L’actualité de la crise : Problèmes de riches, par François Leclerc

Billet invité.

PROBLEMES DE RICHES

Il est parfaitement connu qu’à l’origine de toutes les bulles financières qui sont apparues depuis plusieurs décennies, il y a un même phénomène : l’excès de liquidité. En l’occurrence, l’existence d’une gigantesque manne de capitaux qui cherchent les meilleures opportunités d’investissement et se déplacent au gré de l’apparition de celles-ci. Parfois brutalement, créant ainsi des catastrophes. On dit que ces mouvements sont erratiques, voulant signifier qu’ils errent et sont instables, laissant parfois aussi entendre qu’ils n’ont pas de cohérence, ce qui est faux à un double titre. Du point de vue de la langue française, comme de la réalité du phénomène.

Leur cohérence est en effet simple à trouver, c’est celle de la conjugaison optimale entre meilleur rendement et moindre risque. Mais cette belle formule réclame un éclaircissement immédiat: les rendements, il suffit de les étudier, les risques, il faut à tout prix les minorer. Ce qui justifie l’emploi de toutes sortes d’artifices, avouables ou non, dont la maîtrise est le véritable savoir-faire de la finance. La finance, c’est bien connu, a horreur du risque. Et lorsque l’on entend parler du retour de « l’aversion au risque », on est sur de se retrouver une fois de plus dans le grand bain idéologique dans lequel de nombreux experts en économie adorent nous faire barboter, car en fait de retour, on ne se sépare jamais de cette profonde aversion lorsque l’on est un financier avisé.

Parmi les nombreux problèmes que le système financier traverse aujourd’hui, il en est un peu détecté, bien qu’il annonce des périls encore plus importants que ceux auxquels on cherche à s’échapper. Non, il ne s’agit pas de la concentration bancaire, qui a été engagée à chaud au cours de la crise actuelle, et qui va se poursuivre tout au long de la période à venir, au fur et à mesure que les banques vont tenter de colmater leurs brèches. Bien que ce soit un problème majeur, devant lequel la « régulation systémique » qui nous est promise apparaît déjà, avant même d’avoir été mise en place, comme n’ayant comme vocation que d’être inévitablement dépassée par les événements. Expliquant d’ailleurs que, aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, lieu d’accueil actuel des principales places financières, on souhaite en confier la responsabilité aux banques centrales, car en réalité elles l’exercent déjà (ou tentent de le faire). Non, le problème encore plus important et néanmoins oublié est celui de la croissance des liquidités en cours.

Quel est le principal effet des plans de lutte contre la crise financière et économique ? Accroître encore davantage la masse de ces excès de liquidité qui ont été à l’origine des bulles précédentes. Quelle conclusion peut-on en tirer ? Que la taille de la prochaine bulle sera encore plus imposante. Quelles en seront les implications ? Nul ne le sait, mais elles seront encore plus dévastatrices !

La logique du système financier n’est pas seulement de se reproduire, envers et contre tous, elle est aussi de grossir et devenir obèse, cette pandémie du siècle. Les liquidités sont un terme trompeur, comme souvent le sont les termes financiers. Ils évoquent la souplesse des fluides, l’huile qui permet aux rouages de bien fonctionner en mécanique. Les financiers revendiquent comme une victoire de la développer et s’opposent à tout ce qui pourrait la restreindre. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il leur est nécessaire de pouvoir à tout moment sauter sur les occasions, partir à la recherche d’un meilleur rendement. C’est à dire le placement qui offre le meilleur taux et qui est le plus…liquide. Et tout le vocabulaire est à l’avenant : on ouvre les vannes du crédit, mais c’est pour endiguer la crise. On injecte des liquidités, alors que la crise résulte de l’insolvabilité… Allez comprendre !

De fait, les liquidités sont un véritable poison dont on ne sait plus se débarrasser. Adopter le point de vue d’un investisseur, c’est se mettre sur le dos un sacré problème de riche : où placer, pour ensuite les déplacer, ses liquidités ? Ce n’est pas un problème de pauvre, car ceux-ci sont sommés de se désendetter. Les économistes préfèrent dire qu’ils doivent désormais épargner, ce qui est tout de même un comble. Cela ne va pas poser un problème aux riches, car ils vont désormais prêter aux Etats, et puis faire leurs affaires entre eux, mais cela va contribuer à encore augmenter les liquidités…

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104 réflexions sur « L’actualité de la crise : Problèmes de riches, par François Leclerc »

  1. @ Jérémie, vous dites :
    « Contrairement aux idées reçues venant de la part des vainqueurs après la chute du Mur de Berlin, je constate que
    ce n’est pas encore tout-à-fait la fin des idéologies, je peux bien sur me tromper.  »

    Les « vainqueurs » étaient préparés à vaincre le « mur » bien avant qu’il ne soit pas construit. Pensez à toutes les guerres idéologique et armées qui ont eu lieu depuis « octobre rouge » et même avant.
    Ce que nous ne savions pas c’est que les « vainqueurs » étaient aussi préparés à vaincre les illusions de ceux qu’ils avaient embrigadés dans cette guerre idéologique. C’est ce qu’il se passe depuis 1989.
    Les « vaincus » des deux côtés n’ont qu’à s’en rendre compte, dans la mesure où ils arrivent encore à utiliser le vaste héritage culturel et historique que l’Histoire leur en fourni.

  2. Inflation, voire même hyper-inflation ? Je serais prudent à propos de ces perspectives, soit parce qu’elles seraient inéluctables, soit même car elles seraient des remèdes souhaitables.

    Dans le premier cas, parce que les liquidités dont on parle, ces masses de capitaux dits « flottants » qui ne cessent de croître, ont une existence de plus en plus déconnectée de l’économie « réelle ». Ce qui ne veut pas dire qu’elles n’ont pas d’impact sur celle-ci. Exemple: les instruments financiers de « nus » n’impliquent ni achat ni vente « physique » de pétrole, mais ont un fort impact sur le cours de celui-ci, et donc sur son acquisition en « réel ».

    La pyramide financière repose de plus en plus sa pointe et sa base d’en haut s’élargit, ce qui la rend de plus en plus instable.

    Dans le second, parce que l’inflation ne favorise ceux qui ont des dettes que si celles-ci sont à taux fixe et que leur revenu est lui indexé. Nuance! Et que cette hypothèse d’école serait difficilement supportable tant par l’économie que par le système monétaire international actuel et créerait un gigantesque chaos. Les temps ont changé.

    En réalité, le danger inflationniste proviendrait d’une mauvaise synchronisation entre le redémarrage du crédit bancaire, signe de les injections de liquidité descendent dans l’économie, et le retrait de ces mêmes liquidités du marché par les banques centrales.

  3. @François Leclerc
    Concernant l’inflation, dans « Le bal des vampires » vous dites:

    “Avec beaucoup de pédagogie et afin de convaincre, [Bernanke] énumère quatre pistes : 1/ Des adjudications inversées, la Fed cédant des obligations inscrites à son bilan en échange de liquidités. 2/ La vente par le Trésor d’obligations, dont le produit serait déposé à la Fed. 3/ La création de dépôts à terme rémunérés. 4/ La vente d’une partie de ses obligations à long terme sur le marché.”

    Et pourquoi pas:
    5/ Obliger les banques à racheter à la valeur comptable les actifs qu’elles avaient vendu à la Fed.
    6/ Augmenter les taux de réserve obligatoire (sans les rémunérer cher comme en 3).
    7/ Augmenter les ratios minimum de fonds propres.
    8/ Amendes pour les banques incapables de satisfaire aux exigeances

    Un avis?

  4. @Michel MARTIN

    Qui dit le 27 juillet 2009 à 08:54
    « Quels sont les mécanismes qui font que l’argent ne se dévalue pas dans cette situation d’excès de liquidité? »

    Une tentative de réponse:

    Si on différencie l’argent de l’économie dont l’origine est le crédit et qui n’est pas véritablement de l’argent mais plutôt des reconnaissances de dettes et l’argent (le vrai) qu’utilisent les banques entre elles et qui est produit par la banque centrale, est-ce que l’excès de liquidité c’est l’argent de l’économie (dépôts, comptes épargnes,etc) ou l’argent des banques (monnaie centrale)?
    Dans la première hypothèse, il va disparaître de lui-même par le désendettement (n‘oublions pas que c‘est une monnaie temporaire), dans le second cas pour la monnaie centrale si les banques n’accordent plus de crédit parce que les agents économiques sont devenus insolvables il va rester gelé.
    L’ensemble de la première et de la deuxième hypothèse devrait donner une déflation sévère dans les années à venir. Le dollar va prendre de la valeur.
    Quand on dit que l’immobilier a perdu 50% de sa valeur, n’est ce pas plutôt le dollar qui a augmenté intrinsèquement sa valeur de 50% ?
    J’ai lu qu’au passif de la FED dans son bilan il n’y a que 3000 milliards de dollars (est-ce exact?), si c’est vrai, c’est qu’aux USA et dans le monde il n’y a que 3000 milliards de dollars de vrai argent, ce qui me semble peu au final pour une monnaie internationale quand on sait que le PMB est de 55 000 milliards de dollars/an.
    Pour moi pour l’instant il ne peut pas y avoir de risque d’hyperinflation avec ces montants là.

  5. François Leclerc dit :
    27 juillet 2009 à 09:33
    @ PDG
    [….]

     » La régulation finalement mise en place sera contournée, ne faisant que tourner autour du pot, alors que de nouvelles bulles (publique et privée) sont en train de se constituer et que la précédente n’est pas dégonflée. »

    A partir des années 1980, les gens de finance ont obtenus une autonomie
    presque totale: la crise actuelle montre qu’ « ils » n’ont pas su en user avec efficacité.
    « Ils » ont mis en danger les bases de notre Société et « ils » sont irréformables.
    ( Simon Johnson est essentiel…)
    Le mammouth, c’est « eux », pas l’Etat.
    Historiquement, les exemples sont nombreux qui montrent qu’une collectivité
    progresse quand de soit-disant obstacles lui sont proposés.
    Exemple: les ravages de l’esclavage et son abolition.
    Il n’y a aucun paradoxe à soutenir qu’une réglementation est un progrès.
    L’idée selon laquelle la finance serait hors du champ étatique est déraisonnable.
    Porter remède aux destructions sans précédent d’une bande de faillis est
    un acte nécessaire pour toute démocratie encore vivante.

    Le dire souvent, sans faiblir:
    ils ont échoués;
    la page est blanche;
    place aux pouvoirs publiques (démocratiques);
    un consensus est à créer;

  6. @ fujisan:
    vous avez peut-être raison; mais même dans ce cas, il pourrait être dans l’intérêt de la haute finance de pouvoir recourir à une circulation monétaire qui permettrait une parfaite stabilité des prix car, n’oublions pas qu’une hyperinflation ruine, certes, collectivement tout le monde, mais en premier lieu les grandes fortunes financières!
    Paradoxalement, une monnaie anticrise (fondante), en étant un moyen efficace de sa circulation, pourrait ajuster l’émission si bien que toute évolution inflationniste sera évitée.
    En fin de compte, les plus fortunés cesseraient de s’enrichir via la mécanique diabolique des intérêts et des intérêts composés, mais leur « avoir » serait protégé, car stable dans le temps. La non-croissance exponentielle de leurs fortunes en le maintenant simplement stable serait déjà un résultat remarquable!
    Je précise que les frais de garde seraient appliqués à la nouvelle monnaie émise, la monnaie traditionnelle resterait dans les coffres ou retrournerait à la banque centrale moyennant prélèvement de frais de garde et au rythme choisi par les détenteurs de billets.
    Il me semble que la transition vers cette réforme pourra et devra se faire sans spoliations massives, mais par une adaptation qui interviendrait tranquillement en mettant le temps choisi par les détenteurs des billets actuels.
    Car, je rappelle que la transition ne doit pas être confiscatoire, étant donné que ceux qui se sont enrichis ne sont pas forcément « pires » que ceux qui n’ont pas réussi, alors, match nul!
    jf

  7. À force de jouer au Casino, voilà ce qui risque d’arriver aux riches: « Chine : un patron battu à mort par ses employés. La croissance n’épargne pas la Chine des conflits sociaux de grande ampleur. Vendredi dernier, la restructuration de l’usine sidérurgique Tonghua Iron and Steel au nord-est du pays, a tourné au drame. À l’annonce d’un plan de 30 000 licenciements (sur 35 000 salariés), des ouvriers de l’usine ont battu à mort leur directeur général, Chen Guojun. » http://fr.news.yahoo.com/80/20090727/twl-chine-un-patron-battu-mort-par-ses-e-554568f.html

  8. Ne critiquez plus Bernanke, ce martyre de la crise:

    Bernanke s’est « bouché le nez » lors des renflouements bancaires AP | 27.07.2009 | 03:58

    Le patron de la Réserve fédérale américaine Ben Bernanke a déclaré dimanche dans le Missouri qu’il avait dû « se pincer le nez » l’an dernier lors du plan de renflouement des banques avec l’argent du contribuable, mais il a soutenu que cette décision était indispensable pour éviter un effondrement de l’économie.

    Ben Bernanke a fait cette remarque lors d’une rencontre avec le public à Kansas City, Missouri, sous le feu des questions à propos du sauvetage des établissements financiers déclarés « trop gros pour tomber », comme le géant de l’assurance AIG.

    Comme un petit entrepreneur lui disait avoir du mal à avaler de telles actions, alors que les PME se battent pour survivre, Bernanke a reconnu: « Rien ne m’a plus frustré et mis en colère que d’avoir à intervenir quand des sociétés avaient ‘fait des paris hasardeux' ». Mais il a rappelé que ne rien faire aurait été encore plus dommageable pour l’économie.

    « Je ne voulais pas être la patron de la Réserve fédérale qui aurait présidé la Seconde Grande Dépression » a précisé le banquier, « Alors je me suis bouché le nez. Cela me dégoûte autant que vous ». AP

  9. @ fujisan:
    oui, je suis un « naïf », sans doute, mais, au fond, je suis naïf, pas en ce qui concerne les fortunés et leur supposé comportement cynique et maffieux, mais en ne comprenant toujours pas la couardise des « bienpensants » de gauche qui s’indignent des enrichissements scandaleux des riches mais se contentent de « gueuler » ou de « marxiser », de s’enfoncer dans des non-solutions!, au lieu de se saisir des propositions concrètes d’une réforme monétaire qui peut et doit marcher dès que suffisamment de personnes la souhaitent, disons démocratiquement!
    Au fond, 99% de la population aurait à y gagner dans cette réforme, les 1% les plus riches seraint simplement limités par rapport à un enrichissement supplémentaire, alors, l’obstacle est bien dans la tête des gens et dans leur incapacité de penser du nouveau! L’objectif de cette réforme es la suppressionde la rente du capital! Tout simplement!
    Il fait que j’admette que cette réfrme monétaire est à ce point nouvelle qu’elle bouleverse tous les conditionnements infligés par l’université et par la tradition de 4000 ans au moins, un peu comme à la renaissance quand il fallait bien admettre que la terre tourne autour du soleil! Cela a mis du temps!
    Bernard Liétar m’a bien prévenu à quel point il est difficile de changer les paradigmes!
    Et il est vrai que l’essentiel de l’enseignement des sciences économiques doit être jeté par dessus bord!
    Il me semble que c’est cela le plus grand obstacle à franchir!
    Il est peut-être « naïf » de croire que les gens pourraient penser par eux-mêmes!
    j

  10. @ J_Finckh

    je soutien tout à fait votre idée de monnaie fondante….ce n’est pas le sens de ma remarque…
    je vous l’ai déjà dit ,d’ailleurs , sous d’autres pseudos…
    je cherche le comment pouvoir faire passer cette idée lorsque ,quand elle a pu ètre mise en œuvre un temps , elle s’est vu
    « interdite » malgré sa popularité , comme vous le dites plus haut.
    il me parait très important pour que les sociétés humaines puissent se doter d’un système monétaire non «  »thésauratif »
    d’identifier les raisons qui permettent l’apparition de régimes autoritaires imposant le retour aux monnaies
    il est bien évident qu’on ne peut plus rien attendre des appareils politiciens dont le pseudo-clivage DroiteGauche
    n’est qu’un cache-sexe….
    il me semble que vous touchez du doigt le vrai problème quand vous dites plus haut:
    « Il est peut-être “naïf” de croire que les gens pourraient penser par eux-mêmes! »
    il n’y a pour moi aucune naïveté , mais une utopie dont notre responsabilité est de la réaliser….
    j’essaie de m’y employer tout les jours à la mesure de mes capacités….;
    cordialement

  11. Je ne partage pas tout à fait les idées générales, dans les grandes (ou petites) lignes, question de point de vue.

    Personnellement je pense tout simplement (mais c’est là que le dogme de la pensée unique s’installe) que les taux d’intérêts pour les prêts/emprunts n’ont aucune raison d’exister! Quelle est leur justification « naturelle » (le temps, le risque). Le temps est un facteur subjectif pur (d’ailleurs même les physiciens ne savent pas le définir), et le risque devrait être assuré par celui qui prête.

    Quel est l’hypothèse qui me dit qu’une maison aujourd’hui vaut plus qu’une maison demain
    Pourquoi devrais-je payer une prime de défaut de payement (risque) de mon prêt? (La banque ne doit pas me prêter si elle n’a pas confiance)

    Donc, je ne vois pas pourquoi une banque prête de l’argent avec un taux d’intérêt. Une commission je peux comprendre (rémunération des transactions et du personnel) mais le taux d’intérêt, non.

    Les taux d’intérêts, ajoutés aux réserves fractionnaires (obligatoires) et ont comprend le reste de la supercherie…

    Je voudrais bien que quelqu’un m’explique….
    PS : de véritables explications, pas les beans des manuels économiques…

  12. Le malheur d’être riche, c’est qu’il faut vivre avec des gens riches. [Logan Pearsall Smith]

    Celui qui s’attache à une idéologie échoue à changer le vocabulaire du monde, d’où les nombreux problèmes supplémentaires des gens riches ou des gens pauvres.[anonyme]

    Le superflu des riches devrait servir pour le nécessaire des pauvres, mais tout au contraire, le nécessaire des pauvres sert pour le superflu des riches.[Jean Domat]

    Il paraît que la crise rend les riches plus riches et les pauvres plus pauvres. Je ne vois pas en quoi c’est une crise. Depuis que je suis petit, c’est comme ça.[Coluche]

    J’ai été riche et j’ai été pauvre. Il vaut mieux alors être riche pour mieux avoir davantage d’ami(e)s flatteurs à vos cotés au restaurant.

    Le sort du riche n’est pas lié au sort du pays. Le riche appartient au monde sans frontières de la puissance.
    [Louis Pauwels]

    Nous voyons par expérience que le riche, à qui tout abonde, n’est pas moins impatient dans ses pertes que le pauvre, à qui tout manque. [Jacques-Bénigne Bossuet]

    Pourquoi ce ne sont pas les riches qui vont au sage, mais plutôt l’inverse ? Parce que les sages savent bien ce dont ils ont besoin pour vivre, tandis que les riches l’ignorent, dépendant de l’argent plus que de la sagesse. [Antisthène]

    « Voici deux voleurs. Celui-ci est pauvre, et vole les riches.[…] Cet autre est riche et vole les pauvres. » [Victor Hugo]

    L’homme n’est riche que de la modération de ses désirs. [Louis de Bonald]

    Les riches ont des angoisses, les pauvres ont des inquiétudes. [Louis Scutenaire]

    Le plus riche des hommes, c’est l’économe, le plus pauvre, c’est l’avare.[Chamfort]

    La feinte charité du riche n’est en lui qu’un luxe de plus ; il nourrit les pauvres comme des chiens et des chevaux.
    [JJ Rousseau]

    Les lions sont comme les riches, ils laissent toujours quelque chose. [Daniel Pennac]

    On excuse les vices du riche, et on ne supporte pas les défauts du pauvre. [Michel Campiche]

    Fermons les yeux, vous ne pouvez pas toujours aider ou protéger le riche en brimant continuellement le pauvre.

    Les riches : vous voyez bien ce qu’ils ont, vous ne voyez pas ce qui leur manque.[Saint Augustin]

    Il ne dépend pas de toi d’être riche, mais il dépend de toi d’être heureux.[Epictète]

    On se ruine souvent pour soutenir qu’on est riche.[Gustave Le Bon]

    Nous sommes plus riches que nous ne pensons ; mais on nous dresse souvent à l’emprunt.[Montaigne]

    Savoir se contenter de ce que l’on a : c’est être riche. [Lao-Tseu]

    Je suis riche des biens dont je sais me passer. [Louis Vigée]

    Il faut plaindre les riches : leurs biens les environnent et ne les pénètrent pas. [Anatole France]

    Nous sommes riches aussi de nos misères. [Antoine de Saint-Exupéry]

    Attache plus de prix à un humble vertueux qu’un riche orgueilleux passant devant toi. [Miguel de Cervantès]

    C’est l’esprit qui fait le bien ou le mal, qui rend heureux ou malheureux, riche ou pauvre. [Edmund Spenser]

    La pauvreté paraît bizarre aux riches. Ils ont du mal à comprendre pourquoi ceux qui ont faim ne sonnent pas pour qu’on leur serve le déjeuner.[Walter Bagehot]

    Distances. La seule chose que les riches soient prêts à accorder aux pauvres en souhaitant qu’ils la gardent.
    [Ambrose Bierce]

    Bien sûr, la loi est différente pour le riche et pour le pauvre. Sinon qui se lancerait dans les affaires ? [Ralph Stewart]

    Parole d’homme riche : les pauvres, on a beau ne rien leur donner, ils n’arrêtent pas de demander. [Chamfort]

    Les plus riches ont remplacé le besoin par les besoins. [Paul Morand]

    Si la société libre ne parvient pas à améliorer le sort de la majorité des pauvres, elle ne pourra pas sauver la minorité des riches. [John Fitzgerald Kennedy]

    Quoi qu’on fasse, on ne peut se déshonorer quand on est riche. [Denis Diderot]

    En bornant ses désirs, on borne ses besoins ; Le plus riche est celui qui désire le moins. [J. Saintine]

    Pour se faire riche, le mépris des richesses est la plus courte voie. [Sénèque]

    Il n’est pas nécessaire de mépriser le riche, il suffit de ne pas l’envier.[Jules Renard]

    C’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches. [Victor Hugo]

    C’est du chômage de l’autre, que l’homme bête se sent fier et vaniteux de nos jours, c’est le progrès des riches.

    C’est parfois l’homme le plus pauvre qui laisse à ses enfants l’héritage le plus riche.[Ronald Ross]

    Il ne faut jamais se foutre de la gueule des riches car on ne sait pas ce qu’on peut devenir.[Frédéric Dard]

    Le plus pauvre n’échangerait pas sa santé pour de l’argent, mais le plus riche donnerait tout son argent pour la santé.
    [Charles Caleb Colton]

    Les riches sont partout chez eux, pas les pauvres. [Gilbert Cesbron]

    Il y a toujours de la sueur de pauvre dans l’argent des riches. [Eugène Cloutier]

    Le pauvre sans désir possède le plus grand des trésors ; il se possède lui-même. Le riche qui convoite n’est qu’un esclave misérable.[Anatole France]

    La loi ne donne pas les mêmes droits au pauvre qu’au riche. [Plaute]

    On questionne d’ailleurs souvent plus les gens pauvres que les gens riches de nos jours, certains sont même davantage payés de nos jours pour mieux laver le cerveau des hommes, soyez toujours malheureux sans joie.

    Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c’est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit. [Henri Lacordaire]

    L’économie est une science qui est seulement à la portée des riches. [Henry Murger]

    Si la fortune est aveugle, le riche est sourd. [Eugène Beaumont]

    Donnez, riches ! L’aumône est soeur de la prière (ou de la concorde). [Victor Hugo]

    Seuls les riches peuvent être ruinés, Seuls les malades peuvent guérir ; Voilà encore deux grandes injustices de la vie.
    [Yves Mortier]

    Toute destruction brouillonne affaiblit les faibles, enrichit les riches, accroît la puissance des puissants. [Jean-Paul Sartre]

    Etre aimé, c’est plus qu’être riche, car c’est être heureux. [Claude Tillier]

    Ne dirait-on pas que la richesse rend heureux ? Ce sont les pauvres gens qui font courir ce bruit ;
    les gens riches seuls savent qu’il est faux. [Joseph Méry]

    Les nouveaux riches mangent les truffes avec tant d’avidité qu’ils ont l’air de les trouver. [Robert de Montesquiou]

    Le libéralisme contemporain profite aux riches ; et à personne d’autre. [Gilbert Keith Chesterton]

    Ce n’est pas aussi en tourmentant davantage les gens pauvres que l’on rendra les riches plus tranquilles.

    L’homme pauvre, mais indépendant des hommes, n’est qu’aux ordres de la nécessité. L’homme riche, mais dépendant, est aux ordres d’un autre homme ou de plusieurs. [Chamfort]

    Les riches ne se lient jamais d’amitié sincère avec les pauvres. [Massa Makan Diabaté]

    Un homme riche passera souvent pour un homme juste bon et intelligent qu’un homme pauvre et sans parure.

    La charité du pauvre, c’est de vouloir du bien au riche. [Anatole France]

    Les riches héritent, les pauvres n’ont pas de parents. [Baltasar Gracian Y Morales]

    Les riches croient que les pauvres le font exprès. [Jean-Pierre Milovanoff]

    Les nouveaux maîtres du monde sont riches et ne voient rien d’autre que leur richesse. [Sébastien Lapaque]

    Je vous dénonce la misère, cette longue agonie du pauvre qui se termine par la mort du riche. Législateurs, la misère est la plus implacable des lois. [Victor Hugo]

    Mesdames, un conseil. Si vous cherchez un homme beau, riche et intelligent… prenez-en trois ![Coluche]

    La France est un pays riche avec trop de pauvres. [Lionel Jospin]

    Ce ne sont pas les biens qui rendent l’homme riche, mais le bon usage qu’il en fait.[Chevalier de Méré]

    Il ne sert à rien d’être l’homme le plus riche du cimetière. Vous ne pouvez conclure aucune transaction de là.
    [Harland D. Sanders]

    La condition des pauvres donne moins d’inquiétude que celle des riches. Ceux-ci doivent craindre, au lieu que les autres n’ont qu’à espérer. [Chevalier de Méré]

    L’on est toujours assez riche, quand on est content de peu. [Chevalier de Méré]

    Quand les riches se font la guerre, ce sont les pauvres qui meurent. [Jean-Paul Sartre]

    Malheur à vous, les riches, car vous tenez déjà votre consolation des puissants. [Saint Luc]

    Si la mort paraît effroyable aux riches, elle doit bien consoler les malheureux. [Chevalier de Méré]

  13. à Crapaud Rouge – Ce qui me dérange c’est le « on » de : « on sortira de cette crise ». Cette crise n’est pas la mienne et donc je ne veux pas être mélé à ce semblant de sortie de LEUR crise . Il faut bien comprendre qu’une sortie de crise par une « paix des esclaves » où tout le monde met la main à la patte ne me paraît pas attrayante à première vue. Une crise ce n’est pas une pandémie comme une grippe où chacun se sent concerné par une issue heureuse pour la collectivité. Là je ne me sens pas concerné, mais suis consterné . Les banksters ne voudrons jamais faire le ménage dans les écuries (que sont les banques et les bourses). Un peu de dialectique …ils y seront forcés ! mais quand et comment ? Nous passons d’une bulle spéculative à une autre, c’est un épisode à feuilleton qui a pour conséquence d’ affamer les populations… il faudra faire table rase !

  14. @ Jérémie

    Je suis pour une grève illimitée avec auto-organisation des travailleurs. Pour le peuple, par le peuple.

    Ce que je veux dire, c’est que le capitalisme met l’humanité et la planète en danger. Ce système capitaliste génère des crises alimentaires, économiques, écologiques, énergétiques, financières, sanitaires, sociales, des tensions internationales et des guerres, dont les conséquences sont toujours dramatiques. Ce que je veux dire, c’est que l’offensive des classes dominantes contre les travailleurs et les peuples pour augmenter les profits aboutit à l’heure actuelle à une crise profonde et structurelle du mode de production capitaliste lui-même. Ses crises sont systémiques et meurtrières, nous le savons. Le désastre climatique et les ravages sur la biodiversité sont inacceptables.

    Ce que je veux dire, c’est qu’au nom du profit, les capitalistes organisent la surproduction de marchandises inutiles et nocives, alors que plus de trois milliards d’habitants de la planète, soit près de la moitié de l’humanité, vivent avec moins d’un euro par jour. Un milliard de personnes vivent dans des bidonvilles et 970 millions souffrent de malnutrition. Selon le directeur de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), il suffirait de 20 milliards d’euros par an pendant 15 ans pour en finir avec l’insécurité alimentaire alors que des milliers de milliards de dollars sont engloutis pour renflouer les spéculateurs.

    Ce que je veux dire, c’est que les patrons licencient à tour de bras, accroissent la concurrence à l’échelle mondiale entre les travailleurs en vue d’obtenir les salaires les plus bas possible, démantèlent le droit du travail sous nos yeux dans l’indifférence majoritaire. La précarité explose. Les sous-contrats précaires se multiplient, éparpillent les travailleurs dans de nouvelles cases sociales et éclatent le monde du travail : CDD, stagiaires, chômeurs, emplois aidés, temps partiels imposés, intérimaires, RSA, etc. La flexibilité et l’intensification des rythmes génèrent une dégradation des conditions de travail (souffrance, accidents, maladies professionnelles, suicides). Les services publics sont démantelés ; leurs secteurs les plus rentables sont privatisés.

    Et effectivement, soit nous laissons les forcenés aux commandes répressives et mensongères soit nous, le peuple, les peuples, les travailleurs, reprenons en main notre destin qui est aussi, au passage, le futur de nos enfants. Libérées de la propriété et de l’appropriation capitalistes, la production et la répartition des richesses pourront bénéficier à la société tout entière. Se nourrir, se chauffer, se loger, se soigner, s’éduquer, se cultiver, se déplacer sont des besoins essentiels qui doivent être garantis pour toutes et tous. Des exemples pratiques et des coopérations de part le monde existent et se multiplient, mais ne sont pas relayées par les médias à la solde des oligarchies.

    Le socialisme du XXIe siècle, l’écosocialisme plus précisément, c’est le pouvoir des travailleurs et travailleuses dans tous les domaines et à tous les échelons de la vie politique, économique et sociale. C’est la démocratie des producteurs associés décidant librement et souverainement quoi produire, comment et à quelles fins.

    Maintenant, il manque juste à chacune et à chacun d’ouvrir les yeux, de s’informer réellement, et d’en mettre un coup une bonne fois pour toutes afin de sortir de cette impasse ignoble. Que la majorité des travailleuses et des travailleurs sorte de son sommeil ou plutôt qu’elle arrête simultanément d’avoir la tête dans les nuages tout en marchant dans la merde.

    Vivement que le secteur bancaire et le secteur financier soient unifiés et nationalisés sous contrôle populaire !
    Vivement que la banque centrale européenne devienne publique !
    De la transparence, du contrôle et pas de magouilles !
    Je ne suis pas une marchandise ! Nous ne sommes pas des marchandises ! Nos enfants ne sont pas à vendre ! Le savoir n’est pas monnayable ! La planète n’est pas jetable !
    Nos adversaires, les capitalistes, se moquent des frontières. Ils parlent les langues du monde entier. Ils sont très bien organisés et pour les combattre, il faut nous organiser avec autant d’efficacité. Car la paix est incompatible avec ce système :

    “ Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage ” (Jean Jaurès).

    Et merci au Nouveau Parti Anticapitaliste

    Bien à vous,

    Papillon

  15. le patron de la FED voit une reprise rapide avec un taux de croissance de 1% au deuxième semestre aux USA… Donc il est temps de passer vos commandes au père Nöel dès aujourd’hui (car c’est dans cinq mois Nöel)… Pour rester sérieux, nous sommes dans une nouvelle bulle et tout va bien. Il sera toujours temps de nous ressortir le moribond du placard quand quelques lampistes de service seront rendus coupable de son éclatement. Combien de temps cela durera-t-il ? Difficile à dire.

  16. Vous êtes gentil, Papillon, et qui pourra contredire ce que vous dites ?
    Le problème c’est que tout ça a été déjà dit et même accompli. Le problème c’est aussi que ceux qui ont poussé « les travailleurs » à accomplir leur révolution ne les ont pas du tout remercié en retour.
    Le problème c’est aussi que tous ceux qui souffrent sont en même temps ceux qui alimentent la « machine » capitaliste. C’est en cela que le discours des partis tel que celui que vous citez devrait changer.
    La prochaine révolution devrait se traduire dans les mœurs et habitudes des pauvres et non pas dans une lutte plus ou moins armée.
    Pour l’instant les pauvres rêvent de devenir riches, en promettant qu’une fois qu’ils y arriverons ils seront bien plus charitables que les « patrons » du jour.
    Les partis comme celui dont vous parlez sont nécessaires, ne fusse-t-il que pour offrir un espoir et un espace de parole à tous les « travailleurs » qui ne se retrouvent pas dans l’espace politique classique et officiellement reconnu.
    Mais ils, ces partis, devraient changer de discours si le but est vraiment d’accomplir un changement de la société. Pour y parvenir il faudrait d’abord arriver à changer les mentalités de la « base », apprendre aux gens comment s’organiser et faire de la révolte « passive ». Ce sont eux, ces gens, la base économique du système, ce sont eux qui pourraient le changer, le tout c’est de pouvoir organiser leur immense pouvoir. Celui de ne pas acheter tout et n’importe quoi.
    Aux USA, il parait que tout ça se met en place, sans que les acteurs principaux aient vraiment compris le mécanisme, sans qu’ils l’aient souhaité non plus.
    Che Guevara est mort et il ne ressuscitera pas, à mon avis Jésus non plus. Ils peuvent, par le souvenir laissé par leur passage, nous faire réfléchir, nous pousser à nous dépasser nous même et faire un tri de nos valeurs. Sans plus, à moins de chercher son refuge dans l’irresponsabilité plus ou moins divine.
    Il faut que d’autres héros naissent, plus conformes à l’époque.

  17. Une question à J Finckh

    Une monnaie fondante , si j’ai bien compris est une monnaie qui perd de sa valeur avec le temps et dont l’objectif est d’accélérer sa circulation donc les échanges ,et d’éviter sa thésaurisation.

    Mes parents m’ont toujours appris d’avoir de l’argent de coté pour prévenir les moments difficiles.

    Que faites vous des personnes sans emplois, des retraités qui survivent avec l’épargne qu’ils ont pu mettre de côté pendant des années ou avec les primes de licenciements qu’ils ont perçues ?
    Ils sont des millions et leur nombre augmente.

    Faut-il jouer les cigales ?
    On connait tous la fin de la fable.

    La monnaie fondante peut elle ne s’appliquer qu’à partir d’un certain niveau de thésaurisation ?

  18. Lorsqu’il est écrit dans les écritures saintes certaines choses très dérangeantes surtout au regard du contexte actuel de l’Amérique et de sa folle civilisation marchande décadente, je pense qu’il est surtout question de quitter en esprit et au plus tôt ces folles valeurs, mais pas seulement cela aussi, les autres idéologies qui en révent aussi follement de prendre de nouveau la place, fausse source de sécurité et de bonheur constant, oui j’ai bien peur que le seul propos anticapitaliste de Mr Besancenot ne l’aveugle davantage ne puisse toujours suffire à paraître plus crédible, surtout pour les gens un peu moins terre à terre à moins bien sur que nous voulions voir davantage de fléaux climatiques ou matériels s’abattent de nouveau sur la terre qui se meurt aussi de ces gens là par la force du nombre, des corps.

    Sans non plus chercher davantage refuge dans l’irresponsabilité plus ou moins trompeuse des plus terre à terre, c’est important je crois de parler de temps en temps de l’évolution spirituelle…

    Il ne suffit pas toujours de crier révolution, révolution, à bas le capitalisme pour mieux proposer aussi en retour quelque chose de plus rassurant, de moins dualiste, de moins oppressant, vous pouvez bien sur de nouveau en attraper un grand nombre et par la force du nombre dans vos filets et dans les médias, mais pas moi …

  19. Vous avez d’ailleurs bien fait de quitter au plus tôt les vaines valeurs mercantiles et très matérielles de l’Amérique Mr Jorion à la longue cela devait être certainement très oppressant à vivre n’est ce pas ?

  20. Jérémie,
    Depuis toujours ce qui est écrit dans les »écritures » n’est pas accessible aux « nombreux ». Et depuis toujours la traduction qui leurs en a été faite les a asservis. Je ne conteste pas la beauté et la richesse des « écritures » (pas que les chrétiennes) mais leur libre accès à la compréhension de tout un chacun.

    Papillon,
    Le « système » c’est la « foule » anonyme que vous prétendez servir qui l’alimente. Vous et tout les autres « parleurs » au nom de la « foule » admettez que le capitalisme est « immoral » mais ne voulez pas admettre que la moralité de la « foule » soie douteuse et en ne pas vouloir « moraliser » les pauvres vous alimentez le cercle vicieux du système des « riches ».

  21. A Serge Demoulin

    Un grain certes mais 213 500 000 000 kg de blé et vous ensemencez toutes les terres émergées (calcul à la louche), ya plus de place pour le vin ni pour le « boursin »!!

  22. @iGor milhit: « Au fond vous avez un sacré sens de l’humour… »

    C’est comme regarder un film de Jean-Claude Van Damme.

  23. Je profite de la tournure très prospective qu’ont pris les débats sur ce billet pour glisser ce long entretien, du très bon blog de Karim Emile Bitar, avec un personnage dont la lucidité et l’optimisme donneront peut-être du baume au cœur à quelques uns.
    Il y est question de la crise économique actuelle et de sa mise en perspective avec celle de 1929, mais aussi de Marx et des économistes en général, de la Chine et des Etats Unis, de l’avenir de la démocratie et de l’action politique. Vraiment très complet.
    Je ne prêche pas forcément pour ma paroisse, même si je sais qu’il y a point précis dans cet entretien, à propos des solutions pour sortir de la crise, avec lequel Paul Jorion ne sera pas d’accord. Ce serait vraiment bien (surtout pour nous) si ces deux hommes pouvaient se rencontrer et en débattre sous l’œil d’une caméra.

    http://cyrano.blog.lemonde.fr/2009/07/12/entretien-avec-emmanuel-todd-protectionnisme-et-democratie/

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