23 réflexions sur « Modernité : 160 millions d’enfants au travail, par Chantal Montellier »

  1. Tellement plus formateur que d’aller à l’école, de l’avis de nos amis du CAC 40.
    Ségolène Royal avait aussi trouvé que cela ferait des souvenirs, qu’il était formateur pour des collégiens d’être mis à genoux, mains sur la nuque, comme « une classe qui se tient sage », pendant des heures, par des flics.
    On n’arrête pas le progrès !
    Après les mines de charbon, les mines de cobalt, etc.

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  2. M’enfin Chantal… « L’enfance », tout de suite les grands mots. C’est très relatif « l’enfance ». En brandissant ce mot on peut tout attaquer, les poètes, les écrivains, les coffee. « L’enfance », l’étendard de la bien-pensance !

    Regardez plutôt ce qu’en dit un de nos entrepreneurs, un de ces capitaines d’industrie qui font l’honneur et la gloire de la FRaaaaaance !

    https://youtu.be/kETyRRUCQ54

    (Et prenez-en de la graine ! Vous qui voulez tuer les profits…)

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    1. Ben oui, le MEDEF anticipe le soucis énergétique. La solution c’est bien ce quelque chose qui doit ressembler à l’esclavage, au servage. Il suffit de les écouter.
      Faut bien tirer la croissance. Non ?

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    1. on comprend mieux au travers de cet article la nécessité d’une écologie sociale ! si sur chaque emballage de ces merdes qu’on achète compulsivement il y avait la photo d’un enfant qui a participé par son esclavagisme à le produire faudrait espérer une réaction !
      ah dans l’oreillette on me dit que Jadot va faire le nécessaire !

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  3. Il faut bien les occuper ces p’tit bouts de choux ! Déjà qu’ils n’auront peut être pas de joujous dans la cheminée … ah on me dit dans l’oreillette que ce ne sont pas les mêmes enfants …….

    Bon bin si on boycottais toute cette m—e on arriverait peut être à quelque chose ?

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  4. Medellín, le 11 octobre 2021

    34 années plus tard…

    Pourque nous n’oublions pas (1987)

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    Un jour, j’ai demandé à Sankara s’il ne pensait pas qu’il allait trop vite. « Non », a-t-il répondu en se tordant les mains, les yeux brillants. « Regardez autour de vous. Vous voyez les enfants, tous les enfants qui ont faim, qui souffrent de malnutrition, qui sont analphabètes. Vous voyez le désert qui avance vers nous. Si c’était il y a 20 ou 30 ans, nous pourrions nous permettre d’avancer lentement. Nous n’avons plus de temps « [xiii] En août 1987, Sankara cède un peu et admet que  » deux pas sans le peuple ne valent pas un pas avec le peuple  » et accepte de faire quelques compromis pour tenir compte de la réaction négative au rythme incessant du changement[xiv].
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    et

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    « Thomas Sankara empêche de dormir », a déclaré le président Mitterrand. « Il pose tellement de questions qu’il ne laisse à personne la conscience tranquille ». Puis, dans un élan de nostalgie, il a ajouté : « Il me rappelle moi-même quand j’étais jeune, et plein d’énergie et d’idéalisme. »
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    et encore

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    Dans un discours prononcé à l’occasion de la Journée internationale de la femme, il a rappelé aux hommes burkinabés qu’ils étaient tous fils de mères, mais qu’ils continuaient à traiter leurs propres femmes « pire que du bétail ». Lorsque je lui ai demandé en 1987 pourquoi il insistait sur tous ces slogans qui pouvaient être interprétés comme délibérément provocateurs, Sankara a répondu qu’il n’avait pas d’autre choix que d' »appeler un cancer ce qu’il est, un cancer. »

    Un attaché de l’ambassade d’Allemagne a déclaré que Sankara était « simpliste et naïf ».

    L’ambassadeur américain au Burkina Faso de 1984 à 1987, Leonardo Neher, était un Texan amical avec de nombreuses affectations diplomatiques sous sa boucle de ceinture turquoise. Il m’a raconté que le président américain Ronald Reagan l’avait tiré de sa retraite pour « redresser » Thomas Sankara. Il m’a ensuite avoué qu’il était surpris de constater qu’il « aimait bien ce type » et qu’il croyait sincèrement que la révolution de Sankara était sincère dans la mesure où il renversait le « système féodal » et apportait un réel changement dans le pays.

    Ce n’est pas parce que Neher respectait certains de ces changements que les États-Unis avaient l’intention de rester les bras croisés et de se contenter de regarder le message de Sankara se répandre et susciter une ferveur révolutionnaire parmi les jeunes du continent. Au début de l’année 1987, j’ai invité l’ambassadeur à dîner pour le sonder sur les plans américains officiels concernant la manière de traiter avec le président du Burkina, porteur de pistolets et de bérêts rouges. Après le dîner, après m’avoir dit qu’il considérait Sankara presque comme un fils, l’ambassadeur américain a tapé du poing sur ma table et a proclamé : « Mais nous n’allons pas permettre un autre Cuba en Afrique ! ». Ce sont exactement les mêmes mots utilisés dans les câbles du bureau de la CIA à Kinshasa à son siège en Virginie en 1960, alors que des plans étaient élaborés pour éliminer le premier ministre nationaliste du Congo, Patrice Lumumba[xi].

    « …nous n’allons pas permettre un autre Cuba en Afrique ! » Ambassadeur américain au Burkina Faso, juin 1987
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    Source: https://www.joanbaxter.ca/2014/11/01/burying-africas-hopes-remembering-thomas-sankara-the-revolution-and-how-blaise-compaore-stole-it-all/

    La vérité sortira: https://www.youtube.com/watch?v=mN76vY96hTY

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    1. C’est à nous dégoûter d’être terrien, tout ça, non? « Toute vie est atroce et tout soleil amer », c’est de qui déjà ? Ce monde est fait pour les simples d’esprit et les brutes, pas pour les humains lucides, sensibles, et conscients. Enfin, je trouve. Oui, je sais, suis pas marrante mais je me soigne. Un petit coup d’alcool de poire et hop, ça repart.

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      1. «Toute lune est atroce et tout soleil amer», Rimbaud, « Le bateau ivre ».
        Il n’est pas précisé si le bateau en question voguait sur de l’alcool de poire.

          1. Alors là, une mer d’absinthe, c’est le suicide assuré… Mais Rimbaud est parti ailleurs vendre des armes, et Verlaine est rentré sagement chez sa femme… Comme quoi, on est peu de chose, n’est ce pas Micron?

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        1. Madame Chantal ça fait pas un peu … hum… En fait je suis Madame Gerhard Streiff, ce qui en bon français signifie trace de lance puissante! Si, si, je vous jure. Je n’en reviens pas moi même… Bien amicalement et pacifiquement Johan

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          1. Pour Gerhard je traduis bien  » lance dure » , mais pour Streiff je dirais plutôt  » incursion  » au sens de raid de piraterie .les venant de l’UNICEF , j’ai cru comprendre que , cette dernière décennie ,si le traitement de l’enfance au travail et hors travail s’est un peu améliorée en Asie et en Amérique du sud ( quid de la Colombie ?) , c’est la situation dans l’Afrique , subsaharienne en particulier, qui s’est assez largement détériorée et que le travail ou privation d’enfance , contrairement à ce qu’on imagine le plus spontanément , s’étend davantage dans le milieu de vie usuel ( familles ….) . Confirmation qu’absence de droit ,et de sécurité publique favorisent le pire .

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                1. Il y a aussi l’option «  tracer un sillon « .

                  « Origine du nom

                  STREIFF : Le nom est surtout porté en Moselle. Variante : Streif (67). Deux sens possibles : soit celui de bande, raie, sillon (allemand Streif), soit un terme désignant une patrouille (allemand Streife), peut-être des mercenaires (M.T. Morlet signale le moyen-haut-allemand streif = course, incursion guerrière). »
                  https://www.geneanet.org/nom-de-famille/STREIFF
                  ……………………….
                  « Loc. fig. Creuser, faire, tracer son sillon. Accomplir avec courage et persévérance la tâche entreprise. Ainsi nous creusons péniblement notre sillon dans cet océan de misère qui se referme après nous (Duras, Édouard, 1825, p. 100).J’étais né pour tracer mon sillon en plein air, sous un ciel libre et borné seulement par quelques arbres à l’horizon (Lamennais, Lettres Cottu, 1834, p. 257). »

                  https://www.cnrtl.fr/definition/sillon

                  1. Merci mon cher Bernard pour cette recherche. Mon comparse est en effet mosellan, originaire d’un village frontalier, un jour allemand, le lendemain français, et inversement… un bout de la famille nazi, l’autre résistant… Trace, rayure, bande… Dessinée? Streiff a au moins deux sens, et mon compagnon d’armes est bel et bien un guerrier sous ses airs d’intello bienveillant. Quand à moi, certains plaisantains m’ont surnommée la Jeanne d’Arc de la bande dessinée !!! Tsss! Mais le camarade Streiff n’est pas Gilles de Rais, et moi, si je sens le roussi, ça ne m’empêche pas de
                    continuer le combat commencé un certain mois de mai … Sans ce mois-là, aujourd’hui, je voterais Zemmour, au minimum… C’était bien parti pour… Mais chut!

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