Le contrat de travail mixte productif/social comme fondement d’un état providence participatif, par Michel Martin

Billet invité. Première publication : solidariteliberale.hautetfort.com

LE CONTRAT DE TRAVAIL MIXTE PRODUCTIF/SOCIAL COMME FONDEMENT D’UN ETAT PROVIDENCE PARTICIPATIF

Voilà concrètement ce que je souhaite :

Je souhaite pouvoir travailler ½ à 1 journée par semaine (durée à ajuster à l’issue d’un débat) dans le domaine de la dépendance (personnes âgées, handicapés, enfants) ou dans le domaine socioculturel (associations diverses, accompagnement des toxicomanes, parrainage de délinquants, aide à la réinsertion de prisonniers…) alors que mon contrat de travail de référence est passé avec une entreprise productive (y compris administration, ou que je sois au chômage). Je souhaite que ce temps soit pris sur mon temps de travail productif et qu’il soit reconnu par une rémunération (monnaie fondante ?, Chèque Universel Emploi Service [1] ?) ou une indemnité. Je souhaite enfin pouvoir bénéficier de temps de formation pris en charge par l’entreprise ou la collectivité (l’état providence investisseur dans le domaine social) pour assurer correctement ce second travail. C’est le souhait que chacun puisse pratiquer un travail productif (privé ou public) et un travail social (privé ou public) comme norme.

Dans l’état providence participatif, l’individu ordinaire distribue son temps entre 3 domaines principaux : un domaine affectif, un domaine productif et un domaine social. J’ai tenté de définir les dominantes de ces trois domaines en termes d’entités et de caractéristiques.

Aujourd’hui, les domaines affectifs (stabilisé par les fonctions de reproduction et d’élevage des enfants) et productifs (stabilisé par son efficacité à produire biens et services standardisables) sont bien développés, mais le domaine social n’a pas encore trouvé sa place ni les outils adéquats dans une société de l’individu (c’est le cœur de l’état providence participatif). Dans chaque domaine, les principes de division de l’activité peuvent s’appliquer (appelée division du travail pour le domaine productif), mais le domaine social n’est plus compris ni comme un sous-domaine de l’activité productive (c’est la tendance en cours), ni comme un sous-domaine de l’activité affective [2] (c’était la réalité d’hier).

Il est aussi possible de décliner l’organisation de ce travail social autrement qu’hebdomadairement. Une gestion quotidienne peut être mieux adaptée. On peut aussi imaginer grouper ces 10 à 20% de temps actif social mensuellement, annuellement, voire une année sur dix.

Le choix serait donné à chacun soit de participer directement au travail social, soit de cotiser comme nous le faisons aujourd’hui (combinaison participation directe-cotisation ajustable pour ne pas s’enfermer dans une logique binaire). L’idée est qu’il devienne plus intéressant de prendre part au travail social. Les moins favorisés du domaine productif seraient relativement avantagés à une participation au domaine social, à la fois sur le plan des ressources et sur le plan du statut. C’est tant mieux si on se place du côté du besoin de main d’œuvre social et si on se place du côté de l’équité. Un décalage massif de mentalité est recherché et attendu, pour un peu moins de tyrannie des biens et un peu plus d’humanité.

En y regardant d’un peu plus près, une telle proposition serait à même de réduire sensiblement le chômage. Les « actifs » dépenseraient un peu de leur temps dans le domaine social, ce qui créerait une aspiration des chômeurs dans le domaine productif, sans créer de catégorisation du type « les bons dans le domaine productif / les moins bons dans le domaine social ». Un autre but recherché est de découpler l’activité sociale des turbulences de la globalisation, afin que la façon dont on s’occupe de grand-mère soit le moins possible connectée au CAC 40.

Les trois pôles de la production de richesses que je propose sont liés mais ils ont aussi leur propre autonomie. Dans un premier temps, j’ai pris acte de la forte domination productive sur l’activité, mais le pôle social serait amené à exprimer de plus en plus sa propre dynamique en tant qu’outil de distribution d’accès à l’activité, en tant que support de l’existence sociale. Au fond ce qui m’importe, c’est que les règles sociales en cours permettent au plus grand nombre, et pourquoi pas à tous, de trouver une place. Si le progrès me semble encore avoir du jus, le productivisme me semble devoir réduire les gaz, sa légitimité perd du terrain tous les jours au gré de la consommation de la planète et des personnes.

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(1) Le chèque emploi service universel (CESU) devrait fortement aider au développement de l’activité « de service à la personne ». Il ne s’inscrit pourtant pas dans une démarche d’état providence participatif mais oriente cette activité de façon productiviste fortement subventionnée. En définitive il « nous » maintient dans notre culture de client vis à vis du domaine social et reste donc dans le cadre d’un état providence du client-roi. Ensuite, le succès du CESU serait aussi sa perte par manque de solvabilité s’il venait à se généraliser. D’autre part il n’évitera pas la confusion des genres activité productive/activité sociale, ni une catégorisation des actifs (tout à fait comme elle existe entre actifs du privé et actifs fonctionnaires à cause des fortes différences de statuts). Enfin, le nouvel Eldorado de l’emploi que devait être celui du service à la personne se révèle être un générateur de travailleurs pauvres très inégalitaire (voir « La France des travailleurs pauvres » de Denis Clerc-2008). L’observatoire des inégalités montre que ce système profite aux plus aisés.

(2) Ces trois domaines font partie d’un seul dans le schéma de trifonctionnalité du monde Indo-Européen proposé par Georges Dumézil, le domaine de la fécondité et des nourritures. Les 3 domaines de Dumézil sont: 1) un ordre -appuyé ou non sur une mystique; 2) La force guerrière capable de défendre le 1) et 3) la fécondité et les nourritures, les biens. Toutefois, ce domaine de production des richesses présuppose un équilibre entre affectivité, productivité et socialité et non pas une hégémonie du seul pôle productif. Il suppose un équilibre entre le je et le nous, une équité au-dessus des autres valeurs.

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58 réflexions sur « Le contrat de travail mixte productif/social comme fondement d’un état providence participatif, par Michel Martin »

  1. Et pourquoi pas tout simplement s occuper de ses parents et grands parents quand ils sont vieux, garder le lien avec les enfants, les autres, sans qu’ un machin vous le demande ou vous y contraigne ?
    S’ agit-il de réhabiliter la valeur famille ? La tradition ?
    Pourquoi alors ce grand détour (developpement de l individualisme), pour finalement revenir a une organisation sociale que les sociétés moins avancées technologiquement n ont jamais quitté (Afrique…).
    Qu’ avons nous perdu quand nous avons eu la technologie ?
    Un machin administré peut il nous le rendre ?
    Les familles seront probablement très solicitees pendant cette crise, surtout si les états endettés doivent se résoudre a faire
    leur « coming out » c est a dire, révèlent leur « nudité financière » et abandonnent la protection des plus faibles a leur bonne fortune.
    Le questionnement sur la fonction de l’ homme est d’ une tout autre nature qu’ une enième organisation du temps de travail

    1. @tigue,
      Depuis que les femmes sont sur le marché du travail (je suis pour, c’est une question d’émancipation bien compréhensible), beaucoup de travaux sociaux et socio-culturels ne sont plus pris en compte par la famille (d’autant plus que les familles sont devenus toutes petites) et je ne crois pas que le domaine productif soit bien adapté pour prendre le relais, d’où ma proposition qu’on s’y mette tous sous le couvert de règles communes, bref d’une institution.

      Le questionnement sur la fonction de l’ homme est d’ une tout autre nature qu’ une enième organisation du temps de travail

      : bien d’accord, c’est bien pour cette raison que je propose de sortir notre réflexion du centre de gravité productif (utilitariste).

  2. « Les familles seront probablement très sollicitees pendant cette crise, surtout si les états endettés doivent se résoudre a faire leur “coming out” c est a dire, révèlent leur “nudité financière” et abandonnent la protection des plus faibles a leur bonne fortune. »

    Afin d’illustrer l’assertion de Tique ; Le type de courrier qui risque de fleurir au cours des prochaines semaines : « ….Je vous rappelle en premier lieu que l’allocation RMI a un caractère subsidiaire : ‘le versement de l’allocation est subordonnée à la condition que l’intéressé fasse valoir ses droits de créance d’aliments…Par ailleurs, les parents ont l’obligation de contribuer à l’entretien de leurs enfants en application de l’article 203 du code civil. Cette obligation ne cesse pas de plein droit lorsque l’enfant est majeur (article 371-2 du code civil). Au vu de la déclaration fiscale de vos parents, ceux-ci sont en mesure de contribuer à votre entretien dans l’attente de votre autonomie… »

    Y a plus qu’à porter plainte si les parents ne sont pas d’accord…

    1. @Verywell,
      Il n’y a pas que la sollicitation monétaire. Notre richesse vient avant tout de ce qu’on fait collectivement, du temps que nous consacrons à telle ou telle tâche. Le domaine social a surtout besoin de temps et d’attention.

      1. @ Michel Martin,

        Bonjour,

        Intéressant. A mettre en relation avec les récentes déclarations de boris cyrulnik sur l’inhibition et l’équilibre affectifs, dès la prime enfance (pré-langage), socioéducation primoaffective des neurones pré-frontaux, de l’amour, de la qualité, des vertus combinatoires de l’interaction affective ?

        Pou rire, le schéma suscite une analogie avec une réplique dans le spy game d’hier, quand redford appelé à la rescousse en vieux briscard à un « CIA brain-storming », face à un compte à rebours de 24h, il primo-réagit, gagnons du temps, prévenez la presse, déballons quelques « saloperie » sur nos amis chinois, pour élargir le champ et temps d’action.

        Réaction de ses hôtes: « non, on n’a autant besoin de la presse que d’une troisième couille ».

        Résultat : c’est avec sa seule paire bien accrochée qu’il sauve son ami-disciple, au prix du risque et de ses économies. Ah, quelle paire, ce robert !

        Tant de sollicitude me touche.

        Une monnaie sociale parallèle, avec des ponts de perméabilité sévèrement définis, une éducation en forme de valorisation alternative ? Un terrain contrôlé de « protectionnisme » localisé et socialisant ?

        Juste une exploration/reconnaissance de terrain ?

        May I Have Your Attention Please? — James Corden
        http://www.youtube.com/watch?v=SA8WUQnijGQ

        Kabát – KDO SI NECHCE HUBU SPÁLIT
        ( Qui ne veut pas se brûler la gueule )
        http://www.youtube.com/watch?v=PttdGszGgBQ&feature=related

  3. Dans cette vision du travail, ce n’est pas pour effectuer alors un travail qualitavement optimum voire même nécessaire mais dans une certaine moyenne voire médiocrité et cela durant sa carrière ! La maitrise dans un domaine : 10 ans, l’excellence souvent jamais et sinon 20 ans et 5j/7, pas en dilettante. Evidemment quand on envisage un travail moyennement qualifié cela ne pose peut être pas de problème mais si mon médecin ou moi s' »amusaient » à ne pas faire mon propre travail l’immense majorité du temps, qualitativement cela s’en ressentirait très vite. Quant à la formation professionnelle cela reste le plus souvent un gouffre financier d’une inefficacité affligeante mais permettant d’arroser des organismes spécialisés dans ce domaine sous couvert de politiques pistonnant leur petits copains pour des pseudo formation le plus souvent au frais de tous mais spécifique à l’entreprise destinataire et ce ne doit pas être au public de payer pour des formations spécifiques ! C’est évidemment le rôle de l’entreprise que d’auto former son personnel pour ses propres besoins en continu et le fait d’avoir « externalisé » permet d’éviter toute ascension au sein de l’entreprise en piratant des financement public ou tout au moins des contribuables au bénéfice de privés. L’état se doit d’éduquer au bénéfice de l’individu et non pas d’abrutir l’individu dans une tâche prédéterminée et productive sinon c’est une dictature.

    1. @Jean-Baptiste,

      Dans cette vision du travail, ce n’est pas pour effectuer alors un travail qualitavement optimum voire même nécessaire mais dans une certaine moyenne voire médiocrité et cela durant sa carrière ! La maitrise dans un domaine : 10 ans, l’excellence souvent jamais et sinon 20 ans et 5j/7, pas en dilettante. Evidemment quand on envisage un travail moyennement qualifié cela ne pose peut être pas de problème mais si mon médecin ou moi s’ »amusaient » à ne pas faire mon propre travail l’immense majorité du temps, qualitativement cela s’en ressentirait très vite.

      Oui, tout à fait d’accord. C’est bien pour cette raison que la proposition que je fais est souple pour s’adapter aux différents cas de figure: ou bien on travaille directement une part de son temps dans le domaine social, ou bien on cotise un peu plus, ça ne vous semble pas équitable?

      Quant à la formation professionnelle cela reste le plus souvent un gouffre financier d’une inefficacité affligeante mais permettant d’arroser des organismes spécialisés…

      La question de l’efficacité de la formation est une autre affaire que je n’ai pas abordé ici, il n’en demeure pas moins qu’on a intérêt à ce que cette formation soit effective et le moins cher possible.

  4. Trop de sujets par jour nous déconcentrent et nous dispersent toujours un peu plus de l’essentiel, ou de leur réflexion sur la durée et c’est d’ailleurs bien dommage pour tous ces articles si bien écrits …

  5. Cette proposition me rappelle des choses que j’ai du voir chez des auteurs américains (Jeremy Rifkin il me semble), c’est intéressant de favoriser l’associatif, mais il faut avoir à l’esprit plusieurs points:

    – création d’emplois? j’en doute: je ne pense que le chômage soit dû au fait qu’il y a trop de travailleurs et trop peu de travail, mais que c’est plutôt un fait structurelle du capitalisme actuel, c’est la fameuse « armée de réserve ».

    – comment favoriser le travail « associatif »? les gens s’investissent quand se sentent concernés par quelque chose et quand on leur temps de cerveau est libéré. Je ne suis pas sur que placer ce travail dans un rapport marchand (salaire etc) soit la meilleure solution. Il vaut mieux chercher comment libérer ce temps de cerveau de l’emprise de la marchandise et de la propagande, et les gens s’investiront tout seuls!

    – accroissement du « travail social »? pourquoi dans la situation actuelle les travailleurs sociaux « spécialisés » ne s’en sortent-ils pas? pourraient-ils le faire avec plus de moyen? En y ajoutant une perfusion d’associations ça marcherait mieux? La solution capitaliste à tout problème, est de séparer le problème et d’y apporter une solution spécialisée. Mais peut-être que les personnes âgées seraient mieux, que les habitats seraient plus sûrs, et qu’il y aurait moins de gens peuvres et/ou seuls si l’on réussissait à créer des communautés au lieu de toujours séparer et spécialiser tout. C’est surtout cela la part du travail social selon moi.

    1. @Piotr,
      Rifkin traite de ce sujet, mais il ne fait pas de proposition allant vers une institutionnalisation du domaine social, ce que je propose, parce que je ne crois pas que ça puisse se faire tout seul. René Girard avec sa mimesis nous donne une clé. Les institutions permettent de gérer, de réguler les jalousies, les conflits de façon assez satisfaisante. C’est une des connaissances que nous apporte la sociologie sur la nécessité des institutions.

      Il vaut mieux chercher comment libérer ce temps de cerveau de l’emprise de la marchandise et de la propagande, et les gens s’investiront tout seuls!

      C’est en filigrane la théorie du temps libre de Gorz que vous évoquez et qui ne me semble pas assez prendre en compte réalité du besoin de l’appui institutionnel pour gérer les passions humaines dont la mimesis de Girard est sans doute le plus puissant moteur.

    2. Il y a 2 Piotr???? Piotr, c’est l’avatar vert avec ses petits jeux de mots que j’adore et que je recherche dès que je viens sur le site.

      C’est dommage d’autoriser les mêmes pseudos!

      A propos, ne serait-il pas possible de pouvoir visualiser tous les messages d’un même pseudo en cliquant dessus, comme on peut le faire sur certains forums?

  6. Il y a un cas existant de travail pour la societe paye par l’etat, accompagne d’une diminution du temps de travail productif: les reservistes de l’armee. Il suffit d’etendre aux activites civiles ce precedent !

    Sur le fond le principe me semble excellent. Par exemple:
    -pour tous les emplois creatifs, le melange est tres benefique.
    -pour les emplois avec de gros pics d’activite, en annualisant, tout le monde s’y retrouve.
    Certes, les sportifs de haut niveau qui ont besoin d’un entrainement quotidien ne pourront pas etre volontaires…

  7. Article 30 de la constitution unie vers celle que nous aimerions ne pas avoir à espérer :

    Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un Etat, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d’accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés.

    Si ce sont les trois groupes ou les trois couleurs que vous ressentez ou voyez autour de vous, sachez que vous pouvez ou devriez être seul maître de vos proportions idéales.

  8. En somme, les pauvres s’occuperont des vieux
    Et les riches finiront par ne même plus vieillir!!! (lol)
    L’idée est malgre tout a retenir puisque le cac 40 a echoue a s’occuper de grand-mere, donc plus qu’une proposition c’est une prediction que vous nous faite là, voire c’est déja en partie une constation.
    Le problème reste hélas bien souvent que le mieux est l’ennemi du bien…

    Nota : Je crois que les Danois (ou les suedois) ont fait pas mal d’experiences dans le sens les jeunes s’occupent des vieux, quelqu’un en sait il plus ce serait interressant de savoir ce qui se fait ailleur pour comparer avec votre modèle?

    Bonne soirée a tous.

    1. @Dup,

      les pauvres s’occuperont des vieux

      les jeunes s’occupent des vieux

      oui, mais aussi les vieux s’occuperont des très vieux et des très jeunes (ça fonctionne déjà) etc, pas de limite à priori, c’est l’idée de la création d’un marché social reconnu.

  9. En ce qui concerne l’emploi, le chômage ne correspond évidemment pas à un manque de « choses à faire » évidemment. Mais ce qu’il faut bien comprendre c’est que l’ensemble de notre façon de consommer et même d’accepter un prix qui justifie ce pour quoi on paye ou non ! Vouloir toujours le meilleur prix et toujours faire de bonnes affaires sous entend perpétuellement que l’on ne veut pas payer le prix « juste » et donc par suite « en haut » on décide de ne pas faire avec accord tacite et consensuel de la masse. Comme je dis souvent l’argent implique plus un choix par défaut de ce que l’on ne fera pas. Cela plafonne à toujours implicitement faire moins que le nécessaire. En effet le capitalisme ne crée de la richesse que quand il y a un déséquilibre. Le réguler risque alors de l’accentuer puisque ce ne sera pas le risque social de révolte qui sera la limite. Calcul simple : S’il n’y a que 5% de manque de blé on peut le vendre deux fois plus cher. Si ce manque n’existe pas il suffit de le déclarer. Pour 100 euros que l’on aurait eu on obtient donc 2×95 soit 180.(et on fait crever des gens) La limite est quand les gens se révolte sinon on continue… On parle de création de richesse mais on n’a créé que du papier monnaie qui donne encore plus de pouvoir à ceux qui ont fait crever les gens à l’autre bout de la chaine tout cela pour faire croire à monsieur tout le monde qu’il n’est pas un feignant, qu’il a une chance de faire fortune de la même manière ! Finalement peut être que la plupart d’entre nous préfère garder ce système quitte à faire crever des gens pas trop près d’eux s’il leur reste une chance de gagner le gros lot ! C’est bien le fait de croire que l’on à tous une chance de faire fortune dans notre système qui fait mourir de faim certain et il y a bien une implication.

  10. @piotr: « – création d’emplois? j’en doute: je ne pense que le chômage soit dû au fait qu’il y a trop de travailleurs et trop peu de travail, mais que c’est plutôt un fait structurelle du capitalisme actuel, c’est la fameuse “armée de réserve”. »

    Tout à fait. Preuve en est que si les chômeurs acceptaient de travailler bénévolement, il y aurait foule d’employeurs pour les accepter.

  11. Cela fait des années que la solution est connue – y compris d’une certaine droite : le partage du temps du travail. Les 35 heures de Mme Aubry, pour le moins mal agencées, ont torpillé cette idée pragmatique, juste et belle. Il faut aussi dire qu’à l’époque des 35 heures, il n’existait d’études sérieuses – en termes de création d’emplois – que sur les 32 heures. Même si l’on sait que l’on sait que l’on travaille globalement plus chez ces satanés Français…qui sont en outre plus productifs que les travailleurs américains…référence absolue….

  12. juste une question
    l auteur a quel age? parce que attaquer direct avec .aide aux vieux. c est un peu fort surtout qu il n y a pas que ca comme besoin social vital

    on devrait surtout essayer de rendre productifs les improductifs; les vieux pourrait faire un travail surtout intellectuel et sur internet parce qu il ya beaucoup de vieux sur intrt

    tout ces gens ki vont sur facebook c est une force car c un lieu de rassemblement donc vehicule d idees

    1. @c,
      entre 50 et 60ans

      Et si vous lisiez tout?

      (personnes âgées, handicapés, enfants) ou dans le domaine socioculturel (associations diverses, accompagnement des toxicomanes, parrainage de délinquants, aide à la réinsertion de prisonniers…)

      D’autant que ma proposition n’est pas exclusive, disons que le domaine social que j’entrevois serait ouvert aux « 9 à 99 ans ».

      1. @Eric,
        entre 14 et 40 ans,

        C’est dur de vouloir, par beau temps,
        Embrasser une fille
        Entre 14 et 40 ans.

        La belle époque militante de Maxime, encore tout embrumé de romantisme révolutionnaire. Maintenant qu’il en a nettement plus, je ne sais pas si c’est toujours aussi difficile pour lui d’embrasser une fille?

  13. moi ji croit pas au socialisme a l amour a l entraide bref aux bons sentiments

    j croi k les gens marche a l egoisme kan c est dans leur interet et au collectif kan ca les arrange

    donc on devra intelligent interesse les gens a jouer collectif mais pas avec des belles paroles(‘comme celles d obama’)

    donc rendons les gens plus interressant sans kil sen rende commpte

  14. @Jean-Baptiste 00:51
    D’accord avec vous.

    @Michel Martin
    Je n’aime pas trop cette dissociation activités affectives/activités sociales. Je préfère la distinction sphère autonome / sphère publique / sphère marchande chère à Philippe Van Parijs. Dans cette optique, la sphère autonome regroupe le domaine affectif et la partie du domaine social qui n’est pas directement organisé par l’autorité publique. Je trouve que cela a plus de sens de regrouper cela de cette manière là, parce qu’il me semble très difficile de distinguer de manière utile vos domaines affectif et social (ou mettre la limite entre conjoint < famille < voisinage < village < région < pays < humanité? C’est éminemment culturel).

    L’idée de Philippe Van Parijs pour soutenir le développement de la sphère autonome (donc tout ce qui n’est pas vendu sur un marché ou organisé par l’autorité publique) est la création d’une allocation universelle, c’est-à-dire un revenu inconditionel versé à chacun mensuellement, de l’ordre de plusieurs centaines d’euros. Je préfère cela à votre proposition, parce que cela laisse à chacun la liberté et le pouvoir de de consacrer son temps à ce qu’il juge utile (contrairement à laisser décider l’état que le domaine social couvre l’aide aux personnes agées, aux handicapés, etc… mais pas la protection de la biodiversité ou la promotion du sport, point à la ligne).

    Qu’en pensez-vous?

    1. @Mathieu,

      Je n’aime pas trop cette dissociation activités affectives/activités sociales. Je préfère la distinction sphère autonome / sphère publique / sphère marchande chère à Philippe Van Parijs

      ,
      Ce que vous préférez correspond à la classification en cours. Comme ça ne marche pas trop fort, je propose de rebattre les cartes de nos représentations pour fonder une organisation qui prenne en compte notre évolution (femmes sur le marché du travail, vieillissement de la population, productivité considérablement accrue). Ceci dit, l’organisation que je propose n’est pas contradictoire avec l’existence des sphères autonomes, publiques et marchandes, mais elle me semble plus efficace pour penser et instituer le maillon faible actuel: l’organisation sociale.
      Pour l’allocation universelle et le temps libre, je vous renvoie à ma réponse au commentaire 5 de Piotr.

  15. @ tous

    Entiérement d’accord avec le point de vue de Jérémie quand il déplore le trop grand nombre de sujets par journée.
    Dur pour tout le monde ,du moins je le suppose.
    Pour moi c’est évident. Et,je n’en doute pas , ce doit être le cas de beaucoup ?
    Or,si j’ai bien compris –la teneur des propos en témoigne– il est question de réfléchir ensemble et sans exclusive sur le projet de Constitution pour l’Economie ,projet initié par Paul Jorion en étroite symbiose avec F. Leclerc.

  16. En tous cas vu l' »adhérence » de certains aux avantages « acquis » (et à la gabegie que cite fort justement Jean-Baptiste), je pense que les sociaux démocrates français vont devoir placer dans le prozac…
    Tous ces trucs d’aide sociale et de formations bidons vont sauter.
    Aidez d’abord votre famille c’est quasi gratuit.
    Ensuite les cousins puis les voisins…comme disait le monstre LePen.

  17. Je n’aurai jamais pensé que quelqu’un soit susceptible d’associer les termes « les domaines affectifs » avec ceux de « reproduction » et « d’élevage des enfants ».
    Je constate que j’avais tort…

  18. intéressant …

    Juste un chmilblic qui ne me convient pas … le tout m’apparaissant comme partiel : On parle , on démarre, et on finit par l’individu …. humain, sous entendu !!!
    Mais ou est donc tout le reste ????? Dans le contenu de l’exposé, comme du schéma, Tout se rapporte à l’individu !
    En sous entendu un sous – système partiel , qu’on nommera comme on le souhaitera ( nouveau capitalisme, nouveau ….) .
    Serait ce donc une proposition , une vision, à l’echelle de l’individu ??? OK !!! Mais je préfère prendre plus de recul pour des visions plus globales . Trop de flux , de variables, de critères ( sans parler des methodologies) sont absents ….

    Et puis , le terme ‘ d’Etat Providence Participatif », ne me parle pas !
    Veuillez m’excuser … mais ajoutons y les thèmes de la mort et de la resurrection, et … on se croirait au milieu de la CENE … à disserter du goût du vin chargé d’épices et du pain aux olives … non dénoyautées! Oui !!! l’eucharistie !!!
    Sans doute … suis je trop …ou pas assez éveillé ( la question du verre à moitié plein… ou à moitié vide ???) ????

    PS :
    J’ai apprécié la partie sur le domaine affectif, centré , entre autre, sur les fonctions de reproduction et d’élévage des enfants ….
    Je propose ces réflexions ( à voix haute), concernant le contenu du domaine affectif, celui du du domaine social , avec ces flux entre les 2 premiers domaines précités ( sans passer par l’individu…) qui sont absents du schéma et de l’exposé … Enfin, une petite ouverture sur des visions plus globales , appelant à concevoir un autre schéma …

    –  » Il y a des gens qui ont des enfants, parce qu’ils ne peuvent pas avoir des chiens !!! » – COLUCHE
    –  » Avec la capote NESTOR, il est pas né ! Il est pas mort !  » COLUCHE

    Pss : je n’ai pas choisi COLUCHE par hasard … Certes, il n’avait pas la même réthorique que certains comme BHL ou PLATON ou JAURES . Mais il a laissé une empreinte … collective …bien réelle ! Il a crée des flux, mis en lumière des variables existentes depuis que l’homme est homme: Ce ne fut qu’un simple révélateur … et vulgarisateur !!!
    A bon entendeur ….

  19. @tous,
    Vous voudrez bien m’excuser d’avoir commencé par la conclusion d’un long chemin plutôt que par une analyse mais il m’a semblé que cette façon permettait de poser plus clairement la question du devenir de notre état providence.
    Parmi les interventions, je passe sur la question polémique de l’élevage des enfants, la grande Françoise Dolto elle même ne rechignait pas à utiliser cette expression.
    Sur la question de la prise en charge par les familles, sans avoir recours au machin que je propose, il faut se placer dans la situation d’une famille qui hérite d’un handicapé, par exemple, pour se rendre compte du chemin de croix que devient rapidement sa prise en charge. C’est que les familles sont devenues toutes petites. L’évidence de la mutualisation de la prise en charge saute alors aux yeux et cette mutualisation est ce que je propose sous une forme très libérale, pas dans l’optique d’une recommunautarisation de notre société. Si on a voulu échapper à la communauté lors de notre révolution, pourquoi voudrait-on y retourner? Le développement de l’individu avait alors un sens très positif et non la valeur d’égoïsme qu’il prend aujourd’hui.
    La question de la classification de l’activité en sphère autonome/sphère publique/sphère marchande est assez proche de ma proposition. En tous cas, elle pointe aussi la difficulté que nous avons à prendre humainement la dépendance en charge dans notre société moderne. La sphère autonome englobe domaine affectif et domaine social. C’est une reconstruction partielle des anciennes communautés, il me semble que ma proposition revient moins en arrière sur le plan historique. D’autre part, le domaine social que je propose ici recouvre toutes les activités pour lesquelles les critères de productivité s’appliquent mal. L’allocation de vie se défend. C’est une proposition qui ne m’a pas convaincu jusqu’ici.
    L’aspect partiel de cette proposition: je la remets en perspective dans le schéma de Dumézil et ses trois fonctionnalités principales. Je détaille un peu plus ici:
    http://solidariteliberale.hautetfort.com/archive/2008/10/15/l-organisation-du-monde.html
    La question du professionalisme. Une structure m’a particulièrement inspiré sur le plan de la mixité professionnels/volontaires, il s’agit des sapeurs pompiers qui comportent 20 000 professionnels et 200 000 volontaires. La structure hiérarchisée ne se justifie que par l’extrême besoin de mobilité et de coordination des sapeurs pompiers, je ne retiens donc pas ce point pour les activités sociales qui sont souvent routinières et ne réclament donc pas de hiérarchie solide. Voir ici: http://solidariteliberale.hautetfort.com/archive/2006/12/22/le-marche-non-marchand.html

    J’en oublie, j’y reviendrais. Force est de constater que l’entreprise est en difficulté en France et que l’état providence est aussi en difficulté. J’ai recherché à alléger un peu les entreprises tout en améliorant la prise en charge collective et libérale de la dépendance dans le cadre d’une société fortement individualisée.

  20. @Posse: « Je n’aurai jamais pensé que quelqu’un soit susceptible d’associer les termes “les domaines affectifs” avec ceux de “reproduction” et “d’élevage des enfants”. »

    Ah bon? Pour vous, il n’y a rien d’affectif dans la reproduction et l’élevage des enfants? A moins que ce ne soient juste les termes qui vous choquent, et vous préféreriez peut-être « procréation » au lieu de « reproduction » et « éducation » au lieu de « élevage »?

  21. Et si ça ne m’intéresse pas, ce « travail social », cette nouvelle forme de dictature du conformisme bien-pensant du groupe contre la liberté individuelle……, on se contentera de me taxer (encore un peu plus) pour financer ceux qui s’y complaisent ?, ou est-ce qu’ on m’enverra, en tant qu’asocial, au goulag, en stage de rééducation citoyen ?

    Who is John Galt ?

    1. @PhG,

      Et si ça ne m’intéresse pas, ce « travail social », cette nouvelle forme de dictature du conformisme bien-pensant du groupe contre la liberté individuelle……, on se contentera de me taxer (encore un peu plus) pour financer ceux qui s’y complaisent ?

      oui, c’est exactement ça.

  22. D’accord avec toi PhG.
    Encore une idée bobo qui ne passera jamais les portes du salon de celui qui l’a inventé!
    Moi, je veux être payé pour aller m’occuper des animaux de ma SPA locale. Passer une journée par semaine à m’en occuper, les soigner, les balader… Parce que les animaux méritent autant que les humains!
    Et à tous ceux qui font ça bénévolement, (parce que beaucoup de gens font ca GRATUITEMENT), je leur dirai quoi??
    Qu’ils doivent demander une rétribution à une SPA qui n’a même pas de quoi nourrir les animaux?
    Tu veux t’occuper des vieux, fais le, mais ne demande pas à être pris en charge pour une activité que beaucoup font gratuitement de gré ou de force! Et le tout avec un joli dessin pour faire plus pro…
    LAMENTABLE!

    Mr JORION, ces gens ont des sites tels que LE POST ou Rue 89 pour publier leurs idées, je suis déçu de trouver ce ‘truc’ chez vous…

    1. @Steph,

      parce que beaucoup de gens font ca GRATUITEMENT

      Attali aussi propose de construire une « économie humaine » sur le principe de gratuité. Je ne crois à la gratuité que dans la mesure où l’ensemble de la société est accordée sur les mêmes valeurs et je n’ai pas vraiment l’impression que ce soit le cas., ou du moins pas assez pour se passer d’une institution qui régule le domaine social.

  23. Je vous trouve un peu dur, l’individu au centre certes je pense que c’est une erreur mais il faut bien mettre quelquechose au centre … Sinon , on voit bien que vous n’avez pas connu ni la célébrité , ni les millions.

  24. @Mathieu
    Aussi d’accord,
    je crois à la productivité dans la liberté et en particulier le droit de ne pas produire tout au moins autre chose que ce qui crée de l’argent. Je ne crois pas que les gens soit en général flemmards et ceux qui le sont le plus ont curieusement souvent du travail où il sont le plus tire-au-flanc possible et empêche les autres de travailler et trouve normal que 5% de la population soit exclue. Les mêmes qui voient en entretients des chômeurs demander du travail juqsu’à en pleurer et vous dire que ce sont des feignants qu’ils engueuleront, qui soit disant rêvent de rien faire en s’emmerdant devant leur télé ce dont ils rêvent. La jalousie. Payer les gens de toute manière, oui évidemment : de quoi se nourrir, se loger, se soigner au minimum car de toute manière ils produiront ou pas et c’est pas grave. Le pouvoir des faibles et des médicores hélàs trop nombreux est d’empêcher de créer voire de détruire, le pouvoir le vrai évidemment est de créer. Il est facile de détruire et difficile de construire mais l’homme s’intéresse toujours à celui qui est le « plus » y compris médiocre ! Pourtant même l’homme qui court le plus vite est nul au cent mètres par rapport à un guépard et n’ira jamais sur la lune et créera rien. Entretenir son corps oui mais idolâtrer n’importe quoi non. C’est pour le sport mais c’est valable partout. Que penser d’un Kerviel qui a intéressé alors que c’est celui qui a perdu le plus d’argent et donc le plus mauvais comme le veut le bon sens, Madoff pareil le meilleur des escrocs etc… Je sais jouer du piano et de l’orgue mais je n’ai ni l’un ni l’autre, déjà j’ai jouer de l’orgue parce que l’on m’aviat retiré le piano en le déménageant, puis de l’orgue en me disant que de toute manière cela m’évitait d’avoir à acheter un instrument (les instruments de musique d’un certains niveaux sont tous cher même la flute). Mais maintenant que je sais jouer surtout tout ceux qui ont un tant soit peu de pouvoir m’en empêche par tous les moyens et par tous les prétextes. Et surtout que je ne gagne pas d’argent on sait jamais ce que je pourrais en faire ?! (peut être qu’un pinao c’est dangeureux pour la siciété). Le pouvoir de ne pas faire. On a vu ce que cela pouvait donner pour Susan Boyle qui était bien partie pour mourir sans que personne ne l’ai écoutée !

  25. AQUILA laboratoire du futur Nouvel Etat Providence ? :

    La Mafia chargée de la reconstruction ?

    ….voici ce qu’on peut lire ce matin, 29 juin 2009, dans La Repubblica:  »Les premiers travaux de l’après séisme ont été confiés à un entrepreneur abruzzese en lien avec des prête-noms qui recyclaient, ici à Tagliacozzo, le ”trésor” de Vito Ciancimino… ».

    Quand la justice italienne est un dîner berlusconien: le retour du juge ”tue-sentences”

    Par Aglio E Cipolla

    le 29/06/2009 à 21:18,

    http://www.lepost.fr/article/2009/06/29/1599327_quand-la-justice-italienne-est-un-diner-berlusconien.html

    Les nouveaux travailleurs sociaux :

    …Il y a beaucoup de mouvements à L’Aquila de la part de nauséabonds groupuscules d’extrême droite type Forza Nuova (voir groupes ‘Casapound’ par exemple sur Facebook). Côté ‘Guardia Nazionale Italiana’ il y a un lien de fond l’existence même avec les services secrets -parallèles, déviées etc- et la ‘police’… ex-retraités-déçus-imprésentables…

    http://aglioecipolla.com/2009/06/21/o-p-genova-2001-g8-ordre-public-genes-2001/

    Une voix d’habitante dissidente ,lettre ouverte :

    G8: From L’Aquila, a letter to Barack Obama

    06/07/2009

    The Aquilana Giusi Pitari wrote to Barack Obama. She is a professor of chemical biology. Due to the huge G8 security plan her University of L’Aquila has been closed since Saturday 4th of July and will only reopen on Monday the 13th. Not even the earthquake was able to close the University – only the G8 summit.

    Giusi Pitari lives in the town centre. Today at 3.32am was a sad birthday: exactly 3 months ago, the terrible earthquake destroyed their lives. On june 29, she sent these words to the President of the United States:

    ”Esteemed President Obama,

    My name is Giusi Pitari, and I am a Professor at the University of L’Aquila, the city where the G8 summit will be held. It is likely that you will stay in, and hold meetings with other Heads of State, at the School of the Guardia di Finanza, the police body responsible for border control and fraud investigation.

    The media report that this school has been prepared for the Summit and that it is beautiful: luxurious apartments, warm rooms, flowering gardens, and now a new basketball court built for your enjoyment.

    I don’t need to tell you that, at this time, the citizens of L’Aquila (Aquilani) have nowhere to live, but at the same time, are hopeful that the presence of the Heads of State who will be here for the Summit will be useful to this city, which, please believe me, was extraordinarily beautiful.

    I am not requesting that you receive me, as I am sure many have. I would, however, greatly appreciate that you recommend to our Italian Leaders that, following the G8 Summit, the School of the Guardia di Finanza be turned over to the university students of L’Aquila, who have nowhere to study in the upcoming year, and the city of L’Aquila risks folding. The school where you will be received has many vacant apartments, which are not being used, while outside of its walls thousands of students, while continuing their studies, sleep in tents, or travel many kilometers daily to study.

    I am confident of your great sensibility and your belief in today’s youth, and I sincerely appreciate your time in this matter.

    With enormous respect,

    Giusi Pitari”

    http://aglioecipolla.com/2009/07/06/from-laquila-a-letter-to-barack-obama/

    Le site des habitants resistants :

    RETE DI COORDINAMENTO L’AQUILA

    http://www.3e32.com/

  26. En résumé, ce que vous souhaitez, c’est qu’un emploi salarié soit spécialement adapté à votre cas personnel et à vos désirs. Vous voulez que l’employeur se conforme à votre volonté.
    Tant que vous ne comprendrez pas qu’un employeur est au service d’un client et qu’un salarié intervient pour satisfaire la demande d’un client (privé ou public et non pas un usager), la seule solution pour vous d’obtenir peut être ce que vous souhaitez sera de vous mettre à votre compte.

    1. @Albin,

      un employeur est au service d’un client et qu’un salarié intervient pour satisfaire la demande d’un client

      Oui, et j’imagine que l’école est aussi au service de même client? Le client-roi du marché-roi en somme. C’est un point de vue que je ne partage pas.

  27. @Michel Martin 28 juillet 2009 à 14:53

    « En tous cas, elle pointe aussi la difficulté que nous avons à prendre humainement la dépendance en charge dans notre société moderne. »
    Nous sommes tous dépendants, et dans un sens extrêmement fort: essayez de survivre sur votre lopin de terre sans rien acheter à l’extérieur (surtout l’eau, l’élec, la nourriture): ça ne va pas durer très longtemps! La gestion de la dépendance dans notre société fonctionne très bien pour certaines choses (nourriture, électricité, mais aussi certains services purs comme la coiffure, la médecine générale) mais moins pour d’autres (peut-être comme vous le mentionnez prise en charge des personnes agées, handicapées). Pour moi le problème vient bien plus de la répartition des richesses (ces classes de personnes ne reçoivent probablement pas assez) que d’un problème de la « dépendance ».

    Ce qui me gêne dans votre proposition, c’est le gonflement de ce que j’appelle la sphère publique, et surtout dans son droit à décider de ce qui relève du travail social ou pas, et qui sera donc monnayable contre ces chèques universel emploi service. Je crains toujours la concentration des pouvoirs et des moyens, que ce soit au niveau privé (multinationales) ou public (état). Les deux ont leurs avantages et sont souvent la meilleure manière d’organiser les choses. Mais ces deux champs sont loin de recouvrir l’ensemble des activités humaines, et elles ont pris à mon sens beaucoup trop de place.
    J’ai beaucoup plus confiance en l’individu et les communautés à taille plus humaine pour organiser toute une série de choses.

    1. @Mathieu,
      ;;;

      Ce qui me gêne dans votre proposition, c’est le gonflement de ce que j’appelle la sphère publique


      J’ai beaucoup plus confiance en l’individu et les communautés à taille plus humaine pour organiser toute une série de choses.

      On est en phase, je ne propose pas de gonfler la sphère publique, c’est le contraire. Ce que je demande c’est un état arbitre, pas un état qui fasse aussi le jeu, parce qu’il n’en a ni la puissance, ni la capacité qualitative, ainsi que vous le soulignez. Je crois aux vertus de la subsidiarité, c’est à dire des prises de décision au plus bas niveau possible.

  28. Cas particulier

    Il y a un an et demi, j’ai découvert fortuitement que mon frère handicapé à 80% et qui vivait seul dans son logement était en train de mourir de faim alors que son frigo et ses placards étaient garnis de nourriture. Je pense qu’il n’avait pas mangé depuis une quinzaine de jours.

    En fait, il a peu à peu perdu le pouvoir de prendre des décisions y compris celle de se nourrir.
    Tout cela s’est passé devant le personnel d’une association d’aide-ménagères qui intervenait pour effectuer des tâches ménagères tous les deux jours.
    Habitant à plus de 100 km, j’ai été choquée de découvrir, au cours d’un visite, mon frère terriblement amaigri.
    Je l’ai accueilli chez mon conjoint et moi, pensant l’accueil provisoire en attendant son retour chez lui avec le soutien du reste de la famille et notamment de ses enfants.
    Aujourd’hui, il est toujours chez nous, ses enfants ont coupé tous liens par peur des responsabilités sans doute, et j’hésite à renvoyer mon frère dans une ville où il devenu solitaire.
    Personnellement, la présence de mon frère que pourtant j’adore a beaucoup perturbé ma vie car je suis seule (heureusement soutenue par mon conjoint) à m’occuper de lui.

    Si je vous raconte cette histoire c’est pour montrer s’il en était besoin comme rien n’est simple dans le domaine de l’aide aux démunis quels qu’ils soient. Il ne suffit pas d’intervenir une heure par jour pour effectuer telle ou telle tache (dans l’exemple de mon frère le ménage) et ne pas s’occuper de l’essentiel (manger).

    Seuls de véritables professionnels peuvent être à même de noter l’évolution des besoins et j’ai l’impression en lisant l’article sur ce contrat mixte que le travail social serait considéré presque comme un loisir, une B.A., une occupation rémunérée qu’on ferait en sortant de son travail comme on pourrait faire du sport ou du canevas, de plus ce travail serait rémunéré par des chèques emploi service par exemple et je me demande qui contrôlerait le travail effectué.

    Tigues propose de s’occuper tout simplement de ses parents, l’a-t-il fait pour penser que c’est simple? Je souhaite qu’aucune loi ne transpose sur les épaules des individus des charges trop lourdes pour eux. Personnellement j’ai choisi de le faire mais en obligeant certains à s’occuper des plus faibles, je crains des dérives et plus d’abandon encore. Et comment vérifier si tout se passe bien à l’intérieur des logements des personnes aidées?

    « les bons dans le domaine productif / les moins bons dans le domaine social ».
    Travailler dans le social n’est pas un refuge pour les moins bons: écoute, attention, technicité, force physique et mentale, les qualités doivent être nombreuses pour exercer ces métiers dont il faut reconnaître toute la noblesse et l’utilité essentielle pour l’avenir.

    Je suis une utopiste et je vous confie mon rêve: tous les intervenants pour les démunis seraient des employés d’Etat: un service public à la personne, avec des spécialités différentes pour le personnel: aide pour les besoins essentiels de tous les jours (nourriture, hygiène…), entretien de la maison, instruction, loisirs… Les logements seraient tous prévus pour être fonctionnels (passage de fauteuils), les trottoirs seraient au niveau des rues pour améliorer le quotidien des personnes handicapées ou âgées et des parents avec les poussettes…Des lieux de vie seraient aménagés dans les villes où les gens se retrouveraient pour discuter librement ou pour jouer aux cartes ou autre chose (ça existait, c’était les cafés mais il n’y en a plus beaucoup des comme ça).
    Il y aurait des réunions des équipes intervenantes qui auraient pour but le bien-être et les désirs du citoyen démuni.
    Je rêve, je sais.

  29. Aujourd’hui il existe un droit à la formation, qui est pris sur le temps de travail et que les employeurs ne peuvent pas refuser à leur salarié.
    On pourrait imaginer un équivalent droit au travail social (qui serait donc bénévole, mais le salarié conserverait son salaire).

    @Tique

    > Pourquoi alors ce grand détour (developpement de l individualisme), pour finalement revenir a une organisation sociale que les sociétés moins avancées technologiquement n ont jamais quitté (Afrique…).

    Vous voulez dire que l’homme africain n’est jamais réellement entré dans l’histoire ?
    Plus sérieusement je trouve la comparaison un peu facile. Les civilisations, structurées socialement et avec une organisation sociale « venant du haut », ont plusieurs millénaires d’histoires (y compris en Afrique), et à mon avis, « revenir en arrière » vers un mythique passé idéal (le village ? la tribu ?), ça ne veut pas dire grand chose aujourd’hui.

  30. A Anastasia

    D’où l’importance d’une implication et d’un minimum de formation des personnes bénévoles ou salariées s’occupant des personnes dépendantes.
    Dans le cas de votre frère :
    soit les personnes s’occupant de lui exécutaient leur tâche précise (faire le ménage ou les courses par ex.) sans véritablement « s’occuper de lui » càd sans chercher à connaitre le résultat de leur action sur sa personne : j’ai fait ce qu’on m’a demandé le reste ne me concerne pas.
    soit ces personnes non formées ne savaient pas reconnaître le véritable état de dépendance de votre frère
    soit il a eu un manque de transmission de ces données auprès de l’équipe responsable de la mise en place des aides à la personne.

  31. @Anastasia,
    Merci beaucoup pour votre témoignage qui rejoint une expérience familiale et bien d’autres cas que j’ai pu observer. C’est tout à fait ce genre de situations qui m’ont amené à tenter de construire une alternative à l’état providence actuel qui s’essouffle, aussi bien sur le plan des moyens que sur le plan de sa capacité à faire société. L’alternative actuelle consiste à développer l’aide à la personne dans un cadre marchand qui me semble aussi être un cul de sac pour deux raisons: l’insolvabilité et l’application des critères usuels du domaine productif qui me semblent inadaptés, à savoir chercher à gagner en productivité et donc en temps dans ce cas.
    Beaucoup d’interventions me renvoient une image qui me semble très déformée et caricaturale de ma proposition et la plupart du temps la réponse que je pourrais faire est déjà dans le texte initial. Néanmoins je vais préparer une réponse individualisée à chacun de vous, sauf pour les interventions sans contenu.

  32. A Louise,
    Dans le cas de mon frère, vos trois hypothèses s’enchevêtraient car on a omis d’ouvrir le frigo pour constater qu’il ne se vidait pas, le personnel a changé suite à un arrêt maladie, les intervenants se sont donc succédés. Tous n’étaient pas qualifiés. Pourtant une personne qui le connaissait peu a remarqué « qu’il y avait un problème » mais sans savoir de quoi il s’agissait; elle a donc averti la présidente de l’association qui a sous-estimé l’information. Le fait que nous nous trouvions entre Noël et le nouvel an a peut-être contribué à la lenteur des réactions.

    La présidente a très mal réagi quand je lui ai demandé pourquoi je n’avais pas été informée de son mauvais état de santé, Elle m’a dit: « je ne peux tout de même pas appeler les familles pour un oui ou pour un non, nous nous occupons de tout ».

    J’ai signalé tous ces faits aux services sociaux qui s’occupent de mon frère mais l’association est réputée sérieuse donc « intouchable ». Doutant désormais du système, je n’ai pas réussi à me décider à chercher une autre association qui me sera toujours présentée comme sérieuse.
    Quand il y a intervention chez une personne fragilisée, il devrait y avoir des contrôles autres que ceux effectués par les supérieurs des employés. Certaines personnes n’ont aucune famille. Qui donc veille sur elles?

    A tous,
    Actuellement, le travail à domicile qui concerne l’aide à la personne se développe de manière extrêmement rapide car c’est la manne qui tombe du ciel, on embauche à tout-va. Le tourbillon de la crise économique accentue le phénomène car la grande partie de la facture de ces actes auprès de personnes dépendantes est payée par des aides d’Etat.

    Les salariés découvrent des CDI de parfois quatre heures par semaine, les exemples sont nombreux dans les annonces du Pôle Emploi, trop peu pour vivre mais assez pour bloquer les autres recherches. Par contre, Michel Martin, si vous désiriez consacrer ½ journée par semaine à un travail social rémunéré, vous constaterez que c’est déjà possible.
    Bref, l’organisation de l’aide à domicile est à revoir, c’est un fait,
    Votre intervention que certains trouvent hors de contexte est à mon sens à sa place ici où on traite l’économie avec humanité car il faut trouver des solutions avant que n’arrivent dans la grande vieillesse les papy-boomers.

  33. @Anastasia

    je ne prétends pas qu’ il soit simple, aujourd’ hui, de s’ occuper de personnes dependantes.
    Je prétends que cela a été simple et naturel dans notre passé récent et que cela est simple et naturel dans bien des sociétés contemporaines, en Afrique notamment et aussi en Asie.
    Qu est ce que « être simple » ? : ce qu on connait, ce qu on a expérimenté .
    Qu’ est ce qui parraît compliqué, insurmontable ? : l’ inconnu, surtout si il est enrobé des atours de la fausse complexité, technicité.
    Ainsi, si nous ne sommes plus capables ou n avons plus de temps disponible pour emmener nos enfants a l ecole, ni pour donner a manger a nos proches dépendants, qui peut nous remplacer dans cette relation ?
    Il ne s agit pas de se faire remplacer pour un travail, mais de se faire remplacer en tant que fils, père ou mère.
    On demandera a ces gens qu on emploie, d avoir des diplômes, d’ être compétents, pour trouver une justification morale a notre abandon du lien qui s exprime lors de l acte du don de soi.
    Les choses nous paraissent insurmontables, parce que notre vie est organisée autour du seul travail, il n y a presque plus de place pour autre chose. Beaucoup n ont plus le temps de parler avec leurs enfants, ils grandissent et deviennent des inconnus, ils font appel a des psychologues et autres spécialistes très compétents pour les aider. Dans bien des cas le psychologue ne peut se substituer a la relation déficiente.
    Il n est pas question de juger les individus, ni même l organisation de notre société (les inconvénients sont probablement les contreparties de certains progrès obtenus dans d’autres domaines), mais de pointer du doigt les fausses bonnes idées :
    ce qu il faut compenser c est « le don de soi ».
    Peut on donner de soi a « un machin », quand on ne le fait pas assez pour ses propres parents ou enfants ? Les cas ou l on voudrait (ou pourrait) le faire pour les autres et pas pour les siens, sont ils fréquents ? Sont ils mutualisables (moyennant une formation individuelle aux actes techniques : faire un change, donner a manger…)?
    Il m apparaît plus logique de pratiquer la formation a la vie de famille, au sein de la famille, au jour le jour et au contact : maintenir et développer les relations avec les anciens, apprendre à respecter les anciens et les plus petits que soi, les responsabiliser et leur apprendre les taches ménagères, faire le change d’ un bébé ou d’ un Papy, cela s apprend et cela ne fait plus peur quand on a appris.
    Il m apparaît que la mutualisation (votre proposition) aura plus de chances de se produire dans ce contexte de société « reeduquée et apaisée » a l échelle de la famille. Le résultat de votre proposition serait une sorte d’ idéal qui émergerait
    de l individualisme ambiant par simple décret (miracle), plutôt que par l effort individuel, organisationnel, et quotidien de toute une société pour recréer a tous les niveau le lien perdu.

    Ps: avant de faire mon métier actuel, j ai été aide soignant, infirmier, barman, cuiStot, plongeur…puis Papa.

  34. Par ailleurs, il existe heureusement d’ excellents professionnels de santé, ayant la vocation pour ce travail, mais il existe malheureusement de plus en plus de personnes mal orientées dans le secteur de la santé ou du social, ne faisant rien de plus qu’un travail…La différence se voit !
    Pour avoir envie de faire un bisou à Papy, il faut qu il ne sente pas mauvais, il faut qu il ne pique pas. En un mot, il faut que sa dignité d’ être humain particulier ait été pleinement respectée.
    Ainsi, si vous ouvrez un secteur porteur en pleine crise a des gens pas motivés par autre chose qu un travail rémunéré, vous aurez du bon, mais aussi du très mauvais.

  35. @Michel Martin .
    Je n’avais pas vu ce fil ..
    Il semble que vous cherchiez a modéliser , pour le restituer , un modèle complexe originel , archaique …apres centralisation et prise des gains de productivité de la spécialisation …Ca me fait penser a une discussion ou, pour contrer l’ argument des 2à3 h necessaires a l’ approvisionnement d’un individu dans un groupe archaique , il etait répondu qu’ on devrait compter les temps de cuisine et d’ éducation !
    Nous retombons là ds l’ opposition des deux structures, centralisées et parcellisées ..Votre modèle ne peut fonctionner car la contrainte de certaines taches est tres dure et ne peut etre admise que grace a la force de rites sociaux de proximité , pas par l’argent ou du temps « dédié » , meme si l’ on peut y penser pour des situations intermédiaires .
    Il faut aussi voir que tout le système actuel est en contradiction avec cette recherche (flexibilité , mobilité …)

    POur abonder dans votre sens , comme argumentaire , on peut aussi dire qu ‘ avant les années 60, un seul salaire permettait de faire vivre un couple et deux enfants et libérait un adulte pour des activités actuellements sous-traitées .
    Le fait de dire « servitude des femmes : vaisselle , linge , torcher les vieux et élever les enfants , avec des activités collatérales identiques pour les isolés …ne résoud pas le problème : certaines activités considérées comme dégradantes seraient pourtant valorisantes si elles s’effectuent par devoir pour des proches plutot que par besoin financiers .

    1. @Kercoz,
      je vais te répondre de façon un peu énigmatique. Quand madame X est arrivée à l’âge de la retraite, elle a commencé, malgré ses faibles moyens, à faire des voyages organisés dans plusieurs pays d’Europe. Au bout du cinquième elle a dit: mais qu’est ce que je fais avec ces voyage, ça n’a aucun sens, d’abord y’a que des vieux! Et depuis, elle s’ennuie ferme, se sentant devenue inutile au monde, alors qu’elle a toute sa tête. 20 ans que ça dure, elle attend juste la fin. L’associatif, c’est pas son truc. Combien comme elle qui donneraient encore beaucoup à la société en échange d’un peu d’existence si il y avait un cadre d’échange normal et mieux adapté?

      1. @Michel Martin :
        C’est pour ces raisons que je doute des  » rétro-actions » palliatives et rétribuées qui voudraient compenser des interactions perdues . Ces interactions etaient essentielles en tant que ciment et lien sociaux . Pour moi ces pertes sont uniquement dues a la structure morcelée disparue ou la proximité et le nombre réduit d’individus permettaient et meme obligeaient a ces comportements . Il est évident que c’est une aliénation forte a laquelle nous avons échappé ….. Mais cette aliénation etait la condition siné qua non d’une valorisation autorisant le passage a l’ etat adulte de l’ individu (valorisation et optimisation du modèle qui a été formaté)..La malléabilité de l’individu ne s’obtient qu’en dégradant cette optimisation …la rigidité comportementale transhistorique est énorme , en tout cas plus forte que ne le pensent ceux qui jouent a la bousculer .

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