L’actualité de la crise : Le crédit carbone, relais de croissance de l’« industrie financière », par François Leclerc

Billet invité.

LE CREDIT CARBONE, RELAIS DE CROISSANCE DE « L’INDUSTRIE FINANCIERE »

L’hypothèse, sérieuse mais ne pouvant par définition être établie, subsiste toujours : cela va craquer à nouveau de quelque part, soudainement, en dépit du sentiment largement répandu que « le pire est passé ». Les précautions de langage et les réserves employées par les grandes institutions internationales sont là pour nous le rappeler discrètement si on l’oubliait à notre tour. Car il y a beaucoup de méthode Coué – et si peu d’analyse charpentée – derrière ce que nous entendons dire, surtout quand cela est proclamé avec force et conviction. Vous rappelez-vous ces « jeunes pousses » impatientes sortaient de terre en veux-tu en voilà et dont on attend toujours la croissance ? Vous souvenez-vous de cette reprise annoncée en Chine, dont la situation inquiète en réalité les analystes attentifs, car on y observe une bulle financière gigantesque, constituée en peu de temps au nom de la relance et du crédit à tout va, mais qui a surtout abouti à une spéculation tous azimuts ?

Certes, les autorités sont parvenues une fois à contenir l’effondrement du système financier – une véritable chute libre, ont depuis reconnu certains – et cela permet d’accréditer l’idée qu’elles y parviendraient peut-être une seconde fois, si nécessaire. Mais la vérité, tenace, reste que la « shadow banking», la finance de l’ombre, est susceptible de réserver de nouvelles surprises. Et que les indices et autres repères dont disposent les économistes, et dont ils se prévalent encore souvent, non sans une certaine forfanterie et comme s’ils n’avaient rien appris, sont inopérants pour transpercer l’opacité de ce monde-là.

Rien cependant n’interdit de regarder de plus près, au cas où, les scénarii possibles de sortie de crise. Et de tenter de comprendre sur quelles bases la crise suivante se prépare.

Une question domine à ce sujet toute les autres, une fois admis que le monde ne retrouvera pas pour longtemps ses taux de croissance d’avant la crise, impliquant des coûts financiers et sociaux dont on tarde à reconnaître l’ampleur future, vu leur importance. Passant d’un déni à l’autre, car cela est dans l’instant toujours plus confortable. Dans leur course à « la création de la valeur », donc, où les financiers vont-ils désormais pouvoir chercher leurs leviers, depuis que certains de leurs terrains de jeux favoris ne sont plus praticables ? Dans quels domaines spéculatifs vont-ils chasser à nouveau, afin de renouer avec ces rendements à deux chiffres auxquels ils ont pris goût et qu’ils veulent retrouver ? Ni l’économie, dans l’état de pré-convalescence dans laquelle elle va se trouver, ni les recettes classiques reposant sur la titrisation des crédits à la consommation et hypothécaires, ne vont plus permettre de générer ces rendements de choix. L’endettement ne va en effet plus être le moteur de la croissance qu’il a été, ni la machine à profit du secteur financier. D’autres secteurs non plus, dont on découvre tardivement combien ils sont sinistrés et menaçants en Europe, notamment celui des LBO, qui consistent à acheter des entreprises grâce à l’emprunt, en faisant ensuite rembourser celui-ci par leurs soins, avant de les revendre.

Par quoi donc remplacer ces marchés perdus, avec quels collatéraux relancer la titrisation, ainsi que toute la palette des produits structurés ?

Dans l’immédiat, il y a certes quelques lots de consolation, non négligeables faut-il croire, vu qu’ils permettent aux banques senior de se prévaloir de superbes résultats. Il est d’ailleurs d’ores et déjà prévu que ceux du second trimestre ne devraient déparer ceux du premier. Les banques centrales arrosent le marché de liquidités à bas prix, on l’a déjà remarqué, accroissant les marges des banques alors que les taux des prêts ainsi que des obligations privées sont élevés et tendanciellement à la hausse pour la dette d’Etat. Mais, même dans ces conditions privilégiées, on est encore loin du compte en termes de rendements. D’autres secteurs déjà largement labourés restent certes également attrayants – comme disent les commentateurs financiers – dans le secteur des « commodities » (les matières premières), à commencer par l’incontournable pétrole, mais il est politiquement délicat d’en abuser. Enfin, le carry trade, en raison de la fragilité du marché des changes et des écarts qui pourraient laminer les marges, comme les ventes à découvert, ne sont plus ce qu’ils étaient.

Le Financial Times évoquait hier, à sa façon, quatre scénarii de sortie de crise, dans un article titré « à la recherche d’une sortie ». Il accréditait bien le retour de cette spéculation, en décrivant un dernier scénario parmi les quatre étudiés, le plus redouté par les banques centrales selon le journal. Il envisageait une situation de stagflation, marquée par une faible croissance, une forte hausse des prix, et un chômage important. Il précisait que ce serait la hausse du pétrole et des matières premières qui serait, dans cette hypothèse, à l’origine de la hausse des prix, c’est-à-dire de l’inflation. Alors que tout le monde s’inquiète de la création monétaire des banques centrales.

Mais la grande affaire financière qui s’annonce, afin de ne pas s’en tenir à ces bricolages, c’est bien entendu celle que va générer le « green business ». Le très documenté article de la revue Rolling Stones sur les turpitudes de Goldman Sachs, mis en ligne en anglais par le site contre-info ( http://contreinfo.info ), explique très bien les mécanismes par lesquels de majestueux profits s’annoncent. Le marché du crédit carbone va connaître aux Etats-Unis, la loi désormais adoptée par la Chambre des représentants, un développement foudroyant. Rappelons que ce marché va permettre à des industries polluantes d’acheter des droits à polluer à ceux qui disposent de surplus de ceux-ci, en raison de la baisse de leurs émissions de carbone. Et qu’il est prévu que la quantité globale de ces crédits diminue progressivement, ayant pour conséquence le surenchérissement graduel de ces droits. La décision de créer et de développer ce nouveau marché financier, et non pas de procéder par taxation gouvernementale, est du pain béni pour l’« industrie financière ». Rolling Stones l’a résumé ainsi : « C’est pire que le sauvetage (des banques) : cela permet aux banques de s’emparer cette fois-ci de l’argent des contribuables avant même qu’il ne soit collecté ».

Il ne faudrait pas penser que ce qui est ni plus ni moins que la création d’une nouvelle « commodity » résulte d’une improvisation. Le même article décrit toutes les actions de lobbying qui ont précédé et favorisé l’adoption de la loi, où la présence de Goldman Sachs est partout repérée, ainsi que l’ensemble des investissements déjà réalisés dans le secteur des technologies énergétiques de substitution, toujours par Goldman Sachs ou ses filiales. Cerise sur la gâteau, enfin, ce nouveau marché va se développer grâce à un produit, le crédit carbone, dont il est d’ores et déjà prévu que le prix va en augmenter, avec la bénédiction des autorités, sans qu’il soit nécessaire d’organiser en sous-main cette hausse, comme par exemple sur le marché du pétrole.

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43 réflexions sur « L’actualité de la crise : Le crédit carbone, relais de croissance de l’« industrie financière », par François Leclerc »

  1. @Wladimir et thierry ruaux
    Sont établis les fait suivants:
    – la concentration de gaz carbonqiue dans l’atmosphère augmente depuis le début du XIXé siècle, comme celles d’autres gaz comme le méthane.
    – Ces gaz ont la particularité physique de laisser moins passer le rayonnement qui vient de l’espace vers la terre que celui de la terre vers l’espace (“effet de serre”)
    – la température moyenne terrestre a augmenté depuis la même époque (de 0.6C-0.8C)
    – vous pouvez retourner le problème dans tous les sens, il n’y a pas d’explication qui tienne sans sans faire appel à l’effet de serre pour expliquer l’augmentation de température
    (concernant toutes ces affirmations, allez lire le rapport du GIEC – éh oui, c’est le meilleur document qui existe sur la question, désolé!)

    Evidemment, en science comme dans n’importe quel domaine de la vraie vie, on est jamais “sûr” de rien. Mais comme sauter du 25ème étage d’un immeuble a de fortes chances de se terminer par votre mort (même si vous n’en êtes pas sûr), il semble selon toute vraisemblance pas très prudent de continuer à brûler autant de charbon, gaz et pétrole “pour voir”.

    Quant à la théorie du complot, même en faisant abstraction de la science, il me semble clair qu’il y a plus de gens à l’heure actuelle qui ont à perdre (et beaucoup) d’une véritable limitation des émissions de GES, que l’inverse. Donc il y a beaucoup plus de chance que le complot soit de côté de ceux qui prétendent qu’il ne faut surtout rien changer.

    Quant à Goldman-Sachs et le marché des certificats verts, là, j’y crois très fort. Au risque d’un post un peu long, voilà comment les producteurs d’électricité en Europe ont gagné beaucoup d’argent en bénéficiant du programme similaire en Europe:
    – la plupart des certificats ont été donné gratuitement, pour éviter d’augmenter les coûts le producteurs (sidérurgique, cimentiers) européens par rapport à leurs concurrents étrangers. Pour l’électricité, cette raison ne tient pas: la production d’électricité n’est pas délocalisable parce qu’on ne peut pas la transporter sur de longues distances (le réseau nécessaire n’existe tout simplement pas et mettrait des dizaines d’années à être construit). Malgré cela, les producteurs d’électricité ont réussi à influencer les règles pour obtenir les certificats gratuitement (mais ça devrait être fini pour la “3ème période”, en 2013).
    – En tant que producteur d’électricité, même si vous recevez le certificat gratuitement, s’il vaut 20€/tonne et que chaque MWh produit émet 100g, le système se traduit par un coût variable de 2€/MWh supplémentaire pour vous. En effet chaque pour chaque 10MWh produit en plus vous devez acheter un certificat en plus (si vous n’en avez pas reçu suffisamment gratuitement), ou pouvez en vendre un en moins (si vous en avez trop). Donc vous allez passer ce coût supplémentaire sur vos clients (malgré le fait que vous recevez les certificats gratuitement).
    – Du point de vue du producteur la masse de certificats gratuits que vous recevez correspond à un gros subside fixe (vous recevez un paquet de titres négociables sur un marché, et la taille du paquet est calculé sur vos émissions passées, donc indépendant de ce que vous allez produire) mais à un coût variable. La théorie économique voudrait que ces nouvelles conditions avantageuse incitent des nouveaux producteurs à construire des centrales pour profiter de la manne, ce qui augmenterait la compétition et ferait baisser les prix. Or le production d’électricité est très très loin d’être un marché compétitif, et cette compétition n’aura en fait jamais lieu pour plein de raisons (manque de terrains disponibles, difficulté d’obtenir les permis de raccordement aux réseaux eux-mêmes souvent détenus par des producteurs, etc…)
    – Comment des règles si favorables aux producteurs d’électricité ont-elles pu être décidées par la commission européenne? Je ne pense pas que la commission européenne ait été “achetée”. Mais je pense qu’il suffit de comparer entre 1998 et 2005, au moment où ce programme a été discuté, le nombre de personnes qui travaillaient pour les producteurs à étudier les différentes possibilités avec le nombre de mêmes personnes qui travaillait pour la commission. Rien qu’Electrabel, producteur belge moyen à l’échelon européen, avait un département de 20 personnes, quasi tous doctorants en math, économie, finance. On parle donc à l’échelle de l’Europe de plus d’un millier de personnes, alors que la commission ne devait pas en avoir plus que 10! Il n’est donc pas étonnant que les producteurs d’électricité ait pu quasi écrire les lois eux-mêmes.

    Pour donner un ordre de grandeur on parle ici d’à peu près 2.5GtCO2 * 20€/tCO2 = 50 milliards d’euros pour la période 2005-2007. Et c’est sans compter sur la nouvelle opportunité de spéculation par les banques d’affaires (très actives en Europe aussi sur les marchés du CO2 et de l’électricité).

  2. Dans certains cas on peut appeler comploteurs les groupes qui jouissent des mêmes avantages économiques.
    Constitués en “mouvements” ou syndicats professionnels ils lobbyisent, c’est à dire complotent pour tirer avantages et lois spéciales au détriment des citoyens.
    Parfois ces groupes ont des intérêts opposés, c’est alors au lobby le mieux disant de l’emporter….quel que soit l’avantage pour le parlementaire déposant la proposition de loi ou votant la loi.
    Relire Machiavel.
    Pour diriger il faut mentir.
    Privilégier le court terme.
    Considérer les électeurs comme un troupeau d’imbéciles..crédules et disposés à se laisser ponctionner une part de pouvoir d’achat sous n’importe quel prétexte.

    Pas de politique sans compromission.

  3. Une fois de plus, je répète qu’il n’était pas dans mon intention au départ de lancer un débat sur oui ou non le CO2 résultant de l’activité humaine nous conduit’il à une catastrophe climatique, surtout en commentant un article économique de François Leclerc. Je ne suis pas scientifique et je laisse les scientifiques s’étriper sur ce sujet. Personnellement, je serais plutôt favorable à l’interdiction de la circulation automobile dans les grandes villes, non pas pour des raisons d’émissions de CO2 forcement néfastes, mais plus simplement parce que cela entraîne maintenant plus d’inconvénients que d’avantages. La pollution sonore et atmosphérique, l’espace inutilement gaspillé pour le stationnement, la dangerosité surtout pour les vieilles personnes et les enfants, la disparition des commerces de proximité détruits par la concurrence agressive des hypermarchés accessibles uniquement par le transport automobile, le coût exorbitant de ce moyen de transport, tout cela est suffisant pour essayer au moins de réfléchir à d’autres modes de transport mieux adaptés et, disons-le plus intelligents, d’autant que cela nous permettrait d’économiser ce précieux pétrole qui est indispensable ailleurs, servant par exemple à la fabrications de nos disques durs (et je ne vois pas comment nous pourrions continuer à dialoguer sans cet élément essentiel à nos PC)
    Je redis simplement que dans un monde entièrement dominé par le mensonge manipulable selon les circonstances du moment, monde nouvellement apparu depuis l’utilisation INDUSTRIELLE des techniques médiatiques, il est dangereux de croire à des vérités présentées comme l’évidence surtout à partir du moment ou elles sont partagées par le plus grand nombre sans la moindre critique. Je ne fais pas d’élitisme, je ne dis pas bien sûr que « La vérité est ailleurs », elle est bien devant nos yeux mais pour la découvrir, il faut mieux faire confiance à notre propre sens critique, à notre intuition, si vous voulez, et il vaut mieux être trop méfiant que trop crédule.

  4. WASHINGTON (Reuters) – Le moral des consommateurs américains s’est dégradé contre toute attente au mois de juin, montre l’enquête mensuelle du Conference Board.

    L’indice de confiance du consommateur établi par l’organisation patronale est ressorti à 49,3 contre 54,8 en mai.
    Les économistes et analystes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne un chiffre de 55,0 après celui de 54,9 annoncé initialement pour mai.
    Les indices boursiers Dow Jones et S&P-500 sont passés en territoire négatif dans la foulée de la publication de la statistique.
    L’indice d’évaluation de la situation actuelle a reculé à 24,8 contre 29,7 le mois dernier de même que celui des anticipations, passé de 71,5 en mai à 65,5.
    Parallèlement, l’indice mesurant le jugement des consommateurs sur la difficulté à trouver du travail est remonté à 44,8 contre 43,9 le mois précédent.

    http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=41f00c77bbccc5015cc39afd5cc15c1d

  5. @Wladimir
    OK, pour l’attitude. Mais ce n’est pas parce que tout le monde est d’accord avec quelque chose que c’est forcément faux (genre la terre tourne autour de soleil). Par contre quand on entend partout quelque chose qui est a l’avantage d’une minorité, là il faut se poser des questions. Dans la cas de la réduction de la combustion des fuels fossiles, cela ennuie tout le monde (moi y compris), pas une minorité. Et les scientifiques (du GIEC) n’ont pas énormément à y gagner, contrairement à ce que certains pensent. Ces gens ne gagnent pas des fortunes (j’ai croisé J-P Van Yperseele, vice-président du GIEC, sac sur le dos, dans un gare de province avant-hier. Ce gars ne roule pas sur l’or je peux vous l’assurer).

    NB: la circulation dans les villes c’est une chose (et je suis d’accord avec les arguments avancés). Le problème c’est qu’il y en a mille et une autres. C’est là toute la difficulté…

  6. @ TARTAR
    “D’autre part le réchauffement est aussi constaté sur Jupiter”

    hum, on aurait un historique de plusieurs centaines de milliers d années de la température de Jupiter, montrant un accroissement “tendanciel’ recent de sa temperature moyenne? Décidément, le brio de notre espèce m étonnera tjrs!

    S’il vous plait, lisez un rapport du GIEC dans son ensemble avant de suivre le pas et s’élever contre la pensée unique. Vous y voyez du dogmatisme? Vous y voyez un defaut de nuances?

    @ DB
    Claudre Allegre disait: « Le principe de précaution, c’est l’arme contre le progrès » .

  7. Arrco qui gère les complémentaires retraite des salariés va surement s’y interesser et se faire a nouveau carboniser.

  8. Si on superpose les graphiques
    1) variations de températures depuis 450 000 ans
    2) concentrations de co2 depuis 450 000 ans
    — ) on s’apercevrait que les variations de températures précédent de 400 à 4000 ans les changements de concentrations de CO2 … et non l’inverse .
    un parallèle peut être fait à ce niveau avec le méthane : ce gaz enserré sous le permafrost et dans les profondeurs des sédiments océaniques produit un effet de serre 10x + important que le co2 or on sait que plus les glaces de SIBERIE fondent ( et plus la températures des profondeurs océanes augmentent ) moins le méthane est contenu dans les sols , plus il s’échappe , plus il accroit l’effet de serre …

    Il faut savoir par ailleurs que très près de nous ( entre 950 et 1450 après JC ) le globe a connu une période chaude ( dite période chaude médiévale ) dont la température moyenne dépassait de 3°C la moyenne actuelle !
    En fait on se rend compte que la terre connait régulièrement des cycles durant lesquels elle alterne des périodes glaciaires et des périodes chaudes ( avec des variations à l’intérieur de chaque ‘ vague ‘ )

    Ceci étant il est clair que ces éléments ne doivent étre compris comme un permis de polluer et de laisser faire . Seulement la mariée est un peu trop belle et si l’on devait lutter efficacement contre les émissions de Co2 ne croyez vous pas qu’on aurait inventé autre chose que d”instituer des permis de polluer payants qui vont aller enrichir le lobby de la finance .

  9. soit les permis à polluer,
    (et c’est pour quand les permis à la destruction massive, nucléaire – ….! – ou autres – ….! – ? )

  10. @François LECLERC

    Le marché des crédits carbone est effectivement une extension de la marchandisation.
    La suivi de la réalité sous-jacente sera des plus mal aisé.
    Il est à craindre que votre alerte soit des plus justifiée.
    C’est de la finance pure dans le plus pur de ses délires incontrôlables.

    J’ai donné plus haut un lien relatif aux MDP (Mécanismes de Développement Propre) Les quelques projets concernant le Sahel dont j’ai eu quelques détail ne me paraissent pas très bénéfiques au développement des populations locales. Les projets d’agroforesterie très décentralisés ne concurrençant pas les cultures vivrières ou les favorisant , création de haies….sont malaisés à mettre en œuvre. C’est une nouvelle fois le gros business qui prendra les terres pour vendre du vert.

    L’idée semblait intéressante, sa réalisation inquiète. Il est certainement plus facile aux politiques de créer un nouveau marché, de nouveaux produits financiers, que de définir une fiscalité pénalisante pour les productions polluantes. C’est pourtant ce qu’il conviendrait de faire.

  11. Cécile dit :
    30 juin 2009 à 22:23
    soit les permis à polluer,
    (et c’est pour quand les permis à la destruction massive, nucléaire – ….! – ou autres – ….! – ? )

    Au Québec le ministère des Transports octroie déjà des permis de défoncé les routes aux GRANDES compagnie de camionnage, alors… pourquoi pas des permmis de marrée noire, d’accident nucléaire, etc. Il n’en sont plus à un détail près… (Même remarque pour les ministères fédéraux) Ne manque qu’une bourse pour se pèter une belle bubulle…

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