Création monétaire, l’illustration de Paul Grignon

Deux d’entre vous m’ont contacté – indépendamment l’un de l’autre – pour me signaler ce qui leur semble, sinon une erreur dans le film de Paul Grignon Money as Debt (en français, L’argent Dette), du moins un raisonnement en contradiction avec les vues qui se sont dégagées de notre discussion dans Tout notre débat sur la monnaie.

Le film présente une banque commerciale hypothétique, avant-même qu’aucun client n’ait déposé d’argent sur un compte et montre qu’avec un dépôt de 1.111,12 $ qu’elle consent auprès de sa banque centrale, en tant que réserve en monnaie centrale, elle pourra bientôt avoir en dépôt sur des comptes clients – et donc comptabilisés – 100.000 $, soit un effet multiplicateur de 90 par rapport à la somme déposée par elle auprès de sa banque centrale. Les 1.111,12 $ ont été avancés par les investisseurs de la banque commerciale, et font donc partie de son capital.

Le raisonnement en question débute à la 13ème minute et 36ème seconde de la version en anglais et à la 6ème minute et 30ème seconde de la version en français (IIème partie) accessible ci-dessous.

Voici la traduction du texte en français.

Le raisonnement est le suivant : la banque centrale exige un “taux de réserve” (“reserve ratio”) de 1 pour 9, soit 11,11… %. Ceci permet à la banque commerciale d’émettre du crédit pour un montant de 10.000 $. Ensuite, le mécanisme des “réserves fractionnaires”, dont on nous dit qu’il est par définition l’inverse du “taux de réserve”, soit dans ce cas-ci de 9 pour 1, permet – si chacun de ceux qui bénéficient de la circulation du crédit initial de 10.000 $ déposent la somme reçue par eux sur un compte – qu’une somme (très proche) de 100.000 $ se retrouve sur les comptes. La bénéficiaire de la première opération dépose 10.000 $ sur son compte dont 90 %, soit 9.000 $, peuvent être re-prêtés par la banque, etc. La version française appelle “taux de réserve” : “ratio de réserve” et “réserves fractionnaires” : “réserves fractionnelles”.

La question de la validité du raisonnement ne porte évidemment pas sur des questions pratiques, comme de savoir s’il est réaliste par exemple que chacun redépose la somme qu’il reçoit sur un compte de la même banque, etc. L’exemple est idéalisé et cela chacun le comprend. La question porte sur le coefficient de 90 : 1.111,12 $ x 9 x 10 = 100.000 $.

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61 réflexions sur « Création monétaire, l’illustration de Paul Grignon »

  1. Pour répondre à une demande intéressante d’un des intervenants : pourquoi les hommes politiques ne font rien! Aux USA, on le sait, ce sont les multinationales et la réserve fédérale privée qui met en place et contrôlent les gouvernements depuis le président Wilson. Et comme les USA avec leur dollars dirigent le système monétaire mondiale, ils entraînent les autres états dans ce type de contrôle des politiques. En France, c’est avec POMPIDOU (ex directeur de la banque rothschild) et VGE (dont le fils est actuellement le président de LA COMPAGNIE FINANCIÈRE EDMOND DE ROTHSCHILD) qui ont placé une loi début janvier 1973 qui implique l’obligation d’emprunter l’argent pour soi-disant éviter l’inflation (quand l’état crèe sa propre monnaie), et le traité de maastrich avec l’article 104 impose cela à tous les états membres (est-ce valables avec le traité de Lisbonne??). Les relations des politiques influents et des marchés financiers sont tenues secrètes même si on commence à deviner ce qui se passe dans les fameuse réunions des Bilderberg (regardez l’emploi du temps de Pierre jouyet en juin 2008 sur le site de la diplomatie française le 7/8 juin : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/ministere_817/ministre-les-secretaires-etat_818/jean-pierre-jouyet_16629/agendas-precedents_17801/juin-2008_63326.html et regarder quel poste depuis novembre a pris Pierre Jouyet : la haute autorité des marchés financiers). En fait depuis quelques décennies, nos politiques ne contrôlent plus l’économie de leurs pays!

  2. @ Fred

    Je suis entièrement d’accord avec votre conception de l’origine de la monnaie. C’est en effet une question connue de ceux qui ont pris le temps d’examiner techniquement la question. Malheureusement beaucoup qui auraient dû le faire ou devraient aujourd’hui le faire n’ont pas fait réellement la démarche. Il nous faut donc les y encourager. Paul est de ceux-là et je suis persuadé qu’il le fait actuellement. Comme preuve la question très pertinente qu’il a posée à propos de la vidéo.

    Personnellement je n’ai pas encore regardé à nouveau ce travail de Paul Grignon. Mais , même s’il devait y avoir une erreur dans tel détail de la démonstration ( ce qui n’est pas exclus compte-tenu de l’extrême complexité du système et de sa nature évolutive ) l’explication générale reste celle admise par les experts en la matière. Bravo donc aussi à Paul Grignon.

    Mon intervention ici se veut une réaction à votre dernier paragraphe, juste dans le but, non pas de le contredire mais d’enfoncer le clou:

    Quant aux méfaits de la création monétaire ex nihilo, j’attends qu’on m’explique de quoi il s’agit. Cela pourrait aussi bien avoir des effets bénéfiques, c’est comme pour tout, on peut en faire un usage malfaisant… ou non.

    Effectivement la création monétaire ex nihilo est aujourd’hui inévitable puisqu’aucune monnaie n’est plus rattachée à une quantité réelle quelconque. “Tout notre débat sur la monnaie”, à mon sens, n’avait aucunement pour but d’en exposer les méfaits mais d’en expliquer les mécanismes. C’est un préalable nécessaire à la suite qui devrait être l’exposé des méfaits de la création monétaire ex nihilo par des organismes exclusivement au service d’intérêts privés. Au contraire on pourrait retirer sans aucun doute de larges bienfaits de la création monétaire ex nihilo par des organismes d’abord au service de l’intérêt collectif”. C’est de cela qu’il est urgent de débattre.

    Je sais : il s’agit là de l’ affirmation d’une conviction que ne partageront pas bien des lecteurs de ce blog. A chacun de faire honnêtement sa propre recherche dans le respect de celle des autres et en jetant un oeil sur leurs analyses. Ce n’est pas, par exemple, parce que l’extrême-droite aurait récupéré la pensée de Maurice Allais que celle-ci est fausse. D’autant qu’elle me semble aussi bien récupérable par l’extrême-gauche, qui bizarrement ne s’y intéresse guère !

    @ vet69

    Le temps de préparer ce post et je découvre le vôtre. Confirmation claire et documentée de la prépondérance totale mais parfaitement ignorée – jusqu’ici ? – d’organismes au service d’intérêts privés. Merci.

  3. Bonjour,

    Lecteur assidu de ce blog depuis plusieurs mois, je me permets d’intervenir pour la première fois, pour répondre à la question posée par Paul concernant l’illustration proposée dans “l’argent-dette” que j’avais découvert par ailleurs (et fait découvrir à mes collègues travaillant dans l’éducation permanente).

    J’ai retrouvé mon cours d’économie politique de l’université.

    “La quantité de monnaie bancaire (nldr : pas les billets et pièces) nouvelle créee par le processus multiplicatif des dépôts et des prêts, est obtenue en multipliant le montant du crédit initial par l’inverse du coefficient de réserve”
    (Fondements d’économie politique, Jacquemin, Tulkens, Mercier, éd. De Boeck, 2001, p.323)

    Dans l’exemple de “l’argent dette” le montant du crédit initial est de 10 000 euros, et le coefficient de réserve de 1/9.
    Le montant total de nouvelle monnaie crée est donc de 90 000 euros (et non 100 000 comme signalé dans ce film).
    Par rapport au capital de départ de l’institution bancaire (1111.12 euros), la multiplication de monnaie a un coefficient de 81 (et non 90 comme signalé dans l’argent-dette).

    Mais ceci est bien supérieur à la multiplication par 9 du capital de départ déposé à la banque centrale, comme le laisse supposer les commentaires d’Armand dans le débat sur la monnaie du blog de Paul (commentaire n°10 dans la discussion mise sur support pdf signalé par Paul en début d’article).

    Le multiplicateur s’applique en effet à la totalité de la monnaie placée en banque centrale, donc y compris les dépôts faits par les banques qui reçoivent l’argent initialement prêté en réserve des nouveaux prêts qu’elles vont émettre. Le lien suivant reste donc tout à fait valable (voir schéma en bleu : http://www.europe2020.org/spip.php?article499〈=fr )

    Bon, j’espère que c’est plus ou moins clair maintenant :

    Avec un capital de départ de 1111.12, une banque va permettre au système d’émettre jusqu’à 90 000 de monnaie bancaire.

    Tout ceci moyennant le fait que le bouquin d’économie politique rédigé par trois profs d’université et enseigné à tous les économistes passant par l’UCL (enfin, de mon temps, en tout cas) soit correct.

    Merci à Paul pour son excellent blog et aux lecteurs/spectateurs d’avoir permis de corriger cette approximation.

    J’en profite en même temps pour lancer une question à l’auteur : “que pensez-vous de la création de monnaies alternatives ?” (cfr, les ressources présentes sur ce site, que je n’ai pas toutes lues : http://www.gtmonnaie.be/ , et la position défendue ici par Lietaer sur cette piste pour stabiliser le système : http://www.lietaer.com/images/White_Paper_on_Systemic_Bank_Crises_Nov08.pdf ). En même temps, j’ai pas lu l’entièreté des 375 pages de débats sur la monnaie et je ferais peut-être bien de commencer par là ;-).

    Bonne chance à tous dans la joyeuse période qui s’annonce.

  4. A mon sens, je considère 1111,12$ comme la prémisse de “l’équation” 1.111,12$ x 9 x 10 = 100.000$

    Or 1.111,12$ est un argument que je qualifierais de “juridique”. C’est-à-dire issu d’une règle prudentielle ; 9 aussi, idem pour 10. Quant à “l’équation”, elle est à mon sens “comptable”.
    “Comptablement”, le crédit est une écriture qui créé, au passif d’une banque, un actif chez une autre. “Les crédits font les dépôts”.

    Là où la vidéo me gêne c’est qu’elle tronque de son exemple la destruction de la dette. Idem pour la partie de l’exemple d’Attac citée par Alain A, sauf que celui-ci a comme prémisse un dépôt. Il est alors plus facile de concevoir le “principe de conservation” des quantités comme l’écrit Paul Jorion dans le document pdf.

    Où y a-t-il conservation des quantités dans la vidéo de Paul Grignon ? Nulle part, c’est ce qui me gène.
    Pourquoi Attac et Paul Grignon qui abordent tous deux “l’effet multiplicateur” semblent-ils (à mon sens) à ce point contradictoires ?

    Quelle est la valeur d’un argument “juridique” dans un raisonnement “économique” exprimé par les “mathématiques” (la forme “comptable”) ?
    Paul Jorion cite son ami dans le billet “Titanic” : «Il me dit que ça va craquer sans tarder, Paul, et à une échelle qui dépasse nos imaginations.»
    Est-il possible de lui répondre «Que nenni, rien ne va craquer. J’ai payé des arrhes (la forme “comptable”) pour mon chalet à Noël. “Juridiquement”, ça ne craquera pas avant mes vacances d’Hiver.» ?

    Je suppose que je suis l’un des deux d’entre “Nous” qui a contacté Paul au sujet de cette vidéo.
    Pour moi, “Pour pouvoir prêter de l’argent, la banque doit se procurer les fonds correspondants.” comme l’écrit l’association des banques belges
    Cela ne remet pas en cause :
    – ni les ratios prudentiels
    – ni les règles comptables
    – ni les expressions “les crédits font les dépôts”, “les banques créent l’argent scripturale”
    – ni l’effet multiplicateur

    Mais cela s’applique tout autant à l’exemple de la vidéo. Pour prêter 9 x 1.111,12$ , la banque doit se procurer 10.000$ et être couverte “juridiquement” par la règle prudentielle du “taux de réserve”, calculé proportionnellement au volume des crédits et qui s’applique à son capital.

    La banque ne prête pas son capital déposé par les actionnaires ?
    Pour moi, 10.000$ est la prémisse, pas 1.111,12$.

  5. Si les cheminements de la création monétaire restent complexes par nature, les astuces du bonneteau sur la place du marché le sont également. Le premier mécanisme est légal, parce que la réserve fractionnaire l’est aussi (comprendre aussi taux ou ratio de réserve dans l’exemple repris par Paul). Le bonneteau est une escroquerie, parce que le législateur n’encadre que les acteurs du marché qui travaillent pour son profit. Soit la réélection des édiles et la jouissance de privilèges inhérents à ce statut.
    La fraude consiste simplement à faire croire aux déposants qu’ils pourront à tout instant retirer leur argent « numérique » en monnaie fiduciaire, seule monnaie à avoir un cour légal. Or, la banque ne disposant pas de tout cet argent, il s’agit d’une escroquerie légalisée. Ainsi, la fraude sert les intérêts du législateur en figeant ses statuts, mais pas les droits légitimes des déposants s’ils veulent disposer de leur argent tous en même temps. Le banquier est bien content, car en cas de « soucis » (doux euphémisme), le législateur sauvera son client, la banque …

  6. Ce calcul ne me semble pas correct ; il suppose que « les dépôts font les prêts », c’est-à-dire que le banquier re-prête, en partie au moins, ce que ses clients lui déposent. Et ce, de façon récursive.

    Or c’est le contraire : « les prêts font les dépôts » : le banquier ne prête plus l’argent qui est déposé par ses clients car il s’agit déjà d’argent prêté. C’est-à-dire de monnaie bancaire créée ex-nihilo par lui ou un autre banquier en contre-partie d’une dette et de l’engagement du bénéficiaire de rembourser cet emprunt (et les intérêts afférents).

    A partir de ses actifs, de son capital, de ses réserves en monnaie centrale propre ou qu’il emprunte à sa banque centrale ou à ses concurrents en excédent, le banquier peut créer autant de monnaie bancaire qu’il le souhaite dans la limite de « règles prudentielles », appelation orwellienne pour ne pas dire la vérité factuelle du « coefficient multiplicateur » i.e. de l’effet de levier sur ces réserves obligatoires. Si ce taux est de 8% alors le banquier peut créer 12 fois plus de sa monnaie qu’il n’a d’actifs pour la garantir. Le taux dépend de la nature de la volatilité de l’actif sous-jacent, d’où la classification en « tiers-1/2/3 ». Cette monnaie porte le même nom

    Si l’emprunteur défaille alors le banquier doit taper dans ses réserves pour combler le trou. Si trop de clients défaillent le banquier est de plus en plus mal. Si ses « actifs » se révèlent plus ou moins vérolés, sur-estimés, ou plus illiquides que prévus (le fourre-tout des tiers-3), le banquier défaille.

    Dans un tel système à réserves fractionnaires, une banque n’est rien d’autre qu’un hedge fund.

    De même si certains clients se mettent à réfléchir (remplacer « confiance » par « crédulité », finir les phrases : « l’Etat garantit les dépôts » par « l’Etat –aux caisses vides– garantit les dépôts avec l’argent des con-tribuables », « les banques ne se font pas confiance entre elles » … « alors pourquoi moi je leur ferais confiance ? », etc…) ou simplement à avoir peur sans comprendre et viennent retirer leurs avoirs, ou même un partie de façon à être autonome pendant deux ou trois mois (quelle procédure, paperasses et délais pour la « garantie bancaire », qui garantit le garant ?), le banquier ne peut faire face.

    C’est le cercle vertueux auquel nous assistons aujourd’hui en réaction au cercle vicieux de la création d’illusions (appellation orwellienne : « effet de richesse »).

    Seule exception : le dépôt en monnaie centrale, i.e. en espèces, i.e. en billets de (la) banque (centrale). Dans ce cas le banquier accroît sa réserve de base et peut lui appliquer ce coefficient multiplicateur pour créer un prêt et donc davantage de sa monnaie.

    Il me semblait également que le mécanisme de compensation inter bancaire où se soldent chaque nuit les paiements bancaires du jour se faisait par transfert de monnaie centrale entre comptes de ces banques à la banque centrale. D’où un effet de levier possible pour celles qui étaient créditrices nettes et l’effet de levier inverse pour les autres. Mais Jean Bayard a attiré notre attention sur le fait que cette compensation se réalisait probablement en monnaie bancaire, c’est-à-dire que ça restait en famille. Raison de plus pour ne pas prêter ce qui a déjà été multiplié. En tout état de cause Paul Grignon ne tient pas compte de la banque qui pert de l’argent lors du dépôt dans une autre.

    Bref, selon moi tout cela relève de l’escroquerie pyamidale en bande organisée.

    A la base la banque centrale achète un emprunt d’Etat en créant sa propre monnaie centrale ex-nihilo, avec cet emprunt en garantie. Si elle imprime les billets correspondant, ce ne seront que des fractions d’un reconnaissance de dette (l’emprunt du Trésor) une promesse de richesse future qui permet d’acheter des richesses présentes. Ces billets sont au porteur, donc librement échangeables et la loi leur donne « cours légal » en obligeant à les accepter ; c’est seulement ça qui fait leur « valeur » : une contrainte légale.

    Le second étage de la pyramide est celui du système bancaire à réserves fractionnaires qui multiplie la monnaie centale en créant sa propre monnaie bancaire à pouvoir d’achat immédiat qu’il promet de convertir, à vue, contre des billets de la banque centrale qu’il sait ne pas avoir en quantité suffisante. Cette illusion de monnaie, ce mensonge, possède en garantie, encore et toujours, une promesse de remboursement futur. Cet étage vend les moyens de se refiler cette promesse : les instruments de paiement bancaires (chèque, cartes, virement), qui n’ont pas cours légal.

    Le troisième étage a imploser, c’était la finance. R.I.P.

  7. @ Jean Jégu

    Effectivement la création monétaire ex nihilo est aujourd’hui inévitable puisqu’aucune monnaie n’est plus rattachée à une quantité réelle quelconque.

    Cette phrase semble suggérer que l’expression « création monétaire ex nihilo » renvoie simplement à la fin de l’étalon-or en 1971. Si c’est le cas, comment se fait-il que cela n’a jamais été dit dans nos discussions ? Les arguments en faveur de l’idée d’une « création monétaire ex nihilo » ont tous été fondés sur le mécanisme des réserves fractionnaires (Maurice Allais) – qui n’implique aucune création monétaire et reflète uniquement la manière dont fonctionne nécessairement tout système impliquant le crédit – ou sur un changement de support pour la monnaie : « opérations scripturales » – une évolution purement anecdotique, qui n’entraîne aucun changement fonctionnel.

    Mais, même s’il devait y avoir une erreur dans tel détail de la démonstration (ce qui n’est pas exclu compte-tenu de l’extrême complexité du système et de sa nature évolutive ) l’explication générale reste celle admise par les experts en la matière. Bravo donc aussi à Paul Grignon.

    Je ne suis pas d’accord sur ce point : si la démonstration est fausse, l’explication générale s’effondre entièrement.

    Petit rappel avant de terminer. Le dysfonctionnement actuel de la finance est généralisé. La solution des problèmes est essentielle et peut avoir lieu mais nos ressources en matière de réflexion – même mises en commun – ne sont pas infinies. Il faut donc éliminer de nos priorités les questions qui ne se posent pas. Celles qui reposent sur une interprétation incorrecte des faits en font partie. Encore une fois : l’effort de réflexion doit se concentrer là où il est requis de manière urgente en ce moment.

  8. « si la démonstration est fausse, l’explication générale s’effondre entièrement. » : pas nécessairement, Paul, certains détails peuvent être faux ou discutables mais le cadre général correct et en tout cas pédagogique. Tout comme comme une erreur dans la démonstration d’un théorême ne prouve pas qu’il est faux.

  9. Si je puis me permettre :

    La problématique qui nous préoccupe actuellement n’est peut-être pas la « création monétaire ex nihilo » en soi, mais plutôt :
    Est-il possible de rendre la « création monétaire ex nihilo » fonctionnelle et au service du bien commun, et ce durablement ?

  10. @ Armand

    Le mécanisme que vous décrivez, dans votre commentaire précédant celui-ci est sans rapport avec celui que rapporte Paul Grignon, qui multiple les effets de deux interprétations des « réserves fractionnaires », l’un portant sur la monnaie centrale, l’autre sur les dépôts. Selon vous le multiplicateur est de 9 et non de 90 comme dans l’explication de Grignon. C’est une différence énorme, celle qui pourrait séparer une « escroquerie à la petite semaine », comme s’exprime l’un de mes correspondants, d’un scandale véritable.

    Paul Feyerabend : « … il convient de ne pas violer l’un des principes fondamentaux de la méthodologie scientifique, à savoir de prendre les réfutations au sérieux » (Against Method 1974 : 109).

  11. J’ai le sentiment a vous lire que l’activité d’une banque consiste en la création de monnaie artificielle à la rubrique Emplois du Bilan, équilibrée par des actifs douteux et insuffisants et par un besoin en fond de roulement assuré en dernier ressort par une Banque Centrale, elle-meme garantie par le contribuable.Une LBO colossale garantie par le contribuable. Une falaise de crédit et une montagne de papier .Ca sent le roussi.On sait que la catastrophe arrivera et on la sent proche………

  12. Je voudrais attirer l’attention sur le fait qu’aucune réponse n’a été apportée à la question de Yogi quant à la validité des citations de David Rockefeller, « Rothschild Brothers », etc. rapportées ci-dessus :

    J’aimerais quand même bien savoir si ce sont de vraies citations, ie si on peut sourcer jusqu’au livre, au discours ou à la coupure de presse d’origine.

    Les citations sont en effet simplement suivies d’un nom et les références sont circulaires : un site sur la toile renvoyant à un autre : aucun moyen de vérification n’est offert.

  13. J’ai moi-même soulevé cette question il y a plusieurs semaines dans un autre fil de discussion, sans obtenir de réponse. Cette incertitude est ennuyeuse…

  14. @ Nicolas Bernabeu

    Soyez serieux! Ce que l’on vous demande ce sont les références exactes et précises des citations du texte de Paul Grignon, pas des renvois à quelqu’un qui a dit que Ford a dit que… sans références!!! Il faut un texte : un ouvrage écrit par lui et consultable dans une bibliothèque, un article d’époque citant une déclaration d’Henry Ford, ou alors pour les personnes citées contemporaines une vidéo.

    Si je vous dis que Nicolas Sarkozy a dit que “Je déteste les pauvres et je ferai tout pour leur nuire”, vous allez demander la référence précise, la vidéo, le discours, et pas me croire sur parole, ni un de mes amis, ni quelqu’un qui l’aura écrit dans un livre sans référence aucune!! Et vous aurez raison : Sarkozy ne l’a pas dit, même si c’est vraisemblable qu’il le pense, donc c’est faux, et diffamatoire!!! Et je le retire, moi, sur le champ.

    Faites de même, s’il-vous-plaît.

  15. @ Nikademus :

    Vous vous tromper d’interlocuteur…

    Personne ne peut faire des citations plus précises que les miennes : il vous suffit d’ouvrir à la page indiquée ou de regarder la personne parler de vos propres yeux…

    Vous ne voulez pas non plus qu’on vous envoie les livres par colis ? Achetez-les vous-mêmes…

  16. @ Nicolas Bernabeu
    Excusez-moi si j’ai été un peu brusque.
    J’ai juste voulu dire que ce site, ne renvoie qu’à quelqu’un qui dit que Henri Ford a dit que…, sans référence aucune. Ce qui ne prouve rien.
    Par ailleurs, la référence que vous donnez à Newsweek ne permet pas de localiser précisément la citation faite par Paul Grignon en ce qui concerne le seul David Rockefeller:

    Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, au magazine Time, et aux autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque quarante ans. Il aurait été pour nous impossible de développer notre projet pour le monde si nous avions été exposés aux lumières de la publicité durant ces années. Mais le monde est aujourd’hui plus sophistiqué et préparé à l’entrée dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale des siècles passés. — David Rockefeller, s’adressant à la Commission Trilatérale, 1991

    Avez-vous des liens plus précis à nous fournir pour nous éclairer?

  17. Paul Grignon a utilisé Modern Money Mechanics, document officiel de la Fed de Chicago:
    Voir ses références ici (pour citations, calcul, et tout le reste) http://paulgrignon.netfirms.com/MoneyasDebt/references.htm

    Le meme document est utilisé (cette fois ci, cité visuellement dans ZeitGeist Addendum)
    http://dotsub.com/view/7281f5dc-d4b1-4315-abb7-143becd34f49

    Les citations sont également toutes répertoriés.

    En espérant que ce message ne subisse pas le sort de TOUS les autres que j’ai posté ici.

    Au lieu de chercher a remettre la légitimé du problème en question, des gens intelligents comme vous l’êtes tous ici, feriez mieux de chercher une solution !

    Regardez aussi le Dr Andre Gernez, America Freedom to Fascism, Alex Jones End Game, etc…

  18. Bonjour à tous.

    Il est effectivement important de savoir d’où viennent ces citations. Ainsi, dans le lien posté par Bankster, on apprend que l’une des citations de Woodrow Wilson est en fait un mélange de plusieurs phrases qu’il a dites ou écrites à différents moment de sa vie. J’ai de même retrouvé il y a peu les sources qu’un certain discourt de Kennedy (qui fleurit sur le web) accusant les sociétés secrètes qui dirigeraient le monde. Il apparait que remis dans son contexte, Kennedy parle clairement du bloc soviétique et non de quelques commissions trilatérales ou autre groupe bildengerg. D’autre part, certaines citations surement facilement retrouvables comme celle de Maurice Allais (la création monétaire ex nihilo que pratiquent les banques est semblable à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs) me sembles erronées, car l’argent créé par les banques doit être remboursé à terme, et cela même si le client fait défaut, auquel cas la banque devra rembourser de sa poche. Les faux-monnayeurs ne s’embarrassent évidement pas d’une telle contrainte.

    Cependant, je n’ai personnellement besoin d’aucune citation pour me convaincre que ce système actuel est primitif, injuste et stupide. Ce qui fait la richesse n’est pas l’argent, mais ce que l’on peut acheter avec. Cependant, des banques privées ont le contrôle du moyen d’échange des richesses. (mais cela n’est qu’un moyen d’échange, une simple information. Rien qui a une véritable valeur en soi). Ce moyen d’échange sans lequel nous sommes paralysée, a pris évidement une valeur énorme, et cela au seul profit des gens qui le contrôlent. Je ne comprend pas comment on peut ‘savoir’ que les banques prêtent avec intérêt de l’argent qui n’a jamais existé et trouver cela normal. (qu’elles puissent multiplier la monnaie fiduciaire par 10 ou par 100 ne change pour moi pas grand chose). Cela dépasse mon entendement. Évidement, on peut toujours dire que la banque prend un risque et qu’il est normal que des gens soient rémunérés pour le travail (véritable travail cette fois) de calcul de risque nécessaire au bon fonctionnement de l’économie. Très bien, et j’imagine que malgré cet immense privilège qu’ont les banques de contrôler les moyens d’échange, quand elles font mal leur travail, elles ne peuvent s’en prendre qu’à elles-mêmes. Mais pas du tout. L’état dans ce cas injecte des milliards pour sauver les banques.

    Dites-moi, j’ai une question. Les caisses de l’état français sont vides. Alors les dizaines de milliards qu’il a donnés aux banques, d’où viennent-il ? Si quelqu’un m’affirme qu’il les a empruntés contre intérêt à d’autres banques (et peut-être même indirectement aux même banques), et bien… je crois qu’il ne me restera plus qu’à retourner tranquillement dans ma caverne pour manger et à boire sans plus me soucier de rien. Privé de liberté, La consommation est bien la seul chose qui nous reste…

    Sauf si évidement, quelqu’un réussit à me convaincre du bien-fondé d’un tel système. Je reste ouvert à toute argumentation 🙂

  19. Tous les liens des quelques citations vérifiées sont ceux fournis sur le site de Paul Grignon: http://paulgrignon.netfirms.com/MoneyasDebt/references.htm
    Devant le caractère non probant de l’expérience, j’ai arrêté mon relevé à ceux que vous lirez ci-dessous.

    “Since I entered politics, I have chiefly had men’s views confided to me privately. Some of the biggest men in the United States, in the Field of commerce and manufacture, are afraid of something. They know that there is a power somewhere so organized, so subtle, so watchful, so interlocked, so complete, so pervasive, that they better not speak above their breath when they speak in condemnation of it.” (“Certains des plus grands hommes des Etats-Unis, dans le domaine du commerce et de la production, ont peur de quelque chose. Ils savent qu’il existe quelque part une puissance si organisée, si subtile, si vigilante, si cohérente, si complète, si persuasive… qu’ils font bien, lorsqu’ils en parlent, de parler doucement. “) Woodrow Wilson, The New Freedom (1913)

    http://www.gutenberg.org/etext/14811 : le livre est téléchargeable en entier. L’ouvrage de Wilson est une compilation de discours prononcés pendant sa campagne électorale. Comme la suite immédiate du texte l’indique, il n’entend pas dénoncer une organisation toute puissante, cachée et secrète mais des organisations, nommément les monopoles de chaque branche de l’industrie, et auxquels se heurtent tout ceux qui voudraient se faire nouveaux entrepreneurs. Dès le début, dans le même ouvrage, bien loin de s’en prendre à des personnes, ou des groupes, il indique tout au contraire :

    “So what we have to discuss is, not wrongs which individuals intentionally do,–I do not believe there are a great many of those,–but the wrongs of a system. I want to record my protest against any discussion of this matter which would seem to indicate that there are bodies of our fellow-citizens who are trying to grind us down and do us injustice. There are some men of that sort. I don’t know how they sleep o’ nights, but there are men of that kind. Thank God, they are not numerous. The truth is, we are all caught in a great economic system which is heartless.” (Ma traduction: « Donc, ce que nous devons discuter est, non pas des méfaits que des individus accompliraient intentionnellement, — je ne crois pas qu’ils soient si nombreux, – mais les méfaits d’un système. Je veux vous prendre pour témoin de ma protestation à l’encontre de toute discussion sur cette question qui tendrait à impliquer que des groupes de nos concitoyens essaieraient de nous détruire et de nous nuire. Il existe des gens de cette sorte. Je ne sais pas comment ils dorment la nuit, mais il existe des gens de cette sorte. Dieu merci, ils ne sont pas nombreux. La vérité est que nous sommes tous pris dans un gigantesque système économique qui est sans cœur. »)

    “Permit me to issue and control the money of a nation, and I care not who makes its laws.” (“Donnez-moi le contrôle sur la monnaie d’une nation,
    et je n’aurai pas à m’occuper de ceux qui font ses lois. ») Mayer Amschel Rothschild, International Banker

    http://en.wikipedia.org/wiki/Category:The_Rothschilds : lien cassé ?
    http://www.everything2.com/index.pl?node=ridiculous : lien sans rapport ??, ou plaisanterie ???
    http://www.brainyquote.com/quotes/quotes/m/mayeramsch170274.html : lien sur un site de citations qui ne donne aucune référence

    “I am afraid that the ordinary citizen will not like to be told that banks can and do create money …And they who control the credit of the nation direct the policy of Governments and hold in the hollow of their hands the destiny of the people” (“J’ai bien peur que le citoyen ordinaire n’aimerait pas qu’on lui dise que les banques peuvent créer de la monnaie, et le font…. Et ceux qui contrôlent le crédit de la nation dirigent la politique du gouvernement et portent au creux de leurs mains la destinée du peuple.») Reginald McKenna, past Chairman of the Board, Midlands Bank of England

    http://www.answers.com/topic/reginald-mckenna : lien renvoyant à une simple biographie de l’homme : pas de citations, pas de références.

    “The modern banking system manufactures money out of nothing. The process is perhaps the most astounding piece of sleight of hand that was ever invented. Banking was conceived in iniquity and born in sin. Bankers own the Earth. Take it away from them, but leave them the power to create money, and with the flick of the pen they will create enough money to buy it back again…
    Take this great power away from them and all great fortunes like mine will disappear, and they ought to disappear, for then this would be a better and happier world to live in. But if you want to continue to be slaves of the banks and pay the cost of your own slavery, then let bankers continue to create money and control credit’.” (“Le système bancaire moderne fabrique de l’argent à partir de rien. Ce processus est peut-être le tour de dextérité le plus étonnant qui fut jamais inventé. La banque fut conçue dans l’iniquité et est née dans le pêché. Les banquiers possèdent la Terre. Prenez la leur, mais laissez-leur le pouvoir de créer l’argent et en un tour de mains ils créeront assez d’argent pour la racheter. Otez-leur ce pouvoir, et toutes les grandes fortunes comme la mienne disparaîtront et ce serait bénéfique car nous aurions alors un monde meilleur et plus heureux. Mais si vous voulez continuer à être les esclaves des banques et à payer le prix de votre propre esclavage laissez donc les banquiers continuer à créer l’argent et à contrôler les crédits. Sir Josiah Stamp Director, Bank of England 1928-1941 (reputed to be the 2nd richest man in Britain at the time)

    http://en.wikipedia.org/wiki/Josiah_Stamp,_1st_Baron_Stamp : la citation est donnée comme en attente de référence
    http://members.shaw.ca/theultimatescam/index.htm : la citation est donnée sans aucune référence

    “I am a most unhappy man. I have unwittingly ruined my country. A great industrial nation is controlled by its system of credit. Our system of credit is concentrated. The growth of the nation, therefore, and all our activities are in the hands of a few men. We have come to be one of the worst ruled, one of the most completely controlled and dominated Governments in the civilized world, no longer a Government by free opinion, no longer a Government by conviction and the vote of the majority, but a Government by the opinion and duress of a small group of dominant men.” (“Je suis un homme des plus malheureux. J’ai inconsciemment ruiné mon pays. Une grande nation industrielle est contrôlée par son système de crédit. Notre système de crédit est concentré dans le privé. La croissance de notre nation, en conséquence, ainsi que toutes nos activités, sont entre les mains de quelques hommes. Nous en sommes venus à être un des gouvernements les plus mal dirigés du monde civilisé un des plus contrôlés et dominés non pas par la conviction et le vote de la majorité mais par l’opinion et la force d’un petit groupe d’hommes dominants. ») Woodrow Wilson

    Le site de Paul Grignon admet lui-même que la citation est fabriquée à partir d’éléments extraits du livre précité et que les deux premières phrases sont complètement inventées bien qu’il aurait pu les penser…

    “All of the perplexities, confusion, and distress in America arises, not from the defects of the Constitution or Confederation, not from want of honor or virtue, so much as from downright ignorance of the nature of coin, credit, and circulation.” (“Toute la perplexité, la confusion, et la détresse en Amérique ne provient pas des défauts de la Constitution ou de la Confédération ni du désir d’honneur ou de vertu mais de notre ignorance profonde de la nature des devises, du crédit, et de la circulation.”) John Adams, Founding Father of the American Constitution
    “Whoever controls the volume of money in our country is absolute master of all industry and commerce…and when you realize that the entire system is very easily controlled, one way or another, by a few powerful men at the top, you will not have to be told how periods of inflation and depression originate.” (“Celui qui contrôle le volume de la monnaie dans notre pays est maître absolu de toute l’industrie et tout le commerce… et quand vous réalisez que le système entier est très facilement contrôlé, d’une manière ou d’une autre, par une très petite élite de puissants, vous n’aurez pas besoin qu’on vous explique comment les périodes d’inflation et de déflation apparaissent”) James A. Garfield, assassinated president of the United States
    The Government should create, issue, and circulate all the currency and credits needed to satisfy the spending power of the Government and the buying power of consumers. By the adoption of these principles, the taxpayers will be saved immense sums of interest. The privilege of creating and issuing money is not only the supreme prerogative of government, but it is the government’s greatest creative opportunity.” (“Le gouvernement devrait créer, émettre, et faire circuler toutes les devises et tous les crédits nécessaires pour satisfaire les dépenses du gouvernement et le pouvoir d’achat des consommateurs. En adoptant ces principes, les contribuables économiseraient d’immenses sommes d’argent en intérêts. Le privilège de créer et d’émettre de la monnaie n’est pas seulement la prérogative suprême du gouvernement, mais c’est aussi sa plus grande opportunité.”) Abraham Lincoln, assassinated president of the United States

    http://www.themoneymasters.com/presiden.htm : lien cassé ?
    http://www.wealth4freedom.com/truth/2/bankquotes.htm : lien cassé ?

    “We are grateful to the Washington Post, the New York Times, Time magazine and other great publications whose directors have attended our meetings and respected the promises of discretion for almost forty years. It would have been impossible for us to develop our plan for the world if we had been subject to the bright lights of publicity during those years. But, the world is now more sophisticated and prepared to march towards a world-government. The supranational sovereignty of an intellectual elite and world bankers is surely preferable to the National autodetermination practiced in past centuries” (“Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, au magazine Time, et aux autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion depuis presque quarante ans Il aurait été pour nous impossible de développer notre projet pour le monde si nous avions été exposés aux lumières de la publicité durant ces années. Mais le monde est aujourd’hui plus sophistiqué et préparé à l’entrée dans un gouvernement mondial.La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale des siècles passés.”) David Rockefeller in an address to a Trilateral Commission meeting in June of 1991. Producer’s Comment: More sources attribute this quote as occurring at a at Bilderberger meeting in Baden-Baden Germany in 1991

    http://www.freedomdomain.com/nwoquote.htm : lien cassé?

  20. @ Paul J ( post du 21 novembre 18:03 )

    Pardon pour la lenteur de ma réaction.

    L’idée que la création monétaire “ex nihilo” est inévitable depuis la destruction du lien à l’or, n’implique évidemment pas qu’elle ait été évitée avant cette destruction . Ce type de création ( i.e. apparition de monnaie ( scripturale ) n’existant préalablement nulle part ) se pratiquait déjà bien avant. Mais rendons à César, ce qui lui appartient : j’ ai lu cette idée, qui m’est apparue lumineuse, que depuis 1971 on ne peut faire autrement ; je pense même que c’est ici sur votre blog. Sans doute AJ Holbecq en est-il l’auteur, mais j’avoue ne pas avoir réussi à retrouver le texte probant.

    Que le changement de support pour la monnaie soit purement anecdotique, j’en suis bien d’accord : des plaquettes en plastic feraient tout aussi bien l’affaire. Mais dire que le mécanisme des réserves fractionnaires n’implique aucune création monétaire … me surprend. C’est totalement contraire à ce que j’en ai compris; Mais peut-être est-ce vous qui avez raison … Après tout, chacun peut se tromper, moi comme vous.

    La vidéo mise en cause annonce un ” multiplicateur de crédit” de 9×9 ( presque 100 000 dollars ; en fait 1111,12 x9 X 9 = 90 000 ). Comme le dit Armand : cette présentation ne me semble pas correcte, car le multiplicateur de crédit s’applique …au crédit. Le premier crédit est de 10 000. Le multiplicateur est donc de 9. De plus, il me semble que si le raisonnement présenté ici est “statistiquement ” valable, la réalité concrète est plus subtile. Elle repose essentiellement sur l’ “augmentation du total des dépôts” (les dépôts nets : dépôts – retraits) dans une banque. Si cette augmentation est par exemple de 1000, ces 1000 arrivent, par le mécanisme de la compensation, sur le compte de la dite banque en Banque Centrale (donc en monnaie centrale ou “de base”). Conformément à la règle des réserves fractionnaires ces 1000 en monnaie de base constituent pour la banque la possibilité de créer 1000×9 = 9000 en monnaie bancaire, ce dont évidemment elle ne se prive pas, si du moins elle trouve des emprunteurs. L’ erreur dans la vidéo ternit donc formellement la démonstration ; elle n’autorise pas à nier le phénomène de la création monétaire via le multiplicateur de crédit. D’autre part, l’ensemble fait toujours appel au mécanisme dit du “refinancement” par lequel les banques se procurent la monnaie centrale supplémentaire dont elles ont besoin , monnaie émise exclusivement et ex nihilo par la Banque Centrale. Enfin, vous savez bien qu’il n’y a pas une Banque Centrale, mais des Banques Centrales et des flux monétaires internationaux considérables. Alors, qui nous expliquera tout cela de façon simple, claire et sans erreur ? . Vraiment, à mon sens, le travail de Paul Grignon, s’il est perfectible, n’est pas dénué de tout mérite.

    D’accord pour éliminer les questions qui ne se posent pas : pour moi celle de la création monétaire ne se pose plus depuis plusieurs années. Que ce soit “ex nihilo” n’a guère d’ importance ; c’est plutôt une bonne nouvelle puisque cela nous libère de la contrainte liée à la quantité finie d’or. J’en suis convaincu et n’en parlerai donc plus. L’important est d’examiner dans quelles conditions s’exerce ce pouvoir de création monétaire.

    Pour l’interprétation incorrecte des faits, faites-vous allusion à la mienne ou à celle de Paul Grignon ? Pour moi, je serais prêt à rectifier de telles interprétations dès que j’en serais convaincu. Mais pour continuer utilement la discussion, il faudrait que je comprenne pourquoi vous persistez à nier ce qui apparait – presque – partout comme un fait certain, même si sa complexité en rend l’expression difficile. Il ne s’agit pas de rechercher des coupables, les déterminismes de l’histoire sont trop prégnants pour cela ; il s’agit de comprendre pour être en mesure d’agir utilement.

    Merci de la liberté que vous m’ avez accordé sur votre blog. Je crois à l’utilité de confrontations respectueuses comme celles que vous acceptez.

  21. @Jean, merci de souligner que le pluriel est désormais aussi de mise concernant les banques centrales (le cary trade) ; nous ne l’utilisions que pour les banques commerciales, en parlant du système bancaire dans son ensemble, et de l’évaluation, nécessairement à cette échelle, des masses monétaires centrale et bancaire.

  22. Jean Jégu @ du 23 novembre 2008 à 14h42

    Je ne peux à l’instant “dépiauter” tous les message, mais j’adhère entièrement à celui de Jean Jégu ci-dessus.

    J’ajoute et je répète, car je pense que c’est le fond du fond du problème, que les banques ne créent jamais l’argent des intérêts à leur verser en plus du remboursement des dettes. Si cela est possible, et même banal individuellement (quoique provisoirement), cela est arithmétiquement IMPOSSIBLE collectivement. Sinon, il faut le démontrer par point et par mesure.

  23. Pour enfoncer le clou,
    Si le fond du problème n’est pas tant celui des leviers de création monétaire que celui des intérêts ou rendements, au choix 😉 , alors le principe même de création devient obsolète si l’intérêt ne l’accompagne pas.

    Du problème des gains et de l’avidité humaine et des espoirs de réforme qu’on place en eux.

  24. @Rumbo

    Je voudrais préciser, non pour toi mais pour d’éventuels lecteurs, ton précédent post.

    Le système bancaire – pris dans son ensemble – crée toujours l’argent des intérêts à lui verser en plus du remboursement des crédits initiaux sous forme de nouveaux crédits correspondant à une demande supplémentaire, car, si non, les emprunteurs – pris dans leur ensemble – ne pourraient pas les payer en plus des remboursements correspondants à la destruction comptable du “capital” initialement créé et prêté.

    Au niveau d’une seule banque , qui émets une certaine quantité de monnaie lors d’un crédit accepté, il est certain qu’il n’y aurait aucun sens pour elle de fournir en même temps les intérêts que l’emprunteur lui doit… si ce n’est pas un nouveau crédit qui sera lui-même productif d’intérêts: c’est d’ailleurs un peu le principe du crédit revolving.

  25. Les crédits font les dépôts, ce n’est pas le ex nihilo qui me gêne le plus, mais la rémunération de ces banques, ces intérêts sur des sommes qui n’existaient pas mais qui sont bien réels et trop chers si on considére justement que c’est une création ex nihilo, à partir de rien et qui ne sera payé à personne sauf à la banque puisque pas d’épargnant à rémunérer pour ces sommes là. Ce n’est pas étonnant alors que les profits des banques ont été ce qu’ils furent ces dernières années, et qu’elles ont toutes été si cupides qu’elles ont fait des prêts à outrance dans le seul but de gagner toujours plus. Les subprimes avec des taux d’intérêts moins chers auraient pu être financés par les emprunteurs, seulement les banques avaient déjà revendu en obligations ces prêts, baisser les taux de ces prêts subprimes c’était abandonner leurs marges, c’était ne pas trouver de preneur sur ces obligations car elles n’auraient pas été aussi rentables pour ceux qui étaient succeptibles de les acheter. A trop vouloir gagner le système s’est effondré.
    Il en est de même pour la dette des états comme celle de la france, soit disant qu’une banque centrale préserve de l’inflation, hors l’inflation nous l’avons quand même c’est les intérêts, ces milliards qu’on jette chaque année et qui constituent le total de l’impôt sur le revenu, alors qu’ils seraient plus utiles ailleurs. La planche à billet des états n’était pas pire au moins l’inflation profitait à l’économie et ce n’est pas les rentiers qui en étaient bénéficiaires mais bien ceux qui travaillaient. Nous avons laissé créer un monde qui profite aux gens du passé au dépend de ceux du présent et du futur.

  26. chers amis, oui la vidéo est correcte en terme mathématique. et vos raisonnements manquent l’essentiel. ‘la ‘banque” comme vous dites n’a pas besoin de clients pour emprunter. elle a un seul client autorisé et contrôlé ( tout comme la banque, voir credit lyonnais à la fin humhum) avec un trading account sur une place physique comme londres zurich ou new york pour la qualité du service ( acheter vendre les t bonds, obligations diverses à un prix fixé en créant la monnaie en échange et affichant les projets et leur business plan) mais le tout sur un compte offshore. elle procède aux achat/vente de T bonds vs le cash à partir du montant de la fraction initiale ( soit les 1111.12 mais qui était déja des tranches de 500m$ il y a 15 ans, et aujourd’hui quelques billions). on fabrique d’abord et avant tout l’argent nécessaires à des grands projets controlés et au financement de toute les agences gouvernementales et internationales. ce ne sont pas le crédit de monsieur dupond pour acheter sa bagnole que l’on met en place, le truc des 1111.12$ c est un exemple pour couper les zéros inutiles) . par contre un tranche de la dette créée est effectivement budgéter pour répondre au besoin de financement de monsieur dupont dans l’année au travers le réseau bancaire et al compens. figurez vous que l’on ne va pas procéder au levier et à l’émission de bonds du trésor vs le cash à fabriquer à chaque fois qu’un pingouin dépose 1000 euros ou emprunte 3000. c’est un budget sur un trading global.
    parenthèse: quand on planifie une crise il suffit de trader (fabriquer, créer) moins sur les comptes spéciaux pour réduire les budgets et raréfier le produit (les sous, le blé, le pognon ) lequel ne s’auto suffit pas à rembourser puisqu’en effet il n’existe que dans notre esprit et n’existe que par son taux % lequel est impayable du à la raréfaction par la diminution de cash par l’arret programmé des comptes de trading. il y a 15 ans c’était le crédit lyonnais qui opérait , puis la balle est passé chez bnp paribas pour les français (apres quelques histoires pourtant bien simple mais dont vous n’avez visiblement pas même envisagé la quintessence si vous avez pris le x *9*9 tel quel… )

    continuons de dormir, c est bon

    le contrat de trading est toujours signé avec le banquier et les officiers du trésor et de la banque centrale. puisque effectivement il génère par la loi 8991% par opération. sont ensuite splitter les “benéfices” en réalité les nouveau $ dans chaque agence et projet. c est le budget. les impots direct et indirects sont justes la pour vous faire faire croire que vous êtes libres, et ca marche bien je dois dire… personne ne semble s’apercevoir que l’argent est une vue de l’esprit, que en aucune façon son travail ( hum bom pas de commentaire ici de la femme de ménage au pdg de world company) n’est relié à cet argent, qu’aucun travailleur ne fabrique aucun argent (mis à part les imprimeurs et autres dessinateurs) , que si demain je décide que l’argent sont des bananes , tout le monde va courir après les bananes. et si je décrète que ce sont des bananes en plastiques, alors les singes seront plus malins que les hommes car il savent que ça ne se mange pas que ça ne sert à rien, et il vont s’en désintéresser et prendre le contrôle.

    cette video est excellente monsieur dame, simplement elle ne va pas au bout de bout, mais elle donne la mathématique exacte si . je crois que ce petit film est déjà un monument en lui même pour ouvrir les esprits.
    crawl before you walk before you run , c’est ce que répétait 20 fois par jour le fonctionnaire qui signait les contrats de trading en banque de mon temps.

  27. Une question qui n’a peut-être rien à voir : augmenter la masse monétaire déprécie la monnaie et fait grimper les prix ! Tout le monde sait ça ! Oui, et tout le monde sait aussi que la terre est plate, hein ?

    Mettons que je vende du blé. Que je le vende à Mrs Machin ou à l’état, que les billets soient usagés ou flambants neufs, je vends à un certain prix. Comment pourrais-je savoir que la masse monétaire a augmentée ? Et si l’état brulait les billets que je lui remet en payant mes impôts ? Comment le saurais-je et pourquoi m’en soucierais-je ?

    Bref, cette fameuse loi de “dépréciation de la monnaie” n’est elle pas une foutaise comparable à la sacro-sainte loi de l’offre et de la demande ?

    Attention je ne nie pas l’existence de corrélations historiques – je nie la valeur explicative de cette loi qui énonce une évidence supposée tout comme, autrefois, la “reconnaissance de soi” était une évidence supposée du système immunitaire humain.

    1. “Comment le saurais-je et pourquoi m’en soucierais-je ?”

      La monnaie se déprécie si la masse monétaire augmente. Peu importe que vous le sachiez ou que vous vous en souciiez. C’est un phénomène de masse, collectif, pas individuel ou de conscience. Cherchez autre chose pour passer à l’Histoire.
      Je ne sais pas ce qu’il y a sur ce blog ce dimanche mais franchement…

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