28 réflexions sur « Veille effondrement #96 – Avez-vous le pouvoir d’empêcher le réchauffement climatique ? »

  1. Nous manque plus que l’avis de l’OMC , du forum de Davos , du FMI et de la banque mondiale .

    La « prospérité commune » version Bill Gates ?

    1. Après avoir visionné la vidéo ci dessous indiquée par Lolo , je me suis demandée si la  » prospérité commune » des chinois n’y avait pas son écho , quand au détour d’un échange il est question de  » Sobriété heureuse « .

      La première heure qui consiste dans la présentation scientifique des travaux du Giec sur la durée est incontournable .

      Dans la deuxième partie  » Question -réponse  » , j’ai bien aimé la deuxième question posée par l’étudiant concernant le meilleur mode de pédagogie de masse et le boostage du conventionnement des « élites et décideurs  » , mêmes si les réponses évoquées étaient pauvres et convenues .

      La dernière interpellation plus directe et politique m’a rappelé mes meilleures années de jeunesse et les empoignades d’amphi …. en 1963 .

      1. La question et l’échange avec le dernier intervenant a permis à Jean Jouzel de compléter son discours scientifique de considérations politiques, notamment par sa condamnation de l’incompatibilité des objectifs de la COP21 et des règles de l’OMC.

  2. « Entre deux maux, le recyclage des déchets nucléaires et le réchauffement climatique, l’Europe doit trancher  »
    Stéphane Lauer

    Alors que les fortes hausses des tarifs du gaz et de l’électricité préoccupent les Européens, un autre débat, concernant l’orientation du financement de la transition énergétique, monte en puissance, explique dans sa chronique Stéphane Lauer.

    Chronique. Le coût de l’énergie sera l’une des préoccupations majeures des Européens cet hiver. Sur le marché à terme, le prix de l’électricité a quasiment doublé depuis le début de l’année, tandis que les cours du gaz coté à Rotterdam (Pays-Bas) sont en progression de 300 %. Pris de court, les gouvernements tentent d’amortir le choc auprès des consommateurs.

    En France, les plus précaires recevront un chèque énergie. En Italie, 3 milliards d’euros viennent d’être débloqués pour préserver le pouvoir d’achat des ménages. En Espagne, l’Etat a baissé dans l’urgence les taxes sur l’électricité. Quant à la Commission européenne, elle travaille pour définir un cadre dans lequel les Etats membres seront autorisés à subventionner l’énergie sans enfreindre les règles communautaires. Si ce n’est pas encore la panique, l’agitation est forte.

    L’histoire est toujours la même. L’énergie ne devient réellement une préoccupation que lorsque son prix explose. Le consommateur prend conscience de l’importance des choix énergétiques à la lecture de sa facture de gaz ou d’électricité, alors que tout doit être pensé dans le long terme : construction des infrastructures, financement et évaluation de l’impact sur l’environnement.

    Article réservé à nos abonnés Lire aussi Transition énergétique : « La majorité des économistes estiment que, pour aller plus loin, il faut augmenter le prix des carburants fossiles »
    Taxonomie européenne
    Pendant que tout le monde a les yeux rivés sur les tarifs, un autre débat énergétique monte en puissance : celui autour de la taxonomie européenne. Dès l’intitulé, on comprend pourquoi le sujet fait moins de bruit dans l’opinion. Il est pourtant fondamental et structurant pour les années à venir sur la façon dont les Vingt-Sept vont orienter leur politique énergétique.

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    La taxonomie consiste à définir ce qu’est une activité économique durable afin de flécher les financements dans le cadre de la transition écologique. Si une source d’énergie n’entre pas dans cette nomenclature, elle aura toutes les peines du monde à trouver les capitaux nécessaires à son développement et risque de se retrouver rapidement hors jeu.

    L’enjeu doit être resitué dans le cadre de l’engagement de l’Union européenne pour réduire ses émissions de CO2, principale cause du réchauffement climatique. L’objectif consiste à atteindre la neutralité carbone à l’échelle du continent d’ici à 2050.

    Les investissements nécessaires pour y parvenir ont été évalués par la Commission européenne à 350 milliards d’euros par an. La classification en cours d’élaboration doit permettre d’identifier le chemin de la transition écologique en passant au crible 70 secteurs d’activité représentant 93 % des gaz à effet de serre émis sur le territoire européen, parmi lesquels la construction, le transport, l’industrie ou encore l’énergie.

    Cinquante nuances de vert
    C’est sur celle-ci que porte l’un des débats les plus virulents. Quelles sources d’énergie vont-elles être considérées comme durables ? Le problème, c’est qu’en la matière, il existe cinquante nuances de vert : des énergies renouvelables au gaz naturel, plus propre que le pétrole, mais qui reste émetteur de CO2, en passant par le nucléaire, quasiment neutre sur le plan carbone, mais générateur de déchets qu’il faut stocker faute de pouvoir les détruire.

    La Commission, qui ne veut ni du gaz ni du nucléaire, tergiverse

    Sur ce sujet, le continent est coupé en deux avec, d’un côté, l’Allemagne, le Danemark, l’Autriche, le Luxembourg et l’Espagne, qui font pression pour que le gaz naturel soit pris en compte par la taxonomie et, d’un autre côté la France, qui milite pour y intégrer le nucléaire. La Commission, qui ne veut ni du gaz ni du nucléaire, tergiverse en espérant trancher à la fin de l’année.

    Une première tentative de réconciliation a été esquissée. Il s’agirait de qualifier le nucléaire et le gaz dans la future nomenclature, à condition que le premier ne cause aucun préjudice à l’environnement et que le second n’émette que très peu de CO2. Une solution en trompe-l’œil, car aucun de ces préalables n’est réaliste. La question du stockage des déchets nucléaires butte toujours sur son acceptation par l’opinion, tandis que les exigences sur le gaz nécessiteraient des systèmes de captation de CO2, qui rendent l’équation économique impossible.

    L’autre solution consisterait à négocier une période transitoire, le temps d’organiser la sortie du nucléaire et du gaz. Est-ce acceptable pour Berlin, alors que Nord Stream 2, le pipeline qui achemine le gaz russe vers l’Allemagne, vient tout juste d’être achevé ? Après avoir renoncé au nucléaire, le pays en est réduit à faire tourner ses centrales à charbon, encore plus polluantes. Dans les prochaines années, l’éolien et le solaire seuls ne suffiront pas à couvrir les besoins énergétiques allemands, sauf à réduire la croissance. La future coalition au pouvoir y consentira-t-elle ?

    Article réservé à nos abonnés Lire aussi « Le nucléaire peut-il être considéré comme un investissement durable, au même titre que les énergies renouvelables ? »
    Dilemme
    Parallèlement, Bruxelles aura du mal à convaincre la France que l’atome soit exclu de la nomenclature européenne, alors que 67 % de son électricité en est issue et qu’il s’agit de l’une des sources les plus efficaces en termes de rejet de CO2. La France affiche un taux d’émission par habitant deux fois inférieur à celui de l’Allemagne. Quant à la question du coût, l’Agence internationale de l’énergie rappelle que « la prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires est l’un des moyens les plus rentables de fournir des sources d’électricité à faible émission de carbone jusqu’en 2040 ».

    Entre deux maux, le recyclage des déchets nucléaire et le réchauffement climatique, l’Europe doit trancher. Au regard du nombre d’Etats membres qui ne veulent pas entendre parler du nucléaire d’un côté et, de l’autre, le gaz qui reste une énergie polluante, le dilemme n’est pas près d’être résolu, ce qui est de mauvais augure pour que la Commission trouve un compromis sur la taxonomie.

    « Ce serait une excellente nouvelle pour les Etats-Unis et le Royaume-Uni, qui voient d’un mauvais œil que l’UE soit en capacité de fixer la norme mondiale en matière de finance verte, prévient Philippe Lambert, coprésident du groupe Les Verts au Parlement européen. A défaut d’être une puissance géopolitique, veut-on se donner les moyens de cette ambition ? » Encore faudrait-il que Berlin et Paris soient prêts à en payer le prix.

    1. Merci. Tout est dit ou presque dans le titre. Equation européenne purement politique impossible à résoudre. Les Grünen auront décidément pesé très lourd dans la catastrophe énergético-climatique qui s’annonce. Rendez-vous au prochain black-out.

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  3. @ Castex – 28 septembre 2021 à 9 h 28 min
    Pour ce qui est de l’électricité, le mix énergétique ne peut être européen. Les situations pays par pays doivent être prises en compte. L’usage du gaz réduit les émissions que si il remplace celui du charbon.
    Par ailleurs les émissions de co2 d’une part ne se bornent pas à la production d’électricité et d’autre part ont leurs sources pour partie hors de l’Union européenne.

    1. Si , dans la mesure où tout est lié ( choix énergétiques et donc mix qui va avec , impacts sociaux , financements , cohérence des actes …) , l’Europe , si elle se pense comme puissance indépendante , doit être cohérente ( ne serait ce qu’en raison de l’interconnexion des réseaux ) dans le choix de son mix global et la répartition équitable des efforts .

      Mais il est vrai que le plus gros des efforts payants pour réduire l’impact CO 2 ne tient pas actuellement et pour pas mal de temps à la seule fourniture d’énergie électrique .

      1. Les pays de montagne profitent de barrages que seraient bien en mal de développer les pays de plaine. Les mix énergétiques sont tributaires en partie de la géographie et aussi de l’histoire du développement énergétique de chaque pays.
        En quoi l’interconnexion des réseaux influencerait-il le choix des sources ?

        1. Ben , si la Suisse ( 60 % de son énergie électrique d’origine hydraulique ) me garantit par contrat ferme qu’elle me livrera 10 % de sa production correspondante , au moment où j’en ai besoin , ça peut me dispenser de construire une centrale de plus , nucléaire ou pas , à la discussion sur le prix du KWh près . L’interconnexion physique des réseaux existe en fait déjà très largement ;

          J’ignore d’ailleurs si c’est le cas avec la Suisse , mais les grands distributeurs européens d’électrons ont déjà de tels accords , ne serait ce que pour éviter des shutdown trop fréquents ; Au passage comme les intérêts des fournisseurs et des distributeurs ( doxa anglo-saxone aidant ) ne sont pas forcément les mêmes et que tout ce beau monde est privatisé , on mesure une des difficultés des états pour donner le La s’ils en ont envie .

          1. @ Juannessy – 28 septembre 2021 à 17 h 11 min
            La suisse nous garantie 58% d’élec hydro et (chiffres de 2020 wikipédia) 32,9 % par les centrales nucléaires, 5,7 % par des centrales thermiques classiques (dont 1,7 % de part renouvelable) et 6,7 % d’énergies renouvelables diverses.
            L’interconnexion ne nous dit rien de la source disponible historiquement et économiquement ici ou là – elle fait avec ! –
            Son existence n’est pas la question.
            Quand il y a un anticyclone sur l’Europe en hiver tous les systèmes sont en tension au même moment et pompent essentiellement sur leurs installations nationales. L’interconnexion permet d’éviter des black-out mais peut aussi en provoquer, elle est avant tout le développement d’un marché sur une denrée que nous aurions tous intérêt à sortir du marché.
            Le mix global de l’UE est une notion de moyenne qui ne dit rien sur les situations locales nationales.

            1. C’est pourtant bien au niveau géo politico-économique que le mix et les émissions CO 2 en valeurs absolues , peuvent avoir un sens et porter un véritable engagement opérationnel .Evidemment , il faut ensuite une répartition aussi équitable que possible des transformations ( ou des non transformations ) nécessaire pour atteindre le but final ambitionné , qui d’ailleurs ne porte pas que sur la seule fourniture d’électricité , même si c’est ce mode de distribution d’énergie qui est prioritairement visé dans le monde entier ;

              rappel : l’électricité ne représente actuellement  » qu’un tiers de l’énergie finale mondiale qui n’est elle même que 75 % de l’énergie primaire mondiale .

              S’il n’y a pas de coopération internationale agrégée par grandes entités géopolitiques pour la gestion et la  » décarbonation » de l’énergie , comment voulez vous que 197 états trouvent les clés avec leurs seuls ressources primaires ou financières , sauf au prix de cruelles inégalités , voire mises à mort de fait ?

    2. Une électricité chacun chez soi? Essayez pour voir. Les Allemands sont contents de nous refiler de l’éolien à vil prix voire gratos quand ça souffle trop fort et que plus personne ne sait quoi en faire, et contents de nous acheter du nucléaire à prix fort (mais plus de Fessenheim…) quand y’a ni vent ni soleil et que ça caille sec une nuit d’hiver. Quant aux Danois champions de l’éolien, ils sont importateurs net: hydraulique et nucléaire de Norvège et de Suède, charbon d’Allemagne. Difficile d’aller contre les lois de la physique. Le gaz réduit les émissions, c’est la stratégie des Allemands qui font le forcing pour avoir accès au gaz-poutine. Sans changer grand’ chose à la décarbonation de leur mix électrique. Avec les bientôt 400 milliards déjà dépensés pour sortir du nucléaire, ils avaient largement de quoi s’offrir un parc tout neuf à la française, et se débarrasser une fois pour toutes du charbon et du gaz, au moins pour cet usage en ce qui concerne le gaz, et du fioul pour le chauffage, et au moins en partie du pétrole pour les bagnoles. Mais les Grünen sont passés par là.
      Au reste, vous avez bien sûr raison. L’électricité ne représente qu’une partie de notre énergie. C’est bien des fossiles dont il faut se débarrasser, y compris ceux importés avec ce que nous achetons (aux Chinois en particulier). Là dessus, l’Europe est très, très mal partie.

  4. « Mais il est vrai que le plus gros des efforts payants pour réduire l’impact CO 2 ne tient pas actuellement et pour pas mal de temps à la seule fourniture d’énergie électrique »
    Ça dépend de l’état des mix existants. Une centrale à lignite devrait être la cible de tous les efforts et pas un barrage hydroélectrique. Situations différentes, solutions différentes, Union européenne ou pas.

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    1. Quelques rappels généraux en cadrage :

      – Energie primaire : 85 % de l’énergie primaire consommée est issue de combustibles fossiles .

      – 20 à 80% de cette énergie primaire est perdue par le rendement de conversion ( en moyenne 50% de l’énergie primaire sert à chauffer l’atmosphère .En 2018 le total mondial d’énergie primaire consommée était d’environ 14 000 Mtep fournie à 33% par le pétrole, 27 % par le charbon , 24 % par le gaz , 6 à 7% par l’hydroélectricité , 4,5 % par le nucléaire ( 5 % en France ) , 4 % par les renouvelables . ( j’ai arrondi ).

      – quand les experts suivent les consommations d’énergie , ils le font par grandes zones géographiques …qui sont quasiment des entités géopolitiques : USA , UE , Japon et Corée du Sud , Chine , Inde , Asie du Sud Est ( bizarrement on trouve rarement des données significatives sur l’Amérique du sud ).

      – La production d’électricité à partir du charbon est passée de 4000 TWH en 1985 à presque 10 000 TWH en 2018 .

      – L’énergie finale ( après transformation de l’énergie primaire globale ) est de l’ordre de 75 % de l’énergie primaire .
      – de laquelle il reste environ encore 75 % quand on déduit les pertes  » à l’usage  » : reste mondialement , 6,5 GTep soit 75000 TWH environ .
      – le monde consomme environ un tiers de ce résultat sous forme d’électricité . soit 25 000 TWH .
      – Par an et par habitant mondial ( coucou les quotas ) ça fait donc environ 10 000 kWh ( soit 20 000 KWh d’énergie primaire ou 200 esclaves mécaniques chers à Jancovici ) . Or :
      – elle varie entre 500 et 10 000 KWh dans les pays non industrialisés
      _ elle varie entre 15 000 kWh ( sud de l’Europe ) à 40 000 KWh pour USA .

      – Actuellement la production mondiale d’électricité ( environ 24 550 TWh provient à 39 % du charbon( France 0 ou presque ) , 23 % du Gaz naturel ( France 6 % ), à 16 % de l’hydro ( France 13 % ), à 11 % du nucléaire ( France 72 %) , à 4 % du pétrole( France 0, 5 %) , à 7 % d’énergies renouvelables autres ou déchets ( France 8 % ) .

      – En France la consommation d’énergie finale ( 165 MTep environ ) provient à 45 % du pétrole, à 23 % de l’électricité , à 19 % du Gaz naturel , à 3,5% du charbon , à 9,5 % des énergies renouvelables et déchets .

      Tout ça pour dire que si on fonde un espoir dans la modification des ressources primaires pour fournir de l ‘énergie en soulageant le bilan carbone :

      – c’est au charbon et au pétrole et au gaz naturel qu’il faut prioritairement faire un sort ,
      – que ça ne peut se jouer que mondialement ou par grandes zones à peu près homogènes en ressources , financements , solidarité et redistributions sociales .
      – que la démographie sera dans la balance .
      – que les quotas seront une part de la tentative de solution de « rupture » .
      – que j’attends avec curiosité la COP 26 .

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      1. Merci pour ce rappel des chiffres « mondiaux » dont vous éprouvez le besoin de préciser pour la France en ce qui concerne l’électricité, mais on pourrait le faire pour d’autres pays, qu’ils en sont fort éloignés, c’est le « charme » des moyennes.
        Les voies de réduction des émissions en France en ce qui concerne l’électricité s’éloignent donc largement des considérations globalisantes, Union européenne ou pas.
        Puisque vous citez Jancovici vous n’êtes pas sans ignorer ce qu’il dit de l’influence des COP sur la courbe des émissions de co2 !

        1. Je ne suis pas sans savoir qu’on ne peut ignorer que si les COP ne servent à rien , rien ne réussira à éviter la catastrophe annoncée par les rapports du GIEC .

          Si je rappelais le mix français en se qui concerne la fourniture d’électricité ( 72 % nucléaire – mais 68 % pendant la pandémie de 2020 ) , c’est pour indiquer que c’est difficile de viser mieux pour ce qui concerne l’émission CO 2 pour fourniture électrique , et que , sauf à réduire drastiquement nos demandes en consommation électrique , aucune source autre PNR ne peut apporter le substitut nécessaire rapidement et sans bilan carbone stagnant , dans un délai efficient ( en tous cas pas avant 2050 ).

          Et que j’ai encore du mal à imaginer que quiconque , dans les pays à peu près développés , pourrait parvenir à la neutralité carbone sans cette même réduction drastique de la demande en énergie : soit que le  » citoyen moyen » consomme beaucoup moins ( cf Quotas imposés ) , soit qu’on  » réduise « plutôt fortement le nombre de citoyens en commençant par ceux qui sont à plus de 10 000Kwh ( ou 7 tonnes de CO2 , Gniark , gniark !) par an .

          1. Oui, en France la priorité, au seul regard des émissions de co2, n’est pas de décarboner la production d’électricité mais tout le reste à commencer par le transport, 31% des émissions, le bâtiments 19%, l’agriculture 19% et l’industrie 18%
            Ces chiffres ne prennent en compte que les émissions faites sur le territoire national, il faut donc aussi relocaliser à grande échelle.
            Nos émissions intramuros sont en baisse de 1995 à 2017 alors que les extramuros sont en hausse. (merci la globalisation et la désindustrialisation) La balance entre les deux a connu un plus bas en 2014 mais depuis elle est en hausse et supérieure à celle de 1995.
            source : socle d’information initial à destination des membres de la Convention citoyenne pour le climat
            En l’état de l’art la décroissance semble incontournable, même si ce mot fait encore peur et n’est pas encore mis fortement en avant dans les discours politiques contemporains.

            1. @Romain Vitorge :

              Nous sommes d’accord , les actions prioritaires et « payantes » sont bien là , et c’était bien l’issue en arrière plan de mes propres commentaires . Elle passe par la double responsabilité :
              – ne pas externaliser nos problèmes et même partager le chemin à faire avec les pays non industrialisés ,
              – réduire drastiquement nos exigences d’énergie de tous types ( cf le petit test ADEME ) et ça me parait nécessairement beaucoup plus violent que la décroissance structurée forcément trop longue telle qu’actuellement imaginée .

              Comme par hasard , ce sont les deux actions dont l’immense majorité ne veut pas dès qu’elle commence à en comprendre l’impact , et c’est ce qui m’a fait écrire qu’il fallait être Néron ou Jésus Christ pour prétendre au pouvoir aujourd’hui .

              1. @ Juannessy – 30 septembre 2021 à 18 h 31 min
                Carbone 4 a publié une étude « Faire sa part, pouvoir et responsabilité des individus, des entreprises et de l’Etat face à l’urgence climatique »
                https://www.carbone4.com/wp-content/uploads/2019/06/Publication-Carbone-4-Faire-sa-part-pouvoir-responsabilite-climat.pdf
                Conclusion, les gestes individuels ne sont nullement négligeables :
                …/… Au total, la combinaison d’une posture « réaliste » en termes de gestes individuels (environ -10%) et d’investissements au niveau individuel (environ -10%), induirait une baisse d’environ -20% de l’empreinte carbone personnelle, soit le quart des efforts nécessaires pour parvenir à l’objectif 2°C. …/…
                …/… La part restante de la baisse des émissions relève d’investissements et de règles collectives qui sont du ressort de l’État et des entreprises. …/…
                Nous n’avons pas le choix entre gestes individuels et actions collectives, les deux sont nécessaires concomitamment et les premiers bien que nullement négligeables sont largement insuffisants.

                1. Evidemment , mais la mauvaise volonté est encore bien trop criante sur les deux fers au feu jouables , et les efforts  » consentis  » bien minces .

  5. « Nostalgie consumériste »

    Elle était pas belle la vie ?
    L’espèce humaine nous semble bel et bien parvenue au stade de l’autodestruction,
    Du fait des inébranlables individualismes des nations qui la fractionnent.
    Le comble est que la mondialisation actuelle, à visées exclusivement commerciale,
    N’a aucun effet sur l’indispensable mise en commun des ressources,
    Elle ne permet même pas de porter un regard commun sur l’avenir du monde!
    Dommage, alors que les ressources non fossiles de notre Terre,
    Sont amplement suffisantes pour tous ses habitants,
    A condition d’apprendre à les recueillir pour tous,
    Et à en user ensemble modérément et avec intelligence…
    Sans vision commune, pas d’intelligence possible.
    Sans intelligence, pas d’idéal commun, ni de paix possible.
    Sans paix, pas de résilience globale de l’espèce ,
    Juste des promesses renouvelées d’accaparements et de conflits à venir.
    Et toujours plus de déserts stériles en guise de prochains champs de batailles .
    L’ Humanité est juste en manque d’ Humanisme.
    Et par voie de conséquence, d’énergie.
    Persister à confondre les causes et leurs effets.
    Sera ridiculement fatal à une espèce humaine,
    Qui s’attache obstinément à prouver au monde,
    Par l’inventivité croissante de ses capacités de destruction,
    Qu’elle n’arrive à la cheville d’aucune autre espèce animale.
    Et que dire alors de ceux d’entre nous qui n’espèrent plus,
    Pour témoigner d’exploits antérieurs à cette disparition annoncée,
    Qu’un archivage hautement technologique confié à des robots,
    Afin de perpétuer notre emprise et chanter nos louanges?
    Sans une oreille humaine pour les entendre…

    Eric.

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