Le comma : illustration

Ah ! Ça m’a fait du bien : je viens de parler de musique pendant vingt minutes. Enfin, j’ai surtout écouté ! Je n’avais qu’une très très vague idée de la différence entre le modéré et le tempéré, mais là, une bonne explication du comma m’a fait faire quelques pas de géant.

Bien mieux que des mots, ces deux vidéos vous feront tout comprendre.

Nunc Dimittis : Ischia Gooda et David Blackadder

Spem in alium : The King’s Singers

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19 réflexions sur « Le comma : illustration »

  1. Oui, en effet, je sens que quelque chose se passe en vous. C’est comme si vous aviez décidé de regarder le monde, comment dire, par l’autre bout de la lorgnette. Est-ce un second effet du vaccin, ou bien… de Philip K. Dick ? Peut-être, les deux.

  2. Spem in alium… Je souhaite à quiconque de pouvoir l’écouter comme j’ai eu la chance de le faire: au coeur d’une clairière nichée dans la garrigue, au crépuscule d’une nuit d’été, et au coeur de huit choeurs à cinq voix répartis autour du public. Soit au plus près de la configuration souhaitée par Tallis, la mieux à même de rendre les effets de spatialisation de ce chef-d’oeuvre.
    Pour mieux en comprendre la genèse et l’architecture (pour les meilleurs férus d’anglais que moi).
    https://www.youtube.com/watch?v=Gv1zZwppTuc
    Une autre interprétation, qui a fait longtemps figure de référence.
    https://www.youtube.com/watch?v=iT-ZAAi4UQQ

    1. Faites attention, c’est de la drogue dure ce truc j’en suis à la 5 ème écoute consécutive je crois 😉

      Le son est meilleur sur votre lien il me semble.

      1. Ce serait bien la première fois que j’arriverais à inoculer un peu de ma mélomanie. Pour moi, maladie incurable mais très peu contagieuse. Mais la musique en général comme drogue dure, oui. Je ne vais quand même pas citer Nietzsche. De la dure vous en trouverez à foison du grégorien et même avant à aujourd’hui. Dix siècles jalonnés de chefs-d’oeuvre dont même (surtout) parmi les plus anciens (tiens, la Messe de Machaut par exemple) n’ont pas pris une ride (au contraire). Il y a de la réserve!
        Mon truc, c’est plutôt la charnière romantiques – modernes (de Beethoven à Prokofiev, pour simplifier). Encore plus depuis que je me suis mis au piano, la soixantaine passée. Mais l’une de mes émotions les plus fortes, je l’ai ressentie à l’écoute d’une répétition (nous n’avons hélas pas pu assister au concert) des Vêpres de la Vierge de Monteverdi, à l’abbaye de La Lucerne, dans la Manche (lieu magique par ailleurs). Ma compagne a failli s’évanouir. En résumé: continuez. A consommer sans modération. Un seul conseil: si vous ne connaissez pas, n’ayez aucun a priori. Ecoutez, écoutez, écoutez.
        https://www.youtube.com/watch?v=11A4wqv8_wo

        1. J’étais déjà atteint je vous rassure, ma sensibilité est plutôt orientée rythmique (avec un passé lointain de guitare basse à tout petit niveau), je tire plutôt du côté du jazz que du classique du coup. Je suis un puits sans fond d’inculture en musique classique que j’apprécie comme un enfant. Les grandes subtilités harmoniques ne sont pas à la portée de mon intellect mais je ne suis pas sur de vouloir que ça change, il faut se garder un peu de magie dans ce monde, peut être dans une autre vie. Pour celle-ci c’est le tour du palais et du nez qu’il m’a été donné de travailler même si, pour pousser plus loin la comparaison, mes compétences dans ma branche son plus comparables à celles d’un luthier que d’un maestro 😉

  3. He ben ! dire que j’ai encore fait mon Monsieur Jourdain à chaque fois que j’ai accordé une guitare 🙂

  4. ?? le modéré ??
    “tempéraments mésotoniques” ou “tempéraments inégaux” ,
    (modéré semble vouloir dire “tempérer”)
    Tierce, quinte, etoussa.
    Je conseille : chanter par dessus son aspirateur ou son rasoir, “good vibrations” garanties.

    Enfin, dans l’art du son “tournant”, j’ai des souvenirs de chapelle orthodoxe où la stéréo semble toute plate en comparaison…
    Mais c’était sous Eltsine si j’ai bonne mémoire (hips).

      1. Oui, merci ! Jeu puissant sur les harmoniques (et leur phase me souffle Ugo Fano)
        J’aurai sans doute la tentation d’écouter aussi l’avis de l’empathique Simha Arom sur un sujet proche (Géorgie) (Simha : à découvrir si vous ne connaissez pas , il y a aussi un reportage tenk sur lui, superbe(s) tranche(s) de vie)

        https://www.youtube.com/watch?v=zPqbZl69Qu4

  5. Version médiévale!

    Qua racione toni pars altera semper habundet,
    Transgrediens partem reliquam ne possit in equas
    Distribui partes tonus integer, immo parumper
    Excedat pars una toni superetque minorem
    Et proprio uincat pars altera comate limma,
    Nec tamen equali sectas libramine partes
    In duo diuisum diasymata coma recuset.

    (Anticlaudianus, Alain de Lille, III, vers 437 – 445).

  6. Selon nos amis Ummites nous sommes un must galactique pour ce qui est de l’art musical, ils auraient été très surpris qu’un peuple aussi peu évolué ait atteint un tel degré de maitrise, eux n’ont pas cette chance (cordes vocales atrophiées par trop de télépathie 🙂 ). La musique terrienne est soit disant particulièrement prisée sur leur planète 🙂 🙂
    Gageons qu’il y a au moins quelque chose de vrai la dedans 😉

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