie efficace étant de faire en sorte qu’il ne se reproduise plus, comme l’ont compris beaucoup d’autres pays comme le Vietnam , fermetures des frontières, traçage, test, quarantaine et surtout en comprenant que les confinements extra light et les couvre feux ne servent strictement à rien, à part de retarder le départ de la vague suivante et faire baisser temporairement le nombre de lits en réa.
    Sans parler du fait que vivre avec ce virus signifie le faire se développer et surtout muter, on l’a vu dans les pays comme le Brésil, le Royaume-uni ou l’Afrique du Sud , pays qui ont eu du retard à prendre certaines mesures.
    Le problème est de savoir si nos démocraties et surtout notre système économique peuvent supporter ce que certains pays ont oser faire pour faire en sorte que ce virus arrête de circuler.
    La réponse est malheureusement non.

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    1. Sauf que l’Arsène comme lupin le virus est baladeur et oui comme le nuage de Tchernobyl.
      Vouloir fermer les frontières aux nuages radioactifs est de la même trempe que vouloir empêcher les virus de circuler.
      « Tous les jours, virus et bactéries tombent du ciel après avoir voyagé dans l’atmosphère. Dans un mètre carré, ils seraient ainsi des milliards de virus à redescendre vers la surface de la Terre ! Certains pourraient avoir parcouru des milliers de kilomètres… ».
      Vous tapez sur Google et vous pourrez trouver ces informations.
      Vous avez vu notre ciel hier couleur du sable du Sahara transmis par le sirocco.
      Je suis sure qu’il y avait des passagers clandestins style virus et bactéries et le reste.
      Notre bonne vieille terre fait de ces « miracles » !!’
      Portez-vous bien

    2. @ Arséne
      on est bien d’accord….
      pour ma part , j’attendais la mise en place de ce type dispositif dès Février 2020 (avec en prémisse fermeture des frontières internationales , isolement total des 3 premiers foyers (Oise,Haut-Rhin,Haute-Alpes)+testing pour localiser les début de clusters….) et isolement total des zones supplémentaires si nécessaire (cf. Taywan,N-Zelande, certains états de l’Australie,Islande….) , sans boucler tout le pays++++
      + instauration des mesures barrières possibles à l’époque (distanciation de 6 pieds , car pas de masque),lavages des mains obligatoires dans les lieux d’échanges (ce n’est toujours pas entré dans les mœurs dans le petit supermarché d’à coté de chez moi !!!)… etc ……..
      dès que le virus se baladait comme chez nous après le 1er confinement (Mai-Juin-Juillet-> brassage de population non testée) , il est totalement endémique et offre suivant la conjoncture des bouffées épidémiques rapidement incontrôlables nécessitant des confinements socioéconomiquement suicidaires…..
      la vaccination ne rendra pas la situation beaucoup plus facile tant que >80% de la population n’est pas vacciné (donc même les plus jeunes , cf Israel)
      En Israel ,en effet , ce matin (Dimanche 7/02) , ils doivent encore rediscuter de se déconfiner ou non, pourtant près 60% sont vaccinés (problème de savoir si les vaccinés contaminés contaminent ++) , mais les services hospitaliers sont à bout car toujours des cas graves +++
      les hôpitaux français sont aussi à bout , et de plus en plus de clusters y apparaissent , de façon inexpliquée (dans le sens où les mesures barrières sont respectées scrupuleusement++ , mais pas assez de personnels vaccinés ++)
      c’est bien beau de faire des paris sur l’avenir de ce virus …mais on est loin des paris sur la finance et on voit où à terme ca nous mène.
      pour ma part , j’y vois , surement à tord , un coté auto-destructeur.

      @Ruiz : sur le prix des vaccins…à la longue , ils ne sera pas beaucoup plus couteux un vaccin Grippe-Covid , si le vaccin anti-Covid fonctionne correctement, que la vaccination annuelle contre la grippe.

      mes graphes actuels montrent une discordance entre la stabilisation hautes des nouveaux cas positifs(qui malgré les couvre-feu ne baissent pas ) , des augmentations des hospitalisations “simples” , et d’une légère baisse (très régionalisées” des hospitalisations en réanimations….pas de quoi être rassuré.
      je mets ces graphes à la disposition de notre hôte , s’il le souhaite.

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      1. Bonjour A113

        Merci de votre message qui devrait faire l’objet d’un article.

        2 pays UK , Israel

        https://www.worldometers.info/coronavirus/country/uk/

        https://www.worldometers.info/coronavirus/country/israel/

        Comment expliquer la différence d’évolution des “Daily New Cases” entre
        – UK avec une forte réduction
        – Israel et une stagnation

        avec impact dans 2/3 semaines

        Nous commençons à avoir du recul sur la vaccination associée au confinement sur ces 2 pays initiateurs en la matière.

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        1. pour illustrer :

          j’ai pu discuter avec un confrère et ami il y a quelques jours , qui a vu dans son service , une de ces infirmières contaminée , sans que le reste de l’équipe+patients le soit tandis que dans le service d’à coté , 75% des patients+personnels ont été infecté , et avec les mêmes mesures barrières !!!!

          je persiste à “radoter” qu’il y a quelque chose qui nous échappe pour le moment et nous interdit de mettre au point une solution prophylactique efficace..

          c’est juste une intuition de clinicien.

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          1. Autant sur des endroits ponctuels spécifiques on peut imaginer des contextes spécifiques

            https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-les-super-contaminateurs-ca-existe-vraiment-6780022

            Autant à l’échelle d’une nation les politiques vaccinales, le confinement effectivement réalisé , et le comportement ont l’impact majeur

            – Israel : ARNm uniquement
            – UK : ARNm et AstraZeneca

            Force est de constater que face à ce virus il faut rester humble , se remettre en question , et surtout être adaptatif.

            Je me souviens d’un certain professeur marseillais avec son expérience africaine qui indiquait qu’il se lavait les mains 100 fois par jour quand il est à l’IHU ,milieu particulièrement contaminateur, soit tous les 5 minutes.

            Miser tout sur le vaccin avec des conséquences d’immunité limitée dans le temps qu’on ne connaît pas aujourd’hui est insuffisant.

            – Tester
            – identifier rapidement les positifs asymptomatiques et symptomatiques
            – isoler rapidement et réellement les positifs asymptomatiques
            – isoler rapidement et réellement les symptomatiques et surtout traiter dès le début

            1. je ne sais pas quels sont les délais entre les 2 injections en UK. et Israël ?
              ensuite : “….isoler rapidement et réellement les positifs asymptomatiques
              – isoler rapidement et réellement les symptomatiques et surtout traiter dès le début…”
              je viens de recevoir à l’instant un mail de la DGAS 16:25 07/02/21 :
              DGS-URGENT n°2020_12: STRATEGIE DE FREINAGE DE LA PROPAGATION DES VARIANTES DU SARS-COV-2

              Mesdames, Messieurs,
              Compte-tenu de la progression de la diffusion des variantes d’intérêt du SARS-CoV2, soit les variantes 20I/501Y.V1 (dite « britannique »), 20H/501Y.V2 (dite « sud-africaine ») ou 20J/501Y.V3 (dite « brésilienne ») sur le territoire national, des mesures complémentaires sont mises en œuvre. Un renforcement spécifique est prévu sur les variantes d’intérêt 20H/501Y.V2 et 20J/501Y.V3 dont la circulation est aujourd’hui minoritaire mais qui présentent un risque d’échappement immunitaire et vaccinal.

              Vous pourrez retrouver l’ensemble des éléments de cette stratégie renforcée de lutte contre les variantes d’intérêt du SARS-CoV2 utiles à votre pratique dans une fiche disponible au lien suivant : https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/fiche-lbm_vdef1.pdf

              1/ TESTER – La stratégie de criblage des variantes d’intérêt est généralisée :

              – Dispositions pour les trois variantes d’intérêt

              Tout test, TAG ou PCR, donnant lieu à un résultat positif doit désormais obligatoirement faire l’objet d’une RT-PCR de criblage en seconde intention, réalisée dans un délai de 36H maximum, afin de déterminer s’il s’agit d’une contamination par une variante d’intérêt.

              Les laboratoires réalisant les tests de criblage doivent en transmettre les résultats aux laboratoires ayant réalisé le test de première intention, qui ont la responsabilité de signaler à la personne contaminée qu’il s’agit d’une contamination par une variante d’intérêt, et laquelle. Par ailleurs, cette information sera ensuite confirmée par le traceur de l’Assurance maladie en charge du contact-tracing.

              Dans le cadre de la stratégie de criblage actuelle, il est demandé de n’utiliser, en seconde intention, que les kits RT-PCR ayant deux cibles dont au moins la mutation N501Y, commune aux 3 variantes d’intérêt actuellement circulantes, et permettant de distinguer la variante 20I/501Y.V1 d’une part et les variantes 20H/501Y.V2 et 20J/501Y.V3 d’autre part.

              La liste des kits RT-PCR de criblage pouvant désormais être utilisés est disponible sur le site du MSS au lien suivi.

              Des travaux sont en cours pour permettre l’utilisation et la généralisation de ces kits en première intention pour le diagnostic primaire. Par ailleurs, le ministère a pour objectif d’encourager le développement de kits ciblant de nouvelles variantes d’intérêt potentielles, et en premier lieu la mutation 484K, responsable du risque d’échappement immunitaire, qui seront déployés et généralisés dès qu’ils seront disponibles.

              Le dispositif de recherche des variantes d’intérêt est étendu aux tests antigéniques rapides. Ceux-ci doivent conserver toute leur place dans la stratégie de lutte contre l’épidémie, selon les indications actuellement en vigueur. Les tests antigéniques avec un résultat positif doivent désormais faire l’objet d’un second prélèvement, en vue d’une RT-PCR de criblage, afin de rechercher les mutations spécifiques des variantes d’intérêt. Lorsque ce second prélèvement peut être réalisé dans le même temps, celui-ci doit être privilégié, dans le cadre d’un conventionnement entre acteurs. Dans le cas contraire, le patient doit être adressé à un laboratoire de biologie médicale pour la réaliser ou bénéficier d’un prélèvement réalisé à domicile par un professionnel de santé.

              La recommandation de renvoyer vers une RT-PCR les personnes de retour de voyage, ou en lien avec une personne ayant voyagé récemment, ou vivant dans une zone où une augmentation brusque de l’incidence est observée, se présentant pour la réalisation d’un test antigénique rapide, reste en vigueur.
              2/ ALERTER – la recherche de chaines de transmission supplémentaires autour des cas de variantes d’intérêt est renforcée :
              – Dispositions pour les trois variantes d’intérêt

              Les opérations de tracing et d’isolement continuent d’être déclenchées dès la réception du résultat du test, PCR ou TAG, de première intention sans attendre les résultats de la RT-PCR de criblage. Les dispositions de renforcement lors d’une contamination par variante décrites infra sont déclenchées lors de la réception du résultat de la RT-PCR de criblage, sans attendre une confirmation par un éventuel séquençage. La priorité demeure l’isolement sans délai des cas et le déclenchement rapide de leurs contacts.

              Il convient de sensibiliser le patient porteur d’une variante d’intérêt au risque de contagiosité accrue et à l’importance d’un respect particulièrement strict de l’isolement et des gestes barrière.

              Pour rappel, dans le cadre du tracing de niveau 2 et des investigations de niveau 3 autour de ces cas, il sera également demandé à l’ensemble des contacts à risque identifiés autour des porteurs de variantes d’intérêt de prévenir eux-mêmes (contact-warning) les personnes avec qui elles ont été en contact à risque depuis leur dernière exposition à risque avec le cas index (contacts de seconde génération). Pour celles-ci les recommandations suivantes seront proposées :
              – Renforcer l’application des mesures barrières et notamment le port du masque grand public filtration supérieure à 90% ou du masque chirurgical en présence d’autres personnes ;

              – Télétravailler dès lors que cela est possible ;

              – Réduire volontairement ses contacts sociaux durant les 7 jours suivant ;

              – Réaliser un test diagnostic sans délai au 1er symptôme.

              Les personnes contact reçoivent un SMS ou un mail les orientant sur le site de l’Assurance maladie qui leur est dédié (https://declare.ameli.fr/sms/) et qui intègre des consignes spécifiques.

              – Dispositions renforcées pour les variantes 20H/501Y.V2 et 20J/501Y.V3

              Les contacts à risque des personnes porteuses d’une variante 20H/501Y.V2 ou 20J/501Y.V3 doivent bénéficier d’un test PCR, à J0 (dès son identification), afin de démarrer sans délai les opérations de contact-tracing s’il est positif. En cas de résultat positif, le criblage par une RT-PCR de seconde intention est réalisé. Une attention particulière devra être apportée, en cas de test négatif, à l’importance de bien respecter la période de quarantaine de 7 jours depuis le dernier contact à risque et sur la nécessité de réaliser un test RT-PCR à J7, à l’issue de cette période.

              3/ PROTEGER – Le suivi du respect de l’isolement des personnes porteuses d’une variante d’intérêt est intensifié :

              – Dispositions pour les trois variantes d’intérêt

              La mise en œuvre d’un isolement précoce et bien respecté pour les personnes porteuses d’une variante d’intérêt est une priorité.

              Pour rappel, les personnes (cas confirmé et personnes contact à risque) suspectées d’avoir fait l’objet d’une contamination par une variante et les personnes dont la contamination par une variante a été confirmée font l’objet d’un suivi renforcé (isolement/quarantaine) :

              o Les visites à domicile réalisées par des IDEL sont programmées et proposées systématiquement ;

              o Lors de la prise de contact par la CPAM, les personnes concernées dont la situation personnelle laisse présager un fort risque de propagation (personnes vivant en famille, notamment avec des proches à risque, etc.) se voient systématiquement proposer une offre spécifique d’hébergement via les CTAI.

              – Dispositions renforcées pour les variantes 20H/501Y.V2 et 20J/501Y.V3 :

              Pour les variantes d’intérêt 20H/501Y.V2 et 20J/501Y.V3, la durée d’isolement est portée à 10 jours.

              Du fait de la contagiosité accrue de ces deux variantes, un test de sortie d’isolement doit être systématiquement réalisé pour les personnes qui en sont porteuses.

              Après 10 jours pour les contaminations par une variante d’intérêt 20H/501Y.V2 ou 20J/501Y.V3, et en l’absence de fièvre depuis plus de 48h pour les patients zéro symptomatiques, la levée de l’isolement est désormais conditionnée pour les cas confirmés à l’obtention d’un résultat de test négatif. Si le test revient positif, l’isolement est prolongé de 7 jours après ce résultat.

              Dans les cas de contamination confirmée par une de ces deux variantes, une deuxième visite infirmière sera programmée, notamment pour réaliser le test prévu pour autoriser la sortie de l’isolement.

              – Dispositions relatives à l’Education nationale

              Pour les variantes d’intérêt 20H/501Y.V2 et 20J/501Y.V3, la fermeture de la classe est automatiquement prononcée, suite à une investigation de niveau 3 à la main de l’ARS, et l’ensemble des élèves – ainsi que le ou les professeurs testés et les cas contacts identifiés à J0 et J+7 par RT-PCR, si l’un des cas suivants est confirmé :

              · 1 enfant COVID+ contaminé par une des deux variantes d’intérêt ;

              · 1 enfant cas-contact d’un parent ou membre de la fratrie contaminé par une des deux variantes d’intérêt.
              Pr. Jérôme Salomon

              Directeur Général de la Santé” …”

              il est à noter qu’il ne parle toujours que de “proposer”+++++ et “de sensibiliser le patient ”
              je serais curieux de connaitre l’efficacité réelle de cette pédagogie++

              3
              1. Véran discours le 05/02/2021

                Stratégie T.A.P :Tester – Alerter – Protéger

                Mise à jour aujourd’hui sur Ameli et le site Gouvernemental:

                https://www.ameli.fr/hautes-pyrenees/assure/covid-19/tester-alerter-proteger-comprendre-la-strategie-pour-stopper-lepidemie#:~:text=Tester%2C%20alerter%2C%20prot%C3%A9ger%20%3A%20comprendre%20la%20strat%C3%A9gie%20pour,des%20personnes%20ayant%20%C3%A9t%C3%A9%20en%20contact%20avec%20eux.

                https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus/tests-et-depistage

                Par contre un suivi des contaminés ,sur leur isolation, semble se mettre en place mais quid de leur efficacité et des mesures coercitives ?

                1
              2. Je viens de lire qu’une nouvelle version de “HOLD-UP” est prévue le 15/02 , bonjour le rappel de complotisme !
                ils mettent en avant l’origine du virus , qui à la différence du Covid_v1(Sars) possédé un dispositif supplémentaire d’accrochage(NRP1) en plus de l’ACE2 , de provenance posant question ….
                je ne sais pas poster d’image….dommage c’est plus clair que mon baratin…
                je l’envoie à Paul Jorion.

              3. @a113 : vous comprenez quelque chose à ce charabia ?

                QUI FAIT QUOI DANS CETTE HISTOIRE ?

                Tout est à la voie passive “Il sera proposé”, “Un test de sortie d’isolement sera proposé” , “se voient systématiquement proposer” ?

                1. bien vu !
                  il faudrait l’avis d’un juriste , à mon avis..
                  c’est de la couverture ….. pas de la médecine …

            2. @ilicitano
              Et SURTOUT isoler les porteurs asymptomatiques non détectables à PCR négative, ou contaminés depuis leur PCR.
              Si l’on veut vraiment faire quelque chose d’eficace aux frontières !

          2. @a113
            gestes barrières = gestes passoires ?
            aérosolisation ? systématiser le FFP2 (cf Bavière pour transports).
            Surfaces ? nettoyer (cf chine lavage de rues ? fumigation?.)
            plateaux repas
            manger seul gamelle.

            Voir EHPAD de Chauny en face de l’hôpital …

            1. les gestes barrières si pratiquées de façon routinières , ca demande un minimum d’application ou de conscience des enjeux.
              j’ai recommandé de faire faire un stage d’une matinée en salle d’opération pour les ado en svt.
              là , on ne rigole pas avec l’asepsie +++ là , on prends conscience du problème et pourtant ca fini par passer quand même un peu (infections nosocomiales) ….
              il est sûr que dans un supermarché , c’est difficile de demander ca aux clients et employés….donc le virus passe de petite négligence en petite négligence.
              qui plus est , on commence à tous en avoir marre.
              un chirurgien , ses assistants le supportent quelques heures , cela fait partie du boulot.
              mais c’est très dur , croyez moi pour avoir participé à quelques interventions dans ma carrière.
              mais c’est une autre chose de demander cela à la population en général….

  10. L’approche envisagée par le ministre singapourien est indubitablement clairvoyante. Sa mise en oeuvre sera probablement facilitée par les particularités de cette ville-état (6 millions d’habitants sur 729 km2) , organisée sur base d’une démocratie autoritaire qui structure (et contrôle) la vie sociale de façon très détaillée. cf. le chapitre législation. https://fr.wikipedia.org/wiki/Singapour.
    En sait-on plus sur d’éventuels scenarii développés en nouvelle-zélande, à taiwan ou dans les différents pays qui se sont montrés jusqu’ici résilients ?

  11. Très bon billet. Rencontrant des questions qu’on se pose !
    Vous n’évoquez pas la capacité dans ces pays asiatiques à suivre les cas positifs et les isoler ainsi que les contacts (suivi des clusters). C’est aussi une faillite retentissante de nos pays européens. De même que le récent testing aux aéroports et maintenant aux frontières : on en est toujours en retard et peu efficace.

    Et votre interrogation sur les impacts politiques présents et potentiels est utile et m’intéresse. Néanmoins, vous relevez deux tendances chinoises (envers Taiwan et envers Biden) ce qui pourrait aussi relever de l’idéologie (le Grand Satan). Trump a induit de fortes tensions internationales dans divers lieux et dans l’esprit de l’impérialisme américain”. La conjonction USA-Israel est source de tensions.
    Je renvoie sur ce sujet des tensions potentielles à ma seconde contribution hier soir sous le billet “Présidence Trump : Quatre ans qui ont ébranlé le monde, mais ont laissé de marbre les gauches européennes !, par Yorgos Mitralias”

    1. Chabian
      Alexis Toulet ne fait pas de l’idéologie, il rapporte seulement une situation qui existe objectivement, celle de l’action des forces militaires de Pékin en direction de Taiwan.
      Avec l’enjeu pour Pékin d’isoler Taiwan diplomatiquement pour avoir les coudées franches lors d’une éventuelle attaque. IL se trouve que les USA sont pour Taiwan le seul allié de taille sur lequel ils peuvent compter. Mécaniquement pour Pékin les USA sont donc l’obstacle majeur pour mener à bien la réunification, qu’il s’agisse de l’administration Trump ou Biden, cette dernière n’ayant pas montré qu’elle ait changé de doctrine par rapport à la précédente.

      Les manoeuvres militaires évoquées dans l’article s’inscrivent dans la perspective d’une annexion purement et simple d’une île sur laquelle est établi un régime démocratique. Pékin ne s’en cache pas, depuis des années elle clame ses droits sur Taiwan, avec ces derniers mois une brusque aggravation de la situation. Un accord tacite maintenait le statu quo dans le détroit de Formose, selon lequel il existe une frontière aérienne le départageant, une « ligne » à ne pas dépasser, or l’aviation de l’APL n’a cessé de faire des incursions au delà de cette ligne du coté de la zone du ressort de Taiwan ces derniers mois.
      Pékin a déclaré texto qu’une indépendance de Taiwan signifierait la guerre, ce à quoi la présidente Ts’ai Yingwen a répondu qu’il n’était pas nécessaire pour elle déclarer formellement Taiwan indépendante puisque son pays dispose déjà de sa souveraineté, politique militaire, et que des élections démocratiques s’y tiennent. Et c’est bien ainsi que le régime de Pékin l’entend puisque pour la Chine continentale Taiwan fait déjà partie de la Chine en tant que province et qu’à terme, tôt ou tard le pays devra être réunifiée.
      Est-ce de l’idéologie de dire que Taiwan essaie de se trouver des alliés pour préserver sa souveraineté ?

      https://www.bbc.com/news/world-asia-55851052

      Le gvt chinois sait que le seul allié de taille de Taiwan ce sont les US. Or Biden n’a pas changé de doctrine par rapport à l’administration Trump, seul diffère le style diplomatique.

      1. Par contre, il existe indéniablement un enjeu politique et même épidémiologique.
        Quel est le pays asiatique qui a mené une politique efficace contre Covid19 et n’a pas ses entrées à l’OMS ? Eh bien, c’est Taïwan. Qui ne veut pas de Taiwan à l’OMS, je vous laisse deviner.

        1. à Pierre-Yves Dambrine. Merci de votre réponse. J’avais écrit “pourrait être de l’idéologie” pour être mesuré.
          Mais je vous pose la même question. Vous semblez dire que la Chine a des visées sur l’état indépendant de Taiwan. Mais historiquement, les choses ne sont pas celles-là.
          Imaginez qu’en 1944, Pétain se soit réfugié en Corse et y ait établi la “République autonome de France”. A l’époque, Paris avait d’autres chats à fouetter et une manque de moyens pour s’y opposer. Il aurait pu conquérir militairement la Corse dans les années 50 (bien que la question de l’Algérie, l’Indochine auraient pu retarder l’intervention). Et imaginez alors que cette république autonome (Pétain est mort dans son lit, mais elle persiste) soit protégée par l’Espagne de Franco comme allié. Allez vous abandonner tous vos droits sur cette autre République de France ? N’allez-vous pas considérer l’Espagne comme impérialiste ? Est-ce que le fait que cette île présente un fonctionnement démocratique justifierait votre inaction ?
          Je ne nie pas que la population de Taiwan, après tant d’années, devrait avoir voix au chapitre, mais aussi que la Chine a des droits. C’est ce qui se joue à Hong-Kong, où le “retour” est parfaitement légitimé par les accords avec Londres.
          Maintenant, un mot plus général sur l’idéologie (comme déni).
          Spontanément, nous avons des accusations envers la Chine, notamment d’excès de puissance économique, en oubliant qu’ils sont un pays très peuplé (1/4 ou 1/5e de l’humanité, alors que USA et Europe pèsent très lourd en étant des nains en comparaison), encore pauvre et en développement. Et moins inégalitaire que l’Inde, par exemple.
          Ils ont leurs ploutocrates ? Sans doute. Mais c’est le cas aussi en Russie. Mais c’est le cas surtout en Occident, la liste de Forbes en témoigne !
          Plus généralement, nous avons une perception de dominants. Et la perception des dominés est autre. Que ce soit les femmes vav des hommes, les travailleurs vav des possédants, les Etats du “tiers-monde” vav de l’Occident. (Et de ce point de vue, Taiwan et Israel et d’autres encore sont des sous-marins de l’Occident, non ?)
          Je vous recommande de lire ce texte que je trouve pertinent et interpellant de David Graeber en 2014 (mais j’aurais titré “trop de solidarité” pour “Caring too much” au lieu de “s’en faire trop” :
          https://pantherepremiere.org/texte/sen-faire-trop-la-malediction-des-classes-ouvrieres/
          Et il est temps selon moi que les intellectuels offrent à la “gauche” en recherche d’unité un procès de la propriété économique privée.
          “Un criminel est une personne avec des instincts de prédateur et qui n’a pas assez de capital pour fonder une société” a dit Alphonse Allais.

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          1. Chabian,
            Bien qu’en désaccord vous abordez des points clés du débat, je vais donc vous répondre point par point.

            Premièrement, non l’accord de HK n’a pas été respecté, l’accord prévoyait « un pays deux systèmes«  La fiction de deux système bien distincts a volé en éclats depuis l’imposition au gvt de HK de la loi sur la sécurité : l’accord initial est violé. Les arrestations depuis se sont multipliées. L’autonomie politique et la liberté de la presse sont réduits à la portion congrue.

            Deuxièmement, je m’en tiens aux situations réelles, pas à d’hypothétiques situations comme celle que vous évoquez.

            Nonobstant, et c’est mon troisièmement, question de principe, à un pays dictatorial je préfère toujours un pays démocratique. Je préfèrerai donc toujours un pays démocratique et indépendant à un pays qui au nom d’un droit naturel ou au nom d’un principe historique d’antériorité décrète qu’un autre lui appartient de droit.
            Vous évoquez la Corse, il se trouve que cette île avant d’être une partie intégrante de la République française fut à l’avant-garde de la démocratie. En 1755, elle adopte la première constitution démocratique de l’histoire moderne et donne pour la première fois en partie le droit de vote aux femmes. Le 15 mai 1768, elle est cédée par la République de Gênes à la France, bien que Gênes n’ait qu’une emprise limitée sur l’île depuis la déclaration d’indépendance de la République Corse en 1755. Elle est conquise militairement par le Royaume de France lors de la bataille de Ponte-Novo, le 9 mai 1769. (Wikipédia)
            L’existence des différents pays actuels résultent donc des rapports de force, des guerres, et des traités de paix, cela en lien avec la façon dont sont traités les sociétés humaines dont les identités sont liées en partie à une langue, une culture.
            La République française actuelle sait elle-même remettre en question sa légitimité à exercer sa souveraineté sur certaines parties de son territoire, comme régulièrement depuis plusieurs années elle le fait en Nouvelle Calédonie à laquelle on demande si elle veut ou non accéder à l’indépendance.

            Quatrièmement : la situation dans laquelle se trouvent la Chine et Taiwan ou plutôt respectivement officiellement La République populaire de Chine et la République de Chine (Taiwan) n’a pas toujours été celle qui prévaut actuellement. Jusqu’en 1971, le pays figurait au nombre des cinq membres permanents du Conseil de sécurité. Les choses ont changé lorsque Nixon a fait le voyage à Pékin et a rencontré Mao. Ce changement de cap s’explique par des considérations géo-politiques : la Chine a été reconnue pour ce qu’elle était, un pays ayant recouvré sa souveraineté et densément peuplé, qu’on ne pouvait plus ignorer.
            Nonobstant, est-ce que Taiwan qui jusque là était reconnu comme un pays indépendant devait être mis au ban des nations ? Au nom de quel principe de droit puisqu’on lui avait précisément accordé ce droit ?
            Votre référence à Israël me permet de préciser ma pensée.
            Doit-on refuser aussi bien aux israéliens qu’aux palestiniens leur droit d’exister au motif qu’un rapport de force établit la prévalence (avant 1948 les Palestiniens) ou la domination de l’un sur l’autre (Israël colonisant les territoires occupés par des palestiniens) ? Ou bien doit-on chercher un modus vivendi ?
            Le fait est qu’aujourd’hui Pékin ne recherche pas la co-existence pacifique, mais à l’inverse veut imposer son régime à Taiwan en annonçant clairement le programme : l’annexion. Inévitablement le parti unique sera imposé à Taiwan, et c’en sera terminé de la jeune démocratie taïwanaise et sans doute nombre de ses acquis.
            Je précise qu’avant que Taiwan n’accède à la démocratie, Taiwan en tant que République de Chine aspirait de son coté à réunifier toute la Chine sous sa propre bannière. Le régime de Taiwan a eu aussi sa période revancharde, mais ce n’est plus le cas.

            Cinquièmement, nous avons nos ploutocrates, oui, mais la question n’est pas là, la question est celle de savoir si l’on se donne toutes les chances de s’en débarrasser en allant vers plus de démocratie ou moins de démocratie ? Et si une fois débarrassés des oligarques on s’est débarrassé de l’autocratie, qui ne vaut guère mieux que la ploutocratie.
            Taiwan en tant que pays démocratique représente une alternative au modèle de la Chine continentale, chose qui n’est pas acceptable pour Pékin.
            Or, comme contre-modèle, Taïwan offre à tous ceux qui en Chine veulent réformer le pays — vers une plus grande liberté d’expression, vers la formation de contre-pouvoirs, un espoir qu’à terme la Chine prenne effectivement cette direction.

            Se débarrasser du crypto-oligarque Jack Ma cela fait-il de la Chine continentale un pays plus soucieux de la planète ? Non, cela fait un pays qui substitue à la propriété privée le capitalisme d’Etat et pratique une fuite en avant alimentée par un sentiment de revanche et la nécessité pour le pouvoir chinois de maintenir une forte croissance, repoussant à plus tard l’adoption d’un modèle sobre et plus égalitaire.
            (Le niveau d’inégalité en Chine est aussi important qu’en Europe, cf Piketty)

            Si les choix économiques, sociaux, environnementaux ne font pas l’objet d’un débat public, ces choix demeurent à la discrétion de ceux qui dirigent le Parti unique. Or ce système a a ses failles, dont les conséquences sont parfois immenses, y compris pour l’humanité, comme on l’a vu avec la censure qui a dans un premier temps permis à une épidémie de se transformer en pandémie. Pendant ce temps à Taiwan justement on prenait les premières mesures en se basant sur les informations des lanceurs d’alerte, tel que Li Wenliang. Veut-on décourager tous ceux qui en Chine tentent d’améliorer les choses ? La pensée unique et la loyauté au dirigeant suprême du parti, sont-elles préférables à la pensée autonome pour résoudre les problèmes ?

            IL me semble donc que Taïwan est pour la CHine plus une chance qu’une réelle menace.

            Vous évoquez Taiwan comme « sous-marin » des pays occidentaux, et en particulier des US. C’est indéniable, que dans la rivalité USA-RPC, les Etats-Unis jouent la carte Taiwan, mais cela rend-t-il pour autant illégitimes les attentes des citoyens taiwannais en matière de démocratie, et de tous les citoyens du monde qui se reconnaissent en eux ?
            Non, bien sûr, c’est même faire injure à ces citoyens d’assimiler leurs légitimes préoccupations au rôle de simples mercenaires au service d’une puissance étrangère.

            Enfin, à propos de propriété privée, savez vous qu’à Taiwan on a procédé à une réforme agraire après que Tchang Kai-chek se soit replié avec ses troupes sur l’île. De même quand il s’est agi de faire face à la pandémie Taiwan a su faire prévaloir le collectif sur l’individuel, preuve s’il en est que cette façon de faire n’est pas l’apanage des pays ‘communistes’.

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            1. Merci de cette longue réponse. On va en rester là sur les désaccords. Merci pour cette référence à l’Hisoire de la Corse, que j’ignorais. Sur le fait que la République Française peut remettre en cause sa légitimité, disons quand même que les Kanaks ont du lutter pour obtenir ce résultat. Et j’ai bien lu le chapitre de Piketty sur les inégalités en Chine, d’où j’évoquais leurs ploutocrates. Mais n’oublions pas les nôtres : on ne gagne pas une présidentielle démocratique aux USA sans appui des ploutocrates. Vous avez dit bizarre… (C’est vrai que j’ai tendance à inverser les clichés, par esprit de contradiction mais aussi de curiosité, de regard neuf).

  12. Juste un grand merci à Alexis pour cette très belle et grande analyse, que je partage entièrement. J’essayerai de la commenter demain.

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  13. “À un moment donné, la pandémie passera, mais il faudra peut-être quatre à cinq ans avant de voir enfin la fin de la pandémie”
    Ça, personne ne le sait, et tout le monde peut le dire. 🙂
    On pourrait même imaginer qu’un autre ‘méchant virus’ émerge avant la fin de l’actuel… 😐

  14. “le vaccin Johnson & Johnson voyait son efficacité diminuée de 72% à 57%, tandis que celle du vaccin Novavax s’effondrait de 89% à 50%”
    sur le variant Sud-Africain.
    N’est-ce pas la preuve d’une adaptation rapide (échappement) au vaccin Novavax ?
    Et est-ce vraiment sans rapport avec le fait que les essais de phase 3 de ce vaccin aient été fait en Afrique du Sud y compris sur des volontaires immunodéprimés par le VIH ?

    1. @Ruiz : les effectifs des phase III sont assez faibles (quelques dizaines de miliers de personnes). L’effet de la création de variants induit par la “vaccination lente” pourrait jouer même avec des effectifs aussi faibles ?

      1. @lit75 “vaccination lente” voilà un concept explicateur, habituellement lorsque l’on vaccine, c’est soit en complément infantile ou en rappel sur une population vaccinée, ou une campagne massive et courte, où le néo vacciné dans lequel apparaîtrait un variant échappant se trouve entouré d’autres vaccinés.
        Pour l’apparition d’une mutation ou d’un variant il suffit d’un cas, si il n’est pas isolé de son environnement naïf la propagation peut être rapide, comme elle a lieu en phase asymptomatique.
        Et un sujet recruté pour participer à un essai de phase III ne doit pas être isolé, puisqu’il doit être contaminé pour prouver quelque chose.
        A moins de tester isoler tous les jours …

      2. Si ce vaccin n’est pas approprié, il facilitera l’émergence de nouveaux variants
        Telle est l’affirmation d’un officiel français hier qui précise
        “Je n’ai absolument aucune information sur le (vaccin) chinois”
        en évoquant la situation de la capitale de l’Amazonie, Manaus, dans le nord du Brésil, où un variant est désormais dominant.
        Or l’un des vaccins chinois non homologué aurait été testé au Brésil avec une efficacité légérement supérieure à 50 %.
        Mais aussi d’autres.

        Pour un membre (non spécialiste) du conseil de défense sanitaire aux discussions secrètes (secret défense) on peut s’étonner sauf mensonge habile, que transparesse l’état des informations dont la France dispose, tout moyens confondus, au plus haut niveau, dans un entretien ou comparait l’intéressé, venu rendre compte ou s’informer des orientations nouvelles, ou espérons prenant des contacts pour une reconversion éventuelle à moyen terme.

        https://www.atlanticcouncil.org/

        voir aussi about ..

        1. @Ruiz


          Or l’un des vaccins chinois non homologué aurait été testé au Brésil avec une efficacité légérement supérieure à 50 %.

          Il s’agit du vaccin de Sinovac. Son efficacité est tout juste d’un peu plus de 50 % (seuil fixé par l’OMS). Par contre, il semble qu’il réduise considérablement les cas les plus graves.

          https://www.capital.fr/economie-politique/le-vaccin-chinois-coronavac-montre-une-efficacite-de-5038-1390662

          Mon impression sur Emmanuel Macron est qu’il est en train de craquer.

          https://www.lefigaro.fr/politique/le-cavalier-seul-de-macron-etonne-certains-ministres-et-sa-majorite-20210203

          https://www.lefigaro.fr/flash-actu/macron-promet-un-vaccin-pour-tous-les-francais-qui-le-souhaitent-d-ici-la-fin-de-l-ete-20210202


          C’est pourquoi, « dès fin février-début mars, nous aurons (quatre) sites qui vont, en France, produire le vaccin », a-t-il annoncé, en faisant référence aux groupes Delpharm, Recipharm, Fareva et Sanofi

          Alors qu’on sait qu’a priori il faut environ six mois pour monter de telles chaînes de production.

          1. @lit75
            Le vaccin Sinovac vient je crois d’être homologué par les Chinois.
            Il est sans doute aussi exporté .

            “dès fin février-début mars, nous aurons (quatre) sites”
            Nous aurons sur le papier, accords conclus, transformation en cours.
            “”qui vont, … produire le vaccin”
            mais pas forcément en mars juillet a été annoncé pour certains.
            Certaines décisions ont été prises en novembre.

            En fait on a juste besoin d’un vaccin qui évite les cas graves (réa intubation) et mortels.

  15. Tout d’abord, merci Alexis pour cette très apréciable analyse.

    Juste quelques remarques en passant qui peuvent nous rendre optimiste :

    – les épidémies ont un caractère souvent spectaculaire lorsqu’elles se déclanchent par leur redoutable mortalité. Cependant, la plupart des grandes épidémies se sont étalées sur plusieurs années. Pour le SRAS et le MERS, il y avait encore des morts 10 ans après mais plus personne n’en parle. Il y a un facteur de visibilité sociale comme pour les milliers de morts chaque année de la simple grippe que personne (ou presque) ne voit plus.

    – la létalité du virus touche essentiellement des personnes très âgées et souvent avec une polypathologie ou des facteurs agravants. Statistiquement (et froidement) la grande majorité des personnes fragiles ayant disparues, la mortalité liée au virus va diminuer. Ce qui n’empèchera pas des personnes de mourir de ce type de virus pendant les prochaines années.

    – l’effet spectaculaire de la Covid 19 et ses lourdes conséquences économiques et sociales sont essentiellement du à des systèmes hospitaliers non dimensionnés pour cet afflux brutal de malades. Après un an d’expérience et une meilleure connaissance des effets du virus, les structures hospitalières, au moins dans les pays riches, savent mieux soigner et guérir malgré de nombreuses inconnues encore sur les effets à long terme de ces infections sur l’organisme.

    – les effets indirects des “gestes barrières” sur le taux de mortalité vont en partie compenser la surmortalité liée à la Covid. On sait par exemple qu’il y aura moins de morts de la grippe cette année car le virus circule moins (https://www.la-croix.com/France/Le-virus-grippe-circule-tres-peu-grace-gestes-barrieres-2021-01-23-1201136530). Les AVC et infarctus ont en partie disparus sans qu’on sache vraiment expliquer pourquoi (https://www.franceinter.fr/covid-19-les-avc-ont-disparu).

    Voilà, j’essaie de faire ma part sur le blog le plus optimiste de la toile 😉

  16. Très intéressante interview du médecin – épidémiologiste Renaud Piarroux sur Thinkerview Si vous avez le temps (c’est Thinkerview).

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    1. Il a travaillé sur la dernière épidémie de cholera à Haïti. C’est lui qui a démontré que l’épidémie avait été apportée par des casque bleus népalais (autant dire qu’il a pas été très bien accueilli ni par l’ONU ni par l’OMS).

    2. @lit75 très bonne entrevue (de 3 h) d’une personne compétente et critique.
      annonce des semaines difficiles
      à 2h17 passage sur Bill Gates sa fondation le Lancet et les vaccins.

      1. Un petit résumé de ce qui m’a semblé particulièrement intéressant (dont le passage sur Bill Gates signalé par @Ruiz) :

        0:39: Dans le Diamond Princess la contimantion vient des gaines d’aération

        0:55 : les tests slivaires étaient très mauvais au début, Maintenant il y a des tests salivaires qui donnent de très bons résultats.

        1;21 :des difficultés d’approvisionnement en polypropylène (un plastique extrêmement employé dans les produits de tests médicaux à usage unique)

        1:35 : troisième vague sera d’inensité plus forte que les deux précédentes

        1:39 : il préconise un confinement dur “en figue de barbarie”, avec fermeture des collèges et des lycées, par exemple par prolongation des vacances scolaires.

        1:40 : ce qui e fait la différence entre les pays qui s’en sortent pas et ceux qui s’en sortent mieux, c’est le contact tracking.
        Le contact tracking il fallait le faire au mois de mai quand on déconfine, i fallait se donner les moyens de ce qu’on demandait. Il fallait fermmer les frontières à ce moment, il fallait mettre le paquet pour rester à zéro cas, et fermer les frontières (ou faire une quarantaine).
        Le contact tracking se fait avec des gens sur le terrain, le fait de le faire au téléphone est beaucoup moins efficace. Maintenant on est plus en mesure de le faire.

        2:00 : questions sur le zinc, l’Ivermectine , le zinc, la viatmine D, la colchicine l’Ivermectine, c’est clairement un fake (le papier vient du même que ceux qui ont publié l’artiche dans le Lancet sur l’hydroxychloroquine) . Pour le zunc, la vitamine D, la colchicine, sont des pistes intéressnates, mais pas de preuve.

        2:18 : critique assez acerbe sur la campagne de la vaccination lancée par la foncdation de Bill Gates en Haïti. pour l’émidémie de cholera. [Parioux a ravaiillé en Haïti sur le cholera]

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  17. De toute façon, on va tous aller au “foyer” comme Sol dans “Soleil Vert”… je vous préviens, je ne suis pas franchement comestible…

  18. Au-delà de la pandémie en elle-même et de son spectaculaire recensement journalier, ce sont ses conséquences à long terme que l’on ignore un peu trop vite. Au Royaume-Uni 1 personne hospitalisée covid sur 3 est réadmise au bout de quelques mois tant les séquelles du covid dit long nécessitent un suivi médical intensif. Soit tout de même 43.000 patients dans le pays ! Plus de détails chiffrés encore dans le fil suivant : https://twitter.com/DrEricDing/status/1355637599029899267?s=19

    Les effets dans la durée sont donc bien installés et devraient motiver le renforcement du poste santé sans la moindre hésitation… si les bonnes volontés s’accordaient avec l’air du temps.

  19. Confirmation de la part du directeur médical de crise de l’AP-HP, Pr Bruno Riou : le variant anglais existerait bel et bien (1) !

    [début de citation]
    Covid-19 : l’épidémie est «mal contrôlée par les mesures actuelles», affirme l’AP-HP

    Le directeur médical de crise de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, le Pr Bruno Riou, a jugé vendredi que la prédominance du variant anglais était «inéluctable».

    «On risque d’avoir à faire face à une vague épidémique importante alors que nous sommes déjà à un niveau élevé de l’épidémie. Ça devient une quasi-certitude», a indiqué le Pr Bruno Riou au cours d’un point de presse, jugeant que la prédominance du variant anglais était «inéluctable». «La situation s’est un peu aggravée par rapport à la semaine dernière et je ne vois pas bien pourquoi elle s’améliorerait», a indiqué le Pr Riou, qui avait appelé fin janvier à «un confinement le plus vite possible»

    (…) «Toutes les décisions de confinement ont été prises relativement tardivement. Je m’attends à ce que le même genre de décision tardive soit prise», a commenté le Pr Riou vendredi.
    [fin de citation]

    Suivant le professeur Riou, il ne suffirait donc pas au gouvernement de répéter “La la je ne t’entends pas” pour que le variant anglais disparaisse ?!

    Moi je dis que ces scientifiques se permettent bien des choses, et ne respectent pas le Président comme il se doit ! Ce n’est pas ce qu’on a envie d’entendre, comme dirait Pascal Praud.

    (1) https://www.lefigaro.fr/flash-actu/covid-19-l-epidemie-mal-controlee-par-les-mesures-actuelles-selon-l-ap-hp-20210205

    1. Même le très pondéré Dr Mascret consultant depuis quasiment le début de la pandémie sur France2 a montré sa surprise et sa désapprobation lorsque Castex a annoncé il y a une semaine que le gvt choisissait le couvre-feu plutôt que le re-confinement.

  20. J’espère qu’il n’y a pas de variant saharien et qu’il se fixe dans les particules fines , car depuis cette nuit , Annecy et toute la région sont sous un ciel orangé chargé de poussières sahariennes . Aux confins à la Clusaz , la neige et le décor sont mono-oranger aussi

    https://laclusaz-nordic.com/webcam/

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