Appel aux Volontaires de l’An 2, par Jean-Paul Vignal

Billet invité.

APPEL AUX VOLONTAIRES DE L’AN 2

La reforme du système financier proposée par les Américains me semble dans l’esprit ressembler comme une goutte d’eau à la manière dont on a abordé la protection de l’environnement depuis 30 ans : un superbe emplâtre sur la jambe de bois d’un système sans avenir, rongé par la gangrène de sa cupidité et l’absence de contrôle réel. Le problème de fond est technique : l’ère industrielle a été fondée sur l’exploitation de ressources épuisables considérées comme gratuites hors leur coût d’extraction, de production, et de recyclage, ou, partiellement depuis une vingtaine d’années, de mise en décharge. Ça ne peut évidemment pas durer, surtout si au lieu de quelques centaines de millions de privilégiés, le système, attisé par les Dieux du marketing, doit subvenir aux besoins toujours plus importants de quelques milliards d’humains. Ce changement d’échelle le condamne à lui seul. Comme c’est le système qui pousse à élargir la base de consommateurs (Sainte-Croissance, veillez sur nous !), c’est mathématique.

On aurait pu s’organiser pour concevoir la transition en douceur. Les connaissances scientifiques et techniques de base existent, et il n’y a pas besoin d’être un technocrate accompli pour comprendre qu’un stock s’épuise quand on s’en sert, ou qu’une poubelle doit être vidée de temps à autres pour éviter la pestilence. C’était sans compter sur la démission du système politique de guidage et de contrôle devant la cupidité d’un système financier hyper-courtermiste, qui a tué l’avenir en imposant des retours sur investissements et donc des taux d’actualisation de 15% ou plus.

Or que fait-on aujourd’hui pour sortir de cette impasse : on charger de dettes le présent et l’avenir pour sauver ce système financier prédateur. Les chances que la transition se fasse sans troubles majeurs sont effectivement, de plus en plus minces. Mais elles ne sont pas encore nulles, du moins me semble-t-il.

Cette crise a l’immense avantage de faire sortir du bois de l’anonymat des talents qui n’auraient jamais pris la peine de s’exprimer dans une période plus calme et plus stable. C’est bon signe, car cette mobilisation des gens de bonne volonté est la meilleure façon de sortir de l’ornière, un peu comme la mobilisation générale de la Révolution a permis de sauver la France d’une intervention étrangère massive. Je crois simplement qu’il ne faut pas prendre les choses à l’envers : le système financier est de toute évidence à la fois le verrou et la gangrène qui empêche la mutation ; mais la question de base reste de savoir dans quelle monde nous souhaitons vivre : celui des égoïstes qui disent « qu’importe l’avenir pourvu que je puisse lire l’heure sur une Breitling dans ma Ferrari », ou celui dont l’objectif sera de laisser durablement aux générations futures la place au moins aussi riche et propre qu’il l’a trouvée. Comme dans toute maladie mortelle à progression rapide, l’urgence est bien sûr de se débarrasser du système financier, mais la façon dont on va le faire est forcement liée à la vision que l’on a de l’avenir. C’est très important pour utiliser au mieux les ressources dont nous disposons.

Pourvu que les Volontaires de l’An 2 sortent vite du bois !!

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30 réflexions sur « Appel aux Volontaires de l’An 2, par Jean-Paul Vignal »

  1. On parle de l’épuisement des ressources depuis des décades et pourtant le litre d’essence est toujours moins cher que l’eau en bouteille, on construit des A380 (dans un supposé pic pétrolier) on trouve de tout dans les supermarchés pour un prix raisonnable, il y a 10% de chômeurs alors qu’on nous avait prédit 1929, et cetera et cetera.
    Vous dites que cela ne peut durer et pourtant ca dure et si ca se peut ca va durer très longtemps, une crise ! quelle crise ? en 1929 on broyait aussi du noir et pourtant l’économie est reparti, il y a toujours eu des hauts et des bas dans l’économie, nous sommes dans un bas et il est normal d’entendre plus de pessimistes qu’à l’habitude, le système a de petits travers mais fonctionne très bien dans l’ensemble alors pourquoi vouloir le changer.

  2. à propos du « corrigé » Bergson :

    @ NuageBlanc :

    vos remarques, d’une ironie justifiée, sont tout à fait recevables

    en fait, ce que Tique présentait comme corrigé
    est un texte écrit par Bergson lui-même dans son ouvrage « Le rire », paru en 1900

    pour le comprendre correctement il faut le placer dans le contexte
    général de la pensée de Bergson

    Bergson réagit à l’esprit scientiste de son époque,
    qui lui semble réducteur, car ne cherchant que l’utilité,
    ce qui mène à l’égoïsme individuel

    sa pensée peut se résumer ainsi :

    – nos sens et notre intelligence, par lesquels nous connaissons le monde,
    sont orientés vers l’extérieur,
    ils sont des moyens pour notre action utile, par laquelle nous pourvoyons
    à nos besoins vitaux

    – mais ils ne sont pas adéquats à la connaissance de soi,
    seule l’intuition nous dévoile le plus profond de nous-mêmes

    en rester à l’utilité c’est perdre la vraie réalité,

    – l’intuition de cette réalité est très développée chez l’artiste

    le rôle de l’artiste et de l’oeuvre d’art est de nous faciliter
    son accès

    – mais celui qui approche le mieux cette réalité est le mystique,
    il ne s’agit pas du mystique chrétien,
    le Dieu de Bergson n’est pas celui des Ecritures,
    il l’appelle « force vitale créatrice »

    ce qui, à mon sens, ne nous dit pas grand chose

    la civilisation individualiste a eu donc, dès le début, des contestataires,
    mais sur quel principe s’appuyer pour la contrer ?

    le fait que les ressources sont limitées, comme nous dit J P Vignal

    mais la limitation des ressources n’induit pas nécessairement
    qu’elles doivent profiter à tous

    faisons fi du principe, disons que c’est parce que telle est notre conviction

    il reste alors la grande question des moyens…

  3. Cela se fera par un bain de sang, parce que les égoïstes sont au pouvoir et qu’ils préfèrent encore mourir que changer; d’autant que, puisqu’au pouvoir, ils ont celui de faire mourir les autres pour eux, par la guerre.

    Fourbissez vos armes. Le château va envoyer quelques chevaliers couper quelques têtes pour rappeler aux roturiers et aux paysans que la dime doit être payée, qu’importe les orgies ou l’iniquité de la situation.

    Le pouvoir ne change de main qu’au son du canon.

  4. Nous sommes tous d’accord pour pointer du doigt les « excès » « légaux » qui ont mené à la crise.
    Nous savons à peu près quel sorte de réforme permettrait de corriger les excès.
    Reste que nous tournons en rond quant aux voies « légales » qui permettraient de sortir de la fatalité.
    Ceux qui profitent de l’état de fait ne sont pas capables…
    Le couple Sarko-Merkel c’est DomQuichotte et Sancho Pansa…lequel est qui?

    Leurs rodomontades contre les paradis fiscaux sont symboliques de leur impuissance/réticence à réformer.
    Au fait on en est où avec Junkers et ses semblables…
    Comment réformer sans tout casser?
    Comment les natiofurtifs vont-ils se défendre?
    Et d’abord comment les attaquer?

    Il faut évidemment un texte refondateur de la surveillance des flux chez les « stream ».
    Il faudra bien une « police » et un tribunal efficace pour appliquer de graves sanctions en cas de transgression des nouvelles règles.

    Mais d’abord déboulonner et on ne sait pas encore comment faire.

    A moins que l’histoire ne prépare une surprise…

  5. Les volontaires de l’an II étaient déjà sortis du bois dans les années 1900 à 1930 : ils s’appelaient les franchistes (allemands, suisses, etc.). Ils furent balayés par le vent de l’histoire car ils défendaient les idées et les options de Silvio Gesell, auteur et praticien économique, qui n’avaient pas l’heur de plaire aux deux tendances majoritaires (capitalisme et marxisme) de l’époque pour qui l’argent était sacré ! Mais ils existent encore, en plus nombre, et appuieront tout développement de lutte contre cet argent (à intérêt composé) totalement fou.

  6. Nous constatons tous que la finance nous phagocyte, nous sommes généralement plutôt endettés que rentiers donc nous avons tout intérêt à l’écroulement du système.
    Pour cela, pourquoi ne pas retirer systématiquement nos avoirs de la banque, payer tout en espèces, placer nos économies en or ou argent métal. Peut-être qu’un économiste pourrait calculer le nombre seuil d’individus nécessaires au blocage et à l’éclatement du système.

  7. Pas si simple…
    J’ ai l ‘ intuition que cette organisation « macro » du monde, est la résultante indissociable de ce que nous sommes au niveau individuel (micro).
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Ensemble_de_Julia
    Cette organisation du monde a sa beauté propre, ses merveilleux rouages et articulations sont bien huilés et fonctionnent a la précision, les réseaux sont parfaitement synchronisés. La chose peaufine son système vasculaire, qui va pouvoir nourrir bientôt son système nerveux, puis sa conscience.
    Il faut changer au niveau individuel et massivement pour influer sur la forme finale de cette chose.
    Il ne faut jamais oublier qu’ il n y a pas si longtemps, des pauvres ont massacré d’ autres pauvres. Les tortionnaires n’ étaient pas particulièrement blancs ni riches cette fois là, c était au Rwanda.
    Il faut changer au niveau individuel, les meutes sont des extensions de la chose quand elle évolue mal.

  8. Quand l’anthropo-économiste atteint ses limites et en appelle aux soldats de l’an II , c’est qu’il reconnait enfin que l’économie c’est d’abord de la politique .

    Quand la politique s’exprime c’est d’abord à travers le vote . On vient de voir avec les dernières européennes, la confusion sur la perception des enjeux ,qui a donné 60 % d’abstentions .
    Remarque faite que ,pour moi, la seule profession de foi qui mettait le doigt de façon réaliste sinon opérationnelle sur une première réponse aux constats qui alimentent ce blog , était celle de Lutte Ouvrière en pointant l’accouplement finance- grandes entreprises , qui transforme les lieux où se fabrique ou prépare la richesse en pompe à fric .

    Quand la politique « civilisée  » atteint ou trahit ses limites , je ne vois que deux issues pour que le sytème soit ébranlé :

    – l’exacerbation des intérêts mal gérés des profiteurs du système dans des guerres intestines , dont l’histoire industrielle occidentale nous a donné des exemples . Une compétition BRIC / USA et vassaux pourrait favoriser ce scenario d’implosion de l’intérieur pour cause d’avidité prédatrice toujours plus forte .

    – la montée en puissance des révoltes plus primaires qui peuvent venir soit des banlieues d’un peu partout dans le monde , soit du « tiers monde » poussé à bout par la famine , les migrations liées aux désertification , l’exposition san remèdes aux grandes pandémies .Soit des deux .

    Dans les deux cas ,ça n’absout pas des penseurs de l’an deux d’avoir à proposer des systèmes sinon un seul qui permettent à l’humanité de survivre et si possible mieux .

     » Le destin ne nous envoie pas de messager . Il est bien trop avisé ou cruel pour ça . »

    Pour moi dans les matériaux de base , doivent se retrouver , entre autres , la démocratie ( un homme , une voix / Pas de pouvoir sans contre pouvoir / Les libertés telles que repérées par nos illuminés du XVIII ème siècle / Une constitution / Le droit / la force) , la prise en compte de nos dépendances du milieu naturel , une définition des outils financiers ou outils d’échanges de richesses qui interdise à une somme d’intérêts privés de faire concurrence ( voire empêcher) à l’intérêt public d’agir par ses propres ressources .

    Ces penseurs ( je préfèrerais qu’ils alimentent le politique pour être efficace à défaut de se lancer eux mêmes dans l’arêne) doivent sans doute apprendre à travailler en multidisciplinaire .

    On aurait alors une chance d’avoir un choix politique « civilisé ».

  9. tout médecin doit se poser la question de traiter soit la cause soit les symptomes. L’avantage du remède symptomatique est de garder le malade dépendant de la potion en faisant croire à la guérison par celle-ci. En revanche le traitement etiologie est plus difficile et demande souvent une remise en cause de la relation au monde du patient souvent si impatient. Dans ce dernier cas, le médecin ne va pas soulager immédiatement le malade, souvent bien au contraire augmenter au début la souffrance ressenti par celui-ci en lui proposant de changer son comportement individuel. Ceci est tres difficile et nécessite de convaincre par la parole de l’efficacité à long terme du traitement. Le thérapeuthe diffuse la bonne parole mais à plus long terme, il détruit son rôle. Christique. Différence fondamentale entre le message papale et message de mère Thérésa. Il faut de hommes idéalistes et des femmes pragmatiques. Sans idéal, la parole s’use et les mots perdent progressivement leur pouvoir d’évocation. On se joue des mots comme les mathématiciens transforment les symboles pour se détacher progressivement de la réalité. Et ceci sans s’en rendre compte tellement la force des symboles assujetit la personne. Les objets se dilatent, perdent leur dimension, la stabilité devient instabilité, la matière devient lumière, les repères s’évadent dans le néant, la pensée devient chaotique. Le chaos devient loi générale. le langage professionnel devient usuel en ayant perdu ses origines. La vie privé disparait au profit de la vie public. Le temps du groupe envahit l’individu celui-ci perdant porgressivement ses repères et de lieu et de temps. Il perd son temps et son enracinement dans le monde.

    Je m’égare. mais bon revenons à nos moutons si éffrayés à l’heure actuelle…

    La parole est à l’origine de la cité. Mais d’où vient -elle? celle-ci nous été donnée. Mais par qui? disons par quelqu’un d’autre, quelqu’un d’extérieur à soi. Aussi la cité ne peut elle perdurer que s’il existe un respect de cette parole donnée. D’ailleurs la monnaie n’est que parole donnée.

    Aussi si la cité est malade, si les prètres médecins ne donnent que des traitements symptomatiques, ne faut-il pas rétablir la parole donnée et la respecter. La primauté n’est pas au droit mais au devoir de respect voir d’amour de la parole. Je ne citerai pas les exemples journaliers du non sens de la parole des prètres médecins de la religion financière.

    La voix vous dis-je…..

  10. permettez moi de faire une donation pour la possibilité de vous m’avez donné d’ecrire mon message. merci Mr Jorion.

  11. à Juan Nessy… « l’économie c’est d’abord de la politique »: tout à fait d’accord avec vous… et quand l’économie s’écroulera, la politique (la démocratie, nous tous réveillés par la catastrophe) reprendra ses droits… c’est ça ou le retour à l’époque des cavernes, ce qui est impossible, vue la quantité de monde sur la planète et le peu de cavernes disponibles…

  12. Depuis trente ans, le mouvement associatif modernise son dispositif destiné à lutter contre l’exclusion. Structuré et à maturité, le voici à pied d’oeuvre pour la gestion sociale de la crise. Dans ce contexte, deux articles récents de Gilles Rivet, suscitent l’inquiétude lorsqu’ils questionnent la capacité de l’économie sociale à contribuer à la démocratie. Voici la conclusion de son premier article, attachez votre ceinture !

    « Mais, au total, on doit considérer que cette contribution est faible dans la mesure où l’innovation statutaire (les coopératives) ne fait pas de la question démocratique dans les entreprises une ambition de la démocratie sociale, voire pas même une pensée. »

    La démocratie sociale au sein des organisations de l’économie sociale. Contribution à une discussion…

    Gilles Rivet, 25 Mars 2009

    Certes, Rivet pose cette question de l’intérieur des associations et à partir de leurs modes de gestion interne. L’inquiétude surgit car comment « ce » qui n’est n’est pas même une pensée de l’intérieur pourrait-il l’être à l’extérieur? C’est précisément cette question que Rivet aborde dans un deuxième article, une seconde fois, fois sa conclusion refroidit.

    Car, finalement la question est bien celle-là : l’économie sociale se saisit-elle de la question démocratique et comment ? Qu’est-ce que l’économie sociale apporte à la question démocratique dans son état actuel ?
    Or, alors que le champ de naissance de l’économie sociale fut très politique, on a le sentiment que l’économie sociale contemporaine a quelque peu déserté ce terrain. Il semble souhaitable qu’elle y revienne. Elle le peut au moins dans deux champs, que l’on pourrait qualifier d’interne et d’externe. À l’interne, il s’agit de prendre à bras le corps la question de la démocratie sociale, non plus de l’aborder à reculons, mais d’assumer l’antériorité de l’économie sociale et d’exprimer le potentiel qu’elle possède sur le sujet. À l’externe, les pistes ouvertes par la rencontre d’avril sur les territoires de l’économie sociale sont certainement prometteuses, à condition de mettre franchement le pied dans des portes qui ne sont pour l’instant que timidement entrebâillées… Et à condition également que l’économie sociale cesse de se réfugier derrière son histoire – certes vénérable – et ses principes canoniques – certes honorables -, et que ses instances et organisations fassent remonter la question démocratique vers le haut de ses préoccupations, sources de légitimité et de reconnaissance. »

    Peut-il exister des politiques publiques de l’économie sociale ? Le cas des territoires. Contribution à la rencontre d’avril

    Gilles Rivet mercredi 17 juin 2009

    Quelle sera l’évolution de ce débat dans le cadre des « mardis de Polanyi », mais ailleurs aussi ? Même élégamment posée, la question « chers amis sommes nous démocrates ? » devrait y mettre le feu. Quel sens faudra-t-il donner à sa répétition si personne ne la relève, sinon de conforter chacun sur le fait qu’elle n’intéresse personne et qu’on peut « y aller » sans état d’âme ? Dans cette hypothèse, lorsque se lèveront les soldats de l’an 2, il sera plaisant de compter les ventres déjà bien arrondis !

  13. J’aime avoir mal comme les autres ?

    Et le système sadomasochiste fit que tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves de plus pour de l’argent, reçussent une autre influence de plus sur eux pour s’en rassurer d’avancer à plusieurs.

    C’est ici la sagesse ou le sadomasochisme de plus de l’homme moderne. Que celui qui a de l’intelligence calcule le nombre très endetté du système car c’est hélas aussi un très grand nombre d’homme préférant être traité ainsi…

  14. @tous:
    pour en finir avec la gangrène, décidément, le vocabulaire des maladies du corps est en vogue:
    créer une irrigation monétaire nouvelle, tout de suite, et grâce à la monnaie anticrise!
    Instantanément, l’économie se remettra à repartir normalement, et il sera facile, ensuite de couper les branches mortes (ou membres gangrenés) sans aucune nuisance systémique, car, ce qui nous empoisonne, c’est que les grosses faillites ont un tel impact systémique, simplement parce que le détenteur de monnaie exerce un chantage permanent!
    jf

  15. Merci beaucoup à vous tous pour ces réactions, qui me confirment que l’idée que les démocraties représentatives occidentales sont incapables par nature d’éliminer durablement les causes profondes de la crise actuelle fait son chemin. Elle ne le peuvent pas tout simplement parce que les élus qui les dirigent ne représentent plus pour l’essentiel que leur ambition personnelle et les intérêts financiers de ceux qui les ont fait roi.

    Est ce pour autant qu’il n’y a pas de solution « légale » ? Je ne le crois pas. Les Appelés de l’An II n’étaient pas nécessairement des révolutionnaires ; ils étaient avant tout des citoyens qui prenaient en main leur destin pour protéger leur patrie, dans le cadre des règles militaires habituelles, simplement adaptées à l’élargissement des bases de la conscription. Il faudrait faire la même chose aujourd’hui, pacifiquement tant que nous avons encore la possibilité de la faire. La démocratie participative est prévue par la Constitution Française, qui permet, par exemple, le referendum d’initiative populaire. Pourquoi ne pas essayer d’en organiser un qui poserait la question de l’interdiction des aides de l’Etat, donc de l’utilisation de « l’argent des contribuables » comme disent les américains, pour soutenir des institutions qui font le commerce de produits financiers virtuels ?

    La virtualisation des produits financiers, n’est pas indispensable au bon fonctionnement des marchés. Elle est au contraire génératrice de désordre et de variations de cours, parce que les opérateurs sur produits virtuels ne peuvent gagner que si/quand les cours varient. Comment s’étonner qu’ils fassent tout ce qu’ils peuvent pour que ce soit le cas, comme on peut le voir encore en ce moment. Arrêter cette hémorragie serait un pas important vers un retour au calme, comme le serait une évolution rapide vers des systèmes de change fixe. Il est quand même choquant que les transactions sur les marchés des devises représentent plusieurs dizaines de fois le volume des transactions réelles de biens et de services. Battre monnaie était jadis un privilège régalien. N’est il pas temps qu’il le redevienne ?

    Jean-Paul

  16. à Silvie (21 juin 02:26)
    Je vous remercie chaleureusement pour l’esprit que vous avez mobilisé et consacré,
    au service des blogueurs, dans le prolongement de mon propos xxxxxx.
    Votre but premier : Replacer Bergson dans son contexte, notamment avec sa finalité et sa façon de voir les choses.

    Mon « Pack de Désirs Premiers Pondérés » (PDPP) est surement très très différent de celui de Bergson.
    En conséquence,
    les faisceaux de dynamiques hérétogènes que j’ai développés pour le satisfaire (ce Pack)
    ont probablement peu de rhizomes communs avec ceux de Bergson.
    Ce brave Monsieur Bergson tient probablement de nombreux propos pas trop faux
    qu’il me serait possible de ré-écrire à ma manière ne serait-ce que pour les mettre-en-cohérence
    avec mes autres inter-relations de méthodes, dynamiques, etc. Peut-on tout lire et tout ré-écrire ?
    Non : les rotations du soleil m’ont déjà rogné 60% de ma bio, de l’ordre de 100 ans, au mieux.

    Mes compositions récentes sont, depuis 10 ans, en chantier permanent :
    déconstruites, recomposées, dé-assemblées, remontées, remaniées, etc.
    Chaque jour je travaille avec les nuages du jour : intuitions de l’aurore, dizaines de livres ou ouvrages
    très très hétérogènes en lectures parallèles, nouveaux concepts, propos de radio, sauts du coq à l’âne;
    démarches artistiques fantaisistes ou – au contraire, démarches très très structurées,
    progressions (à la folie) vers l’impossible, récupération partielle de très vieux concepts oubliés,
    reprise par des grappes aux antipodes,
    Je casse presqu’autant que je reconstruis.
    Et je ne suis surement déjà plus d’accord
    avec ce que j’ai écris à je ne sais quelle date.
    A ce stade, je préfère ne pas vous parler des mots (eidos) que je suis bien obligé d’inventer.
    Par contre, je suis toujours vigilant à bien garantir une EVOLUTION TRES DOUCE,
    tendre ou compréhensive, à partir de l’existant
    Dans un tel chantier vous saisissee surement très bien ce qui suit :
    aucune théorie (même rédigée par moi) ne saurait rendre compte
    des créations, innovations, constructions à curseurs et géométries variables, etc.
    Par essence, une théorie conduit inmanquablement à un monde clos, contraire à la vie.
    Mais — vous me direz — si l’on laisse faire la vie … ça part vite dans tous les sens
    Eh oui, c’est ici que des petites astuces, indéfendables par la logique, sont nécessaires.
    C’est à l’artiste d’inventer … disons …
    une sorte de … langage ¤¤¤¤ (mot à trouver) … disons kineste-musical (en attendant)

    Une composition française m’est demandé par Pierre-Yves D.
    Un personnage Cartesio m’est réclamé par Paul Jorion.
    Des critiques d’art peuvent-ils discuter dans l’abstrait de 10 puissance n tableaux dont on leur a parlé
    mais que le peintre est toujours en train de bricoler sans encore savoir ce qui sera brûlé, exposé, repeint, mis en sommeil pour être sorti plus tard, etc.

    Et là dedans il y a de tout … je préfère ne pas vous faire la liste;
    ce serait déroutant … alors que la finalité est opposée … que ce soit très plaisant pour des types de personnalité les plus divers.

    Pour ce qui me concerne, réussir c’est qu’un certain nombre de mes « compositions à durées variables »
    entrent en diverses scènes … gambadent … ou s’asseoient …ou dorment … ou se retirent … ou s’installent partiellement … etc.
    On verra bien.

    Ainsi, peut-être le comprenez vous meiux maintenant
    il n’y avait absolument AUCUNE IRONIE de ma part à l’égard du texte de philo d’hier
    (écrit par Bergson ou par un brillant prof de philo inconnu).
    J’essayais, maladroitement, de faire partager le fait que mon travail
    est nullement piloté par un lot bien arrêté de principes « bien carrés »
    est nullement piloté par une théorie (générale ou restreinte)
    ne se fonde pas sur la croyance absolue (erronée) que l’on tout attendre des mots et de la syntaxe.
    Chaque ligne du texte de Bergson peut être contredite.
    Je suis surement encore peu clair par ce propos, mais je finirai par le devenir clair.
    Déjà deux fois j’ai dit que sera infiniment plus clair en février l’an prochain.
    Ne faut-il pas commencer par parcourir, un peu comme dans un zoo, palais de la découverte, ville greco-romaine, roman policier, champ de foire, etc. ?
    … sachant que le quidam ne pourra pas tout parcourir,
    … ne voudra surtout pas tout parcourir … et que rien ne justifiera de tout parcourir.
    Est-ce que ce sont pas les seuls marqueurs-repères, neutres, qui présentent de l’intérêt ?
    Oui, pour le grand nombre, c’est ce que je crois.
    Les proactifs feront, pour la plus large part possible, comme ils l’entendront.
    le minimum minimorum c’est ce qui laisse (ou rend) les juxtapositions ou coordinations possibles.

    Il y a surement des tas de trucs à prendre. Par contre, assurément, il n’y a aucune théorie à débattre.
    Il n’y a pas de -isme dans mon travail. Je n’utilise pas les mots libéralisme, capitalisme, socialisme, nationalisme, fédéralisme, etc. etc.
    Les discussions entre politiques façon XXe siècle sont au plus bas niveau des priorités et au dernier stade du calendrier.
    A propos du passage de Bergson, vous dites :

    nos sens et notre intelligence (…) ne sont pas adéquats à la connaissance de soi,
    seule l’intuition nous dévoile le plus profond de nous-mêmes

    Cette phrase me gêne, car je ne vois pace que pourrait mon (?) moi (?)
    sans mes 10 puissance n rapports au monde par mon histoire et mon expérience,
    sans mon anticipation inconcevable de mes prochains 10 puissance p rapports au monde avec (longue liste de prénoms-noms à 99.99% inconnus)
    Ensuite, OK
    l’intuition de cette réalité est très développée chez l’artiste
    le rôle de l’artiste et de l’oeuvre d’art est de nous faciliter son accès

    Sur ce point, je suis d’accord avec Bergson.

    mais celui qui approche le mieux cette réalité est le mystique,
    il ne s’agit pas du mystique chrétien, le Dieu de Bergson n’est pas celui des Ecritures, il l’appelle “force vitale créatrice

    Pleinement d’accord.
    Surtout ne répétez nulle part que je pourrais être un mystique. Vous ne seriez pas comprise, et je serais perdu.
    Vous dites :

    il reste alors la grande question des moyens…

    Là, je vous le promets, on verra de suite que je ne porte plus du tout la casquette du mystique.
    Merci à tous pour me proposer les noms des nouveaux personnages devant accepter le même pyjama :
    – ……. ? pour le bâtisseur de cadétrale creuse, souple, flexible, à géométrie variable
    – ……. ?
    – …….. pour le « mystique de la force vitale créatrice
    – ……. pour l’anticipateur visionnaire et planificateur des moyens à mobiliser aux étapes ad hoc
    Il est tard et je prends le train demain matin.
    Cette réponse rendra peut-être service à certains. D’autres s’inquiéteront … A tort !
    ne suis-je pas tout de même, pour une large part, un ingénieur. Je ne sais pas lequel de mes profils pourrait vous donner le plus confiance. Sachez qu’ils sont dans un très aimable entrelacement … aux passages décorés, peints, animés…
    Je ne relis pas. Il y a surement des loupés.
    (Il est tard et je prends le train demain matin)
    N’est-ce pas simplement l’allure sommaire d’ensemble qui vous importe ?

  17. @Pablo75: « à Juan Nessy… “l’économie c’est d’abord de la politique”: tout à fait d’accord avec vous… et quand l’économie s’écroulera, la politique (la démocratie, nous tous réveillés par la catastrophe) reprendra ses droits…  »

    Eh oui, c’est beau de l’entendre, de plus en plus nombreux sont ceux qui s’en rendent compte.
    Mais il ne faut pas dire que la politique reprendra ses droits puisqu’elle a toujours été là. C’est le peuple qui doit reprendre ses droits en ne croyant plus les théologiens du droit divin économique.

  18. @moi

    Je trouve que l’abstention est un scandale surtout pour ces européennes dans notre situation
    Ca dénote ou un abrutissemnt total ou un renoncement voir les deux
    Et ca discrédite les politiques qui sont élus avec 11 pourcent des voix
    Le vote est un devoir plus qu’un droit et laisser ce pouvoir a d’autre est plus grave que de dépasser de 1 km /h la viteese autorisée
    Faire payer les abstentionnistes ne couterait pas grand chose( il suffit de prendre les noms sur les registres de vote) et apporterait de la légitimité aux politiques et a la démocratie.

  19. « Il ne s’agit pas du mystique chretien… Le Dieu de Bergson n’est pas celui de Ecritures »
    Ce n’est pas tout à fait exact.

    – Le mystique est mystique et par définition ce « statut » ou cet « évenement » rend complètement obsolète l’appartenance à telle ou telle « religion ». Ce qui interesse Bergson ce sont justement les points communs entre les mystiques, qui semblent transcender leurs différences disons d’appartenance confessionnelles. Les mystiques chrétiens ne sont donc pas moins concernés que les autres.
    – Ils le sont même davantage que les autres car Bergson oppose explicitement ces derniers, mystiques chaleureux, au mystiques froid du bouddhisme. La démarche de Bergson est toujours une certaine forme d’empirisme radical (l’exprience, rien que l’experience, mais « toute » l’experience…) et il part de mystiques réels, dont les chrétiens qui jouent du reste un rôle privilégié.
    – Pour ce qui est de la conformité au Dieu des Ecritures, la répnse doit être nuancée.
    Disons qu’il s’agit plutôt de non-conformité à l’interprétation dominante « du » Dieu des Ecritures par l’Eglise catholique. L’approche de Bergson tend effectivement à faire de l’Univers une machine à créer des dieux (ce qu il y a de proprement fascinant c’est le developpement rigoureusement logique des arguments qui lui permettent d’aboutir à ce genre de conclusion… – autre exemple « mon corps s’étend jusqu’aux étoiles »), mais il y a également des thélogiens catholiques renégats, bergsoniens ou neo-bergsoniens. Fondamentalement le conflit avec les thomistes, à l’intérieur de l’Eglise catholique, porte sur la question du « vivant » et de la « finalité » à l’oeuvre dans la nature. Importante dans cette perspective la question de savoir si la Vie et l Elan Vital sont ou ne sont pas une seule et même chose dans la pensée de Bergson, qui est moins que clair à ce sujet (il semble adopter alternativement les 2 positions). Du reste les theologiens thomistes n’aiment pas les mystiques chrétiens, dont ils se méfient.

    Les mystiques prétendant être en contact avec Dieu, il faut étudier le mysticisme pour pouvoir dire quoi que ce soit de Dieu qui ne se fonde pas sur la foi. Ceci n’empêche pas que ce Dieu soit le même que celui des Ecritures. Bergson a désiré se convertir au catholicisme (même si plusieurs de ses ouvrages furent mis à l index). Il n’y renonça que par solidarité avec les autres Juifs.

  20. Nous devrions tous être des volontaires de l’an 2 ! alors une suggestion : ne serait-il pas utile de songer à canaliser les énergies de tous les volontaires dans un « appel – pétition  » pour la condamnation à mort avec exécution de l’actuel système financier ?
    toutes nationalités confondues !

    Non seulement les talents sortis du bois, mais aussi les éminences grises de tout poil qui prennet la parole individuellement.

  21. la finance n’est pas un problème.
    la finance inflationniste est un problème.

    La finance loin d’être un problème est la solution pour la prospérité des peuples.
    Il y a seulement beaucoup de choses à changer.
    Il est possible de faire autrement plus efficace en procédant bien plus simplement que le système actuel.

    Une monnaie unique est évidemment un point essentiel.

    Quand aux problèmes des ressources, il parait évident qu’il va être utile de procéder à une intensification des recherches en matière de recyclage.

    Il faut peut être également que bon nombre comprennent que l’amélioration des conditions ne passent pas forcément par de la consommation de produits mais également de plus en plus par de la consommation de service ou de produits issues uniquement du cerveaux des hommes (logiciels informatique … musiques … ) . Le cerveau humain est une ressource inépuisable: non seulement inépuisable mais plus la prospérité accroit et plus le potentiel de développement du cerveau devient grand, le rendant non seulement inépuisable mais dont les richesses ne font que s’accroitre constamment contrairement aux ressources du sol qui s’épuisent.

    Il y a des tas de choses auxquels on ne pense mais assurément, la finance n’est pas un problème mais bien LA SOLUTION.
    Mais bien évidemment, pas cette finance là, abject et immonde qui n’est qu’une forme d’esclavage moderne.

    Cdt,
    Mikaël

  22. Le but n’étant pas de se débarrasser de ce qui fonctionne mal ou très mal mais de l’améliorer quitte à le changer en profondeur.

    La voiture pollue. Doit-on se débarrasser définitivement de la voiture ou bien peut-on passer à une autre forme d’automobile moins polluante voir totalement non polluante ?…

  23. La proposition de Jean-Paul me paraît bien pensée.

    Compréhensible par tous,
    à chaud et au coeur du problème,
    théoriquement bien préparée sur ce blog,

    opérationnelle.

    Pour une pétition, ne pensons pas seulement « internet», mais aussi « des personnes »; des relais locaux, etc.

  24. Dans un grand élan d’optimisme flétri, je pense que les Volontaires de l’an 2 avorteront.

    Dans une société (du spectacle) centrée sur la vogue, évitant les vagues, et où la grande masse ne pense plus mais consomme et zappe, la mèche formée par la conscience collective (la Révolte disait Bakounine) est bien humide.
    Les étincelles brillantes que sont ces quelques blogs, « volontaires de l’an 1 » j’imagine, s’éteindront sous les huées hygrophiles du Grand Consensus mené par le Grand Intérêt.
    Égoïsmes prévalant, parasitage prévaudra.

    Relire le Grand Chef Seattle : « Nous verrons. » – On a vu, Chef, on a vu…
    http://anti-mediocratie.blogspot.com/2009/04/notre-civilisation-recente-est.html

    Quand l’espoir montre son grand cœur, le cynisme sort un pieu.
    C’était la minute sombre.
    Ravi de vous lire tous malgré tout.

  25. Sachant que le simple bon sens nous laisse subodorer que les dominants ne vont pas s’encombrer de ceux qui leur résistent lorsque l’enchevêtrement et l’accentuation des crises systèmiques leur deviendront trop indisposants, il peut rapidement être question d’apprendre à s’organiser sans eux (quelle audace !) pour rester en vie autrement qu’au prix de conflits fratricides terriblement sanglants par lesquels ils semblent parfois tentés de nous faire passer (cf. les guerres de toutes sortes des deux derniers siècles par exemple), donc, par nécessité vitale, sur les nouveaux paradigmes d’Evolution Soutenable émergents.

    Encore faudrait-il que les « Volontaires de l’An 2 » ne se trompent pas de combat et acceptent d’abord de renoncer aux vieilles recettes révolutionnaires pour y parvenir, les vieilles recettes de 1789, de 1848 ou de 1870, ou plus récemment des avatars marxistes du capitalisme, faut-il le préciser, n’étant plus du tout appropriées pour résoudre un tant soit peu, nos problèmes existentiels contemporains … et encore moins ceux de nos futurs viables à l’échelle des bientôt 7 milliards d’humains et des malheureux 10 kilomètres d’air respirable (déjà bien trop pollué) que nous avons à préserver ensemble !

    Cet excellent billet qui, sur un registre complémentaire de ceux de Paul et de François Leclerc et dans la même veine exploratoire que celle dont font réellement preuve beaucoup des contributeurs de ce blog, ne cède pas à la résignation et aux impuissances ambiantes, relance et élargit la réflexion économique à la dimension du questionnement archi-fondamental des ecoredéploiements expérimentés et impulsés directement par les populations les moins « démolies », encore en état de penser, de réagir et de s’entendre.

    Des regroupements d’ECOcitoyens pragmatiques, en état d’opérer de nouveau projets de vie avec détermination à partir de leur propre périmétre de responsabilité actuel, aux prises avec les nécessités alimentaires immédiates, la cancérisation financière, les multiples dérapages de la santé publique, les crises en cascades et les nécessités pressantes du bien-vivre-ensemble … c’est possible dès à présent et c’est déjà en train de se faire, sans bruit ni tapage inutile, à la fois dans l’indispensable pluralisation des sensibilités métaphysiques, la préservation vitale de la biosphère et de sa biodiversité, et dans la complémentarisation des projets d’Evolution entre eux au point qu’on puisse raisonnablement penser à la libre émergence prochaine d’une myriade de modélisations individuelles ou collectives écosoutenables soutenant une myriade d’arts de vivre nouveaux …

    En ce sens en effet, expérimenter cette diversité d’ECOredéploiements avec des « ECOcitoyens volontaires » par milliers en différents points géographiques et sous différents éclairages socioculturels, ne serait-ce que pour démontrer aux dominants avant qu’ils nous l’interdisent, que leur modèle n’est plus le seul et que leur embrigadement forcé n’est plus notre seul horizon, pourrait bientôt devenir l’une des voies privilègiées du « salut public »

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