L’anglais qu’on voit partout

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

… le mercantilisme planétaire transpire partout à travers l’anglais affiché partout bien plus que nécessaire. Rumbo

Il m’est arrivé de me demander, en voyant deux personnes converser dans un anglais abominable : « Pourquoi s’embarrasser de parler une langue qu’on maîtrise si mal ? » La réponse était simple bien entendu : aussi mauvais qu’ait été cet anglais, il s’agissait des seuls éléments de langage que ces deux personnes avaient en commun.

Et quand je dis « anglais », je devrais plutôt dire que ces personnes utilisaient des mots d’anglais au sein de structures grammaticales qui demeuraient essentiellement celles de leur langue d’origine. La chose est plus visible encore quand cette structure est assez éloignée de l’anglais proprement dit, comme quand il s’agit, par exemple, d’un locuteur chinois ou japonais, maîtrisant mal l’anglais.

Le fait que ce soient essentiellement des mots empruntés à l’anglais qui soient utilisés dans le sabir international ne constitue pas une menace pour le français (il vaut mieux qu’il en soit préservé !) mais pour l’anglais lui-même.

L’anglais est assiégé depuis longtemps par l’américain, une « sabirisation » de l’anglais, ce qui s’explique bien sûr très bien en raison du « melting pot » multi-ethnique que constituent les États–Unis.

La plupart des divergences entre l’américain et l’anglais découlent du fait que le premier est une version très simplifiée du second : disparition du subjonctif, transformation de tous les verbes réguliers en verbes réguliers (« he catched » pour « he caught , etc. »), remplacement systématique du verbe conjugué par l’infinitif (« to give » pour « for giving »). Je parle ici de l’américain commun, pas des argots, et ce que je dis ne s’applique pas bien entendu aux auteurs américains qui choisissent délibérément d’écrire en anglais plutôt qu’en américain.

Lorsque j’apprenais l’anglais proprement dit à Cambridge, j’étais repris en permanence par mon professeur très sévère : « C’est une faute que font les enfants ! ». Je me posais la question : « Pourquoi tant de fautes commises par les enfants, moi qui n’ai jamais été enfant en Angleterre ? » Jusqu’à ce que je retrouve mes « fautes » dans des livres très comme il faut, que je lui présentais alors triomphalement. « Ça, c’est de l’américain ! », me répondait-elle invariablement, du même air dégoûté.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

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47 réflexions sur « L’anglais qu’on voit partout »

  1. A mon avis, l’anglais est facile à hauteur de l’investissement en temps, en énergie et en passion qu’on y place. L’anglais est un véhicule de culture, et il faut baigner dedans pour s’en imprégner. Voilà pour mon point de vue sur la nature de l’anglais et de son apprentissage.

    Ensuite, politiquement, l’Esperanto comme langue neutre et véhiculaire se défend tout à fait. C’est une langue dont je suis curieux, tout en étant sceptique, car elle est otut autant, sinon davantage, politisée que culturelle/linguistique, et, en même temps, emprunte d’un certain utopisme je trouve. Si on peut faire adopter une langue neutre comme moyen de communication international, génail, est-ce toutefois réaliste, pragmatique? Je me pose la question.

  2. Il faudrait au XXIème siècle une langue internationale auxiliaire facile! Mais cette langue existe depuis plus de 120 ans et est parlée sans soutien étatique par plus de deux millions de personnes dans plus de 100 pays. Tolstoi disait en 1894 :
    « J’ai trouvé l’espéranto très simple. Il est si facile qu’ayant reçu, il y a six ans, une grammaire, un dictionnaire et des articles de cet idiome, j’ai pu arriver, au bout de deux petites heures, sinon à l’écrire, du moins à lire couramment la langue. (…) Les sacrifices que fera tout homme de notre monde européen, en consacrant quelque temps à son étude sont tellement petits, et les résultats qui peuvent en découler tellement immenses, qu’on ne peut se refuser à faire cet essai.  »

    Il est en moyenne sept fois plus facile à apprendre que l’anglais et monte rapidement sur Internet. Voir l’article Esperanto sur Wikipedia où c’est déjà la vingtième langue par le nombre d’articles. A l’ère de la crise financière cette langue correspond aux besoins de paix , de développement et du monde multipolaire et mérite d’être encouragée. De plus elle facilite l’apprentissage d’autres langues.

    Comment expliquer que l’esperanto soit sept fois plus facile à apprendre en moyenne que la majorité des langues ? On peut parler notamment de sept petites merveilles de la grammaire Esperanto, deux règles de phonétique (fonetiko), deux de morphologie , deux de syntaxe et une de vocabulaire
    1- Une lettre = un son, donc pas de faute d’orthographe
    2- L’accent tonique est toujours sur l’avant dernière syllabe, donc pas de faute de prononciation
    3- Les désinences (ou terminaisons) non verbales sont –o pour le nom, -a pour l’adjectif, -e (Prononcer Pr –è) pour l’adverbe. On ajoute la lettre –j (comme dans l’Alphabet Phonétique International ou A.P.I. se prononce –y, par exemple boy) pour le pluriel des noms et adjectifs ; Ekzemple (par exemple) parol/o(j)= parole(s) ; parol/a(j) =or/al, or/aux ; donc une grande clarté.
    4- Les désinences verbales sont trois pour l’indicatif : -is au passé, -as présent, -os futur ; trois pour les autres modes : -i à l’infinitif ; -u (Pr. Ou comme A.P.I).à l’impératif ; -us au conditionnel. A ces six principales s’ajoutent trois participes actifs passé(-int), présent(-ant), futur(-ont) et trois passifs, -it,-at ; -ot. Au total 12 désinences contre plusieurs centaines dans la plupart des langues, donc à la fois simplicité et clarté.
    5- La syntaxe du nom : le nom composé se forme (comme en anglais ou allemand) le nom principal étant derrière ; de plus un jeu de 10 préfixes et 30 suffixes réguliers permet de réduire considérablement le vocabulaire à apprendre
    6- La syntaxe de la phrase : l’utilisation d’une désinence –n pour l’accusatif ou complément d’objet direct, y compris les noms et adjectifs permet une grande liberté ou flexibilité dans l’agencement de la phrase. Les constructions de phrases peuvent se rapprocher des habitudes linguistiques de chacun mais la phrase reste correcte.
    7- Le vocabulaire est tiré des racines les plus internationalisées donc majoritairement d’origine latine et grecque présentes dans les langues européennes qui ont eu l’expansion la plus importante. Les racines proprement germaniques ou plus rarement slaves sont de plus utilisées pour éviter les homonymies ; donc une grande rapidité d’apprentissage. Sur les 4500 premières racines un francophone en reconnait 90% , un anglophone 78%, un germanophone 76%, un russophone 60%.
    Parent des langues d’Europe occidentale par l’étymologie de ses racines, l’esperanto ressemble par sa structure interne à de grandes langues asiatiques isolante tel le chinois, ou agglutinantes telles le turc, japonais. Ainsi l’esperanto est 50 fois plus facile à apprendre pour un chinois que l’anglais selon l’ancien traducteur international d’anglais et de chinois Claude Piron (voir son site). Un pont linguistique entre l’Orient et l’Occident et un jeu de construction.

  3. Je change de sujet et je m’en excuse :

    Demain je me remarie à Quint-Fonsegrives (à coté de Toulouse, France, pour ceux qui n’ont pas suivi les actualités françaises) qui vient de défrayer la chronique avec la grippe A, et j’ai des enfants scolarisés.
    A tous ceux qui ont parlé sur ce blog de théorie de manipulation, je tiens à dire que j’ai bien entendu leurs messages : après mures réflexions, j’embrasserai donc la mariée….. et sans le masque.

    Bon weekend (ou week-end, ou fin de semaine) à tous, pour moi cela ira, soleil et 25°.

  4. Je n’avais pas cité le wolof dans les langues que je connais. Mille excuses à un certain Guedel si il lit ce blog.
    Je vais me renseigner.
    Dieure Dieuf (Merci).

    Pour OK, je suggère aussi Obama-Kennedy.

    Puisque j’ai affaire à des linguistes, est-il vrai que un verbe très vulgaire en langue « anglo-américaine » vient du sigle des procès verbaux dressés par des policiers à l’encontre de certaines dames exerçant le plus vieux métier du monde ?
    (motif du PV : For Use of Common Knowledge).

  5. Étant Québécois, je parle évidemment le québécois (notez l’orthographe) et on dit «tabarnak» comme juron et aussi comme superlatif d’intensité! Comme dans une tabarnak de belle fille. Le Québécois ordinaire de milieu populaire voue moins un culte à la précision du langage que le Français; il compense par un langage non verbal significatif ou le rôle des intonations importe beaucoup. Il affectionne les périphrases et même les néologismes de son cru au gré des circonstances. Le Québécois a une mentalité fort différente du Français. Il est nettement moins pointilleux sur les détails! Bon, j’ai vu «Bienvenue chez les Chtis», je gage que les sous-titres sont nécessaires aussi à l’occasion. Le Québécois se modernise et l’on enseigne enfin le français dans nos écoles.

    Pour Ok, j’ai trouvé sur Wiki: «Malgré de nombreuses étymologies populaires, l’origine de ce terme ne fait plus débat. La première occurrence attestée date de 1839 dans le Boston Morning Post comme abréviation de « Oll Korrect », altération graphique de all correct, version familière de l’époque du all right (tout est bien, tout va bien) britannique. En 1840, le terme a été utilisé par des partisans de Martin Van Buren, élu à la présidence des États-Unis en 1837, et surnommé Old Kinderhook (le vieux de Kinderhook) du nom de son village natal. Un club de soutien s’est créé à New York sous l’appellation de « O. K. Club » (23 mars 1840).

    L’histoire de ce terme a fait l’objet d’une publication de A. W. Read dans The Saturday Review of Literature du 10 juin 1941, étude qui n’est contestée par aucun spécialiste (elle est notamment citée par Alain Rey dans Dictionnaire historique de la langue française).

    Pour plus de détails, lire l’article détaillé en anglais : en:Okay.»

    Un pprof de français au Québec

  6. C’est décidément la revanche du Wolof que de plus en plus de Sénégalais utilisent préférentiellement au français !

    Franchement ! Devant Dieu !

  7. Wikipedia :

    There are four proposed etymologies which have received material academic support since the 1960s. They are:

    the Greek words « Ola Kala » meaning « everything’s good »
    the acronym of the « comically misspelled » oll korrect
    the Choctaw word okeh
    the Wolof and Bantu word waw-kay or the Mande (aka « Mandinke » or « Mandingo ») phrase o ke

  8. Moi j’y vois une analogie avec la monnaie , ça ok (iroquois donc). Sur la description des phénomènes (cf la machine) on est bien jpense mais le principal c’est l’explication …Et là jvous avoue ; où j’en suis notamment grace à vous çà fait peur , j’aimerais bien trouver mieux.

  9. A revoir aussi une émission encore rediffusée récemment sur ARTE sur l’origine du langage . Passionnant .

  10. Une langue? où çà? ya que ceux que çà fait vivre pour professer qu’elles existent entre les deux bornes d’une convergence impossible et d’une divergence tolérable…

  11. Hum hum. Je crois que c’est « tabernac » et non « tabernacle » ! et c’est très vulgaire par ailleurs. 🙂
    La pratique anecdotique de jeux en réseau m’aura au moins appris quelque chose. Et le globiche est aussi une langue écrite (avec mes pieds).

  12. Moi je croyais que O.K. étaient les initiales d’un contremaitre des usines Ford .M’as-t-on leurré? Suis-je le seul et dernier ? Tabernacle! Encore un coup des Mohicans.

  13. Il est en tous cas assez angoissant d’imaginer que l’on est un rebut de l’humanité incapable de créativité et de raison , si l’on ne « fait » pas au moins 100 de score au TOEFL pour s’inscrire à un MBA .

    Quand je constate ce que ces cadres nous ont produit , j’ai moins de scrupule à avouer ma médiocrité dans la langue de Shakespeare ( mais je me soigne en dépit de mon grand âge ):

    To be or not to be a manager ?

  14. @ CF :

    On m’avait donné une autre explication plus  » américaine  » de OK : pendant la guerre de sécession les patrouilles nordistes portaient à leur retour le nombres de morts sur les registres . C’est ainsi que « zéro killed » = O K en abrégé , serait devenu le sigle consacré pour une bonne nouvelle . Right or wrong ?

  15. @ CF
    Je parlais de l’éthymologie des mots qui véhiculent de fait des concepts, or mélanger allègrement des anglicismes « pour faire bien » (cas de la langue des commerciaux) n’a en fait qu’une utilité : Rendre incompréhensible ce vocabulaire au profane. Je peux aussi prendre exemple dans l’anglais courant : tout le vocabulaire décrivant les couleurs (brown, brun ect) viennent du vieux normand, c’est ça l’histoire des mots (comme votre exemple sur le danois, vous faites là de l’éthymologie !). C’est avec des mots qui prennent sens dans l’histoire qu’on élabore des concepts de plus en plus complexes, et pas avec des anglicismes qui déboulent comme un cheveu sur la soupe, et dont le but est manifestement d’imiter le charabia plutôt qu’une pensée précise.

    Entre autre nivellement par le bas, vous remarquerez aussi la langue des journalistes, ce sont les mêmes intonations, le même vocabulaire, les mêmes expressions toutes faites comme l’inénnarable « en terme de croissance et d’emploi » qui me fait perdre une côte à chaque bulletin d’information, sauf que c’est de la propagande, et que je ne devrais pas en rire !

  16. @ Bertrand

    Pas d’accord.
    Le terme OK viendrait du français (le bateau est au quai, ce qui voulait dire que tout c’était bien passé). Est-ce dommage ?
    Les américains parlent d' »Entrepreneurship ». Est-ce dommage ?
    Les écossais disent I go hjem pour dire je vais à la maison (hjemme est un mot danois qui veut dire maison). Est-ce dommage ?

    Auparavant, les échanges et voyages étaient réservés à une élite.
    Aujourd’hui, leur démocratisation permet plus d’échanges et c’est tant mieux. Les personnes de ma génération capables de parler deux langues étaient une minorité. Je parle anglais danois et allemand, je lis des blogs norvégiens et espagnols. …
    Je fais donc trés certainement partie des personnes qui utilisent des expressions « importées ».
    Je vous rassure, ma contribution reste marginale puisque je n’ai malheureusement pas l’occasion d’utiliser une autre langue que le français au travail.
    Le traitement de textes me permet de ne pas « importer » également l’orthographe (exemple ou example, addresse ou adresse).
    Comme on dit en danois : farvel , qui veut dire au revoir,….. tiens, cela me rappelle : …fare well.
    Désolé.

  17. @Paul :
    Il y’a une nouveauté dans la langue française, c’est la faculté qu’ont les jeunes à massacrer les mots avec le langage SMS, qui est une langue parfaite pour véhiculer des concepts basiques sans aller plus loin dans l’éthymologie. Le langage SMS est un aboutissement du Capital : Soit supprimer peu à peu tout concept compliqué inaccessible aux cerveaux reptiliens du consommateur post adolescent.
    J’ai remarqué aussi l’évolution de la langue des médias, l’expression « en terme de » par exemple, issue de l’anglais « in terms of » que le journaliste en « infotainment (!) » se plait à nous mettre à toutes les sauces (plutôt que concrêtement, ou en « matière de ») sans doute parce qu’un traducteur zélé en a fait usage un jour. Le mot « challenge » est bien aussi dans son genre, très utile pour galvaniser des hordes de commerciaux rapaces plutôt que « défi » !

    Ca donne : « En terme de challenge votre blog est un must … »

    Cette phrase restera incompréhensible pour mes parents !

    C’est bien dommage, car pour illustrer l’un des sujets du bac philo d’hier, il n’y a pas d’intelligence sans langue évoluée et sans éthymologie …

  18. Ma langue la plus riche restera toujours ma langue maternelle . C’est par elle que je peux le mieux et complètement communiquer avec celles et ceux qui la partagent . C’est le même souci du partage qui me fait apprendre d’autres langues . Le mode d’acquisition de ces langues  » étrangères  » n’est pas indifférent dans le bon usage que je peux en avoir .

    Je redoute le jour où tous les codes , plutôt que porteurs de sens par les sons et l’image ( l’écrit) , seront presque exclusivement ( dés) incarnés par les bits de l’intelligence artificielle .

    Et où toutes les musiques et sensibilités du monde se noieront dans un bruit de fond sans âme , ou en images furtives et trompeuses de mon écran quel qu’en soit le calibre .

    Merci aux Madame de Montesson et musiciens du monde entier .

  19. Regrettons-nous une langue qui se perd parce qu’elle nous offre moins d’occasions d’être distingués par ceux qui en ont plus que nous l’usage ?

    Napoléon faisait une rente de cent mille écus à Madame de Montesson au titre que son salon de la chaussée d’Antin conservait les bonnes manières et l’art de la conversation comme au temps de Louis XIV et de Louis XV.

  20. @scaringella: « Le Quebec ne parle pas francais mais quebecquois. les US ont une autre langue se developpant dans une communaute tjrs plus importante, les hispanos qui ne parle pas espagnol langue de l’espagne. »

    Les hispanos parlent bien l’espagnol, le même qu’en Espagne à part quelques particularismes très peu nombreux (du genre belgicismes). Seuls les argentins se distancient un peu. Mais il n’y a (par rapport à l’espagnol parlé à Madrid) pas plus de différence entre l’espagnol d’un argentin et l’espagnol d’un andalou. L’accent change et quelques tournures, mais c’est tout.
    Il ne faut pas s’exagérer non plus la différence entre anglais US et anglais GB. D’autant que les jeunes anglais parlent un anglais se rapprochant de plus en plus de l’US.
    Il n’y a qu’entre français de France et français québecquois que la différence saute aux oreilles. A tel point que TV5 doit sous-titrer les feuilletons québecquois sinon c’est presque incompréhensible pour un francophone d’Europe. Vous ne verrez jamais cela avec les feuilletons nord-américains que l’on passe en GB ou les telenovelas sud-américaines passées en Espagne.

  21. Le français n’est-il pas lui-même une « sabirisation  » du latin …. ne dit-on pas aussi que l’anglais n’est que du français mal parlé?… On peut penser que les langues sont le reflet de la vie des peuples et que toute hiérarchisation à ce sujet est vaine. .A mon avis l’américain est une langue bien plus vivante que l’anglais.peut-être parce que le peuple américain n’a pas dit son dernier mot – boosté d’ailleurs par les arabes -.et qu’il ne faut pas le confondre avec ceux qui parle à sa place.

  22. On peut aussi facilement apprendre le russe qui compte 25% de mots francais,de plus ces mots etant etrangers ne se declinent pas en russe. Trop cool.
    La purete de la langue, comme de quoi que ce soit est un mythe. Comme la societe dont elle est une des facettes la langue evolue tout le temps.
    La nation vient ethymologiquement de la meme racine que le naissance. La nation etait l’ensemble de ceux du meme sang. Le pays ethymologiquement vient de pagus, comme paysan et donc est rattache au sol. La France avec Jeanne d’arc est ne comme pays contre les familles nobles (de sang) qui possedaient des terres en differents lieux geographiques. Le pays est une surface geographique non morcelee. D’ou les problemes avec les DOM tom ou comme le pakistan coupe en deux.
    Tous les melanges que l’on fait a longueur de temps brouillent l’esprit.

  23. Hmmm et puisque le sujet etait l’Anglais, je devrais pouvoir retrouver le meme texte dans cette langue 🙂

  24. @Cécile et tous…

    >il ira évidemment de soi que l’Europe, ne pourra s’imaginer d’être à moins que d’être unilingue,

    A ce propos je ne peux résister à l’envie de vous faire partager ce texte humoristique (je n’en connais pas l’auteur) que certains d’entre vous connaissent peut-^etre déjà:

    >>>>

    Après la monnaie unique, l’Union européenne va se doter d’une langue unique, à savoir… le français.

    Trois langues étaient en compétition
    Le français (parlé par le plus grand nombre de pays de l’Union)
    L’allemand (parlé par le plus grand nombre d’habitants de l’Union)
    Et l’anglais (langue internationale par excellence)

    L’anglais a vite été éliminé, pour deux raisons :
    1.L’anglais aurait été le cheval de Troie économique des Etats-Unis
    2.Les Britanniques ont vu leur influence limitée au profit du couple franco-allemand en raison de leur légendaire réticence à s’impliquer dans la construction européenne

    Le choix a fait l’objet d’un compromis, les Allemands ayant obtenu que l’orthographe du Français, particulièrement délicate à maîtriser, soit réformée.
    Cela dans le cadre d’un plan de cinq ans, afin d’aboutir à l’Eurofrançais

    La première année :
    Tous les accents seront supprimes et les sons actuellement distribues entre ‘s ‘, ‘z’, ‘c’, ‘k’ et ‘q’ seront repartis entre ‘z’ et ‘k’, ze ki permettra de zupprimer beaukoup de la konfuzion aktuelle.

    La zekonde annee :
    On remplazera le ‘ph ‘ par ‘f ‘, ze kiaura pour effet de rakourzir un mot komme ‘fotograf ‘ de kelke vingt pourzent.

    La Troisieme annee :
    Des modifikations plus draztikes zeront pozibles, notamment ne plus redoubler les lettres ki l’etaient: touz ont auzi admis le prinzip de la zuprezion des ‘ e ‘ muets, zourz eternel de konfuzion, en efet, tou kom d’autr letr muet

    La Katriem ane :
    Les gens zeront devenus rezeptifs a des changements majeurs, tel ke remplazer ‘g’ zoi par ‘ch ‘, zoi par ‘j’, zoipar ‘k’, zelon les ka, ze ki zimplifira davantach l’ekritur de touz

    Duran la zinkiem ane :
    Le ‘b’ zera remplaze par le ‘p’ et le ‘v‘ zera lui auzi apandone, au profi du ‘f’. Efidamen, on kagnera ainzi pluzieur touch zu le klafie. Un foi ze plan de zink an achefe, l’ortokraf zera defenu lochik,et les chen pouron ze komprendr et komunike. Le ref de l’Unite kulturel de l’Europ zera defenu realite!

    La rechion la mieu preparer en Europ est…l’Alzaz. 90% dela populazion le pratik décha kouramen. Pour lesautr….bonchour l’ankoiz !

    <<<<<

    Au-dela de l’humour, ceci montre que des simplifications qui semblent logiques peuvent se reveler bien reductrices!

  25. les Américains sont de grands enfants … C’est bien connu…
    Et quand on laisse trop faire des enfants dans un jeu comme le capitalisme financier, on voit ce que cela donne… Mais qu’ont donc fait les parents qui étaient sensés les surveiller?
    Ils ont fermé les yeux avec le résultat que l’on connait…

  26.  » L’Angleterre et l’Amérique n’ont plus rien aujourd’hui qui les distingue l’une de l’autre, sauf , bien , entendu , le langage  » . Oscar WILDE .

    Heureusement pour notre amour propre latin , il y a encore plus de 60% de mots …anglo-saxons qui ont une racine latine . Faut il commencer à apprendre le chinois ? ça ne peut pas faire de mal ,même si ça ne devait pas devenir nécessaire .

  27. Il y a l’anglais de l’United Kingdom, l’américain des United States of America (et du Canada), mais il y a surtout les langues de la globalisation, l’anglais dit « international ». Avec toute sa pauvreté, mais aussi toute sa richesse (ses emprunts). C’est la langue de la globalisation.

  28. Vivement l’éclatement de la Belgique et la Suisse, qu’on puisse enfin définir l’unicité de sa langue comme le fondamental de la nation, après il ira évidemment de soi que l’Europe, ne pourra s’imaginer d’être à moins que d’être unilingue, si possible de toute entière bavasser en usaméricain, …. , (en prévision d’Otania …. )
    Et puis aussi vivement, vivement, que l’on poursuive plus loin encore, après l’unicité de la langue dans le déterminant d’une nation, osons le fait de la religion, comme critère d’appartenance d’un peuple ou d’un autre, mettons bas la liberté de conscience, …. , (en prévention de la sécurité d’Otania …. )

  29. Bonjour,

    Cela n’a pas un rapport direct avec le sujet du post de Paul (sauf qu’il s’agit d’une vidéo réalisée par des anglais et non des américains 🙂
    Il s’agit des vidéos des « renegade economists », et celle dont je fournis le lien ci-dessous parle du principe de la taxation.
    Si j’ai bien compris, ils contestent le fait de taxer les salaires et l’épargne et préconisent de taxer plutôt la propriété de la terre.
    Je ne sais pas ce que vous en pensez.

    Il me semble que je n’ai pas vu beaucoup de posts (je peux me tromper) sur le sujet de la fiscalité et comment une réforme de celle-ci pourrait faire partie d’une constitution pour l’économie. Cela pourrait être un sujet de réflexion intéressant.

  30. L’américain?
    Le meltilg pot US et le SMS ont tué la plupart des langues pures.

    Le « pidgin » n’avait pas tué le bon anglais oxfordien.
    Britsh Telecom l’aura massacré.

    La notion maudite de « nation » était lié à la pureté de la langue.
    L’histoire a tué les nations.

    A moins que?

  31. So what ?

    Essayez vous ne nous dire que l’américain serait moins pur que l’anglais ?

    Mark Twain et Faulkner seraient-ils moins bons parce qu’ils utilisent la langue US du sud ?

    I just don’t get your point : essayer de faire croire que l’américain est plus pauvre que l’anglais…faut vraiment être à la rue (ou être pote avec Chavez)…

    L’américain n’est pas une version simplifiée de l’anglais…bref…

  32. La reponse est simple. Comme toute societe, les US a sa propre langue. Il ne peut en etre autrement. Le Quebec ne parle pas francais mais quebecquois. les US ont une autre langue se developpant dans une communaute tjrs plus importante, les hispanos qui ne parle pas espagnol langue de l’espagne. On peut donc craindre une secession des etats hipanos contre les etats anglos. Chacune de ces deux communautes voudra son propre territoire, son morceau de terre c’est inevitable. Tot ou tard. Il vaudrait mieux organiser cette transition plutot que de laisser faire l’histoire avec une bonne guerre interne. Le degout du prof anglais est symptomatique de ce que la societe US existe et s’est construite contre la societe Anglaise. La langue de la societe US fait partie de ce lot de singularites qui definissent une societe.

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