« Piqûres en soirées : ce que l’on sait sur ce phénomène qui touche la France entière »

Le Monde : Piqûres en soirées : ce que l’on sait sur ce phénomène qui touche la France entière

Les marques de piqûres se situent sur « les bras », « les fesses », « le dos », sans que les victimes ne voient leur agresseur. Cette note décrit « des effets immédiats » mais aussi des « effets retardés », avec parfois des « marques de bleus » autour du point rouge caractérisant la piqûre. Les symptômes sont variés et vont « des maux de tête » aux « bouffées de chaleur » en passant par des « vertiges » voire une « perte de connaissance ».

Lorsque l’anthropologue entend parler de ce genre d’affaires, il ouvre son grand cahier.

Pas à la page où l’on raconte l’histoire de l’auto-stoppeuse fantôme qui a cessé d’être là sur le siège arrière au moment où l’on s’inquiète de son long silence, et dont le premier enregistrement connu date du XVe siècle.

Ni à la page où il est question des révoltantes mutilations de chevaux, où l’on explique que la minutieuse enquête menée révéla que dans tous les cas investigués, les blessures étaient en réalité accidentelles, et que quand on demanda à un propriétaire de cheval pourquoi il avait coché la case « Mutilation » sur le formulaire, il avait expliqué que « Ben, les fois précédentes, il n’y avait pas encore cette catégorie-là… et comme je savais pas trop quoi mettre… »

Non, il ouvre une page blanche et consigne soigneusement les faits, ou faudrait-il dire dans ce cas-ci, la très troublante … absence totale des faits 😉 .

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53 réflexions sur « « Piqûres en soirées : ce que l’on sait sur ce phénomène qui touche la France entière » »

  1. Légende urbaine ? En tout cas, il est facile de se sentir victime dans la mesure où nous avons tous l’occasion d’être piqué régulièrement (en ce moment chez nous, c’est le tigre qui est revenu) et tout aussi facile pour n’importe quel(s) déséquilibré(s) de jouer à ce petit jeu au milieu de la foule. Mystère et/ou psychose.

    1. @Pascal « It is at the level of a state sponsored actor incapacitating a dissident, like the Novichok incident.  »
      avis d’expert in :
      https://www.vice.com/en/article/wxdenq/heres-what-we-know-about-reports-of-women-being-spiked-with-needles-in-uk-clubs

      « The technical and medical knowledge required to perform this would make this deeply improbable.

      L’incident d’origine rapporté semble dater du 10 octobre 2021 à Nottingham :

      Bien que les piqûres de moustiques soient préocupantes elles ne semblent pas spécifiques des activités sonorisées et nocturnes de promiscuité juvénile.

  2. @Timiota
    Pas en lien direct avec le sujet du billet, quoi que.
    Je viens enfin de commencer la lecture du livre des deux David (Au commencement était… Une nouvelle histoire de l’humanité).
    Je commence déjà à grogner dès le premier chapitre. Extrait (page 16 sur 745) commentaires perso entre crochets:
    « Ni la version rousseauiste ni la version hobbesienne ne nous paraissent satisfaisantes pour rendre compte de la trajectoire générale de l’humanité [encore heureux, rien d’autre sur le sujet depuis le XVIIIe siècle ?], et ce pour trois raisons principales: 1) elles sont tout simplement fausses [soit, argument d’autorité facile]; 2) elles ont de terribles conséquences politiques [et depuis quand on établit la véracité des faits ou d’une méthode en fonction de leur nuisance politique ou non ?]; 3) elles donnent du passé une image inutilement ennuyeuse [l’histoire est censée être une discipline distrayante ? Stéphane Bern va être ravi].
    « Dans ce livre nous voulons tenter d’ébaucher un autre récit plus optimiste [ah ok, un « récit optimiste », la science avance à grand pas !]…à rebours du roman traditionnel [récit contre récit, roman contre roman, c’est mal engagé cette histoire!].
    Il va falloir que je m’accroche….

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    1. Après dix ans d' »Occupy wall street », il se peut que l’habitus correspondant (faire parler de soit dans une certaine sphère) soit assez marqué ;
      j’interprète ces assertions (un peu des rodomontades) comme un choix d’attaque surtout éditorial.
      A ces pages, je plaide que c’est la version étendue de ces espèces de sous-titres à rallonges que les anglo-saxons mettent volontiers
      pour appâter le client. « De la Grammatologie » ça le fait pas aux USA ((ah, non caramba, le vrai titre complet , FR ou ici EN était , « Of Grammatology: Essay on the Permanence of Platonic, Aristotelian and Scholastic Concepts of the Written Sign »)) mais par exemple « Invisible Women – Exposing Data Bias in a World Designed for Men » de Caroline Criado Perez.
      Il y a peut-être aussi le volume relativement bref (un chapitre de 30 pages correspond à du contenu de 100 pages, disons 5 articles pleine-page de 10 pages format US-Letter).
      Donc une simplification pour aller « droit au but ».
      Bon courage quand même, arkao.

        1. Ce qu’on nous cache soigneusement, c’est que ça été pareil avec le vaccin à ARN messager : toutes les femmes qui ont été vaccinées avec cette saloperie ont été prises en charge par un sous-marin de poche et livrées au Moyen-Orient.

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          1. Sont-ce là des interventions et des remarques appropriées pour un blog de renommée internationale ? Quel mouche vous à donc piqué monsieur Jorion ?

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            1. Hé ! que voulez-vous ? nous, anthropologues en avons vu de vertes et de pas mûres en termes de croyances populaires, rumeurs, canards et Cie, et sommes durs à impressionner 😀 !

              P.S. Saviez-vous que l’histoire de Robin des Bois se racontait déjà dans la Rome antique ?

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              1. Yep, le soucis avec les anthropologues, entre autres scientistes, c’est qu’à force de démystification ils ne rencontrent plus l’irréel au détour d’une rue 🤨🙄
                « Nos Pensées Créent Le Monde – Comment Les Sciences De Pointe Conduisent À Une Nouvelle Métaphysique – Castello « 

  3. bizarre en effet. Est-ce qu’il n’y aurait pas un phénomène de mimétisme ? Je pense en particulier à ces enfants qui pratiquent des jeux dangereux dans les cours d’école .Ou bien encore la reproduction de crimes par des admirateurs de tueurs en série ?
    Auquel cas on a affaire plutôt à des situations psychiatriques ?

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  4. J’entends parler de ce truc depuis deux mois environs. Parait que c’est vrai de chez vrai ! En boîte de nuits ça serait la panique. Tout le monde le dit. 😀

    J’ai remarqué que lorsque je demande où et quand exactement, je passe pour un sacré chieur.

  5. J’ignorais le phénomène de l’auto-stoppeur fantôme. La fiche Wikipédia sur le sujet est intéressante – il s’agit d’ailleurs dans la plupart des cas d’une auto-stoppeuse https://fr.wikipedia.org/wiki/Auto-stoppeuse_fant%C3%B4me

    Je retiens notamment la rencontre décisive que fit un certain haut fonctionnaire éthiopien au 1er siècle de notre ère. Mais encore cette dame habillée de blanc avec des souliers de danse que des automobilistes rencontrent régulièrement près de Chicago depuis les années 1930, jusqu’à ce qu’elle disparaisse, toujours près du même cimetière. On a même fait des études pour déterminer de laquelle des mortes de ce cimetière il s’agirait…

    Et puis le fait remarquable que ce genre d’apparitions, que l’on dit plus fréquentes que celles des Ovnis, se concentrent autour de certains lieux – à tel endroit d’une route où justement un terrible accident a eu lieu trente ou cinquante ans plus tôt…

    Je pense parfois à nos ancêtres lointains que j’imagine groupés le soir autour du feu, se racontant les uns aux autres des histoires sur tout l’inconnu au-delà de l’étroite bande de terre éclairée par le foyer… tigres à dent de sabre et mammouths sans doute, mais peut-être encore bien d’autres choses – car que savaient-ils du monde en fait ?

    Et je me dis que nous autres bénéficions sans doute d’un feu beaucoup plus vif – car l’humanité en a appris des choses depuis ses commencements, et la science brûle avec ardeur, et nous voyons beaucoup plus loin. Mais il reste toujours l’inconnu de la nuit, au-delà de la bande de terre éclairée par le foyer, même si cette bande est plus étendue qu’autrefois. Et nous aimons toujours nous raconter les uns aux autres des histoires.

    Car qu’y a t il en vérité dans cette nuit ? Et que savons-nous du monde en fait ?

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  6. Abstention dans les urnes : ce que l’on sait sur ce phénomène qui touche la France entière !

    On dit que des inscrits sur les listes électorales ne viennent plus voter… Leur fantômes hanteraient les bureaux de votes… On les voit partout… Et pour autant il ne sont jamais avec leur bulletin devant l’urne.

    Les symptômes sont du phénomène sont nombreux et variés :
    – Résultats d’élection contraires aux prédictions des instituts de sondages
    – Présidence de la République désarçonnée
    – Montée des extrêmes
    – …

    @ Paul : ça mériterait aussi une page dans votre grand cahier 😉

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  7. absence totale des faits ? depuis le 20 octobre 2021 au moins en Grande Bretagne, avec des plaintes, des arrestations …
    L’article du Monde ne précise pas la nationalité des personnes arrêtées.

    et celà ne semble pas nouveau :
    « For a few weeks in the fall of 1989, a group of Black teenagers (mostly girls) scared the pants off the denizens of New York City by running about jabbing pins into the necks of 41 random white females. Media coverage escalated the general public’s fears as it was repeatedly stated the pins were tainted with AIDS. Within a week the kids responsible were found and arrested, and it was at that time police discovered there was no basis to the reports of the AIDS virus being part of these attacks. The hooligans responsible admitted it was just a fun game to them, run up to a white woman, stick her with a pin, see her reaction, then run off. »
    https://www.snopes.com/fact-check/hiv-infected-needle-attacks/
    en 2019
    https://www.thesun.co.uk/news/8719525/teen-date-rape-needle-perth-nightclub/
    et depuis le 19 octobre
    https://www.theguardian.com/uk-news/2021/oct/19/police-investigate-reports-of-spiking-by-needle-at-nottingham-clubs
    https://www.dailymotion.com/video/x8bgi18

    On n’est même pas sûr qu’il s’agisse de seringue.
    Les lieux concernés sont propices à la proximité physique en ambiance sonore, en présence de jeunes depuis qu’ils ont rouvert en France, dans des villes moyennes universitaires.

    La conséquence et le but ? est d’en baisser la fréquentation (contrôle épidémique) et d’assurer l’acceptabilité des fouilles à l’entrée (lutte anti-drogue).

    Il faudrait trouver une caractéristique antisémite pour assurer la fausseté et le caractère conspirationniste.

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  8. Il y a un autre phénomène tout aussi inquiétant.
    En 2017, au mois de mai eurent lieu des élections pour élire un monarque . Quelques semaines après , phénomène étrange s’il en est, d’autres élections furent organisées pour mettre des gens dans un bâtiment qui s’appellerait l’assemblée nationale . Jusque là rien d’exceptionnel à ce qu’il parait. Une vague histoire de république, de démocratie . A vérifier car avec toutes ces informations délirantes .. enfin bref.
    Le monarque, bien sous tous rapports, bien intentionné, décida un jour d’aller demander à ces personnes de voter pour lui . Enjôlés qu’ils furent par ce monarque ils lui donnèrent leur approbation . Depuis ce jour on constate que des personnes appuient régulièrement sur un bouton « pour » comme s’ils avaient été ensorcelés . D’après des observateurs qui se sont introduits clandestinement dans l’enceinte de cette assemblée le spectacle est envoûtant : d’un seul et même mouvement synchronisé à la perfection plus de 300 personnes accomplissent le même geste pendant 5 ans .
    Nul ne sait pourquoi. On a dépêché plusieurs anthropologues, ethnologues , pour étudier ce phénomène mais la tache est ardue , gardons espoir .

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  9. Pas un canular du tout: le fils d’une amie est allée prendre un verre à Nantes l’autre jour avec une copine, ils se sont retrouvés aux urgences avec des palpitations intenses toute la nuit (et pour la fille cela a duré plusieurs jours). Ils ne comprennent pas comment la substance pourait avoir été dans leurs verres car il a pris une bière et elle a pris autre chose en bouteille. Pas une piqûre mais mis à leur insu.

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    1. @ Emjc ( Expert en Maison des Jeunes et de la Culture?)
      Il faudrait peut-être expliquer à votre amie les effets de l’abus d’alcool combiné à celui de l’extasy…
      – « Mais non Maman, je te jure, on a seulement pris une bière sans alcool et un coca… »
      A moins que les deux innocents aient oublié de manger entre deux nuits d’étreintes…
      –  » Mais voyons Maman, cette fille c’est juste une copine, c’est pas du tout mon genre!
      Bien-sûr! Heureusement il parait que les lumières stroboscopiques et la musique à forte puissance,
      Peuvent avoir des effets comparables..!
      Ouf! Ah pauvres gosses! Y a donc pas de normes de sécurité dans ces foutue boites de nuit!
      Eric.

    2. Wikipédia :

      L’attaque de panique (également appelée crise d’angoisse aigüe ou quelquefois crise de panique) est une sensation de peur intense de survenue brutale et généralement transitoire. Les symptômes physiques associés peuvent comporter des sueurs, des palpitations, une impression d’étouffer (dyspnée), des douleurs à la poitrine, des nausées, des picotements (paresthésie). Ces symptômes sont associés à des sensations de perte de contrôle ou de danger imminent sans lien avec la réalité.

      Les attaques de panique peuvent être spontanées ou faire suite à un facteur déclenchant. Certains facteurs comme le stress peuvent les favoriser. Les attaques de panique peuvent faire partie de nombreux troubles, tels que les dépressions, certaines psychoses, des états d’intoxication, et notamment les troubles anxieux comme le trouble panique.

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  10. @Emjc peut être un test sauvage de phase II ou III (échantillon nombreux sur des populations jeunes et supposées en bonne santé) alors que les crédits manquent pour un test sur des volontaires.
    – permet d’ajuster les doses et les modes d’administration.
    – vérifier l’indétectabilité par des méthodes classiques.
    – documentation des effets par un passage aux urgences.

    Expérimentation sociale sur les effets psychose, demande de contrôles, baisse d’activité et sur les médias traitement par le black out, le déni, ou la conspiration.

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  11. Je me sentirais privé si je n’évoquais pas le parapluie bulgare (années 1970) qui servait aux tueurs du KGB pour liquider les dissidents soviétiques arrivés en Occident. (il a son article sur Wikipedia dans une quantité de langues, avec un schéma du mécanisme d’injection). Moi qui me promène avec un parapluie grand format depuis que j’ai des problèmes d’équilibre (j’ai aussi une canne de grand-père qui sert quand j’utilise mon personnage de grand vieillard), j’ai pu voir que les vieux en ont gardé le souvenir. Plusieurs fois j’ai été regardé avec suspicion dans une queue, ou même carrément interpellé, quand je tiens le parapluie au lieu de m’appuyer dessus. Est-ce que les jeunes ont mis à jour la vieille peur ?

  12. La variole du singe est également un sujet émergent :
    http://www.cnbc.com/2022/05/23/monkeypox-outbreak-is-primarily-spreading-through-sex-who-officials-say.html

    « the most recent surge in cases appears to have been spread among men who have sex with other men, WHO officials said, emphasizing that anyone can contract monkeypox. » (sic !)

    Une épidémie par transmission interhumaine est probable en analogie avec le VIH grâce aux progrès dans les trithérapies et autres procédures prep’s sur une population naïve sans vaccination anti-variolique depuis des décennies.

    Quarantaine de 21 jours en Belgique.

  13. En 1819 naît une nouvelle catégorie de déviants, les « piqueurs » de femmes. En cinq mois, quelque 400 victimes – pour l’essentiel des jeunes femmes – se plaignent d’avoir été piquées, à l’aide d’aiguilles ou d’autres instruments, par des inconnus dans l’espace public de la capitale. Le fait divers devient événement et se publicise à partir de novembre 1819, notamment par la presse et la caricature. Il catalyse une intense peur collective, rapidement diffusée en province où des gestes analogues sont observés. Des rumeurs se greffent aux faits attestés et tendent à politiser des gestes fantasmés. À la croisée de l’histoire des perversions sexuelles, des rumeurs et des imaginaires politiques, émerge ainsi un objet d’histoire déroutant, brouillant les limites de la fiction et du témoignage, du fait divers dérisoire et de la manipulation politique, de la pulsion perverse et du jeu.
    L’article propose une anthropologie historique de cette peur urbaine éphémère, rapidement effacée par l’assassinat traumatique du duc de Berry, qui intervient quelques semaines plus tard, le 13 février 1820. Cette peur dévoile la vulnérabilité du corps des femmes dans un espace public urbain en recomposition. Elle s’exprime à travers des formes de « panique morale » mais aussi par des rumeurs qui imputent une causalité bien identifiable – le complot politique ou policier – à un phénomène vraisemblablement multiple. À ce titre, l’affaire des piqueurs, partie d’une inscription sur le corps des femmes, dévoile une politisation intense des gestes commis dans l’espace public, à un moment de grande conflictualité.
    https://www.cairn.info/revue-d-histoire-moderne-et-contemporaine-2013-3-page-31.htm?contenu=resume

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    1. Effectivement votre commentaire éclaire cette énigme d’une approche fort intéressante.
      « dans l’espace public, à un moment de grande conflictualité » me semble être une idée prépondérante .
      Il n’en demeure pas moins que je reste sceptique .

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      1. Si seulement davantage de personnes faisaient comme vous : faire du scepticisme leur point de départ devant ce genre d’affaires présentant d’emblée toutes les caractéristiques de la « légende urbaine ».

        1. La résonnance médiatique est une chose, de même que les actions mimétiques qu’elle peut susciter, et peut-être le niveau sous-jacent du phénomène n’évolue-t-il en fait que peu, alors que la réaction sceptique de déni faute de black-out est un moyen pour la société, et ses acteurs d’influence d’exercer une action stabilisatrice, lorsqu’elle n’est pas réprimée par des objectifs rémunérateurs de sensationnalisme.

          La rumeur d’Orléans a été diffusée puis étudiée, mais il ne semble pas que des effets documentés aient été produit, alors que les stygmates des piqûres le sont (urgences/plaintes).

          L’évolution en parallèle des dénonciations d’aggression sexuelle/viol souvent encore à retardement, devenue dans l’air du temps (notamment dans un contexte d’action politique sur l’image), provoque-t-elle une répression suffisante dans les esprits pour susciter une substitution du mode d’expression de l’agression en piqûre qui revêt une même signification et rétribution symbolique ?

  14. Je ne sais pas si cela a un rapport avec cette ténébreuse histoire de piqûres. J’ai lu dans le journal satirique bien connu dont je porte le pseudo ceci:  » Le hellfest, plus grand festival de rock et métal , a connu de nombreux déboires pour son implantation. «On se souvient (Le Parisien) de Christine Boutin parlant de « culture de la mort » ou d’opposants aspergeant d’eau bénite le terrain pour chasser les démons» .
    Alors j’émets cette idée : les boites de nuit ne sont elles pas considérées comme des lieux de perversion où quelques illuminés du chapeau auraient décidé d’imposer une sorte de rédemption ? Le choix des piqûres suppose l’utilisation de seringues et qui dit seringues ramène , (comme le dit le commentaire de Porc et pique « l’espace public, à un moment de grande conflictualité. ») aux anti vax . L’objet de leur propre psychose se retournant à l’injonction d’une psychose à la société ?
    Je m’interroge.

    ps : Le canard enchainé n°5302 rubrique zigzag

    1. Vous vous dites « sceptique », mais vous vous retrouvez « gogo » car votre scepticisme n’arrive qu’avec un temps de retard : vous commencez par gober le bobard et vous ne dégainez votre scepticisme que quand on vous offre la démystification.

        1. Wikipédia :

          Dans le langage populaire, un gogo est une personne crédule qui, par exemple, se laisse prendre facilement aux canulars et peut même devenir le dindon de la farce. Le terme vient du personnage Gogo de la comédie Robert Macaire, de Saint-Amand, Benjamin Antier et Frédérick Lemaître, probablement formé à partir du verbe « gober ».

    2. @khanard,
      Faut dire qu’au Hellfest il y a certains groupes qui font dans le lourdingue sataniste 😉
      Comme Behemoth par exemple, mais qui a reçu l’onction d’Arte:
      https://www.youtube.com/watch?v=tGKmSkR8Q3E
      Pas entendu cette année d’histoires de piqures dans ce festival, peut-être parce que la brigade des Hellwatch veille au grain:
      https://www.letelegramme.fr/loire-atlantique/nantes/au-hellfest-une-brigade-de-benevoles-a-l-affut-des-violences-sexuelles-21-06-2022-13078592.php

      1. @arkao
        « mais qui a reçu l’onction d’Arte: » du moment où un groupe du genre de Behemoth soit récompensé à l’eurovision , je ne me souviens plus de leur nom , tout est permis et c’est tant mieux .

  15. Je ne sais pas comment se nomme un tel phénomène : croyance ou psychose collective ?
    Notre Occident se heurte durement en ce moment à la question de la vérité, du vraisemblable. J’ai été effaré il y a quelques années en redécouvrant la place des pratiques irrationnelles dans la vie de certains de mes congénères (de formation scientifique pour l’essentiel) : appel aux rebouteux pratiquant par « don », reiki, exorcisme (disconteurs, à la mode de Bretagne), new-age et synchronicités. Ce qui me gêne le plus, c’est cette légitimité donnée au ressenti individuel, au point de prendre parfois valeur de preuve.

    1. Ne mélangeons pas tout.
      Perso, ado je m’étais démis un pouce et une rebouteuse me l’a replacé en un tour de main, sans forcer, sans douleur.
      Rien d’extraordinaire sans doute, juste un bonne perception tactile de la place de mes os et une grande dextérité.
      Elle avait été aussi la seule à repérer que je marchais en « jetant mes jambes » (ou du moins la seule à y attacher de l’importance).
      Enfant, un je ne sais plus quoi avait imposé ses mains sur mon crâne et j’avais ressenti une chaleur extraordinairement forte.
      Je ne sais plus quel était la raison de cette consultation ni si cela m’avait permis de guérir (je crois plutôt que non).
      Je ne connais pas du tout le reiki. Quant aux médecines indiennes, chinoises, japonaises etc (chakras, massage de l’orteil qui contracte la rate, pression sur l’oreille qui redresse le foie, massage du nez qui revisse le coccyx ^^ etc), je suis très sceptique aussi mais je n’exclue pas qu’il puisse y avoir une justification scientifique. Un couple d’amis m’avait aussi un jour dit qu’après plusieurs vains traitements allopathiques, un traitement homéopathique avait permis à leur môme de guérir.
      Effets de ce qu’on appelle couramment « suggestion » ? Peut-être et alors, parfois, pourquoi ne pas y recourir (pragmatisme) ?
      Perso, je rejette généralement ces machins « nouilles-edge », je reste dubitatif sur d’autres mais j’essaie alors de garder l’écoute (même quand ça m’agace).
      L’observation, 1ère étape de la démarche scientifique.
      Cela dit, je m’inquiète comme vous de ces retours de l’irrationnel, de la superstition.

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      1. J’ai eu affaire deux fois à un rebouteux. La première fois, à l’âge 9 ou 10 ans, on m’a « remis des vertèbres en place », par procédé mécanique. La seconde fois, bien des années plus tard (plus de trente ans), un chiropracteur (les héritiers contemporains du métier) m’a ôté une douleur dans le bas du dos que je savais liée à un stress profond. Bien que distant de 120 kilomètre, le chiropracteur connaissait l’existence du premier rebouteux, considéré comme un «grand» dans le métier. Le cabinet du chiropracteur n’obéissait pas aux normes des professionnels de santé. L’aménagement était chaleureux, rassurant et constitué majoritairement de bois. Une icône de la Sainte Vierge était fixée au dessus de la porte de sortie du cabinet. J’ai discuté avec lui du métier et de son origine. Il m’a bien rappelé l’importance du don, transmis souvent – selon lui – de la grand-mère au petit-fils ou du grand-père à la petite-fille.

    2. Note : les synchronicités sont des évènements dont la coïncidence est interprétée par le sujet qui les constate. Il leur donne un sens qui leur ôte justement le statut de coïncidence. Les mouvements new-age (je l’ai constaté également dans le monde du coaching, donc du développement personnel) ont récemment tenté cherché à cautionner cette idée par un recyclage téméraire de la théorie de la relativité, en particulier des propriétés des photons intriqués.

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