Histoire du système bancaire du Grand-Duché de Gerolstein (IV) – Conclusion

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

L’histoire bancaire du Grand-Duché de Gerolstein simplifie sans doute de manière caricaturale le processus de création monétaire mais son but n’était pas d’apparaître réaliste de ce point de vue là. Ce que je visais à l’aide de cette illustration était d’un autre ordre : j’entendais décrire l’évolution d’un système bancaire au sein du microcosme d’une petite société où les questions d’argent ne se posent pas de manière purement abstraite et dans un vide social mais dans le cadre des relations qu’entretiennent effectivement les trois grands groupes qui constituent nos sociétés : les capitalistes ou investisseurs, les entrepreneurs ou dirigeants d’entreprises et les salariés, et en focalisant l’attention sur le rôle très spécial que jouent les banquiers à l’articulation de ces groupes, non pas du fait de leur fonction d’intermédiation mais en raison du rapport d’emblée déséquilibré qu’entretiennent ces trois groupes dans nos sociétés.

Après avoir créé un cadre très simple, centré sur une banque commerciale où les citoyens ordinaires peuvent déposer sur un compte-courant l’argent dont ils n’ont pas un besoin immédiat, et dans un deuxième temps sur un compte-épargne, je mets en évidence comment ce système évolue du fait que ceux qui empruntent l’argent déposé sur ces comptes doivent s’acquitter d’intérêts. Je montre enfin comment – d’une manière a priori invraisemblable – l’endettement croissant d’une partie de la population peut apparaître par un processus pervers comme enrichissement de la nation toute entière. L’astuce réside ici dans le processus de la titrisation, c’est–à–dire dans la marchandisation de la dette des emprunteurs individuels, titrisation qui crée une machine à générer de la « pseudo-richesse » mais qui conduit la banque centrale du Grand-Duché à traiter ces créances comme ce qu’elles feignent d’être, à savoir une richesse authentique.

Bien entendu l’argent n’a pas été inventé avec ce type de processus en vue : il s’agit avec la concentration du capital et la nécessité du versement d’intérêts que celle-ci entraîne, et ensuite avec le titrisation, de dévoiements, par ceux qui leur ont découvert des modes de détournement possibles, des principes qui présidaient initialement au fonctionnement de l’argent : du coup, le loyer de l’argent et les reconnaissances de dette apparaissent comme les équivalents d’une richesse véritable, et leur engendrement comme celui d’une nouvelle richesse.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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49 réflexions sur « Histoire du système bancaire du Grand-Duché de Gerolstein (IV) – Conclusion »

  1. @Alotar
    Il me semble qu’il faut introduire deux bémols à vos hypothèses : s’il est vrai que les coffres des banques ont intérêt (!) à être vides (de cash), tous les banquiers ne prêtent pas à des emprunteurs qu’ils connaissent : ils investissent dans des actions ou des obligations comme tout le monde et surtout, bêtise majeure, ils ont acheté des prêts titrisés, donc empaquetés dans des emballages très attractifs (hauts taux d’intérêt) mais dont le contenu s’est révélé pourri à l’ouverture.
    Par ailleurs, la loi humaine du rapport de force (vérité cachée sous la factice loi économique de l’offre et de la demande selon Paul Jorion) fait que les taux créditeurs et débiteurs sont fort différents et évidemment à l’avantage du banquier (d’ailleurs sur les dépôts à vue, l’intérêt perçu par le déposant est aujourd’hui quasi nul…). Il n’est donc pas nécessaire que les banques croissent toujours dans une espèce de système de Ponzi. C’est ailleurs qu’il faut aller chercher la raison de l’obligation de croissance infinie..

  2. @ Jean-Baptiste

    Je suis d’accord avec vous, si vous considérez que les intérêts ne rémunèrent pas vraiment quelque chose de mérité, et devraient en conséquence être réduits autant que possible, mais quand vous dites qu’il serait une erreur que la monnaie correspondante soit injectée je m’insurge !
    Mon raisonnement est le suivant : les intérêts vont être payés, et en monnaie. Or seul le principal du prêt est injecté. Ainsi, à l’échelle du système, si les créanciers ne font QUE prêter, et ne dépensent jamais, rapidement on se retrouve à rembourser les intérêts des prêts antérieurs avec les principaux des nouveaux prêts (ou à ne plus rembourser). Et franchement cela n’est pas bon pour le système… qui se condamne à un endettement sans cesse croissant.
    Que vous le vouliez ou non, les intérêts sont des revenus, et en cela ils entraînent un redécoupage du gâteau global. On peut les diminuer en augmentant la concurrence effective (un monopole peut être concurrentiel, s’il est rigoureusement régulé, de même qu’une constellation d’entreprises pourront s’entendre).

    Par contre, vous dites dans votre exemple chiffré, « 10% d’intérêt par an remboursé en 11 ans », et juste après « total remboursé : 110″… NON !! Soit vous vous limitez à une période, soit vous tenez compte des intérêts composés qui apparaissent à chaque période.

    @ BDphile

    Assez d’accord avec votre définition, j’aime beaucoup l’idée de tenir compte de la finitude du temps humain individuel.

    @ Crystal et Julien Alexandre

    N’attribuez pas trop d’importance à la quantité de monnaie dans la formation des prix. La monnaie fluctue beaucoup trop (et très arbitrairement en faveur de certains privilégiés du secteur financier) pour fournir un repère stable. L’offre et la demande ne se limitent pas aux courbes tracées dans les livres d’économie, mais également à tout l’intervalle respectivement au-dessus et au-dessous d’elles… il existe une multiplicité d’équilibres.
    Si un offreur dont le prix minimal exigé est de 150 rencontre un demandeur dont le prix maximal est de 200 (pour une unité, ne compliquons pas trop) : quel est le prix d’équilibre ? Je pense qu’il n’est pas unique, et appartient à l’intervalle [150 ; 200]. Et peu importe la quantité d’argent qu’ont le demandeur et l’offreur sur eux.

    Totalement d’accord pour l’idée d’énergie première, mais il faut aussi intégrer la pollution créée à chaque étape (soleil –> biomasse ; biomasse –> carburant).

    L’épargne monétaire désirée, c’est un peu la phrase de Keynes : « les gens veulent la Lune », identifiant la Lune à la monnaie. Les gens veulent de l’argent, ayant l’illusion qu’il s’agit d’une richesse per se. Je connais de nombreuses personnes qui ont un compte en banque qu’ils ne toucheront pas, ou qui se renouvellera toujours assez vite pour ne jamais descendre en dessous d’un montant considérable…
    C’est idiot, mais c’est comme ça… psychologique. Alors soit on leur dit : « réfléchissez, c’est du vent ! », soit on en tient compte et on se dit que cette monnaie purement épargnée ne constituera jamais la contrepartie d’une demande en biens et services sur un marché.
    Mais optimiser le système monétaire, c’est aussi avoir des banques plus compréhensives avec les découverts de leurs clients, et parfois accepter la destruction arbitraire d’une fraction de la monnaie en circulation car la contrepartie en biens réels a disparu.

  3. Problèmes de riches.

    Le lendemain de la tempête , il est d’usage de montrer les pauvres gens qui ont tout perdu.
    Qu’il s’agisse d’une tornade au camping, ou du cyclone dévastant la nouvelle Orléans, les témoignages sont identiques.
    Seulement du campeur au caravanier, du résident d’un quartier riche au résident du quartier pauvre, la règle est implacable : Ceux qui ont le plus perdu sont ceux qui s’en sortiront le mieux.

    Le riche est assuré, il sait aller réclamer son « du » et attirer la compassion des autres riches. Il sait se faire servir avant les autres car il sait qu’il n’y en aura pas pour tout le monde.

    Croyez vous que les plans de sauvetages vont améliorer la situation générale. Ce n’est bien sûr pas l’objectif.
    Cette occasion sera utilisée pour accaparer des ressources qui manqueront demain pour les besoins essentiels
    des plus pauvres.

    Car lorsque qu’un riche maigrit, le pauvre meurt. Ne lui demandez pas en plus de faire un don par solidarité.
    Evitez aussi de le convaincre de plaindre les riches.

    Comme l’on dit certains, « les gens qui ont créé le problème font partie de la solution ».
    Effectivement tant que l’on cherche à régler des problèmes de riches, il ne faut pas s’étonner que les solutions soient à la hauteur.

    Pendant ce temps là une épidémie de choléra au Zimbabwe…
    « Bon et alors il parait que le prix des 4×4 baisse … »

  4. Pour moi, monnaie = échange.
    Une ressource produite mais non échangée n’a pas besoin de monnaie.

    Et sa définition serais ce qui sert d’échange entre êtres humains.
    Le travail en lui même n’est qu’un échange.
    Temps + savoir faire contre Outils + argent

  5. @Julien Alexandre

    Pas mécontent de vous voir repartir là dessus. Je ne me moquais pas de vous quand j’ai rallongé votre équation sur l’autre fil, excepté que vous ne parlez pas de définir une monnaie, mais plutôt la richesse, sur laquelle vous pourriez faire une tentative d’adossement de la monnaie.

    Et effectivement, toute tentative de définition exacte de la valeur est impossible. Trop complexe. Par contre on peut en faire une estimation à vue de nez, qui permet de ne pas perdre de temps et d’énergie à se focaliser sur le calcul jusqu’aux décimales eloignées. Mais exit la spéculation avec ce genre d’approche.

    @Crystal
    Si, le soleil se stocke. Pétrole et charbon sont du soleil stocké. L’énergie disponible actuellement sans rapport avec le soleil, en a avec les étoiles. C’est la radioactivité, l’homme utilisant actuellement surtout celle de l’uranium, le plus lourd des corps qui puissent se constituer, avec stabilité suffisante pour nous permettre d’en disposer, après l’explosion de super géantes.

    A coup de fusion, on n’est pas près de remonter tout le tableau de Mendeleïev, mais c’est la bonne direction que vous indiquez.

    Dommage pour moi, pas le temps de pousser plus loin pour aujourd’hui, alors queje croiyais avoir trouvé des petits camarades pour ce jeu d’évaluation de richesses effectives.
    Et ce qui se passe dans les caves de la banque du Grand-Duché de Gerolstein est un tel piège se refermant sur ces concepteurs, qu’il faut vraiment poser les bases sur autre chose, dans notre monde actuel, déjà capable de formidables accélérations, pour le laisser reposer sur un système monétaire biaisé

  6. TL et Crystal : sur la formation du prix, comme TL, je serais le dernier à parler d’offre et de demande. Pour moi, il ne s’agît que de rapports de force, ce qui est bien différent. Réformer implique donc de repenser ce rapport de force pour l’équilibrer. Mon petit doigt me dit que redéfinir la richesse équilibre automatiquement le rapport de force… 🙂

    Ok pour l’épargne monétaire désirée. Ne peut-on pas plutôt alors que d’intégrer cette monnaie dans le système qui comme vous le dites ne sera « jamais la contrepartie d’une demande en biens et services sur un marché », tout simplement offrir à ceux qui le souhaitent une cassette remplie de pièces d’or en ferraille qui ressemble à de l’or (sans leur dire que c’est du faux bien sûr)? On assouvira leur « besoin psychologique », ils ne découvriront jamais que ce n’est pas vraiment de l’or puisqu’ils ne l’échangeront pas, et on ne parasite pas inutilement le modèle. Tout ça pour dire que dans l’absolu oui, on peut introduire ce terme, mais vu la finalité, je pense qu’on peut très bien s’en passer, et que les « collectionneurs » pourront à la place refaire leur collection de timbre. Est-ce qu’on redéfinit vraiment la « richesse » si on y intègre un facteur psychologique?

    Sur le reste, ok, on garde « énergie primaire » et on introduit un facteur de moins-value à chaque étape de transformation pour cause de pollution. Les unités dépendent du type de pollution : molécule de CO2, etc.

  7. Naomi Klein suite…

    Je ne suis plus très sûr des idées de cette dame à la lecture de ceci sur WP les bras m’en sont tombés :

    « Le troisième livre de Naomi Klein, La stratégie du choc : la montée d’un capitalisme du désastre, commence par traiter des méthodes de chocs régressifs utilisant des chocs psychologiques amenant à une régression du sujet, via électrochocs, privations sensorielles et administration de drogues. Ces recherches, subventionnées par la CIA, ont permis la rédaction du manuel de torture The Kubark CounterIntelligence Interrogation handbook[4] de la CIA, décrivant différentes manières d’amener un prisonnier à régresser jusqu’à un état infantile, ce que Naomi Klein appelle un choc psychologique. »

    Vérité ? diffamation ?

    le charme aura été de courte durée…

    Pétrole

    On sait faire du pétrole à partir du charbon, il existe d’immenses réserves de pétrole inexploitées, parce que difficilement exploitable situées en grande profondeur, sous la mer ou pétroles trop visqueux ou bitumeux, voir schisteux…

    Soyons donc rassurés il reste d’énormes quantités d’hydrocarbures à cramer !

    Le tout est une question de cout d’exploitation de l’énergie et son apport à l’équation carbonne.
    L’hydrogène par ex il existe deux moyen de le produire, l’un cher et peut polluant, l’autre moins cher (encore trop vu le coût du pétrole facile) mais très polluant une tonne d’hydrogène pour 5 tonnes de CO2.

    Les agrocarburants, sont très loin du bilan carbone 0 envisagé au départ, il semble que pour la plus part de végétaux utilisés la rentabilité carbone très longue à obtenir ex l’ethanol tiré du maïs: 167 ans !

    Il y a aussi des ressources (atomes) que l’on pourrait envisager de récolter dans l’espace…

    Cela pour dire qu’il faudrait peut-être intégrer dans l’équation de la monnaie la dimension du « vivable » c.à.d. la recherche de nouveaux procédés-énergies pour assurer une pérénité.

    Le travail pourrait être séparé entre besoins essentiels (fond de roulement) et innovation-progrès-réorganisation pour assurer la conservation de notre biotope.

    Le soleil est stocké aussi dans les énergies fossiles.

    Il existe une modélisation du système global de consommation des ressources et du travail, impossible de remettre la main sur le lien…

  8. Oops !

    Mauvaise citation de WP à remplacer par :

    « Le livre a été très diversement reçu et fortement critiqué, y compris à gauche. Pour The New Republic (centre gauche), Klein fait des amalgames et des erreurs qui rende son argumentation « absurde », en partie par ignorance[5]. L’essayiste libéral Johan Norberg insiste pour sa part sur les erreurs qu’il voit ainsi que sur la déformation des idées de Friedman que Klein nourrit sciemment d’après lui, rappelant par exemple son opposition à la guerre en Irak qui est occultée par Klein[6]. »

  9. @Shiva

    Si vous découvrez cette jeune femme, et vouliez vous faire une idée intuitive de ce qui l’anime, un certain nombre de ses conférences en vidéo tournent sur le net. Les séances questions à la fin, varient toujours, par rapport au contenu des conférences, restant lui, plus proche des ouvrages promus.
    Par la position, idées assez sociales, qu’elle cherche à occuper, nul doute qu’on doit vouloir la dézinguer. Cela dit, n’étant pas de ses intimes, difficile de lui coller un label qualité sur la peau afin de mieux vous éclairer.
    Pour ses confs, données tout autour des USA, elles sont en Anglais, essentiellement.

  10. @Julien Alexandre, TL, Chystal, Shiva et tout ceux qui voudraient bien.

    Désolé, pas pu passer avant, j’espère qu’il reste quelqu’un sur ce fil.

    Vous compliquez trop vite le modèle, dès le départ, en rajoutant en vrac, au fur et à mesure que les idées vous passent par l’esprit.
    Il y a des programmateurs s’étant exprimé sur d’autres fils. La première règle dans la programmation informatique est de rester le plus simple possible.
    Plus largement, un hardware n’est pas designé pour un type précis d’opération, il doit être fonctionnel quelles que soient les opérations qu’on voudra bien faire passer dedans.

    @Julien
    La première question qu’air du verseau vous pose est la bonne : quelle unité ? Si vous en rajoutez à donf, et touillez le tout, ce n’est plus du tout utilisable.
    Je veux simplifier votre équation, pour tout englober :
    Richesse = énergie
    L’unité est le Joule, absolument inexploitable pour faire de la monnaie ( déjà évoqué avec Stilgar ), mais on a Une unité, simple. Un départ !
    Si on intègre le temps à l’équation, on a bien des flux, et on va les exprimer en Watt

    Ensuite, je voudrais vous reprendre dès le départ pour la direction que donne votre équation, puisque partant ainsi, vous allez en oublier la moitié en route, qui vont nécessiter retouches après retouches, pour n’aboutir qu’à un résultat bancal.

    Pour tout intégrer, je serais beaucoup plus à l’aise de poser :

    richesse = énergie = énergie stockée + énergie instantanée + énergie potentielle ( ou à venir si vous préférez )
    De cette manière, on est sûr de n’avoir rien oublié en route.

    Maintenant, le point est de comprendre sous quelles formes se trouvent ces trois énergie, et comment l’homme peut les exploiter, jusqu’où, et dans quels buts, comment les unes dépendent des autres…

    Je marque une pause ici, pour savoir si ce que j’avance fait sens pour quelqu’un d’autre ou pas.

    J’avais aussi déjà commencé à exposer ce départ dans un autre fil, si quelqu’un avait déjà lu, et trouvait que je radote…

  11. barbe-toute-bleue

    Pourriez-vous expliciter les différences entre les énergies que vous présentez, le terme énergie potentielle me semble ambigu ici (potentielle/cinétique).

    Merci

  12. @Shiva

    Yes, we can

    Je vais réaliser un acte de fumisterie, un copié-collé à peine dépoussiéré de ce que j’ai déjà posté … mais les dépoussiérages, il faut toujours pratiquer :

    -Energie accumulée, dont la valeur décroit dés que ce qu’elle a aidé à produire est produit, sans être entretenu. Vous pouvez réparer, alors que l’érosion est dégradante. Ce sont deux expressions d’énergie qui vont se compenser. S’annihiler. On peut prévoir des bilans, entre signes + ou signes -, à chaque instant de l’existence d’un produit fabriqué ( un peu trop technocratique, sans doute ), mais surtout pour les besoins d’appliquer ceci à l’habitat, droit primordial qui n’a pas à représenter 30 ans de labeur comme ce peut-être souvent le cas, actuellement.
    Tout ce qui a été construit de la main de l’homme en fait partie. Tous les hydrocarbures, puisqu’il s’agit de chaines carbonées accumulées dans le temps par photosynthèse. Ou devrait-on dire « énergie potentielle accumulée » dans le cas des combustibles ? Ce serait peut-être plus juste.
    Energie accumulée, c’est aussi toutes structures atomiques un peu complexe à synthétiser par l’homme, c’est à dire toute la table de Mendeleïev, au dessus de l’hydrogène, l’hydrogène ayant été facile à mettre en place si on se contente d’être spectateur.
    On devrait considérer la valeur d’un élément qu’à compter du moment où on l’a extirpé du trou de la mine, sinon, sans ce compte là, la terre entière est une richesse ( ah tiens ?! ), et si on devait facturer au contribuable l’énergie dont on a besoin pour faire fonctionner le bouclier magnétique ayant permis à presque toutes les vies de se développer sur terre, on n’a pas les moyens du tout, mais pas du tout. Saura t-on reproduire un effet bouclier identique, à une échelle plus réduite plus tard ? On verra, mais y-a du boulot pour tout le monde alors.
    Donc, on est obligé de considérer, dans une économie, qu’il y a des choses gratuites … ou devrait-on dire des richesses en commun ? Y compris avec d’autres espèces, êtres monocellulaires compris ? L’exploitation de toutes sortes d’êtres microscopique est totalement sous-estimée, d’ailleurs. Ce sont des esclaves qui ne plaignent pas. Ils n’ont besoin que de photons … ou de sucre … et pourrait être associés bien souvent pour travailler autonome.

    -Energie instantanée, qui fait que les hommes puissants disposent de l’énergie instantanée physique et intellectuelle de beaucoup. La spéculation sous toutes ses formes doit aussi faire partie de cette énergie, à la puissance pouvant être aussi soudaine, rapide que concentrée.
    Faut-il que j’illustre ce qu’est plus précisément l’énergie instantanée. Elle est sûrement la plus incontrôlable, quoiqu’on puisse la canaliser parfois
    Et puis je vous laisse trouver vous-même d’autres types d’énergies instantanées si vous accrochez à cette vision, c »est plus riche si on le fait en interaction.

    -L’énergie potentielle, enfin, de loin la plus importante, puisqu’elle va permettre de disposer de tout ce que la physique va offrir d’aller chercher et d’organiser.
    Ce n’est pas seulement la bille en fer posée à 10 mètres au dessus du point le plus bas, si on voulait se référer à ses cours de lycée pour l’illustrer.
    L’énergie potentielle, la plus prometteuse, oh oui, ne peut aller se chercher que par l’investissement dans la matière grise. L’ingéniosité, plus efficace chez l’humain que chez n’importe quel autre primate, n’importe quel autre animal identifié.
    Ce qui fait que c’est à l’ensemble de la société humaine d’investir dans l’éducation jusqu’au plus haut niveau, et pas seulement aux parents qui enverraient les gamins décrocher un diplôme, plutôt que du « savoir », dans une université payante, ce qui était la très mauvaise pente empruntée outre-atlantique, et qui n’est pas étrangère à ce que l’on constate comme désastre, là bas actuellement, si vous voulez sonder le savoir général, le manque de solidarité de la société, bref, l’impasse du modèle Américain, société à 2 vitesses, au moins, malgré ses prix Nobel, et le programme NASA ( 90% pour les militaires, je crois ? ). On ne commentera pas les bons plans économes du drainage des cerveaux, ce que la France voudrait intensifier avec l’Afrique. L’esprit colonial n’est donc pas mort ?!!
    A notre niveau de connaissance déjà ressemblé par l’humanité, la vie entière, et de tout le monde doit être tourné vers l’acquisition de toujours plus de savoir. Le savoir ne coûte pratiquement rien à être diffusé, et encore une fois, merci à internet. Si ! ça coûte l’effort de tous, lorsqu’on essaie d’apprendre, en attendant toujours plus de progrès dans les sciences cognitives… ces progrès se produisant sans cesse, faisant aussi partie de l’énergie potentielle, avant l’effort des gens qui vont les amener en état d’être exploités.

    Je sens que vous ne m’aviez pas très bien vu venir avec mes conceptions d’énergie potentielle.

    Je reste assez brouillon, mais je crois que vous devez mieux cerner ce que j’essaie de définir comme directions. Je n’ai pas cherché à être exhaustif, il faut différencier encore à l’intérieur de chaque chapitre « énergie » .
    Certaine valeurs doivent dépendre de ces une, deux, ou trois formes d’énergie à la fois. Oui, c’est assez complexe.

    Il n’est pas temps de chercher à relié « richesse » à monnaie, si on commence par faire un inventaire. On identifie juste chaque élément au plus près de sa valeur intrinsèque.

  13. @Shiva

    Si vous n’êtes pas trop pressé ? Le commentaire au milieu tombera quand la machine aura fini de modérer. Je ne sais pas encore exactement ce sur quoi elle grince autant ?? Pas ou peu de mots grossiers, quelques retours à la ligne, mais bon … la ponctuation bizarroïde, le vocabulaire imaginaire, des fautes d’orthographe, ou de frappe ? Y-en a toujours. La sale machine, va !

  14. barbe-toute-bleue

    Effectivement vos éclaircissements sur l’énergie potentielle notamment sont les bienvenus, cette énergie est sans doute la plus riche de possibilités, mais peut-être la plus incertaine aussi, sa production dépend étroitement des deux autres.

    Cette équation « tout par l’énergie » me semble intéressante à explorer/approfondir…

  15. @ barbe-toute-bleue

    Cette manière de qualifier la richesse par vos 3 types d’énergie est pertinente mais sans encore parler de monnaie, comment quantifier ces énergies ? Particulièrement comment quantifier l’énergie potentielle ?
    Un banquier dirait qu’on peut la quantifier par un titre sur une créance d’énergie accumulée…

  16. Doit-on dire énergie potentielle, alors que le terme est déjà largement répandu en physique, ou, énergie à venir, ce n’est qu’un détail de vocabulaire.

    Là où la grille de lecture est interessante, est qu’on doit pouvoir décomposer toutes choses auxquelles on attribue un e valeur, en ses trois composantes. Exemple :
    le vent, énergie accumulée en photons, ayant permis des différentiels thermiques entre les masses d’air créant le flux qui est exploitable suivant certain endroit. Ce n’est pas forcement par les éoliennes, si vous avez lu sur un fil récent ce qu’en dit un intervenant ayant travaillé sur ce genre de dossier. Propulsion maritime en énergie de complément, resterait à fairer les calculs de rendement pour savoir à quel point j’avance une grosse connerie. Auquel cas, l’exploitation du vent se ferait elle, de manière instantanée en puisant par endroit dans son potentiel.

    L’or, il parait que sa côte monte dernièrement. Ceci étant tout à placer sur l’energie instantanée des gens qui décident d’investir en même temps dessus en bataillant. Sa part accumulée, c’est l’effort qu’il a fallu fournir pour le sortir de terre, et que l’on a pas a recommencer pour ce qui est déjà extrait. Le potentiel est complètement lié au propriétés physico-chimique du corps.

    Bien sûr, l’énergie du passé, aide à profiter beaucoup plus profondément de l’énergie exploitable en intantané, c’est aussi de la capitalisation, mais beaucoup plus axée sur le savoir, l’énergie qu’il a fallu dépenser pour mettre ce savoir à disposition, et rendre son accés aussi peu onéreux que possible. Et le tout va permettre d’aller chercher l’énergie qui était complètement hors de portée si on était pas apssé par les étapes intermédiaires.

    Pour le moment, l’humanité a approximativement toujours conquis sa croissance de cette manière, et le futur est toujours incertain, sinon ce serait pas marrant …

  17. @ David (ci-dessus 10:50)

    Que diriez-vous des définitions suivantes ?

    « Monnaie_0r » : Monnaie sans risque — « étatiste » ou « totalitaire » pour les uns, « souveraine » pour les autres
    Ce sont les contribuables qui paient les pots cassés 
    « Monnaie_1r » : Monnaie-a-risque » — « prédatrice » pour les uns » et « libérale » pour d’autres
    Ce sont les actionnaires qui paient les pots cassés … et, parfois, en sus, tout ou partie des créanciers
    selon que des tiers (cies d’assurances, FDIC, Etats, etc. privés, étatiques, mixtes) couvrent ou non tout ou partie des risques selon la nature des actifs à risque 
    « Monnaie_ec » : Monnaie en environnement confus et/ou corrompu (voire opaque, crossfrontière, en partie apatride, à fausse régulation, à faux-nez, biaisée).
    Le public et les bas-élus ne savent même plus faire la différence entre privé et étatique, entre chef d’Etat et pirate-corsaire, entre monnaie_0r et monnaie_1r

    « Monnaie_de_bilan » est corrélée à investissement et tous « engagements financiers » [actif-actif, actif-passif, passif-passif]
    en Anglais « commitments »

    « Monnaie_de_bilan » va avec « prêt-emprunt » avec taux (ceci, cela), échéances (comme ci, comme ça), parties prenantes spécifiques en amont de la création de crédit, garanties et hors bilan

    « Monnaie_d’exploitation » va avec le mot « échange ».
    Ainsi, une « ressource produite à l’exploitation » (en Anglais « Operations ») mais non échangée n’a pas besoin de monnaie.
    Le travail en lui même est l’un des termes de l’échange au sein du « Cycle des Operations au compte d’exploitation »
    Idem pour les fournitures. Idem pour la part amortie dans l’année d’une section des investissements, etc.
    Temps + savoir faire contre Outils + argent

    La définition de la monnaie ne saurait se limiter à ce qui sert d’échange entre êtres humains, entre organisations, entre humains et organisations.

    Je vous invite à vous reporter au billet n°1390 du 13 février « On a reçu ça »
    Commentaires LeClownBlanc 14:18 et Auguste 14:20
    http://www.pauljorion.com/blog/?p=1930#comment-17186

  18. @Bese

    En première étape, je suis incapable de voir tout seul, la manière de déterminer précisement un prix, en une unité établie, de quoique ce soit. C’est pour cette raison que je n’hésite pas à en parler ici, et constater si ça aide à éclairer d’autres lumières ou pas.
    Si vous alliez au bazar pour marchander, en ayant cette optique, vous ne payeriez jamais trop cher les objets que vous convoiteriez.
    Mais vous savez, quand on me parle de PIB, de croissance indispensable, surtout celle qu’on va chercher avec les dents, quand on me parle de crédit, moteur essentiel de la croissance par le stimulis qu’il apporte … j’ai vraiment l’impression d’écouter une histoire de science fiction.
    Et pourtant, vous me direz, ça a toujours fonctionné. Et moi de vous répondre : oui, et étes vous vraiment sûr d’être très satisfait de la façon dont tout ceci fonctionne. Surtout si vous ne faites pas partie de l’oligarchie financière.

    J’imagine la tête du banquier essayant de me fixer le prix du crédit pour aller chercher l’énergie du futur. Et je serre surtout les fesses parce que je pense que si c’est lui qui gère l’affaire, ça risque de faire mal.

    Je ne crois pas à l’intérêt privé pour aider à aller chercher autre chose que du rapport à court ou moyen terme, il s’agit d’engagement de sociétés au complet, et forcement solidaire, sinon on aurait mieux fait de rester à cueillir les bananes avec les autres gorilles.

    Les projets comme le nucléaire, c’est un budget d’état qu’on a collé dessus. On ne sait toujours pas ce que ça finira par coûter, notemment après traitement des déchets à tuer plus d’un troupeau de grosses vaches.

    ITER ou le LHC, ce sont déjà des projets internationaux.

  19. Bonjour,

    Il y a une chose qui m’échappe concernant la titrisation.

    La titrisation permet à une banque prêteuse de faire de ses prêts des produits financiers pour investisseur.

    Mais avant cela, pour obtenir son prêt, l’emprunteur à du donner une garantie à la banque, garantie qui est saisie en cas de défaut de payement.

    Je voudrai savoir quelle est la garantie qui est donnée par la banque à l’investisseur lorsqu’elle titrise ses prêts.
    Puisque la titrisation fait de la banque un simple intermédiaire entre l’emprunteur et l’investisseur, qui devient propriétaire de la maison lorsqu’elle est saisie ?

    Cordialement

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