Pourquoi les financiers qui complotent m’indiffèrent

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Whynot écrit :

Est-il possible au niveau des milieux financiers qu’il y ait des acteurs hors circuit qui peuvent à tout moment contrôler ou orienter l’ensemble des marchés monétaires ou localement afin d’y favoriser des guerres ou des orientations politiques favorables à leurs intérêts ?

La réponse est non, c’est tout à fait impossible : la machinerie financière est beaucoup trop complexe et les influences réciproques des facteurs produisent ce qu’on appelle des « non-linéarités » qui, d’un point de vue purement pratique, sont impossibles à prédire.

Si des financiers se réunissent dans le secret pour manipuler le monde, ils doivent obtenir le même degré de succès qu’ils rencontrent quand ils opèrent ouvertement, c’est–à–dire en tant que Secrétaire du Trésor américain, en tant que gouverneurs de la Federal Reserve, de la BCE, en tant que dirigeants de Bear Stearns, de Countrywide, d’IndyMac, de Northern Rock, de Fannie Mae et de Freddie Mac. C’est tout dire !

La complexité actuelle du système financier interdit toute manipulation à grande échelle, que ce soit dans l’ombre ou en plein jour. C’est pourquoi quand je propose des mesures de réforme de la finance, vous aurez noté que ce sont des mesures de très haut niveau et d’une précision « chirurgicale », mais qui simplifient radicalement les choses (interdiction des paris sur l’évolution future d’un prix ; retrait du pouvoir des banques centrales de fixer les taux courts) et ceci afin d’introduire enfin la possibilité d’un contrôle, de « domestiquer » la finance et l’économie, pour utiliser une expression qui m’est chère (Ô mânes de Blumenbach !). D’une « précision chirurgicale » pour avoir un effet énorme tout en ne mobilisant que des moyens infimes – et ceci par opposition à des mesures qui sembleraient à première vue apporter une simplification mais multiplient en fait la complexité existante : par exemple, la planification (il faut alors « tout » planifier), la fixation des prix (par où commencer ?).

Quand les mesures que je propose auront été adoptées, les financiers se seront vu offrir le pouvoir de contrôler le monde et s’ils se réunissent en secret, ils pourront enfin le manipuler à leur guise. D’ici-là, ils perdent leur temps ! 😉

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

0Shares

29 réflexions sur « Pourquoi les financiers qui complotent m’indiffèrent »

  1. la finance serait un peu comme la météo, cahotique ?
    On peut pourtant prédire la météo, cela dépend de la puissance de calcul de vôtre supercalculateur, et de vôtre capacité a collecter les données.
    Collecter en temps reel des données financieres ne devrait pas être un problème pour nos hypothétiques comploteurs, quand aux calculateurs, qui peut savoir ou ils en sont…
    Quoi qu’ il en soit, le premier point donne un avantage décisif, pour retirer ses billes avant l’ ouragan…
    Impossible vraiment ?

  2. Mmmmm… j’appréciais votre sens de l’humour mais votre dernier paragraphe me laisse perplexe.

    « Quand les mesures que je propose auront été adoptées, les financiers se seront vu offrir le pouvoir de contrôler le monde et s’ils se réunissent en secret, ils pourront enfin le manipuler à leur guise. D’ici-là, ils perdent leur temps ! 😉 »

    Il me semble qu’un petit éclaircissement serait très utile.

  3. @ François

    Vous n’êtes pas seul ! J’ai reçu un autre message – par e-mail – me disant que mon humour ne serait pas compris. Mais voyez-vous, l’ironie fait partie de mon style démonstratif, sans elle il ne serait pas grand-chose. Si : pompeux, dogmatique, peut-être même prophétique (gasp !). Je ne suis pas le premier bien sûr à utiliser l’ironie : on la trouve chez Socrate, chez les Sceptiques de tout poil (voir la remarque récente sur le « Libre » dans « Université Libre de Bruxelles »), chez Voltaire. Que serait Nietzsche sans elle ?

    Je sais, l’ironie n’est pas sans danger : elle exige la complicité du lecteur. Lequel peut vous la refuser, pour prendre ce que vous dites au pied de la lettre… et s’indigner de bonne ou – le plus souvent – de mauvaise foi. Il manifeste ainsi sa liberté. Tant mieux pour lui ! Mais je tiens à la mienne avant toute chose : si j’avais le sentiment que la dérision m’est refusée et que je m’astreigne à l’auto-censure, je perdrais sans aucun doute le désir d’écrire.

    L’esprit de sérieux a cherché à changer le monde mais n’y est non seulement jamais parvenu mais a fait de surcroît des millions de morts. Alors, donnons sa chance à l’ironie : je ne cherche pas à convaincre ceux qui mettent leur foi dans un monde doux à une poignée et infernal à tous les autres, mais si je pensais leur avoir fait honte au moins une fois, j’aurais le sentiment du devoir accompli.

  4. A rebours de tout ce que j’ai dit plus haut, je vais quand même vous proposer la vision d’une vidéo « décoiffante » qui circule beaucoup sur le net ces temps-ci, Zeitgeist ou « L’esprit du temps » (sic).

    Terriblement long, beaucoup trop lent, mêlant des vérités à des hypothèses, c’est quand même un summum parmi les documents supposant des complots planétaires… Les deux premières parties, (christianisme = reprise d’anciens mythes et 11/9 prétexte aux guerres d’Afghanistan et d’Irak… et d’Iran à venir) est connu et vous pouvez sauter. Par contre, la troisième partie, le complot mondial des banquiers avec la Fed au centre de la manœuvre devrait susciter des réactions sur ce blog. Paul, auriez-vous des faits permettant de réfuter ou de relativiser cette folle hypothèse (qui comme d’habitude doit mêler quelques éléments véridiques à des supputations relevant de la foi) ?

  5. Eclaircissements :
    Paul écrit : « Ô mânes de Blumenbach ! »
    Johann Friedrich Blumenbach est un anthropologue et biologiste allemand.
    Suite à ses recherches en craniomètrie, Blumenbach proposa de diviser l’espèce humaine en cinq races : la race caucasienne ou race blanche, la race mongole ou race jaune, la race malaise ou race marron, les nègres ou race noire, les américains ou race rouge.
    Mânes : âmes des morts chez les anciens.
    c’est bien ! je vais utiliser cette expression pour briller chez les mondains… 😉

  6. j’oubliais, Paul dit à propos de l’ironie : « Que serait Nietzsche sans elle ? »
    Il serait un… farceur !

  7. @ Paul Jorion

    Je ne peux qu’approuver de la première à la dernière lettre votre réponse mais il n’y avait aucune indignation dans ma remarque. Simplement je ne comprends toujours pas la signification réelle de ce clin d’oeil.
    J’imagine qu’en continuant à vous lire (toujours avec le même plaisir) je finirai par résoudre cette énigme.

  8. Belle réponse, Paul.
    Cependant, je ne m’inquiétais pas pour les lecteurs du Blog. Quand on a lu toute la file sur les complots et vu le petit bonhomme qui se marre, on comprend que tu déconnes…, même si on est surpris par la chute que tu as retenue. Cette saillie vient en réponse a tout ce qui a déjà été écrit. Pour comprendre cela il faut avoir tout lu.

    Mais pour autant, je ne m’inquiète pas que ton humour ne soit pas compris par tous les lecteurs. D’ailleurs tu réponds très bien a ce sujet.

    Je m’inquiète que cette saillie-la, et celle-ci précisément, et pas une autre, soit utilisée sciemment contre toi a un moment crucial. Ce qui est tout a fait différent.

    Je m’inquiète pour l’avenir :

    Un jour, s’il advient que tes propositions soient débattues par des gouvernements ou des législateurs, les adversaires de ces propositions de « domestication de la Finance » chercheront a décrédibiliser celles-ci afin qu’elles soient rejetées, et qu’ainsi tout continue comme par le passé, à notre plus grand désespoir à tous.

    L’article est très bref et sortir cette phrase du contexte du Blog, ouh la la… !! Pour semer le doute dans les esprits, les médias font d’ordinaire leurs choux gras avec moins que ça. Dans l’ignorance de la file « complots » et en l’absence du petit olibrius rigolard, tu ne parais pas vraiment plaisanter, crois-moi !

    Mais j’imagine peut-être à tort que l’on t’attribuera la paternité de ces deux propositions (l’interdiction des paris…, la fixation des taux courts par…). Peut-être ces propositions sont-elles d’ores et déjà avancées par d’autres que toi ? Et peut-être que ces personnes t’ont précédé ou sont plus « reconnues » que toi par les Pouvoirs constitués ?

    J’accorde peut-être trop d’importance à ton travail, que sais-je ? Il est vrai qu’il suscite mon admiration, qui est sans réserve.

    Alors… peut-être que dans le cas ou tu n’apparais pas comme l’un des parrains de la réforme attendue, j’ai eu tort de me faire du souci ce matin en découvrant ton billet. Je précise a tous que je parle au premier degré, je n’ironise pas, je prends très au sérieux les compétences de Paul.

    Bien amicalement, Paul.

  9. « Johann Friedrich Blumenbach est un anthropologue et biologiste allemand.
    Suite à ses recherches en craniomètrie, Blumenbach proposa de diviser l’espèce humaine en cinq races : la race caucasienne ou race blanche, la race mongole ou race jaune, la race malaise ou race marron, les nègres ou race noire, les américains ou race rouge. »

    voilà qui est amusant.

    et si on mélange, on obtient quoi ? il dit quoi le Blumenbach ? whoa c’est trop génial la craniométrie !

  10. @ Vince

    Ach ! ces Germains ! moi, la mère de mes enfants à des origines maghrébines, mes petits conservent bonnes têtes, bons crânes. Le régime macabre du fou moustachu prétendait déterminer le surhomme (attention, pas celui de Nietzsche) à la forme de son crâne. Le philosophe H adhérait à ce parti, bien qu’on ne puisse pas réduire son œuvre à cette adhésion… Ach, ces Allemands ! et le « ô mânes » s’est transformé en « hey man ».

  11. Juste un point. Je suis tout à fait d’accord quand tu dis « et ceci par opposition à des mesures qui sembleraient à première vue apporter une simplification mais multiplient en fait la complexité existante : par exemple, la planification (il faut alors “tout” planifier) ». Mais alors que proposes-tu ?

    Je ne pense pas que l’assainissement des marchés soit suffisant, car je crois que même quand il est parfaitement fluide au sens où l’entendent les économistes, il ne peut rendre compte que de la valeur d’échange entre producteur et utilisateur, ce qui est déjà énorme, mais peut plus difficilement prendre en considération d’autres dimensions d’intérêt collectif pourtant essentielles à la survie des sociétés.

    La plupart des dysfonctionnements actuels dérivent de cette sur-optimisation locale, qui se fait au détriment du bon fonctionnement global. La planification rigide n’est bien sur pas la réponse : pour être efficace, elle aurait tôt fait de consommer toutes les ressources disponibles, et de provoquer une implosion. Mais une certaine forme de coordination et/ou d’autocontrôle, un peu comparable à ce qui se passe dans les systèmes biologiques complexes me semble indispensable pour assurer la survie à long terme de nos sociétés.

  12. Excusez moi monsieur Jorion de ne pas comprendre toute la finesse de l’ironie en question !

    Votre réponse m’amène d’autres questions sur ce thème qui perso m’intéresse beaucoup et qui pose à mes yeux la question politique de l’économie dite politique, la macro-économie

    Si je comprends bien la limitation des paris sur toutes formes de contrats à terme ou future (ce qui est d’ailleurs explicitement le combat du ministre des finances italiens Giulio Tremonti et d’une prise de conscience internationale du mal fondé de la dérégulation financière mondiale) je ne comprends pas trop le retrait des banques centrales de déterminer les taux courts ce qui me semble créerait un « marché libre des taux d’intérêts » et donc encore moins de contrôle sur les marchés financiers (je ne suis pas un spécialiste) ?

    La demande de Tremonti est d’augmentation la mise de fonds de départ pour pouvoir lancer une future ou toute forme de contrat spéculatif à terme. D’autres mesures fiscales sont d’ailleurs proposées sur les revenus issus de tels contrats pour limiter leur succès et mettre en danger l’économie mondiale (prix des cours des matières premières quoiqu’en disent certains nécessairement influencés par ces spéculations).

  13. Il y a deux forces qui exercent une fascination, intimement liées avec des rapports très compliqués : l’argent et le pouvoir. Et je pense que plus on possède de pouvoir et d’argent alors plus la probabilité de pratiques malhonnêtes va augmenter.

    Je pense qu’il y a des chances assez fortes pour que des personnes qui ont l’habitude de manier des sommes de l’ordre du milliard de dollar, d’être au sommet d’une hiérarchie bien organisée dans une grande multinationale finissent par attraper la « grosse tête » et se sentir au dessus des lois, au dessus des petites gens et du monde ordinaire.

    Le capitalisme étant ce qu’il est par certains de ses aspects la loi du plus fort, celui du darwinisme économique, il est fort à parier que les grandes entreprises n’arrivent pas à leur position dominante avec seulement un comportement économique moral, vertueux, « chevaleresque ».

    Est-ce qu’il y a un complot mondial des grands banquiers visant à confisquer, escroquer des fortunes sur le dos de milliards d’individus ? Oui et non je pense, sans aller jusqu’à valider les théories du complot planétaire des grands de la finance (car ce ne sont évidemment pas les seuls acteurs de l’activité économique capitaliste), force est de remarquer que pourtant dans les faits c’est bien ce qui arrive, des concentrations phénoménales d’argent dans un nombre de mains extrêmement réduites. Si bien qu’un jour la proportion totale d’argent qui reste dans les mains des classes moyennes et en dessous est tellement bas que cela pourrait bien compromettre totalement le cycle de l’argent, la consommation et tous les rouages de l’économie non ?

    Comme je le dis souvent, on peut bien prendre 1 euro sur le revenu de 1.000 euros de 1.000.000 de personnes, ainsi on pourra concentrer 1.000.000 d’euros qui feront 1 heureux s’il se retrouve à la tête de tout cet argent. Cela ne se sentira pas beaucoup, 999 ou 1.000 euros de revenus, la différence est négligeable pour les autres.

    Combien de fois on pourra multiplier cette opération de confiscation d’un euro sur le salaires des pauvres pour « créer » des millionnaires sans que cela cesse d’être négligeable pour les bas revenus ?

    Et la fameuse logique comptable du capitalisme du crédit : plus tu peux payer, moins tu paies d’intérêts, et corrélativement moins du peux rembourser, plus tu paies d’intérêts. Fort logique il faut bien le dire d’un point de vue du calcul des risques, mais bon…

  14. Pour revenir sur la question des « complots » de la finance internationale.

    La création de la Fed, le mystère (voyage de Warburg et consorts incognito dans l’ile Jekyll) et l’heure à laquelle elle s’est faite (votée un 23 décembre 1913 vers minuit !!!) qui l’accompagne et l’impact de cette mesure sur l’économie et la politique mondiale

    Ma question est la suivante La politique du FMI détenue avec une minorité de blocage de 16.9% par les Etats-Unis consiste, une fois être requise par un état en souffrance de devises et de liquidités, la politique du FMI (scandaleuse aux yeux de beaucoup) consiste à

    1) PRIVATISER la banque centrale du pays
    2) Privatiser les biens publics du pays (au service premier du remboursement de la dette)
    3) Sabrer dans les politiques publiques (soins de santé, éducation, services publics eaux téléphone)

    Une récente étude montre le lien direct établi entre les zones d’intervention du FMI et la recrudescence de la tuberculose dans le monde.

    4) Bloquer les salaires (avec corollaires le rejet dans la pauvreté des petits et moyens revenus qui ne peuvent faire face à l’inflation des prix des marchés locaux)

    Cette privatisation de la banque centrale a pour but de limiter l’inflation du pays (c’est-à-dire garantir la valeur financière des investisseurs du pays) se fait aux dépens de l’Etat qui lui s’endette considérablement pour rembourser les intérêts de la création d’une monnaie qu’il ne controle plus ?!

    Question : Pensez-vous qu’il s’agit d’une mainmise des pouvoirs financiers sur le monde politique ? Pourrait-on imaginer un pays qui ait aujourd’hui une banque centrale qui lui appartienne sans que lui l’Etat ait à payer des intérets (un comble pour sa propre monnaie) et par là à devoir sabrer dans le pouvoir d’achat de ses administrés qui sont in fine les vrais moteurs de toute croissance d’un pays (consommation des ménages).

    Le Vénézuela a fait sortir son pays ainsi que l’Equateur et la Bolivie et a aidé l’Argentine à sortir du FMI et par là retrouvent le chemin d’une saine croissance. L’ALBA est la nouvelle banque sud américaine qui vient d’être créée par le Vénézuela pour subvenir aux besoins financiers des pays concernés sans intérets usuraires et sans interventionnisme politique calamiteuse tel que produite par le FMI (aux seuls bénéfices des multinationales USA)

    Pensez vous qu’une banque centrale autonome à défaut d’appartenir au pays comme le fut (avec nostalgie pour beaucoup) la réserve fédérale de la Bundesbank et du Mark fort d’alors puisse être viable ?

  15. Ma question à l’origine de l’opacité des marchés financiers, monsieur Jorion avait pour but de savoir ….

    Existe-t-il une zone hors comptabilité, une zone noire où circulent des sommes colossales d’argent capable alors d’être mobilisées dans les bourses (au niveau des changes par exemples) et par là influer sur les pays ?

    Lyndon Larouche que vous devez connaître sans doute (et dont je lis les commentaires tout en restant fort prudent) insiste beaucoup sur les pouvoirs de nuisance d’une homme comme Georges Soros par exemple.

    L’idée est la suivante : l’argent de la drogue (160 milliards/an issus du commerce de l’héroïne de l’Afghanistan et un montant au moins équivalent de la coca en Colombie) via des off-shore britanniques ou autres dans les marchés boursiers dont Wall Street.

    L’argent occulte des contrats militaires (scandale de la BEA et du prince Bandar) fait – à la surfacturation des biens d’équipements militaires – entrer sur le marché noir des sommes considérables qui interviennent ensuite au financement des groupes terroristes ou des mouvements pour déstabiliser les Etats (financement des ONG par exemple).

    La politique des comptes off-shore et leur potentialisation subite sur les marchés dont les marchés des changes est-elle possible ?

    Il est fait état en ce qui concerne le groupe Soros et son fonds Quantum basé aux îles off-shore des Caraïbes. Il est notoire que monsieur Soros (issu de l’orbe des Rothschild) a spéculé sur la Lire Italienne et sur la Livre Sterling et obligé cette dernière à sortir à l’époque du serpent monétaire pour créer ensuite le traité de Maastricht et l’Euro, il s’agit du même Soros qui en spéculant sur les marchés asiatiques a déstabilisé la Thaïlande et la Malaisie et a permis au FMI d’entrer dans ces pays qui ont perdu le contrôle de leur monnaie.

    Question : est-il possible que des montants astronomiques hors-comptabilité puissent intervenir sur des marchés en passant les frontières des contrôles dans le but de déstabiliser les Etats et renverser des gouvernements ?

    La révolution orange (Ukraine) et la révolution rose (en Géorgie) ont permis grâce aux ONG du groupe Open Society de Georges Soros de créer deux renversement d’alliance stratégique aux portes de la Russie au point de nous mettre en danger d’une troisième guerre mondiale (chacune des guerres mondiales précédentes ayant été apparemment au bénéfice scandaleux des prêteurs des deux camps,…. les banques).

    Donc voilà complot pas complot, un Bilderberg International peut-il orienter une politique mondiale à travers les circuits financiers dérégulés mais in fine de cette dérégulation même tombant aux mains des puissances hypercapitalisées officielles ou occultes en off-shore ??

  16. @ whynot

    non je ne pense pas, trop de paramètres à prendre en compte… en revanche la manipulation médiatique existe – aux USA la chose était particulièrement flagrante pour l’Irak. la surmédiatisation de faits divers sans intérêt permet par exemple d’orienter l’opinion publique.

    éteindre sa télé est évidemment hautement recommandable 😉

  17. @ Vince

    En ce qui me concerne je n’ai pas la TV donc je n’ai même pas à devoir l’éteindre. De l’autre côté limiter à la seule manipulation médiatique le courant de fond (de fonds ? hihi) et les effets terribles de la mondialisation (délocalisation, paupérisation des campagnes, création de la faim 800 000 000 d’individus ce soir ne mangeront pas ni demain matin d’ailleurs, appauvrissement des ressources naturelles, création des guerres pour les matières premières etc…) semblent sortir de ce que tu qualifierais de faits divers.

    Pour moi ceci ne relève pas du fait divers mais du futur de l’humanité càd tes enfants et les miens et ceux de tous les hommes.

    Quand un Nicolas Sarkozy dit contre la baisse du pouvoir d’achat des ménages : nous ne pouvons rien faire (mai juin 2008) Il MENT !! Il peut faire ce que fait d’ailleurs Merkel en ce moment : mettre sur la table une proposition de loi pour lutter contre la prise de commande des fonds étranger sur les entreprises allemandes qualifiées de vitales pour l’économie ; ce dont s’alarment bien sûr immédiatement Bruxelles et les technocrates non élus.

    Dans notre oligarchie financière européenne (lobbies et banques) qui a depuis longtemps remplacé la démocratie. il s’agit de lutter contre une régulation des marchés. La dérégulation des marchés est une catastrophe pour le monde.

    Friedman est l’intellectuel qui a le plus d’hécatombe sur les bras. Les Chicago Boys du monde entier ont le sang sur les mains plus que 100 fois Hitler dans toute l’histoire de son règne funeste.

    Le néo-libéralisme ne laisse derrière lui que des cadavres et des hyper comptes en banque Off-shore (qui bientôt ne vaudront plus rien du tout ?!) des disparités de revenus aux conséquences éthiques incalculables (60 millions € de salaire pour le patron de Siemens soit 5 millions € par mois) et un revenu moyen de trois milliards d’individu se situant en dessous de 80€ par mois. L’idée d’une redistribution des revenus vantée par la théorie néolibérale relève du conte de fées.

    Tout ceci ne peut être qualifié de faits divers et je pense que je continuerai à ne pas vouloir de télé chez moi 😉

  18. @ whynot

    Il me semble que, dans la longue liste des exactions dues à la mondialisation, vous avez oublié la création du SIDA (Premières victimes les homosexuels, les noirs et les drogués, comme par hasard), la fabrication des ouragans et autres tsunamis pour asservir la population désespérée, le réchauffement climatique qui n’est pas subi mais VOULU pour pouvoir vendre plus de climatiseurs et augmenter le chiffre d’affaire des vendeurs de glace…

    Plus sérieusement, je veux bien que le bilan de la mondialisation soit un peu contrasté, masi pas aussi noir. On voist bien qu’on est dans une période transitoire de la mondialisation… faut voir Nike qui quitte la Chine parce que les salaires moyens ont trop augmenté….

  19. @ Reii

    Je vous recommande vivement la lecture de  » La stratégie du choc » de Naomi Klein qui est une brique (!) mais à mon avis incontournable aujourd’hui pour comprendre les mécanismes et les rouages de la mondialisation d’un point de vue historique jusqu’à ce jour Il s’agit d’une description linéaire des méfaits de l’application des théories de Friedman dans tous les états du monde où il s’est appliqué Livre bouleversant dans tous les sens du terme.

    Il s’agit d’un livre résultat d’un travail collectif de plus de cent chercheurs dont pas moins de 10 professeurs d’universités dans le monde. Edifiant, je vous le recommande plus que chaudement Incessamment. Priorité absolue pour tout qui veut comprendre notre monde d’aujourd’hui 😉

  20. @ whynot

    je suis entièrement d’accord avec ce que tu dis ! mais je crois que tu sous-estimes la manipulation médiatique : tous les problèmes que tu cites ont attrait à la politique des pays industrialisés, directement ou indirectement. les décisions sont prises – ou pas !
    qui prend ces décisions ? les politiciens ! qui leur donne le pouvoir dans ces pays ? c’est nous !
    et c’est là qu’interviennent les médias (à mon humble avis).

  21. Whynot dit:

    Friedman est l’intellectuel qui a le plus d’hécatombe sur les bras. Les Chicago Boys du monde entier ont le sang sur les mains plus que 100 fois Hitler dans toute l’histoire de son règne funeste.

    Sophisme. Et hop ! un point Godwin !

  22. >>Est-il possible au niveau des milieux financiers qu’il y ait des acteurs hors circuit qui peuvent à tout moment contrôler ou orienter l’ensemble des marchés monétaires ou localement afin d’y favoriser des guerres ou des orientations politiques favorables à leurs intérêts ?

    >La réponse est non, c’est tout à fait impossible : la machinerie financière est beaucoup trop complexe et les influences réciproques des facteurs produisent ce qu’on appelle des “non-linéarités” qui, d’un point de vue purement pratique, sont impossibles à prédire.

    Sur un précédent dans les années 1920 infirmant la réponse ci-dessus: voir le livre de l’historienne Annie LACROIX-RIZ intitulé « Le choix de la défaite ». Une présentation video de l’ouvrage ici.

  23. PETROLE: enquete sur la speculation

    Commodity Futures Trading Commission (CFTC) , le surveillant américain a lancé une enquête sur le rôle des spéculateurs.

    Vitol, soupçonné de spéculation sur le brut

    Lundi 25 août 2008

    Ram Etwareea

    NEGOCE. Le groupe genevois aurait été reclassé dans la catégorie «financière» aux Etats-Unis. …

Les commentaires sont fermés.