L’Express, le 18 février 2010

Banques: « Il faut des mesures chirurgicales »

Les banques ont-elles tiré les leçons de la crise ?

Non. Mais pourquoi l’auraient-elles fait puisqu’on les laisse opérer dans le même cadre qu’hier ? Depuis le début de la crise, elles n’ont reçu aucune véritable directive, et maintenant on s’étonne qu’elles retombent dans leurs pires travers ! Aucune banque ne va prendre sur elle de réformer le système. Ce sont des entreprises commerciales, on ne peut pas leur reprocher de vouloir gagner de l’argent.

Est-ce à dire que les Etats ont trop ménagé les établissements financiers ?

Les Etats se sont contentés de froncer les sourcils, de prendre des mesures symboliques, histoire de satisfaire leurs opinions publiques. Mais, en réalité, ces mesures n’ont eu aucun impact réel. Le décor n’a pas changé.

Des mesures d’encadrement et de régulation ont quand même été votées…

D’abord, la plupart d’entre elles, comme la séparation, aux Etats-Unis, des activités bancaires, ne sont pas encore entrées en vigueur. Ensuite, ce ne sont que des mesures de surface qui prennent le sujet par le mauvais bout.

Que préconisez-vous ?

J’ai eu la chance de travailler dans la finance. C’est pourquoi je suis partisan de mesures chirurgicales. Depuis 2007, je fais une proposition qui soulève la terreur des banquiers : l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix.

C’est-à-dire ?

Aujourd’hui, nombre de produits financiers sont dévoyés. A l’origine, ils permettaient à leurs utilisateurs de se protéger moyennant un certain coût contre les fluctuations, par exemple d’un marché ou d’une matière première. Ces outils ont une fonction prudentielle qu’il faut conserver et même encourager. Mais ils ne doivent plus être accessibles à des intervenants venus dans le seul but de spéculer et de faire de l’argent. Quand on permet à n’importe quel acteur de faire des paris, on contribue à déstabiliser le système.

A vous entendre, l’économie serait devenue un casino…

Mais c’est un casino ! Il a diminué de taille du fait de la crise, cependant les règles n’ont pas changé.

Les banques européennes n’ont-elles pas montré plus de discipline que leurs homologues américaines ?

Allons donc ! Dominique Strauss-Kahn lui-même reconnaissait, voilà quelques semaines, qu’il restait encore d’importantes pertes cachées dans les bilans et que la proportion était plus forte en Europe qu’aux Etats-Unis.

La croissance repart un peu partout. La crise est-elle derrière nous ?

Il s’agit d’une reprise sans emplois, une reprise statistique : les entreprises reconstituent leurs stocks. Seules la Bourse et les banques semblent aller mieux, mais cela ne durera pas.

Sur quoi se fonde votre pessimisme ?

Nous avons devant nous deux bombes à retardement. D’abord, la dette des Etats. A eux seuls, en 2010, les Etats-Unis auront besoin d’emprunter sur les marchés 1 700 milliards de dollars. Ils seront en compétition avec l’ensemble des pays et des grandes entreprises. Comme il n’y aura pas assez d’argent pour tout le monde, les Etats les plus faibles devront offrir des taux d’intérêt plus élevés, ce qui ne manquera pas de les fragiliser davantage. L’autre bombe est encore plus prévisible : c’est l’immobilier commercial américain – bureaux, hôtels et autres stations touristiques. Ces actifs ont été construits à crédit. Or, en 2012, nombre de prêts vont arriver à échéance. Il va donc falloir trouver d’autres capitaux, mais qui voudra les apporter alors que la valeur de ces biens n’a cessé de se déprécier du fait de la crise ? Des entreprises vont tomber et, avec elles, les milliers de petites et moyennes banques qui les ont financées. Cela va être un massacre.

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142 réflexions sur « L’Express, le 18 février 2010 »

  1. Je n’y tenais plus,
    Alors j’ai relayé le dernier article de François et vos propositions sur les positions nues aux rédactions des principales radios, aux deux députés locaux et au Premier Ministre.
    Et demain je me réveillerai dans un monde sans CDS, sans dark pools…

  2. Bonjour,

    Et bravo pour ce billet bien senti.

    Je me demande juste pourquoi le titre de l’article « Banques: « Il faut des mesures chirurgicales » » n’est pas le même que le titre html de la page « On ne peut pas reprocher aux banques de vouloir gagner de l’argent ».
    Le titre aurait-il été modifié en cours de route ? 😉

    1. Lors d’un entretien, le titre final n’est pas de vous. Intéressant contraste en effet entre l’accent mis dans le titre de l’article et celui repris dans l’URL.

  3. Bientôt 5 millions de chômeurs US en fin de droit …(en juin)

    http://www.calculatedriskblog.com/2010/02/five-million-workers-to-exhaust.html

    Obama va encore nous dire que le  »chômage » diminue..en fait la stat oui, mais eux (les chômeurs en fin de droits)seront toujours tout autant sans emploi ….tout a été calculé pour que cela se passe juste avant les élections  »midterms » de novembre…le plan de relance ne devait surtout pas donner trop d’effets trop tôt(en 2009)….il faut s’attendre à un méga magouillage des stats d’ici novembre….mais un gros  »incident » d’ici la est toujours possible…

    1. Cela amplifie le mouvement.

      En gros, c’est du Corriolis. L’inventeur de la toupie. Je blague mais la similitude pourrait être troublante.

      Corriolis est aussi l’inventeur de l’effet siphon dans le sens des aiguilles d’une montre dans l’hémisphère nord et de la divergence des masses d’air de la zone de l’équateur.

      Manque de chance pour lui, il n’a pas inventé le coca. Mais je compte sur lui pour poursuivre une certaine théorie de la relativité.

      N.B.: pour ceux qui ne seraient pas au courant : ce sont les pauvres qui font la consommation.

    2. « ce sont les pauvres qui font la consommation. »

      Si certains voulaient me surnommer Ford, j’ai à leur disposition une main invisible du marché à leur mettre dans la figure.

      🙂

  4. C’est clair et net, on ne peut être plus précis.
    Qu’a donc C. Barbier dans la tête pour avoir ouvert à M Jorion ses colonnes dans l’Express ?
    Bizarre.

    1. @ Papimam

      Avez-vous lu, ces dernières années, les écrits de C. Barbier? Avez-vous jeté un oeil à ces petites videos sur Internet, en forme de billets d’humeur? Je le fait régulièrement.
      C’est étonnant . C. Barbier est quelqu’un de réellement intelligent. Pourtant il semble être de ces personnes surprenantes, qui n’ont pas besoin d’utiliser leur tête pour écrire et parler. Je le répète, c’est fascinant à observer. Je ne sais pas quel est l’autre lieu, inconnu pour moi, de production d’idées qu’ils utilisent, en tout cas leur tête ne leur sert pas.
      « Qu’à donc C. Barbier dans la tête? » demandez-vous.
      Je peux me tromper, mais je soupçonne qu’il reste encore beaucoup de place dans sa tête. Des lieux inutilisés, des espaces vierges de toute pensée.
      Compte-t-il utiliser ces espace vacants plus tard, quand il ne sera plus directeur de la rédaction de L’Express? …mystère…

    2. @Jean-Luc
      Je ne connais C Barbier qu’à travers sa présence régulière sur le plateau de C dans l’air et j’en ai plutot retenu qu’il n’envisage pas de sortir du cadre et qu’un changement de paradigme doit être exclu pour lui.
      Sa couleur politique, quoi qu’en dise son écharpe, ne m’échappe pas.
      Les gens intelligents c’est super, à condition qu’ils soient généreux et modestes ou sages, qu’ils mettent leur QI au service des autres.

  5. Bonsoir.

    On est bientot trois ans apres le declenchement de cette crise, aout 2007, je m’en souviens encore, et on est encore a vous posez ces questions.

    Ho vous repondez avec la foi du charbonnier, mais c’est pathrtique de la part des journalistes.

    1. … »pathrtique »? … »pratique »? … »patrick »?
      Ah, c’est pathétique, je n’arrive pas à lire astrorock aujourd’hui.

    2. @Jean-Luc

      peut-être faut il lire parthritique!

      Valise formée de « pathétique » et « arthritique »: ça ne serait pas mal, je trouve.

  6. bonjour,

    je partage votre analyse en tous points, mais je m’étonne que personne ne se fasse la réflexion suivante : pourquoi, puisque d’autres savent ce que vous savez, les dirigeants des Etats s’acharnent-ils à poursuivre dans la même voie ? pourquoi restent-ils sourds aux nombreuses propositions qui sont faites?

    ils ne sont pourtant pas plus stupides que nous, et voient eux aussi que nous courons à la catastrophe… pourquoi alors ne changent-ils pas? qu’est-ce qui les retient de le faire?

    voilà la véritable question à laquelle j’aimerais qu’on me réponde.

    1. A mon avis, et ce n’est que mon avis,

      Margaret Thatcher a répondu à votre question par TINA, i.e. « There Is No Alternative ». Cette affirmation est toujours vraie dans les esprits de nos élites.

      Mais ce n’est que mon avis.

    2. Eh bien, ils ne savent rien faire d’autre, ils ne le veulent pas, ils sont incapables de penser d’autres mesures.

      Par exemple, ils auraient pu arrêter la crise des subprimes à très bon compte: financer purement et simplement les défauts de paiement, qui ne sont jamais que des remboursements à trente ans, et qui par hypothèse ne représentent pas non plus 100% des engagements mensuels des emprunteurs. Ils auraient cassé l’enclenchement de la crise, à charge évidemment de traiter la suite. Pourquoi ont-ils été incapables de simplement penser cette action?

      La raison pour laquelle ils continuent à courir vers l’effondrement est la même que celle qui les a empêchés de prendre une mesure efficace contre les subprimes, et elle est purement idéologique! Aider les pauvres défaillants, c’est impensable, tout simplement – ils représentent tout au plus un électorat que l’on courtise une fois par législature! Mais financer les financiers, amis de chaque jour, ceux dont on est proche, des rangs desquels parfois on est issu, ou que l’on espère rejoindre après un mandat de haut niveau, ça c’est concevable et tout naturel !
      C’est l’idéologie en action: une légitimation de la caste à laquelle on appartient.

      Avec tout le respect que j’ai pour Paul Jorion, j’irais même jusqu’à dire que non, ils ne sont pas incompétents, car leur compétence n’est pas de faire triompher la raison, leur compétence est de faire triompher jour après jour le camp des grandes fortunes aussi bien dans la guerre économique sans pitié qu’il livre à la société que dans la guerre des idées où il faut que les pauvres continuent à voter comme s’ils étaient riches. Ces gouvernants et leurs conseillers ne sont pas des experts, ils sont des idéologues du capitalisme débridé, des prélats de la religion officielle.

    3. Ca ne bougera pas avant une catastrophe majeure parce que le premier qui va tenter de bouger sera tenu pour responsable de cette catastrophe majeure.

      La puissance financière que détiennent certains groupes est telle qu’ils sont capables de déstabiliser toute tentative politique (d’autant que la volonté politique est quasi inexistante, la peur et le manque d’imagination étant au pouvoir dans nos démocraties « avancées »).

      Ceux qui possèdent beaucoup n’accepteront jamais de perdre, ne fût-ce qu’un peu, pour en sauver d’autres qui ne possèdent rien, voire même pour sauver le « système ». Ils pousseront jusqu’à la rupture.

      La solution passe par une refonte complète de notre mode de vie consumériste (ce qui ne se fera pas) et dans l’immédiat par l’application des propositions de Paul Jorion (entre autres), ce qui ne se fera pas non plus, ou alors avec si peu de convictions que l’effet produit sera minime.

      Sans cataclysme, pas de changement majeur. Nous sommes allés trop loin, trop fort, et nous allons trop vite.

      Soyons lucides: il ne nous faudra plus vingt ans avant d’être sidérés par les choses que nous aurons vues…

      (même si l’évidence de l’effroyable accélération vers le mur constatée depuis plus de dix ans nous laisse déjà plus que perplexes).

    4. Il n’y à que trois façons d’arrêter une course folle de l’intérieur, d’où le TINA de la vieille dame de fer…

      1) Un participant gagne par la force et soumet tous les autres… fin du besoin de concurrence.
      2) Le dernier participant à s’épuiser est le gagnant pyrrhique… fin du besoin de concurrence.
      3) Tous les participants accordent d’arrêter la course… psico-pathologiquement inviable.

      Il n’y à qu’une façon d’arrêter la course de l’extérieur…

      De plus en plus de gens pas atteint par la psychose formula 1 se mettent d’accord pour ne plus fournir du carburant au participants… tout en faisant gaffe de ne pas provoquer 1) ou 2) en haut.

    5. @ Caleb Irri

      vous demandez:

      « ils ne sont pourtant pas plus stupides que nous, et voient eux aussi que nous courons à la catastrophe… pourquoi alors ne changent-ils pas ? qu’est-ce qui les retient de le faire ? »

      j’ose répondre:

      Parce que la cause de la dette est de l’ordre intime des relations humaines établies dans nos sociétés de consommation. Elle est le reflet du désir de tuer le père pour ne pas se séparer de sa mère. (et continuer à la consommer sans limite … qui nous ramène au mythe de la dévoration des enfants par Cronos l’incestueux comme le fait apparaitre en décoration Paul Jorion).

      L’argent virtuel créé par la dette prend la place de l’absence du signifiant père, qui normalement vient limiter le désir de l’enfant pour sa mère, et qui est bafoué en occident.

      Alors la réelle question est de savoir comment continuer l’inceste en faisant porter l’interdit sur les enfant des autres …

      Voilà pourquoi les parents occidentaux en viennent à vivre sur le dos des générations futures, en espérant secrètement que la dette se reportera sur les enfants des autres ! Et pas sur les leurs !

      Le vrai problème sera de savoir sur qui reposeront effectivement ces dettes, et non plus pourquoi.

    6. A propos du mythe de CRONOS,

      Ce qui est intéressant dans le mythe de Cronos, c’est de constater que :

      – Chronos garde vivant les enfants en son sein (il devient à son tour une mère)

      Sa femme, Rhéa, une Titanide, et aussi sa sœur, donna naissance successivement à Hestia, Démèter, Héra, Hadès, Poséidon et Zeus. Cronos parvint à les manger tous, à l’exception de Zeus, que Rhéa avait confié à sa mère Gaia; elle lui substitua une grosse pierre enveloppée de langes, que son père dévora à sa place.

      Avec Gaïa, il s’arrange pour les faire recracher à son père — Hésiode ne précise pas comment, mais des sources tardives précisent que c’est Métis, déesse de la ruse, qui offre à Cronos un émétique. Celui-ci vomit alors tout ce qu’il avait ingurgité jusque là, y compris la pierre qui l’a abusé, que Zeus place ensuite à Delphes

      – lorsque Chronos régurgite les Dieux, ils sont bien vivants !

      CRONOS joue le rôle d’un personnage qui dévore ses enfants, non pas pour les tuer mais pour les contenir en lui, comme une mère .

    7. En effet, Taotaquin.

      Et il faut aussi ajouter à cela la concurrence que se font les pays, et l’on se rend compte que le système est « auto-verrouillé ».

      Par contre, il s’agit de prévoir la suite de la chute en mettant sans arrêt le doigt sur ce qui être corrigé. Histoire, pour une fois, de repartir sur de bonnes bases. Ca nous changera.

    8. Un article de géo-politique qui vient appuyer mes écrits :
      http://www.marianne2.fr/Le-declin-de-l-empire-americain,-pour-la-CIA-ca-reste-un-film-2-2_a185162.html
       » les experts de l’agence de renseignement ne voient qu’un seul horizon : la domination du modèle américain »

      Je ne connais pas le degré de pertinence de l’analyse de cet auteur, mais cela semble assez proche de la réalité.

      Et lorsque l’on sait qu’il faut diviser pour mieux régner.

    9. @caleb irri
      Votre question est très précise et porte très loin. Mais je vous répondrai de façon aussi précise. Si les dirigeants ne font rien ou plutôt si ceux qui font quelque chose (les dirigeants français par exemple) sont si loin du compte – c’est parce qu’ils n’ont pas été élus pour cela .

      Dans nos pays – et contrairement à ce qu’on croit – il existe un consensus très largement partagé sur les finalités de l’action politique : ce consensus c’est la croissance et l’emploi à tout prix ». Or un dirigeant dans nos démocraties n’est pas un simple individu qui pourrait prendre conscience de quelque chose : il agit dans un cadre contraint et ce n’est pas parce qu’individuellement il pense comme vous, qu’il agira dans ce sens . Il agira en fonction du consensus ..

      Or je ne crois pas qu’un consensus existe déjà dans nos pays pour des mesures institutionnelles comme celles que nous proposons . Et donc je pense que les gouvernants actuels ( les français notamment) sont toujours dans leur rôle . Certes les gens se déclarent « hostiles aux banquiers », ce qui révèle un début de prise de conscience mais pas au point de payer le prix à court terme de ce genre de mesures : le soutien à d’éventuelles mesures radicales de Sarkozy serait extrêmement faible

      C’est pourquoi l’effort patient de conviction doit continuer

      amicalement

    10. @ Caleb Irri,

      ça c’est de la question, et de la bonne!

      Pourquoi sachant les mêmes choses que nous, les dirigeants se retiennent-ils de changer? C’est ça votre question.

      Si vous croyez être seul (ou seule) à vous la poser, rassurez-vous dès maintenant, il y a du monde pour vous accompagner. Quant à attendre une réponse, il me semble qu’on va devoir patienter encore un peu.
      Pourquoi l’homme est la seule espèce pour qui, quand il n’y a pas de bornes, il n’ y a plus de limite? Les tentatives de réponse à cette autre question (subsidiaire à la vôtre) tiennent dans des milliers de pages des plus grands philosophes. Et l’abysse qu’ouvre cette question non résolue, a donné lieu à d’autres milliers de pages qui s’appellent Bible, Coran ou encore d’autres noms. On cherche, on cherche, et on a pas encore trouvé.

      Regardez la toute première phrase de Jorion, suite à la première question. C’est une question aussi, et on y trouve un élément de réponse.

      Le cadre nous dit Jorion. La réponse est dans le cadre.
      Et vous pouvez le croire, c’est un anthropologue qui vous le dit.

    11. Au fait, merci Didier pour la référence.
      TINA. Quel joli nom pour la maîtresse de nos maîtres.
      Et pour la mère de tous les vices.

    12. Ce serait donc pour ça que j’apprécie Tina Turner…???

      Ces femmes. Toutes des … déesses.

      Vous avez eu peur..hein???

    13. Pourquoi ne font-ils rien. Mais simplement parce qu’il n’y a rien à faire sans changer le système dans ses gènes. Et qu’ils ne le souhaitent pas parce qu’ils bénéficient de ce système…

      Pour faire simple :
      *10% des personnes les plus riches qui en bénéficient et sont richement alimentées par le système
      *10% des personnes un peu moins riche ont l’impression d’en bénéficier mais pour lesquels le bilan est plus ou moins nul
      *Enfin 80% des personnes (les plus pauvres) qui le subissent alimentent les 10% les plus riches.

      Devinez dans quelle catégorie vont se situer les décideurs qu’ils soient économiques ou politiques ?

      Dans un monde à croissance de plus en plus contrainte (voir durablement nulle ou négative), la seule manière de régler le problème sera évidement d’améliorer cette répartition, sinon finira par exploser socialement. Toutes les solutions économiques et financières passeront nécessairement par une réduction de la rente du capital d’une manière ou d’une autre.

      Et vous vous demandez pourquoi ils trainent des pieds… Et qu’ils attendent le tout dernier moment pour agir vraiment…

    14. A Caleb Irri,
      Tout système possède de nombreux mécanismes de stabilisation internes et externes qui s’opposent donc aux changements.
      Une personne est un système: si vous êtes fumeur, essayez de vous arrêter de fumer, c’est très difficile, et pourtant, personne n’ignore que ce n’est pas bon pour l’organisme. Mais en persévérant, on peut quand même y arriver, ne nous décourageons donc pas.

  7. Je n’étonnerai personne en disant que j’apprécie ce billet, clair net et précis.
    Très important de prendre l’opinion publique à témoin, qui plus est dans magazine à grand tirage, lu par les cadres sup et les milieux économiques de façon générale.

    Dans un an ou deux, ou peut-être même avant, quand la situation deviendra critique, les décideurs ne pourront plus dire qu’ils ne savaient pas, qu’ils n’avaient rien vu venir. Une fois, mais pas deux.

    Qu’au moins ils fassent le service minimum, c’est à dire ce qu’il faut pour limiter des dégâts déjà programmés, en interdisant dare dare les paris sur la fluctuation des prix !

    Je pense que Paul finira par être entendu, c’est la conclusion logique à la crise, toute la question est de savoir quand !!
    Les tenants et aboutissants de la crise, la façon dont elle serait perçue, quels ressorts sociolo-politiques il faut toucher pour obtenir une majorité contre le consensus néo-libéral, toutes les analyses et approches pragmatiques de Paul se confirment les unes après les autres.

    Il serait peut-être temps que ces messieurs et dames les « décideurs » en tirent les conséquences qui s’imposent. Pourquoi ne pas faire tout de suite ce qu’ils feront demain, mais alors peut-être trop tard, tant les dégâts immenses.

    Merci à l’express d’avoir pour une fois présenté dans le bon ordre les qualités de Paul Jorion, à savoir anthropologue, sociologue et ancien financier, car c’est justement ce qui fait sa différence.

    1. La réponse est pourtant assez simple et peu se résumer ainsi:
      « Tant que ça ne gêne pas le pouvoir! »
      Tant que ça ne gêne pas le pouvoir en place, les bonnes idées n’ont pas lieu d’être prises en compte. Surtout si ces idées vont à l’encontre de ce qui s’est fait jusqu’à présent. Pourquoi démonter le mécano, laissons faire, on verra bien, il sera toujours temps d’intervenir. En attendant invitons Mr Jorion à en parler, ça mange pas de pain et ça peut toujours servir. Nous sommes ouvert à toutes les suggestions…
      Je rappelle que le locataire de l’Elysée apparait souvent là où on ne l’attend pas, (coucou! je suis là) le coucou est aussi un oiseau qui fait son nid dans le nid des autres, comportement qui l’accompagne dans sa célébrité.
      On peut penser que l’ami du président , rédacteur à l’Express, suit expressément la route du président.

  8. A partir du moment ou vous avez une fonction positive et intégrable dont l’intégrale entre – l’infini et + l’infini a une borne supérieure alors vous pouvez démontrer que cette fonction en moyenne part de 0 à – l’infini termine à 0 à + l’infini et passe par un maximum entre les deux.

    Pour résumer personne n’a rien fait et ne fera rien ! Pourquoi ?

    La Hellas est l’arbre qui cache la forêt GB-USA, alors la Finance est aussi l’arbre qui cache la fin d’une fonction positive !

  9. Bonsoir Monsieur Jorion,

    Pouvez-vous chiffrer les deux bombes à retardement pour les années 2012-13-14-15 ?
    A 100 milliards prêts 🙂 ? pour l’ordre de grandeur !

    Bien sincèrement,

    PAD

    1. Le total des dettes des états de la planète se monte à 49 500 milliards de dollars.

      Il y a un an, un cabinet comptable indépendant de New York a estimé le total de tout ce qui était « argent » non monétaire à 1 400 000 milliards de dollars.

      Ces chiffres doivent être bons, je pense. Pour aller dans le mur.

    2. Il faut que je concatène et explicite. Car il est nécessaire de faire de la consolidation tout comme partout.

      Ce chiffre de 49 500 milliards est officiel. Voyez ce que ça peut donner pour la Grèce.
      Dans la consolidation, il faudrait aussi prendre en compte l’endettement second et privé.
      Second, soit, toutes les collectivités locales d’un état ainsi que tenir compte du phénomène sub-prime magique par son taux variable.
      (pour les non-initiés, seule la municipalité de Grenoble a porté plainte contre une banque et l’affaire doit être gênante car il n’y a plus aucune nouvelle. Mais ce devait être légal car quelqu’un a bien signé le document (appelé contrat et du style gré-à-gré))
      Coté privé, on sait à peu près. 140% aux US, 70% en France.

      Maintenant, pour les 1 400 000 milliards, tout le monde ne peut en être réduit qu’à des hypothèses sachant qu’il s’agit aussi de gré à gré et donc sans aucune forme de contrôle ou même de connaissance.

      Cela me fait plaisir un peu quelque part dans le sens ou j’ai toujours pu justifier les millions que j’ai engagé 🙂

      Mais bon : les strates de pouvoir planétaire sont impénétrables…

    3. J’ai oublié un dernier détail.

      Les états, et surtout celui des US, sont devenus les prêteurs de dernier recours, les consommateurs de dernier recours mais aussi les assureurs de dernier recours…

      C’est à dire qu’ils devront assumer les pertes de l’ensemble du système. (ce qui ne peut éventuellement apparaître qu’en cas de défaillance comme nous le constatons sur tous les prêts.)

      Le pied, non?

  10. En tout cas le thème de la puissance excessive des agences de notation a été repris dans le « grain à moudre » sur FR C ce soir, à mon grand étonnement… Invités :

    Nicolas Veron. Economiste
    Think-Tank Bruegel

    Jean Paul Fitoussi. Président de l’OFCE

    Jean Arthuis. Sénateur de Mayenne (Union Centriste)
    Président de la Commission des Finances du Sénat

    1. @lizst
      Un billet clair de PJ ( comme d’hab)
      Ce n’est pas étonnant que l’on commence à remarquer l’influence excessive ( influence et non puissance , car ces agences peuvent disparaître en un jour) . Car il s’agit au sens propre d’une anomalie de notre système économique , lequel repose sur l’idée qu’un marché est régulé par des phénomènes de nombre et par l’accés à la connaissance de tous des données fondamentales sur le marché ( d’où les lois régulières sur la concurrence)

      Le montée des agences de notation renvoie in fine à l’impossibilité pour le marché du capital de fonctionner selon les règles libérales : d’où la nécessité d’avoir des informations « par ailleurs ». Mais le remède est pire que le mal, on le voit bien . Et il est normal qu’ on commence à en prendre conscience .^Avec retard, certes le thème a eu du mal à percer , même sur ce blog ). Mais c’esdt inexorable et ce n’est qu’un début
      La seule solution pour contrer ce phénomène n’est pas unqiuement l’interdiction des paris; il faut aller plus loin et modifier les règles comptables des entreprises . Je me propose de revenir dessus quand j’aurai deux ou trois minutes
      amicalement

    2. Monsieur Roche, j’ai un avis un peu différent.
      Déjà, je ne m’estime pas libéral (quoique… : vu l’abus de langage car nos dirigeants passent leur temps à verrouiller le système) ou en tout cas, opposé fermement à tout excès (malgré mon jeune âge qui ne favorise pas la sagesse) et surtout attaché à la Justice.
      Les agences de notation, je peux quasiment dire que j’ai fait leur boulot. En allant voir dans les entreprises, en rencontrant les ouvriers, en jaugeant leur savoir-faire, en voyant le résultat obtenu…
      Bref, en mesurant de façon la plus impartiale possible ce qu’une organisation avait de mieux. Et de moins bien.

      Pour en revenir aux agences de notation, je crois qu’elles sont nécessaires. Mais sous deux conditions.
      – qu’elles voient réellement l’ensemble de ce qu’elles notent. (et non seulement le bénéfice après impôt et le dividende sur action)
      – qu’elles ne soient pas juge et partie. (et là, ça parait difficile et montre bien AUSSI que le système est corrompu par absence totale d’indépendance réelle, soit ce qui est un minimum d’équité lorsque l’on juge)

      Là aussi, une réforme à faire de ce système que nous voyons s’écrouler sous nos yeux…

  11. Faut être pragmatique et résumons:
    Des états, des particuliers, ont « vendu » leurs revenus futurs pour acheter pour les états à crédit des politiques sociales militaires ou etc…. et pour acquérir dans le cas des particuliers une maison, investir dans l’immobilier commercial pour financer des achats….. etc….
    Et maintenant les débiteurs sont incapables de payer: les états ont tout dépensé et les intérêts sont devenus une charge insupportable. Les particuliers ne peuvent plus réaliser leur investissement faute de marché et surtout chômage.
    Examinons la « balance sheet » sans préjugés.
    d’un coté des créances titrisées qui se sont échangées comme le mistigri
    de l’autre coté des dettes qui elles ont été plus ou moins « dérivées ».
    Et la question est: comment compenser tout cela pour une gigantesque opération de « défeasance ».
    Très simple cher Watson: la méthode du « buvard royal » ! elle est rapide, efficace elle a déjà été testée et cela fonctionne super bien quelque soit l’époque.
    Le principe est simple:
    Les états soldent leurs dettes entre eux ( on va pas se faire la guerre non ?) par une « monnaie de singe » qui aura désormais cour légal inter-nation. C’est l’état le plus fort militairement qui déclenche et impose aux autres états cette monnaie: L’or réévalué.
    Les états ensuite répudient leurs dettes vis à vis des créanciers privés étrangers: exemple russe !
    reste les dettes entre particuliers et institutions socialement importantes: pension funds par exemple. Pour cette catégorie, c’est au cas par cas: de la monnaie de singe ou rien: la valise ou le cercueil ! les accords d’Evian, cela ne vous dit rien ?
    Moi je suis persuadé que chez GS il y a une bonne douzaine de golden boys qui ont déjà la solution dans leur poche. Faut attendre le bon moment !
    En résumé, un coup d’acordéon mondial c’est ringard. Le coup du buvard royal, c’est moderne comme le monde. Et derrière tout cela on met en place une « démocratie totalitaire » à la chinoise avec un zeste d’écologie. Parce que croyez- vous que la Chine va adopter le libéralisme occidental vous ? La science lentement mais surement se déplace vers l’asie. Le totalitarisme économique chinois va se déplacer en sens inverse. Les capitalistes n’ont pas vendu la corde, mais la capacité à « inventer » que l’Asie avait perdue.

  12. http://www.penombre.org/07/03.htm

    La très vaine divinité universelle sans extérieur ni pompes –
    Ce refus à trahir quelque éclat doit peut-être cesser, dans le désespoir et si la lumière se fait de dehors: alors les somptuosités pareilles au vaisseau qui enfonce, ne se rend et fête ciel et eau de son incendie.

    Pas, l’instant venu ostentatoire –

    Qu’une Banque s’abatte, du vague, du médiocre, du gris.

    Le numéraire, engin de terrible précision, net aux consciences, perd jusqu’à un sens.

    Aux fantasmagoriques couchers du soleil quand croulent seuls des nuages, en l’abandon que l’homme leur fait du rêve, une liquéfaction de trésor rampe, rutile à l’horizon: j’y ai la notion de ce que peuvent être des sommes, par cent et au delà, égales à celles dont l’énoncé, dans le réquisitoire, pendant un procès financier, laisse, quant à leur existence, froid. L’incapacité des chiffres, grandiloquents, à traduire, ici relève d’un cas; on cherche, avec cet indice que, si un nombre se majore et recule, vers l’improbable, il inscrit plus de zéros: signifiant que son total équivaut spirituellement à rien, presque.

    Fumée le milliard, hors le temps d’y faire main basse: ou, le manque d’éblouissement voire d’intérêt accuse qu’élire un dieu n’est pas pour le confiner à l’ombre des coffres en fer et des poches.

    Aucune plainte de ma badauderie déçue par l’effacement de l’or dans les circonstances théâtrales de paraître aveuglant, clair, cynique: à part moi songeant que, sans doute, en raison du défaut de la monnaie à briller abstraitement, le don se produit, chez l’écrivain, d’amonceler la clarté radieuse avec des mots qu’il profère comme ceux de Vérité et de Beauté.

    Stéphane Mallarmé, Divagations

  13. Hier vous appeliez à la guerre. Aujourd’hui ce qui frappe, c’est le « chirurgicale ».
    Vous avez raison, c’est beaucoup plus médiatique.
    Alors, Paul, le casingue, on se le flingue comment? A la bombe au cobalt, aux rayonnement éléctro-magnétiques, à l’urani-homme appauvri le scalpel au fusil?
    C’est rhésus quoi un vampire? Vous avez des donneurs? Et les compresses, Paul, vous savez, les compresses?!!!!
    Et les cautères et les jambes de bois?!!!
    Qui sait, vous êtes peut-être le futur soldat inconnu sous votre arc de triomphe?
    Mais inconnu dans cette « opération », c’est mal parti……
    En temps de paix certains parient sur la guerre, en temps de guerre tous parient sur la paix.
    A quel prix cette fluctuation?

    1. domini CB,
      on peut violer l’économie, à la seule condition de lui faire un enfant. Il y a des endroits où l’amour n’a pas sa place.

    2. Oui, Jean-Luc, c’est vrai, cette petite habitude est devenue une seconde nature,
      et elle est agissante et éprouvée à tous les niveaux les plus banals et les plus intimes de la vie.
      Nous en mesurons les désastres jour après jour après jour après jour …

      Mais voyons le phénomène sous un autre angle.

      Si vraiment vous aimez le massacre, faites l’amour avec lui, et arrêtez d’en faire l’instrument
      de votre propre jouissance.
      C’est peut-être un brin provocateur ou monstrueux, mais bon.

  14. Bonjour Paul,

    J’étais dans la salle lors de votre passage à Liège il y a un mois, et je vous avais posé une question sur la réalité des risques d’inflation plus ou moins consentis, voire choisis par les autorités.

    Que penser par exemple de ce raccourci, lu dans une lettre de spéculateurs financiers:

    « (…) la Fed a mis 75 ans — de 1914 à 1989 — pour porter ses engagements à 100 milliards de dollars.

    « Et Alan Greenspan n’a mis que 10 ans à augmenter cette somme jusqu’à 500 milliards de dollars.

    « Huit ans plus tard environ, les engagements de la Fed atteignaient le millier de milliards de dollars. Et en l’espace de trois semaines seulement, à la fin de l’année 2008, Ben Bernanke a doublé ce chiffre, le faisant passer d’un à deux milliers de milliards de dollars.

     » ‘Comme le dit Martin Hutchinson — un banquier d’investissement avec plus de 25 ans d’expérience à Wall Street — « l’or n’est pas un abri face à la récession. C’est un abri face à l’inflation’.

    « Bien entendu, la déflation — et non l’inflation — est la menace la plus immédiate. »

  15. « Ce sont des entreprises commerciales, on ne peut pas leur reprocher de vouloir gagner de l’argent. »

    Evidemment. Je me rappelle qu’on a dit la même chose au sujet de la White Star Line après le nauvrage du Titanic, sur lequel il n’y avait pas assez de canots de sauvetage. Mais dans ce cas-là on n’a pas tardé à tirer les leçons de la catastrophe et les règles ont changé afin d’éviter de tels massacres.

  16. Caleb Irri,

    La question que vous posez, beaucoup doivent se la poser mais peut-être n’osent-ils pas l’exprimer, car le fait même de la poser laisse entrevoir des explications qui pourraient en effrayer plus d’un. Si si, effrayer, les certitudes sur lesquelles ils ont construit leur vie pourraient s’effondrer, ce qui n’est pas chose facile à regarder en face !

    Au vu des réactions, pardon, de l’absence de réaction à certains de mes précédents messages essayant d’engager la réflexion dans cette direction, pardonnez ma fainéantise, voici un extrait d' »Aurore », de Nietzsche :

    « Dans la glorification du “ travail ”, dans les infatigables discours sur la “ bénédiction du travail ”, je vois la même arrière pensée que dans les louanges adressées aux actes impersonnels et utiles à tous :à savoir la peur de tout ce qui est individuel. Au fond, ce qu’on sent aujourd’hui, à la vue du travail – on vise toujours sous ce nom le dur labeur du matin au soir -, qu’un tel travail constitue la meilleure des polices, qu’il tient chacun en bride et s’entend à entraver puissamment le développement de la raison, des désirs, du goût de l’indépendance. Car il consume une extraordinaire quantité de force nerveuse et la soustrait à la réflexion, à la méditation, à la rêverie, aux soucis, à l’amour et à la haine, il présente constamment à la vue un but mesquin et assure des satisfactions faciles et régulières. Ainsi une société où l’on travaille dur en permanence aura davantage de sécurité : et l’on adore aujourd’hui la sécurité comme la divinité suprême. – Et puis ! épouvante ! Le “ travailleur ”, justement, est devenu dangereux ! Le monde fourmille d’ “ individus dangereux ” ! Et derrière eux, le danger des dangers – l’individuum !
    (…) Etes-vous complices de la folie actuelle des nations qui ne pensent qu’à produire le plus possible et à s’enrichir le plus possible ? Votre tâche serait de leur présenter l’addition négative : quelles énormes sommes de valeur intérieure sont gaspillées pour une fin aussi extérieure ! Mais qu’est devenue votre valeur intérieure si vous ne savez plus ce que c’est que respirer librement ? si vous n’avez même pas un minimum de maîtrise de vous-même ? »

    Vous demandez : pourquoi restent-ils sourds aux nombreuses propositions qui sont faites? Pour résumer : les système actuel, à travers même les inégalités qu’il produit, garantit la stabilité du peuple, notamment par l’asservissement au travail.

    Alors certes ceux qui sont en place essayent d’y rester, mais au-delà, ils se doivent, ne serait-ce d’ailleurs que pour y parvenir, de garantir la « paix sociale ».

    Ils n’ont pas de solution de rechange stable.

    1. Fab, merci, j’applaudis.

      Tout en rappelant à nouveau l’étymologie du mot « Travail »: tripalium, instrument de torture, de coercition…

    2. @tripalium
      je n’ai jamais entendu une conférence, ni lu un texte sur le travail qui ne commence par cette définition. Mais cela ne veut pas dire qu’elle soit juste
      Maintenant, je ne partage pas votre critique du travail : le travail c’est la forme moderne de l’engagement dans la collectivité
      amicalement

    3. @ Paul Jorion:

      Le généticien Albert Jacquard et l’écrivain Stéphane Zagdanski ont rappelé cette étymologie, que j’avais entendue dans une conversation étant enfant. Ca m’avait marqué. 🙂

      Mais je ne suis pas un spécialiste…

      @ Claude Roche:

      Je suis partiellement d’accord avec vous, mais je rejoins Henri Laborit:

      « L’homme est un être de désir. Le travail ne peut qu’assouvir des besoins. Rares sont les privilégiés qui réussissent à satisfaire les seconds en répondant au premier. Ceux-là ne travaillent jamais. »

      Et avec ironie, Jules Renard:

       » Les moralistes qui vantent le travail me font penser à ces badauds qui ont été attrapés dans une baraque de foire et qui tentent tout de même d’y faire entrer les autres ».

      Je pense qu’il y a deux sortes de gens qui « travaillent »: ceux qui aiment ce qu’ils font, qui ont choisi leur métier et l’exercent avec plaisir (tout n’est jamais si simple bien évidemment) et ceux qui partent le matin avec écoeurement et ennui…

      Les premiers sont souvent ceux qui préconisent la retraite à 70 ans, etc.

      Dans la société actuelle, les injustices sociales sont telles que bien peu ressentent cette utilité sociale précisément… Mais dans une société plus « équitable », bien évidemment, je vous rejoindrais très probablement.

      Amicalementao

    4. Selon « Le Robert », Travail vient de « travailler » et Travailler vient de « Tripaliare »: torturer avec le tripalium.

      Les deux sont liés, somme toute 🙂

    5. Je n’ai pas de référence précise, je me rappelle seulement avoir lu « quelque part  » que l’étymologie travail <" tripalium "est contestée et n'aurait aucune consistance historique. Je me suis toujours reproché de ne pas avoir noté.

      Certes nous avons l'usage de "travailler" dans un sens "torturer", le tout renforcé par le "travail", soit le bâti de bois dans lequel les chevaux sont maintenus pour être ferrés.

    6. A propos de l’étymologie de « travail »:

      Trouvé sur le « trésor de la langue française informatisé », un bien bel outil:

      TLFi

      trepalium: instrument de torture en latin médiéval,
      provient pobablement du grec « trois pieux » ‘tri-passalon », là aussi, on n’est pas dans le grec classique.
      Sinon, quand on « travaille quelqu’un » c’est n’est généralement pas pour son bien…

    7. Pour répondre à Claude Roche,
      De quel travail s’agit il? travail effort, travail activité, ou travail emploi? L’emploi est rémunéré. Parmi ces emplois il y a ceux utiles à la société et ceux complètement inutiles mais l’utilité ou l’inutilité sont établis selon les normes dominantes. En ce qui concerne le travail ou les activités, il est gratuit, peut être pour soi, et ou pour les autres (voir le débat sur la rémunération eds « taches domestiques »), sous forme de bénévolat, ou de participation comme sur ce blog par exemple mais également tout ce qui relève du open source…Pour approfondir la réflexion, voir Dominique Meda (le travail, une valeur en voie de disparition), André Gorce bien sûr, et les travaux de Stiegler notamment sur l’économie de la contribution.
      En outre, participer à la société par le travail/emploi, oui, mais quid lorsque la dite société ne propose pas de travail/emploi à tout le monde, alors même qu’elle inclut ou exclut selon ce critère? Car c’est là que le bas blesse. C’est la réalité d’un sous emploi qui devrait pousser à une réflexion sur le travail/emploi, sa centralité dans notre société. On ne peut pas continuer à tout organiser autour du travail emploi, en faire la valeur des valeurs alors même qu’il n’y en pas pour tout le monde.
      Cela n’a rien d’utopique bien au contraire, cela part d’un constat. Et ce n’est pas issu d’un rejet du travail, bien au contraire.Du reste, je pense que si l’on désolidarisait emploi et revenu, avec une allocation de subsistance conséquente, et qu’on généralisait le temps partiel, pour le coup, ça pourrait peut être revaloriser certains métiers.Du moins je pense.

    8. si mes souvenirs sont bon le travail découle bien du mot torture, torture infligé a soi même par les premiers chrétien, l’instrument utilisé étant la discipline, sorte de petit outil de flagélation qui sert encore aujourd’hui dans certaines province indiènne ou pakistanése, je ne sais plus.

    9. @ tous

      Allez, un truc qui me brûle le clavier depuis que le mot « travail » a été prononcé ici.
      J’hésitais, car les citations (« l’art de répéter -en se trompant- les paroles d’un autre » Ambrose Bierce) sont un peu lassantes parfois (vous avez vu? le truc avec Ambrose Bierce à l’instant. C’est chiant non?!).
      Même les calembours (« la fiente de l’esprit qui vole » Victor Hugo -Ah non, Jean-Luc! ça suffit!), et même si parfois ils sont de Lacan, sont lassant (non, là y a rien).

      (Les calembours de Lacan sont cependant très particuliers, car ils ne sont pas là pour amuser mais doivent toujours être dépassés. Ils sont comme les parapluies. Ils ne sont utiles que lorsqu’on s’en dégoûte.)

      Donc, le moins de citations possible. Pourtant on ne peut pas couper à Jérôme K. Jérôme. Il est incontournable comme on dit aujourd’hui (et puisqu’il faut causer comme on cause). Essayez donc de le contourner. Même en vous y mettant à trois. Et même dans un bateau. Impossible.

      Le voilà donc, le Jérôme K. Jérôme:
      « J’adore le travail. Je resterais des heures à le contempler. Accumuler du travail est devenu chez moi presque une passion. Mon bureau en est rempli à tel point qu’il n’y a pas de place pour en mettre davantage… Et j’en prends soin. Une partie de celui que j’ai chez moi est en ma possession depuis des années et il n’y a pas, dessus, la moindre tâche de doigt. »

  17. Bonjour Paul Jorion,

    vous énoncez:

    « L’autre bombe est encore plus prévisible : c’est l’immobilier commercial américain – bureaux, hôtels et autres stations touristiques. Ces actifs ont été construits à crédit.  »

    ne doit on pas plutôt dire ?

    Ces actifs ont été construits à partir de dettes titrisées !

    1. « Ça a dû ». P. Jorion a raison : le participe passé de « devoir », au masculin-singulier uniquement, se coiffe d’un circonflexe (pour qu’on ne le confonde pas avec la forme contractée « du » qui va nu-tête).

      Exemple : « Tu n’aurais pas dû lancer du rififi dans le tripalium ! »

  18. Il manque la troisième bombe à retardement, peut-être la plus destructrice.
    La bombe du pic de production des matières premières et essentiellement du pétrole (j’en ai parlé ici même dans un billet invité « Candide au pays de l’or noir).
    Encore une fois, le pic pétrolier n’est pas la fin du pétrole mais la fin de l’extraction et par conséquence de la consommation croissantes de ce produit miracle.
    Il faudra alors expliquer comment on peut obtenir une croissance économique sans croissance matérielle. D’autant que pendant ce temps la croissance de la population mondiale continue. Mais ce sont des pauvres pour l’essentiel…

    1. Pardonnez ma correction mais si le pic n’est effectivement pas la fin du pétrole, il n’est pas non plus la fin de l’extraction. Il est simplement le maximum de production.

    2. Est-ce que ce serait une bombe pour nous… ou seulement pour ceux qui ne voient d’autre alternative que d’alimenter avec la plus grande efficience les moteurs de leurs machines qui s’emballent vers le mur?

      Être forcés d’y aller moins vite, c’est déjà cela de gagné pour nous qui devons stopper la course folle.

  19. Pas de hasard ni d’incompétence chez nos gouvernants, mais un profond mépris pour le peuple. On sait que les Etats auraient dû prendre le contrôle des banques, mais nos gouvernants ne servent pas le bien commun, leur optique est néo-impérialiste (patriciat face à la plèbe). Il s’agirait de relier entre eux:
    -les dossiers sanitaires pourris de la République(!) (amiante 60000morts civils, 100-150000 attendus etc…) et attendus (graisses polysaturées, cancers par empoisonnement chimique).
    -l’immigration de peuplement qui ruine la cohésion sociale et nationale
    -le creusement de la dette publique qui permet d’acheter la paix sociale tout en plaçant à terme le pays sous tutelle, ce qui relève d’un acte de trahison!
    -la fiscalité opaque, digne d’un système mafieux!

    J’avais l’idée d’une charte pour les élus de la nation avec un seul article: que les partis éliminent d’emblée comme représentants du peuple tous ceux qui disposent d’un patrimoine personnel à plus de 500000 euros! On éliminerait les carriéristes et les esprits maladifs rapidement…

    Je propose une sortie de crise dans le cadre francophone, grâce à l’usage de monnaies de substitution sur le continent africain; qu’on combine la résorption totale de la dette publique française au développement massif de ce continent. cf Blog et site UPF (http://www.union-du-peuple-francais.fr/)

    1. @dezanneau
      J’espère que vous plaisantez . L’expérience des démocraties plaide exactement pour une proposition inverse .
      amicalement

    2. Et le peuple Grec
      Et le peuple Espagnol
      Et le peuple Anglais
      Et le peuple Allemand
      Et le peuple Polonais
      Et le peuple Italien
      Et le peuple Belge
      Et le peuple Américain
      Et le peuple Russe
      Et le peuple Chinois
      Et le peuple Tibétain
      Et le peuple Indien
      Et le peuple Esquimau

      …Et les AUTRES peuples…
      Ils ne comptent pas ?

      Union DES peuples.

    1. J’ai signalé la vidéo à Janet Tavakoli comme étant en effet une illustration des États sauvant les banques. Voici son commentaire :

      Paul, This is priceless! The best part is where the Fed throws a TARP over the truck and tell you it is upright.

      « C’est hilarant ! Le passage le plus drôle, c’est quand la Fed couvre le camion avec un TARP et vous dit qu’en réalité, il est toujours debout ».

      Le TARP, c’est bien sûr le plan américain de sauvetage des banques : le Trouble Assets Relief Program. Mais le mot « tarp » en anglais veut dire bâche.

  20. La réponse de l’exécutif n’a pas tardée : C. Lagarde sur F Inter ce matin a rassuré tout le monde, tout est sous contrôle.
    Une auditrice totalement ravie n’a pas tarie d’éloges sur notre ministre la félicitant pour ses hautes qualités pédagoqiques et sans doute lumineuses et fondamentales. Tout va très bien….notre auditrice est éclairée et rassurée.
    Moi j’ai retenu beaucoup de slogans et pas de réponse nette aux questions mais comme je n’ai suivi qu’en partie, place au bénéfice du doute. Si quelqu’un a un avis plus tranché ?

    1. En fait l’auditrice a posé ensuite la question des 3 tiers, en rapport avec la promesse de NS, et la réponse fut un chef-d’oeuvre…
      CL a pris le cas particulier (storytelling on) d’une start-up, qui a besoin d’investir ses profits dans la R&D, et donc ne peut pas se permettre de verser son tiers aux salariés…
      Je n’ai pas bien écouté la suite, mais je parie que le 3eme tiers a pu finir ses croissants sans être dérangé …
      A moins que B. Guetta ou D. Seux l’aient fait…

    2. J’aurais préféré que l’on pose la question du vrai partage du gâteau, à savoir revenir à la primauté du travail sur le capital à savoir 60/40 plutôt que 40/60 pour faire simple.
      Une autre question terre à terre : obliger les banquiers qui pratiquent des taux excessifs pour les crédits revolving en cours à les abaisser drastiquement sous réserve d’un encadrement strict des conditions d’octroi. Cela soulagerait immédiatement les nombreux ménages surendettés. Un simple décret suffirait, c’est pas compliqué tout de même.

  21. Je crois que comme toute intervention chirugicale, il serait bon d’avoir quelques chiffres en tete, que la gouvernance se refuse à voir, et pour asséner quelques vérités et préparer le scalpel

    Total des actifs des banques par rapport au PIB:
    Belgium – Dexia: 180%of GDP
    France – BNP Paribas, Credit Agricole, SocGen: 237% of GDP
    Germany – Deutsche Bank: 84%
    Italy – Unicredit, Intesa Sanpaolo: 101%
    Netherlands – Fortis: 155%
    Spain – Banco Santander: 92%
    UK – RBS, Barclays, HSBC: 337%

    Total des actifs des banques en % du PIB

  22. Vous avez raison de parler de mesures chirurgicale, je crois que l’espagne a prévenu qu’elle n’hésiterait pas a pratiquer se genre de médecine douce, avant la médecine forte.

    Tout cela me fait penser a votre petite histoire de la dame de ???? qui en remboursant 100 euro au restaurateur annule l’enssemble des dettes du village. Lorsque que cette dame fait default ont se rends compte d’un seul coup que les pertes peuvent s’additionner puisqu’aux total 10 personnes ont perdu 100 euro. C’est bien là toute la magie de la finance.

    Je n’irais pas plus loin, juste une petite piqure de rappel avant l’intervention chirurgicale :))

  23. @ Fab,

    merci infiniment pour votre réflexion et cette citation.

    Il me semble que c’est une bonne base de réflexion.

    Navrée de me répéter :

    reprendre conscience de notre valeur individuelle ET de notre pouvoir personnel.

    NOUS FAISONS PARTIE DU PROBLEME ET DE LA SOLUTION.

    1. @ Laurence

      Eldridge Cleaver, ex-Black Panther (qui passait pour l’intellectuel de la bande) à la fin des années 60: « If you’re not part of the solution, you’re part of the problem. » C’est sans doute l’une des rares choses sensées qu’il ait dites dans sa vie.

      PS: Je veux bien me considérer comme faisant partie de la solution, mais, pour le problème, makache bonnot! Comme disait la chanson de Mouloudji: « J’ai pas tué, j’ai pas volé… » Et je me dis tous les matins que je préfère être ce que je suis avec mes maigres moyens que le fameux Blankfein, PDG de Goldman Sachs, qui, lui, se prend pour Dieu ou sa nouvelle incarnation sur Terre. Et de m’écrier, dans mon for intérieur: Non, nous ne sommes pas égaux dans la scélératesse!

    2. Ne soyez pas injuste avec Huey Newton, Stokely Carmichael et Bobby Seale, tous également membres du Black Panther Party, tous exprimant à leur manière la révolte des Afro-Américains à la fin des années 60, dont la politique était l’auto-défense armée de leur communauté et qui ont mis en place des services sociaux.

  24. @ TOUS,

    Aujourd’hui, c’est le jour des voeux !!

    Si il y avait une fée pour exhausser vos voeux, que choisiriez-vous ???
    Quelles sont vos envies dans le contexte que nous connaissons ???

    Vous avez chacun droit à 5 voeux…

    1. Laurence, ne quittez surtout jamais les parages, n’allez pas mettre votre esprit au service d’autres blogs, vous nous manqueriez énormément!

      En premier lieu, et si c’était possible, je choisirais la fée Clochette plutôt que la fée Carabosse.
      Pour les voeux c’est pas facile…
      On a jusqu’à ce soir?

    2. Des voeux, Laurence, oui, pourquoi pas.

      Après une religion de trop de matérialisme, pourquoi ne pas passer à une religion de trop de spiritualité.
      L’effet balancier comme je l’aime.

      Et.. regarder la réalité en face. Même si c’est dur. Ne serait-ce pas le meilleur moyen d’évoluer..???

    3. Laurence, j’ai trouvé mes cinq voeux! (vous allez voir c’est pas compliqué)
      Tout à l’heure -alors que je travaillais- un poème de François Villon m’est revenu en tête. Vous le connaissez sûrement. Je l’avais appris à l’école en français contemporain, mais je l’aime beaucoup dans la forme d’origine. Du vieux « françois »; accrochez-vous quand même.
      Et voilà mes cinq voeux. (j’aurais voulu faire dans le registre léger, mais tant pis! ce sera pour une autre fois. François Villon est là, alors on arrête de faire les marioles. Vous nous referez bien un autre jour des voeux de temps en temps?)

      -« Frères humains qui après nous vivez,
      N’ayez les cuers contre nous endurcis, »
      (Frères humains, je souhaite que nous apprenions à nous respecter, en dehors de toute idée d’égalité, et à respecter nos ancêtres.)

      -« Car si pitié de nous povres avez,
      Dieu en aura plus tost de vous mercis. »
      (Je souhaite que cette miséricorde que nous aurons pour chacun et pour tous, puisse faire advenir le meilleur.)

      -« Vous nous voiez cy attachez cinq, six:
      Quant de la chair, que trop avons nourrie, »
      (Je souhaite que nous nous rappelions bien que nous ne sommes que chair, mais que nourrir cette chair n’est pas notre unique destin.)

      -« Elle est pieça devorée et pourrie,
      Et nous, les os, devenons cendre et pouldre. »
      (Je souhaite que de nourrir autre chose que la chair, nous évitera de disparaître un jour.)

      -« De nostre mal personne ne s’en rie;
      Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre!
      (…Je souhaite enfin que toute cette bonne volonté de nous fasse jamais oublier qu’elle n’est pas la chose la mieux partagée par nos frères humains. Et qu’il conviendrait qu’elle le soit.)

      Voilà!
      Mes voeux sont surtout l’occasion de rendre hommage à François Villon qui a su, dans sa belle épitaphe, exprimer le meilleur de nous-même.
      Je ne reproduis pas l’ensemble de ses vers, mais on comprend que son dernier souhait, à lui, est le plus important de sa lettre à tous ceux qui vivront après son supplice, car deux vers différents à la fin de chaque strophe le répètent et le scandent:

      Nous sommes morts, ame ne nous harie;
      Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre! »

      Ne soiez donc de nostre confrairie;
      Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre! »

      Hommes, icy n’a point de mocquerie;
      Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre! »

      —————-

      – Tu vois fée Clochette, c’est pas si terrible que ça! …Alors? Tu veux bien me les exhausser mes cinq voeux, dis?…

      – Et allez! (comme dit un commentaire de Martine Mounier ailleurs)…

  25. « Ce sont des entreprises commerciales, on ne peut pas leur reprocher de vouloir gagner de l’argent. »

    C’est peut-être ça le problème. A quoi ça sert une banque ? Ca crée quoi ? Ca produit quoi pour mériter un bénéf ? Est-ce une activité symbiotique ou parasitaire ?

  26. Pour rebondir sur les propos de Fab et Laurence, pourquoi nulle part la question de la place du travail (emploi) ne peut elle être soumise à question et discussion ainsi que la connexion du travail et d’un revenu ? Ceux qui le font sont extrêmement minoritaires à gauche (utopia notamment) alors même que la réalité imposerait de revoir les termes dans lesquels on pose le problème: chômage de masse, travailleurs pauvres, retraites misérables…on fait comme si le retour au plein emploi (à temps plein) était à nouveau possible, à travers je ne sais quelle recette miracle, retour de la croissance, augmentation des les salaires…les trente glorieuses, le plein emploi n’ont pu être possibles qu’avec une énergie bon marché dont on s’est gavé. Tout ça est bel et bien fini. Et ce n’est pas être irréaliste que de demander à remettre en cause la place centrale du travail, c’est juste constater les tendances à l’œuvre. Malgré un discours qui, lui, met en scène tout un fond moralisateur et indécent qui accompagne les réflexions sur le travail.Le problème central, est que, jusqu’ici les droits et avancées sociaux sont attachés au travail. Ce qui fait dire à quelqu’un comme Robert Castel que l’allocation de subsistance par exemple, enfermerait encore plus une partie de la population dans la pauvreté car le montant ne serait forcément que bas.

    1. Entièrement d’accord, c’est même une question de bon sens qui finira (je l’espère) par émerger d’elle-même.

      Mais qui aura le courage politique – non démagogique – de mettre en doute la valeur du travail non consenti librement ?

      On nous promettait que la mécanisation et la technologie libéreraient les hommes des tâches fastidieuses et aliénantes, et même de la famine… Nous avançons en sens inverse, passant le cap du milliard d’êtres humains sous-alimentés, pendant qu’une minorité (grandissante il est vrai) se goinfre comme jamais, et fait construire des paquebots de croisière avec piscines en marbre et robinetterie en or (j’ai vu un reportage là-dessus, sidérant).

      Aucun dirigeant politique ne se pose la question de l’épanouissement dans le travail, ni de la fatigue, de la lassitude liée à ce travail.

      Leur plaisir est de diriger la marche forcée, quoiqu’il en coûte. Et d’être applaudis par ceux dont le but ultime sur terre semble être de mimer le bonheur assis au bord du gouffre.

      Quand ils se rendront compte de leur erreur, le monde sera probablement détruit.

      « La faute, tragique, est de ne pas être conscient » (Jung).

      Je sais, je radote: je l’ai déjà cité. Mais Paul* me pardonnera peut-être 😉

      Je ne suis pas d’humeur lacanienne aujourd’hui!

      @ laurence:

      Mes voeux du jour sont au nombre de un: qu’un éclair de lucidité traverse le ciel et se pose avec délicatesse sur mes frères terriens. Mais j’ai bien peur qu’il s’agisse d’un voeu pieux.

      En attendant, je continue, malgré tout, comme le chien de Giacometti, et je vous dis à tous: merci.

  27. @ Fab,

    Votre citation est délicieusement subversive CAR ELLE REMET en QUESTION TOUT CE QUE LE CAPITAL A MIS EN PLACE DEPUIS L’AVENEMENT DE LA SOCIETE DE PRODUCTION AU 19 éme siècle.

    Et qui est bien pratique en terme de contrôle des masses (tous étant occupé dans leus entreprise-usine) ET assurant aussi un contrôle IMMEDIAT des REVENUS grâca au SALAIRE.

    Une grande illusion : on a fait croire aux gens qu’un travail régulier (au profit des capitalistes) allait les prémunir de tout manque matériel.

    Dans l’aventure, ils ont, ces salariés perdus leur liberté, d’être, de penser, de contester.

    D’ailleurs je lisais hier ici même que les SALARIES devaient faire un gros effort pour lire ce blog tant le TEMPS qui restait APRES le boulot était bref ET qu l’ENERGIE leur manquait parfois après cette sacro-sainte prestation de travail quotidienne.

  28. DSK s’est réveillé: tribune dans le FT

    « The global process of reaching agreement on prudential policies under the Basel Committee and the Financial Stability Board is thus an extremely important undertaking that deserves the full backing of the international community. The work of these bodies, and of other financial standard setters, must be accelerated to harmonise rules that limit excessive risk-taking and to tackle some of the broader challenges, such as providing liquidity beyond the confines of the formal banking system (in this crisis the run was not so much on bank deposits as on wholesale funding by international investors).Time is of the essence in reaching an international agreement lest political patience with regulatory conclaves runs out and we enter a cycle of unco-ordinated policy, distorted capital flows and regulatory arbitrage. The International Monetary Fund, for its part, will work to draw out the systemic and macroeconomic implications of financial sector reforms – and, if it comes to it, the implications of a failure to converge on a common solution. »

  29. @ Jean-luc 😀

    Je suis bonne et généreuse : vous avez jusqu’au soir 😉

    (en plus , impossible de vous quitter… suis junkie à ce blog, c’est-à-dire à vous tous
    et voyez-vous tout à coup ca m’amène à une idée : une addiction en remplace une autre, c’est bien connu.
    Je crois que l’addiction à l’argent peut être remplacée… être ici par exemple ;).

  30. La presse et la politique semblent avoir pris conscience de l’innommable attitude des banques et la première demande (enfin!) une règlementation stricte, comme en témoignent plusieurs articles des Echos du 18/2.

    http://www.lesechos.fr/info/analyses/020371862722-comment-rendre-les-banquiers-plus-raisonnables.htm
    http://www.lesechos.fr/info/inter/020372630188-allemagne-c-est-un-scandale-s-il-s-avere-que-les-.htm
    http://www.lesechos.fr/info/analyses/020371849204-le-combat-du-professeur-stiglitz.htm

    @ Paul J
    Le grand public est désormais informé des méfaits des banques. Faut-il passer la vitesse supérieure … ?

    Et merci pour la communication de vos réflexions et les réactions de tous. C’est un éclairage pour les choix des partis politiques. Ceux du Front de Gauche sont les plus ouverts … et décidés à aller jusqu’au bout.
    Pour la critique du néolibéralisme, une bonne référence : Wendy Brown
    http://www.vacarme.org/article1375.html

  31. @ Yvan,

    l’un n’empêche pas l’autre…

    C’est très répendu de ne voir les choses qu’en termes d’OPPOSITION.

    Ce n’est pas pour autant que c’est intelligent.

  32. @ Laurence

    Faire 5 voeux est idiot.
    Un seul suffit.
    Je fais le voeu de pouvoir à l’avenir faire tout voeu…
    C’est légal?

    De la même façon les diverses opérations financières léonines et casinotières qui ont eu lieu depuis 50 ans étaient « légales ».
    Leur exploitation « aux limites » ou à la « marge » est discutable certes mais elle est légale.
    De même et surtout l’~exploitation~ des paradis fiscaux…sauf pour +dissimuler+ des actifs illicites.

  33. Question de Caleb Irri, suite.

    claude roche dit : « Le travail c’est la forme moderne de l’engagement dans la collectivité ».

    C’est bien là le problème : quel que soit le travail, il faut s’y soumettre, il faut que la société trouve quelqu’un qui s’y soumette –et elle ne manque pas d’imagination pour créer des emplois insensés-, sinon le système s’effondre…c’était le sens de ma réponse réponse à la questionde Caleb Irri. Votre approche est la forme moderne de la définition du travail. C’est une approche ex post qui rassure : « les certitudes sur lesquelles ils ont construit leur vie pourraient s’effondrer, ce qui n’est pas chose facile à regarder en face ! » C’est l’approche que la société enseigne à ses enfants, de peur de devoir jeter un oeil en arrière et s’avouer qu’elle s’est trompée de chemin.

    (En additionnant les personnes qui « partent le matin avec écoeurement et ennui… » (taotaquin), celles qui occupent un emploi qui n’apporte strictement rien à la société (si ce n’est la création dudit emploi qui permet la consommation qui permet au système de fonctionner…), celles qui occupent un emploi qui nuit à la société ou à d’autres sociétés ou à la nature, celles qui ont accepté un emploi simplement pour le salaire (!), celles qui une fois sorties de leur boulot n’ont plus la force de penser ou de remettre en cause leur propre vie (laurence : « Dans l’aventure, ils ont, ces salariés perdus leur liberté, d’être, de penser, de contester. « ), celles dont la vie est brisée par ce qu’elles ne trouvent pas d’emploi justement (le système ne survivrait pas s’il laissait s’immiscer dans les esprits l’idée que le travail salarié pourrait ne pas être une fatalité),…(je dois en oublier !)…ça risque de faire un total assez important d’engagés volontaires à l’insu de leur plein gré, non ?)

    Pour répondre à la question de savoir pourquoi les solutions proposées pour remettre l’économie sur de bons rails n’étaient pas utilisées par nos dirigeants : « le système actuel, à travers même les inégalités qu’il produit, garantit la stabilité du peuple, notamment par l’asservissement au travail. Alors certes ceux qui sont en place essayent d’y rester, mais au-delà, ils se doivent, ne serait-ce d’ailleurs que pour y parvenir, de garantir la « paix sociale ». Ils n’ont pas de solution de rechange stable.  » (Il ne faut pas nécessairement voire le mal dans le terme asservissement : ce peut-être un auto-asservissement, par habitude, par facilité, par sentiment de nécessité.)

    En avons-nous une ?

    Engagez-vous qu’y disaient !

  34. M. Jorion,

    Je trouve vos analyses intéressantes, claires et pertinentes et posant les bonnes questions.

    Je suis d’accord sur le fait que l’action des spéculateurs (tels que vous les définissez plus hauts) accélère le mouvement nous menant tout droit dans le mur mais je me demande si votre proposition de laisser les marchés à terme dans les seules mains des acteurs souhaitant hedger une position physique est viable/possible dans tous les cas.
    Si on prend le cas du pétrole, pour lequel l’évolution à la hausse des prix semble inéluctable (peak oil, coûts d’extraction de plus en plus élevés, demande soutenue (Chine, Inde…)), qui jouera le rôle de contre partie aux acheteurs « naturels » (e.g industriels souhaitant se protéger contre la hausse des cours qui impacterait leurs coûts de production)? A priori, pas les producteurs qui n’ont aucun interêt à vendre dans un marché haussier. J’ai l’impression, sauf erreur de raisonnement de ma part, que ce sont les spéculateurs qui joueraient ce rôle (en vendant les positions achetées préalablement et qu’ils rachèteront aussitôt et ainsi de suite)… Si l’on interdit aux spéculateurs de « jouer », ce marché à terme disparait faute de combattants.
    Qu’en pensez-vous?

    Thierrix

    1. Et vous Piotr, 1er ou 2ème degré?

      1-« Surtout Tartar ne répond pas! »: une injonction à Tartar de ne pas répondre, parce que Laurence vous paraît sotte? (votre commentaire suivant sur les nuages, les étoiles et les sacs à main);
      2-« Surtout Tartar ne répond pas! »: vous regrettez par antiphrase de ne pas voir de réponse chez Tartar à la question de Laurence?

  35. Je crois que c’est en grande partie pcq nous sommes « la tête dans le guidon », avec notre travail essentiellement, que nous n’avons pas pris le temps et/ou la peine de nous interroger quand on nous a IMPOSE l’Euro (là, perso, j’ai compris qu’on n’était plus en démocratie MAIS j’étais tellement accablée par mon travail et autres obligations que l’énergie, le temps, les infos et le courage me manquaient pour creuser un peu plus profond).

    Si on veut être honnête, le travail et toutes les pseudo-obligations que nous nous créons NOUS EMPECHE DE REFLECHIR.

    >> repartir de la conception Citoyenne de la Grèce Antique, est peut-être une bonne idée…

  36. Juste un détail : ces histoires de changements , de problèmes , de solutions ( quand le problème c’est la solution ) sont traités dans un livre de :

    P.Watzlawick J.Weakland R.Fisch intitulé « changements, paradoxes et psychothérapie « issus du M.R.I de Palo Alto….

    C’est un livre très riche, mais abordable, que P.Jorion connait certainement . Je vous en recommande la lecture car participerait largement au débat . J’en ai un exemplaire de 1975 chez Seuil qui est toujours et plus que jamais d’actualité…

    Rien que de vous en parler me donne envie de me replonger dedans…

    Bonne soirée et merci à vous tous.

  37. @tripalium et lacan

    L’étymologie avec Lacan prenait du dit mention

    Séminaire du 13 novembre 1973 « Les non-dupes errent »

     » Ça éclaire le sujet au sens où je l’ai dit tout à l’heure et ça vous donne du travail. Il faut bien le dire, pour moi, il n’y a rien de tuant comme de vous donner du travail… enfin, c’est mon rôle ! Le travail, tout le monde sait d’où ça vient, dans la langue, dans la langue où je vous jaspine. Vous avez peut-être entendu parler de ça, ça vient de tripalium, qui est un instrument de torture. Et qui était fait de trois pieux. Au Concile d’Auxerre, on a dit qu’il ne convenait pas aux prêtres ni aux diacres d’être à côté de cet instrument au moyen de quoi torquentur reus sont tourmentés les coupables. Ça ne convient pas que le prêtre, ni que le diacre, soient là, ça les ferait peut-être bander, comme on dit.

    Il est en effet bien clair que le travail, tel que nous le connaissons par l’inconscient, c’est ce qui fait des rapports, des rapports à ce savoir dont nous sommes tourmentés, c’est ce qui fait de ces rapports la jouissance. »

    1. La langue est aussi cet appendice, ce muscle, ce membre, cet organe
      grâce auquel sitôt prononcés serments et promesses à tenir, souvent s’en libère, s’en dédit
      et bientôt s’en va, déjà claquant.

    1. Laurence, j’empêche pas (c’est à Jorion de faire le tri si il y a lieu).
      J’empêche pas.
      Surtout que Piotr, de temps en temps, en trois ou quatre mots, sait nous réveiller de notre ronron intello-membraneux, ou de nos unanimités béates. C’est précieux, et ça évite que nous tombions ici dans la réunion « Tupperware » ou pire, dans la soirée boy-scout (Jorion à la guitare chantant du Bob Dylan autour du feu de bois, et nous, battant des mains en mesure dans des poses extatiques en reprenant les refrains).
      Piotr n’est pas le seul d’ailleurs, J-P Voyer fait ça très bien aussi. Et d’autres. Je dis « très bien », mais il y a des fois ou les piques pourraient être plus fines. C’est pour ça que j’ai relevé celle-là, vous concernant (j’attends d’ailleurs toujours l’explication que pourra me donner J-P Voyer à la sienne, dans « L’environnement… », à propos du marron « couleur des génocides »).
      Regardez, juste au dessus de votre commentaire. C’est du « Piotr », et ça tape juste.

      C’est drôle d’ailleurs, c’est la deuxième fois que vous évoquez le fait que les mots « révèlent » des choses de ceux qui les utilisent (l’autre fois c’était récemment, il faut que je vous retrouve).
      C’est vrai me semble-t-il, mais pas toujours.
      Vous savez, tout comme il existe des phrases que l’on prononce qui « dépassent notre pensée », il y a des mots ici qui peuvent trahir ce que nous sommes, trahir au sens propre (et non pas « révéler », comme dans l’expression: « les mots trahissent nos intentions » -bizarrerie de la trahison du mot trahir!).
      Oui, trahir ce que nous sommes. Je connais personnellement un des commentateurs d’ici, et lorsque je le lis, je reconnais un peu de son tempérament éruptif, mais pas complètement sa personnalité, que je connais.
      L’écrit est une chose étonnante, qui installe du double sens là où on ne s’y attend pas toujours. Les écrivains, professionnels des mots, savent en jouer, et nous serions surpris parfois de découvrir la personnalité qui se masque derrière certains de leurs écrits. La plupart d’entre nous, et moi le premier, sommes loin d’être des professionnels de l’écrit, et si nous trahissons parfois ce que nous sommes, si l’image est faussée, c’est peut-être par amateurisme.

  38. « en 2012, nombre de prêts vont arriver à échéance. Il va donc falloir trouver d’autres capitaux, mais qui voudra les apporter alors que la valeur de ces biens n’a cessé de se déprécier du fait de la crise ? Des entreprises vont tomber et, avec elles, les milliers de petites et moyennes banques qui les ont financées. Cela va être un massacre. » Cela voudrait dire donc que la crise ne risquera pas d’être finie mais va persister ?

  39. Et le « travail » de la parturiente.
    Manifestement lié lui aussi à la souffrance …avec une fin heureuse en principe.
    C’est peut-être au 3° degré là-aussi.

  40. claude roche,

    Pour faire suite à mon précédent message, en voici un autre que vous n’avez peut-être pas lu et qui vaut le détour.

    Vu sous ce « nouvel » angle, il convient peut-être de ne plus parler d’asservissement au travail, mais d’asservissement par le travail. C’est certainement cette nuance qui avait soulevé vos objections.

    Et cela répond de manière plus efficace à la question de Caleb Irri : les dirigeants des états n’ont pas la main (certains l’ont cru et les dégâts furent considérables), ils ne font qu’assurer la survie du système, ce qui d’ailleurs est la moindre des choses vu qu’ils ont été élus (chez nous en tout cas) pour ça ! Une preuve s’il en fallait une que le changement ne peut et ne doit venir d’en haut 🙂 !

  41. Paul Jorion présent dans le journal gratuit « métrofrance »:

    « il y a des efforts pour réduire les montants absolus des bonus, estime l’économiste Paul Jorion. Le problème, c’est que les activités spéculatives grâce auxquelles ils sont essentiellement acquis ne sont pas remises en cause, alors qu’elles pénalisent l’économie. »

    « les banques jouent la vertu » p4 metrofrance du 19 fevrier 2010 article de Gilles Daniel.

  42. Ce soir sur la 5 « C dans l’air » était consacré aux banques « Le monde immoral de la finance »
    Tiens donc ça commence à être de notoriété publique, harro sur la Grèce, Obama et GS alors qu’il y a 8 jours, stand by. Un peu facile tout de même. Le plan média suit son cours ou chant du cygne ?

    Brefs extraits :
    les banques font leur boulot et spéculent aussi
    GS et les autres sont à l’origine de toutes les bulles spéculatives
    pour les financiers talentueux tout est légal sauf les conflits d’intérêt et encore
    il y a porosité, entre WS et le pouvoir
    rien n’est surprenant et nouveau, tout le monde savait
    il faut des instituts statistiques autonomes
    BO privilégie les thèses de Paul Volcker…..oui mais ?
    L’Europe est à la traîne face au secteur financier, regardons ce qui ne va pas chez nous
    Eva : « la finance est en folie pour cacher l’endettement »
    et après : GB, Italie, Portugal, ……..
    en Grèce la triche fiscale était générale, les Etats maquillent les comptes avec la complicité des banquiers
    l’adhésion de la Grèce à l’euro était un choix politique, la Grèce n’a pas investi et la commission n’a rien fait, on est au pied du mur, sortira t’on par le haut ? qui va siffler la fin de la partie ?
    on est dans le syndrome des grandes écoles, on bosse en prépa et après bof
    en France il y a des mécanismes non contrôlés, on continue à s’endetter
    la crise de l’euro est un problème européen, une banque bosse pour le PROFIT
    WS n’est pas le méchant mais conduit l’économie, GS = les Médicis, il est scénariste, conseiller, spéculateur

    Bref, c’est le dernier round « GS sert le dernier verre à l’alcoolique » (déjà entendu).

    Une question posée par un modeste blogueur a été retenue, chic alors, mais n’a pas trouvé de réponse « GS & les contrats gaziers avec la France ». Surprise générale !

    M. Jorion vous auriez du être présent sur ce plateau pour apporter quelques éclaircissements, dommage
    Retransmission ce soir après 22h00

  43. Les commentaires sont fermés pour le post relatif à l’émission Arrêt Sur Images. Principe de précaution peut-être. Une bonne raison, au moins : le déversement probable d’un tombereau de propos désobligeants – mais mérités – et contre-productifs sur la personne de M. Sterdyniak. Alors même que lui et M. Jorion ont des positions sur le fond assez proches.

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