Veille effondrement #68 – Le Plan A demeure réalisable : le fantasme d’un technophile, par Alexis Toulet

On demandait récemment en manière de plaisanterie, sur un forum de discussions politique étrangère et militaire, et en rappelant le coût pour les Etats-Unis de leurs 20 ans d’occupation de l’Afghanistan : « Que ferais tu si tu gagnais 2000 milliards $ au loto ? »

C’est-à-dire : à quoi ces ressources auraient-elles pu être employées, si elles n’avaient pas été gaspillées dans une équipée néo-coloniale absurde et condamnée d’avance ?

J’ai fait cette réponse :

« Moi c’est très simple.

Je crée des instituts de recherche et des industries, je débauche les meilleurs ingénieurs et scientifiques du monde entier, je corromps, pardon trouve un accord avec les gouvernements pour obtenir toutes les technologies nécessaires et toutes les autorisations, pour un seul projet titanesque étalé sur deux décennies.

==>Créer usines de production de panneaux solaires ultra-légers, moyens massifs de lancement, stations spatiales déployant des kilomètres carrés de panneaux solaires en structures arachnéennes et stations de réception au sol pour fournir à Terre une énergie abondante, non carbonée, entièrement renouvelable et permanente 24 h / 24

Aujourd’hui, pour la France. Et demain le Monde.

Et je sauve ainsi à la fois la biosphère du réchauffement et l’économie mondiale de l’effondrement. »

Fantasme d’un technophile ? Peut-être. Rêverie d’un inquiet de longue date devant l’effondrement qui nous menace ? Assurément.

Reste que ce genre de choses serait possible. Et d’autres encore.

A partir du moment où nous déciderions collectivement de trancher dans le superflu – quand ce n’est pas du nuisible – pour nous consacrer à trouver un chemin pour nous en sortir… nous aurions beaucoup et tant à faire !

(*) J’ai encore ajouté : « Bon bien sûr, je n’oublie pas le costume tiré à quatre épingles, le nœud pap’, le persan à poil blanc et promis je me laisserai pousser la barbe » Mais bon ce n’est pas essentiel, certes…

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28 réflexions sur « Veille effondrement #68 – Le Plan A demeure réalisable : le fantasme d’un technophile, par Alexis Toulet »

  1. Sauf tout le respect que je vous dois vous la jouez petit ! Ce ne sont pas 2000 milliards $ mais 6000 milliards $ qu’auront couté ces guerres colonialistes aux Etats unis ! (canard enchainé)
    A ce prix là vous pouvez vous payer un chinchilla !

    1. Comme disait je ne sais plus trop qui « Un trillion par ci, un trillion par là… ça finit par faire une somme » (en version originale : « A trillion here a trillion there, soon you’re speaking about real money »

      Vous avez raison, 2 trillions c’est le coût estimé des 20 ans de guerre en Afghanistan, pour les seuls Etats-Unis. Il faudrait encore rajouter l’Irak, à tout le moins. Et peut-être arrive-t-on en effet à six de ces trillions par ci trillions par là.

      En 2020, les dépenses militaires mondiales ont atteint les 2 trillions annuels (1) soit 2,3% du PIB mondial. Les principaux grands dépensiers sont d’abord évidemment l’Amérique, et de plus en plus la Chine. Si ce chiffre était ramené à 1,4% du PIB – c’est-à-dire si tout le monde s’alignait sur l’Allemagne – ce serait 800 milliards de dollars dégagés annuellement… de quoi en faire des choses, de la R&D futuriste à l’adaptation raisonnée (des cultures, des digues etc.), pour freiner et adoucir la chute qui se profile !

      Ce n’est pas nécessairement une rêverie irréaliste. Une diplomatie active et coordonnée entre les principales puissances mondiales visant à trouver des « modus vivendi » acceptables sur leurs points de discorde (Mer de Chine, Taiwan, Ukraine, Cachemire…), donc permettant de faire baisser les tensions, pourrait le rendre possible, et la diplomatie est une voie réelle non une imagination. Une entente tripartite Amérique / Chine / Russie ferait déjà l’essentiel. Ajoutez le Japon, l’Inde, les trois compères européens France Grande-Bretagne et Allemagne, peut-être l’Iran et Israël et vous y êtes tout à fait.

      La motivation pourrait être simplement « Bon on a des trucs importants à régler en fait, donc on gèle tout ça et on en reparle dans trente ans, enfin si on ne s’est pas effondrés avant ».

      Bref, la motivation dépendrait… de la prise de conscience. Et c’est là que se situe le problème, naturellement.

      Et bien sûr, il n’y a pas que ce poste de dépenses où des économies très sérieuses seraient possibles. Auguste, le premier empereur romain, faisait déjà des lois contre la consommation somptuaire. Peut-être serait-il temps de reprendre ce chantier. Là aussi, de grandes ressources à dégager.

      (1) https://sipri.org/media/press-release/2021/world-military-spending-rises-almost-2-trillion-2020

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  2. J’ai trop envie de réaliser le plan A

    Personnellement j’aurai mis 50% du budget sur la recherche pour la fusion nucléaire contrôlée.
    C’est un domaine où il y a des dizaines de méthodes différentes à explorer et plutôt super-prometteur.
    Cependant que le RC n’est qu’un aspect du problème de l’extinction, et qu’il y a aussi le gros gros pb de la biodiversité, de la mort des sols, de la pollution des eaux, des nanoparticules etc.

    Donc après réflexion je modifie ma répartition :
    – 33% du budget pour des panneaux solaires en orbite et sur Terre
    – 33% pour la recherche en fusion nucléaire – à moduler en fonction des percées scientifiques…
    – 33% à partager dans l’éducation, le lobbying écolo, les aides pour remettre des haies et des arbres dans les champs, pour une agriculture bio et durable, pour la dépollution de l’eau etc.

    Oui, il reste 1% – 20 milliards quand même –
    Bon, quelqu’un a dit une fois, et même plusieurs fois, et même que c’était Paul Jorion lui-même : « Le diable est dans les détails »
    Donc 1% du budget pour payer des gens de confiance à veiller par tous les moyens aux détails (cela suffira-t-il ?)

    A que c’est bon de faire des plans de maître du monde !!! 🙂
    Reste encore à gagner au loto.

    Mais qui sait ? une découverte scientifique/technologique pourra peut-être nous sortir de l’ornière ?

  3. A, B ou C ?
    J’ai déjà fait un commentaire nuançant en A’.

    Pourquoi m‘est il impossible de me projeter dans une des voies dont vous parlez ?
    Je suppose que c’est par Essence. J’interroge mon être et je constate qu’aucun mouvement vitalisant ne me parcourt en y songeant, cela me demande un effort, mais plus instinctivement, je m’inscris dans une autre voie. Une voie où l’homme poursuit son périple ici bas, abandonnant ces rêves de puissance et de gloire, plongeant tout entier dans un travail de proximité, décroissant à vitesse grand V.
    Ceci n’est peut être pas une projection viable pour sauver 7 milliards d‘humain. Mais qui peut l’exclure assurément ? Qui sait qui survivra ?
    La technologie ne m’enthousiasme pas, un futur voyage dans l’espace m’indiffère, je me résous à croire que l’homme peut faire face avec force et abnégation, et mourir sera certes fatale comme dans tout autre scénario, mais ce n’est pas une issue si inquiétante. L’effondrement est là, je ne lui tourne pas le dos, il me remplit même d’énergie, de joie, et d’envies. Je me libère des entraves rencontrées dans nos rapports humains si formatés et souvent stériles unis dans des projets chimériques. L’intelligence de l’ambitieux libéral me procure un profond dégoût. Je me sens fais d’un autre bois, d’une autre texture, moins matérialiste, plus spirituelle, plus humaine. Fonder un avenir du genre humain sur le développement de nouvelles technologies, c’est aussi oublié qu’elles nous aliènent à des travaux harassants et insensés. Si la vie a un sens nous devons nous résoudre à y répondre sincèrement.
    Résigné ? Passif ? Pas le moins du monde, je joue mes cartes à fond, celles de l’amour et de la liberté !

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  4. A propos de barbe, vous avez remarqué comme elle redevient à la mode chez les politiques (la surprise de rentrée de J.M. Blanquer 😉 ).
    Mais je ne sais pas si on peut donner un sens historico-anthropologique à ces alternances de modes.

  5. Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des partis politiques français, ont formé des gouvernements. Ces gouvernements, alléguant la défaite de l’intérêt général, s’est mis en rapport avec le néo-libéralisme pour cesser le combat.
    Certes, nous avons été, nous sommes submergés par la force médiatique, audiovisuelle et digitale de l’ennemi.
    Infiniment plus que leur nombre, ce sont les slogans, les idées toute faites, les Think tank des néo-libéraux qui nous font reculer. Ce sont les slogans, les idées toute faites, les Think tank des néo-libéraux qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui.
    Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !
    Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.
    (…)
    Cette guerre n’est pas limitée au territoire de notre malheureux pays. Cette guerre n’est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd’hui par la force idéologique, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force idéologique supérieure. Le destin du monde est là.
    Moi, général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les chercheurs et les savants français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs ordinateurs ou sans leurs ordinateurs, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialisés des industries durables qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi.
    Quoi qu’il arrive, la Flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas. Demain, comme aujourd’hui, je parlerai à la radio de Londres. »

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  6. Vu le prix du kg en orbite, « arachnéen » n’est pas de trop.
    La seule techno qui tient à peu près la route en légèreté est le CGIS (Cadmium Gallium Indium Selenide, un des champions en France est Daniel Lincot de L’ESPCI, brillant électrohcimiste), Indium et Cadmium étant rares, toxiques, mais très mince dans le cas d’espèce.

    Le transfert d’énergie au sol reste un casse-tête. Les micro-ondes avec un rendement bout à bout genre 10% ? (on parle de géostationnaire donc on part de 36 000 km , non ?)
    Quand à une liaison filaire avec un satellite, il est notoire qu’elle croule sous son propre poids.
    Peut-être que des structures flottantes à 20 km d’altitude suffirait à faire le gros du job (avec les 1000 permiers milliards sans doute ?)

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    1. Désolé TIMIOTA , il y a erreur :
      La technologie de panneaux souples légers c’est CIGS ( et pas CGIS ) pour Cupper Indium Gallium Selenide, il n’y a pas de de Cadmium … et les Chinois sont une fois de plus les Champions (soupir !), sont capable de produire 10000 pièces par mois juste dans cette usine, qui par ailleurs ne fait pas que ça. Je ne sais pas combien d’usines de ce type produisent en Chine, mais le CIGS est aussi fabriqué en Inde et aux USA…

      https://www.alibaba.com/product-detail/90w-250w-275W-High-Quality-rollable_60634545182.html?spm=a2700.7724857.normal_offer.d_image.521662f6sTYXdY

      Pour la transmission d’énergie sans fil, le laser associé à un photovoltaïque spécifique avoisine déja 70 % de rendement :

      https://www.revolution-energetique.com/record-du-monde-battu-celui-du-rendement-de-conversion-de-la-lumiere-en-electricite/

        1. Désolé, mea culpa maxima j’ai écrit ça de mon smartphone entre deux transports, et le Cuivre est tellement peu associé aux concepts/matériaux semi-conducteurs que je l’ai zappé.
          En effet, pas de Cadmium dans CIGS, c’est le souvenir des boites quantiques CdSe (de belles petites choses utiles) qui m’a turlupiné.

          Pour le photovoltaique, la conversion monochromatique près du gap (le gap du GaAs plutôt que celui du Si…) peut en effet être bonne,
          mais il faut compter avec l’énergie de conversion du laser émetteur (le DoE avait un target à 80%; mettons 70%.
          Qui sera en série avec les pertes du « premier PV », celui qui alimente le satellite.
          Donc on est vers 0,7^3 = 0,35 comme optimum optimorum.

          Mais il y a les pertes de l’atmosphère (et si réception finale sur un ballon à 5000 m il restera 5 km de câble vers le sol), et la focalisation.

          Un laser de puissance n’est (hélas) pas « limité par la diffraction ». Si il l’était, une ouverture de 1m pour une longeur d’onde de 1 µm fournirait une divergence de 1 µrad, soit 1 mm/km, donc 36 m pour 36 000 km de distance.
          Il faudrait plutôt compter sur 200×200 m au sol pour recevoir correctement, avec une puissance disons associée à 1000 km² en orbite (faut pas hésiter là haut).
          Soit 1,3 10^9 kW (1,3 kW/m² sur 1000 x10^6 m²) avec un rendement de 0,1 bout à bout, on est vers 10^11 W, soit 100 GW. Pas mal.
          Après, faudrait pas que les avions passent dans le faisceau, ni les notonectes sans doute…

  7. Bonjour Mr Toulet,

    Décidément les sujets de discussion ne sont pas plus relevés dans les forums spécialisés en politique étrangère,
    Qu’au zinc du premier bar-tabac-pmu du coin…
    Pour conduire à ce genre d’exercice dialectique  » Tu ferais quoi toi, si tu gagnais le gros lot, au loto »?

    Ce qui change?
    Peut-être la taille des égos des interlocuteurs,
    A moins que ce ne soit le montant de leur retraite…
    Mais surtout le prix de leurs fantasmes…
    Et un incommensurable manque d’imagination!
    Pas moins 2000 Milliards pour sauver la planète selon celui-ci!
    Non! 6000 Milliards selon un autre!
    Les solutions? C’est à pleurer! du jamais vu!
    Créer des instituts de recherche, des usines,
    Rassembler la fine fleur des scientifiques, des chercheurs,
    Pour un unique projet titanesque :
    Aller chercher bien plus loin et surtout pour beaucoup plus cher,
    Ce qui se trouve à portée de main de chacun gratuitement.
    Produire encore plus, et surtout d’une façon encore plus centralisée…
    Mais soi-disant, tellement plus vertueuse…
    Et tout cela dans quel but? Pouvoir consommer encore plus.
    Hélas, pauvres de nous! Les sommes sont déjà parties en fumée dans nos guerres…
    Allez patron, remettez nous en un p’tit avant de la fin du monde!

    Et vous voudriez qu’on tranche collectivement dans le superflu, dans le nuisible?
    Tranchez donc tout seul dans ce que vous voudrez,
    Et cette image posée par vous seul* au bas de votre discours,
    Et qui vous fascine tant, sera tout à fait la vôtre.

    o Je pense que nos enfants sauront bien mieux trancher que nous, décidément…
    Humainement fraternel quand-même.
    Eric.

    * Oui je sais, c’était une plaisanterie, comme tout le reste…
    Mais, chassons le naturel…Et le Capitalisme revient au galop (yc par la gauche!)…

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  8. Il est fort pénible d’envisager la fin de l’humanité. Mais, je crains qu’il faille en faire notre deuil.
    Je crois que toutes ces spéculations technologiques ne soient qu’une manifestation due la première étape du deuil: le déni. (Cf Jean Marc JANCOVICI; il n’y a aucune solution technologique valable pour pallier à la crise énergétique qui s’annonce).

    1. Oui mais comme on ne « rembobine » pas notre histoire technologique vers le passé, même si on voulait (une irreversibilité « dure »),
      la question devient « quelle domptage de l’évolution technologique ».
      Et c’est là qu’une nouvelle question des « communs » s’ouvre.
      Il existe des modes de savoir et des domaines techniques qui sont assez transparents sur ce qu’il font et pourquoi ils le font,
      indépendamment de leur vertu carbonique ou pas : le transport aérien civil, les semi-conducteurs et pas petite provoc’ je vais rajouter une sorte spéciale de réacteur nucléaire, ceux des sous-marins et autres portes-avions de la marine US, en raison de l’opiniâtreté d’un certain général/amiral américain Rickover (https://fr.wikipedia.org/wiki/Hyman_Rickover, y ‘ pas que Hyman Minsky :; ) à ce que leur conception soit « béton de chez béton ». Avec un résultat 0 accident (très différent du résultat de l’armada russe).

      Le point commun à tout ça n’est donc pas la vertu décarbonante, mais l’accidentologie asymptotiquement nulle (pour les semi-con, il n’y a plus de défauts que dans le software et quasiment pas dans le hardware, et c’est une autre paire de manche que de maitriser le software pour un vrai « zéro défaut », même pour les applications les plus critiques, des failles hénaurmes sont mises à jour, un marché des failles « pas trop hénaurmes » existe quand même, et les militaires US connaissant l’existence de certaines limites au cryptages mainstream (les fonctions elliptiques…) ont apprécié qu’une forme ou une autre de backdoor existe, comme si Airbus laissait un transpondeur prendre le contrôle sur une fréquence « spécial Pentagone » .

      Cette accidentologie quasi nulle est un signe systémique de la capacité d’échange d’information au sein d’un sous-ensemble technologique et de sa pilotabilité future, avec une existence technique propre assez peu biaisée par les lobbys (pas de scandale du Mediator sauf dans le cas limite du 737 MAX qu’on peut justement identifier comme un cas singulier de rupture des bonnes pratiques du « retex », l’exception qui confirme la règle puisque Boeing et la FAA avaient adopté une excessive consanguinité, qui n’a pas tardé à se payer très cher, l’origine de l’affaire étant le monopole US en aéronautique une fois que McDonnell Douglas fut racheté par Boeing, vers 1997).

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      1. Au sujet de Hyman Rickover, j’avais traduit il y a quelques années un discours qu’il prononça en 1957 au sujet des limites et perspectives du pétrole et des autres énergies carbonées.

        A l’époque, on n’était pas encore conscient du réchauffement, et l’amiral ne parle que des limites de ces ressources énergétiques, mais le discours reste à mon sens historique – quinze ans avant le fameux rapport Meadows de 1972 – et la réflexion de très haute volée : http://www.noeud-gordien.fr/index.php?post/2015/11/12/Crise-des-ressources-energetiques-On-le-savait-deja-il-y-a-60-ans

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        1. Salut Alexis

          Merci à toi et Timiota de m’avoir fait découvrir ce drolatique personnage d’Hyman Rickover. j’ai lu le texte de 1957 que tu as traduit de lui et sa fiche wiki.

          Une excellente synthèse, même presque assez extraordinaire d’anticipation et de lucidité de ce qui se passera et devrait être traité déjà par les gouvernants en 1957, sauf sur le plan climatique a priori absent du discours.

          Un gars qui avaient l’oreille de plusieurs POTUS. Pourtant rien n’a changé. Rien.

          En étant le principal artisan de l’Armée US, la plus dispendieuse de l’Histoire de l’Humanité, au service de la Nation la plus Consommatrice de l’Histoire, et du système le plus Exploiteur de l’Histoire, ce qui fait que le type est assez paradoxal. Un peu comme si Jésus avait servi dans la Wehrmacht toute proportion gardée.

  9. Et pour finir, ce type de conditions d’existence d’un système technique est le seul, pas sa pilotabilité, qu’on peut admettre dans le plan A ou A’ (peu importe), il vaudra les 2000 milliards de $ qu’on y injectera.

    1. Bon. Vous avez, « quoi qu’il en coûte », toute l’énergie que vous voulez, garantie zéro carbone. Vous en faites quoi, au juste? Vous continuez à raser l’Amazonie (il en reste un peu) avec votre bulldozer labellisé?

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      1. Renoncer à raser l’Amazonie c’est pour renoncer à l’overdose planétaire de bifteck et pâte à tartiner.
        Mais vous posez implicitement une bonne question. Quel est le besoin juste/ soutenable en energie… Au niveau global ça ferait PIB/4 à structure énergie primaire constante, Rapport équation de Kaya et donc niveau année 80 (de mémoire dans une vidéo de Jancovici) (avec 3 Mds d’humains en plus….). Et par humain ça fait quoi ?
        Cf besoin alimentaire et autres vitaux.
        Quand on a réduit les pertes énergétiques, viré les SUV, le consumérisme du tout jetable et un poil de sobriété pour commencer…

  10. La meilleure des sources d’énergie c’est celle qu’on utilise pas ! Avant de chercher à envoyer des pnnaeaux solaire dans l’espace il faut se demander de se qu’on a pas besoin et puis aussi en finir avec la capitalisme. Donc moi j’utiliserai plutôt ces milliers de milliard de dollars pour faire la guerre au capitalisme de manière intelligente.

  11. Quelle énergie !?

    La Terre est pourtant bel et bien à l’abri de tant de pénuries…
    Stupides humains perdant leur salive en perpétuelles jérémiades !
    A la fois si nombreux et pourtant si seuls, si craintifs, si impuissants.
    Ainsi la pensée que le sort pût leurs être plus cruel encore, jamais ne les étreint.
    L’imagination pourtant, ne leur fit jamais défaut pour dépeindre l’avenir,
    Et faire trembler leurs semblables devant leurs cauchemars sur grands écrans…
    Précipitant notre astre tantôt dans vers un éternel et mortel Hiver,
    Tantôt vers une fatale plongée au coeur du brûlant brasier originel!
    Et quel brasier! Pensez donc! Un et demi? Non bien pire!
    Ce sont trois degrés supplémentaires, au moins, qu’on nous promet en moyenne!
    Mais enfin Messieurs, que nous vaudrait donc cette clémence de la nature,
    Alors même que nous serions, dans l’advenue de cette catastrophe annoncée,
    Tous honteusement coupables de négligence persistante et de déni ?
    Car malgré l’incroyance de tous, n’y aurait il donc pour nous pire péché,
    Pour déchaîner d’on ne sait qui, d’on ne sait quoi, d’on ne sait où,
    Cette même divine colère que nous craignions tant de nos anciens maîtres?
    Le temps n’est plus à relire nos anciennes sagesses, et l’avenir le vaut bien!
    Mais aujourd’hui, rien, personne, nulle part, pour nous guider vers demain.
    Aucune science, aucun dieu, que la foi en nous-même.
    Et tous nos semblables pour y croire avec nous.
    Mais restons aveugles encore un peu, les yeux embrumés d’hier.
    Bientôt sécheront nos larmes au soleil, puis nos os,
    Coupables seulement de n’avoir su apprivoiser une nature amie,
    Dont l’énergie, toujours dispensée en suffisance,
    Parvient même à s’accroître naturellement,
    Quand nous sommes plus nombreux!
    Il nous suffira comme d’habitude de détourner à notre service,
    Cette énergie inépuisable à l’échelle de l’homme,
    Avant qu’elle ne nous détruise.

    Ah! Il nous faudra aussi réapprendre l’humanisme, pour y parvenir pacifiquement.
    Eric.

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  12. Quand on confond rifkinien et optimiste… Votre « solution », je la trouve toute aussi terrifiante que les promesses du réchauffement climatique. Pour rappel, ce qui est en train d’annihiler la biosphère, ce sont la disparition des zones de vie et la sur-exploitation des ressources. Pire qu’un miroir aux alouettes, vous nous promettez une autre forme de destruction à moyen terme.. Sans parler de la faisabilité du projet, qui n’est pas de ce monde.

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