L’actualité de la crise : Diplomaties de la crise, par François Leclerc

Billet invité.

DIPLOMATIES DE LA CRISE

En citant Alan Greenspan, ancien président de la Réserve fédérale américaine, qui a déclaré mardi dans le Financial Times : « Il peut être nécessaire de nationaliser temporairement certaines banques afin de faciliter une restructuration rapide et ordonnée », je courbe les épaules et rentre la tête, attendant dans l’arène du blog de Paul Jorion le terrible verdict du pouce levé ou baissé, une fois décernée ma notation selon les nouvelles catégories en vigueur, A, B, C ou D.

Neelie Kroes, commissaire européenne à la concurrence en est de son côté restée aux généralités, même musclées. Elle considérait mardi depuis Bruxelles que, « si nous voulons rendre la santé à l’ensemble du secteur bancaire, et restaurer la fonction cruciale du secteur qui est de soutenir l’économie, des décisions de restructuration doivent être prises avant la fin 2009 (…) Les garanties, les recapitalisations et le traitement des actifs toxiques sont nécessaires, mais pas suffisants (…) Des décisions dures sur des restructurations ou de possibles liquidations organisées doivent être prises, et elles doivent être prises très vite. Nous ne pouvons pas nous permettre d’attendre.(…) Il est nécessaire que nous ayons une approche logique et coordonnée – pas seulement en Europe, mais dans le monde », a-t-elle conclu.

Des deux côtés de l’Atlantique, nous sommes en réalité bien avancés avec ces déclarations, qui ne débouchent toujours sur rien de concret. Les investisseurs aussi, qui s’agitent assez frénétiquement sur les marchés obligataires, très volatiles comme on dit, les taux se détendant un jour pour se tendre le lendemain (baissant puis montant). Avec comme tendance attendue la montée des taux et le surenchérissement des emprunts d’Etat, et probablement une accentuation des disparités des taux enregistrés entre ceux-ci, en faveur de ceux qui sont considérés meilleurs risques. En attendant, on enregistre des mouvements violents d’une séance à l’autre et une intense activité.

Ayant cessé de fiévreusement suivre les classiques indices boursiers, information financière de choix hier mais aujourd’hui délaissée, car ils sont désespérants et ne permettent pas de comprendre grand chose, ce sont les marchés des devises qui attirent toute l’attention.

En Europe de l’Est, les devises nationales chutent fortement et dans le désordre par rapport à l’Euro. Reflétant la crise que connaissent ces pays et qui fait, a-t-on appris mardi soir, l’objet de la préparation d’un plan de sauvetage des institutions financières ayant comme chef de file la Banque européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD), et réunissant la Banque européenne d’investissements (BEI) et une filiale du Fonds monétaire international (FMI), l’International Finance Corporation (IFC). On parle d’un plan de 150 milliards d’euros. Il s’agirait, pour l’essentiel, de recapitaliser les sociétés mères des banques est-européennes en difficulté, autrichiennes, allemandes, françaises, italiennes et belges, à charge pour elles de soutenir leurs filiales en Europe de l’Est, sous le contrôle des banques centrales des pays concernés. « Nous avons quelques mois pour intervenir ; dans certains pays seulement quelques semaines », a déclaré Jeromin Zettelmeyer, directeur du Département recherches de la BERD.

Le Premier ministre britannique, Gordon Brown, avait de son côté mis en garde contre les risques de contagion : « si les problèmes en Europe de l’Est s’étendent au reste de l’Europe, car des banques retirent leurs capitaux des pays de l’Est pour les rapatrier, cela aura des répercussions sur le commerce, l’emploi et la prospérité dans le reste du monde ». Concernant l’euro lui-même et la solidité de sa zone, un membre du directoire de la BCE, Bini Smaghi, a déclaré à Berlin que « alors que l’euro entre dans sa deuxième décennie, les conditions ne sont pas vraiment propices (…) les défis à venir pour l’euro seront considérables ».

Aussi importante que soit cette situation européenne, une autre devise est suivie avec beaucoup plus d’attention. Il s’agit du yuan chinois. L’affaire est de la plus haute importance.

La Commission nationale pour la réforme et le développement (CNRD), organisme chinois chargé de la planification économique et que l’on qualifie chez les sinologues de « ministère des ministères » a mercredi considéré comme une « pure fabrication » les informations faisant état du affaiblissement prévisible du yuan publiée par le magazine China Briefing, qui citait Zhang Xiaoqiang, vice-président de cette même Commission nationale. Ce petit épisode était sans doute un de ses signaux que les diplomates adorent adresser à leurs collègues, un avant-goût discret des débats qui vont opposer officiels chinois et américains.

Selon l’agence officielle Chine nouvelle, dont les dépêches pèsent leur poids, des inquiétudes commencent en effet à apparaître en Chine à propos des récentes mesures américaines, faisant craindre que le gouvernement US ne contribue avec celles-ci a déprécier les actifs chinois en dollars. L’agence expliquant que cela pourrait amener la Chine à réduire son exposition aux bons du Trésor US. Car « venir en aide par l’emprunt à l’économie américaine créera un déficit des finances fédérales », souligne-t-elle encore. « Cette situation pourrait avoir des conséquences catastrophiques telles qu’une forte inflation et une dépréciation du billet vert », précise même M. Yu, membre de l’Académie des sciences sociales, économiste membre d’un cercle de réflexion gouvernemental de haut niveau, cité par l’agence. « Les Etats-Unis devraient se montrer plus responsables en traitant la crise financière mondiale », a enfin déclaré Zhang Yansheng, chercheur à la CNRD ; « Le plan américain devrait se focaliser sur le maintien de la stabilité financière et monétaire », a-t-il souligné, remarquant qu’un dollar faible porterait atteinte au statut international de cette monnaie, « ce qui ne serait pas dans l’intérêt des Etats-Unis et d’autres pays et ne ferait qu’accentuer la crise ».

Les discussions vont donc pouvoir finir par s’engager, tous ces avertissements sans frais effectués. L’inconnue majeure étant la situation intérieure chinoise, dont on ne sait pas si sa détérioration rapide, sur le plan économique comme sur le plan social, ne risque pas de déterminer les autorités chinoises à dévaluer le yuan pour relancer les exportations et préserver de la croissance. Contrariant le plan de relance économique de l’administration Obama par voie de conséquence.

Aux USA, où les plans de soutien gouvernementaux sont annoncés les uns après les autres, les derniers en date sur le dossier immobilier ou en faveur de l’industrie automobile, tous deux décisifs pour la santé économique du pays, la Fed a annoncé mercredi qu’elle s’était fixé, pour la première fois de son histoire, des objectifs chiffrés de croissance, d’inflation et d’emploi à long terme. L’objectif d’inflation étant défini comme celui qui est « le plus cohérent avec l’idée d’atteindre les objectifs de niveau maximal d’emploi et de stabilité des prix ». Pas seulement en fonction de ce dernier critère traditionnel, donc, mais en prenant aussi en compte l’emploi. C’est un feu vert qui est donné à la réalisation d’une politique de création monétaire maintenue voire accrue.

Afin de balayer toutes les objections face à celle-ci, faisant écho aux réserves émises à propos de cette création monétaire et de l’augmentation de la taille du bilan de la Fed en résultant, décidée en réalité les 27 et 28 janvier et seulement annoncée mercredi, Ben Bernanke, le président de la Fed, a affirmé qu’il y avait « peu de risque d’une inflation à des niveaux plus élevés que ce qui est acceptable, à court terme ».

De l’autre côté de l’Atlantique, une décision similaire a été prise par la Banque d’Angleterre. « Dans la mesure où d’autres baisses de taux ne provoqueraient pas un stimulus suffisant pour l’économie, le Comité (de politique monétaire) devrait utiliser des instruments alternatifs » a expliqué la Banque, en poursuivant : « la capacité du CPM d’influencer les dépenses et l’inflation vient du rôle de la Banque comme fournisseur de monnaie banque centrale (…) Le CPM peut également influencer l’économie en contrôlant la quantité de cette monnaie banque centrale directement » en achetant des bons du Trésor. Charles Bean, vice-président de la Banque, avait lundi dernier souligné qu’il « n’était pas indispensable de poursuivre le cycle d’assouplissement des taux pour fournir un stimulus à l’économie ». Il avait insisté sur l’impact des mesures d’assouplissement quantitatif du programme d’achat d’actifs de 50 milliards de livres décidé par le gouvernement. La BoE voudrait élargir ses opérations de rachat de bons de trésorerie (permettant aux entreprises de se financer), pour lesquelles elle a déjà le feu vert, à des achats d’actifs publics, et en a demandé l’autorisation au Chancelier, Alistair Darling.

Les Américains et les Britanniques, en s’engageant plus avant dans une politique de création monétaire, créent vis à vis de leurs partenaires un fait accompli qui rendra difficile de ne pas les suivre. Les partenaires du prochain G20, pour lequel Gordon Brown vient de publier un document intitulé « The Road to the London Summit » (la route pour le Sommet de Londres), synthétisant ses propositions en vue de la discussion à venir, plaidant pour la réalisation d’« un large compromis » mondial, connaissent grâce aux décisions prises par les deux banques centrales, et sans attendre avril prochain, les bases mêmes de celui-ci.

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20 réflexions sur « L’actualité de la crise : Diplomaties de la crise, par François Leclerc »

  1. Il sera intéressant de voir si l’UE acceptera aussi de se réformer pour autoriser la BCE à injecter de la monnaie centrale au bénéfice des gouvernements (achats de bons du trésor). C’est aujourd’hui en effet interdit par le traîté de Maastricht. Se priver de ce levier de la monnaie centrale dans cette période pourrait avoir des conséquences dramatiques pour la zone euro.
    Les injections de monnaie centrale que la FED et la BoE s’apprêtent à faire auront certainement un effet inflationniste. Mais l’inflation ne serait-elle pas le seul moyen de remettre les pendules à l’heure, de redistribuer les cartes ?

  2. @ François Leclerc : il y a 2 jours j’écrivais ceci à Paul, en réponse à une question sur la manipulation du Yuan par la Chine et en écho au risque systémique évoqué en off par les analystes « d’implosion » de la Chine et de renversement de ses autorités qui pourrait forcer le gouvernement chinois à une dévaluation massive comme en 1993, synonyme de guerre commerciale :

    « La Chine manipule-t-elle le cour du Yuan ? ». La réponse est pour moi évidemment oui (personne ne connaît les détails du panier de devises retenu par les autorités chinoises, seulement les limites de fluctuation imposées, ce qui laisse une grande marge de manœuvre). Les réserves faramineuses chinoise et japonaise (qui commencent à décliner…) ont été alimentées ces dernières années par 2 facteurs, contrairement aux déclarations de Greenspan et Bernanke : le déficit commercial américain d’une part (importations massives de produits manufacturés en Chine, merci Wall-Mart. Importations massives de véhicules japonais, merci l’incurie des constructeurs américains incapables de produire les véhicules réclamés par le « marché ») et la bulle immobilière d’autre part (il fallait bien emprunter à quelqu’un, et qui dit emprunt dit remboursement avec intérêt). La Banque Centrale chinoise intervenait régulièrement sur le marché des changes (en voila de la création monétaire ex-nihilo) pour empêcher que le Yuan s’apprécie de trop, creusant de fait le déficit commercial américain nécessaire à la croissance chinoise. En l’absence d’un marché de consommation intérieure que la Chine n’aura pas eu le temps de bâtir, une réduction « massive » du déficit commercial américain aura pour conséquence une récession chinoise… on y est !

    L’équilibre précaire qui résulte de ce constat consiste donc à « relancer » d’un côté l’économie américaine modérément en tolérant de l’autre les manipulations pas trop voyantes du Yuan (ce qui explique d’ailleurs les revirements de Geithner mardi dernier sur la Chine « manipulatrice de devise »… après les avoir cloué au pilori quelques semaines plus tôt!), afin d’éviter des décisions unilatérales : hyperinflation / hyperdévaluation.

    La Nouvelle Guerre Froide est basée sur une « arme de destruction économique massive ».

    Ce qui me semble en jeu aujourd’hui, c’est la constitution d’un front uni des économies européennes et américaine pour parer aux velléités chinoises dans l’éventualité où le gouvernement serait forcé, sous la pression sociale, de prendre la mesure explosive de la dévaluation massive.

  3. @ Jean-François

    Ouvrir la boîte de Pandore d’une modification du traîté de Maastricht ne me semble pas une décision politiquement envisageable par les temps qui courent. Il faudra trouver une autre formule, via une institution financière européenne ad hoc ?

  4. Excusez-moi, mais je ne vois absolument pas l’intérêt de l’inflation pour les rentiers que l’on appelle chômeurs qui perçoivent une rente appelée allocation chômage, pour les rentiers appelés petits retraités qui touchent une rente appelée allocation retraite, pour les rentiers appelés invalides qui touchent une rente appelée pension d’invalidité, et d’un point de vue général, pour tous les salariés travaillant dans des TPE et n’ayant aucun moyen de pression pour augmenter leurs salaires. La seule périodes d’inflation que j’ai connue c’était 1970-80 où il y avait un truc qui s’appelait « échelle mobile des salaires » et où surtout il existait le plein emploi, cad une période extrêmement favorable pour les salariés… Fabriquer de la monnaie de singe pour effacer ses dettes, moi j’appelle ça du faux-monnayage.

  5. @ Julien Alexandre

    Chinois et américains se tenaient par la barbichette, en effet, au nom de leurs intérêts réciproques bien compris. La logique voudraient qu’ils soient condamnés à s’entendre, mais quand et comment ?

    La reprise de la coopération militaire, puis les déclarations chinoises à propos du réchaufement climatique (« Nous aimerions travailler avec les Etats-Unis pour réaliser des progrès concrets sur cette question », a déclaré aujourd’hui un porte-parole des affaires étrangères chinois), en témoignent.

    Mais la situation est si évolutive, qu’il va être difficile de trouver un arrangement. Les bords de la plaie tendent à être de plus en plus éloignés au fur et à mesure que la crise s’approfondit, et que ses conséquences sociales et politiques s’accentuent. Tout le monde est un peu le dos au mur.

    Les chinois ont dans les mains, et eux seuls, les moyens d’infléchir la politique américaine et d’obtenir que des mesures financières conséquentes soient prises, ce que le dernier plan Geithner a éludé. Alors, la voie sera ouverte à des acommodements. Faut-il qu’ils y parviennent, ce n’est pas gagné.

  6. @ Julien Alexandre

    Pour vous répondre complétement, excusez-moi, je ne pense pas qu’un front américano-européen ait un sens. Parce que les européens ne peuvent pas prendre la succession des chinois en achetant les bons du Trésor US qui financent le déficit et les plans de relance américains. Les destins de la Chine et des USA restent liés. Les européens sont, par ailleurs, actuellement incapables de définir ne serait-ce qu’une réponse commune à la crise.

  7. @ François Leclerc : oui, ce n’était pas dans la perspective de financement de la dette US que j’envisageais le front européo-américain, mais bien dans la définition d’un nouveau paradigme financier. Une solution plutôt de type C, selon le référentiel de Jean Maxence Granier, qui laisserait la Chine sur le carreau en désengageant les Etats-Unis de l’équation du statu quo évoluant à petits pas.
    Comme vous, je pense que l’écart est déjà trop grand et que la préservation de l’équilibre relève désormais du wishfull thinking. Le risque de rupture unilatéral va grandissant, et l’avantage (ou le désavantage) de l’arme de destruction économique massive, c’est que bien qu’elle ne fasse pas d’omelette sans casser des oeufs, elle ne s’accompagne pas de « champignon » (atomique)! Condamnés à s’entendre?
    J’en profite pour vous remercier pour vos excellents billets, toujours stimulants!

  8. @François Leclerc

    Les Chinois contrôlent efficacement la parité externe du yuan, sans avoir besoin de la manipuler : la demande extérieure de cette devise est faible, comparativement aux flux commerciaux du pays, et les investissements étrangers sont strictement réglementés. Quant à la parité du yuan, je m’obstine depuis des années à prétendre qu’elle est surévaluée, pour résulter essentiellement du magot en USD de la banque centrale chinoise. C’est du reste pourquoi Pékin maintient le principe du peg entre le yuan et le dollar. Ce n’est pas parce que le pays concentre une bonne part de l’industrie de base mondiale que sa monnaie doit être forte. Pour amener les infrastructures publiques chinoises, et le pouvoir d’achat moyen de ses habitants, au niveau que connaissait, disons, la France dans les années cinquante, c’est beaucoup beaucoup plus que son stock actuel de dollars que la Chine devra mobiliser. La Chine est toujours un pays pauvre dont l’Empereur (le Parti) est assis sur un gros coffre-fort.
    En revanche, je partage votre appréciation du déplacement des conflits sur le terrain de la guerre monétaire, qui à mon sens a débuté dans la deucième moitié du règne (calamiteux) de Greenspan sur la FED. Et qui va (probablement) se terminer par une Berezina de toutes les monnaies…

  9. @François Leclerc : « Investisseurs » volatils…
    Lorsque dans la moindre industrie on connaît les difficultés dans les plans de préparation d’investissements , dans leurs concrétisations et dans leurs amortissements dans les durées comptables convenues , l’usage du terme « investisseur « pour les parieurs-spéculateurs boursiers a-t-il encore un sens ? Doit’on les

  10. @François Leclerc : « Investisseurs » volatils…
    Lorsque sont connues les difficultés des préparations du moindre plan d’investissement , les ténacités nécessaires dans les phases de réalisation , les durées d’amortissement convenues , l’usage du terme « investisseurs » pour une part importante de parieurs/joueurs/spéculateurs « volatils » devient assez déplacé . La crise très « critique » permet de remettre aussi les bons mots à leur juste place , ou d’appeler un nouveau phénomène différemment . « Volatils » oui , actionnaires volatils , certainement …enfin tout sauf investisseurs aux « longs cours » .

  11. @ dag

    Je reconnais volontiers que la neutralité du terme générique d’investisseur ne rend pas compte du véritable casino qu’est largement devenu le monde financier. Sensible moi-même aux mots, aux expressions, aux métaphores qui font sens et qui aussi cachent les sens. Evitant les qualificatifs, je m’en tiens toutefois aux substantifs communément en usage, mais n’en dit pas moins pour autant.

  12. @ JJJ

    Tout cela renvoie au modèle de développement économique reposant sur l’exportation, que l’on ne trouve pas seulement en Chine mais dans tous les pays émergents. L’un des enjeux de cette crise est incontestablement, tout du moins je le crois, que le moteur de la croissance de ces pays puisse s’appuyer beaucoup plus sur la consommation intérieure. Mais il s’agit, aussi, d’un autre modèle de globalisation de l’économie que celui que nous connaissons.

  13. Si les Polytechniciens et les Enarques ne s’en sortent pas pour régler cette petite crise; il faudra s’en occuper tous ensemble.
    C’est pas compliqué.

  14. Au moins cette crise aura permis d’évaluer les capacités exactes de cette élite qui nous dirige depuis 30 ans.
    Mais ils semblent assez faiblard pour trouver des solutions efficaces et convaincantes.
    Ce qui m’étonne le plus c’est que dernière cette façade de politicards professionnels, un vide sidéral et inattendu apparait aux yeux de toute une population. Personnellement je pensait que dernière ces marionnettes professionnelles, il y avait des individus solides formés dans les plus grandes écoles de la Républiques.
    Comme quoi, le camouflage était assez efficace!

  15. @ DTX

    C’est à mon sens une vision prophétique fermée, trop inéluctable, même si elle est charpentée. Elle a le mérite de décrire une logique dans son déroulement et l’inconvénient de ne s’en tenir qu’à une seule hypothèse.

  16. Mirages et realité: Qui a lu les 1100 pages du Plan Obama ?

    Les USA préparent un immense plan pour relancer la titrisation (presse)

    Washington – Les autorités américaines préparent un immense plan pour relancer le marché de la titrisation financière, dont la chute handicape les banques américaines, affirme jeudi soir le New York Times sur son site internet.

    La titrisation est une technique qui consiste à transformer des créances en actifs financiers revendus à des investisseurs, permettant de répartir les risques du crédit sur le marché.

    Ses excès et son rôle dans la crise financière ont été de nombreuses fois dénoncés. Mais son net recul depuis l’été 2007 a compliqué la tâche des banques, obligées de revenir à des pratiques de gestion traditionnelles.

    « L’administration Obama espère relancer ce mécanisme crucial en subventionnant de fait l’apport des grands fonds d’investissement sur les marchés de la dette », indique le quotidien américain.

    « Le département du Trésor et la Réserve fédérale projettent de dépenser pas moins de 1.000 milliards de dollars pour apporter des prêts à taux faible et des garanties aux fonds spéculatifs et aux sociétés de capital-risque qui achètent des titres adossés à des prêts aux particuliers et aux entreprises », poursuit-il……

    20 février 2009 06h35

    http://www.romandie.com/infos/News2/200902200635030AWP.asp

  17. @François Leclerc

    c’est sûr elle a l’inconvénient de ne s’en tenir qu’à une seule hypothèse…
    mais une question me taraude quand même :
    et si c’était la bonne ?…

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