46 réflexions sur « Vidéo – L’Intelligence Artificielle existe-t-elle ? »

  1. Je comprends que les humains, lorsqu’ils sont un minimum sensible à la justice et qu’ils n’agissent pas uniquement selon leur intérêt bien compris d’homo œconomicus, se posent, en permanence implicitement ou explicitement, la question du premier entre la poule et l’œuf ; donc qu’ils essayent de démêler les causes des effets et que même s’ils n’en trouvent pas de réponses compètes et définitives, de telles interrogations contribuent à écarter leur comportement du chemin de la continuation voire de l’aggravation des erreurs et travers de leur société.

    De l’autre côté, lorsqu’une machine (une algo si l’on préfère) s’instruit à partir des données produites par le fonctionnement de la société (du moins les indicateurs qu’il a été possible de consigner) peu lui chaut, à ce jour, de savoir ou même de se demander pourquoi les choses sont comme elles sont ? En résolvant donc uniquement la question du processus, les machines actuelles (ou même des humains agissant machinalement par ignorance, par paresse ou plus pernicieusement par calcul) prennent à coup sûr le chemin de la continuation voire de l’aggravation des travers de la société qui a produit les données d’entrée.

    Dès lors, l’avènement de l’intelligence artificielle correspondrait-il au moment où la machine sera en mesure de s’autosaisir de recherches visant à distinguer la cause de l’effet ; qu’elle sera programmée pour boucler sur cette saisine sous la contrainte permanente d’un attracteur que serait la justice – partie intégrante de son apprentissage – sans oublier de prévoir qu’elle puisse fonctionner en tirant partie des réponses imparfaites (perfectibles) à cette question de cause et de l’effet dans une perspective de justice ?

    Pourra-t-on dire alors qu’une telle machine sachant calculer est de surcroit intelligente parce dotée d’une conscience et qu’elle possède même un libre arbitre ?

    1. Je pense que dans le cadre courant (appelé à évoluer néanmoins), si l’IA intègre « de la causalité », ce sera la causalité que les économistes orthodoxes
      appellent « Granger causality », parce que c’est le dénommé Granger qui en a proposé la mise en place :
      Il s’agissait de trancher entre poule et oeuf dans l’économie (dette => inflation ? ou l’inverse ?).
      Il y a donc une analyse temporelle qui conduit à dire que si les fluctuations de B surviennent après celle de A mais corrélativement, alors il est plausible/probable/nobélisable que A cause B.
      C’est superficiel, mais ça permet de faire bosser les étudiants sur des stats (allez coco, passe le fichier excel des résultats du Danemark dans la moulinette Granger, pour le chapitre 3 de ta thèse).

      N’oublions pas, à l’inverse, que la force d’avoir à faire à des données foisonnantes, c’est la possibilité de croiser beaucoup d’hypothèses et de ne se prononcer qu’une fois qu’un faisceau d’indice suffisant est réuni, en ne posant pas la question de la causalité en tant que telle, mais plutôt en schématisant beaucoup celle de la corrélation la plus probable.

      1. Il me semble également possible d’intégrer une recherche de causalité non pas par des méthodes statistiques mais en déployant véritablement un raisonnement dans toutes ses nuances (analytique, dialectique et rhétorique). Mais peut-être suis-je en train de redécouvrir la roue déjà inventé dans «ANELLA »

        Nous utilisons actuellement l’immense capacité de calcul des machines pour implémenter principalement des techniques statistiques ou pour simuler de la logique booléenne (avec une profondeur d’itération limitée en dépit des capacités de nos machines). Nous démontrons l’efficacité des ‘aptitudes calculatoires’ ainsi constituées en les faisant jouer aux échecs ou au jeu de Go contre des champions ou contre elles-mêmes.

        Pourrons-nous, demain, utiliser cette capacité grandissante de calcul et d’apprentissage pour concevoir des machines raisonnantes capables de l’emporter sur des humains dans un affrontement discursif argumenté ?

        Au final, pour que les machines deviennent intelligentes, pour que leur décisions nous paraissent justes parce que fondées notamment sur nos vérités humaines, ne leur faudrait-il pas comprendre « comment [notre] vérité et [notre] réalité furent inventées » ?

  2. Très très intéressant ! J’ai écouté 2 fois cette vidéo et, à chaque fois, je suis obligé de penser à Emile Durkheim dans son ouvrage « les règles de la méthode sociologique » surtout aux alentours de 16′ . Serait-il possible que l’intelligence artificielle soit une forme de sociologie avancée ? D’ailleurs M. Jorion ne cite il pas l’intervention d’une sociologue ?Quand M. Jorion dit: Quand M. Jorion dit:  » La machine voit les choses telles qu’elles sont » n’est ce pas là un concept fondateur de la sociologie de Durkheim? A vrai dire je ne sais plus !

    1. Pour aller plus loin dans ma réflexion je me demande s’il n’y aurait pas intérêt à analyser l’IA sous la loupe des « Science and Technologie Studies » autrement dit les STS ?

  3. Si la conclusion « n’est pas très claire » , la démonstration l’est .

    Sur le poids initial des données dans ce qui pourra être « lu » dans le rendu final et leur interrogation possible , je suis tout à fait convaincu .

    Je m’étais aperçu de ça en travaillant sur un SIG assez costaud en 1987 avec une SSII lyonnaise , où j’étais comme donneur d’ordre , un peu dans le rôle du banquier et simultanément de l’interprète que vous évoquez dans vos exemples . C’était un boulot pour le compte du Conseil général de la Loire ( du temps de Neuwirth ) et je me souviens que les premiers test d’interrogation de notre base donnait des infos que je ne pouvais croire .
    Après pas mal de journées pénibles pour comprendre ces  » aberrations » , on avait pu trouver trois types d’explication :

    – les donnés ne sont pas assez nombreuses ou uniformément disponibles
    – elles étaient fausses d’origine , ou de saisie , ou obsolètes car pas mises suffisamment vite à jour ( gros problème des SIG la date de fraicheur des données et les mises à jour )
    – la bécane avait raison et nous renvoyait une réalité insoupçonnée , et rien que pour ça on n’avait pas placé l’argent des contribuables en vain .

    PS : bientôt un exposé sur l’IA globale ?

  4. Bonjour,
    J’ai beaucoup aimé votre video et en particulier les deux exemples sur la voiture autonome et la carte de credit Apple.
    J’écris régulièrement des articles en anglais sur le futur de la mobilité sur Linkedin (et bientôt sur Substack).
    Je pense que je pourrais faire un bon article sur ce sujet de l’AI et de la mobilité, en reprenant vos propos et en vous citant largement.
    Si vous m’y autorisez, je ferai un draft que nous pourrions revoir ensemble. Je m’engage à ne le publier qu’après votre accord définitif.
    Merci par avance pour votre considération.
    Bruno

      1. Ok super! Merci Paul. Je vous recontacte dans 2-3 semaines des que j’aurai rédigé une première version. Bonne soirée!

  5. J’ignore pourquoi mais en écoutant Paul Jorion, m’est venu à l’esprit le nom d’Edward Bernays.

    On peut lire dans Wikipédia qu’il est le père de la propagande moderne et neveu de Sigmund Freud Il était était un publicitaire, journaliste, auteur et psychologue austro-américain. Il s’était beaucoup inspiré des travaux de son oncle pour construire ses techniques de propagande. Sa vie a basculé après avoir écouté une critique de l’histoire des Avariés de l’auteur français Eugène Brieux. (

    ( NB Les Avariés pièce de théâtre puis roman dont le sujet est la syphilis. )

    1 / Je ne sais pas ce qui dans cette pièce a bien pu inspirer une intuition à Bernays.
    2 / Était-il fatal que ce fut le neveu de Freud qui ait cette inspiration. Tout connaisseur – bon ou partiel -de l’œuvre de SF eût-il suffit ?

    3 / autres questions ?

    Suis-je loin de l’IA ou bien m’en suis-je approché-je par inadvertance ?

    1. @ Régis Pasquet.

      Dans votre commentaire vous évoquez la personne de d’Edwards Bernays et vous vous interrogez de savoir si cette évocation a sa place dans les commentaires sur la vidéo relative à l’IA.

      Je n’ai pas les connaissances pour vous répondre si cette évocation est une digression, mais je trouve que toutes les digressions font partie de la richesse de ce blog. Merci donc pour votre commentaire.

      Quand au personnage il aurait pu aussi avoir sa place dans les commentaires qui ont suivi une précédente et émouvante vidéo de notre hôte au sujet du 11 septembre 1973 au Chili.

      En effet, cet individu, neveu de Freud, champion de la propagande et de la publicité « moderne » a mis tout son talent au service de son pays (les USA) colonisateur et des multinationales qui exploitaient les pays colonisés (United Fruit).

      Ainsi en 1954 il a contribué au renversement d’un pouvoir, démocratiquement élu au Guatemala, par la CIA, les politiciens de Washington, et la compagnie fruitière. Avant le Chili, cet épisode honteux de l’histoire des USA était un peu tombé dans les oubliettes, mais revient aujourd’hui dans l’actualité avec la parution récente du roman historique de l’écrivain péruvien Mario Vargas LLosa « Temps Sauvages ».

      1. Merci.
        Mais le mystère demeure car j’ignore toujours ce qui dans les propos de Paul m’a poussé à lier IA et E Bernays. Et peut-être aussi Freud. Je sais toutefois que je me suis aventuré hors de ma zone proximale et que cela m’intéresse.

  6. Bonsoir Paul,
    Bonsoir à tous,

    Et merci pour cette vidéo très utile.

    Concernant l’absence de définition politique de l’éthique, le meilleur exemple étant le livre blanc européen :

    https://ec.europa.eu/info/sites/default/files/commission-white-paper-artificial-intelligence-feb2020_fr.pdf

    Soit 9 occurences avec le mot éthique en 30 pages, et malgré cela, il n’en ressort aucune définition cohérente à la clé :

    1 – p. 1 – « implications humaines et éthiques de l’IA »

    2 – p. 3, 8, 10 – « lignes directrices en matière d’éthique »

    3 – p. 10 – « promotion d’une utilisation éthique de l’IA »

    4 – p. 10 – « élaboration des principes éthiques de l’OCDE sur l’IA »

    5 – p. 12 – « éthique des données »

    6 – p. 12 – « label éthique en matière de données »

    7 – p. 24 – « IA digne de confiance, éthique et axée sur le facteur humain »

    8 – p. 29 – « IA […] éthique, durable, axée sur le facteur humain et respectueuse des valeurs et droits fondamentaux »

    9 – p. 30 – « développement et […] adoption d’une IA éthique et digne de confiance dans tous les secteurs économiques de l’UE »

    Voilà. Autrement dit, une fois que l’on a lu tout ça, eh ! bien on est pas plus avancé…

    Ou quand des pseudo-experts soi-disant « de haut niveau » prennent radicalement le problème à l’envers, ce que Paul évoque succintement en conclusion de sa vidéo, une IA ayant besoin de la garantie des 7 attributs de la qualité des données qui lui sont offertes à chaque instant, à savoir :

    a – la complétude (évoquée ici par Paul via ses exemples)

    b – la consistance (l’historique des données)

    c – l’opportunité (le « temps réel » plutôt pseudo d’ailleurs que réel)

    d – la précision (comme son nom l’indique)

    e – la validité (des données conformes aux règles)

    f – l’accessibilité (des données compréhensibles)

    g – l’intégrité (au sens de traçabilité et d’authenticité)

    Pour moi, si ces 7 conditions son réunies, et si l’IA est correctement développée selon un procédé à la fois mathématique et informatique bien spécifique, alors cette IA sera de toute évidence LE systémicien de demain !

    Amitiés,

    Philippe

    1. « alors cette IA sera de toute évidence LE systémicien de demain ! »

      Tu pourras alors prendre une retraite bien mérité Philippe.

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      1. Une retraite par capitalisation alors , car personne apparemment n’a de salarié systémicien selon ce que rapporte Philippe Soubeyrand ;

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    2. Une définition politique de l’Ethique? Puis-je tenter?

      L’éthique est à la morale religieuse ce que la plateforme écologique est à la décharge d’ordure ménagère.
      On peut y entreposer impunément, à condition de badger, à peu près n’importe quoi!
      Les pires déviances, mais de préférence d’origines laïques,
      Comme les déchets industriels les plus mortifères.
      Pas bien étonnant qu’une intelligence même artificielle ne parvienne à saisir, comme vous ,
      Toute la finesse de l’hypocrisie humaine, si entrainée à qualifier plutôt qu’à définir.
      Puis à étiqueter, classer, collectionner les idiomes ronflants ou à la mode,
      Comme des bijou de bien-pensance en toc,
      A exhiber sans craindre des gogos admiratifs,
      Qu’ils n’y voit que misérables colifichets.

      Utiliser des mots, ne suffit pas à s’entendre, ni à se comprendre,
      Il faut peut-être s’entendre pour n’utiliser que ceux qui ont le même sens pour tous,
      Pour s’entendre enfin à donner un sens commun à ceux qui n’en ont pas encore.
      Ainsi, le mot Humanisme…
      Eric.

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  7. Et si « l’avocat du diable » – d’une « réalité augmentée »(du genre « retour vers le futur », d’un univers parallèle… – questionnait votre perception, la plus « rationnelle », « logique »… comme la plus « sensible », émotionnelle… de ce que vous « ressentez »… et de ce que vous avez l’impression de vivre réellement (au sens du vécu des inégalités scolaires, territoriales, de « destin »… contraire à celui sens, repère, de « ressentis » additionnés, instrumentalisés durant la campagne électorale française, et très usités actuellement pour faire rêver sur un « gain pouvoir d’achat » ou hausse des salaires, pour « acheter la paix sociale » et « sociétale » quoi…) comme mesure efficiente imparfaite/parfaite/perfectible de votre intelligence mise en « compétitivité » avec « l’intelligence collective » (QI, QE, les deux additionnés, amalgamés, etc…?) et de ce que les « progrès » technologiques, numériques, etc, ont su permettre de vous « améliorer », « augmenter », individuellement, par rapport à ce que « l’imaginaire collectif » espère avoir acquis… comme capacité de tellement artificialiser « l’intelligence naturelle » au travers d’algo, « d’assistance digitalisée »… que vous ne sachiez plus trouver votre part de responsabilité dans la misère structurelle et conjoncturelle du monde, les guerres commerciales, monétaires, de « civilisation », et autres crises du capitalisme néolibérale… et les causes et conséquences « sans équivoques » de l’activité de l’espèce humaine, sur l’amplification du dérèglement climatique, de la perte de la biodiversité, des crises sanitaires issues de zoonoses, et des crises de réfugié.e.s qui refoulé.e.s… exacerbent soit disant les tensions géopolitiques et l’instabilité des équilibres mondiaux (et identitaires) dans un contexte de croissance démographique confronté à la raréfaction des ressources… ne seriez pas tentés de poser la question ainsi : est-ce qu’à force « d’artificialiser » la perception des capacités de l’intelligence de l’espèce humaine… en la réduisant à des équations, chiffres, « numéros »… statistiques, « DICTATURES des émotions » sondées, trop « simplistes », caricaturaux-ales… à la limite vulgaires… cette même espèce humaine et « l’avatar » de ses « représentativités » ne risquent t-elle-ils pas d’ouvrir la boite de Pandore (ou de faire renter le serpent dans le « Paradis ») au pire scénario d’être confronté à la « singularité » de l’émergence de l’existence d’une « intelligence artificielle » (et de ses programmeurs) qui n’aura (n’auront) pas trop à se creuser la tête pour rester tellement incomprise(is) mais pertinente(ts), qu’à la perception réelle, « ressenti » des premiers signes forts d’effondrement systémiques, la « tentation » de se prendre pour dieu(x), pourrait finir par vous faire vous culpabiliser et condamner, d’avoir fourni des mauvaises données, d’avoir menti, d’avoir eu des mauvaises intentions à son(leur) égard…?

    Dit autrement… est-ce qu’à force « d’artificialiser » « l’intelligence », des futures générations (l’éducation nationale des « États providences » étant visée – la génération de 2010 en faisant les frais), dont certaines descendances (celles pour qui 6 générations ne suffisent plus à espérer de gravir « l’escalier social » effondré dans les pays riches – imaginez alors ce qu’il en est dans les pays pauvres), n’ont de confiance en la science, et sont invitées à se servir même de la dénonciation du « scientisme » économique, des doutes, incertitudes sanitaires pour, participer à accélérer les effondrements… est-ce qu’à force « ‘artificialiser » leur et notre intelligence et « bas instincts » (passe sanitaire, etc) avec des gadgets sécuritaires, et « assistances sans contreparties » de « l’élite », « gadgets »… dont le phénomène de mode, disons la vision court-termiste/électoraliste des « temps de cerveaux disponibles »… » finira toujours par les juger des moins « inutiles », du moins de moins en moins incontournables… au moment précédent celui, que cette erreur de jugement aura été une causalité conséquente… alors qu’il sera trop tard… l’existence de « l’intelligence artificielle » aura « l’envie » d’être prouvée, ou aura « besoin » d’être trouvée comme la « Salvation »…?

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  8. L’IA, les données et la carte Appel pour déterminer que des femmes dépenses plus de manière plus compulsive que des hommes ?

    « c’est juste les faits »

    J’étais plié de rire ! 😀

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    1. La prévalence du trouble en population générale varie en fonction des pays et est estimé autour de 5% en France. On retrouve les achats compulsifs principalement chez les femmes (80 à 95 % des acheteurs compulsifs selon les études), le plus souvent mariées, vivant dans les pays à fort développement économique. L’âge moyen de début de la maladie se situe entre 17 et 30 ans selon les travaux.
      https://sos-addictions.org/les-addictions/les-addictions-theme-par-theme/les-achats-compulsifs

  9. @ Paul,

    De mon expérience professionnelle (dès 1998), je suis d’accord avec le fait qu’il y a une erreur de sémantique derrière l’utilisation du terme « intelligence artificielle » : ce terme est utilisé à tort dès lors que nous nous trouvons face à de nouvelles fonctionnalités de l’informatique dans le domaine de la prédiction, de la prévision, de l’aide à la prise décision, … pour lesquelles un nom plus « marketing » n’a pas encore aidé donnée (comme par exemple : le décisionnel dans les année 90, la BI dans les années 2000 ou les Big Data dans les années 2010, …).

    Par ailleurs, vous soulevez en creux deux points qui sont cruciaux :

    1 – La qualité des données (QDD) qui – et nous avons tendance à l’oublier très souvent – est relative :
    1.a – A la réalité décrite par les données (si cette réalité est imparfaite, les données décriront donc une situation imparfaite)
    1.b – Au cas d’usage exploitant les dites données : à savoir qu’une donnée peut-être totalement adaptée (i.e. de qualité) pour un cas d’usage A et devenir, soudainement inadaptée (i.e. de non qualité) pour un cas d’usage B… La donnée universelle qui pourrait répondre parfaitement à tous les cas d’usages n’existe pas.

    J’ai toujours en tête une phrase qu’utilisait feu mon professeur d’algorithmie en licence : garbage in… garbage out… quelque soit la qualité de l’algorithme !

    2 – La définition de seuils de tolérance à l’erreur. Et je vous rejoins volontier dans le fait que très souvent l’humain se donne plus facilement des marges d’erreur d’appréciation/de compréhension des événements rares là où il pratiquera la tolérance 0 pour la « machine ». C’est aussi un point que nous avons tendance à oublier : qui dit « apprentissage de la machine » dit aussi rencontre de « situations innattendues » pour celle-ci. Or face à l’innattendu, nous souhaiterions que la « machine » prenne toujours la bonne décision là où nous aurons toujours (fatalement) un risque de nous tromper (l’humain étant imparfait).

    Bref… Je pense que nous aurons franchi un pallier par rapport à l’intelligence artificielle quand nous aurons compris que cette dernière nécessite d’accepter l’erreur de la machine (car, comme l’homme, la machine intelligente apprendra de ses erreurs… ou pas).

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  10. Jusqu’à présent, les robots n’ont pas à vivre en société. Ils n’ont pas besoin de travestir la réalité pour maintenir la cohésion d’un groupe en évitant les conflits. Ils n’auront peut-être jamais à le faire si ils n’ont jamais conscience d’eux-mêmes. Quant à nous, pauvres sapiens, les 300 000 ans de ce régime de myopie volontaire seront difficiles à corriger.

  11. 1) : Compulsifs ?

    Bon, d’accord, « elle » achètera plus souvent des soutiens-gorges ou des chaussures à talon (pour résumer) mais aussi ira choisir des cravates pour son homme et des « Nike » ou des tablettes, iPhone, etc… pour les ados > donc : achats compulsifs = danger !

    Alors que « lui » ne s’achètera qu’un costard de temps en temps ou une bagnole : ça pèse dans le budget, mais c’est pas « compulsif », ça !

    Et les vacances ? Voyages, hôtels, restaus, qui est-ce qui s’en occupe ?

    2) : le « Politiquement Correct » !

    Bien sûr cela a à voir, pour le moment avec les « Entrées » > qu’est-ce qu’on lui donne à manger à cette machine ?

    Mais on pourra, je crois, reconnaître l’IA quand la machine sera capable d’avaler tout et n’importe quoi, mais qu’elle saura filtrer ses « Sorties » en fonction… de son public : une foule, quelques ministres, des ados, des journalistes, des flics, des intellectuels…
    Sans choquer personne (le « correct »), c’est la partie soft…
    Mais pour en faire quoi ? côté plus dur (le « politiquement »), plus hard… car on peut facilement virer à la manipulation… pour votre bien, bien entendu !
    ( > souriez, vous êtes filmés… 🙂 )

    Post-Scriptum (Hors sujet) :
    Des nouvelles sérieuses sur la (ou les) manif « capitolesque » du Grand Trompouilleur ?
    Bonne soirée,
    GM

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    1. qui c’est « le Grand Trampouilleur » ?
      si je suis bien bien votre analyse le monde patriarcal qui voudrait que les femmes s’occupent des achats en général influencerait la méthodologie de l’IA ?

      1. 1) > précision ? je crois avoir écris « Trompouilleur », petit amalgame entre Trump et trompeur, suite à ses « fakes » à répétition.

        2) > compulsivité ?
        J’ai dû mal me faire comprendre : je ne parlais ni de notre mode de vie, encore bien patriarcal il est vrai, ni de celui dont vous, nous, pourrions rêver.

        Ni même d’IA, quelle qu’en soit votre définition !

        Pas besoin d’algorithmes bien compliqués pour examiner les relevés faits avec une carte bancaire —et les comparer à une autre— et en déduire que certaines dépenses sont plus ou moins régulières (loyer, électricité, etc…) donc « ± prévisibles », et que d’autres le sont beaucoup moins car la taille des fringues, des grolles, ou l’obsolescence d’un ordi ne sont pas des dépenses suffisamment régulières pour être mises en équations.

        Sauf, bien entendu, sur une très grande échelle, auquel cas nous parlerons de statistiques… 🙂

        Mais sinon, banquier, assureur, si ils laissent une machine faire une estimation, la machine ne fera que rapporter des faits :
        > la-carte-bleue-nº-xxxxx-a-dépensé-au-mois-août-08-2021-le-total-de-yyyyy-échelonné-de-cette-façon-« #$%&º&/*/(-()=?! » <

        Sous entendu : "demm…z-vous avec ça" !

        Donc, si je ne veux pas passer 2 jours à examiner la situation de cette personne-là, ou de cette famille-ci, on applique "les" règles habituelles. Basta !
        On pourra toujours revoir la copie —peut-être— si ils demandent un crédit !
        Ou si il leur tombe un petit héritage, bien sûr ! 🙂
        Bom fim de semana !
        G.M.

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  12. Superbe vidéo !
    Vous démontrez une fois encore que l’idéologie détruit la science. Au train où ça va les « wokes » voudront détruire les inventions car inventées majoritairement par des hommes blancs hétéros.

  13. Bonsoir,

    J’ai quand même fini par la regarder, cette vidéo…
    Et j’en ai tiré l’impression curieuse, que le sujet n’était au fond,
    Pas de savoir si l’intelligence artificielle existait,
    Mais plutôt de démontrer qu’elle ne pouvait pas se tromper.
    Et, plus curieusement encore, que la preuve de sa neutralité,
    Devenait plus éclatante encore quand elle confortait une sorte d’ordre établi!
    Et en effet, comment une machine, abreuvée de données objectives, neutres,
    Pourrait elle bien en déduire des conclusions orientées, bref avoir des opinions ?
    Et d’ailleurs (entre nous) si c’est réellement impossible,
    Cela ne prouverait-il pas qu’il n’y a vraiment pas,
    Dans un tel type de fonctionnement logique, une bien grande intelligence..?
    Quant à la neutralité des données insufflées dans la machine,
    Ne sont elles donc pas simplement le reflet de tous nos penchants historiques,
    Certains considérant les placements masculins si indispensables et vertueux,
    Et les caprices féminins si futiles et irresponsables?
    Car les statistiques en la matière, ne sont pas neutres,
    Elles témoignent fidèlement de nos mauvais côtés,
    Et nos machines qui les absorbent et les combinent à l’infini,
    Nous les resservent sous une forme, certes, exploitable commercialement,
    (Ce qui ne saurait d’ailleurs suffire à garantir la pertinence de leur vision!)
    Mais toujours aussi désespérément conformes aux données de base.

    Pourtant, les statistiques en remontrent parfois au machisme ordinaire
    Puisque malgré la mauvaise opinion des conducteurs sur la conduite féminine*,
    On sait bien désormais que ce ne sont toujours pas elles qui finissent le plus souvent…
    Dans le mur!
    Eric.

    *Heureusement, la galanterie reparaît pour contester des données coupablement faussées:
    « Pff, Bien-Sûr…Elles ont souvent beaucoup moins de km au compteur que les hommes ».
    Mesdames, souriez! Un tel compliment ne se refuse pas!

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    1. Pour ce qui est de la conduite d’engins , il y a longtemps que les sociétés de transport de marchandises ou de personnes , sans recours à l’IA , se sont rendu compte que les femmes  » chauffeurs » de poids lourds par exemple , étaient moins génératrices d’accidents , plus ponctuelles , et surtout qu’elles allongeaient la durée de vie de l’engin à elles confié de près de 20 % et que c’est un sacré bonus pour des bestioles valant parfois plus de 150 000 € .

      1. Pff! Encore un épouvantable féministe, ce Juannessy!

        Mais, chut! J’ai entendu dire que certaines femmes sont si soigneuses avec le matériel à elles confié,
        Qu’elles parviennent souvent à prolonger de 20% la vie de leur mari!
        (Pertinence de l’échantillonnage statistique non vérifiée scientifiquement…)
        Quoiqu’il en soit, un sacré bonus pour des engins de conception antédiluvienne,
        Le plus souvent pleins de fuites hydrauliques, exigeants et couteux à l’entretien,
        Alors que même plus cotés à l’argus!
        Eric.

        L’Homme fit du cheval sa plus noble conquête,
        Non pour guerroyer à satiété,
        Mais pour que d’autres montures moins nobles à ses yeux ,
        Aient enfin la paix!

        1. Je ne cherche pas à être féministe et en diffusant cette info , je me contente de répéter ce que m’avait raconté un représentant départemental de la FNTR , en cela pas contredit par son homologue de l’UNOSTRA ( oui j’ai eu aussi à connaitre de ce monde , soit en gestion routière lors des grèves de routiers , soit au titre du contrôle des transports où 4 agents de mon service étaient habilités à assister la gendarmerie sur ce créneau );

          Pour ce qui est de mon attitude vis à vis des femmes , je n’attache d’importance et d’intérêt qu’à l’avis des femmes .

          1. Fichtre! Scrogneugneu!
            Vous me voyez fort impressionné ,
            Sachez que je ne me risquerai pas à rivaliser sur le niveau de précision statistique,
            De l’échantillon féminin auquel vous faites allusion…
            N’ayant d’éclairage pour statuer sur de si importantes questions,
            Que de ma seule épouse adorée…
            Une redoutable militante féministe pur jus,
            Que je me garderai bien d’interroger afin d’éviter des réactions violentes sur le blog.
            Je pose des parenthèses, hein!
            ( Par exemple à propos de l’engouement admirable des entrepreneurs de transport routier,
            Presque tous dument affiliés à l’un des deux organismes que vous citez,
            Pour ce précieux et bien trop rare personnel routier féminin,
            Si soigneux, exemplaire et ponctuel.
            Si économe pour le matériel et le carburant,
            Si habile à décorer avec bon goût la cabine de son tracteur!
            Et qu’on peut aussi se permettre de payer beaucoup moins cher que ses homologues masculins…
            … Histoire de se rattraper par avance du congé maternité qu’elle finira par lui poser sous le nez!)
            Non, non, non, je ne lui en parlerai pas… Juré, craché! Ici on est entre hommes quoi!
            Eric.

            1. Le dernier point que vous évoquez ( salaire, maternité ) est exact et la plupart des femmes que j’ai vu au volant de poids lourds avaient effectivement leurs enfants  » derrière elles  » . Mais dans le transport longues distances c’est plutôt la résistance des hommes qui limitait le nombre d’emplois consentis . C’est un peu moins vrai depuis que les chauffeurs qui font le ratio salaire /pénibilité le trouve de moins en moins intéressant et cèdent alors plus volontiers le volant à ces dames .

              Dans les transports de personnes en milieu urbain ou courte distance , on trouve par contre pas mal de femmes . Je crois qu’on est proche de la parité .

              1. Tout cela est bien joli, Juan, sur le papier…
                Mais le papier va finir par manquer un jour.

                Alors le marbre, peut-être…

                Je crois qu’un peu d’Humanisme serait tellement plus poétique que les chiffres (parité= 50/50 non?)
                Une notion qui n’appartient à personne, si ce n’est à l’histoire…
                Et qui attend patiemment qu’on l’adopte pour appartenir enfin à tout le monde…
                Mais qui fondera la SPH ?

                Ah! Oui, La parité…
                Il y a des tas d’endroits où la parité est atteinte, et même largement dépassée,
                Malheureusement, ça ne signifie souvent pas grand chose en terme d’égalité H/F.

                « Statistiques et Ratios »:
                Ces deux brindilles qui furent plantées pour tout nous dire de nos sous-bois,
                Font à présent ces grands arbres toujours vert, sans fruits ni rejetons,
                Qui cachent si joliment, les forêts de nos ignorances satisfaites.

                Et j’oubliais l’essence la plus invasive, qu’on nomme « publicité, »
                Dont les pollens volatiles et curieux s’insinuent dans nos désirs,
                Flattant en chacun ce chasseur de trésor,
                Qui dormait, bredouille mais heureux,
                L’ armant jusqu’aux dents, d’un mépris suffisant,
                Pour l’enjoindre à grimper,
                Sur les cartons empilés et béants de ses rêves d’enfance…
                Et mordre enfin dans une vie d’apparences.

                Mais je m’égare encore …
                Pardonnez moi…
                Cette bouffée d’espérance qui résiste.
                Croyant au triomphe de la raison.

                Eric

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                1. Je me fierai plutôt au commentaire de votre épouse , si elle vous arrache le clavier ( la mienne y est allergique ) .

  14. A mesure que l’intelligence artificielle (des machines) se développe elle remet en cause les contours de la notre. Compétition saine et indispensable pour nous remettre à nôtre place.
    Les concepts d’intelligence et de conscience mériteraient un travail du même genre que celui consacré par Paul à la vérité et la réalité. On pressent une certaine gémellité.

    1. Sur les deux dernières lignes , et sans parler à sa place ( mais un peu quand même) , il que semble que le taulier a déjà donné , aussi bien sur l’intelligence , la conscience ( anecdotique) , la vérité et la réalité . En attendant l’IA  » globale » .

      Sur les deux premières , qui sont pour moi les plus intéressantes , plutôt que de compétition et de  » remettre à sa place » , je signe volontiers sur le constat que nos « créations » sont à la fois le fruit de  » l’intelligence » déjà acquise et une « révélation  » , par la résistance quelles opposent et les nouvelles interrogations -défis qu’elles nous renvoient .

      Et qu’en cela elles nous grandissent ( mais pas tous au même rythme ! et on retrouve l’un des trois bras du soliton : la complexité )

  15. Sur les IA « biaisées »- à interpréter comme « insensibles au politiquement correct » :

    From Energy To Transport To Healthcare, Here Are 8 Industries Being Disrupted By Elon Musk And His Companies
    April 26, 2021

    […] L’équipe a également montré comment cette dernière découverte pouvait aider à découvrir des biais cachés. Les chercheurs ont trouvé un neurone « Moyen-Orient » qui est déclenché par les images et les mots associés à cette région. Mais ce neurone est également déclenché par des images associées au terrorisme.

    Un autre, appelé neurone « immigration », réagit aux mots et aux images associés à l’Amérique latine. Enfin, un neurone s’active à la fois pour les gorilles et les personnes à la peau foncée, selon OpenAI. La découverte de ces neurones est la première étape de la recherche et de la suppression des biais dans des algorithmes « boîte noire ».

  16. Par association d’idées entre intelligence artificielle et intelligence collective , je me suis retrouvé devant l’interrogation selon laquelle on pourrait , ou pas , rechercher les liens qu’il pourrait y avoir entre intelligence artificielle , surtout si on la veut globale , et  » séance de brain storming » déjà éprouvée dans de nombreuses méthodes .

    Auquel cas , si on se réfère aux ingrédients minimaux nécessaires dans un groupe de brain storming , il faudrait pouvoir retrouver dans l’IA les qualités qui relèvent de l’affect ( empathie , créativité ) , mais aussi de la  » raison » ( cohérence , maîtrise du temps mesuré ).

    Mais je bute sur le pouvoir de décision et la maîtrise des temps . Quelle personne physique ou morale , quelle entité éventuellement  » non humaine » , décide ?

    Comment et pourquoi trancher les nœuds gordiens , qui amène la décision et l’action ?

    Bon , je vais boire un coup , et si ça se trouve les réponses existent déjà , ou la question n’a pas de sens .

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  17. Il me semble qu’il y a un endroit où un biais peut s’être introduit, en l’occurrence avant la machine : si une étude est menée sur les personnes souffrant d’un syndrome d’achat compulsif, et que les participants sont des personnes qui se présentent spontanément, c’est que l’on compte sur leur capacité de pratiquer un auto-diagnostic, de penser que ce dont elles (les personnes ! 🙂 souffrent est susceptible d’être étudié, de se reconnaître dans la petite annonce qui décrit l’étude, et de se présenter au bon moment, au bon endroit pour y apporter sa contribution ! Une hypothèse, certes difficilement vérifiable sans être étudiée : les femmes en moyenne seraient-elles plus disposées à identifier un tel trouble dans leur comportement, le déclarer, et se prêter à une recherche à ce sujet, à y consacrer une partie de leur temps ? Si cette hypothèse se vérifiait, les données utilisées par la machine ne rendraient pas compte adéquatement des réalités traitées.

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    1. Il y a deux ensembles de données distincts :

      d’une part, celles qui sont utilisées dans les études sur l’achat compulsif, pour lesquelles il y a auto-sélection, mais très relative puisque ce sont les médecins, hôpitaux, etc. qui ont signalé à des personnes déjà connues d’eux que l’enquête allait avoir lieu,

      d’autre part, le big data, un échantillon des millions sinon des milliards de fois plus vaste utilisé par la carte de crédit Apple où son IA va découvrir (par exemple par régression logistique) qu’il existe un désordre tel que l’achat compulsif et saura définir le profil typique des personnes le présentant : sexe, tranche d’âge, tranche de revenus, tout cela mesuré au millipoil avec distribution statistique sur chacune des dimensions, etc.

      Mais on ne peut pas dire que l’échantillon de l’enquête soit « en amont » du big data : les données portant sur 171 personnes auto-sélectionnées comme porteuses du syndrome sont sans doute présentes dans le big data d’Apple, mais noyées dans des milliards d’autres.

  18. l’exemple des achats compulsifs détectés par l’intelligence artificielle ne me concerne pas: 1.je ne suis pas une femme (les hommes dépensent-ils mieux leur argent que les femmes?)), 2. ni de ceux q ui achètent à crédit un article qui coûterait à la louche, 10, 20 ou même 40 euros (p.ex. un sous-vêtement), je fais en effet partie de ceux qui n’achètent rien à crédit ….j’attends d’avoir l’argent pour faire mes achats….pas besoin donc d’une intelligence qui ne m’autoriserait pas à acheter ce que je souhaite au moment où cet achat m’est nécessaire: il suffit d’un minimum de bons sens et d’organisation pour éviter ce genre de situation.

  19. Lien de corrélation ou lien de causalité ?
    Achats compulsifs ou discrimination de genre ?
    Vous notez la corrélation Femmes => incidence sur les irrégularités de comptes et Femmes => incidence sur les comportements d’achats compulsifs.
    Et en bon Aristotélicien, vous concluez le syllogisme en : irrégularités de comptes car comportements d’achats compulsifs

    Permettez moi d’apporter une explication différente: il se trouve que je suis une femme transgenre, c’est-à-dire que j’ai vécu en homme puis en femme. Or, j’ai pu noter que mes dépenses ont considérablement augmenté depuis que je vis en femme, chose que je n’avais absolument pas anticipé et qui m’a beaucoup surprise (j’estime à environ de 30% à 40% l’augmentation de mes dépenses).
    Aurais-je changé de comportement de consommatrice et basculé dans l’achat compulsif depuis que je suis femme ?
    Non, je ne le crois pas, je pense que mon exemple illsutre un phénomène connu des féministe: la taxe rose. Il suffit qu’un produit soit étiqueté « à usage des femmes uniquement » pour voir son prix augmenter automatiquement d’environ 30% sur son équivalent masculin. Ajoutons à cela des besoins strictement féminins (des soutien-gorges par exemple) et une inégalité de revenus d’un autre côté, et l’on comprend alors pourquoi les femmes ont plus de difficultés à tenir leur budget.
    Mais la société (patriarcale) a tôt fait d’essentialiser cette discrimination par le discours culpabilisant : « les femmes dépensent plus parce qu’elles sont compulsives »

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