BFM RADIO, LUNDI 10 JANVIER 2011 A 11h38 : La rivalité États-Unis / Chine

Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Parlons un peu de la rivalité Etats-Unis / Chine à l’occasion de la rencontre aujourd’hui en Chine entre le secrétaire à la défense M. Robert Gates et son homologue chinois, M. Liang Guanglie.

L’événement de la semaine dernière en Chine a été la parade sur la piste d’envol de l’institut aéronautique de Chengdu du J-20, qui semble être le premier chasseur furtif chinois, invisible sur les écrans de radar, ce qu’on appelle aussi un « chasseur de 5ème génération ». La Chine en général très sélective quant à l’information disponible relative à son armement a plutôt encouragé dans ce cas-ci la diffusion de l’information. Deux raisons possibles à une telle « fuite bien orchestrée » : premièrement, l’annonce très récente que la Russie et l’Inde ont décidé de collaborer dans la mise au point d’un tel avion militaire, deuxièmement, le souci de décontenancer Robert Gates en visite en Chine aujourd’hui, lui qui avait récemment déclaré que les Chinois ne disposeraient pas d’un tel avion avant 2020.

L’exhibition du chasseur furtif succède à celle datant d’octobre dernier, d’un superordinateur chinois, le Tianhe-1A, désormais le premier au monde, sa capacité dépassant de 40 % celle du superordinateur américain le plus puissant. Les processeurs de cet ordinateur sont américains (confectionnés par Intel et Nvidia) mais l’architecture de la machine ainsi que les puces assurant la communication interne sont elles de conception chinoise.

Les signes extérieurs de la rivalité entre les deux nations se multiplient donc alors que le ton est monté d’un cran au cours des mois récents dans le contexte de ce qu’on appelle désormais la « guerre des terres rares », domaine où la Chine représente aujourd’hui 97 % de la production mondiale et dont elle a réduit les ventes à l’étranger de 72 % au cours du 2nd semestre 2010.

Les terres rares ont de multiples usages, comme le polissage du verre et des semi-conducteurs, elles entrent dans la fabrication des disques durs d’ordinateurs sous forme d’aimants de petite taille, dans les batteries de véhicules hybrides, dans la réfrigération magnétique, elles jouent aussi le rôle de catalyseur dans les pots d’échappement et dans le raffinage des produits pétroliers. Les États-Unis en font un usage militaire important, par exemple dans le système de guidage des missiles, ou dans le revêtement de pales d’hélicoptères de combat.

Les terres rares ne sont en réalité pas des « terres » mais des métaux aux propriétés électroniques exceptionnelles. Leur nom de « terres » vient du fait qu’on les rencontre en général sous la forme d’oxydes que l’ancienne alchimie appelait « terres ». Les terres rares ne sont pas non plus rares comme leur nom semblerait l’indiquer : elles entrent en Chine dans la composition de certains engrais et on les utilise comme composante de revêtements routiers. Les réserves existantes des deux plus rares d’entre elles, le thulium et le lutetium sont 200 fois plus importantes que celles de l’or. Leur réputation de rareté découle du fait qu’on ne les rencontre en général qu’en faibles densités, ce qui les rend difficile à exploiter. Facteur aggravant, on les trouve en général combinées à des éléments radioactifs, ce qui rend leur exploitation délicate. La Chine dispose de 36 % des ressources disponibles, les États-Unis, de 13 %. Des gisements sont également exploités en Australie, en Inde, Mongolie, Russie, Afrique du Sud et au Kazakhstan ; il existe également des dépôts exploitables au Vietnam, Canada, Groenland, par exemple.

Comme je l’ai déjà indiqué, la production actuelle est d’origine chinoise à 97 %, ce qui crée une dépendance stratégique entre le reste du monde et la Chine. Une crise a éclaté au cours du second semestre 2010 quand celle-ci décida de réduire ses ventes de 72 %, dans un souci, déclara-t-elle, de bonne gestion de ses ressources et de protection de l’environnement. Il ne s’agit pas comme on pourrait le suspecter d’un simple prétexte : l’exploitation des terres rares débuta en Chine dans les années 1980 quand des entreprises furent créées en pagaille dans le cadre d’une politique de plein emploi. La Chine tente maintenant de réduire le nombre de ces entreprises de 90 à 20 pour ne conserver que les plus modernes et les moins polluantes.

La réaction à la réduction des quotas d’exportation chinois ne s’est pas faite attendre : le prix de vente des terres rares a augmenté de manière dramatique, étant par exemple multiplié par sept dans le cas du cerium. Du coup, les États-Unis, dont l’industrie de l’armement dépend des achats de terres rares en Chine, crient à l’accaparement et ont déposé une plainte officielle auprès de l’Organisation Mondiale du Commerce. Pourtant quand on examine l’historique du secteur des terres rares, on s’aperçoit que la responsabilité de la crise incombe entièrement aux Etats-Unis : l’industrie se trouvait à l’origine essentiellement sur leur territoire, ils fermèrent ensuite les yeux devant la délocalisation qui eut lieu au début des années 1990.

Durant la période qui va de 1965 à 1985, les États-Unis étaient en effet le principal producteur mondial de terres rares grâce à la firme Molycorp qui exploitait la carrière de Mountain Pass dans le désert de Mojave en Californie. Dans les années 1980, la compagnie Magnequench, spécialisée dans la fabrication d’aimants faits de neodymium créa une unité de production en Chine en raison de moindres coûts salariaux et d’une réglementation environnementale moins stricte. Le délocalisation fut autorisée par les autorités américaines à condition que l’usine en Indiana demeure opérationnelle. Ce qui ne fut pas le cas : celle-ci fut rapidement et très discrètement fermée. Molycorp de son côté interrompit l’exploitation à Mountain Pass. En raison de la colère du Pentagone devant le quasi-monopole chinois actuel, la carrière est en train d’être rouverte et son exploitation devrait reprendre fin 2012. On compte cependant qu’il faudra quinze ans pour qu’elle tourne à nouveau à plein rendement. Il faudra aussi que les États-Unis reconstruisent durant cette période leur capacité à séparer et raffiner les différentes terres rares, un processus chimique complexe et polluant dont les résidus sont souvent, comme je l’ai dit, radioactifs. Quinze ans durant lesquels le Pentagone aura tout loisir de se ronger les ongles nerveusement.

(*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

Partager :

113 réflexions sur « BFM RADIO, LUNDI 10 JANVIER 2011 A 11h38 : La rivalité États-Unis / Chine »

  1. De superordinateurs ? Ah oui, le fameux Tianhe-1 avec ses 2,5 petaFLOPS, n°1 mondial. En puissance totale installée, la Chine est encore loin derrière les US, mais sûrement pas pour très longtemps.

    1. Batracien.
      La puissance installée totale n’a aucune importance si elle n’est pas connectée en traitement parallèle.
      (voir chapitre : mise en commun d’ordinateurs individuels)
      Le tout est de faire bosser un max de puissance sur UN logiciel de simulation.

      Soit, la Chine a bien le plus gros calculateur.
      Mais tout comme avoir le plus gros, encore faut-il avoir la pertinence de s’en servir.

    2. En ce qui concerne les « terres rares » deux articles (ICI) signalaient depuis le printemps dernier qu’à 150€/mensuels par mineurs, les EU n’avaient aucune chance de pouvoir concurrencer la Chine, et que ce ne serait guère avant 2014 qu’un début d’exploitation (à quel coût ?) pourrait voir le jour intra muros…

    3. Mais bien sur : les chinois sont tout aussi incompétents que les japonais….D’ailleurs en 1940 il était bien connu dans les milieux informés que la marine japonaise souffrait de tares qui la rendait inoffensive…

  2. Si je puis me permettre.
    Le chasseur furtif est dans la version « attente de confirmation ».

    En effet, développer ce genre de technologie est possible. Qu’elle ait l’efficacité prévue est autre chose.

    Je vous conseille d’autant plus la prudence que les infos officielles chinoises ont lancé que le pays allait développer une méthode de production d’électricité nucléaire 500 fois plus rentable énergiquement que les centrales déjà développées.
    Et là, cela ressemble tellement à de la propagande que nous pourrions avoir l’impression d’entendre les chiffres officiels de l’économie américaine.

    Sinon, je ne fais pas d’antichinanisme primaire. Juste une constatation du champs des possibles.

    1. En tout cas sur les marchés alimentaires c’est reconnu que la Chine lâche des infos excédants alimentaires pour acheter et de déficit pour vendre.

    2. D’autant que le F22, seul chasseur bombardier furtif certifié comme tel a du plomb dans l’aile, vu son coût et quelques modalités opérationnelles qui rendent cette arme censée être ultime finalement un peu encombrante…Même que notre petit rafale qui ne se vend pas serait, paraît-il, en mesure d’agacer un peu l’Etat major de l’US air force…

    3. Des centrales nucleaires 500x plus rentables, je sais pas si ce chiffre est vrai, mais ils travaillent comme nous sur les centrales a neutron rapides.
      La prochaine géneration de centrales nucleaires dans le monde sera surement basé sur cette technologie, mais c’est a longue echéance (30 ans je crois).
      Ces centrales peuvent exploiter tout l’uranium, et non juste les 3% qui sont fissibles.
      Mais bon, ces technologies sont complexes : c’est ce qui est mis en oeuvre depuis des années dans phenix et super-phoenix en france. Et ces centrales ont coutés une fortune, tout en utilisant du sodium liquide, posant de gros problèmes de sécurité.

    4. 500 fois plus rentable… Il doit s’agir du réacteur au thorium, inventé par l’Italien Carlo Rubbia du CERN, mais tué dans l’oeuf en France par notre chère (jeu de mots) filière de l’uranium.

    5. Il s’agit simplement de la prochaine génération de centrales: « tout le monde » y travaille.

      Mais Siemens sans Areva… Siemens avec les Russes? Va savoir!

    6. Le China Experimental Fast Reactor (CEFR), type RNR (réacteur à neutrons rapides est bien en construction depuis 2010, mais il s’agit plus d’un modèle expérimental de faible puissance (moins de 100 MWe), alors que les russes ont leur BN-600, RNR à caloporteur sodium de puissance (600 MWe), en fonctionnement à la centrale de Beloïarsk, depuis 1980 et prolongé jusqu’à la mise en service du nouveau BN-800, RNR à caloporteur sodium de puissance (800 MWe), en construction sur le site de la même centrale de Beloïarsk (prévu pour 2012). La Russie a aussi des projets de réacteur de 1800 MWe, le BN-1800, RNR à caloporteur sodium de grande puissance et le BREST, RNR à caloporteur plomb de grande puissance.
      L’Inde aussi a son réacteur RNR, le FBTR démarré en 1985 près de la ville de Kalpakkam et qui sera remplacé par le PFBR dont le démarrage est prévu en 2010 sur le même site que FBTR.
      Les projets de réacteurs RNR ou les prototypes expérimentaux en fonctionnement ou abandonnés (USA, GB, Japon, Allemagne, Italie…) de grande puissance font ou ont fait florès dans le monde, mais la France, avec EDF et Areva, qui a quant à elle des intérêts particuliers avec sa sa partie – anciennement Framatome – exploitation d’uranium (spécialement au Niger…), malgré l’expérience technologique accumulée grâce à Superphénix et Phénix, a bel et bien pris une voie sans issue avec son relooking hyper-couteux de ses anciens réacteurs avec les centrales EPR, dont plus personne ne veut… Les dernières estimations de coûts pour le centrale de Flamanville parlent de 5 milliards d’euros, sans compter le cout d’exploitation en matière fissile bien supérieur à celui d’un réacteur RNR. Rappelons que la Cour des comptes en 1996 avait estimé le cout de Superphénix à 60 milliards de francs, soit 9 milliards d’euros jusqu’à l’arrêt de 2010 décidé en 1997 par Jospin, alors qu’elle commençait à devenir rentable et que le démantèlement devrait durer jusqu’en 2025 pour un cout estimé de 3 milliards d’euros…
      Les associés italiens (ENEL, 33%), allemands et belgo hollandais (consortium SBK, 16%) de la société propriétaire et exploitante créée pour le projet superphénix (Société NERSA ,1974) ont été indemnisés après la décision « plurielle » de Jospin par la fourniture d’électricité gratuite par EDF (51% des parts de NERSA ) entre 1997 et 2000.

    7. Ah tout ce beau progrès possible! Et toujours aucune solution pour les déchets dangereux et onéreux. A se demander si la filière du nucléaire est rentable, à tout bien compter.

    8. Si je comprends bien, les nouvelles centrales, c’est pour après.
      Mais pour après quoi ?
      Quand nous aurons encore fait des progrès techniques ou après la troisième guerre mondiale ?

    9. @ Nicks

      Effectivement un récent exercice au dessus de la péninsule arabique a montré la parité entre le Rafale et le F22 (deux victoires chacun en affrontement). Les deux types de machines étaient-elles cependant dans leur configuration optimale? Ce n’est parfois pas le cas dans ce genre de confrontation « amicale » où l’on ne veut pas toujours tout dévoiler?

    10. @marlowe

      Si je comprends bien, les nouvelles centrales, c’est pour après.

      Ben non, si vous avez bien lu, c’est pas pour après mais pour avant et après. A la moindre incartade sur les prix de l’uranium, elles deviennent hyper-rentables les centrales RNR, étant hyper-économiques en matière première fissile. La technologie est au point depuis longtemps (cf les russes ou superphénix) mais pourquoi s’emmerder alors qu’on arrive encore (Areva) à dégotter de l’uranium pas cher, moyennant quelques compensations politiques (filiales d’Areva, Somaïr et Cominak, au Niger ou au Gabon.) à moindres frais (bon, plus quelques otages, ok ok..) ? Et si en plus on a investi sur la technologie EPR, grosse consommatrice d’uranium, dont on a vendu deux exemplaires de centrales à la Chine avec en prime 49% des parts d’une société minière canadienne achetée un an plus tôt et possédant des droits d’exploitation d’uranium en Afrique du Sud, en Namibie et en Centrafrique? J’vous demande un peu ? Où il est l’intérêt bien compris d’Areva ? Question à 1000 euros : est-ce-qu’Areva va se fendre d’un petit chèque pour repeindre la salle des fêtes de Linselles, commune d’origine des petits ch’tis abattus au Niger ? Ce serait élégant, non ? Oh si, je trouve…
      http://www.lemonde.fr/economie/article/2010/09/16/enlevement-de-francais-au-niger-un-coup-dur-pour-areva_1412079_3234.html

    11. à Gullirouge,

      Marlowe pense que le nucléaire, comme l’ensemble de la Technique moderne, est une folie.
      Quand je veux dire c’est pour après, je veus dire : après que les techniciens aient trouvé un moyen de se débarasser des déchets et après que les intérêts placés dans l’uranium se soeint déplacés ailleurs, ou fassent semblant de se déplacer, comme cela a été fait pendant le Grenelle de l’environnemnt à des fins électorales et pour maintenir la paix sociale.

    12. @Eole

      Difficile de savoir en effet. Les américains ont soigneusement tus les résultats, sans doute parce qu’ils n’avaient pas de raison de fanfaronner, les français ont sans doute fait le contraire pour essayer de faire un peu de publicité au Rafale. Pour ma part, j’avais entendu parler d ‘aucune victoire et ce au cours de dogfight simulé au canon donc nécessitant un système d’arme réduit. Mais la conclusion quasi certaine que l’on peut en tirer c’est que malgré la réputation du F22 et de sa poussée vectorielle, il semble que le Rafale soit encore plus manoeuvrable, ce qui n’est finalement pas étonnant quand on regarde son aérodynamique et ses dimensions. En matière d’électronique embarqué, il se dit que le système spectra du rafale et sa fusion de données est redoutablement efficace contre les menaces et très discret et précis en attaque, ce qui compense au moins en partie la furtivité moins grande et un radar un peu moins puissant.

      Toujours est-il que le Rafale semble être actuellement le meilleur chasseur multi-rôle testé en opération et que les américains font tout pour qu’il ne se vende pas, ce qui signerait sans doute la fin d’une autonomie européenne en aéronautique militaire (Dassault est vraiment très fort dans ce domaine et pourtant je n’ai pas beaucoup de sympathie politique pour le maire de Corbeil, c’est peu de le dire. En parallèle, le projet eurofighter a accouché difficilement d’un avion inférieur sur tous les plans au rafale et il serait étonnant qu’une telle coopération se renouvelle).

    13. @Marlowe

      Mais pour après quoi ?

      Après que l’on ai traduit correctement la notice, donc, oui, après la 3ème WW 🙂

    14. Oui, Olivier.
      Il m’arrive d’improviser. Pas toujours en bien, mais si c’est compréhensible, j’estime avoir eu de la chance 🙂

  3. petaflops, j’adore, vraiment surréaliste.. 🙂
    en attendant, la logique comptable aidé par un outil pareil nous conduit au méga flops!!

    1. yotta 10^24

      zetta 10^21

      exa 10^18

      péta 10^15

      téra 10^12

      giga 10^9

      méga 10^6

      kilo 10^3

      hecto 10^2

      deca 10^1

      voila les multiples de 10 auxquels on peut ajouter le « beva »watt unité de mesure des gros laser chez l’auteur de sf Robert Heinlein !

    2. petaflops, j’adore, vraiment surréaliste..

      Avec quel style de musique, le petaflop serait-il en harmonie ?
      Bien sûr, je ne vous souhaite pas de faire un flop !
      Oh pardon …..

  4. la Chine n’a pas filtré le web y a un mois ou deux, ou plutôt détourné un quart du web sur ces ordinateurs (pendant quelques minutes), j’ai lu ça quelques parts, mais…

    1. Effectivement, elle l’a tenté -pas sur ces ordinateurs. Le net n’a des ordinateurs qu’en périphérie, le centre est à peine plus intelligent qu’un câble.

      /!\ partie un peu technique /!\
      Elle redirigeait certains sites vers ses portails politiques. Néanmoins, les « routes trafiquées » représentant une « bonne efficacité sur le réseau », certains routeurs à l’étranger se sont mis à jour avec ces « routes trafiquées » faisant que les internautes des pays voisins ne pouvaient plus accéder à certains sites. Le risque que ces routes polluent tout le net (les routeurs du monde entier se parlent afin d’optimiser leurs routes) étant trop grands, ils ont dû faire machine arrière et s’en tenir à un filtrage « hard ».
      /!\ fin de la partie un peu technique, vous pouvez prendre lâcher le tube d’aspirine 🙂 /!\

      J’attire l’attention sur le fait que c’est actuellement ce qui est train de se faire en France (on dit la Chine…).

      Le net shuntant les intermédiaires, tous les journalistes, politiques, etc… sont menacés par son évolution qui, de fait, créé la démocratie (comme ici d’ailleurs :)).

      La tendance est, comme pour la télévision, de vendre du temps de cerveau disponible. Grosso modo, les opérateurs sont en train de se lancer dans un racket des fournisseurs de services, via des « partenariat commerciaux visant à améliorer leur qualité de service ».

      Soyons vigilants la cyber guerre que l’on nous promet viendra des état envers leurs peuples. Nous aurons, j’en suis sûr, l’occasion d’en reparler.

    2. Vous verrez, dans un an, deux ? il y aura ici plein de gens ‘tous surpris’ que ‘contre toute attente’ nos communications sur le net soient entravées d’une manière ou d’une autre…….

    3. En terme d’expérience bizarre, ça me revient, la grève du lait c’est organisé par le net, mais les deux derniers jours nous n’arrivions plus à envoyer des e-mails au responsable et vice versa, cela a fait un cafouillage et à clos bizarrement le mouvement (heureusement y avait le téléphone, mais c’est plus compliqué, on ne ce connait pas tous, certain on participé à la suite des autres, sans être relié au mouvement…)

    4. @genisse,

      je serais intéressé par avoir le message d’erreur : un message de type « mailer daemon », retourné par le serveur mail, en cas d’impossibilité de délivrer le mail.

      On pourrait en déduire si le soucis venait
      – d’une boîte mail pleine (en cas de mouvement intensif, la boîte du destinataire peut être pleine)
      – ou une erreur du serveur mail (erreur 400 ou 500, 0x quelque chose pour outlook, compte bloqué ou autre selon code d’erreur)
      – ou rien du tout (dans ce cas, force est de constater que soit le serveur mail était saturé, soit votre fournisseur de service mail vous a coupé « avec une méthode de filtrage fine »)

      @ votre disposition

    5. @ james, de bonne foi j’ai plus le message, mais sur toute la France, ça faisait beaucoup, on devait tenir deux jours de plus et heureusement qu’on a fait un dernier épandage chez moi, car j’aurai jeter le lait pour rien deux journée de plus. le déléguer nous a dit que c’était une erreur, après…, je sais que quand je vend 0.3 un litre de lait les laiteries le valorise autour d’1.2 (ça dépend forcement des laiteries), c’est normal de ce dire qu’il y a des pressions, surtout qu’il y a eût de faux texto de début et de fin de grève entre temps, après c’est peut-être juste un couac mais il y avait de l’argent en jeu beaucoup plus qu’on ne le laisse croire, quand le FNIL disait que le mouvement était suivit par 5% des éleveurs, les laborantins nous on appris par la suite que presque tout le lait était venue de Pologne tout en laissant croire que la grève n’était pas suivit

    6. @ Samuel (dsl pour le @ genisse, je ne sais pas ce qui m’est passé par la tête :))

      No problem, ce sera pour une prochaine.

      Si le cas se reproduit, je serais prêt à vous mettre à dispo (au moins) temporairement des serveurs mails sûrs.

      Pour avoir bossé sur des automates dans une laiterie dans ma jeunesse, je trouve la bascule par 4 sur le tarif assez hard à encaisser -surtout pour stocker ça sur une palette un peu plus au chaud pour les discounts 😉

      Ce tarif de 1.2 prend il en compte les subventions ? -même après plusieurs mois, je n’avais toujours pas pigé comment et à quel niveau s’appliquait les aides… et pourtant, on va dire que j’ai un peu donné en math. Du coup, le prix du lait m’a toujours semblé assez « nébulleux » (et flottant en plus !)

      La dessus aussi, il nous faut rester vigilant.

    7. @James, le ratio 1 par 4 s’explique parce que les fromages valorisent le lait 6 à 15 fois ça valeur de base, sur du lait en brique, la valorisation est basse et dépend des cours mondiaux pour valoriser la crème (puisqu’on vend des briques demi écrémé) ce qui est parfois une valorisation nul ou négative (2009)
      Pour les subventions (à partir de 1992) selon les départements (référence de rendement 1962) tu avais une subvention hectare pour le maïs et les céréales (de 200 à 400€ environ de la creuse à la marne) et pour ceux qui avait 3/4 de leurs surfaces en herbes moins de 100€ (et aprés on s’étonne qu’on ai fait du maïs, surtout qu’il ce corrige par des protéines et que le soja et délocaliser, l’herbe ce corrige avec des sucres, céréales locales donc plus cher), l’irrigation est subventionné environ , après 2005 on a pris les 3/4 des subventions cultures ajouté aux subventions des bovins mâles (140€ par mâle JB et 280€ pour les bœufs et je passe les primes à abattage ) avec pour année de référence 2000 à 2002 (je me suis installé en 2002, n’ayant pas de référence, j’ai eût une compensation du tiers de ces subventions) et ajoute s’y la référence laitière de 2005 à 0.02€ je crois.
      A partir de la les subventions ce vendent et il me manquait des référence j’en ai donc acheté (3% c’est pas beaucoup heureusement) et il reste 1/4 des subventions directement lié au culture, jusqu’en 2009 ces subventions cultures sont basé à partir de la un peu plus sur l’herbe et toute les subventions sont regroupés et son comme des actions validé en fonction de norme et si tu valorise la terre correspondant à ton nombre d’action.
      En gros c’est n’importe quoi, si tu as arrête ta ferme à partir de 2003 tu peux vendre tes subventions (tu vend une compensation de baisse de prix), si tu as arrêté le lait en 2005 tu conserves les subventions lait, si tu met tes champs en friche pareil (faut juste broyer), si tu as labouré en 2010 tes prairies pour en faire des cultures tu garde la revalorisation prairie de 2009. et depuis de 2007 on perd 1% de subvention par an (et cette année défaut de budget un peu plus). En fait y à pas deux fermes (même avec la même surface et les mêmes productions) qui ont les mêmes subventions. C’est un résumé succinct.

      Depuis, j’ai une théorie personnel et humoristique (je suis sur que même ceux qui travaille à l’ exDDA on parfois ce sentiment à la lecture de circulaire), on n’a pas en France (c’est différent pour chaque pays) de tueur psychopathe (pas comme eux, c’est quasiment culturel) mais une administration fascinante, c’est peut-être parce que nos tueurs potentiels entre en bonne place dans l’administration est peuvent ce défouler sur un maximum de gens, plutôt que sur un seul.

      Sinon pour moi c’est 36 000€, pour un chiffre d’affaire qui navigue entre 150 000 et 200 000€ et des charges entre 160 000 et 190 000 € (mais corrélé pareil du coup 2009 c’était plutôt 150 000€ de chiffre d’affaire et 190 000€ de charges en 2011 ce sera dans un meilleur sens)

    8. Merci d’avoir pris le temps de donner toutes ces précisions… J’attendais un petit point, j’ai été servi, je comprends mieux maintenant pourquoi je ne comprenais pas 🙂

      Ça doit être joyeux quand tu dois faire les comptes… Faire des budgets, des prev’, et j’en passe. Enfin, vu les marges négatives, les prev et budgets sont vite « faits », c’est encore plus tendu que ce je croyais. Je vais accentuer le bottom-lobbyism lors de prochains mouvements- vu comment c’est parti, avant que tu retrouves un seuil de rentabilité (rembourser les crédits, tout ça et puis manger un peu quand même), cela risque encore de chauffer . Je formalise par ce (petit) mot mon admiration et réitère ma volonté de vous donner un coup de main au moins sur la technique, voire sur le réseau .

      Amalgame ou symptôme global : les marges négatives sont aussi dans d’autres domaines, notamment les domaines « délocalisables ». J’avais parlé de ma situation ici et en réponse avait poursuivi par d’autres exemples , le malheureux point commun étant que ces boîtes sont dans des secteurs de services « volatiles » (dans pas mal de sens de ce mot d’ailleurs)

  5. Pour ce qui est de la furtivité, elle est impossible avec les radars passifs. Wikipedia en donne le principe :

    Dans le cas d’un radar passif, il n’y a pas d’émetteur dédié. À la place, le récepteur utilise un émetteur d’opportunité – ne faisant pas partie de son système – et mesure la différence de marche entre le signal qu’il reçoit directement de l’émetteur, et le signal réfléchi par la cible.

    En pratique, il faut plusieurs « émetteurs d’opportunité » et de puissants calculs pour combiner les signaux que le radar reçoit de chacun. Notons que les français sont très bons dans ce domaine.
    Cf. http://www.onera.fr/actualites/2008-0205-radar-passif.php

  6. La puissance des ordinateurs, par quelque mesure qu’on l’évalue, n’est pas l’indicateur le plus importantc’est l’intelligence contenue dans les logiciels qui permettra ou non d’utiliser cette puissance. Pour le moment avec cette course à la puissance des ordinateurs on est en plein dans le « Faire un peu plus avec beaucoup plus », au lieu de « Faire plus avec beaucoup moins. »
    Là aussi c’est plus avec l’intelligence humaine que l’on trouvra des systèmes capables de résoudre le dilème comment trouver des solutions moins gourmandes en énergie, en exploitation des ressources naturelles produisant moins de déchets, moins de dispersion de chaleur… et capables de s’adresser à tous les individus de la planète Terre?

    Peut-être qu’une alliance Chine Inde dans le domaine de l’informatique serait plus à craindre pour l’industrie informatique Américaine et Européenne (pour ce qu’il en reste)

    Iùaginez ce que donnerait les puissances de calculs évoquées, Péta-flops avec des logiciels comme celui développé par Pranav mistry, programmeur de génie d’origine Indienne qui a développé avec des moyens très faibles au niveau du « Hardware » un interface homme machine d’une puissance impressionnante. Mais là aussi c’est l’imagination de Pranav qui fait l’intérêt, en lui adjoignant de la puissance de calcul on pourra avoir des interactions plus rapides ainsi que des connections à des bases de données plus vastes mais sans cette imagination à la bas toute cette puissance de calcul ou de mémoire n’a pratiquement aucun intérêt.
    Cette vidéo a déjà été indiquée ici mais j’ai pensé qu’elle pourrait intéresser celles et ceux qui ne l’ont pas vue.
    http://www.pranavmistry.com/projects/sixthsense/#VIDEOS

    99;99% du produit inventé par Pranav mistry est du domaine du logiciel.
    Cela me rappelle une anecdote rapportée par Nicholas Negroponte dans son livre « Lhomme Numérique »

    Passant à la douane avec un ordinateur portable, le dounier lui demande s’il a quelquechose à déclarer. Negroponté lui montre son ordinateur portable et lui dit que la valeur est de 1 million de Dollars. Le dounier lui demande de cesser de se moquer de lui « J’en ai vu à NY pour moins de 3000 Dollars…Circulez, Monsieur »

    Or Negroponte était sérieux, il avait sur son disque dur des programmes de très haute spécificité et de très grande complexité dont la valeur était en effet de l’ordre du million de Dollars… Mais à l’époque 1995, l’administration des douanes n’était pas encore formée à comprendre ce genre de choses.

    Notez que si vous avez sur un petit portable une suite complète Microsoft Office profesionnel, le logiciel installé sur votre ordinateur vaut probablement plus que l’ordinateur lui même, si en plus vous avez stockué des données importantes la valeur peut être immense: pensez à ce que vaut le document final prêt à l’impression pour un livre illustré d’oeuvres d’art pour lesquelles l’auteur a pu se procurer les droits d’impression… Je suis sur que vous avez de meilleurs exemples…

    Toutefois la Chine avec ses terres rares et ses capacités de production va certainement bousculer l’industrie informatique très gravement.

    Paul

    1. « sans cette imagination à la bas toute cette puissance de calcul ou de mémoire n’a pratiquement aucun intérêt. » : mais toute cette imagination serait sans intérêt sans la puissance qui permet de réaliser n’importe quelle idée.

    2. C’est vrai Crapaud rouge, mais on a plus vite tendance à ce conforté sur l’outil, comme puissance et on n’est de moins en moins capable d’appréhender le monde comme un Einstein sans ordinateur (en même temps c’est l’un des derniers), on complexifie des algorithmes, mais on passe peut-être aussi à coté d’une esthétique, pas forcement inopportune.

    3. @Génissel Samuel et jck : tout à fait d’accord, messieurs, et j’ajouterai que votre constat est d’autant plus vrai que l’on recherche la recherche appliquée, (si vous me passez l’expression), au détriment de la recherche fondamentale qui ne sert à rien.

    4. ça me fait penser au carburateur pantone, ça marche, mais personne est foutu d’expliquer comment.

    5. Petit ajout : l’algorithmie avance plus vite que la technologie, notamment sur le cryptage et l’algorithmie probabiliste sur de grandes masses de données.

      Les 2 premières minutes de cette Vidéo vous montreront que le lieu dit du « bourrinage technologie plus fort que l’algorithmie », n’est qu’une croyance populaire… pour l’instant !

      (Désolé pour le nom de la chaire… « Chaire d’Innovation technologique Liliane Bettencourt » :))

      En effet, dans notre univers du « tout pour le pognon », on est sur le point de rapprocher la recherche fondamentale des oubliettes, qui, elle, permet de conserver de l’avance sur la fameuse « loi de Moore »-capa. techno. doublent tous les 10ans. Sous prétexte que les résultats obtenus ne sont pas facilement compréhensibles par le quidam, les chercheurs en rentabilité very short term sont en train de lui couper les ailes.

      Disons que, généralement, l’intelligence reprend ses droits une fois que le bizness a laissé un boulevard (Par exemple, Google a tué, ou blessé mortellement, tous ses concurrents en 1 an, juste avec une page blanche, un champ texte et un bouton).

      C’est aussi pour cela qu’il est important de laisser internet neutre, capable de porter des choses pas encore pensées et encore moins conçues.

    6. @ james

      il est donc tout à fait possible gràce à internet de détecter les individus étranges spirituellement parlant.

      Tout la question est de savoir si cela est intéressant pour le système actuel ou non. J’ai assez tendance à penser que cette sélection d’objet-sujet étrange gràce à internet permet de trouver les individus hors normes seuls capables de réparer les failles du système.
      Comprenons bien ce qui est en jeu.

      deuxième reflexion: je crois qu’il ne faut pas oublier que toute recherche de forme étrange repose sur les naturels. Ce qui est incroyable dans ces nombres chiffres est le rangement l’organisation et surtout le hasard au sein de cet ordre.

      troisième réflexion: Ne faut-il pas garder un continent noir sur lequel la vie naturelle se perpertue? aie aie aie qu’ai je dit? cela n’est-il pas très théologique? les références à Darwin, Poincaré, Bergson seraient un pur hasard….

      quatrième réflexion. la conception informatique ne nous apprend-t-elle pas beaucoup sur nous même et sur notre mode de fonctionnement spirituel

      Beaucoup à dire sur ce petit film qui me semble-t-il possède des informations cachées….

      Merci Monsieur Jorion avec un grand sourire.

  7. Les « terres rares » ne sont pas si rares que ça dans la croûte terrestre.

    Abundance of elements in Earth’s crust
    (entrée wikipedia qui n’existe qu’en Anglais et chinois si je comprends bien !)

    L’Indium et le Tellure sont plutôt plus rares ry assez essentiels (écrans tactiles –> oxyde conducteur transparent d’indium et étain, ITO, et tellure : important pour les cellules photovoltaïques First Solar en CdTe, le tellurure de cadmium).

    Toutefois, il est vrai que les terres rares sont dures à extraire quand elles sont présentes (ce qui n’est donc pas si rare), sauf pour certains gisement en Chine.

  8. Au dernières nouvelles, la Chine ne veut plus en exporter de terres rares (trop stratégique). Le Vietnam étant justement bourré de ces terres rares, il ne faudrait pas s’étonner qu’un pays aille (ou retourne) y « instaurer la démocratie »…

    1. Passé le mode ironie, le terme de terres rares ne signifie pas qu´il y en a peu, elles sont en fait présentes un peu partout. Le terme rare signifie ici : en infime quantité dans les sols, mais il y en a un peu partout sur le globe. Le souci, c´est que pour les extraire, cela demande de grosses installations extrêmement polluantes. Le syndrome « Not In My Neighbourhood » associé à la recherche d´une main d´oeuvre s´approchant de l´esclave se sont combinés.

    2. Les terres rares avec leur exploitation si polluante et leurs multiples utilisations contribuent à faire de notre planète une terre non plus rare mais malade.

  9. La puissance des ordinateurs est en effet necessaire mais pas suffisante, dans un premier temps elle entraine même un gaspillage de ressources informatiques: les programmeurs ayant plus de mémoire et plus de puissance sur le processeur ne cherchent plus à inventer des méthodes de programmation plus astucieuses et moins gourmandes en ressources informatiques. Ce qui conduit parfois et même souvent à une course à la puissance et à la taille mémoire du genre:
    « Si vous n’avez pas un processeur fonctionnant à 2 ou 4 ou 6 giga hertz, et pas une mémoire vive de 4 ou 8 gigas octets et un disque dur de 500 ou 1000giga octetsvous ne pourrez rien faire »…

    On est à l’opposé de Bukminster Fuller: Faire plus avec moins » ici on fait presque la même chose avec beaucoup plus de gaspillage de ressources…

    Au risque de passer pour un vieux con, je signale que j’ai écrit dès 1970 des modèles d’analyse et prévision économique avec un langage informatique peu connu: APL avec un ordinateur travaillant en temps partagé en ayant à ma disposition 64 kilo octets de mémoire, puis plus tard avec l’arrivée des ordinateurs de type PC 226 kilos octets et dont le processeur fonctionnait à 250 kilos hertz…

    Malgrès la puissance 1000 fois supérieure de mon ordinateur de bureau actuel, je suis incapable de reproduire ce genre de modèles car les logiciels à ma disposition ne le permettent pas. Il faut dire qu’APL était un langage de programmation permettant des calculs à caractère scientifique avancés: cacul matriciel, fonctions logarithmes et exponentielles intégrées, y compris une fonction de résolution de systèmes d’équations de type N variables P équations, et même une possibilité de résoudre ce type d’équations par approximation quand le nombre d’équations est supérieur au nombre de variables… Fonction utilisée pour des calculs d’ajustements de courbes non linéaires à des distributions de valeurs x-y (on trouve quelques programmes d’ajustement linéaires, mais pas de programmes d’ajustement du second degré ou supérieur.

    Comme quoi la puissance sans l’intelligence est insuffisante.

    Paul

    1. APL pour A Programing Langage

      Le nom même était poétique, je n´ ai pas pratiqué ce langage, mais j´ai eu l´occasion de le voir à
      l´ oeuvre. Des maths pures écrit en grec. Superbe. Je ne suis certain qu´il soit encore utilisé de nos jours, mais il l´était encore après 2000.

    2. Merci pour ce texte qui complète parfaitement l’article de monsieur Jorion.

      En poussant plus loin peut-on considérer que la cyber -technologie dans son raffinement , allié a la nanotechnologie ,la chimie. Aboutisse à la cyber-bio-technologie. Engendrant des systèmes aussi fin ,subtiles et donc fragile par une sensibilité accrue aux aléas les plus infimes qui perturbent les systèmes organiques. Retour à la case départ. Celle d’une auto-régulation universelle des systèmes interagissant entre eux. Dépassant l’entendement humain.

      La boucle est bouclée. La prudence nous invite à l’humilité

    3. Eh oui, ça permettait de résoudre correctement les systèmes complexes à plus d’inconnues que d’équations… (complexe de Dantzig, etc…) très courrants en économie d’entreprise et en contrôle de gestion.

  10. Dans le genre progrès inattendu : en Corée du Sud on prévoit de remplacer 8000 professeurs d’anglais par des robots, ce n’est absolument pas de la science fiction mais bien un programme gouvernemental à finaliser pour 2013. http://madame.lefigaro.fr/societe/do-you-speak-engkey-291210-121788

    D’ici à ce que Sarkozy se saississe de l’excellente idée (ironie).

    Questions : que fait le robot en cas de bavardage ? A qui doit-on se plaindre en cas d’incompatibilité d’humeur ? etc.

    Quel monde : de plus en plus virtualisé, déshumanisé…

    1. Les robots vont-ils percevoir un salaire ?
      Si oui, il sera aisé de les programmer pour leur faire acheter ce qui sera fait pour eux, et sans publicité !
      Si non, à qui va-t-on vendre les marchandises produites ?

    2. @ kertugal

      Merci pour le lien. C’est passionnant!

      Ceci associé à l’introduction de la mécanique quantique dans l’informatique. Comment introduire l’imprévisible dans le prévisible. Le « hasard », l’infime presque rien qui peut tout faire « aboutir » ou « capoter ». La frontière devient plus ténue entre le virtuel et le vivant, entre la science ,la magie , le contenu des enseignements religieux et philosophiques.

      A une époque ou le sol se dérobe sous nos pieds, ou les principes et les valeurs semblent se dissoudre dans la mondialisation et nos repères disparaitre sous l’effet d’une science qui semble repousser toujours plus loin nos limites. Nous verrons émerger les quelques lois et principes universels qui sous-tendent tout l' »Univers ».

      Plus des systèmes sont sophistiqués, plus ils sont sensibles, plus ils sont interdépendants, plus ils sont soumis aux imprévus , moins ils sont maîtrisables.

      Nous sommes condamnés à la solidarité et au respect mutuel. Par le lien de l’interdépendance entre tous les « systèmes », la multitude est Une. Au coeur de la débâcle, une bonne « nouvelle ». Quoi que….

      La science rejoint l’alchimie. Le surnaturel est contenu dans le naturel. Nous sommes intimement libres et indépendants dans le « choix », mais liés inexorablement par ses implications , ses conséquences. A partir de là commence ce que d’aucuns distinguent entre « Bénédiction » et « Malédiction ».

      Tout est Science Art et Vie, la Terre est ronde et le serpent se mord la queue.

      Nous sommes pour le meilleur comme pour le pire au coeur de l’Apocalypse. Les oripeaux tombent et dévoilent la « Vérité » dans sa « vierge nudité ». Nous voulions Savoir et Pouvoir, cela advient. Nous avons dans nos mains les clefs du paradis et celles de l’enfer. On en fait quoi maintenant?

    3. déshumaniser je sais pas, je crois que ce sera notre première tache, humaniser, donner un esprit à une lame, un arbre,un volcan, un marché, une nation, c’est un truc d’humain, même si on y perd un peu de ce qu’on donne à ces objets (au sens très large).

    4. @Saule

      quantique et imprévisible ??
      hou là, relisez Gell-Man, « le quark et le jaguar », un bouquin de vulgarisation qui relie honorablement le quantique et le chaotique (tout ça est très plein de beaucoup de nuance).
      Vous faites un lien complètement injustifié, sur ce coup là.

      Ou alors vous faites du Bricmont Sokal ?

    5. Marlowe,

      Les robots perçoivent un salaire : ils disposent même de l’algorithme suprême qui les convainc que c’est vital. Ils sont donc déjà programmés pour acheter ce qui est fait pour eux. Les robots publicitaires sont des robots comme les autres.

      Si non, à qui va-t-on vendre les marchandises produites ?

      Pas de salaire…pas d’achat…pas de production…pas de salaire… Je suis sûr qu’il y a un truc là-derrière ! Comment, 35 heures payées 35,5 ? Non non, autre chose…

      Bonne journée

  11. Le High Frequency Trading met désormais le cerveau humain qui l’a lui-même conçu, hors service, car pas assez rapide (dans les arbitrages surtout) mais avec quelques fois des conséquences graves comme celles produites en Mai 2010.

  12. Je ne comprend pas trop cette idée qui oppose la construction d’ordinateurs puissants et une soit disant virtuosité dans le logiciel. Ce n’est pas très différent. S’ajoute pour la construction d’ordinateurs une maitrise de la technologie physique qui ne se fait pas dans un garage.
    Maintenant faire un logiciel qui a un impact, qui sert à quelque chose, c’est un autre problème.

    JC

    1. Je vais essayer de vous expliquer, mais c’est loin d’être facile, si vous ne connaissez pas trop ce qui se passe dans les entrailles de la bête.
      Entre une touche de clavier et le résultat à l’écran existe, en effet, une palanquée de machins de circuits dont l’utilité nous semble parfois relative.

      Il faut que vous puissiez imaginer que l’on peut utiliser un microscope de fort grossissement comme un marteau pour enfoncer un clou.
      L’assise du microscope étant en fonte, cela fonctionne très bien et vous montre qu’un « objet » peut avoir des utilisations surprenantes.

      En informatique, c’est la même chose.
      La partie « matérielle » permet d’utiliser des fonctions multiples (voire maintenant, pléthorique)(du grec « plétot » : dragueur invertébré et rique : car leur saint patron est né le 18 mai).
      Cette foultitude de fonctions est utilisée pour entrer une données dans les registres de calcul et ressortir un résultat, où, aller chercher une info en mémoire ou sur le disque.
      Et un programme est un assemblage (suite) de fonctions qui vont simplement dire à la machine ce qu’elle doit faire.
      (bien retenir qu’un ordinateur ne décide pas seul de ce qu’il fait, sinon, contacter l’asile le plus proche)
      Et donc, quelque soit la machine puissante ou pas, la suite d’instructions qui feront agir tel ou tel circuit est fondamentale. Car si cette programmation n’est pas bien faite (principalement un résultat qui ne correspond pas à ce qu’il y a de plus utile pour l’utilisateur ou des boucles qui calculent des trucs inutiles), la puissance de calcul est mal utilisée et peut tourner pour 10 à 80 % pour rien…

      D’où la différence entre un outil et son utilisation.

  13. Et pendant que les doctes discutent du sexe des anges, jeunes et moins jeunes se révoltent.
    Ce qui est surprenant n’est pas que des humains qui ont faim et dont l’avenir est noir se révoltent, c’est que d’autres ne le fassent pas, ou pas encore.
    Le retour du refoulé est à nos portes.

    1. Coluche a dit quelques choses du genre la misère humaine n’est pas de taille humaine.
      Et pourtant si les prochains billets sont sur la technique ou l’abolition du capital, tu paris combien que tu ne seras pas loin d’en argumenter sur le sexe des petits anges.
      Ce vider l’esprit c’est aussi un moyen, de garder ces émotions, tu crois que les lecteurs de ce blog, son des insensibles par nature, ou des trop sensible, qui essaye avec leurs têtes de les rationalisés, mais qui on aussi besoin de ce rassurer, par le raisonnement, parce que sinon on tiendrait pas débout.
      Tu n’as qu’à faire un billet sur pourquoi la révolution Portugaise n’est qu’une exception plutôt qu’une norme, ça te changera les idées.
      Je suis né avec la fin dans le monde, me nous demande pas de ne pas faire abstraction, ce n’est pas humain.

    2. En fait je me demande quel humanité, il y a dans tes modèles, j’ai une réponse ce rassurer (la technique, la version élaboré du « c’était mieux avant », alors que le billet sur le progrès plus avec moins est plus esthétique) et la justice (réduisons le capital à néant, sauf que même sans capital , l’homme n’est pas toujours juste), mais est-ce que l’humanité n’est que cela: la colère, la peur , l’amour, l’ennui, l’oubli, la paresse, l’envi, dans quel modèle tu les colles pour en trouver l’absolu solution?

    3. l’absolu solution, revenant à l’absolution des péchés et au final voila un retour à soi même avant même d’avoir sauvé l’humanité.

    4. tout cela pour dire, avant de changer le monde, il faut ce changer soi. Et faut ce faire peur, plutôt que de ce rassurer. (Et pourtant, on s’en lasse vite de s’te saleté de peur)

  14. 1) Pour le J-20 on peut consulter un article du dernier Air & Cosmos. Plus grand que le F22 américain, plus ou moins copié sur la version russe apparemment abandonnée « raptorskii » et sans les moteurs (x2) adaptés à sa taille et à son poids apparents. Mais la Chine essaye de développer les technologies correspondantes et devrait y arriver… dans un certain temps…
    2) Pour les terres rares, elles ne sont pas si rares que cela. Cependant, elles étaient produites à si bon marché en Chine que les autres sites de production ont été fermés. Il serait souhaitable que toutes les puissances, dont l’Europe, développe un programme de production, ne serait-ce que pour des motifs stratégiques mais cela prend aussi un certain temps!
    3) les super ordinateurs à base de composants de simples PC sont à la portée de tous. Cependant il faut pouvoir les exploiter au mieux ce qui est un autre enjeu. Celui qui fabrique les composants peut y inclure nativement des programmes simples et légers capables de les désactiver ce qui rend tout système vulnérable à celui qui n’en maitrise pas complètement la production. Idem pour les programmes d’exploitation (voir l’attaque sur les centrifugeuses Siemens de l’Iran).

    Conclusion: toute puissance quelle qu’elle soit a un intérêt primordial à maîtriser les technologies de pointe sur lesquelles sa crédibilité est assise que ce soit la Chine, les USA ou autre… Pourquoi croyez-vous que l’Europe développe Galileo et les Russes Glonass en concurrence du GPS US, si ce n’est pour éviter de tirer leurs missiles en aveugle quand Washington le décide?

    1. @ François le sombre

      C’est sûr, ma winchester est juste un objet décoratif pendu à la hotte de ma cheminée; d’ailleurs j’en ai retiré le percuteur pour m’en servir de casse-noisettes…

    2. En même temps quand ce réfère à ton exemple Galileo (qui a faillit être un couac, car on a envoyé le premier satellite à la date limite pour valider notre portion d’espace qui nous avait été attribué) on a une bonne idée de l’efficacité et de la puissance Européenne.

  15. Du coup, les États-Unis, dont l’industrie de l’armement dépend des achats de terres rares en Chine, crient à l’accaparement et ont déposé une plainte officielle auprès de l’Organisation Mondiale du Commerce

    Surprenant ! Ce n’est pas le genre des USA . Signe du déclin ? Enfin, la Chine n’est pas l’Irak…

  16. La supposée puissance chinoise rappelle la puissance que l’on supposait aux russes dans les années soixante. Il est facile de lire sous tout cela » le vieux mythe du péril jaune ». que les chinois soient très intelligents, nul ne le conteste mais de là à se substituer à la puissance américaine, c’est un tout autre problème. Les chinois plus simplement EXISTENT, comme les arabes d’ailleurs, c’est principalement ce qu’on leur reproche , alors qu’on les avaient cru anéantis. Comment des peuples autre que les anglo saxons peuvent-ils exister. De là à les imaginer tout puissants certains en franchissent le pas. N’oublions pas que les noirs avec Dessalines te Toussaint l’Ouverture – avaient aussi en leur temps battus le corps expéditionnaire français en Haîti militairement c’est pourtant ce qui se faisait de mieux à l’époque .

    @Marlowe la faim n’est pas toujours bonne conseillère et bien évidemment il ne s’agit pas ici de faim – comme on le serine un peu partout – mais de communication… ce qui est un peu plus simple à appréhender. les premier besoin de l’homme n’est pas comme le dit Marx de reproduire son existence animale( Marx ) mais au contraire l’homme se sert de ces besoins animaux pour communiquer? C’est ce que font les émeutiers tunisiens et algériens. Le blé devient cher – et non rare…… c’est un problème de communication .

    1. Le prix du blé est à la fois prétexte et cause des émeutes.
      Je pense que ce qui est sans cesse refoulé c’est la révolte co,tre les conditions oppressantes.
      Le terme « communication » signifie pour moi « mensonge ».

  17. Bonjour Paul,

    Les amricains n’ont qu’à faire comme nous qui n’avons pas de pétrole mais des idées! :-).

    Pourriez vous donner une référence détaillant l’usage des terres rares dans l’industrie de l’armement. Ca m’intéresse de savoir les domaines d’application au delà des exemples que vous citez ,qui ne me semblent pas représenter des apsects majeurs des technologies d’armement (hors semi conducteur et puces).
    Merci d’avance.

    1. C’est marrant que ce rapport qui mentionne plein de choses ne mentionne pas l’erbium qui est dans les fibres optiques amplificatrices sans lesquelles le web serait assez loin de ce qu’il est aujourd’hui.

      Enfin, les noms d’élément en français neodymium devient néodyme, et praséodymium praséodyme, et pour finir le scandium n’est pas exactement une terre rare (pas un Lanthanide).

      En gros, on peut résumer
      (i) magnétisme (Nd, Sm, pr, Gd)
      (ii) propriétés optiques (phosphores, amplification,verres spéciaux) : La, Tb, Ce, Eu, Er mais aussi Nd, Yb,Y (« laser Nd YAG » qui est dans les pointeurs verts)
      (iii) catalyse, matériaux : Ce, et pleins d’autres

    2. Le néodyme est utilisé dans l’armement pour réaliser des sources lasers Nd-YAG qui sont le composant principal des range finders embarques sur quasiment tous les avions de chasse modernes, certains navires (principalement des frégates anti-aériennes) et les blindés.

      Le thullium est également utilisé pour réaliser des sources laser Tm-YAG utilisées dans un équipement similaire mais un peu plus sophistiqué le LIDAR. Même chose pour l’ytterbium et le cérium pour concevoir respectivement des sources Yb-YAG et Ce:LiSAF, Ce:LiCAF.

      Les terres rares sont encore utilisés pour réaliser des sources laser employées dans les faisceaux de télécommunication inter satellites militaires (uniquement américains et probablement russes). L’avantage étant la grande difficulté à intercepter de tels faisceaux très directifs.

    3. Capitaine mon capitaine,
      Merci encore pour le lien. C’est pas pour vous chercher la petite bête mais le rapport dont vous donnez le lien ne montre pas vraiment le secteur de la défense US comme mis en difficulté par la politique chinoise sur les terres rares. Votre billet fort intéressant par ailleurs me semble donc exagéré sur ce point.

  18. @Gullirouge,

    Merci pour tous ces détails foisonnants sur les RNR.
    Vous semblez considerer que c’est une technologie « peu chère » par rapport aux technologiques basées sur l’uranium. Cependant le coût de superphénix (hors démentellement) était déjà énorme comme vous le mentionnez.
    Qu’en est il de la sécurité avec des circuits de refroidissements aux sels ou métaux fondus?

    1. Bonjour,

      A moins d’avoir accès à une étude sérieuse comparant point par point les avantages et les inconvénients des 2 systèmes, je ne vois pas sur quoi discuter… Une telle étude serait vraiment intéressante.

      Cdt.,

    2. Quelques infos, puisque j’ai eu la joie de participer à la construction de l’usine Melox à Marcoule.
      (fabrication de pastilles à base d’uranium et de plutonium militaire. Usine automatisée entrant dans la catégorie des prototypes tout comme Superphénix))

      Je n’ai jamais été surpris des surcouts monstrueux entrainés par la construction de Melox car, d’une part, les ingénieurs process étaient obligés de revoir plusieurs fois chaque étape de la chaine qui devait être coordonnée avec le reste des installations, des contraintes de sécurité assez dingues et des procédures spécifiques comme par exemple le principe de zone « propre » dans laquelle aucun matériel usagé ne peut entrer, même si non contaminé…
      Rien que ce « cocktail » de contraintes prend vite des proportions dantesques.
      Je passe sur les procédures d’accès des centaines de personnes qui travaillent à la construction car rien que le changement de fringues ainsi que le contrôle d’identité et pour finir, les passages aux portiques de détection global et local (surtout les mains) font que la journée de boulot est déjà amputée d’une bonne partie…
      En gros, la queue à la Poste est une aimable plaisanterie..
      Autre chose amusante, vous avez aussi TOUS les tests de bon fonctionnement réalisés d’abord avec de la poudre d’aluminium…
      Mais il faut la nettoyer, ensuite. Et là, c’est pas comme passer l’aspirateur chez soi…
      Un cauchemar ce truc.
      Et pour finir, la cerise sur le gâteux d’ingénieur qui est devenu fou en fin de projet : Remplacement de TOUS les câbles électriques de l’ensemble de l’usine pour vérifier précisément si les schémas électriques correspondent à la réalité et qu’il y a bien un équipement à chaque extrémité de câble.
      Là, on prend en général d’autres ingénieurs car ceux qui ont survécu à la mise en production sont tellement usés qu’il n’y a plus rien qui peut les empêcher de vomir en venant bosser.
      Les budgets, nous n’osions plus les regarder ou les présenter à l’exploitant. Soit, EDF…

      Mais l’usine tourne au petit poil, en espérant que les gars feront plus attention qu’à Cadarache où ils ont découvert qu’il avait réussi à avoir un poids de matériaux fissibles d’une vingtaine de kilos dans les boites à gants, soit un seuil de concentration en principe interdit…

      Voilà, donc, en gros, ce qui explique les surcouts à peu près logiques et notamment de superphénix.

      Valérie, je ne connais pas les techniques citées par Gullirouge.
      Mais, à vue de nez, si on augmente l’activité de fission par rapport à une centrale « classique », j’imagine fort bien le niveau de contraintes qui doit être encore pire et pas seulement dans le dimensionnement des enceintes, des tuyauteries et des pompes, ainsi que la tenue à la chaleur… il y a aussi toute la chaine de contrôle avec un matériel beaucoup plus sophistiqué et donc couteux, qui doit être obligatoire…
      Car là, un pépin doit avoir des conséquences en rapport.

    3. @ Yvan,

      Merci pour ce joli panorama, qui éclaire en effet certains coûts.
      A priori (j’en reste là car je n’ai en l’occurrence aucun a posteriori à défaut d’information) il me semble nécessaire (indispensable) de progresser dans la recherche et l’amélioration de l’existant, surtout en matière de nucléaire civil = la force initiée par De Gaulle et qui fait que la France existe encore en tant qu’entité politique prétendument autonome (le prétendument est à l’attention de tous les traitres d’aujourd’hui et d’hier au message Gaulliste) et pseudo moderne (pseudo car il devient évident aux yeux de tous que la France a définitivement cessé de croire et d’espérer en sa matière grise). Sauf que tout ce qui est nouveau n’est pas forcément mieux.
      Donc, après s’être assuré qu’une nouvelle technologie est meilleure, plus performante et moins polluante que celle qu’elle remplace (ce qui demande du TEMPS, que personne n’a plus grâce aux méfaits boursiers et financiers), il FAUT impérativement la mettre en oeuvre. C’est le sens de la vie.

      Cordialement,

  19. cette rivalité, entre de tant et tellement titanesques puissances,
    ne peut qu’augurer un plus immense encore et éblouissant avantage
    en faveur de l’humanité tout entière, et tout autour de la terre et au-delà ;
    car leurs dirigeants, tout pétris d’humanisme, de noblesse d’esprit,
    de magnanimité, rivaliseront aussi en ces matières et qualités, et,
    en d’aveuglants éclairs de désintéressement véritable et d’altruisme,
    ils conduiront enfin la planète dans l’orbite ineffable de l’indicible félicité
    … nous voilà prévenus
    (onanonet)

  20. Pour les terres rares, n’oublions pas que l’on estime en Chine comme ailleurs que 20% des 120 000 tonnes produites par la Chine le sont par le biais de la contrebande et que ce pays consomme, via son industrie, ou stocke les trois quart de sa production et n’en exporterait, « officiellement« , plus que le quart. Ne pas oublier non plus de noter que le dernier exploitant de Mountain Pass, à une centaine de Km de Las Vegas, a dû s’acquitter avant la fermeture de 2002 d’une facture de plus d’un million de dollars de dommages et intérêts pour les millions de litres de déchets radioactifs qui ont été déversés, en particulier parce qu’il y avait de nombreuses fuites, dans le sol désertique, à la frontière de la Californie et du Nevada.
    Et puis le marché mondial des terres rares, aussi stratégique qu’il soit, ce n’était que 1,25 milliards de dollars en 2008, peut-être 3 milliards aujourd’hui avec la hausse des cours provoquée par le gvt chinois. Donc il faudra d’abord les payer plus cher, ne serait-ce que pour les extraire proprement et, bien sûr, rendre les chinois, contrebandiers ou pas, un peu plus arrangeants. Ce me semble la moindre des choses puisque ces terres rares sont passées du statut de sous-produits de l’exploitation minière à celui de matières premières stratégiques. Matère première à très haute valeur stratégique (et médiatique !) à un dollar le Kg, excusez moi, mais on se fout de la gueule de qui dans cette partie de poker pour gogos ?

    Voir ici pour un assez bon résumé de la situation et de son évolution depuis un an ou bien encore , sur le site de France 24.

  21. Veuillez m’excuser pour cette morale de café du commerce…
    Puissance, puissance… Désolé de constater qu’en l’an de grâce (?) 2011, 37000 ans après avoir inventé l’art de main de maître à la grotte Chauvet, homo sapiens en est encore à jouer à « çui qu’a les plus gros biceps ». Ressources (terres… de plus en plus rares), énergie, sols, vivant: nous sommes condamnés à partager. Les Chinois, pas plus que nous, ne l’ont encore visiblement pas compris. Ce n’est pas leur « puissance » qui me fait peur, mais l’insondable bêtise qu’elle révèle.

    1. @Michel

      En même temps, il faut bien avouer que nous n’avons pas grand chose à leur envier en matière de bêtise.

    2. Ah ? « Insondable bêtise » ? Il y aurait beaucoup à dire sur la politique extérieure ou intérieure chinoise, mais celle là j’y avais pas pensé…
      Parce que vous trouvez que la Chine ferait mieux de brader ses ressources à qui mieux mieux mieux comme certains pantins, roitelets ou potentats, du proche-orient ou d’ailleurs l’ont fait et le font encore de leur pétrole, pour leur exclusif ou familial bénéfice et depuis 60 ans au moins ? Pour ce qui est de la gestion des ressources, de l’espace, de la démographie ou du partage en général, je ne pense pas que ni nous ni personne n’aient beaucoup à en remontrer aux chinois. Peut-être aussi parce qu’avec 20% de la population de cette planète, ne pensez-vous pas qu’ils auraient légitimement intérêt, en premier chef, à raisonner en termes de partage équitable des ressources? Et que c’est, un petit peu aussi, l’objet de leurs requêtes, de leurs actions et de leurs pressions plus ou moins amicales ?

  22. Dans les BD de mon enfance, des chefs indiens se plaignent toujours de « l’Homme Blanc à la langue fourchue. » Rien n’a changé si j’en juge à ces deux petites phrase : « Le délocalisation fut autorisée par les autorités américaines à condition que l’usine en Indiana demeure opérationnelle. Ce qui ne fut pas le cas : celle-ci fut rapidement et très discrètement fermée.« 

  23. Il y, certes, de la rivalité entre nations puissantes et prospères, mais n’oublions pas que le commerce se développe durablement seulement quand les deux partenaires y trouvent leur avantage.

  24. Olivier Zajec: Comment la Chine a gagné la bataille des métaux stratégiques, le Monde Diplomatique, novembre 2010.

    1. Merci pour le lien, avec notamment la carte des productions historiques des grands acteurs et l’extinction des miniers américains sur le sujet.

      Juste sur le prix cité de 32000 $ la TONNE de néodyme en aout 2010.
      Ca me semble assez bon marché, 27 euros le kg, comme le bon veau (surprise, araignée, merlan).

      Un ingrédient aussi basique que le pigment blanc des peintures (l’oxyde de titane Ti02) est à 1000 ou 1500 dollars la tonne.
      Le noédyme c’est autre chose, et on en utilise très peu dans un barreau, pas des dizaines de pourcent comme le TiO2 dans la peinture. Bref, je pourrai me payer les barreaux de lasers de 10kg dont j’ai besoin tant que je pourrai repeindre mes chambres.

      Vous auriez dit 2000 euros le kilo, là j’aurais tiqué… Le Lutétium est à dix fois le prix de l’or, lui…

  25. # NUMÉRO LAMBDA # via Rezo.net (biométrie furtive)

    Document Wikileaks

    ÇA GRINCE

    Dis-lui comment tu marches, la machine te diras qui tu es

    En plongeant dans les quelque 2.000 câbles diplomatiques publiés à ce jour via Wikileaks, un peu moins de 1% des 250.000 documents détenus [1], nous sommes tombés sur un compte-rendu de l’ambassade US à Pékin fin 2009. Il est question de diverses recherches « sensibles » engagées par l’Académie des sciences de Chine populaire. Entre fusion nucléaire, nanomatériaux, détection d’explosifs et « téléportation quantique » (sic), un chapitre évoque une technique d’identification biométrique totalement furtive – identifier une personne à son insu –, grâce à sa démarche. L’idée de détecter la « signature pédestre » d’une personne pour la reconnaître a déjà fait l’objet de recherches au Royaume-Uni. La biométrie furtive se porte bien.

    C’est lors d’une rencontre officielle, en décembre 2009, à l’invitation de l’Académie des sciences sur le campus de Hefei (province Anhui – centre-est du pays), que l’honorable correspondant de l’ambassade américaine a pu faire ces « constatations » [câble 10BEIJING263 – copie ci-contre].

    Le responsable signale qu’il écrit cette note sur la base de «présentations officielles, d’observation personnelle et de conversations informelles et discrètes avec des membres de l’Académie» (qui ne sont pas cités, cela va de soi – les barbouzes aussi savent protéger leurs sources…).

    Le 3ème paragraphe de ce câble diplomatique, classifié «confidential», évoque l’«Institut des machines intelligentes» de l’université d’Hefei et ses «recherches sur la biométrie».

    Institute of Intelligent Machines – Biometrics Research

    ¶3. (C) The Chinese Academy of Science (CAS) Institute of Intelligent Machines (IIM) in Hefei has developed a biometrics device that uses a person’s pace to identify them. The device measure weight and two-dimensional sheer forces applied by a person’s foot during walking to create a uniquely identifiable biometrics profile. The device can be covertly installed in a floor and is able to collect biometrics data on individuals covertly without their knowledge. When questioned about the device’s potential applications, IIM officials stated the device was being used by “secret” customers and was not available on the commercial market. IIM also said they were involved with China’s “Program 863.” (COMMENT: Program 863 is China’s national high-technology development plan that includes both military and civilian technology development programs; therefore, it is likely the People’s Liberation Army (PLA) is one of the customers for whom this biometrics device was developed. END COMMENT)

    Il est bien question d’un système qui peut être dissimulé sous un plancher, de sorte que la personne soit identifiée «sans le savoir». Le processus est décrit en une phrase: «mesure du poids et de la pression des pieds en deux dimensions», permettant de créer un «profil d’identification biométrique particulier». Les officiels chinois se seraient confiés au représentant US comme quoi le dispositif a déjà été utilisé par des «clients secrets» et qu’il n’était pas destiné à être commercialisé.

    Le diplomate américain a été intrigué par le fait que l’équipe de Hefei soit financée par un programme militaro-scientifique – Program 863, l’un des hauts lieux en Chine de la « recherche duale », civile et militaire, créé en mars 1986 (d’où son numéro de code selon cet ouvrage) par le président Deng Xiaoping. Reste que cette cellule n’a rien de secret, elle a sa page officielle et sa fiche Wikipedia.

    Tiré du documentaire « Le temps des biomaîtres » (2007)
    L’officiel américain fait mine de découvrir l’eau tiède. Car les Etats-Unis sont bien entendus très bien placés dans la course au Graal biométrique. Aujourd’hui les systèmes biométriques les plus répandus – empreintes digitales, paumes de la main ou iris de l’oeil – nécessitent une coopération du cobaye. D’où l’intérêt de pouvoir identifier quelqu’un sans qu’il le sache ou qu’il en ait conscience.

    Un documentaire diffusé en 2007 sur Arte – Le temps des biomaîtres, de Jacques Guyot – évoque des recherches similaires à l’université de Southampton (Royaume-Uni).

    Le professeur Mark Nixon (ci-contre) expliquait à l’époque que son dispositif était tout à fait au point [voir l’extrait ci-dessous – dès la 12ème minute]. Et évoquait lui même que ses trouvailles ont été en partie financées par la DARPA, l’agence de recherche de l’armée américaine.

    Nixon évoque un système de caméras numériques disséminés dans un couloir qui permettent, sur quelques foulées, de reconnaître la signature pédestre de l’individu. Son propre système va un peu plus loin, car parmi ces caméras, une est dédiée à la reconnaissance «du visage et des oreilles», et quatre autres sont situées aux quatre coins du couloir pour scanner la manière dont le corps se mue et les pas s’enchaînent

    Le même documentaire, réalisé il y a moins de quatre ans, évoquait d’ailleurs une autre méthode de biométrie furtive. C’est John Daugman, autre chercheur britannique (université de Cambridge), qui se présente lui-même comme l’inventeur de la technique de reconnaissance de l’iris, qui parle du projet « Iris on the move » développé aux laboratoires Sarnoff, aux Etats-Unis. Le procédé est maintenant au point, comme le montre cette vidéopromo éditée en février 2010 – comme le câble diplomatique.

    Pour Daugman, le fait que la personne doive se positionner sans bouger devant l’objectif pour se faire identifier, «ce n’est pas très fluide, pas très rapide». L’objectif, il y a quatre ans, était de pouvoir capturer l’iris jusqu’à une distance de 3 mètres, pour une personne marchant à environ 1 mètre par seconde.

    Aujourd’hui, Sarnoff déclare pouvoir identifier 30 personnes par minute… Comme le dit Daugman tout sourire: «C’est comme dans Minority Report, en mieux!» (voir ici à partir de 5’50).

    Pour convaincre les cobayes pressés d’êtres scannés à la volée, on leur vend donc la « fluidité » des files d’attentes d’aéroports… Alors imaginez une seconde l’effet conjugué de cette méthode avec les techniques de signature pédestre. Ou de reconnaissance faciale sophistiquée, qui peut là aussi capturer un visage à distance et de l’analyser. Faut-il rappeler que les systèmes de contrôles obtiennent leurs sceaux de «légalité» seulement s’ils ont obtenu l’accord éclairé des individus concernés.

    Le projet Biometrics on the Move, sous les auspices du groupe de défense BAE Systems, revendique pourtant de contrôler une foule à distance sans leur «coopération», l’absence de consentement des personnes devenant même un argument commercial.

    –-

Les commentaires sont fermés.