L’actualité de la crise : la politique du pire, par François Leclerc

Billet invité.

LA POLITIQUE DU PIRE

Le verdict est tombé et cela n’a pas marché ! La Grèce, n’ayant pas de temps devant elle, a testé dès lundi les marchés et y a levé 5 milliards d’euros à sept ans, devant au final consentir un coupon à 5,90%. L’accord européen intervenu à l’arraché en fin de semaine dernière a eu des conséquences que l’on peut désormais quantifier, pas glorieuses pour ceux qui prétendaient que son existence allait rassurer les marchés et faire baisser le rendement de la dette souveraine grecque : cela n’a que très faiblement été le cas par rapport à la précédente émission obligataire grecque du 11 mars dernier.

D’ici à la fin mai, la Grèce va devoir refinancer 23 milliards d’euros, ne disposant que 8 milliards en réserve, et 53 milliards au total pour la fin de l’année : c’est l’impasse. Tous les commentateurs s’accordent pour penser que cette situation est intenable pour la Grèce. Les Grecs ont calculé que le taux auquel ils ont actuellement accès sur le marché représente un surcoût annuel de 500 millions d’euros pour la charge de leur dette (ses intérêts). Plus personne ne voit comment le retour du déficit à 3% du PIB en trois ans, qui figure dans le plan approuvé par Bruxelles, pourra être dans ces conditions tenu.

C’est aussi l’impasse pour les gouvernements signataires du plan de sauvetage financier. Car ils vont soit devoir admettre qu’il n’a pas rempli son rôle, soit décider de l’activer, une hypothèse peu probable si l’on considère ses formulations pour le moins abruptes et sans appel. L’habillage du désaccord de fond qui s’était clairement manifesté n’aura pas résisté à la première épreuve de feu, illustrant la grande faiblesse d’un leadership européen qui ne s’affirme qu’en façade. Rétrospectivement, on en vient même à se demander ce qu’avaient en tête ceux qui l’ont signé (et beaucoup de ceux qui l’ont ensuite commenté), exception faite des Allemands, suspectés de tous les plus mauvais calculs.

La zone euro, dans sa configuration actuelle, est devenue une réalité virtuelle, et le Pacte de stabilité est destiné à être rangé au magasin des antiquités historiques.

Les commentaires vont se multiplier sur la victoire que cette situation représente pour l’Allemagne, amenant probablement la Grèce à se tourner vers le seul FMI, qui semble attendre son heure. On attend le commentaire de la BCE. Pourtant, il na va y avoir aucun vainqueur, Allemagne comprise, quand le soleil se lèvera. Car une claire incitation à ce que la crise européenne se poursuive et s’étende vient d’être donnée. Une dynamique est enclenchée qu’il va être difficile de maîtriser.

Crise pour crise, certains pensent-ils qu’il vaut mieux l’affronter sans tarder, car elle est inévitable ? Qu’il faut même la précipiter pour mieux la jouer, afin d’opérer à chaud ? Il n’y a que le choix entre cela ou l’inconséquence pour comprendre ce qui vient de se passer.

Les crises s’enchaînent et se contaminent mutuellement. Elles se chevauchent. Celle de la dette publique, et de la rigueur sa compagne, sont en passe de susciter des crises de société larvées et endémiques; celle de l’euro, dans laquelle nous nous engageons et qui sera plus tard reconnue comme ayant marqué le début de la crise monétaire globale qui se précise à grands pas. Renforçant dans l’immédiat et paradoxalement le dollar, à la fois devise refuge internationale et monnaie d’une puissance sur le déclin dont la croissance du déficit n’est probablement plus maitrisable, et dont la valeur est à terme sapée.

Tenons bon la rampe.

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97 réflexions sur « L’actualité de la crise : la politique du pire, par François Leclerc »

  1. « Fauchés  ? Achetez donc quelques navires de guerre a dit la France à la Grèce !”

    Citant un conseiller du premier ministre grec, une dépêche de Reuters ainsi titrée fait état des pressions exercées sur la Grèce pour qu’elle achète six frégates, 15 hélicoptères super Puma et jusqu’à 40 rafales. Un échange de bons procédés. L’affaire aurait été évoquée lors de la dernière rencontre Papandréou-Sarkozy à Paris.

    De son côté, l’Allemagne essayerait de régler à la faveur des événements actuels un contentieux commercial relatif à l’achat d’un sous-marin diesel ThyssenKrupp, dont les essais de réception se sont mal passés.

    Déficit  ? Vous avez dit déficit  ?

    (Hat tip Paul Jorion)

    1. Bonjour !

      Et… un futur procès relatif à des pots de vin versés par Thyssen Krupp, à des intermédiaires grecs ( 4 sous marins commandés en 2004 – 12 millions d’euros ) et portugais ( 2 sous marins commandés en 2003 – 3 millions d’euros )…

      Quoi qu’il en soit, les guerres physiques arrivent… C’est ce que certains veulent !!! Qu’elles soient symétriques, asymétriques, disymétriques !
      Une question en forme de rappel : Comment font ‘ils déjà , les talibans, pour concevoir leurs IED ( improved explosive devices)???? Avec du Nitrate d’amonium ( comburant) que leur fournissent les groupes mondiaux, produisant et/ou commercialisant ce type de produits, n’est ce pas ????
      On va bien, et malheureusement, rigoler… et pas besoin de rampe…sans à être du bon côté … ou se trouve l’abri ( le château…fort????). Dans ce cas, c’est une rampe relevable???? Combien sommes nous , ici même, à disposer de ce type de rampe escamotable????

      Pour terminer :
      Observer, detecter et connaissez 2 ou 3 proies … SYMBOLIQUES !
      Ca peut servir !!!!

  2. Comme dit le poète:

    I am in blood
    Stepp’d in so far that, should I wade no more,
    Returning were as tedious as go o’er.
    SHAKESPEARE, Macbeth, Act III, scene 4.

  3. Je lis de plus en plus souvent des théories d’opportunité ou de manipulation sur l’euro
    assez fréquemment sur Zero Hedge
    – le but étant d’affaiblir l’euro pour concurrencer le dollar à l’export –
    Peut on parler de politique du pire concernant l’euro comparé au dollar ?

    Cet article (manipulation relative) me semble assez bien charpenté :

    This basically confirmed my earlier suspicions that this entire crisis was triggered by the ECB at the behest of the Germans. The ECB closed the lending window to Greece, which had been dealing with the inherent operational constraints of the EMU by buying Greek government debt, repo-ing it to ECB, and then taking the reserves from that and buying more government debt. The Germans surely took offense to that, since it is Weimar 2.0 from their paranoid perspective. Ireland has also been using this loophole. Of course, that Germany and France were serial violators of these EMU imposed constraints (when they routinely ran budget deficits in excess of 3% of GDP) never seemed to exorcise the President of the ECB to the same degree.

    http://seekingalpha.com/article/196124-greece-and-the-eurozone-angie-ain-t-it-time-to-say-goodbye

  4. La zone euro est-elle un espace de compétition ou de concurrence entre les états qui la composent ?

    Leschefs de gouvernement qui se réunissent périodiquement viennent-t-ils défendre les intérêts de leurs pays (de leurs entreprises en fait) ou rechercher la décision la meilleure pour l’Europe ?

    A l’origine du marché commun c’est la coopération inter-étatique qui semblait s’imposer. Chacun acceptait dans l’intérêt collectif du groupe des compromis qui tendaient à faciliter la concurrence et la libre circulation des biens et services. Concurrence qui excluait fort raisonnablement certains domaines : défense, sécurité alimentaire notamment.

    En bref l’existence d’un intérêt commun supérieur était admis et chacun devait s’efforcer de le servir.

    Ce que nous voyons aujourd’hui est nettement différent : Mme Merkel défend les intérêts allemands, un point c’est tout (peut-être se trompe-t-elle sur ce que sont réellement ces intérêts, mais c’est une autre question).

    Si on avait dit aux peuples européens que la création de l’euro verrait la poursuite de la compétition avec l’Allemagne par d’autres moyens, en particulier en supprimant l’arme du taux de change, il ne leur aurait pas fallu longtemps pour voir le piège.

    L’Allemagne est depuis des décennies plus compétitive que nous et fait la course en tête. Il fallait être M. Trichet pour croire qu’en arrimant quelques années le franc au marc (politique du franc fort) il transformerait la mentalité des ouvriers et des patrons français et leur inculquerait la discipline allemande de modération salariale.

    Bref si l’Allemagne s’est engagé dans l’euro sans esprit de coopération mais en comptant poursuivre sa compétition sans concession avec ses voisins il y a un malentendu énorme. Il est résumé par la clause interdisant l’assistance à pays éprouvé.

    Nous savons tous que “l’union est un combat” mais les combats qui se déroulent depuis des semaines à Bruxelles n’ont plus beaucoup le parfum d’union.

    1. à Mortimer

      Cela partait bien, mais je suis tombé en arrêt sur “il transformerait la mentalité des ouvriers et des patrons français et leur inculquerait la discipline allemande de modération salariale.” et j’ai compris que nous n’étions pas dans le camp.

      Rappel : le coût horaire des travailleurs allemands dans les industries manufacturières est plus élevé que celui des travailleurs français… Alors peut-être qu’il faudrait modifier votre argumentation, au moins sur ce point.

    2. Depuis 1864 l’Allemagne a toujours remarquablement préparé et optimisé ses atouts face à ses problèmes potentiels. ont-ils tord cette fois ci de “bichonner” leur outil industriel? Les pays européens peuvent-ils seulement êtres des alliés à la hauteur des défis à relever?

    3. Parfois lorsque je discute de l’euro avec mon père (il est né en 1922), ….
      subitement …
      il me parle du franc-or, du mark-or (comme pour me dire que l’euro ne nous apporte absolument rien qui soit de vraiment nouveau sous le soleil, puisque le mark or était d’un poids d’or équivallent à celui du franc or…)

      Donc s’il est vrai que le franc-or, le mark-or peuvent se supposer quelque part comme un ersatz d’euro (lequel n’a rien empêché du fait pour l’Europe de subir la guerre ), il semble qu’il pourrait être intéressant de comprendre si cet ersatz d’euro (du franc-or en pesanr d’or équivallent au mark-or ) était en rapport aux nations européennes géré dans une conception similaire (la thèse, même certe un peu forcée, -car il simplifie pas mal pour aller droit au but, en sorte que je comprenne de quoi il veut parler- prétendue de mon père) ou tout au contraire divergente à celle de l’euro ???

    4. @JeanNimes

      Vous avez raison ce point est le plus contestable. Je n’arrive pas à trouver un tableau comparatif clair des niveaux de vie des salariés français et allemands. Comment leurs modestes augmentations salariales de ces 10 15 dernières années ont-elles pu maintenir leur pouvoir d’achat au dessus du nôtre ?

  5. Comme je ne sais pas sous quel autre billet le mettre, je me permets de proposer ce lien ici. Il renvoie d’abord au titre (accompagné du premier chapitre) du dernier livre de Simon Johnson, ’13 Bankers’, mais aussi au blog que Johnson semble avoir ouvert à cette occasion. Il est entièrement en anglais, mais sa lecture vaut la peine, d’autant qu’il recoupe entièrement l’argumentation de Paul Jorion depuis les débuts du présent blog. Il semblerait que le blog de Simon Johnson vise à rassembler tous les opposants à l’oligarchie politico-financière de New York-Washington et de leur donner la “pêche” politique indispensable au démantèlement de l’oligarchie et de leurs institutions.

    http://13bankers.com/

  6. l’édifice made in UE n’a plus le temps de s’abriter du packaging droit de l’homme ou de je ne sais quoi et dont la langue de bois certifiée labels est muette quant à la Grèce jugée trop dispendieuse, la Grèce repassera, les sdf de chez nous à noël suffisent bien assez, on ne fait plus de cadeaux…
    Un livre “LQR : La propagande du quotidien” d’Eric Hazan (éditions Raisons d’agir) illustre parfaitement ce qui d’être aveugle à la condition du quotidien, dans sa dimension collective et solitaire, joyeuse et tragique, qui par ses dissemblances s’appréhende se compose dans le champ du social (que la LQR nommera tel du bout des lèvres par euphémisme dissout sitôt dans une paraphrase). la “LQR” (‘lingua quintae respublicae) se définit comme “un écran sémantique permettant de fait tourner le moteur sans jamais dévoiler les rouages, ‘le moyen de propagande le plus puissant, le plus public et le plus secret’, disait Klemperer (professeur juif chassé de l’université de Dresde, décrit la naissance et le développement d’une langue nouvelle, celle de l’Allemagne national-socialiste – dont Hazan répète le travail: ” “La LQR est la langue qui dit ou suggère le faux même à partir du vrai” “Après le référendum constitutionnel du 29 mai 2005, tous les médias ont souligné que ‘la France du non’ était surtout rurale et peu diplômée, jeune et peu fortunée. Façon polie de dire que le pays a penché vers le non à cause de jeunes ploucs sans argent ni éducation”.
    Selon votre analyse l’UE regarde fait tout comme, comme si la crise passera en douceur, comme si la crise n’avait rien de chronique. Mais du coup la coquille vide du discours européen ou politique perd de son semblant, de son ambiance de bien et de juste, alors à quelle mémoire ferons-nous recours? aujourd’hui celle qu’a laissé dans une lettre le peintre russe Wroubel, maître de la peinture fantastique à la fin du XIX ème siècle, écrite à un ami, à propos de son tableau « L’huître perlière » :« Si tu imagines de peindre quelque chose de fantastique- tableau ou portrait- commence toujours par un morceau quelconque que tu peindras d’une manière tout à fait réaliste. Dans un portrait, cela peut être un anneau sur un doigt, un mégot, un bouton, un détail quelconque peu remarquable, qu’il faut cependant réaliser avec toutes les minuties, directement d’après nature. C’est comme le diapason pour le chant choral – sans un tel morceau, toute ta fantaisie sera chose fade et pensive – mais pas du tout fantastique. » cette minutie, cette attention au quotidien qui manque tant à nos stratèges…

  7. News : Ouvrons les vieux tiroirs (pour voir s’il n’y traine pas des fois …)
    http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/03/30/la-grece-rouvre-un-ancien-emprunt-obligataire-et-leve-390-millions-d-euros_1326532_3214.html

    Une explication bien peu ‘orthodoxe’ :
    “Selon le président de l’organisme grec chargé de la gestion de la dette, Petros Christodoulou, la trêve de Pâques est en partie responsable du faible taux de participation.”

    Si c’est vrai, les grecs sont chocolat …

    1. les grecs sont orthodoxes, …
      je ne suis ni orthodoxe, ni catholique, ni rien … mais la fête de Paques chez les orthodoxes est (-il me semble-) à considérer quelque part comme un équivallent de celle de Noël pour les catholiques

  8. “Ah tu regrettes rien , sacré salopard ?….Ah ? T’es bien content n’est-ce pas?… Et le pavillon alors? T’as pensé aux traites ? C’est samedi qu’ils reviennent mon garçon!… C’est samedi, pas un jour de plus!… Tu les as, toi, les douze cents francs?…. Tu les as sur toi ?… Ils sont promis, ça tu le sais bien!… Ils sont déjà escomptés!…A midi ils reviennent! Tu les as sur toi?…Pas à une une heure! A midi!
    – Merde! Merde! et contre-merde! à la fin!…Je m’en fous de ton pavillon!… Tu peux en faire des cropinettes!… Les évènements me libèrent…Me comprends tu?… Dis ma buse?…. Ni amertume!…Ni rancune! Ni dettes! Ni protêts! … Je m’en fous! Tu m’entends bien? Je chie sur le tout! Oui! ”
    Mort à crédit, nous raconte, comme toute l’œuvre de Céline, l’histoire des temps modernes, du temps qui nous enfonce chaque année un peu plus dans la déchéance. Mort à crédit, c’est avant le “Voyage”, c’est le début de la descente aux enfers, de l’enlisement du monde.

  9. Critères de Maastricht selon Wiki:
    Ces critères sont jugés indispensables, dans le cadre d’une Union économique et monétaire, pour maintenir le comportement rigoureux des pays membres concernant la dette publique et éviter les comportements de passager clandestin : une zone monétaire dont l’endettement total paraît soutenable sur le long terme bénéficiera (et donc chacun de ses membres) de taux d’intérêt faibles. Or, une union monétaire incite chaque pays pris individuellement à s’endetter, en bénéficiant des taux faible dus au comportement vertueux des autres membres, et à en faire porter le poids sur l’ensemble de ses partenaires.

    L’Allemagne est-elle trop “korrekte”?
    Ses syndicats “responsables” ont même accepté des pertes de pouvoir d’achat pour mieux respecter la “convergence”.
    Pendant ce temps les autres batifolaient et dépensaient.
    Qui se fout des textes signés, pas les allemands apparemment!

    Y fallait pas signer, d’ailleurs signer pour une monnaie unique avant de signer pour des lois fiscales et SOCIALES communes était une connerie.
    Qui a bien pu magouiller une Europe aussi tordue, aussi tarée qu’elle devait finir en quenouille, crise ou pas crise?
    Monnet?

    1. Non pas seulement Monnet !

      Jacques Delors, Pascal Lamy, Laurent Fabius, DSK, je crois bien qu’ils s’y sont tous mis ! Grâce à Mitterrand qui y a vu là le moyen de sortir de son pétrin…

    1. Certes, mais ces fonds de pensions de retraite, ces assurances privées de santé … tout cet argent prélevé des petites gens a-t-il vraiment besoin d’être inconsidérément jouer au grand casino de la bourse ???

      Si on se rappelle seulement des années 30, de toutes ces petites gens à voir les économies de toutes une vie de travail s’évaporer subitement
      -dans ma famille, c’est le grand-père d’une ami de ma mère, il était boulanger, juste d’avant la crise il a vendu son fond pour se payer sa retraite, et donc il l’a placé , la crise est arrivé, subitement toutes ses économies de toute une vie de travail sont parties en fumée

      Aux USA, ils en sont toujours là, les petites gens n’ont toujours absolument pas capté que les systèmes par répartition, étaient peut-être moins brillants mais dans tous les cas plus solides , …

      et aussi de leur expliquer combien il nous en fallu des Juppé, des Raffarin, des Sarkosy pour d’en bien bien écrouler des principes mutualistes qui le soutenaient en sorte que nos jeunes se retrouveront pour la plupart quoiqu’ayant évidemment cotisé, mais quasi tous sans retraite, …
      soient obligés (car de bien entendu, comme nous sommes des irresponsables) de cotiser pour des retraites privées ,
      soit un peu quelque part mais obligés de jouer petit à petit mais finalement aussi un peu, beaucoup, pas mal comme le père de cette ami de ma mère qui à “jouer ” (croyant placer) d’un coup toutes les économies (et qui a tout perdu parce que la crise…)

      Pour eux, ce sera petit à petit , mais petit à petit ou d’un coup qu’est-ce que cela change surtout lorsqu’on est salarié,
      -puisqu’un petit commerçant peut parfois réussir de passer entre les gouttes (aujourd’hui peut-être faudrait-il rajouter seulement s’il est né coiffé ou autre indice n’importe quoi du genre…) car n’étant pas au fure et à mesure sauf exceptionnelementt de ne pas tout perdre de toute les économies d’une vie de travail investies jouées au grand casino

      Et bref, il y a belle lurette que les anglais se sont osés de manifester tout nu pour dire ce qu’ils pensaient de se qu’il en étaient advenu de leur retraite (sur le coup, ils ont fait la une , le message était clair, bien envoyé, …que même moi qui ne m’occupe à peu près pas de l’actualité, je m’en suis aperçue)

      Sinon, pourquoi, tous ces modestes travailleurs, européens, nord-américains, sud-américains, africains , asiatiques et autres …, ne songent-ils jamais de s’occuper eux-mêmes de leurs économies

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