De l’intérêt qu’il y a de prendre le train

Hier soir j’étais à Liège, l’invité de la section locale d’ATTAC, pour présenter la sortie de « Capitalism. A Love Story », dans cette bonne ville.

Cet après-midi, dans le train qui me ramenait en Bretagne, il y avait juste derrière moi une dame dont j’étais sûr à 99 % que c’était Jane Birkin. Quand elle a dit au téléphone : « Ici, c’est Jane », la probabilité a bondi à 99,9%. Je lui ai dit : « Vous avez un jour posé la main sur la tête de ma fille qui avait alors deux ans, en disant : ‘Oh ! la jolie petite fille !’ »

Elle m’a demandé de ses nouvelles et m’a dit, faisant allusion à la maison où avait eu cette lieu cette rencontre, et à l’appartement qu’elle visitait : « J’aurais dû l’acheter ».

Jane, je vous avais découverte dans « Blow-Up » d’Antonioni, j’avais vingt ans, et comme tous ceux qui vous ont vue alors, je ne pourrais plus vous oublier !

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20 réflexions sur « De l’intérêt qu’il y a de prendre le train »

  1. Ce train était donc plus agréable que celui de Nadine et HFD .

    J’ai peur d’imaginer comment vous avez levez les 0 ,1% d’incertitude qui subsistaient sur la réalité de Jane , et sur la forme de connaissance mise en oeuvre .

    Qu’est ce qu’elle pense de l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix et de l’article 104 du traité de Maastricht ?

    1. je ne sais pas le faire, mais ce serait sympa de faire écouter felix leclerc et son train du nord , tchou,tchou, qui a perdu le nord.!!!!!

  2. En 1995 je me trouvais à la Gare de Lyon, à observer les gens en attendant un train…

    Quand soudain…apparut sortant du métro …Jane Birkin.

    J’avais 22 ans et étais alors assez sauvage et impulsive, je me suis précipitée dans les escaliers, les dévalant à toute berzingue, elle parut tout d’abord un peu effrayée et face à mon immense sourire comprit rapidement que je ne lui voulais aucun mal !

    Ele m’a dit avec son accent inimitable :  » Je dois prendre un taxi sous l’horloge, vous pouvez m’indiquer où c’est ? »

    Et moi pas peu fière face à une telle proposition, de lui emboîter le pas pour l’accompagner…

    Je me souviens de sa délicatesse, quand elle demanda si je n’avais pas autre chose à faire…

    j’ai bredouillé, vraiment boulversée un vague,  » Serge, immense… ».

    Finalement j’ai traversé une partie de la gare à ses côtés jusque à l’extérieur de la gare, je me souviens qu’en marchant je me disais  » putain, je me balade avec Melody Nelson… »

    Elle m’a dédicacé mon agenda et a pris son taxi.

  3. Hum… Je croyais que l’utilisation des téléphones portables était interdite à l’intérieur des wagons de TGV… 😉

  4. Ma chanson préférée étant celle avec Mikey 3D,

    [Mick] Dis Birkin
    C’est quoi ce vieil accent que tu traînes et qui te rend l’air antipathique ?
    [Jane] C’est l’accent britannique.
    [Mick] Dis Birkin
    Pourquoi tu vas marcher dans la gadoue alors que ça salit tes bottes ?
    [Jane] C’est que je suis gamine.
    [Mick] Dis Birkin
    Pourquoi tu sea tu sex et puis tu sun dès que le mois d’août se radine ?
    [Jane] C’est que je suis câline
    [Mick] Dis Birkin
    C’est quoi ce vieux jean sale que tu trimballes depuis 1969 ?
    [Jane] C’est que je suis radine
    [Jane] Je m’appelle Jane et je t’emmer-de.
    Toi tu ne t’appelles pas Tarzan.
    Tu t’appelles Mickey, je t’emmer-de.
    Moi je ne m’appelle pas Minnie.

    et oui…

  5. Il m’est arrivé la même chose avec Michel Constantin, moins l’appartement. Francis Lopez aussi. Roooooooooosignooool !

  6. Les passantes (Antoine Paul)
                           
    Je veux dédier ce poème, A toutes les femmes qu’on aime, Pendant quelques instants secrets,

    A celles qu’on connaît à peine, Qu’un destin différent entraîne, Et qu’on ne retrouve jamais

    A celle qu’on voit apparaître, Une seconde à sa fenêtre, Et qui, preste, s’évanouit,
    Mais dont la svelte silhouette, Est si gracieuse et fluette, Qu’on en demeure épanoui

    A la compagne de voyage, Dont les yeux, charmant paysage, Font paraître court le chemin ;
    Qu’on est seul, peut-être à comprendre, Et qu’on laisse pourtant descendre, Sans avoir effleuré la main

    A celles qui sont déjà prises, Et qui vivant des heures grises, Près d’un être trop différent,
    Vous ont, inutile folie, Laissé voir la mélancolie, D’un avenir désespérant

    Chères images aperçues, Espérances d’un jour déçues, Vous serez dans l’oubli demain,
    Pour peu que le bonheur survienne, Il est rare qu’on se souvienne, Des épisodes du chemin

    Mais si l’on a manqué sa vie, On songe avec un peu d’envie, A tous ces bonheurs entrevus,
    Aux baisers qu’on n’osa pas prendre, Aux cœurs qui doivent vous attendre, Aux yeux qu’on n’a jamais revus

    Alors, aux soirs de lassitude, Tout en peuplant sa solitude, Des fantômes du souvenir,
    On pleure les lèvres absentes, De toutes ces belles passantes, Que l’on n’a pas su retenir

     
    http://www.dailymotion.com/video/xk1un_les-passantes-live-duo_music

    http://www.youtube.com/watch?v=RvIp3_RWjx4

  7. Les feuilles
    Qu’on foule
    Un train
    Qui roule
    La vie
    S’écoule.
    (Guillaume Apollinaire)

    Le Temps nous égare
    Le Temps nous étreint
    Le Temps nous est gare
    Le Temps nous est train.
    (Jacques Prévert)

  8. Avec Eurostar votre charmant dialogue eut pu, surprise, durer deux heures de trop sous le tunnel.
    Un petit coin de paradis, un petit coin de parapluie, un ange.

  9. « Au hasard des courants as-tu déjà touché
    Ces lumineux coraux des côtes guinéennes
    Où s’agitent en vain ces sorciers indigènes
    Qui espèrent encore des avions brisés
    Afin qu’ils me rendent mes amours dérisoires
    Moi, comme eux, j’ai prié les cargos de la nuit
    Et je garde cette espérance d’un désastre
    Aérien qui me raménerait Melody
    Mineure détournée de l’attraction des astres.
    « Tu t’appelles comment?
    – Melody
    – Melody comment?
    – Melody Nelson.» »

    http://www.indavideo.hu/video/SERGE_GAINSBOURG_-_HISTOIRE_DE_MELODY_NELSON_PAR_JEAN-CHRISTOPHE_AVERTY_1971

  10. Pour revenir sur cette soirée à Liège, y ayant assisté, j’ai été un peu frustré par l’abréviation du débat. Serait-il possible de publier un texte sur l’échange d’idées avec la responsable d’Attac? On n’a pas parlé une seule fois de décroissance ou de rationnalisation de la consommation, quelle est votre position à ce sujet?

    Merci pour votre présence et vos éclaircissements.

  11. Déjà l’immobilier, précurseur des rencontres.
    Vous êtes un peu Gainsbourg dans votre style, à mélanger les disciplines pour sortir des ornières institutionnelles et connecter les neurones sur d’autres pistes.
    Gainsbourg avait son style et touchait à tous les styles musicaux pour pondre des tubes de valeur en mélangeant les pistes.
    Peut-être un jour on vous rencontrera dans un train, alors soyez comme Jane, soyez sympa !

  12. Yeah, when the train left the station
    It had two lights on behind
    Whoa, the blue light was Jane
    And the red light was Paul

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