Le temps qu’il fait, le 17 septembre 2010


Paul Jorion Le temps qu'il fait, le 17 septembre 2010
envoyé par PaulJorion. – L'actualité du moment en vidéo.

La santé
La parution de « Le prix »
Ma discussion avec Alain Madelin à « Ce soir (ou jamais !) »
Marcinelle 1956
L’interdiction des paris sur les fluctuations de prix : débarrasser la finance de ses activités parasitaires

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196 réflexions sur « Le temps qu’il fait, le 17 septembre 2010 »

  1. @Paul,

    Vous dites qu’avec 36% des voies un parti n’est pas en mesure d’imposer l’interdiction de spéculer sur les fluctuations de prix.
    36% c’est le score moyen du PS, ce n’est pas TOUTE la gauche. Les majorités (présidentielles) se font à quelques points mais, globalement, la gauche est majoritaire en France.
    Ce qui peut freiner l’adoption d’une mesure aussi radicale se tient davantage dans le manque de courage politique (le PS veut tellement montrer qu’il est aussi fin gestionnaire, voire meilleur, que la droite) que dans le rapport du poids électoral.
    A la différence des « 35 heures » dont la droite use et abuse pour justifier son impéritie et son incompètence flagrante, la mesure que vous proposez n’implique pas à première lecture une mise en cause fondamentale de l’organisation sociètale et « pourrait » être partagée par ceux qui ne votent pas à gauche dès lors qu’ils commenceront à être atteint directement au portefeuille, c’est à dire très rapidement, à mesure que les « politiques de rigueur » et autres plans de « stabilité » vont être imposés…
    Il ne faut donc pas perdre courage et attendre une improbable majorité de 80%, dont je partage votre avis qu’elle est purement utopique, pour sans cesse, à tous moments, dans toute les circonstances, de manière « virale », ramener le sujet sur la table…

    1. en 2007 au deuxième tour, elle fut significativement minoritaire. et compter sur la disette pour légitimer une hypothétique ferveur ‘régulatrice’, tout un style.

  2. Votre communication de ce jour ouvre un champ d’actions à structurer de façon innovante grace aux outils aujourd’hui disponibles, mais dont l’usage est encore incertain.
    Merci pour ce début de réponse à ma question du 16 courant (11 h 07)

  3. Pour rallier suffisamment de monde à votre cause il serait judicieux de proposer un futur possible et viable.

    Les activités parasitaires de la finance sont vitales à la société de consommation : le manque et l’envie qu’elles créent chez l’individu lui font accepter de consacrer sa vie à la consommation (et donc au salariat). Ces activités parasitaires sont une suite logique dans la mécanique colonisatrice du capitalisme : elles remplacent l’esclavage ou autre servage qu’autorisaient les sociétés non-démocratiques du passé. Orwell, dans « 1984 », a évoqué ce mécanisme de ponction : c’est le Ministère de la paix (guerre) – le Minipax – qui ponctionne au peuple « suffisamment » sans lui apporter quoi que ce soit en retour.

    Souvenez-vous : je parlais il y a presque deux ans sur ce blog d’occupation. J’y reviens : quelle occupation collective (indispensable tant qu’une prise de conscience généralisée ne se fera pas, tant que le Surhomme n’émergera pas) permettant de garantir une paix sociale envisagez-vous pour remplacer la consommation, le salariat, … ?

    1. C’est quoi le Surhomme pour toi ?

      – Le surhomme de Nietzsche ?
      – Le surhomme nazi ?
      – Le surhomme scientiste ?
      – Le surhomme New Age ?

      Dans les quatre cas, aucun n’existe et n’existera…

    2. Aucune chance d’émergence de l’amatorat, pour vous ?
      (à la B Stiegler)

      Evidemment ce qui aura émergé dans 40 ans est invisible aujourd’hui (comme le PC & internet vu depuis 1970)
      Pour vous, nous serions condamnés à être des
      « homo consommatus » aliéné à des productions désublimantes par des industries culturelles prégnantes ?
      On n’en saturera pas ?
      Le système capitaliste saura trouver des contenus cognitifs juste assez à la marge de notre ennui et de notre individualisme pour faire fonctionner notre consentement ?

      Je prescris une injection d’utopie…

    3. On élude sur ce blog l’un des problèmes fondamentaux de notre époque, à savoir que nous atteignons les limites de l’exploitation de notre planète, pétrole, matières 1ères, poisson, terres cultivables…

      En d’autres termes votre réflexion sur le travail, sur les loisirs me semblent à des années lumières de ce qui risque de se passer dans les années qui viennent.

      Lorsque je vois certains parler de Marx, on revient inlassablement à la valeur travail, hors ce me semble nous sommes dans la société du pétrole qui est d’une certaine manière un dopant du travail, le cheval vapeur qui nous permet de vivre richement aujourd’hui n’a pour essence que le pétrole et un peu la créativité humaine ou le travail de l’homme.

      Bien évidemment on me répondra qu’il y a encore du pétrole à découvrir, des inventions toutes prêtes dans le carton, que la créativité humaine est si extraordinaire que la science va suppléer aux manques de ressources de notre planète.

      Sauf que les pays émergents ne se contentent pas d’émerger, ils galopent, ils explosent, ils mettent à mal toutes ces croyances citées précédemment, bref tout va désormais trop vite et le gros soucis je pense est l’arrêt brutal de notre économie à venir, car l’avènement des pays du BRIIC, c’est la multiplication par 3 de la demande des participants au gâteau de la terre que les occidentaux jusqu’à présent consommaient seuls !

      Maintenant ai-je raison ou tord de poser le problème différemment de M. Jorion, c’est un blog économique ici, mais dès le moment où M. Jorion s’immisce en politique, alors il doit aussi aborder les autres problèmes de la crise, une partie est économique et liée aux banques, soit, mais la crise a deux autres facettes tout aussi importantes, la raréfaction imminente des matières 1ères, pétrole entre particulier, mais aussi je dirai un plateau dans le développement de l’humain occidental, nous avons tout que pouvons nous encore désirer, c’est la question que vous posez in fine, mais cela est bien loin des activités parasitaires de la finance…

    4. On veut transcender qui nous sommes, mais nous ne sommes que des Hommes, il ne fallait pas nous en demander trop davantage. Je ne renie pas les avancées, qui selon moi ne font que suivre un fil conducteur dans nombreux domaines, je parle des avancées médiatiques :

      – l’évolution de la linguistique ;
      – l’évolution du artistique ;
      – l’évolution du scientifique ;

      Qui ne sont que des apparats des avancées philosophiques, de la communication à la communion, tous tributaire de l’évolution de la casuistique — « Dieu qui se promène avec discrétion » pour paraphraser Albert Einstein. Ça n’empêche qu’on aura beau étaler de la culture partout et pour tout, l’Homme n’en reste pas moins assujetti à sa Nature humaine : cupide, égoïste (lire le gène de l’égoïsme, Richard Dawkins), etc.

      Du fait que l’Homme raisonne/résonne, que l’Homme réfléchit, tel un miroir, son univers propre, nous avons le malheur — le bonheur pour d’autres — d’exacerber notre égoïsme en l’individu. Toute espèce est égoïste, seulement elle l’est en grande partie pour le Groupe. Contrairement à l’Homme qui est égoïste pour lui-même ; si je critique l’idéalisme, je peux critiquer aussi le matérialisme paroxysmique.

      Goûtons à l’Utopie ? Au tant se laisser emporter par le vent et ne pas y aller par quatre chemins :

      S’il devait y avoir un but à « tout ça », et je parle personnellement avec mon âme qui n’est pas la tienne ni la vôtre donc à chacun de se faire l’Opinion de son opinion, cela serait la contemplation, au fond l’Homme par sa cognition ne devait être que le spectateur attentif, consciencieux, de l’Œuvre du Chef. Petit deux, la mission de l’Homme n’aurait dû être — peut être — qu’un protectorat, par une autre morale que celle de la religion apostolique et romaine, gardiens de la quiétude sur Terre, conservateur du Musée de Dieu.

      Je suis pas déiste, OK, mais à défaut d’image j’y mets ce mot. Si l’Univers n’aurait été qu’une peinture, réclamant par état de faîte un public, avec la conscience et l’éthique d’une jouissance vitale.

      Nonobstant l’être humain a préféré ne pas tenir compte de « tout ça », nous aurions eu beaucoup à apprendre des amérindiens, toujours est-il que nous en avons décidé autrement. Je peux d’ors et déjà me dire, vous faire « confiance » pour l’écrire, que dans des siècles, dans des millénaires, plus encore, l’Homme sera et vivra, cependant de la même façon qu’aujourd’hui : Si la terre meure, nous arrivons bien à terraformer Mars, si le Soleil se meurt nous arriverons bien à rejoindre un système solaire différent, colons sur colons, dés_astre sur dés_astre. Un abrutis à dit que si nous en sommes là aujourd’hui, on doit remercier les virus… Devons-nous remercier l’Homme au jour d’aujourd’hui ?

      Un proverbe latin dit « que la vérité advienne […] et que le monde meure ». Ce n’est pas du pessimisme, c’est à tout le moins du défaitisme, ça ose se nommer lucidité !

    5. Cher Bourdon,

      Les limites à la croissance sont systématiquement niées !

      Dans tous les débats qui traversent la société il y a une opposition systématique entre une gauche et une droite comme si il n’y avait que deux visions du monde, celle du bien (sous-entendu la mienne) et celle du mal (sous-entendu celle de l’autre). Le centre s’apparente plus à une rencontre temporaire de ces deux forces qu’à une force en soi, il n’est pris au sérieux que s’il ne remet pas en cause l’axe défini par les deux forces principales. L’écologie elle aussi a du se positionner sur ce fameux axe bien que ce qui l’animait à l’origine ne s’exprimait pas en terme de gauche ou de droite.

      Bien qu’il soit impossible de mettre deux personnes d’accord sur tout (chaque être humain a une vision qui lui est propre), la logique particratique nous a menés à l’instauration d’un axe stérile de pensée sur lequel il faut se positionner pour que l’on daigne vous écouter. En ce sens je considère la particratie comme un avatar de la démocratie qui mène à la régression de l’intelligence individuelle (flexible) au profit de l’idéologie partisane (rigide). Comment fait le citoyen électeur qui trouve qu’il y a autant d’idées intéressantes à gauche qu’à droite bien qu’il aimerait que l’on se concentre sur des thèmes qui ne sont pas abordés par ces deux forces en opposition ? Et bien il se tait !

      Du coup, moi ce qui m’intéresse ce sont les valeurs communes et les illusions communes de tous ces partis alignés bien sagement sur cet axe stérile. Le productivisme (ou le dogme de la croissance qui en découle) est selon moi le concept qui les réunit tous, là-dessus il semble y avoir unanimité. Il s’agit pour moi d’une illusion car ce concept crée les conditions de sa propre finitude en tentant de courir après une croissance perpétuelle. Le productivisme est donc devenu un acquis inaliénable et cela nous mène à la situation absurde de voir des écolos parler de croissance verte alors que l’origine de l’écologie moderne prend ses sources précisément dans le concept de Limites à la Croissance.

      Pour exister il faut donc souscrire à l’école productiviste (libérale ou marxiste), voilà pourquoi personne n’aborde ce que nous pointons du doigt. Les limites à la croissance sont de fait devenues le grand tabou de la démocratie moderne tout comme la mort est le tabou des individus dans la société occidentale.

      Bien que je sois contre le débat gauche-droite que je trouve rétrograde, je me bats pour que ce débat puisse continuer. En fait je me bats pour que les conditions de la démocratie puissent continuer à exister bien que les acteurs du débat ont complètement perdu de vue ce qui fait que ce débat puisse avoir lieu. Les acteurs du débat démocratique continuent de se chamailler sans voir qu’ils enterrent l’avenir de leurs chamailleries et bien d’autres choses avec.

    6. timiota,

      Toutes les idées sont à creuser (si vous avez des précisions sur l’amatorat…), c’est primordial : la société ne pourra s’orienter vers un changement incertain, inconnu. C’est la société elle-même qui s’autorise des parasites parce qu’ils lui apportent le confort et la tranquillité : ils légitiment aux yeux de l’homme sa propre servitude, ils lui permettent de se réfugier dans cette facilité.

      Et l’affaire est d’importance : il s’agit de ne pas rater une nouvelle fois la sortie de crise de civilisation ! D’accord avec l’injonction d’utopie : la vision d’un autre possible doit agir comme un électrochoc afin que nous construisions – éveillés et ensemble – notre futur.

      PS : bonne fête Renaud : http://www.youtube.com/watch?v=VSpw0C8xaCg&feature=related
      http://www.youtube.com/watch?v=XlheRLfjc4Y&feature=related
      http://www.youtube.com/watch?v=Vh8wkZK5M5g

    7. @Bourdon
      entierement d’accord, aussi difficile a accepter psychologiquement, qu’imminente, la chute de la societe industrielle basee sur le pillage des ressources et sa dependance totale aux energies fossiles risque fort de renvoyer aux calendes grecques les genereuses et utiles idees et concepts largement relayes par ce blog.
      Le retour probable au moyen ae qui nous attend necessite de reflechir a des solutions plus locales et communautaires basees sur une vie en petits groupes capables de vivre en harmonie avec leur environnement
      Ni la revolution francaise ni le marxisme ne peuvent constituer une base adaptee aux problemes de survie que se posent qujourd’hui malgre tout leur interet historique et intellectuel
      L’indipensable decomplexification de nos societes et le necesssaire retour a une vie pus simple et plus locale est un defi gigantesque qui ne pourra etre releve que par l’qcceptation psychologique de son inevitabilite
      Nous sommes en plein dans la negation et sur la voie de l’ecroulement comme cela a ete si bien decrit par J. Diamond et les autres auteurs qui se sont interesses au mecanisme de la chute des civilisations

    8. @Bourdon
      Vous avez parfairtement raison.
      L’argent est le nerf de la guerre mais bien plus encore les ressources en énergie (les autres aussi).
      Un documentaire qui en disait très, très long sur le sujet :
      http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/Dossier—La-face-cachee-du-petrole/3392878.html

      L’OPEP fut et est encore un chef d’orchestre dans ce domaine, mais :
      http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/09/15/a-50-ans-l-opep-affiche-puissance-et-incertitudes_1411464_3232.html
      Quintet, cartel, Arabie Saoudite, CO2, nations émergentes, guerre du Kippour, juste prix
      Extrait : « L’avenir semble à la fois assuré et incertain. Si l’on s’en tient à ses estimations – invérifiables et sujettes à caution -, l’OPEP détient 70 % des réserves mondiales. Les sables bitumineux canadiens, les richesses de l’offshore brésilien et les réserves de l’Arctique (si elles sont un jour exploitées) n’hypothéqueront pas cette suprématie dans la décennie à venir. De 40 % aujourd’hui, sa part de la production s’accroîtra à mesure que celles des pays non OPEP (Russie, Mexique, Norvège…) s’épuiseront. Le développement de la demande des nations émergentes (Chine, Inde…) joue aussi en sa faveur. Son pouvoir de marché ne disparaîtra pas de sitôt ».

    9. Bourdon and co,

      Oui, la question des ressources est d’importance. Pourquoi ? Vous le dites fort bien : la consommation. Et pourquoi ? Demandez à un boulimique ou à quiconque se bâfre des tablettes de chocolat ! Y’a quelque chose qui tourne pas rond…

      Oui, nous avons pillé-pollué et pillons-polluons encore la planète. Faute de mieux, et c’est là je pense tout l’enjeu. Il s’agit d’une crise de civilisation, alors rappelons-nous par exemple que l’esclavage a existé sous bien des formes avant l’avènement de l’ère des énergies fossiles.

    10. Fab , quand je parle de la sté du pétrole, c’est que mon intime conviction est que la crise qui nous attend est bien plus grave que nous ne pouvons le penser.

      Sur quoi je fonde mon idée puisqu’il faut bien l’avouer, il n’est de secret aussi bien gardé que celui du pétrole.

      Sur quel fondement je fonde mon raisonnement :

      Par exemple, lorsque la Russie a abandonné Cuba, dans l’année qui a suivi la production agricole fut divisée par deux, ne nous y trompons pas, la croissance des rendements agricoles provient qu’on met du pétrole dans le sol, carburant des engins agricoles, pesticides, engrais, et je ne parle pas des raisins qui viennent d’Afrique du sud par avion en Hiver…

      J’ai pu concevoir à travers mes lectures qu’on se méprenait sur les réserves de pétrole, on dit toujours des réserves seront exploitées lorsque le prix augmentera, erreur funeste, le coût de cette exploitation se chiffre en pétrole nécessaire pour l’extraction et ensuite seulement on converti en dollars, résultat les fameux schistes bitumineux de canada demande plus d’un litre de pétrole par litre produit pour convertir ces terres gorgées de pétrole en pétrole..

      Autre élément, le pétrole de plus en plus lourd demande un cracking en raffinerie plus important et donc un côut supplémentaire, le fameux carburant vert, l’Allemagne fait marche arrière, raison réelle, ce carburant contient trop d’eau et les moteurs n’aiment pas l’eau…

      Au sujet du photovoltaique et l’éolien, il faut mettre une centrale thermique derrière cette fabrication verte, nous consommateurs voulons de l’électricité en permanence, hors le vent et le soleil ne sont pas permanent, et pour l’instant le stockage de l’électricité n’est pas valable.

      Il y bien des solutions, l’éolienne de mer qui permet une production quasi permanente en décalant les éoliennes pour linéariser les marées…, je n’ai pas bcp d’échos sur ce sujet…

      Ensuite l’explosion de la consommation des pays du BRIIC et pas seulement, suis tjs surpris de voir dans tous les reportages sur notre planète et même sur les endroits les plus reculés de l’utilisation des portables et des voitures, bref si nous consommons moins, les autres compensent au delà de notre réduction.

      enfin pour finir, ne trouvez vous pas supprenant cette envie des européens et des USA pour la voiture électrique, pourquoi au moment de la crise financière de 2008 et 2009 nous dit on que c’est l’avenir, ensuite ces Allemands qui sont sans doute les plus pragmatiques de notre europe, ils voulaient stopper le nucléaire, surprise, tout comme les français ils viennent de prolonger la durée de vie de toutes leurs centrales de 15 années…

      J’oubliais, nous savions que les chinois refaisait le métro de New York, que la Californie demande à la Chine de l’aider à l’équiper de trains à grande vitesse, nous savons que tous nos portables et téléviseurs sont fabriqués quasi en Chine, nous savons qu’Airbus y a une usine et que les chinois prévoit le lancement d’un avion type A320 pour dans 4 ou 5 ans…

      Les chinois ont racheté Rover et Volvo, les allemands ont stoppé leur production de cellule photovoltaïque, et bien EDF compte proposé à l’Afrique du Sud une centrale atomique chinoise…

      Juste à travers ces mots vous dire que le Pétrole nous n’imaginons pas comment on pourrait faire sans, mais on n’imagine pas la vitesse de la machine chinoise et l’explosion de leur consommation de pétrole ou énergie fossile, quoiqu’on en pense, notre planète ne peut supporter la montée en puissance de la Chine tout simplement et à y regarder de très très près, la crise actuelle est très certainement un effet indirect de cette montée en puissance…

      Nous entrons dans le siècle de la Chine et leur puissance sera bien plus grande que celle des USA …

    11. Le Moyen-Orient prépare sa reconversion.
      Un article du Monde 17/9 nous éclaire sur la stratégie des pays du Golfe face à la croissance chinoise : investir dans les plastiques et autres dérivés du pétrole.
      « Le Moyen-Orient, nouveau pôle chimique mondial ».
      http://lemonde.fr/economie/article/2010/09/16/le-moyen-orient-nouveau-pole-chimique-mondial_1411964_3234.html
      Air Liquide signe un contrat de 300 Mo d’euros pour construire 2 unités de production d’hydrogène en Arabie Saoudite, le Qatar inaugure un complexe chimique de 5 Ma de $
       » « Dans un avenir proche, le Moyen-Orient sera l’un des principaux centres mondiaux de la chimie et de la pétrochimie », déclarait Margaret R. Walker, vice-présidente de Dow Chemical, n° 2 mondial de la chimie, en juin au colloque Petrotech de Bahreïn ».
      Les grands chimistes occidentaux sont contraints de s’associer aux pays producteurs de pétrole.

       » Deux raisons expliquent ces évolutions. Les pays producteurs de pétrole ne se contentent plus d’être de simples fournisseurs de matière première. En fournissant le pétrole à la fois comme matière première et comme source d’énergie à un prix proche de celui de l’extraction, les compagnies saoudiennes ou koweïtiennes veulent capter les investissements, les transferts de technologie et les revenus que génère la production d’essence et de plastiques pour l’automobile ou le bâtiment et les travaux publics (BTP) ».

      Je lisais récemment qu’à ce jour seul 1/4 de la conso de pétrole est encore découverte.
      De toute manière le niveau des disponibilités en pétrole de l’Arabie Saoudite c’est secret d’Etat.

    12. Que la Chine devienne pour l’instant l’usine du monde est un fait indéniable.
      Ce que veut dire Fab c’est que le civilisation industrielle a vécu et que par conséquent la chine n’est pas en position pour décider elle seule vers quelle civilisation nous diriger.
      Ils nous ont d’ailleurs dit « changer et on vous suivra », et je me demande, d’un certain point de vue si cette situation de suprématie Chinoise n’est pas salutaire pour nous et pour le changement qu’il faudra initier.
      Pour autant que nous comprenions et dominions cette peur injustifiée de la pénurie qui est l’essence même du capitalisme.

  4. Les 80% devraient être facilement atteints par la « force des choses »..
    Par contre, que cela se fasse dans le calme et la réflexion, un doute m’habite.

    1. interdire les activités parasitaires de la finance, c’est simple, très clair, …
      ce pourquoi, 80 % d’adhérents je ne vois aucun problème, …
      par contre la où il pourrait y avoir problème, c’est lorsque l’on n’y comprends à peu près rien, et que l’on essaye d’en réfléchir de qu’est-ce que cela implique, ???
      (il me semblerait déjà par ex:
      que les fonds de pension, d’assurances privées, .. ces fonds constitués d’un aggrégat de petites économies de gens « simples » …. jouent parfois eux aussi très fort des paris sur la fluctuation des prix, …. ne serait-ce que pour combler le manque à gagner inhérente à la profitation d’une épargne gérée par capitalisation …..

    1. c’était le bon temps, on avait l’impression d’être des initiés, on assistait à un cours magistral en avance sur l’Histoire. Paul avait plus de disponibilité pour nous répondre ou parfois même nous « houspiller ». Le blog était lent, il y avait parfois des pannes, mais le monde changeait, une nouvelle ère semblait inévitable.
      nostalgie…

    2. Karluss…
      C’est vrai, et en même temps, il n’y avait pas autant de commentaires et nous nous connaissions mieux…
      Preuve aussi quelque part que nous n’avons pas tout le temps raconté des bétises et que avons aussi apporté à d’autres. Donc, bilan positif.
      La nostalgie a ses limites, aussi.

      Quoique.. coté bétise, quand je me suis fait passer pour une femme, ça n’a pas trop fonctionné 🙂

    3. et nous avions encore toute la poésie de clown blanc avec le chou fleur et l’ananas, ses panoramiques du versant sud , versant nord

  5. YACHT SUPPLEMENTAIRE !

    Quelle belle trouvaille linguistique, ici susurrée juste assez faible pour qu’on entende « heure supplémentaire ».

    Continuons en pervertissant quelques slogans :
    « travailler plus pour qu’ils yachtent plus »

     » ton yacht supplémentaire c’est ma sécu déficitaire »

    etc. je fais confiance à tous pour aller en miner de belles…

    1. Heu ….

      – Toi, tu as ton paradis fiscal
      A moi, il me reste que dalle

      -A not’ sous-vers-rien
      Tes courtisans partout t’accompagnent
      Et nous nous retrouvons en pagne

      – Les sinistres ont mis la main dans le pot de confiture
      A-t-on jamais vu pareille forfaiture ?
      Le Pays est en pleine déconfiture

      Bon d’accord, trés mauvais !

    2. Quitte à me répéter :
      « travaillez plus pour augmenter nos dividendes » et aussi « pour que vous soyez épuisés plus tôt et donc garantir une meilleure rentablité de votre personne.

  6. Je ne vois pas comment une large majorité pourrait être convaincue de la nécessité de l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix, alors que, après avoir suivi ce blog pendant plusieurs années, cette notion m’apparaît toujours vide de sens.

    Pour toutes réponses aux questions légitimes, nous avons vu:

    * « Lisez mes livres » – Ma réponse: Non merci.

    * … de spéculation PURE. Ma réponse: Je ne savais pas qu’il existait une spéculation impure.

    A la fin d’une vie avec peu d’argent, j’ai reçu un petit héritage. J’ai préféré placer 100.000 euros en bourse plutôt que de louer un studio à un plus pauvre que moi. Après une phase (coûteuse) d’apprentissage, j’ai choisi d’acheter et de vendre une action purement spéculative: AXA. Je me fixe un plus haut envisageable et un plus bas imaginable. Entre ces deux bornes, je divise mon « capital » 🙂 en paquets d’autant plus importants et éloignés (ondes d’Elliot) qu’il sont plus bas. En cas de remontée du cours, je revend avec d’autant moins de bénéfice que le nombre de paquets investis est important.

    Bien sûr, il existe des méthodes autrement plus « purement spéculatives » et autrement plus rentables. Mais de quoi parle-t-on ? Au moins, avec Lordon, qui parle de « fermer la bourse » tout le monde comprend-t-il de quoi on parle. Je vous l’ai déjà dit, quand on informe les gens que le prix du tabac va augmenter et qu’ils font des réserves, … ils *spéculent* sur une variation de prix. La formule n’a aucun sens. Quand un céréalier diffère sa livraison de grain parce qu’il peut compter sur une augmentation des cours, … il *spécule* sur une variation de prix. Etc…

    La spéculation (en tant que nuisance) est un effet qui n’a pas d’autre cause que la non limitation de l’excès de richesse et cibler l’effet sans en comprendre la cause n’a aucune chance d’emporter l’adhésion. Encore moins de traiter les problèmes.

    Puissiez-vous rêver de la deuxième mort du daim, Paul.

    1. Depuis le temps que vous suivez le blog betov :
      – soit vous faites semblant dd ne pas comprendre ;
      – soit vous êtes de mauvaise foi 😉

      Entre Charybde et Scylla ?

    2. Ben c’est du joli Betov ! Et AXA, Bébéar’s toy, en plus ! Vous êtes au courant pour la branche britannique, AXA Sun Life, de notre de notre débonnaire colosse de l’assurance et de la gestion d’actifs (No 1 européen en 2009, 90 Mrds de CA et 4 Mrds d’euros de bénef en 2009) ? En tout cas pour se liens bien troubles avec sa filiale sur la bien mal nommée Ile de l’Homme ?

      AXA Isle of Man Limited was originally created as a subsidiary of AXA Sun Life in the United Kingdom, but since the Isle of Man is not a part of the United Kingdom it is regulated only by the laws of the Isle of Man which boasts as being a tax haven rival to the Cayman Islands.

      Unlike the United Kingdom, the Isle of Man does not require the same access to liquidity of funds in case the company runs into problems. AXA Isle of Man Limited advertises itself as a repository for citizens of the United Kingdom and the Channel Islands who seek to shelter their assets from high taxation.

      While the company trades upon the AXA logo and name and group advertising which promotes the total wealth of the group, the assets of the Isle of Man company are limited to those of the Isle of Man company itself, and this poses some risk since the island has its own police and governmental regulatory agencies. Relationship with the United Kingdom is primarily restricted to foreign affairs.

      Avec AXA, « Réinventons notre métier »… 🙂

      http://www.worldlingo.com/ma/enwiki/en/AXA/1

    3. Le réponse de Betov met en évidence la limite du travail de conviction que mène ici Paul et que beaucoup approuvent. La limite ce n’est pas la compréhension du réel financier mais bien les valeurs que l’on a en soi, valeurs le plus souvent nées dans la prime enfance, émergées du vécu familial et social dans lequel on a grandi. Paul espère même en Madelin, essayant d’imaginer des valeurs de solidarité, même pour ce politique qui a eu un parcours très très à droite. Pourquoi pas?

      Mais Betov nous montre que nos espoirs, à nous les solidaires, se heurtent non pas à l’ignorance mais à la malignité et à l’intérêt à court terme. Betov a surement compris que les gains au jeu de la Bourse ne sont que les pertes d’autres joueurs en Bourse et, pis, la captation de la plus-value de la richesse produite par les travailleurs. Mais cela ne l’empêche de détourner (une fois de plus), le sens du mot spéculation parce qu’accepter cette vérité le rendrait vaguement coupable. C’est un spéculateur ayant quand même une conscience mais qui la fait taire à coup de sophismes. Betov n’est pas un Beta mais son intérêt est de spéculer sur le cours d’AXA, alors il fait taire sa conscience. Son sens de la solidarité n’est pas assez fort pour vaincre son égoïsme foncier (Je ne parle pas ici de caractères innés, mais bien de caractères acquis. Je crois d’ailleurs me souvenir que Betov n’a pas eu une vie facile, ce qui a certainement confirmé sa conviction que dans la vie on s’en tirait en bouffant les autres plutôt que de se laisser bouffer).

      Pour ce qui est des pourcentages de gens que nous pouvons convaincre du bien fondé de la jouer solidaire plutôt que perso, je me souviens d’une enquête sociologique sur les Belges dont il sortait 4 groupes:
      – les vrais solidaires ayant renoncé à des idéaux trop élevés (appelés renaissants, je crois) pas très nombreux mais bien dans leur peau;
      – les jungles (comme Betov) surs d’eux-même et adoptant le rôle du prédateur dans le jeu de la vie; pas très nombreux non plus;
      – les peureux, largués par une vie moderne qu’ils ne comprennent plus et se réfugiant parfois à l’extrême-droite plus par peur que par méchanceté; assez nombreux;
      – les tranquilles, qui veulent juste mener leur vie paisiblement, avec leur famille et leurs amis, sans que le monde ne vienne les troubler trop; nombreux aussi.
      Finalement, ce sont ces deux derniers groupes qui doivent être la cible (difficile à atteindre) de ceux qui espèrent un monde solidaire, plutôt que se colleter avec les « jungle », dont le parti-pris et la sclérose psycho-mentale les rend imperméables à des arguments de raison.

    4. Bien vu, Alain.

      Mais « sauver sa peau » peut-il être répréhensible, vu le contexte..??
      Car le monde financiarisé en est là…

      D’un autre coté, les « peinards »(tranquilles) doivent avoir compris, malgré la manipulation médiatique, que l’orage arrive.. et vouloir rejoindre, malgré une maitrise de l’environnement proche, la classe des « peureux »…

      Le populisme s’appuie sur cette tendance. Ne l’oublions pas.

    5. @Alain A

      Pour votre classification « sociologique » à la mords moi l’noeud, je propose qu’on oublie pas de mettre à jour la puces RFID des bienheureux futurs greffés en permettant de renseigner celui ou celles qui les aborderont sur leurs catégorisations respectives, solidaires, jungle, peureux ou tranquille.

      Comme ça plus de risque d’erreur sur la personne, et on perdra plus de temps à prêcher un convaincu ou un indécrottable pour se consacrer aux peureux et aux tranquilles, qui risquent au demeurant d’avoir beaucoup d’interlocuteurs sur le rable.

      Jusqu’à ne plus constituer qu’une catégorie, celle d’un gros réservoir d’électeurs frontistes tout autant allergiques aux fâcheux donneurs de leçons autochtones de toutes couleurs que toujours plus terrorisés par les fantasmatiques hordes barbares dont on les menace, multicolores elles aussi.

      Je ne crois pas au prosélytisme béat, et l’ai en horreur; je crois plus au martelage tous azimuts, haute et basse fréquence, à la hauteur de l’adversaire et jusqu’à épuisement (cf Paul…).

      Les vertus du piccolo vertueux, guilleret et intimiste s’immisçant derrière l’orchestre wagnérien au grand complet de l’ennemi, ça ne me fait même pas sourire, ça me laisse froid, au mieux.

    6. @Alain
      « Betov a surement compris que les gains au jeu de la Bourse ne sont que les pertes d ’autres joueurs en Bourse et, pis, la captation de la plus-value de la richesse produite par les travailleurs. »
      Totalement faux le second terme de l’assertion.
      Démonstration par l’absurde: Supprimons les bourses, supprimons l’entreprise privée, nationalisons toutes las activités, donc plus de capital, donc plus de spéculation, donc plus de captation de la richesse produite par les travailleurs….
      La question est: à qui revient la valeur intrinsèque de cette entreprise ? Aux travailleurs de cette entreprise ?
      Et si cette entreprise fait des pertes ? A qui revient les pertes ?
      Et toute la politique française des 50 dernières années apparaît dans cette boutade: comment accoupler un lapin et un poisson, chaque espèce vivant dans un milieu incompatible !
      Et les français au lieu d’admettre l’évidence, cherchent encore comment cloner pour être les premiers à inventer une chimère !
      Pendant ce temps, d’autres pays préfèrent enrichir leurs citoyens. Comme la Suisse !

    7. La violences de certaines réponses à la confession de Betov m’inquiète. Si on est réellement en 1788, j’ai bien peur que le fait d’avoir acheté des actions AXA pourrait bien en conduire plus d’un à la guillotine d’ici 4 ans…

    8. @philippe

      Où voyez vous de la violence?
      Pour la guillotine, laissez là où elle est. Les Marchés réducteurs de têtes se chargeront de raccourcir les capitaux mal placés…

    9. Albin

      Depuis la fin des années 60, le PIB (indicateur médiocre mais phare des économistes classiques) de la France a été multiplié par 4… Qui a profité de cette accroissement de richesse? Tous les statisticiens le disent: peu les travailleurs et beaucoup les investisseurs qui ont peu à peu grignoté des parts croissantes de cet accroissement de richesse. C’est ce qui explique que pour maintenir la consommation, il a fallu multiplier les crédits et donc les dettes, jusqu’à l’éclatement des bulles…

      Vos raisonnement introduisent deux biais qui ne sont pas dans mon commentaire: pas besoin de privatiser les entreprises pour réduire la part prise par les spéculateurs dans la richesse produite. Ce blog réfléchit depuis plus de 3 ans aux multiples manières de maîtriser la finance folle sans mettre tout le système à terre…

      Vous agitez l’épouvantail que si l’entreprise fait faillite, les travailleurs qui en sont les rouages paieraient la note… Oui, mais pas plus ni moins qu’aujourd’hui, puisque déjà ils se retrouvent au chômage quand l’entreprise se meurt. Ne pensez pas que le changement souhaité est de voir les employés devenir propriétaires d’une entreprise (« capitalisme populaire »); le souhait est de voir revenir à des niveaux acceptables la ponction opérée par les prêteurs de capitaux, actionnaires ou banques créditrices.

    10. à Bétov
      pourquoi veux-tu jouer contre toi ???
      (je ne sais pas où tu habites, je ne sais pas non plus dans quoi investit Axxa …
      mais sur Marseille je vois, les fonds de pension, d’assurance, et co -il n’y a pas qu’eux il y a … – ..
      c’est tout des plans sur la comète, ils vont se ramasser ….
      -il n’y a rien à Marseille, c’est que des cailloux, ..
      cette ville est un port, s’il y a un truc à investir c’est d’abord le port, ..
      et après le reste …
      car si l’on ferme le port, la ville est dépendante, du continent, les routes, l’autoroute, elle est fragile….
      les marseillais savent,puisqu’à la dernière guerre, c’est ce que les nazis ont fait, ils ont interdit l’approvisionnement de Marseille par voie de mer, la mortalité des marseillais, cela bien qu’en zone libre, a été encore plus effrayante qu’en zone occupée …-
      qu’investissent les investisseurs ???
      -perso, et avant même d’en dire, je le dis d’accord ils m’agacent, ..
      mais à ce que j’ai compris : ils invetissent le tourisme, les grands yatchts, …
      car nous en avons su de la municipalité avec leur campagne de « Marseille propre », les affiches que nous avons eu sont du registre : cent euros pour une crotte de chien, … je n’ai pas de chien, je trouve stupide cette idée d’avoir un chien d’appartement, mais bon, 100 €, aucun bacs à chiens … ??
      cela cependant que malgré le vent, nous avons été équipé de ces poubelles anti-terroristes, et cela même sur les plages, -une idée fatalement bureaucratique ou parisienne- car c’est uniquement un sac plastique transparent qui à peine chargé crève avec le vent, delà disperse son contenu …

  7. Comme vous le dites, vous êtes un doux rêveur, et on n’a pas besoin de doux rêveurs.
    Aldous Huxley aussi était un « doux » rêveur, hormis écrire un livre de science-fiction plutôt correct il n’a rien fait du tout — et j’insiste sur le « du tout ». On en a eu des « doux rêveurs », pas qu’un peu soyez en sûr. Qu’il est beau de rêvasser pendant que le monde tourne… La réalité est toute autre, les choses n’ont jamais réellement changé ; que je rigole quand j’entends « On arrête pas le Progrès ». Le progrès n’a jamais existé et restera une illustre_illusion_illusoire. L’humanité vit sous un régime aristocratique depuis que la Raison est née, elle est bien belle la Raison ! L’esclavagisme fut remplacé par le vocable fameux de « Travail ». Pour ceux et celles ayant fait leur humanité, je rappelle que travail signifie tripalium, torture ! Que je m’esclaffe quand ma mère me dit « ô, j’ai bien travaillé aujourd’hui » : vous n’êtes qu’une espèce de masochiste déficiente et suffisante, réveillez-vous ! Des singes avec un bulbe qui croit fonctionner mieux qu’un autre. Descartes disait que les animaux étaient des machines, et que l’Homme serait transcendantal à la biologie… Descartes, Platon, Kant, même combat, des foutus idéalistes dans leur sphère de pensées en désaccord avec le corps, en déshonneur avec la Nature, des « doux rêveurs » qui au final n’apporte rien à l’Histoire. Toujours estimé qu’on ne voyait que des gens inintéressants à travers l’historiographie « moderne », ainsi les Hommes que je cherchais restèrent inconnus, perdus dans l’oubli. Vous me faites bien rigolé avec votre « économie », plus le temps passe plus l’humanité paraît absurde dans l’empilement de concepts qui ne devraient même pas avoir lieu d’être… Argent, Amour, Religion, Travail, Terrain à vendre — le terrain de qui déjà ? Ah bon, je ne savais pas que ce terrain appartenait à quelqu’un, il m’a toujours semblé qu’il fut là avant nous autres… Vos politiques dégueulasses, dégueulasses ! Vos systèmes a permutation rapide, votre mémoire de con-combre ; je me demande si c’est ma gauche qui va passer au élection, ou serait-ce ma droite ? balle au centre peut-être ? Quand je vous entends, les démocrates, jamais il ne m’a été donné de voir un démocrate de mon vivant et de par ma mort j’y crois moyennement. Quand je regarde le Journal télévisé (oui, moi aussi je suis masochiste comme vous messieurs et mesdames) sur RTL-TVI — J’habite un « beau » pays, la Belgique, pas encore l’État-voyou qu’est devenu l’Empire français, mais on s’accommode pour vous rattraper si on ne finit pas comme colonie nouvellement française, plus simple —, et qu’on m’aurait dit qu’au troisième millénaire les clochers des Églises sonneraient encore ! Après avoir faussement abattu les Monarques (mouahahah), pourquoi ne pas glaner l’argent qui se trouve au Vatican !? Ça en fait du pognon… Pis, en Grèce n’y aurait-il pas les trésors protestants ? La redistribution ça n’intéresse Personne ? Excusez-moi de proposer, ça va je me tais pas tapé. Et ces bons philanthropes, les milliardaires, refilé un peu de fric à tous, non ? J’en passe sinon je vais encore plus m’énerver. Pour terminer, des « dures » rêveurs ça existe !!? On pourrait parler de tout ça (et de rien là) continuellement. Le sens de la Vie ? Une farce! que dis-je, un vaudeville qui ne me fait plus marrer.

    1. @ Brian Jacob

      Ne vous en faites pas! Quand vous disparaitrez le Monde disparaitra avec vous, comme cette Humanité que vous honnissez suffisamment pour vous en exclure formellement, « vous n’êtes qu’une espèce de masochiste déficiente et suffisante, réveillez-vous ! »

      Et puis cornegidouille, un peu d’humour ! Si tout ceci n’est qu’une tragi-comédie, et bien soit !

      Et si vous ne daignez concéder à l’Homme aucun génie créateur, aucun Progrès, vous semblez très prés d’accepter l’idée qu’il serait doué d’un certain génie « malin », pour le moins.
      C’est toujours ça, ma foi… 😉

    2. à Brian Jacob
      je suis ce blog depuis pas mal de temps, et je m’interroge ???
      (c’est que vous êtes carrément mais tellement , mais tellement de carrément hors sujet de ce qui ce dit dans ce blog, que votre intervention m’apparait tellement de carrément à la renverse…
      que je me demande … si … ???
      parce que vous seriez en attente d’une greffe de cerveau, je pourrais comprendre , mais sinon ..

  8. @ Paul,

    Bon vendredi,

    Rosée et brume de l’oise vous sourient.

    La vérité n’a pas/est sans prix, le prix n’a pas/est sans vérité.

    Source des amalgames conceptuels, de la pseudo-rationalité qui langage dirige?

    Le gaullisme a du pour préserver ses volontés d’action spécifiques faire deux compromis de taille:

    S’allier d’une part à une branche du capital (pompidou/rotschild symbole), intégrer la force de frappe de la portion armée et obscure du peuple (banditismes / extrémismes), afin d’assurer l’assise intérieure d’une action volontaire, que l’on peut encenser ou critiquer pour parties discutables.

    La souveraineté du pays, de l’Etat-nation, était son dada, et l’oncle américain le débordant allié dont il lui paraissait important de contenir les conseils..place de l’ambassade américaine au chevet de matignon post seconde guerre, le marchandage parfois terrible de l’ERP (« plan marshall »), déjà à l’époque la France dut lâcher ses intérêt « coloniaux » et pétroliers en Irak..contre-partie des prêts massifs de reconstruction du pays dévasté..

    Ce modèle du prêt-cage au pays affaibli semble être devenu un standard modèle de « collaboration » économique, la position de force et de dominance semblant nécessaire aux Etats-Unis pour agir hors leurs frontières, n’oublions pas que ce cher Eisenhower, le vainqueur libérateur de l’Europe, était un logisticien (« I like Ike »)..

    Il est vrai qu’ils naquirent de l’opposition au commonwealth, cette jeune souveraineté s’empressant de vouloir assurer sa perennité via les même travers colonialistes et impérialistes en cours – d’essoufflement ensuite – modélisés et développés dans la « vieille europe », le passage des monarchies aux diverses républiques n’ayant au cours des siècles que lentement remis en cause la justesse de cet état de comportement historique adossé à nos confortables positions de maîtres..

    Ce beau pays a reproduit le schéma de « croissance » de l’évolution des peuples européens, en plus grand et plus rapide, les travers y deviennent à nos yeux insupportables, les réussites quasi insolentes, bref, entre envie et rejet, le palier culturel humain de nos racines communes se distend..leur Etat de pire et meilleur à la fois chatouillant les subconscients collectifs, où quand les rêves s’exportent en cauchemards incompris..ces pires portent cependant le germe possible des meilleurs, la voix des peuples peut en effet seule rapporter la dimension humaine à sa juste place dans ce que l’on nomme civilisation, et doit apporter sa coloration aux ensembles appareils chargés de régler et réguler nos vies partagées sous la face d’un même soleil.

    La terre est un vaste jardin, qui peut porter et nourrir simplement même quinze miliards d’humains, à une vie peut être moins high tech et gourmande, ou l’accélérateur désensibilisant de la compétition à tout crin déstabilise par trop les strates déjà fragilement superposées et interconnectées de nos peuples. La sagesse et l’amour ne s’y noient que plus en paraître de sens et forme de mesonges criants..l’adhésion participation y devient sujette aux renoncements propices aux extrémismes et manipulations les plus sordides, la richesse de l’humanité se troque à bas coût contre celle d’une matérialité, autoroute pavée de bonnes intentions..

    La propriété est un noeud essentiel, les hommes seront-ils prêt un jour seulement à s’inculquer un autrement moins dominant, afin de sortir le concept d’esclave caché dans quasi toutes les théories se revendiquant de progrès, qu’en partie elle contiennent il est vrai..la conscience est en concurrence avec la compétition, la folie de uns définissant le bon sens et droit des autres comme autant de territoires à conquérir ou protéger..

    Alors merci paul, mâtinez un peu la triste servitude au combat du pire de quelques fleurs, à usage interne aussi, désoler de tourner en rond, la chasse aux champignons a suffi à satisfaire les ardeurs belligérantes d’un couillon moyen pour un temps, puisse chacun trouver ses champignons ou équivalents, où quand l’effort sort délice.

    1. Attention cependant aux champignons irradiés.
      Un ami vient de me signaler un lieu précis dans les Vosges (du coté Est de la ligne bleue il est vrai) où les champignons ont subi leur dose de Tchernobyl.

  9. Pourquoi résonner encore sur nos Maîtres se poser des questions,

    Sur le temps qu’il fait ou pas dans les têtes, les esprits, nos dirigeants finiront bien tôt ou tard par faire quelque peu le bien de notre vivant, et au regard de tant de choses et de promesses de nous conduire soit au paradis ou alors je ne sais où le premier.

    Les journeaux télévisés en sont d’ailleurs tout pleins de bons journalistes au sourire ultrabrite pour mieux pareillement nous informer des habituelles, du superficiel comme des quotidiennes, par exemple des bons progrès spirituels de la bourse surtout en ce moment, bien sur à la fin si tout le monde se ramasse, je me demande qui pourra encore racheter tout ce beau monde pas moi en tous cas, j’ai les poches sacrément vides et pourtant c’est pas faute de vouloir souvent épargner pour mes vieux jours, et oui j’ai beau me lavé les dents je ne sais pas d’ailleurs comment ils dont tous pour en avoir le même sourire bien vendeur et aussi bien conformiste à l’antenne.

    Et oui je reconnais donc que ma communication n’ouvre pas toujours mieux un champ des possibles pour l’autre qui rêve encore de sauver l’univers tout entier, enfin n’en rajoutons pas non plus une couche c’est déjà bien énorme à voir partout.

    Peut-être qu’à l’Ena ils ne sont pas toujours bien formés comme il le faudrait, ça doit sans doute venir de l’éducation de masse, pour certains ce serait même à cause des gènes donc qui pourra encore les repêchés et les remettre tout aussitôt dans la friture, tant de gens de parti ça fait quand même beaucoup de monde à remonter dans les filets comme pour une seule barque je trouve …

  10. Bonjour Paul,

    pas encore visionné le temps qu’il fait, mais vous voir là (avec un magnifique pull) me rassure !

    bonne journée

  11. Une chose est certaine; pour Madelin, l’éminent compagnon de la société du Mont Pèlerin, l’ex révolté de 16 ans contre les accords d’Evian qui fonde Occident avec Devedjian, Longuet, Novelli, d’Orcival ou Schuller, la cause est entendue et vous comptez pour si peu… Le peuple est libéral, seuls quelques membres de la caste politique, car issus de l’aristocratie de la fonction publique, sont encore rétifs et résistent à l’avènement du paradis sur terre de l’ordre libéral. Alors Jorion!
    Et à ce moment là, l’interdiction des paris sur les prix, ce ne sera plus un sujet pertinent de discussion, bien au contraire.
    Ce pourrait même devenir un des rares thèmes tabous, interdits, blasphématoires, hérétiques, passibles de la Question pour atteinte à la Sécurité de la Liberté de la Propriété, légitimant le renforcement exceptionnel de la coercition d’Etat contre ses partisans, et justifiant l’édification de buchers place de la Bourse!

    Un extrait d’une préface de Madelin de 2006 pour la sortie du livre de Christian Stoffaës: Psychanalyse de l’antilibéralisme :

    Quoi qu’il en soit, il est certain que, la France devra prendre et prendra, elle aussi le virage libéral. Le prendra-t-elle par une gentille évolution de la classe politique, la gauche et la droite devenant libérale au fil des ans ? Je le souhaite. Le fera-t-elle par un sursaut car, à un moment donné, on constatera tellement d’impasses qu’il faudra bien essayer quelque chose de neuf ? C’est une autre hypothèse.
    Une chose est certaine, comme l’évoquait Emile Faguet au début du siècle dernier dans son très bon livre Le libéralisme : “ les Français ne sont pas libéraux, mais beaucoup de Français disent aux hommes politiques, soyez libéraux, et les hommes politiques répondent aux Français, ah non! soyez les plus nombreux, vous les libéraux, et je vous garantis bien que je serai libéral, d’ailleurs je ne pourrai pas faire autrement.” J’en déduis une conclusion pratique très simple : il faut continuer à semer, semer et semer pour que les idées libérales soient les plus fortes et les plus nombreuses.

    Semons, semons les graines de folle-avoine dans les champs de blé emblavés à foison au tréfonds des âmes libérales.
    Il en restera peut-être quelque chose. Mais gare aux herbicides sélectifs…

    http://www.paperblog.fr/2319907/la-democratie-redevient-liberale-par-alain-madelin/

    1. Avant d’être socialiste, capitaliste, communiste, libéral, opportuniste, pigeon, voleur, cochon, sanglier, hypocrite, canard et je ne sais quel autre nom d’oiseau pour l’humanité de plus en plus mal en point, je préfère encore suivre ma propre voie qui n’est bien sur pas du tout celle que les gens de mon temps préfèrent principalement entendre, car le monde moderne est encore tellement indépassable pour le plus grand nombre.

    2. Effrayant …
      Comment peuvent-ils être si sûr d’eux-même ?
      Il faut avoir l’espoir chevillé au corps, pour penser faire advenir un soupçon de doute, chez ce type de personne …

    3. Une soirée pointue, encore une, chez Taddeï ce jeudi où j’ai apprécié « Jean Bricmont, physicien pour son dernier ouvrage paru en 2010, coécrit avec Noam Chomsky et qui s’intitule « Raison contre pouvoir. Le pari de Pascal » » et aussi
      Sophie Heine qui commis un ouvrage « Oser penser à gauche. Pour un réformisme radical », « on comprend qu’il faut reclarifier les idéologies. Selon Sophie Heine une réponse réellement progressiste à la crise est possible, mais il faut se rapproprier les terrains de la gauche ».
      http://ce-soir-ou-jamais.france3.fr/?page=emission&id_rubrique=1124
      Bravo.
      Par contre j’ai été surpris par les valeurs que s’arroge Nathalie Kosciusko-Morizet en charge de la campagne décorum 2010 de l’UMP, parti populaire (je tousse) comme le fut une ancienne chef scoute.
      « vérité, justice, …. » j’ai failli m’étrangler en entendant celà, surtout vu la parfaite équité de la réforme des retraites et la dernière réplique des roms de l’été ! MDR
      Natalhie doit trop scruter les blogs de l’opposition.
      Non, je ne viendrais pas Nathalie, salut à toi si tu passes par là.
      L’essentiel n’est il pas la lutte des classes et les rapports de force et tout le reste n’est que pur emballage.

  12. Les « petites gens », les « loosers » comme disait votre patron, contrairement à ce que l’on penserait
    spontanément ne s’identifient pas à la gauche, mais à la droite voire l’extrême droite. Pourquoi ? parce qu’ils ont besoin de se sentir protégé, dans un cadre national en particulier: la gauche avec son internationalisme cosmopolite leur fait peur. Voilà pourquoi ils n’aiment pas la gauche, surtout la gauche caviar, ou les bobos. Voilà aussi pourquoi la gauche est très mal à l’aise avec la question nationale, et Sarkozy le sait. Ses gesticulations avec les Roms sont sûrement très populaires, chez nombre de « petites gens », et c’est comme cela que Sarkozy gagnera la prochaine élection présidentielle, malgré la crise économique et « ses mauvaises manières » qui font tâche dans les salons parisiens et à Bruxelles. Désespérant ? peut-être, mais la gauche a un problème avec le « petit peuple », et elle ne semble pas en voie de le résoudre. C’est pour cela enfin que l’Europe s’ancre à droite, voire à l’extrême droite, les USA aussi d’ailleurs avec les Tea Parties. Plus le petit peuple souffre économiquement, plus l’Occident se droitise et plus les gouvernements populistes et opportunistes en profitent pour restreindre l’état providence et les libertés individuelles. Le seul parti qui recrutait chez les sans grade, le parti communiste, ne fait plus recette depuis la chute de l’URSS. Et paradoxalement ce sont souvent des gens issus de milieux aristocratiques ou bourgeois qui ont fomenté des révolutions, car ils ont le recul nécessaire et le temps pour penser les problèmes de leur époque, tous les autres sont trop occupés à survivre.

    1.  » Et paradoxalement ce sont souvent des gens issus de milieux aristocratiques ou bourgeois qui ont fomenté des révolutions, car ils ont le recul nécessaire et le temps pour penser les problèmes de leur époque, tous les autres sont trop occupés à survivre. »

      Tout-à-fait en démocratie les débats de fonds principalement pour les gens intelligents issus bien évidemment de milieux plus enclins à diriger correctement le troupeau des hommes.

       » Et paradoxalement ce sont souvent des gens issus de milieux aristocratiques ou bourgeois qui ont fomenté des révolutions, car ils ont le recul nécessaire et le temps pour penser les problèmes de leur époque, tous les autres sont trop occupés à survivre. »

      Pas toujours non plus venant de gens issus de mieux aristocratiques que le mal s’est souvent répandu dans le monde, car le mal est partout présent dans chaque homme et femme de ce monde.

      Vaine tradition des hommes qui oblige surtout à baisser la tête comme à vivre partout davantage dans la peur comme tous.

    2. C’est pourtant tout à fait normal, Piotr.
      Et très bien expliqué dans l’article.

      Pour un quidam normal, tel moi (pas Toi, Moi, moi) si un politicien tel qu’il sait utiliser les médias du show-bizz actuel me sort : « je vais vous sauver », je fonce. Dans le mur.

      La force du populisme par la propagande, c’est simple : c’est quand un mot me rappelle un slogan publicitaire que j’ai vu il y a 20 ans.
      Y’a bon…???

      Ce qu’il faut espérer, et je pense que ça peut marcher, est qu’à force de noyer les esprits, la confusion devienne tellement grande que le cerveau, noyé de messages contradictoires, fasse un rejet général.
      Comme il vient d’être constaté par rapport aux commerciaux qui inspirent maintenant la défiance dans le grand public.
      Mais bon : une humanité adulte n’est pas pour demain. Et puis… ce serait ennuyeux 😉

    3. @ Au blog, ô sphères,

      Consacrez, il vous est aux fers, au poète ces vingt minutes d’enrichissement incalculable, tous intérêts compris:

      http://www.youtube.com/watch?v=cgSD1VzEgGI

      Stig Dargerman, le besoin de consolation de l’être humain est impossible à rassasier..

      Sous la voûte, sur la route, desserez le poing de ces regards, qu’un air étoilé souffle aux prunelles desargentées, à l’or de l’écoute intérieure, balaie l’affront-tiers..en droiture mesure

      Belle journée

    4. « Et paradoxalement ce sont souvent des gens issus de milieux aristocratiques ou bourgeois qui ont fomenté des révolutions, car ils ont le recul nécessaire et le temps pour penser les problèmes de leur époque, tous les autres sont trop occupés à survivre. »

      Tout à fait Joan, « les autres », nous, vous, sommes tellement et de plus en plus occupés à survivre que nous n’avons plus le temps de réfléchir posément à ce qui se passe.
      C’est pourquoi les diversions de toutes sortes fonctionnent aussi bien pour détourner notre attention des vrais problèmes.
      Il suffit aux « zélites » de balancer sur les roms ou autre chose pour que l’opinion oublie ce qui est en train de se tramer contre elle.
      Et il ne faudrait pas que le petit peuple se mette à réfléchir non plus !

      M. Jorion, je me joins au choeur qui vous souhaite un bon repos réparateur !

    5. @Joan : total désaccord avec votre post. Ce que vous dites n’est pas vraiment faux, mais s’explique du fait que la gauche a fait une politique de droite. En prenant le pouvoir, elle a perdu son âme, de sorte qu’il ne lui reste que son « cosmopolitisme ».

      Je ne sais pas si les « petites gens » votent à droite plutôt qu’à gauche, mais une chose est sûre : en écrivant « qu’ils ont besoin de se sentir protégé, dans un cadre national en particulier« , vous pointez implicitement les thèses de droite et d’extrême droite qui amalgament délinquance (se sentir protégé) et immigration (cadre national). Mais lisez Racisme, une passion d’en haut :

      C’est un jeu qui se joue, à gauche comme à droite, depuis les lois Pasqua-Méhaignerie de 1993. Il consiste à opposer aux passions populaires la logique universaliste de l’Etat rationnel, c’est-à-dire à donner aux politiques racistes d’Etat un brevet d’antiracisme. Il serait temps de prendre l’argument à l’envers et de marquer la solidarité entre la «rationalité» étatique qui commande ces mesures et cet autre –cet adversaire complice– commode qu’elle se donne comme repoussoir, la passion populaire. En fait, ce n’est pas le gouvernement qui agit sous la pression du racisme populaire et en réaction aux passions dites populistes de l’extrême-droite. C’est la raison d’Etat qui entretient cet autre à qui il confie la gestion imaginaire de sa législation réelle.

      Schématiquement, la thèse de l’article est la suivante : l’état est dans son rôle quand il est « policier », et un état « policier » a besoin, pour se légitimer, de « déviants » de toutes sortes qu’ils inventent de toutes pièces. Les immigrés au premier chef, mais aussi les « anarcho-autonomes », les Roms, les « Français d’origine étrangère » différents des « Français de souche », etc. etc. La gauche ayant fait exactement pareil dans ce domaine, il est logique que l’Europe « se droitise », d’autant plus qu’en matière économique elle a fait aussi le boulot de la droite.

    6. @Joan (suite) et Jérémie, à propos de : « Et paradoxalement ce sont souvent des gens issus de milieux aristocratiques ou bourgeois qui ont fomenté des révolutions, car ils ont le recul nécessaire et le temps pour penser les problèmes de leur époque, tous les autres sont trop occupés à survivre. »

      Les « petites gens » n’ont rien à cirer de « fomenter des révolutions », ils ne font que se révolter quand ça va vraiment trop mal. Parce que les « petites gens » n’ont pas la prétention de faire le bonheur des autres, sinon celui de leur entourage. La « survie », qui ne peut concerner que les plus pauvres, c’est une autre histoire. Je reconnais seulement qu’il est facile de leur coller des idées racistes et xénophobes, les journaux font ça très bien : c’est croustillant et excitant de raconter que les musulmans représentent un danger, mais si vous prenez ces musulmans pour des gens comme les autres, il n’y a rien à en dire : ça ne fait pas vendre du papier.

    7. @joan

      Et paradoxalement ce sont souvent des gens issus de milieux aristocratiques ou bourgeois qui ont fomenté des révolutions, car ils ont le recul nécessaire et le temps pour penser les problèmes de leur époque, tous les autres sont trop occupés à survivre.

      les théories d’extrême-gauche trouvent échos à l’extrême-droite! les fascistes les plus radicaux sont ceux qui en plus des opinions supremacistes ont des conceptions ‘socialisantes’. et vice-versa?

      la constitution d’un front républicain serait un terrible aveux, et c’est bien pour cela que peak-oil dit se battre pour que continue l’inepte débat droite-gauche. c’est d’ordre liturgique!

    8. il me semble qu’il a déjà été formellement démenti que les petites gens votaient FN, (comme cela en était rabaché et radoté comme ça, parce que cela devait aller de soi, et que donc il fallait le croire …)

    9. @Cécile : effectivement, cet article du site Les Mots sont importants, écrit :

      Mais, dira-t-on, il y a aussi le « séisme du 21 avril » ! On a bien vu ce jour-là que le Front national avait recueilli près de 30% des suffrages chez les chômeurs et presque autant chez les ouvriers : c’est bien la preuve que le vote FN est un vote d’exclus, un vote protestataire, un vote de désespérés. C’est bien la preuve qu’il existe dans les classes populaires une immense demande de sécurité.

      Là encore, ce discours est compréhensible quand il vient d’un Sarkozy, dont la préoccupation n’est ni la vérité ni la justice, mais ses adversaires devraient réfléchir à deux fois avant de s’y rallier.

      D’abord parce qu’il repose sur une omission : le candidat FN a recueilli également 30% des suffrages chez les artisans, commerçants et chefs d’entreprise, et de cela on ne parle guère.

      Ensuite parce qu’elle repose sur une seconde omission, qui fausse radicalement notre vision du paysage politique : en oubliant de prendre en compte la non-participation (qui représente plus de la moitié des comportements chez les chômeurs), on passe d’un constat exact (le score de Le Pen est de 30% chez les chômeurs) à une conclusion inexacte : « 30% des chômeurs ont voté Le Pen ». Car en réalité, le groupe de chômeurs et celui des ouvriers se caractérisent avant tout par un très fort taux de non-inscription (près de 15% de non-inscrits dans la cité des Cosmonautes à Saint Denis [3]) et d’abstention (près de 40% d’abstention chez les chômeurs au niveau national).

    10. « artisans, commerçants et chefs d’entreprise »

      C’est l’électorat traditionnel de l’extrême-droite. Ici comme ailleurs et de tous temps (c’était le noyau de l’électorat d’Hitler par exemple).

  13. Permettez moi encore autre chose,

    Pauvres petits enfants de ce monde, vous savez ce n’est pas non plus parce que les adultes sourient beaucoup à la télévision, que les problèmes qui s’accumulent sans cesse en seront pourtant mieux résolus, bien au contraire.

    Oui la grande folie médiatique du monde actuel n’y aide pas davantage à rendre notre futur moins dramatique sur bon nombre de sujets.

    Pauvres petits enfants de ce monde, comme il est encore bien dommageable pour l’humanité de ne savoir toujours pas mieux détecter le vrai sourire d’un faux à l’antenne, comme à la vue et à l’écoute d’un autre journal télévisé de plus, répétant et informant continuellement à des milliards d’êtres humains ce qui doit être surtout principalement vu et écouté dans les esprits, comme au regard de la crise pour mieux paraît-il échapper jusqu’au bout à cela, éviter continuellement les débats de fond.

    Pauvres petits enfants de ce monde, vous savez tous les gens ne se conduisent pas tout ainsi
    hélas je l’ai encore rarement vu à travers le socialisme, le capitalisme, le communisme et le libéralisme de beaucoup de personnes à la fois.

    Et parmi toutes ces mêmes marques de fabrique, de conduite, d’asservissement de plus et dans la peur, à quoi sert principalement un pauvre enfant de plus sur terre et pour ces gens là ?

    Vous savez quoi les ami(e)s, j’ai vraiment parfois envie de vomir ….

  14. A-t-on jamais le temps pour une réalisation ? Cadeau divin que celui du temps du parachèvement. Un grand écrivain (le plus grand de son siècle) avait compris et détaillé comment ça marche dans le « new world » qui avait renversé le monde ancien pour ne s’intéresser qu’au palpable, qu’à ce qui tombe sous les sens et à nier tout le reste. Un excellent résumé comme une excellente critique sont présents à cette adresse:
    http://mediene.over-blog.com/article-12398342.html,
    malgré sa puissance et son immense talent cet auteur génial aura-t-il été entendu ? Sans doute le temps lui aura-t-il manqué pour que la « morale » de La Maison Nucingen soit bien comprise par ses contemporains.

    1. Jeu l’savé. Ou en tout cas, j’avais des doutes.

      Mais es-tu de pure race..??? Même pas croisé avec un trader ou un banquier..?? Même pas un commercial..??

      Dans ce cas, You’ve got un job… : VIGNERON : j’ai un volontaire pour la récolte !!!

    2. @yvan

      J’ai peur que mes vendangeuses soient un chouïa interloquées par son humour, « through the grapevine »… 🙂

      Version Heard It Through The Grapevine par Creedence

  15. Un peu hors sujet, mais pas tant que ça :
    http://gizmodo.com/5634378/the-hp-way-how-bill-hewlett-and-i-built-our-company?skyline=true&s=i

    C’est la retranscription d’un discours de 1960 par Dave Packard, l’un des deux fondateurs de Hewlett Packard à ses managers.

    Un patron d’entreprise qui dirait ça aujourd’hui (y compris/surtout chez HP?) se ferait immédiatement virer par les actionnaires :

    One is always compelled to find the most efficient way to get a job done. At times it seems the most efficient way is to hire a group of people, work them as hard as possible, and when the job is finished, send them home. Well, even if this is the most efficient way, we have never operated in this manner. Bill and I do not feel this is the best way for a company like ours to operate.

    Les hommes avant l’efficience ?

    C’était ma réponse à l’argument fataliste, sans doute le plus dangereux qui soit : le monde n’a pas vraiment changé et ça a toujours été comme ça.

    Non, non et on, les choses ont changé, et c’est pour le pire.

  16. Underdogs du monde entier unissons-nous!
    Moi je crois qu’avec 20% de convaincus qu’il faut combattre et réduire autant que possible le parasitisme économique de la finance le reste suivra.
    Bon courage, bon repos Monsieur Jorion.

  17. Cher « Doux Rêveur »,

    Où pourrait-on se procurer votre bouquin « Le prix » à Bruxelles?
    J’ai raté cette émission sur France3. En vacance actuellement.
    Peut-on la revoir quelque part?
    Bravo, aussi, pour vous être ouvert à plus d’intimisme.

    1. Vous pouvez certainement commander le bouquin chez Filigrane ou Libris.
      Quant à l’émission, normalement elle est visionnable sur le site de France 3 en vod.

    2. Julien,
      Pour France3, j’ai été voir.
      La vidéo existe en effet.
      Je la regarde. 10 seconde de pub puis un beau message qui dit qu’elle n’est pas disponible.
      Comme quoi… 🙂

  18. Tiens… en ce vendredi, le temps semble maussade pour les organismes paritaires…

    L’ APEC se retrouve face à des organismes commerciaux payés par l’ANPE et voit son budget diminué..
    Et L’AFPA, ainsi que l’AGIRC risquent de subir le même sort…

    Dans le cas de l’APEC, vous apprécierez l’ironie qui consiste à ce que les cotisations employés/employeurs du même type que celles de l’assurance maladie ou la retraite aillent désormais à des entreprises privées…

    Il fait de moins en moins bon d’être salarié…

    1. Il resterait le fameux statut de « self-employed » (j’ai oublié le terme francais, ca doit correspondre à l’auto-entrepreneur), apparemment une solution miracle pour lutter contre le chômage 🙂

    2. *L’institut Montaigne ( notre philosophe doit se retourner moultement dans sa tombe !)
      nouvelle catastrophe en vue : la tour de la Brède, lieu de méditation sans fard, risque de s’effondrer,
      sans tambour ni trompettes …
      *élaboration « en toute indépendance », Bébéar, Bolloré …des idéalistes,on vous le dit : mieux : des sages
      culot proprement stupéfiant ! « si tu t’imagines, fillette, fillette, axa va-xa va durer toujours, la saison des za, saison des zamours, ce que tu te goures, ce que tu te goures … »
      La Boétie avec son discours sur la Servitude Volontaire doit grincer des dents …
      Mais, « le rire est le propre de l’homme » disait un certain *médecin ayant le goût de la treille ( Frère jean des Entomeures défendant gaillardement l’Abbaye de Cuneau )…
      et, rira bien qui rira le dernier !

  19. 60, 70, voire 80% d’opposants au système, c’est une douce rêverie. Comme Paul Jorion vient de le remarquer, les profiteurs de ce système sont nombreux et influents, ils se sont infiltrés dans presque tous les partis politiques, des institutions supranationales, dans la vie publique en général et dans la presse. On le voit bien: les « initiatives » régulatrices prises par Bruxelles à l’égard du pouvoir financier ne sont que des mesurettes, une rigolade, tout comme Bâle III qui sera contourné et ramollie en faveur des profiteurs.
    Mais il reste un brin d’éspoir: le dèsordre monétaire suivi d’un cataclysme, dont la hausse du cour de l’or en est probablement un signe d’avant-coureur. La confiance dans les monnaies courantes, ainsi que dans l’argent virtuel qui circule sur le globe fond comme la neige au soleil. Cette hausse escamote une dramatique dévaluation monétaire et qui fera éruption plutôt ou plutard sous la forme d’une inflation galopante. Je vous laisse déviner le scénario.

    1. Il faut une chute pour une prise de conscience.
      D’après ce que j’ai constaté, c’est le seul principe qui décide un drogué à bien vouloir se faire soigner. Lorsque sa vie est en jeu.

      Eeet…, à priori, vu le business as usual depuis deux ans, nous y allons logiquement.
      J’adore la logique.

    2. Pas d’accord. La prise de conscience commence. Cf. Ségolène Royal sur France Inter et I-Télé qui malgré des charges d’une violence incroyable de la part des journalistes réussit à maintenir le cap.

      C’est là : http://www.dailymotion.com/video/xesl1i_dsp-segolene-royal_news

      Si même les éléphants socialistes commencent à s’exprimer, c’est que les idées avancent. Evidemment l’ambition de Paul, c’est de convaincre un ultra libéral, pas un socialiste… Et là, c’est quand même un autre challenge.

    3. Yvan dit : »Il faut une chute pour une prise de conscience. »

      Et si, au final, même cette chute n’aboutissait pas qu’à une prise de conscience des masses, mais était récupérée par les néolibéraux comme Thérapie de choc, dans le sens développé par Naomi Klein, sous le titre La Stratégie du Choc ?
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Naomi_Klein#La_strat.C3.A9gie_du_choc

      Je suis prêt à parier qu’ils ont déjà préparé la récupération du pouvoir après le ‘cataclysme’, comme ils ont su attendre la fin de la Seconde Guerre Mondiale, ou même en profiter.
      En ce moment, en Europe, ils détournent l’attention par le très bruyant ‘Jeu de Rom’ et des coups du genre ‘L’éclat, c’est moi’, comme a titré le Spiegel.
      Si nous mésestimons l’ennemi (il se s’agit plus d’adversaires, ne soyons pas naifs, ils affament un milliard d’humains en 2010, alors que la Terre peut tous nous nourrir), c’est lui qui nous surprendra.
      Il faudra être prêts, comme le fut le Conseil National de la Résistance (CNR) en 1945, pour un nouveau programme … En plus radical, de manière à anéantir le néolibéralisme.

      Ces paroles peuvent paraître extrêmes. Si elles font peur, c’est que la réalité du monde d’aujourd’hui fait peur, cette réalité que les nombreux articles de F. Leclerc nous aident à percevoir. Lisez Wendy Brown « Le néolibéralisme et la fin de la démocratie » (http://www.vacarme.org/article1375.html ) et renseignez-vous sur l’OTAN, bras armé du néolibéralisme. Dans la confrontation, sa première action sera de couper l’Internet, d’où la nécessité de s’organiser, en plus du blog. A noter : Ce message va être retenu par les moteurs de recherche de la CIA, car il contient certains mots-clés. Il faut le savoir, sans se laisser impressionner. Ce sont les gens debout qui leur font peur.

      L’appel de Madelin a été entendu et ce sont bien « les riches qui ont gagné la lutte des classes » (Warren Buffett) … pour le moment.

      Ce blog fait chaud au coeur, dans un monde devenu si froid. Il permet d’informer et de comprendre, d’imaginer peut-être une stratégie, … et de savoir que nous sommes nombreux.

      Paul, nous avons besoin de vous. Reposez-vous, prenez un ‘congé de maladie’ tout le temps qu’il faudra, mais sachez que vous n’êtes pas remplaçable dans le rôle que vous jouez. Vous faites désormais partie des Penseurs qui ont une influence sur la vie de la cité (la politique, au sens noble).

    4. oui, il parait que c’est exact …

      mais, la confrérie innomable anonyme a du pain sur la planche ! avec tout ce qui se croise et entrecroise !! c’est mondial cette affaire …
      Alors !
      quant à l’ordonnateur trop amibien normatif, il serait bon de le bouter dehors …

    5. Alain V
      « Il faut être prêts. comme le fut le conseil de la Résistance en 1945…. »
      Ce serait une bonne chose, un conseil de la Résistance pour réagir et pour combattre les absurdités que nous servent les profiteurs du système actuel. Mais le problème réside paradoxalement dans l’espoir des gens: inconsciemment, les gens sont habités par la peur mais ils espèrent également que cela s’arrangera d’une facon ou d’une autre, que la vie continuera malgré tout…..Et chaque individu qui a la chance d’avoir un emploi stable et correctement remunéré espère que cela continuera, que la précarité touchera les autres mais pas lui.
      La peur peut faire place à la révolte quand les gens auront pris conscience, seront convaincus qu’il n’y a plus d’espoir, qu’il n’y a plus de solution, que la route est barrée. Mais tant une majeure partie des gens est encore contenté (et barratiné) par le système, il n’y aura pas de prise de conscience collective.
      Les choses changeront probablement dans l’avenir proche, quand il faudra payer plus de la moitié de son salaire pour faire fonctionner le système, quand la précarité prendra des formes et dimensions insupportables – on va inéluctablement dans cette direction. Dans la plupart des pays européens, la « couche moyenne » se réduit, dont une partie glisse vers le prolétariat, alors que le nombre de ceux qui réussissent de monter jusqu’à la couche sociale supérieure est de plus en plus restreint.

  20. Cher Paul,
    ça m’a vraiment fait plaisir de voir votre vidéo du vendredi ! Je me joins à vos amis blogueurs pour vous dire de vous reposer, de profiter (au moins le week-end) de la belle Bretagne.

    Le message sur les 80% de majorité contre le casino financier,est fondamental mais je crois une peu mal compris par des lecteurs plus jeunes, plus radicaux. Vous l’aviez illustré par l’hommage à la Résistance française et son programme que l’on cherche à démanteler…

    J’ai un témoignage personnel. Cette semaine j’ai eu l’occasion de discuter avec le patron d’une PME. Il se dit de droite mais est complètement dégoûté par cette haute finance qui nous pompe les milliards. J’ai repris des points clés expliqués dans votre blog – et enfin je souligne toujours que ce n’est être ni de droite ni de gauche ni d’ailleurs que d’être contre une sorte vol à si grande échelle! Simplement rétablir la démocratie car de plus en plus de gens voient que les ‘marchés’ dirigent (et que rien n’est résolu!). Je ne milite pas; je vais simplement discuter avec tous et éventuellement donner l’adresse du blog PJ…
    La dernière fois c’était à la manif du 7 septembre où j’ai eu une conversation chaleureuse avec un ‘senior’ au chômage (comme moi). Actions capillaires certes mais le gel peut fendre les plus gros blocs de pierre.

    1. Il est surtout dégouté que ça ne soit pas lui qui est eu l’idée ni le potentiel de les pomper, ces milliards… Zut alors, j’ai raté le coche ! Ce qui les dégoutent, comme les pauvres même débat, c’est de ne pas pouvoir en profiter également de cette « contrebande », jamais de rendre égalitaire !

      Le Prolétariat & La Bourgeoisie, toujours drôle d’avoir l’heur de participer à la conversation.

  21. Heureux Paul de te voir en forme, et en tenue de marin pêcheur!

    Continues à secouer le cocotier, à expliquer que nous sommes bien en 1788,
    face à non pas, de mon point de vue, la « fin » du capitalisme,
    mais la veille d’affrontements qui ouvrent une alternative:
    démocratie socialiste ou barbarie sociale, politique et écologique.

    Comment résoudre la crise par le haut, autrement que par la barbarie,
    autrement que par une nouvelle avancée de la dictature du capital ?

    C’est là qu’il ne s’agit plus de se contenter de rêver, « doucement » ou même un peu…
    L’interdiction de la spéculation est la moindre des choses.
    Mais distinguer la mauvaise finance, qui ponctionne la bonne,est impossible,
    car capitalisme financier, industriel et commercial sont imbriqués.

    Surtout, le seul projet qui peut rassembler une majorité,
    c’est l’extention de la démocratie à tous les domaines,
    imposer la logique des besoins écologiquement durables de tous
    à la logique des profits croissants pour quelques uns.

    Ensuite, pour que cette majorité soit enfin souveraine, donc gouverne,
    il faut non seulement le nombre, mais la force qui abat l’Etat de la classe des possédants.
    Voilà qui demande organisation, stratégie et capacités tactiques.
    Mais ce n’est pas l’objet du Blog…

    1. @ Charles A.
      La sortie par le haut en limitant la casse vous paraît-elle possible ? Est-il déraisonnable de limiter la casse parce qu’elle serait de toute façon nécessaire et peu contrôlable ? Quelle est votre intuition et quelle action implique-t-elle ?

  22. Bonjour,

    C’est bien d’aller dans des forums en Pologne, d’être invité, de passer a la télé
    de courir a droite a gauche, de galoper, d’être tout le temps en mouvement
    ça a un coté plaisant.

    mais faites un peu attention a vous, vous n’êtes pas une machine Mr Jorion.

    je regarde les télés, les télés il n’y a rien de bon dedans
    de la pub pour de la bouffe, des shampoings, des voitures etc…

    c’est là qu’on s’aperçoit que nous sommes dans un modèle de surconsommation
    et a chaque fois on te repasse ça en boucle
    c’est affolant, du vrai lavage de cerveaux.

    comment voulez vous que la masse réagisse et prennent conscience de quelque chose.
    on peut parler autant qu’on veut ça ne changera rien.

    seule la nécessité les fera réagir.
    mais quand ils prendront conscience, c’est déjà trop tard.
    le chaos est inévitable.

    1. Le pire est que l’on agresse et conditionne les tous petis qui se comportent alors comme leurs parents : vu à la télé, ==> acheter, consommer.
      Que dit Hadopi à ce sujet, rien, pas plus que sur la diffusion sans contrôle parental de scènes de c.. qui peuvent être parfaitement choquantes pour des enfants, voir traumatisantes.
      Mais qui est encore un tant soit peu responsable et attentif à la jeunesse.
      Serait ce parce que les décideurs ne s’occupent que peu de leur progéniture où n’en ont pas ?

    2. C’est que tout est à vendre …ne sous serine-t-on pas sur le marché du travail de savoir  » nous vendre » : ce n’est pas anodin …l’homme-robot n’est qu’une marchandise comme une autre, qui s’assimile (**intériorisation forte, avant même d’avoir « fait ses preuves », construit quelque chose), à ce que la Société veut bien lui décerner, en tant qu’ayant fait telles ou telles études =)
      jusqu’à ce qu’il se révolte enfin, refusant d’être assimilé, d’abord à une poterie Ming, pour certains, puis à un kleenex jetable …( la conjoncture, coco !)
      ** »Il y a quelque chose de pourri au royaume de truanderie » …mais aussi :  » Frères humains qui après nous vivez,N’ayez les cuers contre nous endurcis… »
      L’attaque frontale de la TV pour Bébés – concept états-uniens – ne prouve-t-elle pas que ces vendeurs ont perdu toute mesure ( si, si, ils ont des enfants !) =) avant même que le verbe ne s’élabore =) atteinte directe de l’inconscient …
      allez, après cela, développer une intelligence critique …
      pourquoi les enfants : parce que faut que ça rapporte, coco ! le créneau est porteur …[ la ménagère de 50 ans, une fois qu’on a réussi – y’en a qui résistent ! – à la lifter, siliconer, botoxer, on a vite fait le tour !
      en attendant le projet ré-vo-lu-tion-nai-re de la station de ski pour centenaires ! : ça va rapporter « bonbon » aux assureurs ! slurppp !

  23. @Paul,

    Votre ouverture à l’endroit d’Alain Madelin est un pari raisonnable pour faire cesser les paris sur les fluctuations de prix. Il y a deux sortes de pari : ceux qui portent sur la réalité objective et ceux qui portent sur la réalité subjective. Parier sur la réalité subjective c’est jouer avec soi-même, jouer avec le sens de ses propres paroles, leurrer l’autre avec des engagements qui n’ont pas de sens vrai. Le cas d’école : Goldman Sachs vend des CDO à un prix qui lui permet de faire spéculer l’un de ses fonds sur l’irréalité de ce prix. A. Madelin fait partie de ces hommes politiques qui disent ce qu’ils pensent et pensent ce qu’ils disent. D’accord ou pas d’accord, il m’a toujours semblé que la parole de A. Madelin disait quelque chose.

    S’engager réellement dans ce qu’on dit est la première condition pour mettre fin aux paris sur la réalité subjective. C’est ce qui rend le marché financier utile à produire des prix qui aient un sens. Celui qui s’engage dans sa parole est tenu par la réalité concrète. A l’échéance la vente d’un prix trop élevé oblige le vendeur engagé à fournir la réalité concrètement manquante et l’acheteur d’un prix trop élevé à se délester de plus de monnaie qu’il en aurait dépensé s’il n’avait pas donné sa parole. Engager réellement sa parole est le seul moyen de donner un sens à la monnaie sous-jacente au prix. Je n’ai jamais entendu Madelin contredire cette affirmation.

    Rien ne me paraît opposer le libéralisme d’A. Madelin à l’échange de la parole engagée. Il est donc à parier qu’il ne serait pas en désaccord avec un marché libre qui interdise par lui-même, et donc par la loi qui le régule, les paris sur le prix de paroles non engagées. Si on lui propose une monnaie non nationale définie comme unité de compte d’un marché où ne s’échangent que des promesses couvertes en risque de l’objet physique à terme, je ne vois par quels arguments il pourrait s’y opposer. Si on lui propose de faire garantir la dette publique française, britannique, allemande, espagnole sur ce marché, je ne vois pas non plus comment il pourrait refuser. Un marché transnational du risque de crédit public régulé par une loi européenne commune serait protecteur pour les épargnants et les déposants.

    Si on aime parier alors on ne peut pas parier sur la vérité de son pari. Donc on ne peut pas refuser que le prix parié soit couvert par un garant qui se porte caution du paiement de sa perte si on perd effectivement son pari. On ne peut pas non plus refuser que le pari porte sur une réalité objective vérifiable par le perdant potentiel et le garant du perdant. Donc on ne peut pas non plus refuser une monnaie transnationale émise à proportion des paris garantis ; une monnaie de règlement d’un marché de paris dont on soit sûr que le jeu sous-jacent ne soit pas à somme négative comme au casino (qui se rémunère par la règle du jeu qu’il choisit pour prélever sur les gains des uns qui sont des pertes des autres). Les voies qui permettront de rallier 80% de l’humanité à l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix économiques sont à la fois concrètes et abstraites. A. Madelin pourrait venir par le marché concret. Il faut lui poser la question comme à beaucoup d’autres quelle que soit leur sensibilité politique.

    1. Hhmm.. Pierre.

      Vous argumentez dans le sens où un humain prenant des risques accepterait de façon logique la responsabilité (soit, les conséquences) de ses prises de risques…
      Hors…

      Je sais de quoi je parle ayant vu disparaitre toute responsabilité par la montée de l’hypocrisie depuis de nombreuses années…
      Ainsi que la modification des lois dans ce sens. (d’où le besoin de Justice réclamé dans toute la société)

      L’impunité est la première source de rentabilité.

    2. @Yvan,
      Vous êtes réaliste. Mais la rentabilité nominale a des limites réelles qui seront difficiles à franchir. Et nous sommes parti pour les franchir avec les dettes publiques. Nos sociétés vont se disloquer. Aux Etats-Unis çà va mal. Et en Chine…

    3. « A. Madelin fait partie de ces hommes politiques qui disent ce qu’ils pensent et pensent ce qu’ils disent. D’accord ou pas d’accord, il m’a toujours semblé que la parole de A. Madelin disait quelque chose. »

      ha bon! vraiment? il y aurait tant à dire, mais c’est perdre son temps, être à son tour ce bavard de charme parlant au nom de… dont il se fait meneur oui et puis quoi; soi la dedans. il vous est aimable ? l’ambition ça fascine?
      l’os je préfère l’envoyer à mon chien qui me le rend bien

  24. Bonjour
    Je ne sais pas dans le cadre de quelle théorie des prix cela rentre, mais la dernière fois que je suis allé à la « ville », Bordeaux en l’occurrence, j’ai par curiosité regardé la carte des vins au restaurant du Grand Hôtel de Bordeaux.
    Cela m’a beaucoup amusé de voir le St Emilion, Château XXX (bip-bip), 2000, 1er grand cru classé, à 3250 € la bouteille.

    1. Orangina, quand on porte le pseudo d’une marque de soda gazeux à l’orange, on ne s’offusque pas du prix d’une bouteille de bordeaux ! Selon vous, quel est le prix d’un soda glacé dans le désert de Gobi ?

    2. Ça a beaucoup à voir avec, disons, un parfum nouveau chaque année, prétendument haut de gamme, qu’une grande marque (« maison ») sortirait en édition limitée et réservé à un panel de gros acheteurs spéculateurs triés sur le volet (critères de sélection : dollars ou euros) et qui paye d’avance (18 mois).
      Pas plus pas moins. rien à voir avec une rareté « essentielle » ou l’exception ultra spéculative du marché de l’art. Du marketing international bien fait et vieux de 3 siècles, après 17 siècles de « simple production » production, c’est tout et c’est beaucoup (= 3250 euros le Cheval Blanc, Figeac ou Ausonne).

      Mai le grand précurseur, quasi inventeur, du système moderne ça reste le Baron Philippe de Rotschild à 21 ans en 1924 avec l’invention du concept de « mise en bouteilles à la propriété » pour son « Mouton de Margaux ». Un petit malin ce baron.

      « Premier, je suis,
      Second, je fus,
      Mouton ne change »

    3. Bonjour

      Ah oui ALBIN, mon pseudo ne va pas du tout c’est vrai. Je l’utilise ici où là depuis tellement longtemps que j’en ai oublié qu’il s’agit d’une marque, dans laquelle je n’ai aucun intérêt et donc je me moque éperdument. Je vais trouver quelque chose de plus poétique.

  25. Monsieur Jorion c’est avec beaucoup d’intérêt que je lis depuis pas mal de temps ce que vous écrivez sur « le PRIX » et que j’apprécie beaucoup que vous soyez par cette analyse et comme vous le soulignez vous même « plus marxiste que Marx ». Cette façon d’être me semble être la bonne façon je n’insisterais pas sur ce fait pourtant très important.
    Chacun aura pu aussi remarquer toute l’émotion que vous avez manifestée en évoquant la mémoire de votre père. Je remarque aussi à cette occasion que les nécessités des luttes présentes gomment les vieux antagonismes que vous avez pu éprouver envers l’extrême droite. Vous justifiez de parler avec Madelin dont pourtant toute votre histoire vous sépare par le fait de l’établissement d’un consensus général sur les méfaits des excès de la spéculation et votre attitude n’est pas sans rappeller celle d’un Dieudonné qui partit lui de la haine du racisme s’est pourtant retrouvé dialoguer avec son ennemi d’hier monsieur Lepen. J’èspère que si vous n’y avez pas pensé ce rapprochement ne vous choquera pas.
    Malgré tout et bien que votre nouvelle mansuétude envers Madelin vous fasse le justifier de son goût pour l’Algérie française par le fait de l’exclusion de pays des pieds noirs pauvres. Je vous rappellerais que dans le même cas Albert Camus lui sur cet aspect défendait tout de même le cas d’un état algérien où les francais pourraient résider et que quelques pieds noirs luttaient eux dans le camp du FLN. La pauvreté n’est pas forcément bonne conseillère comme la relative aisance de votre milieu familial ne l’empêchait pas de participer aux misères des mineurs moins défavorisés.
    Je connais fort peu monsieur Madelin mais qu’il fût d’extrême droite ne me le rend pas obligatoirement antipathique. Qu’il ait combattu l’extrême gauche stalinienne ou proche de celle-ci en 68 ne me fait ni chaud ni froid puisque que cette extrême gauche – faut-il le rappeller – était opposée à 68 alors que la jeunesse révoltée elle se battait sur les barricades. Ce qui me le rend encore antipathique c’est plutôt son indécrottable libéralisme.
    Pourquoi d’ailleurs détester ses adversaires qui même si leur cause m’est totalement étrangère peuvent être parfaitement sincères et c’est ce qui compte. Auriez-vous refusé de parler à Balzac ou à Tocqueville sous prétexte que ceux-ci étaient royalistes?..

    1. Le mouvement Occident a eu d’autres heures de gloire, spécialiste des raids très violents de commandos contre les membres des comités anti-fascistes, nés de l’opposition à l’OAS, et des comité Viet-Nam, opposés à l’intervention américaine.

    2. Qu’il ait combattu l’extrême gauche stalinienne ou proche de celle-ci en 68 ne me fait ni chaud ni froid puisque que cette extrême gauche – faut-il le rappeler – était opposée à 68 alors que la jeunesse révoltée elle se battait sur les barricades. Ce qui me le rend encore antipathique c’est plutôt son indécrottable libéralisme.

      Je ne souhaite pas m’étendre sur le reste des opinions ou considérations que vous exprimez par ailleurs, mais là je me permettrais de vous signaler que vous faites un amalgame, ou plutôt une confusion, doublée d’une imprécision qui vous masque l’infinie complexité de la genèse des positionnements politiques et des engagements que vous paraissez avoir à cœur de décrypter sans apriorisme ou préjugés.
      D’abord c’est bien envers les gauchistes, trotskistes ou Mao, que Madelin et ses nervis s’en prenaient prioritairement. sans doute simplement parce que les stals, c’était le PCF et que l’on ne s’attaque pas impunément aux membres d’un parti de cette envergure sans risquer des retours de bâtons au sens propre du terme. Déjà qu’apparemment les gauchos s’étaient bien chargés de son appendice nasal (qu’il a maintenu en l’état d’ailleurs, blessure honorifique facio-centrée ou « croix de guerre » en évidence…). Le PCF ayant fait le jeu des gaullistes en 68 contre les gauchistes, le PSU ou la « jeune gauche » non marxiste, en bon stalinien, on peut considérer qu’il aura été avec ses acolytes visqueux l’idiot utile à la fois des stals du PC et des conservateurs gaullistes et pompidoliens…

      Et justement en parlant de libéraux comme Pompidou (banque Rotschild…), figurez vous que l’ennemi ultime et déclaré du groupe Occident, dans la lignée de la droite classique maurassienne, était bel et bien le libéralisme, sous toute ses formes politiques, économiques, moral, philosophique. Des sortes de néo-cons français et un peu précoces quoi.

    3. François et Vigneron ont raison.
      J’ajouterai au propos fort juste de Paul que Madelin, fils d’ouvrier, n’était que coopté, car ces individus, dans leur écrasante majorité, étaient fils de bourgeois désoeuvrés, étudiants à Sciences Po ou Assas…

    4. Je vais continuer d’être imprécis….. Dans mes reflexions j’ai appliqué à l’extrême- gauche ce qu’elle même applique à l’extrême-droite droite en la désignant globalement comme « faciste ». ou même « nazi ». L’extrême gauche n’aime pas se voir appliqué les amalgames dont elle se régalent envers Lepen.Je comprends que cela vous apparaisse imprécis mais en fait pas tant que ça puisque nous voyons bien qu’aujourd’hui toute cette extrême-gauche marche et vote comme un seul homme.. En 68 par exemple les pro-chinois étaient bien des staliniens stricto-sensus bien que vintages et les trotkyste avaient déjà été si bien ereintés et ringardisés par la critique de « socialisme ou barbarie » et des situationnistes » . C’est dommage que vous ne commentiez pas le phénomène que j’ai mis en relief dans l’attitude de Jorion envers Madelin c’est à dire l’éventuelle contitution informelle d’un front futur antispéculation avec un de ceux qui incarnait ce que la Gauche et son extrême détestaient depuis l’après guerre et à laquelle le fait qu’il ait quitté l’extrême droite apparaissait plutot comme une extrême droitisation de la Droite.

  26. En ce moment même (vendredi, 15h45), le Portugal, l’Irlande et la Grèce agonisent.

    Les investisseurs internationaux n’ont plus aucune confiance dans la capacité de ces trois Etats de rembourser leurs dettes.

    Depuis le 10 mai 2010, la Banque Centrale Européenne rachète des milliards d’euros de dettes souveraines du Portugal, de l’Irlande et de la Grèce, pour tenter de faire baisser les taux d’intérêt de ces trois Etats : malheureusement, cette tentative désespérée échoue.

    Depuis le 10 mai 2010, ces trois Etats empruntent à des taux d’intérêt de plus en plus exorbitants.

    Depuis le 10 mai 2010, les taux d’intérêt de ces trois Etats ne cessent de monter : les graphiques suivants sont terrifiants :

    Si le Portugal lançait un emprunt à 10 ans, il devrait payer un taux d’intérêt de 6,078 % !

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND

    Si l’Irlande lançait un emprunt à 10 ans, elle devrait payer un taux d’intérêt de 6,303 % !

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB10YR:IND

    Si la Grèce lançait un emprunt à 10 ans, elle devrait payer un taux d’intérêt de 11,550 % !

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND

    1. Méchante courbe pour les 3. Mais pour l’Irlande, c’est même plus une méchante courbe, c’est une flèche vers le ciel… Allez, hop, plan de secours dans la semaine…

  27. Alors vous n’avez pas connu un restaurant de la Place Jeanne d’Arc, à Rouen, dont le premier prix de menu était à 150 Euros.
    Fermé depuis 5 ans… Mais je ne regrette pas d’y être allé. (Cuisine d’exception)

    Ce que vous devez savoir est que très peu de gens ont du goût. En plus des moyens.
    Et le secteur de la bonne bouffe ainsi que du bien boire navigue allègrement là-dessus.

    Du moment que ça coûte cher, c’est forcément « bon », comme pense 95% de la population.
    Et c’est là que deux évidences vous saute aux yeux :
    – le prix ne dépend parfois que de la « réputation » (commerciale)
    – le péquin moyen ne sait pas ce qu’il achète. (mais tout est fait pour qu’il ne le sache pas)

    Pour remettre les choses à leur place, je cuisine une omelette toute simple (enfin… presque) qui est connue pour plaire à chaque personne l’ayant goutée. Et je ne suis pas cuisinier, loin de là.
    Et je connaissais ce restaurant pour m’y être fait invité après une négociation commerciale « serrée »… Par un responsable honnête qui visait une relation commerciale à long terme. Confiance oblige.

  28. Une note optimiste pour la fin de semaine : ça aurait pu être pire :
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/09/17/la-pauvrete-a-fortement-augmente-aux-etats-unis-en-2009-notamment-chez-les-noirs-et-les-hispaniques_1412480_3234.html
    « Point de vue résumé ainsi par l’analyste David Leonhardt sur son blog « Economix » du New York Times : « Aussi laid que puisse paraître ce rapport, il aurait pu être bien pire. » »

    Ils sont donc sauvés.

  29. Bonjour,

    Tout d’abord je vous souhaite de vous reposer car après tout, la retraite est aussi faite pour ça n’est ce pas ? 🙂

    Aussi, je suppose que vous (paul mais aussi d’autres lecteurs) travaillez beaucoup sur l’ordinateur. On croit ne pas être fatigué mais il faut faire attention car comme toute activité intensive, ca comporte des risques…
    Essayer de ne pas passer plus de 2heures devant l’écran en faisant des pauses (au moins 20 minutes…)
    Vous trouverez rapidement des conseils pour lutter contre ces maux sur internet (Ecran perpendiculaire à une fenêtre, ecran à la hauteur des yeux…)
    Aussi pour la nuit, je peux vous conseiller le logiciel F.lux qui modifie la couleur de l’écran en fonction de l’heure de la journée. La nuit, il devient un peu plus « rose », la lumière de l’écran est donc moins violente…

    Voilà, ce sont des petits trucs mais c’est important pour ceux qui, comme moi, en raison de mes études, travaillent beaucoup sur l’ordinateur.
    Bon week-end à vous

  30. ça me fait penser a ça

    la Tour de Babel

     » Tout le monde se servait d’une même langue et des mêmes mots. Comme les hommes se déplaçaient à l’Orient, ils trouvèrent une vallée au pays de Shinéar et ils s’y établirent. Ils se dirent l’un à l’autre : « Allons ! Faisons des briques et cuisons-les au feu ! » La brique leur servit de pierre et le bitume leur servit de mortier. Ils dirent : « Allons ! Bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet pénètre les cieux ! Faisons-nous un nom et ne soyons pas dispersés sur toute la terre ! »

    Dieu descendit pour voir la ville et la tour que les hommes avaient bâties. Et Dieu dit : « Voici que tous font un seul peuple et parlent une seule langue, et tel est le début de leurs entreprises ! Maintenant, aucun dessein ne sera irréalisable pour eux. Allons ! Descendons ! Et là, confondons leur langage pour qu’ils ne s’entendent plus les uns les autres. » Dieu les dispersa de là sur toute la face de la terre et ils cessèrent de bâtir la ville. Aussi la nomma-t-on Babel, car c’est là que Dieu confondit le langage de tous les habitants de la terre et c’est là qu’il les dispersa sur toute la face de la terre. »

    1. @Caprisonne : je ne connaissais pas l’histoire, seulement son interprétation triviale. Avec ces détails, elle se présente comme l’explication de la multiplicité des langues et, ce qui est une profonde intuition, l

    2. …et, ce qui est une profonde intuition, disais-je avant d’être interrompu par un « raccourci clavier », de la dispersion concomitante des habitats. Rien à avoir, donc, avec l’interprétation bien connue, sinon qu’elle sert de prétexte.

    3. « Et Dieu dit : « Voici que tous font un seul peuple et parlent une seule langue, et tel est le début de leurs entreprises ! MAINTENANT AUCUN DESSEIN NE SERA IRREALISABLE POUR EUX. Allons ! Descendons ! Et…. »

      Mais de quoi et pourquoi Dieu a-t-il peur ?

    4. …oui, de quoi dieu avait peur ?

      ben…qu’on lui pique sa place, non ?

      Et il inventa le concept  » diviser pour régner « , en déposa le brevet et depuis vit fort bien de ses rentes.

    5. @louise: Dieu est créé à l’image du Père. Son image évolue au cours de l’histoire selon la conception que l’on se fait du Père (un despote, un despote éclairé, un papa gâteau, un type un peu perdu, etc).

  31. Pour ceux qui n’auraient pas tout compris de mon questionnement:

    D’abord, je suis en faveur d’une formule claire, précise et réalisable facilement, dans n’importe quel pays, indépendamment des autres: L’émission d’une loi qui plafonnerait le niveau de richesse personnelle sur un curseur de décence, pour la raison d’évidence qu’au delà de ce seuil, toute possession ne peut résulter que du travail d’autrui. Donc d’un vol manifeste.

    L’interdiction des paris sur les fluctuations de prix, que l’on parle des CDS nus ou autre plaisanterie, ne répond en rien à cette problématique. Fermer la bourse y répond en toute petite partie.

    Bien que, pour des raisons de personnelles de survie, mon argent soit, de fait, en grande partie utilisé sur de la spéculation pure (cet adjectif me fait toujours rire), je suis d’accord avec la proposition de Lordon de fermer la bourse, bien que ce ne soit pas dans mon intérêt propre (ou sale,… comme on veut). A l’heure de ma retraite, j’avais l’intention de cultiver du haschich et de vivre honnêtement de ma culture. Interdit: Illégal. J’ai donc choisi une activité criminelle mais légale.

    Pour l’heure, il demeure que l’interdiction « Jorion » n’a pas de contenu et que, n’étant pas compréhensible, elle ne peut en aucun cas emporter une majorité. Interdire ceci ou cela à une finance fuyante et à l’inventivité sans limites, ne peut avoir aucun effet. Nous l’avons vu et vérifié avec les interdictions françaises et allemandes sur les financières: Ne touchant en rien la cause, elles sont sans autre effet que celui d’une diversion médiatique.

    A ce titre, c’est l’industrie financière dans son intégralité qu’il faudrait interdire. Une bonne question pour le « dîner de con » auquel Paul ne manquera pas de m’inviter 🙂 serait de demander pour quelle raison une grande entreprise de vingt ans d’âge ne peut démarrer une production sans premièrement rechercher des « fonds », alors que la toute première production de toute société est, justement… de l’argent.

    Réponse de Paul: Parce que les directeurs et les actionnaires épongent les bénéfices en continu. Soit. Et de cette évidence, il n’y aurait aucune conclusion logique à tirer ?!

    1. Si les actionnaires et leurs larbins gavés et décorés de dirigeants d’entreprise épongent les bénéfices au détriment des salaires et des investissements, c’est bien parce que l’actionnariat institutionnel comme privé (Betov?) ne crachent pas sur les Return on Equity de 15, 20 % ou plus. Et bien pire les exigent, ou exigeaient, puisque certains secteurs miraculeux pouvaient les offrir. Et ce secteur c’est celui de la finance, de la banque, de la spéculation tout azimut.

      Et qu’est-ce qui permettait d’avancer de tels taux de rentabilité – non généralisables évidemment – et de déstabiliser le marché des capitaux et l’investissement si ce n’est l’immense réservoir de plus-values et de profits offerts par l’explosion de la « technologie » et de l’offre financière dans l’activité casinotière dérégulée des paris sur les variations de prix?

      Regardez les chiffres, tant du flux que du stock de capitaux qui se concentrent sur ces jean-foutreries! C’est pas assez parlant? Ce n’est pas juste revenir à un régime de croisière de banque triste et mornes et d’industries fordiennes, tout cela est aussi révolu. C’est foutre cul par dessus tête tout le bazar! Piquer le clébard garde-manger à une armée de tique! Foutre un bordel monstre!

      PS :Et je vous avouerais aussi que je fus moi aussi longtemps plus que circonspect sur une réforme que je ne voulus voir longtemps que comme la « mesurette à Popaul »… 😉

      A part ça, c’est vrai que je trouve qu’on parle pas assez de fiscalité ici. Alors que l’ennemi ne pense qu’à ça !

      Comment ça v’AXA ? 🙂

    2. « A l’heure de ma retraite, j’avais l’intention de cultiver du haschich et de vivre honnêtement de ma culture. Interdit: Illégal. J’ai donc choisi une activité criminelle mais légale. »

      La culture du haschich n’aurait pas été honnête. Je ne dis pas ça parce que je suis contre le haschich (je ne le suis pas), juste parce que cela aurait été là aussi une activité spéculative. La culture du haschich ne peut rapporter assez que si le commerce lié au haschich est interdite. Il s’agissait donc pour vous de faire un gain facile en profitant du système, sans quoi vous seriez à cultiver des tomates (c’est légal).

      Vous étiez donc dans les deux cas uniquement intéressé par le gain facile. Intéressant.

    3. A la relecture, j’ai l’air d’accuser comme ça, je précise donc que je suis le même que Betov. 🙂
      C’est bien pourquoi je pense qu’une interdiction de la spéculation est nécessaire. La nature humaine est faible et les bonnes lois ne peuvent que l’aider à surmonter ces faiblesses.

  32. Paul, tournez vos yeux sur l’insouciance de votre fils, « où la belle clarté d’en haut »

    « Mais toujours ce maudit cachot
    Ce trou de mur, ce recoin d’ombres
    Où la belle clarté d’en haut
    Vient mourir dans ces vitraux sombres!
    Ce tas de volumes poudreux,
    Vermoulus […]!
    Poussière également, sur ces hautes murailles,
    Ces casiers obscurs surchargés d’instruments,
    Ces livres, comme si depuis déjà longtemps
    Les mites n’avaient pas rongé ces antiquailles
    Et quand je les lirais ces volumes poudreux
    Que saurais-je en fermant le dernier sur ma table:
    (Que l’homme de tout temps a vécu misérable »
    Goethe, Faust

    .

  33. Paul, les » underdogs », c’est aujourd’hui la jeunesse. Cette jeunesse surdiplomée ou pas ,qui va de stages en CDD, de CDD en petits boulots. Cette jeunesse voit son avenir s’épuiser alors que certaines générations précédentes se sont endettées à leur détriment . Ces jeunes sont lucides.Ils savent que les fautifs sont tous ces gouvernements européens et pas les banquiers qui ne servent que de révélateurs.La prise de conscience de l’interdiction des paris sur les prix sera générationnelle !
    Par ailleurs , reposez-vous au sens de Montaigne , embarquez et racontez nous lors d’un prochain vendredi votre rencontre avec les marsouins au large de l’ile de Groix, le virage sur l’aile des puffins au ras des vagues de houle, l’apparition du fou de bassan en vol au milieu de nulle part dans la grosse mer .

  34. Paul, gardien de phare est toujours à son poste.

    Vous avez complètement raison dans votre approche « politique ». Il faut parler à tous (dans le mesure d’une relative sincérité et considération de l’interlocuteur). Celà nécessite l’opiniâtreté et constance, réflexions poussées, disponibilité mais aussi siestes salutaires pour recharger les batteries.

    Nous sommes accrocs à votre blog, notre addiction est bien facile, il ne faut pas que l’on vous emprisonne avec notre attente. Un peu de frugalité decroissantiste ne nous fait pas de mal.
    Vous avez le droit de faire l’impasse le vendredi aussi (on sait jamais je dis ça pour une prochaine fois).

    Au sujet du HFT dans les Echos hier une chroniqueuse plaidait pour leur interdiction. Je me souviens avoir lu une opinion similaire dans le Financial Times mi-août.

  35. C’est admirable, c’est remarquable, c’est honorable, chacun à leur manière ils tentèrent bien jusqu’au bout de changer le déroulement des choses, et cela quelque soit l’origine de leur propre histoire personnelle,

    Mais hélas l’orgueil de nos Elites, de nos Banquiers, de nos Politiciens, de nos Partis, de nos Médias, de nos Maîtres, de nos Financiers, du Marché, de nos Idéologies, du Monde était devenu hélas si grand que plus nul sur terre ne fut bientôt en mesure de stopper le déroulement des choses comme aux yeux d’ailleurs d’un très grand nombre d’enfants pressentant beaucoup cela dans leur coeur comme leur esprit.

    Jérémie bien sur tenta jusqu’au bout d’alerter le monde, mais hélas sa très grande pauvreté
    de vocabulaire ne le permit pas mieux de se faire comprendre, surtout que l’orgueil du monde engendra toujours un plus grand aveuglement de plus de l’homme, pourquoi tant de sourds ?

    Qui donc de nos jours préfère encore suivre la voie de la raison, personne bien évidemment si peut-être encore une toute petite minorité d’hommes et de femmes içi ou là, mais cela suffira-t-il vraiment par rapport au plus grand nombre ?

    Parole de Jérémie et sur le temps qu’il faisait en ce temps là sur terre,

    1. Il y a les prophètes et les pro-fêtes…
      Lire ;Le Cantique de l’apocalypse joyeuse …
      Pardonne-moi si je t’ai offensé!
      Piotr

    2. En général quelqu’un qui arrive à me faire rire, n’offense aucunement mes petits pieds je dirais même qu’il se rachète davantage à mes yeux, mais ne me suit pas trop à la trace quand même Piotr vu que je ne me promène pas tous les jours sur le blog, tu risquerais alors de te faire passer pour mon premier caniche renifleur, tu sais comme beaucoup d’autres en politique rater l’essentiel des commentaires sur la crise.

    1. Jouer comme des enfants avec le feu.
      Libérer des énergies colossales.
      Toujours dans le but de jouer et se chauffer un peu, pas plus.
      Immense serpent froid de l’univers.
      La lumière et le rayonnement pour lutter sur l’envahissante obscurité.
      L’homme brasse son noir intérieur, il rumine.
      Lequel rappelle le noir invincible de la condition humaine.
      Lui, l’autre, qui n’est pas très joueur, sauf qu’il est le grand gagnant.
      Nous, les mauvais perdant on compte…………Le temps d’une vie misérable.
      Et la Parole de guerre lasse, broie,
      pour réduire tout en poussière, je crois.

    2. Un grand merci pour m’avoir indiquer ce très bon docu. Quelle immerssion fantastique dans le monde mystérieux de l’hyper technologie. Arte est vraiment une perle.

      Je ne peux m’empêcher de mettre cela en rapport avec ceci:
      http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/08/25/le-personnel-du-cern-proteste-contre-des-coupures-budgetaires_1402636_3244.html

      Je demande donc que l’on ponctionne de manière conséquente mon salaire pour investir dans le futur (attention j’ai la chance de toucher un salaire moyen). La fusion permettra peut-être de nous sortir de l ‘energy mess’ dans lequel nous nous sommes mis mais à quel horizon … 2060 ?
      Il faut donc tout autant investir dans cette direction que dans toutes les autres au risque de s’éparpiller … Quel dilemme !

      The energy mess
      http://petrole.blog.lemonde.fr/2010/09/15/entretien-avec-robert-l-hirsch-12/
      http://petrole.blog.lemonde.fr/2010/09/16/entretien-avec-robert-l-hirsch-22/

    3. Imaginer vous une quantité d’énergie aussi abondante à la disposition d’hommes si peu responsabilisés et n’ayant pas la sagesse nécessaire pour la gérer convenablement!
      On court droit à la catastrophe.
      Tesla L’avait compris.

    4. Merci Peak pour le lien, c’est bien ce que je pense la fusion et la fission ne seront pas relancée, elle n’ont pas un rendement financier à 2 chiffres.
      Dans les années soixante, le nuc n’aurait jamais pu voir le jour sans une epolitique keynèssienne.
      Les PV et les éoliennes bien, jusqu’à ce qu’ils aient encore des acheteurs solvables.

  36. A propos de Madelin, dont on parle beaucoup ci-dessus, mon opinion est qu’il est vain de chercher à le convaincre du bien fondé de l’interdiction des paris sur les fluctuations de prix. Il est trop libéral pour ça, alors que cet interdit vise le bien commun, à l’instar des systèmes collectivistes comme le communisme ou le socialisme. (Des mots qui ont sur lui l’effet d’un crucifix sur un vampire.) Interdire la spéculation est un choix typiquement anti-libéral. Insupportable pour un militant comme Madelin.

    Cela dit, il est vrai qu’il fait de « la politique civilisée », puisqu’il a politiquement rompu avec l’extrême droite. Mais bon, si les fachos venaient à occuper l’Elysée, je doute qu’on l’entende s’en plaindre…

    1. On sait, au moins depuis le livre de Pierre Péan, que François Mitterrand fut dans sa jeunesse proche de certains milieux d’« extrême-droite » (comme la Cagoule). Cela n’avait rien d’extraordinaire. C’était même assez classique à l’époque chez des jeunes de « bonne famille » (la droite catholique conservatrice) comme lui. Ainsi le futur psychanalyste Jacques Lacan, qui venait du-même milieu social, fréquenta dans ses années étudiantes, si l’on en croit E. Roudinesco, à la fois les cercles surréalistes et ceux de l’Action Française. Il admirait notamment l’écriture de Maurras.

      Faudrait-il pour autant ne voir en Mitterrand comme en Lacan que des « anciens » d’extrême-droite, ainsi marqués par une tache indélébile, quels que soient leurs engagements politiques ou intellectuels ultérieurs ? Et pourquoi cette ancienneté-là serait-elle plus indélébile que d’autres ? Beaucoup d’intellectuels des générations de l’après-guerre ont soutenu des régimes d’extrême-gauche qui, après tout, furent bien plus criminels et sanglants que l’Action Française ou Occident, et pourtant on ne leur cherche pas autant de poux. J’en connais qui se sont aujourd’hui bien rangés des barricades, mais qui, vers 1975 encore, niaient, contre toute évidence, les massacres de la Révolution culturelle chinoise ! D’autres (ils sont nombreux) ont attendu Soljenitsyne et l’Archipel du Goulag pour ouvrir les yeux sur l’URSS et le stalinisme… Ça n’est guère mieux que Madelin, même si, pour les milieux intellectuels, ça fait généralement moins tache.

      Tout ceci pour dire que l’on ne peut voir seulement en Madelin ou en Devedjian des anciens d’Occident. C’est là, je trouve, une manière assez faible et pas très loyale de les disqualifier comme adversaires, politiques ou intellectuels. On ne veut plus voir dans l’autre que ce qu’il a été ! Or la vraie question n’est pas ce qu’a été Madelin. La vraie question c’est ce qu’il défend aujourd’hui. C’est sur ce terrain- là qu’il faut engager le débat avec lui.

    2. @Jean-Michel : « Tout ceci pour dire que l’on ne peut voir seulement en Madelin ou en Devedjian des anciens d’Occident. C’est là, je trouve, une manière assez faible et pas très loyale de les disqualifier comme adversaires, politiques ou intellectuels. » : certes, ils ne sont pas que les fondateurs d’Occident ; certes, ils ont rompu avec l’extrême droite, mais je maintiens mordicus ma conclusion, au demeurant confirmée par Wikipedia : « Pour l’hebdomadaire d’extrême droite Minute, Alain Madelin, Gérard Longuet et Hubert Bassot, sont les nouveaux élus « d’extrême droite par majorité interposée ».

    3. A force d’en parler on a fini par se convaincre qu’il n’y avait de choix qu’entre libéral et anti et qu’il ne nous appartenait pas. De là s’est logiquement imposée l’idée que la production/consommation était centrale et incontournable, et que seule la répartition de la richesse qu’elles induisent méritait d’être discutée.

      C’est un peu comme le une-deux à l’armée ! Droite-gauche, droite-gauche…à force on s’y fait, on s’habitue, on finit par ne plus y penser…et on finit par buter des types sans avoir même la volonté de s’y opposer…ou on finit par travailler toute sa vie parce que c’est comme ça.

    4. @Jean Michel

      Désolé, mais M Madelin, c’est toujours l’extrême-droite.
      Qu’il ait troqué Maurras pour Hayeck et Occident pour le Mont Pèlerin ou l’Ordre moral et philosophique pour l’Ordre naturel économique de marché ne change rien à l’affaire.
      Rendez-vous compte qu’il n’a pu rester que 6 mois ministre du budget de Chirac en 95 avant de démissionner ! Si ça vaut pas une médaille de droitisme radical et d’incorruptibilité ultra-lib, je veux bien devenir Eric Woerth !

    5. Et moi aussi j’apprécie « l’écriture » ou les articles assassins de Maurras. Ça fait pas de moi un compagnon de route de la vieille droite réactionnaire française !

    6. Dans une biographie signée par Marie-Ange Michelet et publiée sur le site Internet d’Alain Madelin, on peut lire ceci, qui lui est attribué  :

      Le communisme était pour moi le totalitarisme de ma génération, explique Madelin. Les goulags, les grandes répressions, les procès staliniens et tout un système fondé sur le mensonge, voilà ce que je voulais combattre. Cela ne m’a jamais empêché de côtoyer des militants communistes, modestes ouvriers amis de ma famille, vendeurs de l’Humanité-dimanche et d’estimer leur sincérité. Mais cela m’a conduit aussi à un anticommunisme militant, extrême et passionné, qui a accompagné une bonne partie de ma vie d’étudiant. Et comme à ce moment-là, la France de l’anticommunisme était marginalisée, nous avons été systématiquement confinés à l’extrême–droite. En face, ils étaient pour Mao et Pol Pot, pour les Gardes rouges et pour les Khmers rouges. Je ne regrette pas de ne pas avoir choisi ce camp-là.

      La formule contournée de la fin paraît toute trouvée pour signifier qu’il ne renie rien de son engagement passé, sans le dire explicitement.

    7. On ne devrait pas toujours réduire la vie d’un homme à son passé, car si ça se trouve cet homme n’est plus trop dans le même état d’esprit influencé qu’hier, surtout quand on sait que la politique les déforme beaucoup hélas à l’égard de leurs concitoyens.

      Je n’aimerais pas en effet qu’un jour on puisse toujours me juger sur mon passé, à vrai dire la plupart des êtres préférent avant tout juger, c’est plus facile, commode, c’est le mode utomatique, car cela nous évite toujours de mieux revenir sur les propres jugements qu’on aurait pu avoir sur tel ou telle personne dans telle ou telle émotion forte.

      Quand j’étais plus jeune j’avais une bonne estime sur Madelin, mais il est vrai que depuis j’ai pas mal rencontré de marchands de sommeil dans la société, et donc depuis ces idées de commerce et de libeerté ne m’intéressent plus trop, en plus je n’ai jamais su coller des affiches pour les autres, un jour peut-être la plupart des gens colleront des affiches pour moi, lorsque je serais plus là, allez votez donc tous pour Jérémie 1er lui au moins il ne recherchera pas continuellement à vous tromper, vous savez à vivre davantage aux frais de la princesse comme des autres dans leur modeste condition de vie.

      Dommage quand même que tous ces intellects modernes ne puissent pas mieux faire …

  37. M.Jorion ,
    « La santé » : Bien sur prenez soin de la votre mais vous savez bien que , même en vacances ,
    le coeur continue de battre et les neurones de faire leur travail en cachette.
    « Le Prix » :On va surement se précipiter sur ce bouquin (moi en tous cas) . Des « poissons sur la plage » aux « salles de marché « , si vous avez fait une découverte majeure , j’espère qu’elle ne sera pas traduite en : algorithmes par les requins de tout bord.
     » Madelin  » : Je suis très touché par votre « amour du prochain »…Un Dominicain n’aurait pas fait mieux!
    Je vous préfère en Jésuite
    Merci de tout coeur

    1. On ne recherche jamais assez à comprendre le point de vue de l’autre, c’est pour ça d’ailleurs que le monde change si peu avec autant de libéraux, de socialistes, de capitalistes et de communistes à la fois dans le monde des estomacs comme des mêmes pensées actuelles.

      Enfin il faut bien que le monde s’identifie bien à quelque chose jusqu’au bout pour mieux faire le bien de l’homme avant l’autre, au final je me demande qui l’emportera sans doute le premier à avoir le mieux défendu sa propre étiquette ou marque dans l’esprit des êtres.

      La fin des idéologies modernes mon oeil oui, j’ai déjà beaucoup de mal à me maîtriser moi-même, la preuve je recommence déja à nuire à la bonne tenue intellectuelle du blog au sujet du monde de la finance, comment voulez-vous alors que les choses changent avec de pareilles personnes.

  38. Bourgeois bohème
    Le bourgeois et le citoyen ne parlent pas d’une même voix.
    Je voulais témoigner d’une conversation. Alors que nous causions avec C. à propos d’un dossier (critique) sur la retraite par capitalisation que j’ai passé une semaine à constituer à l’intention de ceux que je cherche à sensibiliser à la Cause, et alors que nous parlions d’épargne retraite, C. m’a demandé ce que je savais en matière d’épargne (qui moi ?) parce que son copain cherchait à placer son argent sans trop savoir où pour le faire fructifier en attendant d’acheter un appartement et si j’avais entendu parler des PEA. (mouah en conseiller financier- déjà que je n’ai jamais su faire les divisions à virgules). Bon, grand moment de solitude. Oui mais non, là je ne te cause pas pour te donner des conseils en placements financiers. Sortez les avirons. Mon problème à cet instant précis c’est que je parle à des bobos, des bobos qui achètent commerce équitable, soutiennent des causes humanitaires, possèdent de jolies statuettes de leurs nombreux voyages couleurs du monde –départ demain 300 euros semaine, voyage, piscine et marché artisanal compris- parlent bien et paient leur abonnement au Canard mais ont subitement un coup de fil à passer quand on aborde la question du capitalisme. Quand bourgeois et bohème sont un dans le même bateau, pince-moi je rêve vite une menthe à l’eau avant que je tombe de ma chaise. Comment s’y prend-on, vrai, pour qu’il y ait prise de conscience ?

    Souquons ferme les gars souquons ferme, on n’est pas sortis de l’auberge.

    Alors, au bourgeois bohème je dédie ce poème : sur un air de Boby Lapointe (Léna)

    A toi le petit bourgeois bohème « ème»
    A toi j’veux dédi-er ce poème « ème »
    J’suis pas poète mais j’vais essayer quand même « ème »
    Ah faut-il que faut-il que je…faut-il que je…
    Dès aujourd’hui pour m’attaquer aux anathèmes « ème »
    J’me suis levée dès le petit matin blême « ème »
    Se lever tôt, pour moi qui en suis restée aux math élem’
    Ah ! Faut-il que je…faut-il que je…faut-il que je
    Oui !

    Bourgeois bourgeois bourgeois bohème
    Bourgeois bohème
    Bourgeois joie joie joie joie !

    Pour m’inspirer j’me suis penchée sur les OPCVM « ème »
    Crois-tu que je l’ai fait pour ta mine à la crème « ème »
    Ah faut-il que faut-il que je faut-il que je !
    Ma Mie c’était pour qu’tu comprenn’ el’stratagème « ème » !
    Pas pour assaisonner ton portefeuille au sel gemme « ème » !
    L’salaire des autres ma mie ne doit pas êt’ réduit au centième !
    Ah faut-il que faut-il que je faut-il que je !
    Oui !
    De lire Jorion tu devrais essayer quand même « ème »
    Les stock-options vois ça nous fait le teint blême « ème »
    Jorion c’est long ma foi je le lis quand même « ème »
    C’est malheureux que t’en fasse pas ton poème « ème »
    Ah faut-il que faut-il que je faut-il que je !
    Oui !

    Bourgeois bourgeois bourgeois bohème
    Bourgeois bohème
    Bourgeois joie joie joie joie !

    Faut-il qu’on s’aime si peu pour évacuer ces problèmes « ème »
    Les dissimuler sous des chrysanthèmes « ème »
    Des enterrements de ceux qui meurent à la peine « haine »
    Ah faut-il que faut-il que je faut-il que je !
    Oui !
    Que je te dédie ce poème « ème »
    C’est pas l’ banquier qui nous f’rait des trucs avec des rimes en « ème »
    Faudrait-il que ? Faudrait-il que ? Faudrait-il que ?
    Oui !

    —————————————-
    La retraite par….capitalisatiooons !
    http://www.disneyvillains.net/images/jafar_king.jpg

    Désenvoûtons-nous…

    1. « …mais ont subitement un coup de fil à passer quand on aborde la question du capitalisme. »

      Tellement drôle, tellement vrai.
      En famille, comme en société, je fais passer un SMS pour un SOS.
      Le plus sale quart d’heure d’une vie.

    2. Tu sais octobre, j’en rigole comme ça, je fais des pirouettes,
      un peu de poésie, un peu d’impertinence, mais au fond j’ai un putain de spleen.

      Je suis en train de perdre mes amis les uns après les autres avec ces histoires, j’essaie de leur faire prendre conscience du fossé qui se creuse entre nous un peu plus chaque jour, que ce qui nous éloigne le plus, ce ne sont pas les divergences d’opinion, ce qui nous éloigne le plus ce sont nos conditions de vie, nos moyens de subsistance et que pour quelqu’un qui n’a rien comme moi ou si peu, il ne reste que les préoccupations communes de bien commun. Ce ne sont pas de mauvais bougres, mais ils n’ont pas de culture citoyenne, collective, ils sont cantonnés aux seules frontières de leurs famille, tout au plus d’un ami comme moi à qui ils pourront communiquer quelques compassions charitable, j’emmerde la charité, ou cantonné à leur groupes de philatélie moderne façon le dernier concert bidule, le dernier festival machin, leurs cours de poterie, les leçons de guitare du petit dernier. Je comprends vraiment pas ça.
      Je peux le concevoir de gens qui promeuvent des valeurs libérale du chacun pour sa gueule et dieu pour tous, mais je peux pas me résoudre à l’idée que la société de consommation a complètement laminé écrabouillé la conscience collective.

      Voici le contenu laconique d’un « ami » à qui j’ai osé dire qu’il n’était pas que père de famille, et à qui j’ai osé dire, parce qu’il est prof, que faire des cours sur la République aux élèves, si c’était pour soi-même se désintéresser des causes communes, et à qui j’ai osé dire que j’avais besoin de partager autre chose avec lui que ses préoccupations de déco, de choix des activités des petits (ce que je fais pourtant aussi), que ses préoccupations de propriétaire qui retape sa maison pour la revendre et faire une plus-value suffisamment confortable pour en acheter une autre, à qui j’ai osé dire que je n’avais pas tout ça, mais que ce que j’avais à partager moi avec lui c’était ces préoccupations dont nous causons ici, et que c’était non seulement mon seul horizon, mais en plus le seul horizon de tas de gens et de plus de gens au fur et à mesure que les politiques actuelles nous enterrent les uns après les autres.

      C’est trop dur.

      J’aimerais bien qu’on relaie ça, ce fossé intime qui se creuse entre les gens, au sein même des familles, jusque dans les amitiés, et ce qu’ils nous en coûte à nous en terme de vie sociale, nous qui nous impliquons non seulement du point de vue de nos idées de nos réflexions, mais mettons aussi en jeu nos équilibres familiaux et amicaux.

      Et je ne suis pourtant pas une fanatique, je suis au contraire quelqu’un d’assez curieux et d’assez ouvert d’esprit pour au moins chercher à comprendre et chercher des solutions. Sans quoi je ne serais pas ici.

      C’est trop dur.

      Ah oui j’avais oublié la réponse laconique:

      « me consacrer à ma famille, à mes élèves et quelques autres passions me suffisent. Je te laisse juger … Je n’ai rien à offrir de plus.. »

      Vous avez bien lu?
      Il nous laisse juger les gars, il nous laisse juger….

    3. @gueule d’atmosphère

      Les amis qu’on perd c’est un poids qui s’allège à vos chevilles.

      Trions ! Trions ! Jusqu’à ce qu’il ne reste que des ailes à nos chevilles !

      Pour nos pôôôvres bobos, l’heure est pathétique. Ils n’arrivent même plus à justifier l’ombre de leur distinction pré-fabriquée. Ils sont liquéfiés. Retour piteux à la soupe originelle… Sans originalité aucune. Retour au pays ! Des bobos devenus « boroms » ! 🙂

    4. Il n’y a rien à faire avec ces individus. Vous perdez votre temps avec des « bobos » qui se contente d’exister, ils sont lourds et suffisants. N’importe qu’elle vache dans les près sait faire ça, exister, brouter, ruminer, bouser. Il s’agit de voir beaucoup plus loin que le bout de son nez : Vivre, défendre ses idées, résister, avoir de l’enthousiasme, respirer autant que possible cet air qui nous vient du grand large. Il me semble que vous êtes de ceux-là. Non, franchement, laissez tomber la secte des lèche-culs.

  39. Paul,

    à propos d’Alain Madelin, vous êtes en train de nous expliquer si je ne m’abuse, qu’il existe de « bonnes raisons de faire de mauvais choix ». J’ai beaucoup de mal à concevoir une telle chose, bien que j’en comprenne parfaitement l’enjeu.

  40. Paul Jorion est inspiré…

    … Cela vous paraîtra étonnant que Jésus se serve d’une parabole terriblement réaliste pour montrer à quel point la lucidité et une sainte obstination sont nécessaires dans la recherche du Bien ! Un intendant malhonnête renonce à ses avantages matériels à court terme pour assurer son avenir à plus long terme : voilà le bon calcul !
    EVANGILE – Luc 16, 1-13
    1 Jésus racontait à ses disciples cette parabole :
    « Un homme riche avait un gérant
    qui lui fut dénoncé parce qu’il gaspillait ses biens.
    2 Il le convoqua et lui dit :
    Qu’est-ce que j’entends dire de toi ?
    Rends-moi les comptes de ta gestion,
    car désormais tu ne pourras plus gérer mes affaires.
    3 Le gérant pensa :
    Que vais-je faire,
    puisque mon maître me retire la gérance ?
    Travailler la terre ? Je n’ai pas la force.
    Mendier ? J’aurais honte.
    4 Je sais ce que je vais faire,
    pour qu’une fois renvoyé de ma gérance,
    je trouve des gens pour m’accueillir.
    5 Il fit alors venir, un par un,
    ceux qui avaient des dettes envers son maître.
    Il demanda au premier : Combien dois-tu à mon maître ?
    6 – Cent barils d’huile.
    Le gérant lui dit :
    Voici ton reçu ; vite, assieds-toi et écris cinquante.
    7 Puis il demanda à un autre :
    Et toi, combien dois-tu ? – Cent sacs de blé.
    Le gérant lui dit :
    Voici ton reçu, écris quatre-vingts.
    8 Ce gérant trompeur, le maître fit son éloge :
    effectivement, il s’était montré habile,
    car les fils de ce monde sont plus habiles entre eux
    que les fils de la lumière.
    9 Eh bien moi, je vous le dis :
    Faites-vous des amis avec l’Argent trompeur,
    afin que, le jour où il ne sera plus là,
    ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles.
    10 Celui qui est digne de confiance dans une toute petite affaire
    est digne de confiance aussi dans une grande.
    Celui qui est trompeur dans une petite affaire
    est trompeur aussi dans une grande.
    11 Si vous n’avez pas été dignes de confiance
    avec l’Argent trompeur,
    qui vous confiera le bien véritable ?
    12 Et si vous n’avez pas été dignes de confiance
    pour des biens étrangers,
    le vôtre, qui vous le donnera ?
    13 Aucun domestique ne peut servir deux maîtres :
    ou bien il détestera le premier, et aimera le second ;
    ou bien il s’attachera au premier, et méprisera le second.
    Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’Argent. »

  41. Bon continuation, repos et courage!

    J’ai juste ‘perdu’ mon appèl de cassation devant la cour suprème de Pays-Bas. Je peut continuer devant la cour européene de droit de l’homme. A voir et réflichir.

    Si quelqu’un connais un bon avocat specialisé dans les droits de l’homme et qui s’intéresse en démocratie, politique et économie. Merci de chercher contact avec moi.

    « Le prix »

    Paul Jorion est-ce que ton livre traite:

    ‘Le prix par le pouvoir/hiérarchie’
    ‘Le prix qui a créé la schizophrénie économique?

    😉

    1. J’ai un peu feuilleté votre affaire, que je trouve très intéressante. Mais je n’ai pas pu saisir exactement quel est votre argumentaire. L’article 1 de la constitution néerlandaise est, si j’ai bien compris, celui-ci: « Tous ceux qui se trouvent aux Pays-Bas sont, dans des cas égaux, traités de façon égale. Nulle discrimination n’est permise, qu’elle se fonde sur la religion, les convictions, les opinions politiques, la race, le sexe ou tout autre motif. »

      Voulez-vous dire que le débiteur et le créditeur sont dans des cas égaux? Si oui, pourquoi? Parce que l’échange entre eux est supposé égal? Je pense que sauf à prouver que l’échange est égal en droit, aucun juge ne pourra utiliser cet article pour déclarer discriminatoire une différence de traitement entre créditeur et débiteur. Il va de soi selon moi que l’échange entre débiteur et créditeur n’est pas égal et l’article 1 de la constitution néerlandaise ne prône rien concernant l’égalité des échanges. On pourrait même dire il me semble que d’après cet article, la reine des Pays-Bas et ses sujets n’ont pas à être traités de façon égale dans leurs relations mutuelles car ils ne sont pas dans des cas égaux (mais j’interprète peut-être mal, n’étant pas juriste).

      Pour le reste, je suis entièrement d’accord avec votre constat sur l’argent (qui rappelle le sujet du dernier livre de Paul) et la société non démocratique dans laquelle nous sommes. Sur ce dernier point, si c’est le cas, pourquoi s’adresser pour votre plainte à un Etat non démocratique? Sa réponse allait de soi.
      D’autre part, tout ceci démontre que le pouvoir est au Parlement et uniquement au Parlement. Ce qui en soi n’est pas un mal sauf que qui contrôle le Parlement, contrôle la société, et que ce n’est pas le peuple mais une oligarchie qui détient ce contrôle.

    2. J’oubliais de dire que votre citation de Johan Cruijff (« On ne voit les choses qu’une fois qu’on les a comprises.») dans la lettre de recours au tribunal d’Arnhem, qui est au demeurant très vraie, m’a beaucoup fait rire.

    3. @ Moi dit,

      Dans le pourvois en appèl j’ai essayé d’affiner un peut:

      J’estime qu’il est tout-à-fait normal que les créditeurs soient remboursés. Les dettes doivent être remboursées si cela est possible. Le point crucial que j’ai tenté d’avancer est que, en attribuant à l’argent une valeur en soi, les créditeurs perçoivent, outre leur remboursement, un supplément protégé par la loi, sous la forme de bénéfice ou d’intérêts. C’est ainsi un échange anormal et déséquilibré, dans lequel l’une des parties reçoit plus que ce qu’elle avait apporté, qui est encouragé (imposé) et protégé par les pouvoirs publics. Ceci nuit à un équilibre sain des pouvoirs ou des échanges, et le principe de l’égalité, aussi modeste soit-il, est altéré dès le début. Dans le contexte politico-économique actuel, ceci est logique, voire même nécessaire. Au sens pratique comme au sens abstrait, un bénéfice (et des intérêts) ne peuvent exister sur le marché que s’il y a rapport de force. Sans en prendre conscience, les pouvoirs publics ont désigné d’avance le vainqueur : celui qui perçoit les intérêts. Le principe de l’égalité est ainsi mis à mal dès le début du grand jeu de la concurrence.

    4. Bonjour Peter,

      Ce que nous venons de vivre en Hollande est triste (euphémisme). En janvier 2009, j’ai également adressé une lettre à M. Balkenende pour lui faire part de ma préoccupation quant à la situation économique et morale dans laquelle se trouvait le pays: un pays sans boussole, sans normes ni valeurs morales hormis celles de l’argent, de l’appât du gain, de la spéculation, un pays où la bourse est devenue un véritable casino, où l’élite s’est largement servie, où la compétition est devenue le maître-mot, un pays où l’on prend les gens pour des imbéciles, où les intellectuels ne se sont pas fait suffisamment entendre. Où sont-ils? En France? Que dire du rôle des médias? Que va dire la reine aujourd’hui, alors que nous n’avons pas encore de gouvernement et que M. Balkenende va faire de son mieux pour s’éclipser le plus rapidement possible pour ne pas avoir à rendre de comptes? Cette année le budget n’aura même pas été présenté, ni discuté. Ces années durant les hollandais ont été anesthésiés. J’ai suivi cette évolution avec un esprit critique bien français, me heurtant souvent à l’incompréhension de ce peuple, auquel j’appartiens pour moitié. J’en suis arrivée à la conclusion que l’éthique protestante et l’esprit du capitalisme font décidemment vraiment bon ménage… Je le répète, je suis attristée de voir la voie sans issue dans laquelle nous ont menés ces quatre siècles d’hégémonie occidentale à l’anglo-saxonne. Je critique un peu la Hollande, j’en suis peinée, mais dans ce monde globalisé, elle n’est pas la seule à être tombée dans le piège de la finance déboussolée et amorale… Est-ce que je me trompe?

      Dans ce blog, nous discutons beaucoup du système financier et de ses travers, est-ce que les responsables vont être enfin disposés à faire leur mea culpa, car il le faudra bien… Et, sommes-nous disposés à enfin discuter, une fois pour toute, des vraies valeurs morales? Je l’ai déjà écrit rien ne sert de continuer à tourner indéfiniment autour du pot, nous devons aborder le vrai problème du « sens commun » où la morale prend racine. Le relativisme a bien servi… la finance. La confusion est dé-moralisante (cf. un billet de J. Attali, je crois).

    5. @Peter: « C’est ainsi un échange anormal et déséquilibré, dans lequel l’une des parties reçoit plus que ce qu’elle avait apporté, qui est encouragé (imposé) et protégé par les pouvoirs publics. »

      Tout à fait. Mais l’article 1 de la constitution permet cet échange déséquilibré. L’article ne dit pas que tous les néerlandais sont égaux en droits, il dit que les néerlandais sont traités de façon égale pour des cas égaux. Autrement dit, s’il y a des cas inégaux (par exemple le débiteur et le créditeur) ils peuvent être traités de façon inégale.
      Cet article me semble presque relever de l’Ancien Régime en ce sens que tout relève du cas, autrement dit de la situation dans laquelle se trouve le plaignant, sans se prononcer sur l’inégalité des situations. Selon cet article, la reine des Pays-Bas n’a pas à être traitée de la même façon qu’un simple néerlandais car ils ne sont pas dans des cas égaux.
      Peut-être qu’un juriste pourrait préciser ce qu’est un cas égal et si le juge à une latitude d’interprétation sur ce point?

    6. Bonsoir Anne,

      Tu écrit: « …est-ce que les responsables vont être enfin disposés à faire leur mea culpa, car il le faudra bien… »

      Je pense on est tous dans la même bateau, si on ne voit pas notre contribution (incluis celle des dirigants) au système financière, on va pas sortir l’auberge. Ou la caveau de Platon …….

      Nous nourissons, peut être plus modestement mais nous nourissons l’injustice de la système financier. Si notre débat ne sort pas le clivage eux/nous, l’analyse et débat devient très dificile comme nous pouvons voir aujourd’hui.

      ps Oui, la sitution en Pays Bas est très délicate. Tu as reçu une reponse de M. Balkenende?

    7. Bonsoir Moi,

      Tu écrit: « Tout à fait. Mais l’article 1 de la constitution permet cet échange déséquilibré. L’article ne dit pas que tous les néerlandais sont égaux en droits, il dit que les néerlandais sont traités de façon égale pour des cas égaux. Autrement dit, s’il y a des cas inégaux (par exemple le débiteur et le créditeur) ils peuvent être traités de façon inégale. »

      Plus au moins d’accord!

      Il y a cette sortie pour la système judiciare Néerlandais, mais quelle est l’esprit de base de cette article?

      Pour moi le débiteur et le créditeur son égaux, sauf ils jouent une role différent et oui dans leur rélation mutuelle ils ne sont pas égaux du tout. Mais dans mon sens d’interprétation ils sont égaux pour le loi, malgré leurs statuts différent.

      Pour moi, l’abus de pouvoir est dans le plus, intérêt, profit. C’est la ou l’état a perdu sa indépendance et protège le gagnant. C’est la pierre de construction de la société basée sur une injustice.

    8. Bonjour Peter,

      Oui, j’ai bien reçu une réponse de sa part signée de sa main!
      Suite à mes remarques concernant l’économie, les mentalités, le non-respect de la Vie et le manque d’humanité envers les éléments les plus vulnérables de la société, il m’a fait part du problème que pose, en effet, le comportement de certains acteurs du monde financier (presque littéralement traduit). Le problème de l’exploitation des femmes par le monde économique, un sujet qui me tient particulièrement à coeur, comme vous vous en êtes rendu compte en lisant mes commentaires, a été également abordé. Sans surprise, il ne partageait pas mon point de vue; mais ce sujet ne vous intéressant peut-être pas, je ne m’y étendrai pas dans ce post…

    9. @ Peter Hoopman,

      Bonjour,

      Bonne chance pour votre cause, réveiller l’esprit endormi d’une loi et chatouiller la susceptibilité bien éveillé des hommes de justice sont deux causes incompatibles..ne croyez-vous pas?

      Stimuler la fierté d’un acte difficile, rendre justice contre les habitudes de l’ordre établi dans le cadre de la justice interprêtée des lois en vigueur, c’est vous en faire des amis, quitte à les faire rire d’abord de la situation, ensuite de votre intelligence partagée, enfin dédramatiser une jurisprudence qui ouvre pour eux un front de combat délicat au quotidien ensuite.

      Le rire jaune arc-bouté sur l’article 1 de la constitution vous place en Don quichotte absolument charmant, et en attrapeur de baffes juridiques également…du doigté au plaidoyer, que diable, la mort de l’intérêt de deux personnes morales particulières n’est fort heureusement pas mort de personnes..

      Tous mes voeux d’une reconnaissance juste de « votre » cause fondamentalement juste, bien que mal fagottée dans la cour où elle se présente.

      Guerre, paix, crise:
      http://leweb2zero.tv/video/matricule44_864c94b8f168c0f

    10. Bonjour Anne,

      Je pense on parle la même chose, différents accents mais ce sont des même sujets.

      M. Balkenende était comme on dit en Pays-Bas un bon gardien du magasin, un suivist.

      A la même temps il était premier-ministre dans période difficile et je trouve il a des qualités qu’il a montré pendant cette période émouvmenté.

    11. @Peter, @Anne: je vais peut-être vous décevoir mais je doute très fort que Mr Balkenende ait même lu vos lettres. Il a des assistants qui lisent le courrier et répondent eux-mêmes à la plupart des lettres. Vous avez juste obtenu un joli autographe du ministre. 🙂

  42. Pour info Paul, il y avait eu un grand incendie des réserves de gaz à Fontaine l’Evêque la ville de naissance de Bon-Papa. C’etait à l’époque le plus grand réservoir de gaz naturel d’Europe car on avait recyclé les mines en réservoir. Je ne pourrais pas te dire l’année mais il me semble que ça avait été assez catastrophique. Comme quoi les histoires importantes ou les drames sont tranmis même après deux générations.

  43. @Paul :
    Une seule nation peut-elle, à elle toute seule, décider de l’interdiction sur les fluctuations des prix sans se retrouver stigmatiser par le divin Marché ? Les spéculateurs organisés entre-eux, n’auraient-ils pas dans leur jeu des leviers du genre « boycott » pour conserver leur prérogatives ?

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