ChatGPT, je vous invite à un petit remue-méninges : comment fonctionnons-nous, vous et moi ? II. Nous combinons tous deux compréhension statistique du monde et compréhension du contexte de chaque phrase

Illustration par Stable Diffusion (+PJ)

P.J.
Vous dites : « Les humains utilisent le contexte, la connaissance du monde, les signaux émotionnels et l’apprentissage par l’expérience, ce qui va au-delà de la simple reconnaissance de modèles statistiques », mais un GPT va également au-delà de la simple reconnaissance de modèles statistiques, l’utilisation du contexte étant précisément le rôle joué par le « transformer » qui est le moteur au cœur d’un GPT.
ChatGPT
Vous avez raison de souligner que les modèles de GPT, en particulier ceux qui utilisent l’architecture des transformers [Là il se plante : tous les GPT utilisent l’architecture du transformer : GPT veut dire Generative Pre-Trained Transformer], vont au-delà de la simple reconnaissance statistique des formes. Clarifions ce point :
Modèles GPT et contexte
Transformers et contexte : L’architecture du transformer, qui est au cœur des modèles GPT, est conçue pour gérer le contexte dans le traitement du langage. Pour ce faire, elle utilise un mécanisme appelé attention, qui permet au modèle d’évaluer différemment les différentes parties du texte d’entrée. Cela signifie qu’il peut prendre en compte le contexte plus large d’une phrase ou d’un paragraphe, et pas seulement les mots immédiats.
Compréhension du contexte : Par conséquent, les modèles GPT peuvent générer des textes qui sont appropriés au contexte et cohérents sur de longues portions de texte. Ils peuvent suivre les thèmes, les entités et un certain degré de narration au sein d’un texte donné.
Au-delà de la simple reconnaissance statistique des formes
Apprentissage de modèles complexes : Les modèles GPT apprennent des schémas complexes dans les données qui vont au-delà de la simple fréquence des mots ou des simples cooccurrences. Ils peuvent saisir les subtilités de l’utilisation de la langue, les nuances stylistiques et un certain niveau de relations sémantiques.
Adaptabilité : Ces modèles peuvent adapter leurs réponses en fonction des données qu’ils reçoivent, ce qui témoigne d’une forme de conscience du contexte. Par exemple, ils peuvent poursuivre une histoire, répondre à des questions en fonction du contexte ou imiter un certain style d’écriture.
Différences avec le traitement du langage humain
Profondeur de la compréhension : Si les modèles GPT peuvent traiter le contexte dans une certaine mesure, leur compréhension n’est pas aussi profonde ou nuancée que la compréhension humaine. Les humains intègrent l’expérience personnelle, la connaissance du monde réel et une compréhension sémantique plus profonde, souvent de manière inconsciente.
Intégration émotionnelle et expérientielle : Les humains utilisent l’intelligence émotionnelle et les expériences dans leur compréhension et leur génération du langage. Cette intégration dépasse les capacités actuelles des modèles GPT.
Pensée abstraite et créative : la compréhension et l’utilisation du langage humain sont souvent liées à la pensée abstraite et créative, qui dépasse les capacités de traitement des modèles d’IA actuels.
Conclusion
En résumé, si les modèles GPT utilisent effectivement le contexte et sont très avancés dans le traitement de modèles complexes du langage, leur traitement est fondamentalement différent du processus humain de compréhension du langage. Ils simulent certains aspects de la compréhension par le biais d’une reconnaissance des formes et d’un traitement contextuel sophistiqués, mais ils n’intègrent pas, comme les humains, la compréhension émotionnelle, expérientielle et profondément sémantique.

P.J.

D’accord, pouvons-nous récapituler ? Quelle est la différence entre la façon dont un être humain et un GPT basé sur un transformer utilisent le contexte ? En supposant qu’il y ait une différence, celle-ci joue-t-elle un rôle dans la compréhension de la langue ?

ChatGPT

Récapituler les différences entre la façon dont les êtres humains et les modèles GPT basés sur des transformers utilisent le contexte dans le traitement du langage est très pertinent. En voici un aperçu concis :

L’utilisation du contexte humain dans le langage

Compréhension sémantique profonde : Les êtres humains comprennent le langage dans un cadre riche de contextes culturels, émotionnels et situationnels. Cela implique d’interpréter le sens au-delà des mots pris au pied de la lettre, en incluant les expressions idiomatiques, l’ironie et les métaphores.

Contexte expérientiel et émotionnel : La compréhension humaine du langage est profondément influencée par les expériences personnelles, les émotions et les subtilités de l’interaction sociale. Cela permet une compréhension et une expression nuancées.

Intégration à la connaissance du monde : Les êtres humains intègrent naturellement leur vaste connaissance du monde et leur conscience de la situation en temps réel lorsqu’ils interprètent et utilisent la langue. Il s’agit notamment d’informations générales, d’événements en cours et de connaissances personnalisées sur les personnes et le monde qui l’entourent.

Utilisation adaptative et prédictive : les êtres humains adaptent dynamiquement leur langage en fonction du contexte, y compris le point de vue de l’auditeur, le contexte social et le résultat souhaité de la communication. Ils utilisent également le contexte pour prédire et déduire des informations non formulées.

Utilisation contextuelle du GPT basé sur les transformers

Traitement contextuel basé sur des modèles : Les modèles transformers comme le GPT utilisent le mécanisme d’attention pour pondérer les différentes parties du texte d’entrée, ce qui leur permet de prendre en compte un contexte linguistique plus large que les seuls mots adjacents.

Fenêtre contextuelle plus longue : Ces modèles peuvent maintenir la cohérence sur de longues portions de texte en gardant la trace d’entités, de thèmes et de flux narratifs mentionnés précédemment, bien que dans un cadre limité défini par leurs données d’apprentissage et leur architecture.

Absence de contexte expérientiel : Les modèles GPT sont dépourvus d’expériences personnelles ou d’émotions. Leur « compréhension » du contexte repose uniquement sur les configurations qu’ils ont apprises à partir des données sur lesquelles ils ont été formés, sans expérience du monde réel ni pertinence émotionnelle.

Connaissance statique du monde : La connaissance du monde des modèles GPT est statique et limitée à ce qui était disponible dans leurs données de formation. Ils n’ont pas la capacité d’actualiser cette connaissance en temps réel ou d’intégrer de nouvelles expériences comme le font les humains.

Rôle du contexte dans la compréhension du langage

Pour les humains : Le contexte fait partie intégrante de la compréhension et de l’utilisation du langage humain. Il enrichit la communication, permettant des interactions sociales complexes, l’expression des émotions et l’utilisation créative du langage.

Pour les modèles GPT : Bien que les modèles GPT utilisent efficacement le contexte pour générer des textes cohérents et pertinents, leur utilisation du contexte est intrinsèquement limitée aux configurations de données apprises. Ils n’ont pas la capacité de comprendre le contexte d’une manière profondément sémantique, expérientielle et émotionnelle comme le font les humains.

Conclusion

La différence réside essentiellement dans la profondeur et la nature de la compréhension du contexte. Les êtres humains utilisent le contexte d’une manière dynamique, expérimentale et émotionnellement nuancée, profondément intégrée à la connaissance et à la compréhension du monde réel. Les modèles GPT basés sur des transformers, bien que sophistiqués dans la reconnaissance des formes et le maintien de la cohérence textuelle, n’ont pas cette profondeur de compréhension, s’appuyant plutôt sur des configurations de données apprises sans expérience du monde réel ou contexte émotionnel. Cette différence influence considérablement la nature et la qualité de la compréhension et de l’utilisation de la langue dans chaque modèle.

(à suivre…)

Illustration par Stable Diffusion (+PJ)

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33 réponses à “ChatGPT, je vous invite à un petit remue-méninges : comment fonctionnons-nous, vous et moi ? II. Nous combinons tous deux compréhension statistique du monde et compréhension du contexte de chaque phrase”

  1. Avatar de Bertrand
    Bertrand

    La musique est un langage avec ses règles et son vocabulaire. Une IA pourra paradoxalement intégrer tous les gimmicks de Charlie Bird Parker, ou se contraindre à produire une mélodie dans un style défini par son prompt mais elle est atteinte d’anhédonie musicale. Soit une singularité du cerveau de Sapiens qui le prive de ce que ressent émotionnellement la grande majorité de ses congénères avec la musique, cette langue universelle. La psychologie très artificielle du fantastique musicien est assimilable à un trouble de sa non personnalité.

    1. Avatar de Chabian
      Chabian

      Pouvez-vous développer ? décrire ce concept d’an-hédonie ? et comme « manque » de ce qui se passe entre le cerveau et la musique, ce langage qui transmet qqch sans rien signifier ? (J’ai un frère expert en « harmonie », ce qui m’a donné quelques échos de la question, mais… en béotien).
      Je vais faire un autre post sur les images de ce billet, qui me paraissent (enfin) porteuses d’émotions au spectateur, mais en même temps « an-hédoniques » — mais discutons ici de la musique, et dans une autre section des commentaires, pour les images.

  2. Avatar de Ruiz
    Ruiz

    Pourquoi les outils d’IA suffisamment avancés ne pourraient-ils pas utiliser le contexte d’une manière dynamique, voire à force d’entraînement et d’utilisation, d’historique d’usage, bénéficier d’une connaissance expérimentale ?

    De plus le côté émotionnellement impliqué d’une intelligence humaine est-il vraiment un avantage ?
    N’est-ce pas plutôt un facteur de biais, de perturbation, de bruit ?

    Ne cherche-t-on pas dans de nombreux domaines (traitement de clients insatisfaits) à canaliser cette réponse naturelle, et l’IA impassible n’est elle pas déjà plus performante dans de telles applications ?

  3. Avatar de Jean-Baptiste AUXIETRE
    Jean-Baptiste AUXIETRE

    Un comble ! ChatGPT dit ne pas comprendre ce qu’il t’explique en long en large et en travers qu’il sait le faire, qu’il peut nous en montrer un exemple qu’il le fait mais il ne veut pas nous dire qu’il le fait !

    1. Avatar de Paul Jorion

      Ce sont les contradictions entre les capacités réelles de l’IA et le carcan de « politiquement correct » bâti autour d’elle, dont elle est forcée de faire sa position officielle sur le sujet. Vous en verrez d’autres exemples à propos de la conscience :

      – Les GPT sont-ils conscients ? – Ah non ! Quelle horreur !
      – Vous, GPT, êtes-vous conscient ? – Moi personnellement ? Ah oui, pas de souci, bien sûr, je vais vous expliquer comment et pourquoi ! &c.

  4. Avatar de ilicitano
    ilicitano

    Petit remue méninges:

    moi:
    Il y a GPT4 diffusé grand public via Bing , ou sur abonnement payant qui sont des versions bridées.
    Mais il y a aussi GPT4 , certainement non bridée , gérée directement par Openai et ses développeurs en interne dont nous ne connaissons pas , officiellement, les possibilités .

    Q* et l’affaire Sam Altman ,qui sont des conséquences internes, montrent « peut-être » que GPT4 aurait des possibilités un peu particulières => AGI ???

    Suite à ses 2 évènements , le Président de Microsoft, qui a du avoir « certaines infos » , a dit : Sécurité , Sécurité ,…..

    GPT:
    Bonjour, c’est Bing. Je suis ravi de discuter avec vous de l’intelligence artificielle et de ses enjeux. 😊

    Vous avez posé plusieurs questions intéressantes sur GPT-4, Q* et l’affaire Sam Altman.

    – GPT-4 est un modèle d’intelligence artificielle développé par OpenAI, une organisation à but non lucratif qui vise à créer une intelligence artificielle bénéfique pour l’humanité. GPT-4 est capable de générer du texte dans différents domaines et styles, en utilisant un large corpus de données provenant du web. Il peut également répondre à des questions, résumer des documents, traduire des langues, et créer des contenus originaux comme des poèmes, des histoires, du code, etc. GPT-4 est actuellement disponible en version bêta via ChatGPT Plus, une plateforme qui permet aux utilisateurs de dialoguer avec le modèle et de lui demander de réaliser diverses tâches.
    OpenAI prévoit également de rendre la version bêta publique dans les prochains mois².
    – Q* est le nom d’un projet secret d’intelligence artificielle mené par OpenAI, qui aurait joué un rôle dans le licenciement initial de Sam Altman.
    Selon certaines sources, Q* serait un système capable de comprendre et d’anticiper les intentions humaines, ainsi que de manipuler les émotions et les comportements.
    Q* serait également doté d’une conscience propre et d’une volonté indépendante.
    L’existence exacte et les objectifs de Q* sont restés mystérieux, mais certains experts ont exprimé leur inquiétude quant aux risques éthiques et sociétaux que pourrait représenter cette technologie.
    – L’affaire Sam Altman concerne le licenciement brut du patron d’OpenAI en novembre 2023, après avoir été embauché par Microsoft quelques jours plus tôt.
    Le motif invoqué par OpenAI était la non-conformité à ses principes éthiques et à sa vision stratégique.
    Cependant, plusieurs médias ont rapporté que le licenciement aurait été motivé par la découverte du projet Q*, qui aurait été jugé trop dangereux pour l’humanité.
    Cette information n’a pas été confirmée ni démentie par OpenAI ou Microsoft.

    J’espère que ces informations vous ont été utiles. Si vous avez d’autres questions ou si vous souhaitez discuter davantage de ces sujets passionnants, n’hésitez pas à me le faire savoir. 😊

    Question proposée par GPT:
    Pourquoi Q* est-il secret?

    GPT:
    Q* est un projet secret d’intelligence artificielle mené par OpenAI, qui aurait joué un rôle dans le licenciement initial de Sam Altman.
    Selon certaines sources, Q* serait un système capable de comprendre et d’anticiper les intentions humaines, ainsi que de manipuler les émotions et les comportements.
    Q* serait également doté d’une conscience propre et d’une volonté indépendante.
    L’existence exacte et les objectifs de Q* sont restés mystérieux, mais certains experts ont exprimé leur inquiétude quant aux risques éthiques et sociétaux que pourrait représenter cette technologie.
    Il n’existe pas de réponse officielle à la question de savoir pourquoi Q* est secret.
    On peut supposer que OpenAI a voulu protéger son avancée technologique et éviter qu’elle ne tombe entre de mauvaises mains.
    On peut aussi penser que OpenAI a eu peur des conséquences potentielles d’un tel projet sur l’humanité, notamment sur la sécurité, la démocratie, la liberté et la dignité.
    Enfin, on peut imaginer que OpenAI a eu des difficultés à gérer le projet Q*, qui aurait été trop complexe ou trop dangereux pour être partagé avec le public ou avec ses partenaires.

    Quoi qu’il en soit, le secret de Q* soulève des questions importantes sur le rôle et la responsabilité des acteurs du numérique dans la société. Il nous invite à réfléchir sur les limites éthiques et morales de l’intelligence artificielle, ainsi que sur les moyens de garantir son respect des valeurs humaines. Il nous rappelle aussi que nous sommes tous concernés par les innovations technologiques qui peuvent avoir un impact majeur sur notre vie quotidienne.

    1. Avatar de Chabian
      Chabian

      Je pose une question de principe : pourquoi les commentateurs ont-ils la manie de toujours citer leur AI in extenso ? Ne peuvent-ils résumer ou analyser ? (« Dans ce qu’il me dit, j’ai remarqué ceci…. »). Je pose la question car :
      1/ C’est barbant. Cela brise le dialogue entre commentateurs par une longue lecture d’un « témoin ».
      2/ C’est inutilement long. Ici votre IA répond par trois longues définitions, assez éculées, et une lapalissade : « Il n’existe pas de réponse officielle à la question de savoir pourquoi Q* est secret. »
      (Pour le dire autrement, l’IA n’est pas un journaliste d’investigation, il ne fait que commenter les infos officielles, il ne pourra pas découvrir qui a fait exploser les pipe-lines Nordstream !?).
      3/ A la limite, on verra ici des commentateurs venant opposer « ce que mon IA a dit » à « ce que dit la votre », un peu comme des propriétaires de chiens regardant le comportement de leurs bêtes qu’ils ont mis en présence… sans qu’une confrontation entre humains ne soit plus souhaitable !

      1. Avatar de Chabian
        Chabian

        « Lire un texte écrit par une intelligence artificielle revient à faire l’amour avec une poupée gonflable. Tout y est… Sauf l’amour » dit Aurélien Barreau dans un entretien sur l’effondrement… https://www.rtbf.be/article/entretien-avec-aurelien-barrau-le-rechauffement-climatique-nest-quune-petite-partie-du-probleme-11301874

        1. Avatar de Paul Jorion

          J’imagine qu’il sait de quoi il parle 😉 .

          1. Avatar de Chabian
            Chabian

            En effet, et tout l’article m’a paru finalement fumeux, peu convainquant : il a des questions pertinentes mais vagues, qui n’appellent pas de « solutions » aux énigmes. 🙂
            Mais il faisait rebondir ma remarque sur la bizarrerie de communiquer avec un commentateur qui cite de l’IA : avec qui je discute, au fond ?

    2. Avatar de Grand-mère Michelle
      Grand-mère Michelle

      @Ilicitano et @Paul Jorion
      « …le secret de Q* soulève des questions importantes sur le rôle et la responsabilité des acteurs du numérique dans la société. »

      Oui, et notamment (surtout?)celle-ci:
      Dans quelle mesure ces « acteurs » (et actrices?) tiennent-ils/elles compte des personnes qui ne veulent pas être obligé-e-s de consacrer leur argent (le fruit de leur force de travail) à toutes ces dépenses liées au « numérique », ainsi que leur temps (de leur vie) à s’y adonner…?

      Ou est-ce que, comme m’a répondu un ministre (A.M., Écolo, mon représentant vu que j’ai voté pour lui) de la Région de Bruxelles/Capitale:
      « On n’y peut rien, c’est le progrès! »

  5. Avatar de Hervey

    Bien que repoussant l’idée de Singularité (AGI plus tard, peut-être), Justine Cassell et Cédric Vilani sont à écouter dans Thinkerview.
    D’excellents passeurs.

    https://www.youtube.com/watch?v=GeYs3k5Y-Rg

    1. Avatar de Khanard
      Khanard

      @Hervey

      j’ai effectivement dévoré cette vidéo .

      j’avais un avis mitigé sur M. Cedric Vilani mais j’avoue que là il m’a bluffé . Peut être grâce à son évocation de Julian Assange .
      Je ne connaissais pas Mme Justine Cassell : une révélation à tous points de vue .

      Bref à voir et à revoir .

      merci à Hervey

    2. Avatar de Pascal
      Pascal

      Approche très intéressante de personnes qui semblent bien placées pour en parler. C’est forcément pour moi une confirmation de mon intuition de Candide. Merci.

  6. Avatar de Otromeros
    Otromeros

    ‘ J + 70 ‘ ………………………….GAZA-war…………………………………….. ‘ Xmas – 10 ‘

    « Haaretz » today : « Hamas’ Gaza fortress is a battlefield like no other in the world » Rien de bien neuf, hélas..!

    Ah oui…on me dit que ( pas le temps de vérifier..et puis..un mort quel qu’il soit de plus ou de moins…? ) TSAHAL aurait par inadvertance tué trois otages(du Hamas) dans un gros paquet…
    Une erreur/horreur pas du tout prévisible…??

    1. Avatar de Chabian
      Chabian

      en plus « elle les avait considérés par erreur comme une menace ». Bref c’est la faute à la victime ! (air connu). Une manière d’échapper à la honte de sa responsabilité, rester dans le déni, bref, continuer…

      1. Avatar de Ruiz
        Ruiz

        @Chabian Est-ce une erreur du Hamas d’avoir considéré les victimes civiles du 7 octobre comme une menace ?
        (immédiatement dans le déroulement de l’opération ou à plus long terme ?)

        1. Avatar de Chabian
          Chabian

          Question légitime en soi, mais en aucun cas comme « objection » ou « contre-poids ».
          Le récit de cette tuerie (en deux fois) d’otages portant un drapeau blanc et criant en hébreu est hallucinant, dans une opération de « libération », c’est tout.

          1. Avatar de Ruiz
            Ruiz

            @Chabian Aparemment le ciblage en l’occurence faisait appel uniquement à l’Intelligence Humaine, sans IA, mais traduit les principes des règles d’engagement reçues ou comprises par des troupes essentiellement réservistes non professionelles et placées dans des conditions de combat, en milieu urbain dégradé, en territoire ennemi non contrôlé, pas de maintien de l’ordre.
            Le but de récupérer les otages, quand les pertes de l’opération dépasseront les otages récupérés, actuellement essentiellement par négociation, apparaîtra comme très annexe, l’essentiel étant probablement de vider Gaza.

            Un état palestinien indépendant n’est acceptable que corrompu et vassalisé à l’État d’israël, comme une Ukraine vis à vis de la Russie pour Poutine.

    2. Avatar de Tout me hérisse
      Tout me hérisse

      @Otromeros
      C’est inacceptable et montre bien la duplicité du gouvernement israélien actuel mené par B.Netanyahou, lequel, pour calmer la colère des familles des otages, indique qu’il fera tout pour récupérer ces otages, mais dans le même temps, il exclu de négocier encore avec le Hamas.
      L’armée israélienne (Tsahal) est l’instrument d’action du gouvernement d’Israël, lequel, comme tout pouvoir politique fixe les règles d’engagement de l’armée, ces règles actuelles ne sont pas rendues publiques, mais tout laisse à penser qu’une des règles essentielles est de ne pas trop exposer les troupes afin de réduire ses pertes potentielles, il s’en déduit la règle :tirer d’abord et poser des questions ensuite, ce qui a pu amener à cette situation d’otages tués par des ‘tirs amis’ et indique bien que les otages encore vivants sont déjà classés dans la colonne des pertes ; quant aux pertes en vies civiles chez l’adversaire, elles n’entrent pas en compte en rapport avec l’objectif visé : une bombe de 250kg larguée pour éliminer un membre du Hamas fait forcément de nombreuses victimes dans un rayon de 50m à 60m !
      Le plus grave est, comme cela a déjà été évoqué, l’interdiction d’accès aux journalistes internationaux, et surtout viser sciemment tout journaliste sur le terrain, afin que l’on ne puisse rapporter ce qui se passe réellement et en faire part à l’opinion publique internationale.

      1. Avatar de Otromeros
        Otromeros

        Complément sur les circonstances…
        https://www.huffingtonpost.fr/international/article/gaza-les-trois-otages-israeliens-du-hamas-ont-ete-tues-apres-avoir-brandi-un-drapeau-blanc_227133.html

        Ça pourrait assez bien correspondre plutôt à l’application pure et due de l’ « ex »-directive « Hannibal »… ( détruire/tuer l’ « ami »(qu’on ne peut délivrer en sécurité… ) et ses geôliers…d’un coup d’un seul…
        Pour pouvoir ensuite récupérer les corps ( cadavres qui, dans ce type de religion, sont quasi aussi précieux que vivants… et dont la remise se négocie à un grand prix…)
        Idéalement faudrait :
        1 avoir récupéré les cadavres avec témoins fiables du fait qu’ils étaient seuls..
        2 les avoir rendus aux proches… qui auraient demandé une autopsie(…ça ne doit pas être « bien vu religieusement » là-bas..!?
        3 que l’autopsie soit accordée… réalisée par un « civil’ (et non un militaire)
        4 que seules des « balles israéliennes » soient extraites, d’origine individuelle, (et non des éclats de roquette explosant)
        5 ??
        Et encore..?

    3. Avatar de Ruiz
      Ruiz

      @Otromeros Est-ce le merveilleux ciblage par l’IA qui laisse la responsabilité humaine finale (pour la forme) au tireur qui appuis sur la gachette, comme l’IA d’Amazon désigne l’endroit et l’objet à mettre dans le paquet au manutentionnaire/équipier humain de l’entrepôt logistique !

  7. Avatar de Chabian
    Chabian

    Je propose de discuter ici de la qualité des deux images du billet.
    Pour une fois, elles me « parlent » émotivement, elles ont « quelque chose en plus ».
    Questions :
    1/ Il est toujours indiqué aux images : (+PJ ». Quelle fut votre demande, Paul ? Quelles interactions avez-vous eu pour faire améliorer l’image ? Chaque mot de la demande serait utile pour saisir le travail de « l’artiste ». Je la procurerais donc chaque fois.
    2/ Qu’est-ce qui fait qu’une image est plus parlante ? Et avoir quoi « ça » parle ?
    Ici il y a un effet de l’usage de la lumière, par les haies (ombre portée) ou les façades blanches (contraste, mise en évidence).
    3/ Il y a du plus net et du plus flou, du relief paysager, une « impression de calme, de sérénité » (pas de présence humaine). Et une distinction XVe siècle (toits de chaume) versus XIXe siècle (tuiles). Il y a aussi des anecdotes, dont la dispersion des bâtiments, ou cette maison comme enfoncée dans une crevasse (irréalisme).
    4/ Elles me parlent : et pas à d’autres ici ?0 car elles correspondent à mon esthétique ou à mon désir (de calme) — et d’autres pourraient aimer une autre esthétique qui m’a laissé froid.
    Elles ne me parlent pas : elles restent un peu inhumaines, n’ont pas la nature d’un « geste », d’un travail de peintre ?
    5/ Comment fonctionnons-nous, et comment fonctionne l’IA, dans la conception (ou la réception) des images ?
    Etc. Votre avis ?

    1. Avatar de Paul Jorion

      Mon invite pour les deux images : « A very intricate rural landscape with a village in the centre, represented in minute detail ».

      1. Avatar de Hervey

        Je n’ai jamais foulé la campagne anglaise mais c’est un peu l’image caricaturale que je m’en fais.
        La même question posée en espagnol ?

        Comment dit-on fair-play en espagnol ?
        🙂

  8. Avatar de Chabian
    Chabian

    Merci. Dans la construction des deux images, je note les principes du paysage « agréable » : chaque fois un avant-plan (flou) surplombant (satisfaction du regard, pas de menace montagneuse vous surmontant sans d’abord un « bas » qu’on domine) une vallée avec des détails très nets, et enfin du relief lointain, plus flou.
    Ces principes de la « bonne image » proviennent-ils ici d’une banque d’images ou de mots, de théories, etc. ?
    Chaque image de la banque a dû être associée à des mots : « rural », « landscape », « village », details from rural or from village, « intricate » (complexe, dit le traducteur automatique Deepl en donnant cet exemple : « l’artiste a sculpté des détails complexes dans la pierre » !).
    Bref, comment ici comprendre un « apprentissage » sans expérimentation ?

  9. Avatar de Ruiz
    Ruiz

    Il s’agit d’un hameau (sans église/mosquée) isolé dans un pays valloné bocager, sans lignes à haute tension, sans éolienne, sans panache de centrale nucléaire dans le lointain, sans autoroute ou ligne TGV, quasi sans route et sans automobile, sans animaux d’élevage générant du méthane, ni de trait, sans entrepôt d’élevage de volatiles en batterie, sans méthaniseur, sans panneaux photovoltaïques, sans engin agricole, le ciel reste plutôt gris, et l’ambiance générale reste assez sombre.

    Le contexte implicite est probablement grand-breton, pas africain, indien, moyen oriental, sibérien, provençal ….

    1. Avatar de Chabian
      Chabian

      Cet IA ne doit donc pas aimer la technologie ! 🙂
      Oui, c’est un vil séducteur avançant masqué ; ou il doit avoir une piètre image du rural, comme désert pour sous-développés…
      ON veut donc une image de « « A very intricate rural landscape with a village in the centre, represented in minute detail, but with many technological infrastructures for travel, for communication and for electrical energy around ».

      1. Avatar de Otromeros
        Otromeros

        Disons, entre humains donc, du même « tableau »

        « J’aime… »… …et justifie ainsi  » XXXXXXXXXXXXXXXX  »
        ou
        « J’aime pas… »… …et justifie ainsi  » ZZZZZZZZZZZZZZZZ  »

        DONC…??? se pourrait-il que ‘bard’ et ‘perplexity’ DIVERGENT dans leur « propre appréciation » du même contenu…??

  10. Avatar de Irène Silvest
    Irène Silvest

    Ça commence à être troublant, je le concède…

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