Les immunodéprimés seront-ils les laissés pour compte de notre nouvelle gestion de la Covid ?, par Jean-Baptiste Auxiètre

Comme l’indique l’article du Monde « Covid 19 : les immunodéprimés, l’autre population de patients en réanimation », environ 230.000 personnes en France sont immunodéprimées et vont se retrouver fortement exposées à la Covid, alors qu’elles constituent une population particulièrement exposée aux formes graves de la maladie. Un article hier dans le Washington Post « As covid restrictions ease, millions of at-risk Americans worry » posait la question dans les mêmes termes pour les États-Unis.

Y a-t-il là une application d’un darwinisme social (dû à Herbert Spencer, mais peu apprécié de Darwin lui-même), voire même un nouvel eugénisme refusant de dire son nom ? Allons-nous délibérément laisser mourir une part des plus faibles parmi nous au bénéfice proclamé de la « liberté », alors qu’il ne s’agit là qu’une dérive libérale de plus de l’idéologie d’individualisme forcené ayant cessé de vouloir faire société qui nous détruit peu à peu ?

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22 réflexions sur « Les immunodéprimés seront-ils les laissés pour compte de notre nouvelle gestion de la Covid ?, par Jean-Baptiste Auxiètre »

  1. Dans l’article en lien du « Monde » , datant d’un mois et demi… et auquel je n’ai pas accès , je puis quand même lire : …  » Si les personnes non vaccinées sont majoritaires dans les services de réanimation et soins intensifs, les patients avec une défaillance immunitaire sévère sont aussi surreprésentés. Cette population vulnérable pourrait être mieux protégée.  » …
    Pourriez-vous résumer la(les) condition(s) de « meilleure » protection.. et l’état du « dossier » aujourd’hui.

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  2. Ce qui me fascine (réellement) depuis 4 à 6 mois, c’est que certains semblent (re)découvrir des problèmes qui ne datent pas d’aujourd’hui.

    Voici un papier de 2009 concernant la grippe et le risque accru chez les immunodéprimés compte tenu des politiques publiques de prévention contre la grippe :
    https://www.srlf.org/wp-content/uploads/2015/11/0906-Reanimation-Vol18-N4-p301_308.pdf

    Pour ceux qui ne veulent pas le lire, j’en extrait (du résumé) le passage le plus intéressant :
    « […] la grippe saisonnière reste responsable de lourdes morbidité et mortalité ainsi que d’un coût socioéconomique élevé.
    Les complications de la grippe peuvent être extrarespiratoires, respiratoires ou liées à la décompensation d’une pathologie cardiaque ou respiratoire sous-jacente, ces dernières étant responsables de la majorité des décès liés à la grippe. Longtemps sous-estimée chez les patients immunodéprimés, la grippe est maintenant reconnue comme un véritable pathogène respiratoire opportuniste chez ces patients. Sa réelle incidence chez l’immunodéprimé est mal connue, mais probablement élevée car superposable à celle de la communauté, véritable réservoir de virus pour les patients immunodéprimés. La grippe se caractérise chez ces patients par une fréquence accrue d’atteintes respiratoires basses compliquant l’évolution de près d’un tiers des patients d’oncohématologie et transplantés pulmonaires. […] »

    Après, l’interrogation soulevée ici me dérange car elle part du principe que faire société c’est faire primer l’intérêts de certaines personnes fragiles sur l’intérêt du reste de la société… y compris une autre frange de population fragile qui elle – depuis 2 ans – subie autant la situation sans que personnes ne se préoccupe vraiment des dégats occasionnés – à savoir, les enfants !

    Parce que si les restrictions se lèvent (en apparence), il n’en restent pas moins que les enfants restent « baillonnés » en classe et soumis à des contraintes importantes qui aujourd’hui – et de plus en plus d’études fournies et détaillées le démontrent – font des dégats sur leur développement intellectuel, psychologique, scolaire et social.

    Alors se soucier des immunodéprimés est une bonne chose : pendant trop d’année, nos sociétés occidentale ont acceptée (et fermée les yeux) face aux morts – souvent solitaires à leur domicile – de personnes fragiles atteintes de la grippe.

    Mais attention de ne pas hypothéquer l’avenir de nos sociétés (nos enfants) en ne se préoccupant plus que de certaines personnes fragiles (les personnées veillissantes et/ou immunodéprimées) tout en occultant les autres personnes fragiles (notamment les enfants). Nous pourrions être ammenés à nous en mordre les doigts le moment venu…

    Il faut trouver un juste équilibre pour ne pas lésés les uns au profit des autres.

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      1. Dans le même (et mauvais ) esprit, il est plus que temps de prendre conscience que les diabétiques se retrouvent très fortement exposée aux formes graves de la maladie dès lors qu’ ils commencent à sucrer les fraises.

    1. Tout cela est beaucoup plus compliqué:
      Pour les immunodéprimés: regardez le site http://www.renaloo.com et vous trouverez des infos sur ce qui se passe
      et pour les enfants: voici des extraits d’articles de Liberation

      « Un chiffre tiré des données de la plateforme Géodes tenue par Santé publique France (SPF) et qui a encore augmenté depuis le communiqué des Académies de médecine et des sciences, passant à quinze décès enregistrés chez des enfants âgés de moins de 9 ans et diagnostiqués positifs au Covid-19 depuis le début de l’année. Autrement dit, plus de la moitié des jeunes enfants décédés durant la pandémie (28 en tout depuis mars 2020) le sont sur ces seules sept dernières semaines.

      Ainsi, entre le précédent point de SPF qui remonte à la mi-janvier, et celui qui vient d’être mis en ligne, il y a eu neuf décès de plus chez les moins de 18 ans. Mais la totalité de ces décès concerne les moins de 5 ans (avec une hausse de 13 à 22). Depuis le début de l’épidémie, un total de 39 décès d’enfants présentant un lien possible avec le Covid-19 ont été enregistrés, dont vingt-deux avaient moins de 5 ans, cinq avaient entre 5 et 11 ans et douze entre 12 et 17 ans.

      L’agence nationale chargée de scruter les enjeux de santé publique indique que «les hospitalisations en soins conventionnels et en soins critiques augmentent chez les 0-17 ans depuis début décembre 2021». «On observe une ré-ascension du nombre des cas depuis le 15 novembre 2021, s’intensifiant nettement au cours des 3 dernières semaines», écrit-elle plus loin. Actuellement, 552 enfants de moins de 9 ans et 380 personnes âgées de 10 à 19 ans sont prises en charge dans les hôpitaux français. Respectivement 91 et 31 le sont dans des services de soins critiques.

      cfr Liberation
      CheckNews
      Que sait-on des enfants hospitalisés et admis en réanimation pour Covid-19?

      Alors sans ou avec masque?

      1. @ Wielki,

        Vous vous rendez compte que :

        1 – les effets « indésirables » (même parmis les plus sévères) de la covid sur les enfants ont été moins importants que les effets « indésirables » de mesures de protection prises pour eux ?… Je vous invite à aller vous documenter sur le périmètre des enfants sur les taux de décrochage scolaire, taux de dépression, taux de tentatives de suicides, taux de développement de maladie respiratoire (chez les non infectés covid), taux de violences psychologiques/physiques/sexuelles intra-familliales, …. Tous ces indicateurs ont viré au rouge écarlate au cours des 24 derniers mois.

        2 – pour des maladies bien plus risquées, nous n’avons jamais pris les mesures prises pour la covid ?… Que ce soit la grippe, la bronchiolite, la gastro, … jamais (ô combien jamais) nous n’avons pris des mesures aux effets collatéraux aussi importants. Et pourtant en terme de risque d’hospitalisation, de réanimation voir de décès, la covid est un risque bien plus faible que toutes les autres pathologies citées ci-avant. Juste pour la bronchiolite sur cet épisode 2021-2022 : 30% des nourrissons de moins de 2 ans ont été concernés par la pathologie, pour la moitié une hospitalisation a été nécessaire (soit 15% de l’ensemble des nourrissons de moins de 2 ans) et dans ce cas de figure un tiers est passé par les réanimations (soit 5% de l’ensemble des nourrissons de moins 2 ans). Avez-vous vu des protocoles sanitaires spécifiques sortir pour lutter contre la bronchiolite ?…
        Rien que pour la semaine du 7 au 13/02, en France, 1 037 passages aux urgences pour bronchiolites dont 392 hospitalisations (sources SPF) : https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-et-infections-respiratoires/bronchiolite/documents/bulletin-national/bulletin-epidemiologique-bronchiolite-semaine-6.-saison-2021-2022

        Ormis vouloir continuer à perturber l’apprentissage de la lecture et du langage oral chez les plus petits et exposer l’ensemble des enfants à des troubles psycho-sociaux, je ne vois aucun intérêt sanitaire à maintenir le masque en classe à cause du covid : ce n’est plus une mesure de politique de santé publique… c’est juste une mesure de politique (tout court) pour faire plaisir à un certains nombre de parents/grand-parents hypocondriaques et/ou pensant que le risque 0 existe.

        C’est comme la vaccination chez les enfants : en dehors des enfants ayant une (ou des) commorbidité(s) bien identifiée(s) et chez qui il existe une facteur de risque (très) élevé de faire une forme une sévère de la covid, chez les autres c’est d’une très grande inutilité (et les chiffres fournis pas SPF, l’Inserm, l’Ined, la Dress, … depuis mars 2020 le prouvent).

        Quelque part, votre réaction donne du relief à ce que dit ci-dessous Pierre Guillemot : à croire qu’il n’y a plus que de la covid comme pathologie potentiellement mortelle.

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  3. @ CloClo,

    Est-ce à dire que nous allons tous finir – tôt ou tard – comme des « sans dents » ?

    (désolé trop tentant… aussi 😉 )

  4. Le billet parle de « laisser mourir » et de « dérive libérale ». Cela me parait plus complexe et interroge nos pratiques sociales d’hygiène en présence des vieux et de relation avec la mort. Le recours à la vaccination généralisée parait presque un déni de considération pour les personnes affaiblies. Je m’explique. Effectivement, la question est posée bizarrement, mais notre « innocence » (insouciance) est patente.
    J’ai vécu avec une immunodéprimée (je parle au passé parce que… elle a choisi d’être seule pour affronter les pathologies annoncées). Très vite, après la première vague, les associations pour les leucémiques chroniques (LLC) se sont préoccupés de la question de la pandémie, ont tenu des conférences-débats d’experts par webinaire entre eux et pour conseiller leur public (sans écho dans les médias). J’ai transmis ici un lien vers une lettre ouverte de revendications de leur part, il y a deux ou trois mois.
    En fait, il y a donc quelque chose de non-dit dans les campagnes de vaccin contre la grippe : celle-ci menace d’écourter la vie des malades (coeur, poumons) affaiblis par la vieillesse, pas tant de la grippe que de complications de leur état (selon l’article de Benjamin). On fait donc une campagne de vaccination d’une très large tranche d’âge et de professions ciblées, pour protéger indirectement une population concernée.
    Par contre, on ne prend aucune mesure de protection non vaccinale : masques, lavage des mains, écrans (ou distance), aération en présence des personnes à risque. Au point que nous avons du tout redécouvrir avec cette pandémie. Il est frappant de constater que TOUS les pays européens étaient en défaut de matériel de protection. Et que la plupart ont été étonnés par une vague de morts dans les maisons de vieux (EHPAD pour les hexagonaux).
    Et on protège les professions particulières plutôt parce qu’elles sont difficiles à remplacer (enseignant, personnel hospitalier) que pour un risque. Les personnes intervenant au domicile des vieux ne sont pas particulièrement visées par la vaccination. Ni n’étaient prioritaires pour le masque ! (et le FFP2 plutôt que le masque de chirurgie, peu performant dans cette situation de plus grand risque).
    Je me souviens de la culture du lavage des mains avant le repas dans les années ’50 : dernier souvenir d’une société basée sur des pratiques d’hygiène, remplacée par l’usage de la chimie à tout va (qui a fait bien du dégât indirectement ; notamment le fait que la protection du bébé avant un an (il est protégé par l’immunité maternelle) de la fréquentation de pathogènes nuit à la construction de son immunité, ce qui induit des fortes maladies après deux ans).
    Derrière cela une vision nouvelle de relation avec la mort. Nous vivions avec la conscience et la gestion de 1/ le risque de mort accidentelle et 2/ l’éloignement de la mort naturelle, « de vieillesse ». Nous vivons aujourd’hui avec l’accélération subite du risque de la mort naturelle proche, pour les personnes affaiblies. Je comptais être très vieux et devenir mortel dans dix à quinze ans, et voilà que je pourrais mourir dans le mois. Or cette situation réaliste, c’était ce que vivent les immunodéprimés, comme une malédiction… au regard de notre déni commun de la mort.

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    1. Amusant. J’avais repris l’habitude de me laver les mains à chaque occasion en Chine, pays spectaculairement non hygiénique dès qu’on quitte les cercles destinés aux visiteurs étrangers (par terre c’est sale, donc on n’y pose rien et on ne fait pas attention). Or le pays de l’eau chaude à boire, du tout cuisiné même la salade, de l’interdiction de toucher les mets autrement qu’avec les baguettes, des salutations sans jamais se toucher, est en fait moins contaminant que l’Occident.

      A part ça, je mesure le paradoxe de la pandémie : après deux ans de propagande assidue, je croise tous les jours des gens qui croient qu’on ne meurt plus que du virus, et qu’avec les mesures appropriées imposées à tous, on ne mourra plus du tout.

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      1. @Pierre Guillemot,

        « A part ça, je mesure le paradoxe de la pandémie : après deux ans de propagande assidue, je croise tous les jours des gens qui croient qu’on ne meurt plus que du virus, et qu’avec les mesures appropriées imposées à tous, on ne mourra plus du tout. »

        J’ai surtout l’impression que certains ont redécouvert que nous pouvions mourrir d’un virus respiratoire (hivernal)… alors même que tous les ans depuis 30 à 40 ans des gens mourraient chaque hiver de grippes, bronchites, pneumonies, …

        Il y avait comme une cécité sur le problème… et le covid a faire ouvrir les yeux à certains qui découvrent aujourd’hui – soit parce qu’ils sont en première ligne (vieux et/ou immunodéprimés) soit en seconde ligne (enfant de vieux et/ou immunodéprimés) – que malgré l’allongement de l’espérance de vie (qui semble sans fin… comme la croissance), l’immortalité n’existe pas et que tout ou tard nous finirons tous par manger le pissenlit par la racine.

        Alors du fait de leur cecité initiale, ils ont effectivement le tort de penser que si on résoud le problème « covid », il n’y a plus de problème… alors qu’en réalité, il y a toujours eu des problèmes (grippe, bronchite, …).

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        1. Depuis 30 ou 40 ans ? Pourquoi ? J’ai pourtant souvenir que quand j’étais petit (au milieu du siècle passé) les vieux mouraient surtout en hiver. Certes, il y a 40 ans ce n’était que le début de la sénilité pour tous. Je plaisante. Mon propos (qui n’a pas plu précédemment) c’est d’insister sur mon impression après avoir lu le propos de l’honorable Jean-Baptiste, l’idée qu’en ne pensant plus qu’à la préservation des vieux et des fragiles, en supprimant tout le reste, on aura un monde vivable. Emmanuel Todd est bien plus virulent que moi : il dit qu’on ( le pouvoir, sous les applaudissements d’une bonne partie des électeurs ) a sacrifié l’avenir des jeunes à la préservation des vieux (Emmanuel Todd est né en 1951, il est donc nettement plus jeune que moi et à cet âge c’est comme au premier âge, les années comptent).

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  5. Encore un effort : proposons d’élever notre espèce en complète stabulation !

    Protocole compassionel généralisé du début à la fin ?

    (j’essaie juste de projeter dans une idée de la vie le sous-jacent du billet)

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    1. Si faire un effort envers les autres vous parait étrange !? Et que vous considériez cela comme un enfermement. C’est dire que le sens de votre liberté est limité à ne pas respecter l’autre. C’est pour le moins une étrange façon de considérer ce qu’est la liberté.

      1. Ben non, l’interrogation est seulement : quel système de mesures pourrait garantir un droit égal à la sécurité sanitaire de chacun des sujets vulnérables ? Un tel système étant irréalisable, déplorer son absence relève de la fausse conscience. Il faudra donc arbitrer, comme dans tout geste réellement et non idéalement genereux (personne ne donne tout son argent à celui qui fait la manche / il vaut mieux calculer ce qu’on donne plutôt que ne rien donner, même si cela ne couvre pas tout le besoin)

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        1. Je me corrige : ce n’est pas « calculer », c’est « estimer », ce que je cerveau fait déjà spontanément, l’esprit procédant à ses ajustements suivant de nombreux et humains critères.

      2. Entre  » ne rien faire  » et « tout faire  » qui sont impossibles, il reste l’arbitrage, forcément sujet à débat…et les valeurs communes ainsi que les espaces de dialogues, ne sont pas dans l’état idéal pour que le débat soit serein…

        La peur de perdre ( la liberté, le SUV, les privilèges acquis que l’on sent menacés ) crispe chacun dans un repli individualiste ( encouragé par la religion féroce )

        Faut il donc tout perdre pour coopérer à nouveau ?

          1. Non, ça c’est de l’idéalisme moderne. Dans le désarroi du dénuement, peu ou pas de coopération, de la baston (cf. La route, de Mc Carty). La coopération fonctionne sans ressentiment dans les sociétés ritualisée avec des statuts clairs, pas dans le monde du calcul et des abstractions.

            Nb : relisez Mauss (la BD) et voyez ce qui permet à Vladek de survivre. Eut-il dû céder sa place ?

  6. @ Jean-Baptiste,

    Pas forcément plus étrange que le fait de voir tout un tas de personne prendre soudainement conscience que les plus fragiles sont souvent les laissés pour compte de nos politiques de santé publique dans nos sociétés occidentales et réclamer une plus grande solidarité… parce que ces mêmes personnes sont soudainement concernées par la question de leur propre fragilité et/ou de celle d’au moins un de leur proche.

    En fait, j’ai du mal à ne pas voir chez certain(e)s une forme (plus ou moins déguisée) d’égoïsme et d’intérêt individuel derrière ces appels à la solidarité et l’intérêt collectif sur des sujets si longtemps ignorés par ces mêmes personnes… lorsqu’elles n’étaient pas concernées.

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  7. Encore un effort et on va nous interdire la mort. L’effort demandé ici serait-il de généraliser le port du masque ad vitam eternam ? Je suppose que des philosophes ont déjà abordé le sujet, entre égoïsme vital à chacun et empathie nécessaire envers les plus fragiles.
    Mais doit-on se priver d’une vie normale, à visage découvert, c’est à dire en cessant d’exposer un outil de communication essentiel, la bouche au centre du visage, pour préserver des vies ?
    Une autre issue délirante pourrait être une promesse de cerveau recopié dans les circuits imprimés, un rêve à la manière de Matrix. Ce serait un monde sans vie, sans mort, sans fluide physiologique, sans pourriture ou décomposition, sans reproduction. Ce serait un monde sans « anima », propre. Beurk !

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