20 réflexions sur « Veille effondrement #15 – L’indispensable vigilance en matière de climat »

  1. Et ces méga-feux,
    ça ne pourrait pas faire comme les grosses éruptions volcaniques, et émettre des particules suffisamment haut pour bloquer qq temps les rayons du soleil et refroidir un peu ?
    J’y crois pas non plus, #methodecoué.

    1. Dans un premier temps, ça refroidit. Une fois les poussières et aérosols retombés, la place est libre pour l’effet réchauffant du CO2 produit par l’incendie (ou le volcan).

  2. Ah le futur antérieur ! Il exprime si bien le fait que la crise climatique est là, et que l’on en est encore à se demander s’il faut agir, et comment …

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  3. Je crois qu’en effet tous les acteurs sont réunis pour que démarre le show final:
    – Vagues de pandémie
    – Vagues d’incendie
    – Vagues d’inondation
    Suivront dans les seconds rôles, famines, massacres, guerres..
    Le soliton « immatériel » de Paul devient concret, prenez place, le ticket est gratuit et les sensations fortes garanties. N’oubliez pas de nous faire savoir en sortant votre appréciation du spectacle, bien évidemment cela concerne uniquement les survivants. Nous sommes désolés de ne pouvoir vous offrir des popcorns. Les champs de maïs ont brûlé avec les stocks et les véhicules d’approvisionnement n’ont plus de conducteur (UK mon amour). L’électricité vous est fourni gratuitement par AREVA, le seul fournisseur encore disponible avant le feu d’artifice final qu’il nous promet inoubliable (hiii, j’hésitais avec terminal), la réservation est ouverte et n’oubliez pas votre masque et votre Pass.

    J’ai lu, je me souviens plus la source, que la diminution du trafic aérien (nuages en altitude) et de la pollution due aux lockdown de 2020 amplifiaient l’effet d’albédo. Peut-être que nous profitons de ce petit coup de pouce de covid-19 pour abréger notre passage sur Terre.
    Covid-19, l’étincelle !

  4. Le dessin m’a fait penser un court instant aux shadocks qui pompent, pompent, pompent.

    @ un lecteur
    Il y a quelques années, j’avais lu un article disant qu’en fait la pollution en particules de l’atmosphère nous préservait du rayonnement solaire même si l’effet de serre s’en trouvait accru.
    Les deux phénomènes étaient simultanés et s’opposaient avec malgré tout un avantage vis à vis du rayonnement solaire atténué. Bref, grâce aux particules en suspension la température terrestre était inférieure à ce qu’elle aurait été s’il n’y avait pas cette pollution en haute atmosphère.
    L’auteur de l’article précisait que si la pollution par particules était fortement réduite voire supprimée, la conséquence serait dans un premier temps une élévation des températures, le rayonnement solaire étant maximum.
    La conclusion de l’article était que quels que soient les choix que nous ferions, les températures augmenteront pour éventuellement baisser dans plusieurs siècles ou millénaires.
    Démoralisant … cela remonte à au moins 7/8 ans et on ne parlait pas alors de fonte du permafrost ni rejets massifs de méthane.

  5. Aurait bien sûr sa place avec d’autres billets de cette veille, mais puisque c’est le dernier posté.
    « Vivre avec »: avoir sa lance à incendie à portée de main?
    « On peut espérer »: il veut dire « on peut toujours rêver »?
    mediapart.fr
    Mégafeux : « Il va falloir apprendre à vivre avec »
    En Sibérie, un million et demi d’hectares ont été ravagés par les flammes. La Californie et l’ouest du Canada sont dans le même état. Soixante-neuf personnes sont décédées dans le nord de l’Algérie, où des villages entiers sont partis en fumée. Sur l’île d’Eubée, en Grèce, les incendies sont toujours incontrôlables. Même son de cloche en Tunisie, où 150 incendies se sont déclenchés en trente-six heures.
    Depuis 2019, les mégafeux – ces incendies que l’homme peine à gérer du fait de leur superficie et de la vitesse à laquelle ils se propagent – ravagent les quatre coins du globe. Majoritairement d’origine humaine (incendies criminels, imprudences ou conséquences de l’exploitation des espaces boisés), leur propagation est favorisée par les sécheresses causées par le dérèglement climatique.
    Cet été encore, les forêts brûlent massivement. L’écologue Plinio Sist, directeur de recherche de l’unité forêt et société au Cirad, revient pour Mediapart sur le phénomène des mégafeux.
    Mediapart : Comment expliquer ces mégafeux ?
    Plinio Sist : Ce sont les conséquences réelles du changement climatique : des saisons sèches beaucoup plus intenses, notamment dans les pays tropicaux, créent une végétation qui va être plus vulnérable à ces types de mégafeux et incendies. Mais ils sont aussi liés aux activités humaines, qui abîment la végétation. Une forêt moins résiliente sera beaucoup plus sensible. Il va falloir s’attendre à ce que ces phénomènes se répètent assez régulièrement.
    Quel impact ont-ils sur les forêts ?
    Ils ont un effet destructeur sur la végétation. Elle va mettre plus de temps à se régénérer étant donné que les conditions climatiques, surtout la multiplication des saisons sèches, ne seront pas favorables à sa régénération.
    En combien de temps une forêt se remet d’un mégafeu ?
    Il faut plusieurs décennies pour qu’une forêt puisse se reconstituer en France. Après, tout dépend si le feu passe une fois ou de façon répétitive. Dans les endroits où des feux successifs se propagent chaque année au même endroit, la régénération va être difficile. C’est toujours dans les mêmes régions : la Californie, le pourtour méditerranéen, l’Amazonie, l’Indonésie…
    Comment limiter l’impact de ces mégafeux sur l’environnement ?
    Il faudra sans doute une intervention humaine pour faciliter la régénération de ces forêts. En plantant certains types d’arbres notamment. Il faudrait prévoir des plans ou des programmes de restauration des écosystèmes pour aider la végétation à se régénérer. Et réfléchir aux types d’essence à planter sachant que dans trente ans, le climat ne sera sans doute pas le même qu’aujourd’hui.
    Vous parlez de régénération, mais comment prévenir ces incendies ?
    Il y a des moyens à court et long terme. À long terme, lutter contre le réchauffement climatique. Dès à présent, il faut mettre en place des programmes qui permettent de réduire nos émissions de CO2.
    Sur le court terme, il faut absolument sensibiliser la population sur les risques d’incendie, éviter la dégradation de la végétation – parce qu’une végétation dégradée s’enflamme beaucoup plus facilement. On peut également gérer la forêt pendant l’hiver – ce qui se fait en Méditerranée –, c’est-à-dire enlever les combustibles, le bois mort ou sec, pour éviter que le feu se propage loin dans la forêt.
    Ce sont des phénomènes auxquels on ne s’attendait pas mais qui vont se répéter.
    Il y a aussi des mesures de gestion forestière qui permettent de limiter la propagation du feu. On peut par exemple mettre le feu en sous-bois, c’est ce qu’on appelle des incendies préventifs, pour brûler la matière organique sèche. Comme ça, si un feu passe, il ne se propagera pas, car il n’aura pas de combustible. Ce sont des techniques que l’on sait mettre en œuvre, notamment en Corse ou sur le pourtour méditerranéen. Mais elles demandent des moyens humains et matériels. Il faudrait un investissement massif.
    Si ces techniques sont assez connues, pourquoi n’ont-elles pas été utilisées en Grèce ou en Sibérie par exemple ?
    Parce que ce sont des phénomènes un peu nouveaux. Il y a toujours eu des incendies, mais plus contrôlés. La particularité des mégafeux, c’est leur surface et la propagation qui est rendue beaucoup plus facile parce que la végétation est beaucoup plus sèche. À ces phénomènes un peu exceptionnels pour le moment – mais qui vont devenir normaux –, il faut adapter ces modes de gestion et avoir des pratiques de prévention beaucoup plus systématiques et intenses que dans le passé. Une fois que ces incendies se propagent, il n’y a plus grand-chose à faire.
    Il faudrait une réelle volonté politique pour mettre ça en place ?
    Tout à fait. Et même avec cette volonté politique, il faudra s’attendre à affronter ces situations et se doter de moyens de combattre les incendies. Ce sont des phénomènes auxquels on ne s’attendait pas mais qui vont se répéter. Il faut donc se préparer à ce qu’ils se répètent pendant des décennies parce que le climat change.
    On a bien vu en 2019-2020, en Californie, que lorsque les mégafeux se propagent, les moyens techniques sont assez dérisoires pour combattre réellement ces incendies. Même dans les pays comme l’Australie ou chez les Américains, qui ont l’habitude de ce genre d’événements, ces « gros » moyens techniques sont dérisoires.
    On n’a pas fait grand-chose depuis que le Giec existe et alerte sur le changement climatique. Et aujourd’hui, ces mégafeux témoignent de l’effet du changement climatique. On peut espérer que ça fasse réagir à la fois les politiques et les citoyens, parce qu’il va falloir vivre avec ça.

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  6. Artiste : Les Cowboys fringants
    Album : La Grand-Messe
    Date de sortie : 2004

    Il ne reste que quelques minutes à ma vie
    Tout au plus quelques heures, je sens que je faiblis
    Mon frère est mort hier au milieu du désert
    Je suis maint’nant le dernier humain de la Terre

    On m’a décrit jadis, quand j’étais un enfant
    Ce qu’avait l’air le monde il y a très très longtemps
    Quand vivaient les parents de mon arrière grand-père
    Et qu’il tombait encore de la neige en hiver

    En ces temps on vivait au rythme des saisons
    Et la fin des étés apportait la moisson
    Une eau pure et limpide coulait dans les ruisseaux

    Où venaient s’abreuver chevreuils et orignaux

    Mais moi je n’ai vu qu’une planète désolante
    Paysages lunaires et chaleur suffocante
    Et tous mes amis mourir par la soif ou la faim
    Comme tombent les mouches…
    Jusqu’à c’qu’il n’y ait plus rien…
    Plus rien…
    Plus rien…

    Il ne reste que quelques minutes à ma vie
    Tout au plus quelques heures, je sens que je faiblis
    Mon frère est mort hier au milieu du désert
    Je suis maint’nant le dernier humain de la Terre

    Tout ça a commencé il y a plusieurs années
    Alors que mes ancêtres étaient obnubilés

    Par des bouts de papier que l’on appelait argent
    Qui rendaient certains hommes vraiment riches et puissants

    Et ces nouveaux dieux ne reculant devant rien
    Étaient prêts à tout pour arriver à leur fins
    Pour s’enrichir encore ils ont rasé la Terre
    Pollué l’air ambiant et tari les rivières

    Mais au bout de cent ans des gens se sont levés
    Et les ont averti qu’il fallait tout stopper
    Mais ils n’ont pas compris cette sage prophétie
    Ces hommes là ne parlaient qu’en termes de profits

    C’est des années plus tard qu’ils ont vu le non-sens
    Dans la panique ont déclaré l’état d’urgence

    Quand tous les océans ont englouti les îles
    Et que les inondations ont frappé les grandes villes

    Et par la suite pendant toute une décennie
    Ce fut les ouragans et puis les incendies
    Les tremblements de terre et la grande séch’resse
    Partout sur les visages on lisait la détresse

    Les gens ont dû se battre contre les pandémies
    Décimés par millions par d’atroces maladies
    Puis les autres sont morts par la soif ou la faim
    Comme tombent les mouches…
    Jusqu’à c’qu’il n’y ai plus rien…
    Plus rien…
    Plus rien…

    Mon frère est mort hier au milieu du désert
    Je suis maintenant le dernier humain de la terre
    Au fond l’intelligence qu’on nous avait donnée
    N’aura été qu’un beau cadeau empoisonné

    Car il ne reste que quelques minutes à la vie
    Tout au plus quelques heures, je sens que je faiblis
    Je ne peux plus marcher, j’ai peine à respirer
    Adieu l’humanité… Adieu l’humanité…

    en musique ici:
    https://www.youtube.com/watch?v=sg6vRlior54
    et une autre pour le plaisir:
    https://www.youtube.com/watch?v=QydTCV6wHRI

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  7. IL N’AURAIT FALLU

    « Il n’aurait fallu
    « Qu’un moment de plus
    « Pour que la mort vienne
    « Mais une main nue
    « Alors est venue
    « Qui a pris la mienne

    « Qui donc a rendu
    « Leurs couleurs perdues
    « Aux jours aux semaines
    « Sa réalité
    « A l’immense été
    « Des choses humaines

    Aragon

    (De l’humanité
    Nul prendra la main
    Pour ses lendemains…)

    1. Pas certain que cette décision soit motivée par des considerations électorales. Plutôt la crainte d’un mouvement social qui serve de catalyseur à tous les mécontentement s.

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    2. Permettez moi de vous porter respectueusement une certaine contradiction :

      – S’il est certain que certains 2-roues disposent de système d’échappement produisant un niveau sonore insupportable et que les forces de l’ordre (anciennement gardiens de la paix, le glissement sémantique n’est pas neutre, mais je digresse) devraient, plutôt que d’éborgner les gilets jaunes verbaliser ces bruyants contrevenants, je doute toutefois que le climat se dérègle à cause de ces faits.

      – Sur l’aspect rejet de CO2, le fait est patent (c’est la physique d’un moteur thermique à carburant organique) mais la question demeure posée de savoir si sur un trajet travail domicile équivalent, un 2 roues rejette plus ou moins de GES qu’une voiture…
      Par ailleurs l’Oxfam a établi que les 10% les plus riches produisaient 50% de la pollution. Or le Contrôle Technique est effectué, bien évidemment, par des société par action (DEKRA, Sécuritest, etc) qui tirent profit de cette manne (dépense contrainte par la loi) et donc concentre davantage la richesse, augmentant ainsi le rejet de CO2 puisque ce sont « les riches » qui polluent majoritairement.

      – Généraliser le télétravail pour ceux qui le peuvent et le souhaite, mieux qu’un contrôle technique, diminuerait significativement les rejets de CO2 des véhicules (plus de trajet domicile travail et réductions des embouteillages), mais là bien sûr, on touche au tabou du petit chef (que serait le capitalisme sans lui !) qui veut sa chiourme présente sur les bancs de nage pour lui imposer la cadence et se sentir exister… Mais là je digresse de nouveau…

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      1. Je comprends vos arguments à propos de l’impact des deux-roues sur nos émissions de gaz à effet de serre.
        Si je relevais le demi-tour de Macron à ce sujet, c’est pour montrer une fois de plus la duplicité du personnage. Repousser ce contrôle technique, ça ne mange pas de pain. Ça calme certains esprits, ça peut toujours faire gagner quelques voix, plus que ça n’en fera perdre (j’imagine que c’est le calcul).
        Sur le fonds, les pétarades sont absolument insupportables. En ville comme en pleine nature, comme nous avons régulièrement à les subir. Dans l’indifférence générale.

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