138 réflexions sur « Le temps qu’il fait, le 9 avril 2010 »

    1. Quelles ont été les raisons pour lesquelles Valéry Giscard Destaing a abandonné le recours au crédit public en 1973 ?

  1. Bonjour,

    Est-ce que quelqu’un a une idée de ce qu’il faudrait faire pour éviter le pire (Pirée) ? Sans même parler du manque évident de moyen d’actions du citoyen lambda, existe-t-il vraiment des moyens techniques d’action pour enrayer la mécanique-dynamique ?
    J’ai certains doutes sur la question ; peut-être est-ce le destin de tout système que de périr un jour. Il en est des systèmes comme des civilisations (qui sont des systèmes) et comme des hommes : une naissance, un développement (vie), et une fin (mort). Voyez le destin de l’Égypte antique…
    Ce qui est le point d’aboutissement est aussi un point de départ pour un autre avenir, qui n’est pas écrit. Le seul problème me semble être la qualité intrinsèque de cet avenir ? Sera-t-il pire (une fois de plus) ou meilleur que le temps présent-passé ?
    Peut-être un peu de tout cela à la fois, si l’on en croit les enseignements de l’histoire : chaque époque a un revers de médaille. Encore faudra-t-il veiller à ce que les deux côtés de la médailles soient équilibrés, car chercher un mieux (mieux pour les uns, pire pour les autres) n’est-ce pas, finalement, qu’une utopie ? Un dicton populaire exprime très bien cela de la façon suivante : « le mieux est l’ennemi du bien ». On en revient toujours aux mêmes contraintes : la nécessité d’organiser, structurellement, des contre-pouvoirs.
    Qui vivra verra me semble être la seule conclusion possible : alea jacta est…

    Cordialement,

    1. Mesures de l’an II de la révolution francaise à l’usage des grecs : Emprunt forcé sur les riches .Imposition des biens du clergé . Fixation de prix maximum pour les denrées.Mesures argentines : Interdiction des retraits bancaires au dela d’une certaine limite et d’exportation de devises.Mesures boursières : fermeture des marchés à règlement différé.Mesures de dernière chance : sortie de l’euro et dévaluation du drachme.What else , George !

  2. Quand le sage désigne la lune l’idiot regarde le doigt.

    Nos politiques se foutent completement de qu’il va se passer, c’est évident.
    Paul avez vous lu le livre de Flore Vasseur « Comment j’ai liquidé le Siècle » ?

  3. Bonjour Monsieur,

    Pardonnez moi une certaine familiarité : en revenant à votre chronique de ce jour, dans laquelle vous déclarez que le système est incapable de se donner une direction pour se sauver. Vous êtes un doux optimiste. Cette catastrophe est inéluctable car voulue. Je n’évoque pas un quelconque complot, mais de l’avidité, la cupidité la plus crasse. Elle (catastrophe annoncée) rapporte beaucoup d’argent à certains qu’une économie normale ne peut plus satisfaire. Pour un tas de raisons: nos marchés de consommation occidentaux sont en phase de remplacement et plus d’équipement d’où la diminution de volume. Les marchés émergents trop pauvres pour satisfaire une marge bénéficiaire intéressante. La Chine qui est à mes yeux, un tigre de papier car coincée entre la préservation de son outil de rente (servage et quasi-esclavagisme) en maintenant donc des prix « plancher » dans sa rémunération et son éventuel désir de tendre son marché intérieur comme son client premier qui sous-entendrait une hausse des revenus et donc s’opposerait à son extension. Cercle vicieux, donc. Nos élus ne peuvent pas agir autrement. ils sont tenus eux-mêmes par plusieurs chaînes très lourdes: les déficits nationaux, les pressions des spéculateurs, la concurrence ou plutôt les guerres économiques intercontinentales, les conflits « provinciaux » selon votre définition et comment expliquer à leurs électeurs qu’il faudra payer plus d’impôts pour les aides qui seraient accordées à la Grèce? D’ailleurs, cette affaire grecque, n’est-elle pas l’arbre qui cache la forêt où résident les plus grands arbres: U.S.A. et U-K? Dont les dettes cumulées publiques et privées ont atteint des sommets et dont il est urgent de les cacher, utiliser tous les moyens pour détourner les attentions pour préserver la dominance politique? Quel serait le sort du monde si on devait annoncer que les U.S.A., l’empire, n’a plus les moyens de sa domination? Les réactions iraniennes, israéliennes, pakistanaises, la protection des ressources pétrolières, bref, le chaos. Autre facteur important à mon humble avis: la prise de pouvoir des groupes économiques supra nationaux, le nouveau monde en devenir et pourtant peu souhaitable. Je vous le dit, vous êtes un optimiste heureux. Nous en avons rudement besoin et je vous encourage à persévérer.

    1. Citation:
      … « Cette catastrophe est inéluctable car voulue. »…
      Voilà, tout est dit.

      Mais, quand les principaux « intéressés-responsables » de cette catastrophe auront disparu, entraînés dans leur propre désastre (c’est inéluctable, mais ils ne veulent pas le savoir), alors viendra le temps d’une reconstruction.
      Espérons qu’à ce moment, le Monde saura se souvenir, et aura assez de jugement, et de force, pour vouloir jeter les bases de fondations économiques et politiques différentes de celles que nous avons connues.

      Sinon, je n’ose imaginer l’Enfer que sera la vie de milliards d’individus ici-bas…

      En attendant, pour nous, c’est, comme on dit: « râpé » …

  4. De mon point de vue, je vous trouve plus réaliste que pessimiste…
    Et je pensais qu’il faudrait encore plus de concentration de richesse pour un écroulement du chateau de cartes. Mais bon, sachant que nous sommes à une concentration supérieure à 1929, cela explique peut-être.

    Une lueur d’espoir :
    http://contreinfo.info/breve.php3?id_breve=9235
    « La dette ne sera JAMAIS remboursée : La surprime des emprunts grecs représente 20% de l’effort budgétaire consenti – En Europe, le coût du service de la dette atteindra 10% du PIB pour certains Etats – la stabilisation de la dette exigerait un budget excédentaire à hauteur de 3,5% du PIB (BNP Paribas via FT Alphaville) »
    Ce qui est on ne peut plus logique…

    Vu le boulot, le FMI va devoir recruter sec.

  5. Bonjour M. Jorion, que voulez-vous dire par : « la Grèce il fallait l’aider avant » ?

    l’Espagne, le Portugal, et d’autres sont aussi en mauvaise posture…

    Les dettes publiques ne se résolvent pas d’un coût de baguette magique alors que faut-il faire ?

    Pour infos, lu ce matin : Les grandes banques américaines dissimuleraient leur niveau de risque
    http://goo.gl/dgXA

    Cordialement

    1. Mais les aider avant …. mais comment ? … Tous les pays, dont la France, croulent sous les dettes !
      Les aider ne serait que les rejoindre dans le naufrage et sombrer tous un peu plus vite que prévu .

    2. Merci pour ce lien, Serge.

      Et pour que les plus grandes banques aient besoin de planquer autant, c’est qu’effectivement, la crise est bien finie… Depuis 5 trimestres, en plus.
      Et c’est sans compter sur les « actifs » véreux.

      Quelqu’un voudrait encore s’appuyer sur un quelconque chiffre « officiel »…??? On nage en plein délire, là.

      Néanmoins sinon : Van Rompuy vient de me rejoindre sur un point important :
      http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/04/09/van-rompuy-nous-serons-prets-a-intervenir-en-grece_1331003_3214_2.html
      « Quel est le plus grand danger qui menace l’Europe ?

      C’est le populisme, qui génère le manque d’engagement européen. En tant que Belge, je suis bien placé pour en parler. Le populisme va à l’encontre du courage politique. Quand j’étais ministre du budget, on a pris des mesures d’économie très dures. Après quatre ans, on est sorti vainqueur de cette phase. Il faut à un moment donné aller à l’encontre de certaines tendances. »

      Soit : ceux qui n’acceptent pas les mesures d’austérité énorme qui viennent seront tout à fait prêts à tomber dans les bras d’un « libérateur »…
      (austérité ou hyper-inflation, d’ailleurs..)
      (et ce qu’il « oublie » de dire est que ses mesures ont été prises hors crise !)

      Et là, politiquement, je pense que c’est le plus important.

  6. Merci Monsieur Jorion.
    Vous nous encouragez à prendre des initiatives. Je crois que c’est le principal.
    On peut faire des choses, et il ne s’agit pas de bouleverser ciel et terre. Bien orienter son énergie avec le désir de faire : ne pas laisser le plein pouvoir à cette sorte de fatalité absolue, comme une main invisible, contre laquelle on ne pourrait rien. A hauteur d’homme, il y a des possibilités, la fraternité a aussi droit de cité. Bonne journée.

    1. Lol, Piotr.
      On a déjà essayer de sacrifié l’Islande, mais j’ai lu quelque part que c’était le FMI qui allait rembourser généreusement les « investisseurs ».

      Par contre, ce que cette petite crise a de génial, ce sont des choses comme ça :
      http://contreinfo.info/breve.php3?id_breve=9238
      « Tel quel : une banque grecque propose de recueillir des dons pour le remboursement de la dette du pays (FT Alphaville) »

      Le Hellénethon a commencé. J’imagine que tous les généreux milliardaires vont participer… 😉

    2. La Grèce s’élimine elle-même, depuis longtemps et continue :
      les Grecs eux-même finissent leur propre banque en retirant leur argent … (pour le mettre chez Goldman Sachs ?)

      « La Grèce ne s’est toujours pas remise financièrement de l’organisation des Jeux olympiques de 2004. De son côté, la Chine a vu toutes les formes de bulles d’actifs exploser en 2008 après les J.O. de Pékin. Dans de telles conditions, on peut s’interroger sur l’existence d’un syndrome pré- ou post-olympique qui rendrait la situation économique des pays organisateurs explosive. »
      Londres qui organise les Jeux de 2012 peut légitimement commencer à trembler !
      http://www.la-chronique-agora.com/articles/20100409-2641.html

    3. « Pour l’exemple »?
      Mais pour l’exemple de quoi?

      En réalité, je pense que la Grèce sert de test à échelle modérée, avant le grand déballage sur les économies Européennes, la casse généralisée de nos chers systèmes sociaux…

      En fait, si je comprends bien ce qu’expose P. Jorion, en Grèce, certains puissants financiers « apprennent » comment se remplir les poches en faisant tomber un pays, en attendant mieux.

  7. Je crains que vous ayez raison, les choses vont dans le mauvais sens, inéxorablement. Le problème: Le publique ignore l’ampleur des « autmatismes » et des facteurs « collectifs » (je vous cite), il pense que les choses resteront limitées à la Grèce et à d’autres « petits » états. De plus, les administrations ont escamoté les problèmes de la Grèce par dogmatisme, mais aussi pour tirer profit de la situation tant elle était exploitable par les lobbys d’affaires. Par conséquent, la politique n’a pas été mise sous pression pour agir et non pas pour simplement réagir quand il n’y a plus grande chose à faire. Malheureusement, mon pessimisme chronique me donne raison. Ce ce que redoute, ce sont les conséquences politiques. Allons-nous vers un conservatisme dur, voire autoritaire? Aucun grand parti politique en Europe semble être en mesure d’apporter des solutions. Regardez l’Hongrie. L’extrême droite gagne du terrain, de manière significative. Et non seulement en Hongrie.

  8. Merci

    Mais quand vous dites que les politiques n’ont pas la même notion de temps dans l’intervention, et surtout n’en ont pas la notion, je vous rappelle que quand Lehman Brothers est tombé précipitant le monde au bord du précipice, les Etats, conjointement, ont immédiatement réagis en quelques jours en injectant des milliards de liquidité dans le système. Donc, quand ils veulent réagir concrètement, et dans un délai optimum, ils savent le faire …

    Devons-nous en déduire que pour le cas de la Grèce, cet abandon serait délibéré de la part de l’Allemagne et de la France. Mon hypothèse serait que cette crise est une opportunité pour les deux fers de lance européens de faire tomber l’Euro-zone à 29 pour en reconstruire une plus réduite à 6 pays et plus cohérente.

    Le bal des médiatique officiel de ces dernières semaines est parfaitement contrôlé. Ne soyons pas dupe !

    1. @ coucou

      En 2008, il y a eu un problème de liquidités pour les banques qui n’arrivaient pas à se refinancer sur le marché. Les pays n’ont pas agi conjointement (dans le sens de manière coordonnée). Ils ont agi chacun en sauvant leurs propres banques. Soit en ayant acquis une partie soit en nationalisant. Et quand je dis agi, c’était plutôt réagi, car aucun organisme de contrôle n’avait vu venir la crise et ses dangers.
      Les états ont des mécanismes qui permettent de le faire assez rapidement. C’est aussi assez bien accepté par la population, il est normal de sauver ses banques.
      Cependant, il est vrai ils ont été très rapides.

      On a pu constater les dernières semaines que mettre au point un plan pour sauver la Grèce était bien plus difficile. Peut-être est-ce effectivement orchestré, mais je ne suis pas sûr que c’était le meilleur moyen d’envoyer un message clair et univoque pour rassurer les marchés pour les paraphraser.

      Ca serait rassurant et j’aurais envie de le croire, mais j’ai un affreux doute.

      Bien à vous.

  9. Y-a-t-il quelque chose à faire lorsqu’on considère que rien – ou presque – ne vaut la peine d’être sauvé?

    1. Le Baron van Münchausen, se sortait lui même du ruisseau ainsi que son cheval, en s’attrapant par le col, comme le montre la gravure. Et je ne sais pourquoi depuis quelques temps me revient en mémoire un conte de Grimm, où la piècette d’argent revient toujours dans la poche du héros. Il la dépense, mais elle revient toujours. Il y avait aussi la table magique qui se remplissait de mets délicieux, toute seule. Et sans oublier les Mainzelmänchen qui faisaient tout le travail pendant la nuit…

      Chris Martensen plante des noisetiers dans son jardin ainsi que des arbres fruitiers….

      Ce qui signifie que seule la magie peut sauver ce système, ou par analogie penser au delà des contraintes de ce système. Mais je crois qu’il est bon, pour qu’on arrête de prendre les Cassandres pour des illuminés, qu’on en prenne la mesure (de la crise) .. que la Grèce fasse défaut. Cela mettrait la crise en pleine lumière, la rendrait indéniable. Elle est déjà indéniable mais au niveau de la propagande officielle, elle ne l’est pas.

      Voilà modestement j’émettrais un petit doute sur les 48h chrono…

      La crise ralenti notre aptitude a détruire la planète, les forêts primaires et donc c’est une chance pour l’Orang-Outang. Une chance aussi puisque tous les projets immobiliers sont à l’arrêt ce qui évite la destruction des villes par le bétonnage, et la mafia, je dis la mafia et je pense mafia, du béton.

    2. En termes de magie, l’évolution actuelle du monde me ferait plutôt penser à « la peau de chagrin » de Balzac…

    3. N’oublions pas que le propre de la malédiction de Cassandre était de ne jamais être crue. Même et surtout si ses prophéties s’avéraient fondées. Alors on lui reprochait même d’attirer le mauvais sort.

    4. « Et je ne sais pourquoi depuis quelques temps me revient en mémoire un conte de Grimm, où la piècette d’argent revient toujours dans la poche du héros. »

      Il y a, si mes souvenirs sont bons (cela remonte à l’école), un conte de Buzzatti où le héros possède une poche magique de laquelle il peut retirer autant d’argent qu’il veut. Seul problème, une catastrophe survient dans le monde à chaque fois qu’il le fait.

    5. En littérature, ma référence à l’actualté serait plutôt LA BETE HUMAINE de Zola dans lequel les personnages s’entre-tuent les uns les autres, pour en final, l’image d’un marasme en perspective, l’entrée en guerre en 1870 de la France contre l’Allemagne.

  10. Allons ! la situation est grave, mais pas désespérée. Soyons joyeux d’être toujours de ce monde, même s’il est si chaotique ( pour ne pas employer un mot moins convenable). Autre façon de dire : « Tant qu’il y a de la vie il y a de l’espoir ». Le printemps est là, il y a du soleil, les hirondelles sont de retour et font leur nid. Comme quoi il y a des fondamentaux qui tiennent encore le coup …

  11. Quelque chose m’échappe dans cette chronique,

    sans exclure un accident ponctuel, pourquoi les banques grècques s’effondreraient-elles? Ne peuvent-elles pas, comme tout le secteur européen, toujours se refinancer à taux zéro auprès de la BCE?

    merci.

    1. Je suppose que cela ne suffit pas. Les banques bénéficient aussi actuellement de la garantie de leurs Etats respectifs. Sans cela, cela devient plus difficile.
      Et puis, même à taux zéro, il faut bien rembourser ces emprunts en ayant fait au passage un bénéfice en l’ayant reprêté ailleurs. Si ce n’est pas faisable ou si les bénéfices ne suffisent pas à combler les trous que les banques ont par ailleurs, l’emprunt à taux zéro ne sert à rien.
      Je crois qu’on nous cache beaucoup de ces trous dans les banques (et pas que les grecques) et que les Etats essayent de les reboucher discrètement (d’où les déficits abyssaux). Si les banques grecques n’ont plus leur Etat colmateur, les carottes sont cuites pour elles. A chaque fois qu’un Etat s’écroulera, ses banques partiront avec.

  12. France, Espagne, Grèce, Etats-Unis… à quand la faillite?
    26/01/2010 http://www.lexpansion.com/diaporama/france-espagne-grece-etats-unis-a-quand-la-faillite_225404.html
    Quand les charges d’intérêt liées à la dette dépassent le seuil de 33% des ressources fiscales (impôts et cotisations sociales), un Etat est en situation de faillite théorique. L’Expansion de février pronostique la date à laquelle les principaux pays du monde pourraient atteindre ce seuil fatidique si leur endettement se poursuivait à un rythme similaire à celui enregistré sur la période 2006-2010.
    01 Jamaïque ferait faillite en 2010
    02 Islande en 2011 (46% au service de la dette)
    03 Irlande en 2014 (déficit public de 12% PIB)
    04 Grèce en 2019 (déficit public de 12,7% PIB en 2009, 54,6G€ au service de la dette)
    05 Espagne en 2022 (déficit public de 9,5% PIB en 2009, dette publique à 62,5% du PIB en 2011)
    06 Russie en 2025 (déficit budgétaire de 5,9% PIB en 2009, 1ère fois en 10 ans)
    07 UK en 2030 (en récession dès le 2e trimestre 2008, dette publique 61,7% du PIB en 2009, S&P AAA-)
    08 USA en 2040 (dette publique à 124% du PIB dès 2010
    09 France en 2044 (dette à 83,2% du PIB en 2010, 6%=43G€ au service de la dette)
    10 Chine en 2055
    11 Japon en 2076
    12 Allemagne en 2079 (déficit à 3,2% PIB en 2009, déficit à 85,8G€=5% du PIB en 2010)
    13 Brésil en 2128
    14 Italie en 2250 (115% du PIB en 2009)
    15 Belgique en 2470 (déficit 2009 6%PIB=20G€, pire déficit 7,7% en 1993, seulement 1,2% en 2008 d’où ce classement)

    1. Certes, 2470.

      Je vous mets donc cette logique sur la table par cet article :
      http://contreinfo.info/article.php3?id_article=3027

      Ainsi, ce monsieur propose (lisez non pas le titre mais le contenu) de « ré-échelonner » la dette.

      Pour ceux qui connaissent le PIEGE du rachat de crédit, on vous étale cette même dette sur du TRES LONG TERME qui
      BAISSERA le montant du loyer mais
      AUGMENTERA la somme finale et surtout rapportera plus au préteur car il récoltera plus d’
      INTERETS.

      Il suffit de s’endetter sur quelques millénaires. Ca fera plaisir à nos gosses.

    2. @ yvan

      Relisez cet article de Michael Hudson. Il ne préconise aucunement de ré-échelonner la dette, mais de la réduire voire de l’annuler. Sa position n’est d’ailleurs pas nouvelle et il fait souvent référence à des précédents historiques remontant même à l’antiquité.

      Michael Hudson dit : « Personne ne veut accepter le fait que les dettes qui ne peuvent pas être honorées ne le seront pas. »

      Partant du constat qu’il y a sur-endettement à tous niveaux (ménages, entreprises, états). Qui dit dette, dit créance. Face à cette montagne de dettes impossibles à honorer se trouve une montagne de créances qui devra inéluctablement être réduite d’une façon ou d’une autre.

      Michael Hudson dit : « La question est : qui supportera les pertes ? »

      Pour l’instant les autorités font tout leur possible pour que les (futures) populations paient. Et si, pour changer, on soulagait ceux qui ont tellement d’argent à ne savoir qu’en faire sauf à spéculer ?

      « C’est l’histoire d’un homme qui tombe d’un immeuble de 50 étages. Le mec, au fur et à mesure de sa chute, il se répète sans cesse pour se rassurer : « Jusqu’ici tout va bien … Jusqu’ici tout va bien … Jusqu’ici tout va bien. » Mais l’important, c’est pas la chute, c’est l’atterrissage. » Mathieu Kassovitz, La haine.

      http://www.dailymotion.com/video/x1pjyd_la-haine-bande-annonce_shortfilms

  13. Bank for International Settlements (BIS) signifie en français Banque des règlements internationaux (BRI).

    La Banque des règlements internationaux (BRI) vient juste de faire ses calculs.

    Dans les 10 ans qui viennent, quelle sera la dette publique par rapport au PIB ?

    – Au Japon, la dette publique sera de plus de 300 % du PIB.

    – Au Royaume-Uni, la dette publique sera de plus de 200 % du PIB.

    – En Belgique, en France, en Irlande, en Grèce, en Italie et aux Etats-Unis, la dette publique sera de plus de 150 % du PIB.

    – La charge de la dette coûtera plus de 10 % du budget de ces Etats.

    – La charge de la dette coûtera 27 % du budget de l’Etat au Royaume-Uni.

    But the main point of this exercise is the impact that this will have on debt. The results plotted as the red line in Graph 4 show that, in the baseline scenario, debt/GDP ratios rise rapidly in the next decade, exceeding 300% of GDP in Japan; 200% in the United Kingdom; and 150% in Belgium, France, Ireland, Greece, Italy and the United States. And, as is clear from the slope of the line, without a change in policy, the path is unstable. This is confirmed by the projected interest rate paths, again in our baseline scenario. Graph 5 shows the fraction absorbed by interest payments in each of these countries. From around 5% today, these numbers rise to over 10% in all cases, and as high as 27% in the United Kingdom.

    C’est à la page 9 :

    Banque des Règlements Internationaux

    Conclusion :

    la dette publique de ces 8 Etats ne pourra jamais être remboursée.

  14. @Paul
    Je réagis à vos propos sur la « conspiration ». Elle n’existe pas, c’est vrai. Mais elle existe, c’est vrai.

    Pour expliquer qu’il n’y a pas de conspiration de manière « scientifique », il y existe une réponse : la mémétique. http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9m%C3%A9tique
    La mémétique (je simplifie outrageusement) ca revient à dire que les idées ont une existence et un pouvoir propre. Elles vivent, meurent, se combattent les unes les autres, s’entraident, se nourrissent (de nos émotions notamment) et cherchent leurs « champions ».
    Ainsi on explique comme les idées transcendent les limites spatiales et temporelles de l’homme, donnant l’impression d’une conspiration mondiale et intemporelle.
    Le capitalisme est un « mème ». De même que le communisme ou le catholicisme, etc …

    Ceci dit, s’il n’y a pas de conspiration au sens propre du terme, parce que, comme vous le dites, c’est structurel, il y a tout de même ceux qui s’impliquent plus ou moins dans le « jeu », et ceux qui profitent plus ou moins du « jeu ». Selon qu’on est très impliqué et gagnant, on est qualifié (a juste titre selon moi) de conspirateur, même si ce n’est pas à proprement parler une conspiration (puisque personne ne serait en mesure de mener a bien une telle entreprise sur plusieurs générations, en trompant autant de monde).

    Voila comment expliquer, et réconcilier les 2 points de vues.

  15. Entendu ce jour Monsieur JOUYET tenir un discours semblable au vôtre et s’interrogeant sur le véritable jeu que jouent  » les politiques » .

    Doublement inquiètant .

    Une fois ,car si le jeu est le résultat d’une forme d’anèsthésie , on peut sérieusemnt douter de la compétence et du sens de la hiérarchie de nos dirigeants .

    Une deuxième fois , si le jeu est voulu , car ça en dit long sur le mépris des dirigants pour les peuples .

    Autre hypothèse : on joue confus parce qu’on ne se sent pas en position de force . Ce serait la pire car elle sous entendrait que nous avons élu des lâches plus faibles que leurs électeurs .

    1. Pas « tout à fait », Juan. Mais il faut avoir été élu pour le savoir.
      Globalement, le cadre vous empêche de faire réellement ce que vous voudriez. En bien comme en mal, d’ailleurs.

      Par contre, chaque « mauvaise » décision vous place à peu près au même niveau de culpabilité que le médecin qui n’a pas réussi à sauver son premier malade…
      Et là, on peut avoir du mal à dormir.

      Je parle, bien entendu, de ceux pour lesquels le fait d’avoir été choisi à une importance et qui associent à leur fonction la responsabilité de la remplir du mieux qu’ils peuvent faire.
      Mais bon… les gens qui se sentent investis…C’est tellement critiqué.

      Voyez ainsi la chute de vocation aux élections municipales qui a été faussé par le remboursement des frais de campagne…

    2. Excusez moi, mais je ne vois absolument pas de quelle similitude entre les propos de P. Jorion et ceux de Jouyet vous pouvez bien parler.
      Pouvez vous préciser?
      Merci.

    3. Je critique CET aspect de remboursement de frais de campagne, mais, précision :
      – sans remboursement, les campagnes ne seraient possibles qu’aux personnes fortunées ou des gros partis.
      – lorsque j’évoque une place d’élu, ce n’est pas en politique mais dans un comité scientifique. Faire de la politique me gonflerait grave…

      Le contexte n’est donc pas le même, mais le principe identique.

    4. Je n’ai pas entendu Mr JOUYET mais ce que je lis me fait  »pêter » les plombs.

      Je crois que le jeu des politiques est un mixage des différentes analyses envisagées par Mr JOUYET

      1 : Incompétence : Pas grand chose n’a été fait depuis le début de la crise, ils ne veulent rien changer. Juste courber le dos le temps que l’orage passe.

      2 : Mépris total du peuple : La crise est finie, les paradis fiscaux mis au pas, etc, etc. Complétement faux, la crise s’accèlère, les bilans bancaires sont truqués.
      Le traité européen rejeté par le peuple lors du référendum est imposé par le Congrès…
      Claque aux élections régionales : on continue les réformes…qui sont totalement inadaptées à la problématique de notre époque.

      3 : Lâcheté : Que oui : Nos gouvernements sont plus prompts à s’en prendre aux maigres acquis sociaux qu’à s’attaquer aux  »parasites » qui torpillent la société.

      Niches fiscales exorbitantes permettant aux plus aisés d’être encore plus exonérés, paradis fiscaux maintenus alors qu’ils servent à blanchir l’argent de la drogue, prostitution, trafic d’armes; etc, etc…
      Bouclier fiscal pour les plus aisés et j’en passe des meilleures…

      La finance est en train de gagner la partie, de plus, la démocratie est morte.
      Je crains un retour de la barbarie, au chacun pour soi.

  16. Bonjour Paul,
    J’aime de mieux en mieux vos « C’est vendredi ». Je m’y abonne depuis quelques temps.
    Le « just in time » est donc à l’honneur.
    Là, je souscris des deux mêmes. La sécuritisation de toutes les opérations et de tous les contrats je connais depuis le début du siècle. On est devenu frileux. La hiérarchie se protège. Elle raconte ce qu’elle croit avoir compris de la stratégie en dessous d’elle et n’ose plus dire « non » à la partie du dessus de peur perdre sa place.
    Cercle vicieux de la vie moderne. Internet pendant un temps j’ai cru qu’il pouvait sauver le monde.
    Il y a tellement de mélange d’informations, de volonté d’éradiquer la Presse officielle qui doit elle aussi correspondre à un modèle prédéfini, qu’elle se noie avec ses auditeurs, lecteurs ou téléspectateurs au lieu de trouver un milieu d’entente.
    Nous sommes dans un monde dans lequel on aime la castagne, la concurrence.
    On n’écoute pas l’autre. On le combat parce qu’il est l’ennemi de sa propre pensée.
    Je l’ai écrit ces derniers temps. Je l’ai fait avec le plus d’originalité et d’humour.
    Je ne suis pas sûr que le message soit passé.
    Conflit de générations oblige.
    Ca c’est à petite échelle, locale comme vous dites.
    Hier encore, on parlait des émoluments du patron d’Imbev qui s’élevaient à 600.000 euros par mois. La crise l’a bombardé à la première place des augmentations de salaires en Belgique. Mestralet prenait la 2ème place. Un syndicaliste le disait avec l’aide d’un autre: on ne peut plus rien faire sans atteindre un niveau minimum de l’Europe. Le monde serait plus ajusté encore.
    J’ai appelé cela, il y a déjà longtemps « L’argent du beurre ». Dans un monde qui est devenu un village, plus question de faire case à part et prendre des décisions comme l’espère Sarkozy ou comme Mitterand, comme vous le dites.
    Je terminais mon article par « Un équilibre doit sauver chaque bloc par une solidarité forcée.
    Le déclin d’une société au profit d’une autre ne peut plus se concevoir comme par le passé. L’imbrication des marchés mondiaux est telle qu’anéantir un bloc concurrent se traduirait par la perte de clients potentiels importants pour sa propre survie et l’ignorer produirait son propre étouffement à courte échéance. »
    Nous y sommes. On n’a pas vu le temps passé.
    Pas mal votre anecdote. Il n’a pas jeté ses affaires à votre figure. Encore une chance.
    Un film ancien « Deux heures moins quart avant Jesus Christ ». Qui va jouer le jeu?
    Avant l’heure c’est pasl’heure, après l’heure c’est plus l’heure.

  17. Les choses commencent à être de plus en plus visibles !!

    Tout à l’heure dans mon bureau de poste il n’y avait quasiment plus d’argent liquide !!!

    Demain matin c’est samedi et jour de marché, avec plein de mamies qui vont venir retirer un peu de monnaie pour faire leurs courses !
    Commentaires : « cela n’arrivait jamais avant »!!!

  18. De semaine en semaine je suis le « feuilleton » sur la Grèce qui n’a rien à envier à ceux que nos chaînes cathodiques nous servent depuis des lustres.
    Je voudrais vous faire part de ma stupéfaction quand je vous entends Mr. Jorion distiller dans votre exellente chronique du Vendredi, ces paroles prophétiques nous annonçant que notre tour viendra. C’est écrit ou plutôt c’est dans l’ordre naturelle des choses. Le fameux effet domino est toujours autant d’actualité dans ce domaine de la Finance que dans bien des domaines ou se cotoient depuis toujours Naissance et Mort. Si il faut en passer par là alors…
    Tant que nous n’aurons pas pris soin de développer notre Conscience nous risquons fort de chuter encore bien longtemps. Mais cela est un autre sujet que j’aborderais ici peut-être un jour si j’en ai le temps…
    Par contre, j’ai une question directe à vous poser et je vous remercie pour le temps que vous daignerer lui accorder votre attention générant je l’espére une réponse.
    Quels conseils donneriez vous aux gens qui possédent quelques dépots à terme ou autres placements de type livret d’épargne ?
    C’est très courant en France et je crois donc utile en prolongement de votre diagnostic que vous fassiez une ordonnance à tous ces gens, comme vous sans doute et comme moi évidemment.
    Ne serait il pas d’utilité publique, que vous preniez le temps de faire l’inventaire des mesures que nous simples épargnants nous devrions prendre pour préserver le fruit de notre travail dans la plupart des cas ?
    Il me semble que vous avez entre les mains un formidable outil capable d’informer comme vous le faites déjà sur votre Blog mais aussi dans vos livres , sans oublier vos émissions de télévision dont je ne raterais d’ailleurs pas la diffusion sur LCP Dimanche 11/04 à 16h30.
    Mais cette fois en vulgarisant quelque peu votre message je suis persuadé qu’encore plus de personnes lui porteront attention.
    C’est d’ailleurs un peu le reproche que je vous ferais sur votre Blog. Sauf à être comme vous un initié des milieux financiers, l’épargnant « Père de Famille » a parfois bien du mal à s’y retrouver !
    Je sais par expérience que si le Fond d’un sujet doit être in finé identifiable, la Forme est essentielle pour en dessiner les contours.
    En vous remerciant vivement pour vos diverses interventions dont j’ai plaisir à penser qu’elles possédent l’essence rare qui révéle l’HUMANISTE qui se trouve en vous.

    1. « Quels conseils donneriez vous aux gens qui possédent quelques dépots à terme ou autres placements de type livret d’épargne ? »

      Donnez-le aux pauvres. Non, je rigole, vieille boutade chrétienne.

      Achetez un peu d’or (physique, pas papier) et planquez-le en lieu sûr (pas la banque, évidemment), juste au cas où.

    2. « Quels conseils donneriez vous aux gens qui possédent quelques dépots à terme ou autres placements de type livret d’épargne ? »

      http://jcbonsai.free.fr/cc/OrlovConfDublin/#14

      14. Comment perdre tout son argent (mais avoir quelque chose d’utile)

      La plupart de la richesse est dans très peu de mains privées à présent. Les gouvernements et la grande majorité de la population ont seulement des dettes. Il est important de convaincre les gens qui contrôlent toute cette richesse qu’ils ont vraiment le choix entre deux options. Ils peuvent faire confiance à leur conseillers financiers, gérer leurs portefeuilles, et finalement tout perdre. Ou ils peuvent utiliser leur richesse pour se réengager avec des gens et de la terre dans des voies nouvelles, dans ce cas, ils ont une chance de sauver quelque chose pour eux-mêmes et leurs enfants. Ils peuvent construire et lancer des canots de sauvetage, recruter l’équipage, et les faire naviguer.

      Ceux qui possèdent un lot d’actifs industriels peuvent céder ces actifs avant qu’ils ne perdent de la valeur et investir dans le foncier, dans le but de les préserver, de les améliorer au fil du temps et de les utiliser de manière durable. Comme il sera difficile d’obtenir ce que vous désirez tout simplement avec de l’argent, c’est une bonne idée de prévoir de mettre en place des alternatives, de mettre des ressources, telles que les terres agricoles, à la disposition de ceux qui peuvent les mettre à profit, pour leur propre bénéfice ainsi que le vôtre. Cela a également un sens de mettre en place des stocks de denrées non périssables, des matériaux qui gardent leur utilité au travers du temps. Mon exemple préféré sont les clous en bronze. Ils durent plus de cent ans dans l’eau salée, et ils sont donc parfaits pour la construction de bateaux. La fabrication de clous en bronze est en fait un bon usage des combustibles fossiles restants – meilleur que la plupart des autres usages. Ils sont compacts et faciles à stocker.

      Enfin, il semble logique de travailler à orchestrer une démolition contrôlée de l’économie mondiale. Cela demande de nouvelles compétences financières : celles d’un conseiller en désinvestissement. La première étape est une sorte de triage; on peut marquer certaines parties de l’économie à «ne pas réanimer» et réaffecter les ressources à une meilleure tâche. Un bon exemple d’une industrie qu‘il ne vaut pas la peine de ressusciter est l’industrie automobile, on n’a tout simplement pas besoin de plus de voitures. Celles qu’on a déjà feront très bien l’affaire pour autant qu’on en ait besoin. Un bon exemple d’un secteur à sauvegarder et certainement utile est la santé publique, en particulier la prévention et la lutte contre les maladies infectieuses. Pour toutes ces mesures, il est important de désinvestir des lieux géographiquement éloignés et d’investir localement. C’est peut être inefficace du point de vue financier, mais très efficace du point de vue de l’auto-protection personnelle et sociale.

  19. Ceux qui jouent continuent à le faire visiblement, et sans vergogne : Fitch vient de dégrader la note de la dette grecque de deux échelons à BBB-. Par ailleurs de rumeurs circuleraient sur une intervention du FMI pour ce week-end… Je me demande quelle tragédie on va nous jouer la semaine prochaine.

  20. dernière minute…:

    LEMONDE.FR avec Reuters | 09.04.10 | 17h02

    L’agence de notation financière Fitch a abaissé la note de la Grèce, vendredi 9 avril, en raison de « l’accroissement de la charge de la dette » et « la dégradation des perspectives économiques » auxquels le gouvernement grec doit faire face, a-t-elle indiqué dans un communiqué. La note de la dette à long terme de la Grèce passe de BBB+ à BBB-, ce qui correspond à un investissement « de qualité moyenne inférieure », selon la classification de l’agence.

    La note BBB- représente le seuil « investment grade », qui marque le point en dessous duquel les investissements sont déconseillés, sauf dans un but purement spéculatif. L’agence Fitch avait été la première à rétrograder la Grèce en catégorie B en décembre 2009, déclenchant une vague de spéculation et un plongeon de la Bourse.

  21. @Paul Jorion

    veuillez pardonner la question de béotien, mais pourquoi l’état Grec n’émet-il pas des obligations vers le grand public international?
    Il me semble que de l’obligation à 6% , moi je veux bien en acheter. 6% c’est énorme pour un placement sûr. Sûr quoiqu’en disent les mercenaires anglo-saxons de Finch.

  22. http://contreinfo.info/article.php3?id_article=3027

    Article de

    Une version abrégée de ce texte a paru dans le Financial Times du 8 avril

    Par Michael Hudson, 7 avril 2010

    La dette publique en Grèce n’est que la première d’une série de bombes européennes de la dette qui vont exploser.

    Lettonie, Roumanie, Hongrie également….

    En Suède, en Autriche, en Allemagne et en Grande-Bretagne, les banquiers vont découvrir qu’accorder de nouveaux crédits à des pays qui ne peuvent (ou ne veulent) plus payer pourrait devenir leur problème, et non celui de leurs débiteurs. Personne ne veut accepter le fait que les dettes qui ne peuvent pas être honorées ne le seront pas.

  23. la vie privée d’un acteur politique, après qu’il se soit fendu aux micros aux plateaux d’un discours aux alouettes contre les incertitudes, qu’il ait pu satisfaire à la charge de sa clientèle de ses chers électeurs d’un nuage de mots, qu’il se soit grimé d’une estime se soi, qu’il se soit assuré que son double coïncide à peu près avec lui, il se sent quand même bien seul parmi ses serviteurs. à mesure qu’il s’éloigne le ciel se dégage il médite un destin mais intelligent; ce crétin de peuple rivé à ses habitudes égoïste, ignorant et incapable face aux défis du monde; il s’en va rejoindre son balcon, au bord de la mer, infléchir le destin, il sera reconnu cette fois-ci de ses pairs, entre quatre yeux car là ce sera vrai, le départ pour de bon, pour sa vision, rien que d’y penser il tisse la nouvelle alliance… le peuple s’attendrira de la voir si serein.

  24. Vendredi 9 avril 2010 :

    L’agence de notation Fitch a abaissé de deux crans la note de la dette à long terme de la Grèce, de BBB + à BBB -, invoquant l’accroissement des « défis budgétaires » auxquels le gouvernement grec doit faire face, a-t-elle indiqué dans un communiqué reçu vendredi à Paris.

    Fitch avait été la première des agences financières à rétrograder la note de la Grèce, le 8 décembre, donnant le signal d’une crise financière dans laquelle le gouvernement d’Athènes n’a pas cessé de se débattre.

    « La forte hausse des taux d’intérêt à laquelle doit faire face le gouvernement grec va rendre plus difficile pour le gouvernement d’atteindre son objectif budgétaire de réduction du déficit à 8,7 % du PIB cette année », estime l’agence de notation.

    Boursorama

    1. Fitch dégrade la Grèce parce que les taux montent et ils montent parce que sa note avait été dégradée. Au départ, elle avait d’ailleurs été dégradée parce que des spéculateurs pensaient qu’elle serait dégradée. Et effectivement, elle le fut, à cause du pari des spéculateurs.
      Et pour l’avenir, la dégradation de la note va provoquer un renchérissement des taux qui va provoquer une nouvelle dégradation de la note.
      C’est cool l’économie, c’est comme un sketch de Devos.

  25. http://economicedge.blogspot.com/

    Coffee with Joe – Debt Saturation

    De la concurrence pour P Jorion. Sympathiques, Pete et Joe.

    Selon eux, si l’argent est créé par dette, il y a toujours plus de dette que d’argent, so « you wont pay if off ».

    Sinon, ils espèrent que la Grèce créera sa propre monnaie or euro et sera le « leader » du changement pour une monnaie non basée sur de la dette.

    1. Ce qui est très bien sur le site proposé, c’est qu’on n’a pas besoin de chercher très longtemps pour savoir où on débarque : « freedom », « we are free », « private property=freedom », « freedom » (pas déjà vu cela quelque part?!?). Ah, et puis la référence au Cato Institute…
      Des monétaristes influencés par Milton Freedoman? Mais non 🙂

    2. Bien je n’ai pas tout compris, mon anglais est de niveau moyen, mais sinon c’est un site bizarre finalement car en effet je n’ai aucune idée de ce qu’ils veulent vraiment. Ils ne veulent pas de communisme ceci j’en suis certain, donc je le prends comme source d’info en fait. Il y a pas mal de libéraux qu’on ne détecte qu’après coup aujourd’hui…

      Ce sont en fait des analystes de marchés devenus critiques, comme « Les echos » en fait ils parlent depuis leur métier… cf Abadie également, et Martensen. Steve Keen l’australien a arrêté son blog pour se consacrer à un livre…

      Grace à Nathan j’ai vu comment les marchés sont manipulés par ex. La hausse se produit le lundi etc.

  26. Je propose qu’avec effet rétroactif au premier avril 2010, l’ensemble des dettes souveraines de par le monde soient converties en « rallods » au taux de un « rallod » pour un dollar US et que le « rallod » soit déprécié de 50% le même jour par rapport à l’USD. Pour faire « buonna figura » en compensation, le taux d’intérêt afférent à ces dettes serait multiplié par deux, évitant aux créanciers, des banques principalement, d’avoir à provisionner de lourdes pertes dans leurs bilans respectifs. Le « rallod » sera garanti par le FMI conjointement avec la FED (cette dernière possède une très bonne imprimerie pour la monnaie de singe et elle n’a pas à justifier de ses rendements d’impression).
    Il ne restera plus à B. BERNANKE qu’à dévaluer le USD de 50% pour que tout le monde soit content.

    Vous voyez bien que tout problème peut trouver au moins une solution.

  27. @ Kerjean :

    je réponds ici à votre question .

    Si l’extrait du propos de JOUYET que j’ai entendu sur les ondes ce matin , est bien représentatif de son analyse du moment , il rejoint les propos de JORION sur le point de la nécessité d’agir en temps réel en vrai stratège ( visant explicitement les élections en Land de Rhénanie du nord – Wesphalie qui immobiliseraient une action de MERKEL ) . Il s’interroge aussi sur la réelle volonté d’action politique des européens ( en particulier franco-allemands) qu’il suspecte à demi mot de s’en remettre au marché pour vivre plutôt qu’au volontariat politique .

    Comme il est proche des us et coutumes du ( des ) château(x) , j’ai tendance à retenir cette crainte , surtout quand je lis en une de  » Challenge » : Nicolas Sarkozy – Ses vrais alliés . Les députés UMP? Non, le CAC 40- La vérité sur ses liens a

  28. Pfuitt ! parti tout seul !…

    « …La vérité sur ses liens avec Bouygues , Lagardère , Proglio , Arnault , Kron … »

  29. Au fait, Mr Van Rompuy (alias « la serpillère humide ») nous annonce des décisions impopulaires à prendre par les gouvernements pour l’avenir. Et il ajoute avec son charisme légendaire « le danger, c’est le populisme ». Pas la spéculation, les inégalités, le mouvement de capitaux ou même le réchauffement climatique. Non, le populisme. C’est bien simple, dans les futurs bouquins d’histoire on dira « le capitalisme s’effondra sous les coups répétés du populisme ».
    C’est sûr, on comprend pourquoi Bilderberg l’a élu comme l’homme de la situation.

    http://www.lesoir.be/actualite/monde/2010-04-09/van-rompuy-des-mesures-impopulaires-doivent-etre-prises-763405.php

    1. Toi, il a raison.

      D’une part, c’est le populisme et la crise de 1929 qui ont mis Hitler au pouvoir…
      D’autre part, en Belgique, certains partis sont un chouïa extrémistes et le problème est qu’ils sont « populaires »…

    2. Je te rappelle une leçon d’histoire que tu as certainement oublié car elle ne t’as JAMAIS été enseignée.
      Pouvoir de l’argent oblige.

      Hitler a toujours remboursé les banques qui ont financée non seulement son accession au pouvoir, mais aussi et c’est plus grave, car elle connaissaient les dérives de l’individu, les premiers moments de son règne jusqu’à ce que le pays bascule en économie de guerre.

      Qu’est-ce que l’ « économie de guerre », me direz-vous..
      Hé bien, dans ce cas, le pays continue à payer ses créanciers tout en creusant de façon spectaculaire sa dette.
      Tout est dépensé dans l’acier à canon et le ciment à construire les abris.
      Comme ce que fait la Chine.
      Par contre, la Chine le fait actuellement dans le sens du Si vis pacem, para bellum.

      Qui vivra verra.

    3. @Yvan

      Le populisme on peut peut être l’éviter en ne favorisant pas les situations qui le font advenir sans coup férir, c’est à dire le genre de crise que nous vivons. L’austérité favorisera les réactions politiques violentes, sécuritaires ou…populistes (ça va ensemble la plupart du temps). Ce système si on le laisse exploser de sa belle mort, n’engendrera que la dictature ou la guerre (ou les deux). Or les mesures d’austérité participeront à provoquer la supernova. Je ne crois pas que l’alternative se situe entre le populisme et l’austérité. Il doit y avoir une sorte d’entre-deux, un peu comme entre néolibéralisme et stalinisme, voyez…

    4. « D’une part, c’est le populisme et la crise de 1929 qui ont mis Hitler au pouvoir… »

      yvan, Hitler a bien d’autres causes, à commencer par la défaite de 14. Et je sais très bien qu’il était financé par les banques. Mais sais-tu pourquoi? Parce que les dirigeants craignaient le populisme, le vrai, celui qui flingue les capitalistes, c’est-à-dire la révolution prolétarienne.
      Mais passons, dire « le populisme et la crise de 29 », ça veut dire quoi? C’est comme dire « la fièvre et la maladie ». Et Van Rompuy ne dit même pas ça, il dit « le danger c’est la fièvre ». C’est sûr qu’on va être guéris avec des médecins pareils…

  30. Il est intéressant que l’interprétation faite par les marchés de la hausse soudaine du CAC40 ce soir (+1,81%) ne repose que sur la dégradation de la Grèce par l’agence de notation Fitch .. Les marchés en concluant que la zone Euro est au pied du mur et est dans l’obligation de déclencher son plan de sauvetage de la Grèce, alors que personne n’en connait le montage, avec un droit de veto à la clé pour l’Allemagne.

    CONCLUSION ; le WE sera décisif, lundi , soit le CAC40 s’écroule ou soit explose vers des sommets …

  31. Ma proposition sur le « rallod » est plus sérieuse que le mode plaisantin sur lequel je l’ai présentée:
    de simples calculs montrent qu’à un taux double la moitié d’une somme est équivalente à cette même somme au bout de 21 ans seulement (ce pourquoi il n’y a pas « besoin » de provisionner).

    Mieux, avec un taux supérieur de 100 points de base (1%) il ne faut que 70 à 75 ans pour retrouver une équivalence (en fonction du taux initial).

    Comme les dettes souveraines ne sont en réalité jamais remboursées un tel schéma ne pose aucun problème dans la pratique.

    Rour le « rallod » j’ai hésité avec « lardol », un peu trop… porcin et pharmaceutique, ou le « DUS » (anagramme de USD) peut-être un peu trop explicite… « daroll » faisait un peu trop Alide au pays des merveilles et « rolldar » un peu trop Frédéric, justement.

    1. Eole, tu as du aussi lire du Santantonio…

      Ce que tu proposes serait parfaitement fondé. Au même titre que la monnaie fondante.

      Le malaise est que le but du capitalisme est d’accumuler…

      Bien essayé, néanmoins.

    2. @ Yvan

      Tu sais, c’est juste une antique recette, déjà bien codifiée du temps de Philippe IV dit « le bel » pas celui du successeur du « chassepot » mais celui du procès des templiers. Tiens, ça me remémore d’autres commentaires…

      Aujourd’hui on appellerait cela une dévaluation inflationniste (on aime bien les tautologies).

  32. ça se confirme malheureusement :

     » vendredi 9 avril : L’agence de notation Fitch a annoncé qu’elle abaissait la note de la dette à long terme de la Grèce de deux crans. En décembre, Fitch avait été la première des agences financières à rétrograder la note de la Grèce. »

  33. Paul Jorion l’homme à l’Harmonica sur la crise, ames sensibles s’abstenir le vendredi.

    Pourvu qu’elles soient douces les prochaines mesures pour faire le bien du monde dans la matière.

    1. http://website.lineone.net/~braithwaitej/mainsite/overview/actors/fonda.htm

      Avec Henry Fonda, mon acteur préféré ex aequo avec J. Nicholson, pour sa cruauté. Surtout dans les western Spaghetti; Fonda qui était bien mieux d’ailleurs sur cette photo d’âge mur que lorsqu’il était plus jeune…. Même chose pour Piccolli, Serrau, Poiret, etc qui ne sont que devenus meilleurs en vieillissant.

      Hugo : Le jeune homme est beau, mais le vieillard est grand. Dans l’oeil du jeune homme on voit la flamme, mais dans celui du vieillard brille la lumière… à peu près. D’ailleurs à bas la jeunesse 🙂

  34. Un petit rappel sur la conclusion du Jour par Paul:
    Qui que vous soyez, à quel niveau que vous soyez: ALERTEZ, FAITES QUELQUE CHOSE!
    TOUS: AU BOULOT!
    Et bon week end

  35. J’ai à nouveau l’impression de revivre le week-end du 27-28 septembre 2008, quand on annonçait en Belgique la faillite virtuelle de Fortis. La réalité était tellement brutale pour moi que je me suis intéressé à ce désastre. Ce qui m’avait frappé à l’époque c’était d’une part que les politiques étaient totalement pris au dépourvu, mais on pouvait le comprendre.
    Mais par la suite, ils n’arrivaient pas à gérer la vitesse de la dégradation de la situation. Moins d’une semaine après le sauvetage, il fallait à nouveau intervenir ainsi que pour d’autres banques. Vous connaissez la suite.

    Quand j’écoute votre analyse : où les gens qui nous gouvernent ne mesurent pas correctement les échéance et donc la notion de temps, je comprends à présent pourquoi ils n’arrivent pas à mesurer la vitesse des événements.
    Malheureusement, on est plus d’un 1 an après, ou à peine c’est selon, et il semble qu’aucune leçon n’ai été tirée, qu’on anticipe pas les choses. C’est effrayant.

    Dans les médias des dépêches tombent pour annoncer qu’un plan pourrait être activé à tout moment. Si c’est trop tard comme vous le dites, avec beaucoup de chance on pourra peut-être le recycler pour d’autres pays. On peut compter sur les marchés pour indiquer lequel.

  36. Je n’oserais pas dire que Trichet écoute Paul tous les vendredi mais, en cette fin d’après-midi, il vient de postposer la date de fin de dépot de titres peu sûrs à la BCE. Cela ne va-t-il pas aider grandement la Grèce (et les autres)? Une telle décision n’est–elle pas positive, pour une fois ? En tout cas, en quelques heures, l’Euro a monté de 1% face au dollar… Action dans les 6 heures après la mise en garde de Paul… Sera-ce suffisant dans les 48 heures?

  37. Bonsoir,

    Que conseillez vous comme lectures ou ressources en lignes pour approfondir le rapport entre la physique des systèmes et l’économie ou la finance ?

  38. Petites infos sur les banques grecques (et les banques françaises) :
    La Banque de France confiante et … très attentive
    Dans la même déclaration, on y retrouve à la fois et dans le même temps le fait que la BDF n’est pas particulièrement inquiète mais qu’elle suit de très près la situation … Le ‘miracle grec’ de la rhétorique, sans doute.

    Concernant l’exposition des banques françaises en Grèce, cf. étude de Natixis du 29 mars 2010 :
    http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=52356
    54 Mds d’€ de ‘PNP’, les ‘prêts non performants’ …
    Il est intéressant de noter d’ailleurs, que ces mêmes banques grecques sont aussi exposés à ces mêmes ‘PNP’ dans les pays d’europe de l’est, notamment en Roumanie, où ceux-ci atteignaient (déjà) plus de 15% en octobre 2009. On imagine ce qu’il doit en être aujourd’hui …

    La Roumanie, où ATEbank, banque grecque historique des agriculteurs est bien présente (via Mindbank).
    Cette même ATEbank qui est la seule des 5 banques grecques, qui viennent de se voir dégrader leurs notes par Fitch Rating, après Moody’s il y a quelques jours, à être passée en statut ‘Non Investment Grade’ (spéculatif) : BB+.
    http://www.romandie.com/ats/news/100409220330.nsfojn2i.asp
    En clair, pour cette banque, plus de possibilité de déposer ses obligations d’état grec à la BCE pour se refinancer. A part la Banque Centrale grecque et les prêts aux taux du marché (dont je n’ose imaginer le taux …), cela signifie la fin de l’accès au financement.
    Et donc le dépôt de bilan sous peu.

    ATEbank, étant la banque des agriculteurs en Grèce (un ‘Crédit Agricole’ grec, sous-dimensionné en comparaison), les dégâts risquent de s’étendre au niveau économique et social rapidement. Puis, politiquement.

    D’autres sont dans le collimateur, dont Eurobank (où des banques allemandes, entre autres, ont investis) ainsi, surtout, qu’Emporiki, filiale du Crédit Agricole … à 91,02% !
    CASA y a investit plus de 3 milliards d’€ en trois ans seulement, afin de combler la dépréciation des actifs et cela ne semble pas s’arrêter.
    « Crédit Agricole has made one of the largest foreign direct investments ever undertaken in Greece, even in a very difficult time. »
    http://ftalphaville.ft.com/blog/2010/04/09/199376/greece-and-french-banks-pas-de-probleme-daccord/
    Emporiki n’est pas ATEbank : c’est la 4ème banque grecque.

    Bref, la BDF fait bien d’être ‘attentive’ à l’évolution de la situation en Grèce des banques mais il semblerait que Paul Jorion ait encore une fois raison dans ses analyses : c’est (un peu) trop tard. Le détonateur est enclenché.

    A moins d’un miracle (grec), petite prévision :
    dépôt de bilan d’ATEbank, suivi d’un effondrement boursier des valeurs financières à la bourse en Grèce, nationalisation en catastrophe par l’état grec d’ATEbank, augmentation intenable du spread pour les obligations grecques, recours en catastrophe à la ‘solution’ européenne (qui n’aura pas été ‘finalisée’), une fois ‘finalisée’ (en catastrophe) celle-ci apparaîtra trop couteuse à l’Etat grec qui sollicitera le FMI, etc. etc. etc.
    Au final, contagion financière et bancaire globale, par le biais notamment des filiales grecques aux banques européennes ainsi qu’aux banques d’europe de l’est.

    Mais bon, lundi, tout ça sera oublié …

  39. Pour ceux qui veuillent s’en donner la peine, essayez donc de jeter un coup d’œil aux tout premiers commentaires qui accompagnaient les premiers billets de ce blog il y a fort longtemps (cent ans ? non, à peine trois ans). La fracture était déjà assez nette entre ceux qui savaient au moins quelque chose et les béotiens qui ne demandaient qu’à comprendre -mon cas personnel parmi d’autres innombrables. Pourtant une chose divergeait fondamentalement avec le climat d’aujourd’hui, car il s’agit bien ici de météorologie.
    A l’époque le temps était encore au brouillard, comme il l’avait été pendant des décennies, au sortir d’une sorte d’âge de douceur (c’est ce que l’on ne retient que du passé dit-on) qui lui relève d’une ère antédiluvienne pour les gens de ma génération. Personne pourtant ne semble relever ce « détail » lequel est pourtant la mesure de la distance parcourue : immense !
    Ce qui en effet a longtemps relevé pour la majorité des gens du sentiment de la fatalité -« There is no alternative » comme disait l’autre- émerge de la brume et prend sans cesse un contours plus précis.
    Certains appelle cela pudiquement, suivant leur position sociologique ou sociologiquement politique (le reste n’est que littérature de blog) « Le cœur du problème » ou « La question centrale à traiter», et ils peuvent toujours formuler la chose avec d’autres euphémismes plus complexes, comme leur culture technique leur en donne généralement la possibilité.
    D’autres, c’est mon cas et j’ai l’impression que même ici il est majoritaire, nomment sans pudeur les formes qui surgissent à l’horizon comme « le mur » voire carrément comme « l’ennemi ».
    Ici l’on quitte effectivement l’analogie météorologique pour rentrer dans la dialectique guerrière. Mon grand père maternel, combattant émérite de la grande guerre, me disait toujours que le point le plus atroce de l’assaut des tranchées adverses résidait dans l’invisibilité du danger, car si la mort faisait grand bruit, il était impossible de voir d’où elle allait frapper. Dès que l’ennemi était en vue (à quelques dizaines de mètres souvent et pas au-delà), c’est-à-dire dès que la mort prenait une forme physique, le cap de l’angoisse pure était franchi, car cette forme devenait en même temps haïssable et destructible.
    L’angoisse faisait alors place naturellement au savoir-faire.
    Tous les débats compliqués qui se déroulent en ce lieu ne peuvent enrayer ce processus à la fois puissant et profond, celui de forces hier encore inconnues à elles-mêmes, qui s’ébrouent, se montrent à découvert, et marchent en crabe inexorablement l’une vers l’autre parce que les éléments qui les composent sentent d’une manière toujours plus précise de quel côté ils se trouvent et vers qui ils vont à la rencontre.
    J’ai d’ailleurs toujours l’impression que beaucoup d’intervenants ici ne déploient leurs trésors de science que pour se masquer mutuellement la terreur que ce mouvement lent mais irrésistible leur inspire.
    Nulle raison, nulle théorie n’y peut désormais grand-chose : l’éléphant est en vue, il arrive et son piétinement qui ne respectera rien ni personne commence sérieusement à couvrir les voix de la sagesse.
    Ne considérez pas toutefois ce commentaire comme un appel à peine voilé au décolletage des têtes. Je vois arriver des temps sans cesse plus captivants, mais suffisamment effrayants pour qu’ils ne m’enivrent pas.
    Je constate simplement que le rideau s’est levé et que les acteurs du drame se regardent de travers à défaut d’être face à face. Certains croient trop bien savoir leur rôle pour s’empêcher de pérorer. D’autres sont intimidés car ils connaissent mal leur texte et c’est leur première pièce. Mais ils vont vite apprendre, et, en tout cas, merci aux aboyeurs et aux éclairagistes (les barbares reconnaissants).

    1. La Gaule,
      Allez un peu d’optimisme, voyons.
      On va pas pleurer toute la journée.
      La vie est grise avec beaucoup de nuance de gris. Le mur existe à toutes les échelles.
      Je viens de revoir un très vieux film à la télé, près de 50 ans « Mary Poppins ».
      Etait ce tellement joyeux ou faisait-il peur?
      Scary Mary: http://www.youtube.com/watch?v=2T5_0AGdFic
      Aujourd’hui, ce genre de film ne passerait plus que pour les enfants en dessous de 5 ans.
      Donc, on n’y pense plus.
      Ce qui a changé? La peur s’est installée dans l’esprit de tous les âges.
      Si cela vous intéresse, je me suis amusé à m’interviewer. Pour un 1er avril, cela passait très bien.
      http://vanrinsg.hautetfort.com/archive/2010/03/29/cinq-ans-deja.html
      Mon article suivant reprenait les reproches qu’il m’avait été faites.
      Amusant comme une tombe..

    2. @ La gaule 2ème classe :

      Ce qui est pour moi du brouillard , c’est votre texte .

      Signé : mon grand père maternel qui a ramené des Dardanelles suffisamment d’éclats d’obus pour l’occuper jusqu’à sa mort .

    3. Bonjour !

      Merci à vous !
      Je ne vous rejoins pas entièrement sur le fond… mais la forme me plaît, en ce sens , qu’elle , telle une femme, ayant retiré un certain nombre de ses vêtements….. pas seulement physique !!!!

      Bon Week End

    1. Dans mon cas, ce serait plutôt le « Chasseur Français ».

      @ Juan

      Corne de brume ! C’est vous ou votre grand père qui parlez ? Le brouillard en moins, c’est le final des « Croix de bois » votre histoire.

  40. Question de béotien du jour. Si quelqu’un veut se coller à la réponse, il sera très chaleureusement remercié:

    La Grèce peut-elle sortir de l’euro dès ce dimanche?

    Je vous le dis, c’est une question de béotien.
    Cependant voilà les éléments qui me disent que ce serait logique:
    -le plan d’aide européen n’est toujours pas finalisé.
    -même en l’étant, il est à peu près aussi sévère qu’un éventuel plan du FMI.
    -par contre le FMI, lui, prête à moins de 2% , pas à 6%
    -le FMI ne peut pas prêter la totalité dans le cadre de l’euro me semble-t-il?
    -la population est au top de son anti-euro mais aussi anti-UE (merci l’arrogance teutonne)
    -elle est acquise à l’idée d’une rigueur
    -chaque jour qui passe obère les marges de manœuvre des dirigeants Grecs pour allez vers la même inéluctable solution.
    -l’étonnante discrétion des partis socialistes européens en l’affaire.

    1. Si la réponse d’un autre béotien peut vous intéresser, il me semble que la question est celle du taux de conversion de la nouvelle monnaie, probablement très défavorable à la Grèce par rapport à l’euro, et par conséquent l’explosion de la charge de la dette qui elle reste en euro.

  41. Deux cercle vicieux s’attaquant à la Grèce.

    1- de Moi 9 avril 2010 à 18:09 :
    Fitch dégrade la Grèce parce que les taux montent et ils montent
    parce que sa note avait été dégradée. Au départ, elle avait d’ailleurs
    été dégradée parce que des spéculateurs pensaient qu’elle serait dégradée.
    Et effectivement, elle le fut, à cause du pari des spéculateurs.
    Et pour l’avenir, la dégradation de la note va provoquer un renchérissement
    des taux qui va provoquer une nouvelle dégradation de la note.

    2- de  » http://contreinfo.info/article.php3?id_article=3027 « :
    Michael Hudson explique que les dettes ne seront pas
    remboursées. Le remboursement est une impossibilité matérielle.
    Les exigences que le FMI présente aux pays faisant appel
    à son ‘aide’ aggravent mécaniquement une situation
    déja compromise.

    Avec Moi 9 avril 2010 à 18:09 , on concluera que
    les « marchés » ne peuvent pas être rassurés.
    Leurs exigences -chantage est plus juste- sont
    sans fins.
    Avec Michael Hudson, on apprend que le FMI
    sauve les banques prêteuses en transformant
    le pays « aidé » en désert économique et en
    désastre social.
    Les « conditionnalités » de la dette sont un euphémisme
    pour signifier:  » crève, mais auparavant rembourse ».

  42. Quatremer, sur son blog de libe, considère ce blog, et vos propos, M Jorion, comme relevant du café du commerce. Pitoyable.

    1. Il faudrait que Quatremer, avant d’insulter les autres, nous explique le sens du mot « lucidité ».

      En effet, dans son blog « les coulisses de Bruxelles » (les coulisses ne sont-elles pas ces lieux hantés par les lobbyistes?), Quatremer titre:

      le 29/3
      « Grèce: les marchés rassurés par le plan européen »
      avec une savante explication, pas du tout du café du commerce, sur la raison pour laquelle le lecteur doit être rassuré et par la rassénération des marchés et par le plan européen.

      et le 09/03
       » Grèce: le plan européen à fait « pschiiiit »
      où l’auteur explique savamment, pas du tout genre café du commerce, pourquoi les marchés se sont méfiés, pourquoi ils ont eu raison de se méfier et surtout pourquoi il était évident que ce plan ne tenait pas la route.

      Et ça, ça parle de café du commerce.
      Et ça, c’est prof à science po.

      Coluche nous manque.

    2. L’article de Quatremer est bien documenté.
      Les réactions sont souvent trop rapides, le ton y est souvent trop polémique sinon pire. Pas la peine de créer une nouvelle polémique sur ces bases

      Manifestement Qautremer n’a écouté que l’avis de vendredi qui peut sembler péremptoire et mal fondé si on ne lit pas les principaux articles du blog … mais il n’en a surement pas le temps … surtout en mode question-réponse.
      C’est dommage vu la popularité de ces blogs.

      Peut être faudrait il établir un index des articles les plus significatifs ? Cela éviterait probablement beaucoup de « jugements trop rapides » ?
      Mrs Jorion et Leclerc en auront ils le temps ?

    3. Je ne suis encore jamais entré dans un café du commerce qui tienne un tel niveau de discussions sur un panel de thèmes si large. Mr Quatremer serait bien inspiré de me communiquer ses adresses…

    4. @Francis Lambert

      C’est noble l’esprit casque bleu.
      Cependant, vous dites que l’article est bien documenté. Lequel?
      Celui du 29/3 où il dit tout?
      Ou celui du 9/4 où il dit à peu près le contraire?

      Très cordialement.

    5. C’est vrai qu’au café du commerce on y voit pas toujours des gens bien habillés, comme la plupart de nos élites pensantes à la tête de nos institutions, mais j’y croise quand même des gens plus abordables et moins hypocrites, encore faut-il ne pas avoir peur de s’en approcher, de les écouter, de les comprendre, de savoir apprendre parfois à se mettre à leur niveau. Ils nous disent parfois des choses tellement justes sur leur propre quotidien. Au café du commerce on y trouve encore un peu d’humanité, de vérité, de simplicité, de chaleur, là au moins chacun se sent l’égal de l’autre pas un plus haut que l’autre tous devant le même comptoir, hein Dédé toi qui est encore bien mis à l’écart de leur société qu’est-ce tu en penses toi de nos élites ? Ils se moquent pas mal de gens comme nous une fois au pouvoir tu ne crois pas ?

    6. Je viens de regarder et écouter l’intervention de Jouyet : vous avez raison, nous disons dans des termes légèrement différents, exactement la même chose.

    7. Au 4/5 ème de l’interview :
      « le plus grave est que les Grecs ne savent pas ce qu’ils vont faire de leur capitaux »

      Effectivement, je craindrais aussi.
      Pauvres capitaux.

    8. Donc , finalement , le café du commerce est à niveau de Monsieur Jouyet à défaut d’être à celui de Monsieur Quatremer .

      Je crois que s’agissant de l’Europe et d’économie , je préfère la scène Jouyet aux coulisses Quatremer .

      Rappel supplémentaire de cette forte pensée d’un authentique journaliste :

      « Il y autant de cons dans les bistrots qu’à la Sorbonne .

      Mais leur conversation est souvent plus divertissante.

      Et parfois plus instructive . »

      Mais Yvan Audouard avait de l’esprit .

  43. Je pense que la traversée du STYX pourrait illustrer le mauvais pétrin dans lequel se trouvent les grecs aujourd’hui.

    La gravure est de Gustave Doré (pour La divine Comédie de Dante).

  44. @ La Gaule, 2ème classe dit : 10 avril 2010 à 04:35

    Merci pour ce texte qui restitue bien le ressenti d’un nombre grandissant de lecteurs. Chacun se sent en devoir d’en dire chaque jour un peu plus sur ce qu’il voit poindre dans le brouillard. Agir par petites touches, faire se révéler aux autres, par des approches multiples, des éclairages divers, des allusions précautionneuses, le contour de ce qu’on souhaite ne pas voir arriver et qui pourtant se dessine.

    Par binôme souvent, nous faisons un bout de chemin sur une voie commune, puis le compagnon de route bifurque, le cheminement de concert s’interrompt, la pente devenant trop raide ou alors la descente trop vertigineuse. Chacun semble dire, passons à autre chose puisque nous pouvons encore emprunter la voie de la facilité, puisque le basculement est encore imperceptible, reprenons notre souffle en vue de ce qui nous attend.

    Ainsi, mes parcours s’inscrivent en traits interrompus que, personnellement, je m’efforce de ressouder sur chacun des bouts de chemins empruntés dans l’espoir d’une convergence généralisée et salvatrice pour tous. Pour moi, la progression est interrompue sur ces deux chemins :
    http://www.pauljorion.com/blog/?p=9401#comment-69873
    http://www.pauljorion.com/blog/?p=9401#comment-68939

  45. Dernières nouvelles: téléconférence demain dimanche à 14 heures de l’Eurogroup (ministres des finances) afin de résorber les dernières zones d’ombre.

    Il n’était pas possible d’attendre le week-end prochain à Madrid, il a fallu s’y résoudre. Ce qui ne signifie pas qu’un accord interviendra demain, car ce ne sont pas des « zones d’ombre » qui bloquent, mais le « nein » du gouvernement allemand.

    1. Il faut quand même avouer que les politiciens ne manquent pas d’humour ^^

      Résorber les dernières zones d’ombre, alors que ce plan est plus proche d’un brouillon.
      On verra si le plan apparaîtra dans toute sa lumière aux marchés lundi !
      Il est peu probable que le gouvernement allemand change d’avis alors qu’il est resté très intransigeant. L’Allemagne risque peut-être de s’en mordre les doigts si la situation se dégrade plus vite qu’elle ne le croit et que ses banques exposées à la dette grecque devront (à nouveau) être aidées.

    2. Bonsoir !

      Ne sachant ou faire apparaitre ce billet, je le pointe ici même …
      J’apprends que le président polonais est décédé , ce jour, accompagné de hautes personnalités…
      Parmi elles, il y a le gouverneur de la banque centrale polonaise, Mr Slamovir Skrzypek…..
      Outre que ce évènement soit un drame, je m’interroge sur les conséquences de ce drame.
      Quelle est la position de la Banque centrale Polonaise? Notamment vis à vis de ce que nous vivons …?
      Quelle est la position polonaise, vis à vis des problèmes rencontrés par les grecs???
      Quelle est la situation économique, budgétaire, financière et sociale en pologne ???

    3. tomate,

      Pour faire le lien avec une autre actualité, la mort de Malcom McLaren, et en espérant vous apporter un élément de réponse :

  46. A quoi pense chacun des chefs d’Etat européens ?

    Réponse : à éviter la faillite.

    La Banque des règlements internationaux vient juste de faire ses calculs.

    Dans les 10 ans qui viennent, quelle sera la dette publique par rapport au PIB ?

    – Au Japon, la dette publique sera de plus de 300 % du PIB.

    – Au Royaume-Uni, la dette publique sera de plus de 200 % du PIB.

    – En Belgique, en France, en Irlande, en Grèce, en Italie et aux Etats-Unis, la dette publique sera de plus de 150 % du PIB.

    – La charge de la dette coûtera plus de 10 % du budget de ces Etats.

    – La charge de la dette coûtera 27 % du budget de l’Etat au Royaume-Uni.

    C’est à la page 9 :

    bis.org

    Conclusion :

    les chefs d’Etat européens NE prêteront PAS des milliards d’euros à la Grèce car ils sont eux-mêmes dans une situation désespérée.

    Tout ce qu’ils peuvent faire, c’est des discours.

    Tout ce qu’ils peuvent faire, c’est des déclarations.

    Tout ce qu’ils peuvent faire, c’est des paroles.

  47. voici un lien « citoyen » :

    « Merci de nous avoir rejoint. La campagne de mobilisation citoyenne contre les
    paradis fiscaux est en marche. Nous vous donnons rendez-vous sur le site pour
    • Vous tenir informé de l’actualité de la campagne :
    http://www.stopparadisfiscaux.fr/jeminforme »

    c’est toujours mieux que des déclarations sans suite (le G20 ou 8 …), salut !

  48. Plus j’en gagne en politique et moins j’en redonne aux autres, plus j’en gagne aussi en informatique et moins j’en redonne aux autres, plus j’en gagne aussi en tapant dans un ballon et moins j’en redonne aux autres, plus j’en gagner aussi à présenter le journal du soir, celui de la faim du monde et moins j’en redonne aux autres, en réalité plus vous en verrez davantage faire de l’argent et moins ils en finissent par trouver le temps de s’arrêter et de mieux voir l’autre.

    Je me demande d’ailleurs pourquoi le  » CIEL  » leur reverse autant de choses à la fois et au quotidien vu que derrière ils en redonnent bien peu aux autres, à moins que le Ciel nous réserve encore bien des surprises à leur égard, quand bien même ils en verraient davantage dans la peine et la misère devant eux.

    Mais qu’as tu donc fait principalement de ta vie, de ton savoir, de tes richesses toi qui aura préféré plutôt te conduire comme tant d’autres en bourse ou en politique. Mais peut-être que vous en avez souvent rencontré des gens comme ça dans la société, des employeurs par exemple qui vous font croire qu’ils sont diférents des autres comme de nos élites mais qui en réalité dans les faits et dans une conduité se montrent guère plus différents et cela d’ailleurs à n’importe quel niveau.

    Vous savez quoi ? Nous savons bien tous à l’avance ce qui nous attend demain dans cette société !

    1. Merci octobre au moins on se comprend tous les deux,

      A vrai dire c’est surtout bonjour tristesse de nos élites qui me rend le moins joyeux en ce moment et pas du tout mon ex mais bon ça passera, la crise c’est rien du tout, c’est surtout ce qu’on préfère dire aux gens de nos jours lorsque cela fait de plus en plus mal à chacun son rire.

      Heureusement qui font bien leur travail quand même nos journalistes et nos politiques sinon qu’est-ce que ce serait plus triste sans eux ? C’est important de pouvoir divertir les gens jusqu’au bout.

      Un politicien arrive aux urgences après avoir vu un autre drame de plus à la télévision. Quand le citoyen se réveille enfin, le politicien est déjà au chevet d’un autre et lui dit :
      – J’ai deux nouvelles à vous annoncer. Je commence par la mauvaise : C’est La crise, j’ai du prendre alors certaines mesures pour faire le bien de mes ami(e)s avant tout.
      – Et la bonne ?
      – La crise est finie, mais voilà vous en avez encore pour pas mal d’années à remonter la pente dans la douleur, mais rassurez-vous avec nos valeurs, on dort toujours beaucoup mieux que d’autres dans les hôtels de luxe 5 étoiles.

  49. Bonjour M. Jorion,
    Et bonjour à tous ses commentateurs !

    Merci M. Jorion pour cette tribune hebdomadaire qui, avec vos quelques passages médiatiques, sont autant de fenêtres ouverte pour respirer un peu dans cette ambiance étouffante de chute d’empire.

    Je me permets de vous interpeller pour vous soumettre le discours prononcé par Nicolas Dupont-Aignan hier à l’Assemblée Nationale dans le cadre de la Convention Nationale pour le plein-emploi de Debout La République, le parti dont il est le fondateur et président et dont je suis militant.

    Une question simple: qu’en pensez-vous ?

    http://www.debout-la-republique.fr/Economie-la-France-doit-sortir-de.html

  50. Question à Paul Jorion et à Fançois Leclerc:
    Etant donné que la spéculation ne semble pas être sérieusement remise en question par les décideurs, la nouvelle crise systémique, frappant désormais par effet domino les pays, semble inéluctable?
    Et puisqu’il n’est pas question davantae (peut-être encore moins sans doute) d’une nouvelle émission de SMT et pisque la mécanique des intérêts et des intérêts des intérêts n’est même pas thématisée par les économistes, pensez-vous, comme moi, que nous allons au-devant d’une crise sociale majeure ?

    1. Nous allons, selon moi, vers une crise sociale larvée, plus ou moins forte suivant les décisions qui seront prise en matière de restrictions budgétaires et de fiscalité. Les marges de manoeuvre vont être réduites, si l’on reste inscrit dans la logique engagée.

      Nous sommes entrés dans une nouvelle période, marquée par un affaiblissement durable et prononcé de la croissance économique des pays occidentaux.

      Celle-ci va être marquée par un approfondissement des inégalités sociales, dont les classes moyennes vont faire les frais en se diversifiant. Les phénomènes de précarisation déjà existants vont se développer et s’installer comme irréversibles. Les ségrégations de tous ordres vont s’accroître, notamment géographiques.

      La production des biens et des services va s’y adapter en se différenciant. Les filières d’enseignement vont suivre la même logique. Le chômage va rester structurellement à un haut niveau. L’accès au travail sera plus difficile, la sortie du marché du travail plus précoce. La protection sociale va être amoindrie, ainsi que le montant des retraites. Des systèmes privés vont se développer pour financer santé, retraite, etc…

      Cette évolution est déjà en cours, elle va simplement s’accélérer.

      A moins que…

    2. Merci beaucoup pour ces perspectives ainsi tracées. Il me semble, cependant, que le défaut de paiement est théoriquement possible, mais, selon le constat que les créanciers ne peuvent prendre davantage parce que la croissance fait défaut, des évolutions très déflationnistes sont possibles. Dans ce cas, les banques centrales vont sans aucun doute imprimer autant de monnaie (billets) que nécessaire, omme aux USA et au Japon.
      Au fond, les sommes thésaurisées ne rapportent pas d’intérêts…
      Et la spéculation deviendra assez aléatoire dans ce contexte baissier général qui risque de s’installer.

    3. la spéculation peut tout aussi bien jouer la baisse que la hausse, même dans un contexe baissier elle conserve sa puissance.
      la bonne nouvelle, c’est la « sortie précoce du marché du travail » ; évidemment il ne faudra pas compter avoir des enfants après 50 ans…

  51. Quand je vois l’expression de M. Quatremer, je pense à Beaumarchais. De la culture, de l’esprit, de l’entregent, une petite influence mais un aveuglement total sur l’effondrement imminent. Le reverrons nous dans quelques années gagner sa vie dans quelque feuille de chou prolétarienne ?

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