Paul Jorion, homme de bon conseil

Quelqu’un m’écrit à l’instant :

Bonjour Mr Jorion

La période est interpellante. Nous souhaiterions aider nos enfants qui rentrent ds la vie active comme tout parent. Que faire car […] Si vous faites des consultations, je suis preneuse.
Bien à vous.

J’ai répondu ceci :

Vous me prenez un peu au dépourvu : je ne consulte jusqu’ici que dans un cadre de psychothérapie. Mais pourquoi pas prodiguer du conseil dans un autre domaine que je connais très bien ?
Cordialement.

Pour me contacter, écrivez-moi ici.

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23 réflexions sur « Paul Jorion, homme de bon conseil »

    1. Je viens de le faire dans un mail. Comme je le fais en fait depuis des années. Mais organisons-nous pour passer à la phase industrielle 🙂 avec l’aide de Zoom !

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    2. De l’éducation populaire sur l’organisation d’un collectif? (coopératives etc…; nouvelle comptabilité, nouvelle finance etc…)

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  1. Les gens qui ont connu l’exode durant la dernière guerre ne sont plus de ce monde. Eux savaient qu’il fallait tout abandonner en quelques heures et se trouvaient dans l’obligation de devoir ainsi payer chèrement leur vie.
    Les enfants de ces parents là pourraient comprendre encore le sens d’un tel événement.
    La chose est moins sûre chez les arrières petits enfants comme pour leurs arrières arrières petits enfants.
    Pourtant parmi ces derniers, la génération Thunberg est consciente du danger car elle est sur le pont à la proue de navire les yeux sur l’horizon.
    Ne vous y trompez pas, ce sont eux les sacrifiés.

    1. Plutôt les yeux sur les toctic, mooz et bookface ! Non ? Là ou il n’est point besoin de vocabulaire, d’instruction… d’idées… d’intelligence. Là où on cause consommation. Tout un programme.

  2. @Hervey
    Ma mère, qui a connu l’exode de 1940, est toujours de ce monde (98 ans, quand même).
    Ce qu’il faut aussi retenir de cet épisode, ce qui a été confirmé par de nombreux témoignages, c’est le mauvais accueil de ces réfugiés pourtant français de la part des habitants des régions refuges.

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  3. Je suis partante si c’est sous la forme d’un cercle de paroles. via zoom. C’est surtout le RESPECT de celui qui prend la parole. essentiel non? ET, on ne juge pas. Cela crée un « ensemble » plutôt vertueux me semble t il? On parle de l’époque actuelle, de sa vie, de thèmes que l’on veut en faite….. Je viens de terminer le livre de Gloria Steinem « ma vie sur la route » et j’ai eu envie de faire partie d’un cercle de paroles mais ce que je trouve dans ma région, ce sont des cercles mystico-psychologiques au féminin et ce n’est pas ce que je cherche…De l’éducation populaire sur l’organisation d’un collectif, oui ok.

  4. @ Paul,

    Que me conseillerez-vous comme lecture/ouvrage pour faire comprendre à un jeune homme de 12 ans (dont le cerveau à le fonctionnemment de celui d’un jeune homme de 17 ans) les « tares » du capitalisme ?

    1. Un livre que j’ai acheté et prêté à un jeune de 20 ans : l’argent mode d’emploi écrit par Paul
      Le jeune qui adore la lecture l’a ingurgité en une semaine. Il l’a trouvé globalement assez facile à comprendre. 17 ans, cela devrait passer

    2. Peut-être les vidéos de Bernard Friot! Il a aussi un public jeune. La dernière sur Thinkerflou par exemple.

    3. Le petit livre-testament de John K. Galbraith (1908-2006), Les mensonges de l’économie », dans lequel il faut comprendre « économie » comme discipline intellectuelle, se lit en une heure. Il me paraît un must absolu de la (bonne) culture générale d’aujourd’hui.
      Il y aussi, du même, « L’art d’ignorer les pauvres », un bref article paru en 1985 dans Harper’s Magazine, dont le Monde diplomatique a fait un petit livre en le gonflant de commentaires non nécessaires, et que j’ai donc mis en ligne ici en format PDF: http://condrozbelge.com/wp-content/uploads/2014/07/L%E2%80%99art-d%E2%80%99ignorer-les-pauvres.pdf.

    4. Benjamin,
      Abonnez votre jeune homme à « La Décroissance ». Le résultat que vous recherchez est garanti. Et en plus il se marrera.

    5. Salut Benjamin,

      1/ « Misère de la pensée économique » dans la colonne de gauche,
      2/ « Se débarrasser du capitalisme est une question de survie », pareil, même auteur 😉 et le « Capitalisme à l’agonie »,
      3/ « Histoire des doctrines économiques des physiocrates jusqu’à nos jours », Gide et Rist (conseillé ici aussi) pour remettre le capitalisme à sa juste place, une possibilité – malheureuse – parmi tant d’autres.

      (« L’argent mode d’emploi » n’est sans doute pas le plus accessible (dans certaines parties, dont celle formelle sur la monnaie…) pour un jeune aussi jeune !)

      Bonnes lectures !

  5. Chères toutes, cher tous,
    Je vous dirais que ce zoom existe avec « The Work that Reconnect » et le travail qui relie.
    Rapprochons nous de ce qui existe et fonctionne.
    Paul qui a déjà rencontré Pablo Servigne et les « Effondristes » pourrait en discuté avec lui n’est il pas ?
    En ce qui me concerne, je pense, je suis persuadé que nous avons à faire le deuil (individuel et collectif) d’une société, d’un certain mode de vie, du vol de l’avenir fait à nos enfants et petits enfants.
    La solastalgie serait cette dépression qui sévit pour les personnes ayant grandement conscience de l’effondrement en cours et qui sont épuisés par des dirigeants politiques et économiques qui font comme si de rien était, Buisness as usual.
    Pablo Servigne m’avait interpelé dans cette nécessité de faire le deuil dans ces livres comme dans ces vidéo notamment celle avec François Ruffin.
    Alors c’est que j’ai fait participé à un TQR atelier du Travail Qui Relie ou Work That Reconnect en anglais puisque la technique vient d’outre atlantique de Joanna Macy dont le curriculum vitae est impressionnant.
    https://www.joannamacy.net/
    https://workthatreconnects.org/
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Joanna_Macy
    Les ateliers TQR pour la France, la Belgique, la Suisse
    http://www.ateliersdetravailquirelie.sitew.fr/
    Pendant 5 jours en immersion dans un cadre naturel magnifique du Vercors j’ai vécu des pratiques ou j’ai traversé différentes émotions libératrice.
    Avec ma psychanalyse, la participation au TQR est l’expérience la plus riche qu’il m’est donné de vivre pour toucher le profond de mon être, de me relier et de sortir de cette dépression de fin du monde.
    Je sais que la prescription est toujours questionnée et que les conseilleurs ne sont pas les payeurs comme dit l’adage populaire, il n’empêche que cette expérience qu’il m’a été donné de vivre fût singulière et salvatrice.

    Bien à vous toutes et tous, avec toute ma tendresse humaine, Pierre de la tribu des quel’s art’s.

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    1. Merci ! Je vais regarder de plus près. Je pense que les ateliers de travail qui relie pourraient me plaire.

  6. Bonjour, pour rebondir… pof! sur l’écran souple de Zoom… pof! pof 🙂

    1) Je m’apprête déclencher un rassemblement de contacts autour de Lannion, sur le thème « quoi qu’on fait chacuns et ensembles pour se préparer? »

    2) Pour ce faire, l’intervention d’un déclencheur, une icône qui interpelle : vous, par exemple serait plutôt efficace. Je pense aussi au Yves Cochet. Mais vous proposer de vous déplacer semble bien trop inefficace (pour vous!).

    3) D’où l’idée d’un rendez vous/évènement  »mixte » zoom + rassemblements, à organiser. Comme un match de foot : un caméra par groupe, un porte parole de chaque groupe.

    La fonction principale de votre intervention sur zoom serait d’accompagner le déclenchement d’une dynamique de prise en main, d’investissement local : Un tableau rapide, des questions suivi d’une pause échange de groupe et clos par une retour sur cet échange auprès de la communauté (une forme d’analyse de groupe!?)

    Bref, une sorte de « multi-séminaire » délocalisé mais synchrone dans le temps, pour tirer parti de l’ « NRJ » spéciale qui anime un évènement. Et permettre de communiquer autour.

    4) Pour cela besoin reconstituer une équipe de primo organisateurs avec zoom..

    5) Si cela « prend », cela serait probablement a prolonger périodiquement, une sorte de méta-analyse en réseau… avec vous comme cristallisant, suivi des organisateurs locaux… et suivi de la prise de température du « mouvement. »

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  7. robert man
    Inviter Yves Cochet !?!
    Autant inviter un clown. Un vrai. Et en plus, ce sera moins cher.

        1. olé! votre étiquetage me semble être un peu radical!
          — Ce n’est pas ce que j’ai entendu à travers ses vidéos interviews etc. Il y insiste notamment fortement sur l’importance de la meilleure relation possible avec son entourage proche : voisins, village, ville.. région!? et martèle un slogan sur le thème s’entraider ou périr!
          — ensuite, qu’il ait abandonné l’espoir que la région ou la France y travaille.. ca se comprend!
          ?? est ce le la référence au cheval comme mode de transport qui vous chagrinerai et vous entrainerait a poser cette étiquette ? Ou peut être le connaissez vous mieux que moi? Proche de lui? 🙂

          1. Faut lire en dessous Roberto. J’ai pas bien appuyé où qui fallait.
            Et une remarque pour rire : Ne confondez pas une radio de « djeuns » (NRJ) avec la monnaie de l’Univers ; qui se compte en joules ; avec laquelle on ne peut pas tricher ; comme il est possible de le faire avec nos merdiques monnaies humaines.

  8. Alors ? Roberto. On se planque sous un nouveau pseudo ? 🙂
    Je ne le connais pas mais je sais où il habite ; ce qui, du reste, le rend sympathique : il ne se cache pas comme le font ceux qui savent qu’on peut leur reprocher des bricoles).
    J’y vais fort avec Cochet par souvenir de certains de ses propos. Qui le disqualifiaient à mes yeux ; même si, ma tête s’éparpillant – Merci Maman – je me souviens plus des dits propos. Et puis je lis peut-être un peu trop « La Décroissance », journal qui surveille ses sorties médiatiques.
    Pour les voisins, il a raison. Mais il y a du chemin à faire. Beaucoup de chemin. Partout. A tous les niveaux. Et la tendance n’est pas à l’amélioration, croyez moi : j’habite à la campagne. La devise actuelle c’est : TPMG ! (Tout Pour Ma Gueule).
    Le cheval me va bien mais c’est un sacré travail, dangereux du reste ; les estropiés étaient nombreux, dans le temps. Je serais plus partisan, dans l’économie du futur permettant le futur, de réserver le pétrole à de petits engins agricoles en sachant que charruage et traitements serait interdits, puisque on cultiverait sur sols vivants. Je précise que « l’agritueur » qui plante du maïs à coté de chez moi (et même un rang chez moi cette année ! sans que je puisse rien dire, car DEMETER veille… aux grains) fait 9 à 10 passages de tracteurs (énormes) avant de semer, plus un autre de glyphosate après (pour faire propre), ce qui me permet de dire avec assurance que ce type consomme plus de joules qu’il n’en récolte. Ainsi, il n’est pas producteur ! Il n’est qu’un consommateur, parasite puisque son rendement est négatif ; et ce d’autant plus facilement que le fioul rouge n’est pas taxé – tout comme le kéro ! 😉
    Je pense que dans un monde en paix, décroissant, où l’économie serait une association avec la Nature (et non pas une destruction systématique de la Nature) on pourrait user du pétrole rien que pour une bonne agriculture, où le moteur ne serait qu’un auxiliaire et non pas l’unique moyen imposé. Le pétrole pourrait aussi servir pour les secours, la santé et la recherche (actuellement les seules armées étasuniennes consomment annuellement entre la moitié et la totalité de ce que consomme la France toute entière – Du pétrole perdu pour rien ; source Mathieu Auzanneau).
    Mais bon, je rêve. Le Monde de la croissanse est plus enthousiasmant, même s’il est condamné à se terminer très brutalement, très bientôt… sans héritiers-robots-de-mes deux (je précise pour les scientistes).
    Un géologue vous salut bien

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  9. les Joules qui brassent c’est mieux que les Joules qui extraient ! ( :;) dixit James Prescott Joule himself, un maitre brasseur).
    Qui brassent les âmes et les coeurs (pour « danser encore, » comme dit HK).

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