L’actualité de la crise : VAILLANTS COST-KILLERS, par François Leclerc

Billet invité.

Dans le monde des affaires, on appelle cost-killers les managers rompus à l’exercice qui consiste à faire tomber les têtes, sauf la leur, se forgeant ainsi une flatteuse mais usurpée réputation d’excellent gestionnaire.

Le parallèle s’imposant, les chefs d’Etat et de gouvernement européens méritent-ils une autre étiquette, qui n’ont comme réponse à la crise que la réduction des déficits publics, et comme arme favorite les coupes budgétaires ? Revendiquant une stratégie – n’ayant ce nom que par défaut – dont la vanité montre au fil des semaines et de leurs reculades combien ils sont dans les faits démunis, se cramponnant au déni et espérant s’en tirer ainsi. Ne voulant pas reconnaître les vrais contours de la crise pour ne pas avoir à tailler dans un autre vif.

Ils s’accrochent néanmoins à une ligne de conduite, dont ils ne dérogent pas. Celle de régler avec l’argent public l’addition présentée par un système financier dont la chute libre a été stoppée, mais pas son dérapage qui plus sournoisement se poursuit. Ayant malencontreusement oublié combien les déficits budgétaires contre lesquels ils montent à l’assaut avec tant de vaillance doivent à une crise financière évacuée, passée aux profits des uns et aux pertes des autres.

Les gouvernements européens appliquent tous cette même politique, avec des variantes et selon des décalages dans le calendrier. Inscrivant leurs plans respectifs dans une unique perspective : l’amoindrissement du rôle de l’Etat et la poursuite de l’extension de la financiarisation. Un total paradoxe si l’on considère ce qui vient d’intervenir et se poursuit, mais qu’importe !

Après tout, aux Etats-Unis, pourtant aux premières loges de la crise, le Tea party movement et la droite républicaine ne tirent-ils pas comme leçon de la crise que l’Etat en est le responsable et qu’il faut le réduire à la portion congrue ? Faisant des saisies de millions de maisons et du chômage, des pertes des fonds de pension ainsi que tout ce qui reste à venir, les victimes d’un Etat responsables de tout avec ses complices les banques voraces ? Ce n’est plus un contresens, c’est une totale falsification.

Que viennent de réclamer au gouvernement grec les contrôleurs de la mission conjointe de l’Union européenne et du FMI ? Que d’ici 2015 la Grèce privatise massivement pour combler sa dette et sortir de la crise : 50 milliards d’euros d’ici 2015, dont 15 milliards d’ici 2013, au lieu des 7 milliards initialement annoncés. Ils reconnaissaient pourtant que le gouvernement est dans les clous du plan adopté mais anticipent des difficultés supplémentaires liées aux coûts des futurs emprunts, anticipant le refus de toute restructuration de dette.

Que vient de déclarer dans les colonnes du Telegraph le ministre de la justice britannique, Jenneth Clarke, en parlant de l’impact du plan d’austérité gouvernemental ? « Je ne pense pas que les classes moyennes aient bien réalisé l’ampleur du problème, c’est une des raisons pour lesquelles nous allons être confrontés à des difficultés politiques (…) Cela va émerger quand l’effet des coupes budgétaires va commencer à se faire sentir dans les foyers cette année ».

Que vient de craindre publiquement le polonais Janusz Lewandowski, commissaire européen au budget ? Le pacte de compétitivité franco-allemand ne doit pas mener à « une Europe à deux vitesses  », a-t-il dit, en ajoutant : « Nous ne devons pas tolérer, après avoir été intégrés, d’être à nouveau exclus parce que la zone euro construit une sorte d’Union européenne intérieure ».

En évoquant la création d’une « cinquième protection » (pour ne pas dire branche) de la Sécurité sociale, afin de prendre en charge la dépendance, que Nicolas Sarkozy a-t-il en tête qui évoque prudemment à la télévision la possibilité d’avoir recours aux assurances privées, faisant valoir qu’il ne fallait pas l’écarter pour des « raisons idéologiques » ? Devant le Conseil économique, social et environnemental, il avait déjà tourné autour du pot : « pour la prise en charge de la dépendance, il nous faut sans doute inventer autre chose que le modèle traditionnel de couverture des risques par la Sécurité sociale ».

Par opposition et pour ne prendre que deux exemples, comment ne pas être frappé par la pugnacité des défenseurs des bonus des banquiers au Royaume-Uni, qui ont négocié pour conserver leur entière liberté un accord bidon avec David Cameron, le premier ministre, ou la décision de Nicolas Sarkozy de ne pas taxer la plus-value réalisée lors de la vente de la résidence principale en contrepartie de la suppression de l’impôt sur la fortune, bruyamment applaudie par les professionnels de l’immobilier ?

Comment également ne pas remarquer comment le financement du filet de protection social est menacé en France, après avoir été confié à des collectivités locales étranglées par l’insuffisance d’une dotation de l’Etat qui ne compense pas le transfert de charges ? Alors que nombre d’entre elles font face aux charges d’intérêt démentes d’emprunts toxiques et ne sont toujours pas parvenues à obtenir un soutien de l’Etat dans leurs renégociations avec les banques ?

Ainsi, les contours d’une nouvelle société sont progressivement dessinés, à grands traits dans les pays de la zone des tempêtes, ou plus esquissé dans celles qui n’y sont pas. Non seulement les inégalités sociales, à la racine de la crise, ne sont pas combattues, mais leur développement est à nouveau encouragé. Faisant de la crise elle-même un prétexte pour approfondir ce qui était avant entrepris, dans une logique d’enfermement financier qui déjà prévalait et en sort renouvelée.

Mais cette dynamique est d’une grande fragilité, menacée par de véritables bombes à retardement financières, aux Etats-Unis, au Japon ou en Europe. Le dérèglement a porté ses fruits au-delà de toute espérance et les tentatives timorées de revenir dessus, qui prétendent contenir la prochaine crise alors que l’actuelle n’est pas terminée, ne sont pas à la hauteur. Combien de temps les pauvres constructions idéologiques des riches vont-elles pouvoir tenir ?

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245 réflexions sur « L’actualité de la crise : VAILLANTS COST-KILLERS, par François Leclerc »

  1. Dans la série : “demain, on rase gratis…”
    http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2011/02/13/l-administration-obama-prevoit-1-100-milliards-de-dollars-d-economie-sur-10-ans_1479539_3222.html

    “Pour le républicain Paul Ryan, ce budget “ressemble à des budgets similaires qu’il nous a donnés ces deux dernières années”. “Il semble qu’il récidive avec une autre augmentation d’impôts de 1 300 milliards de dollars”, a regretté M. Ryan.”

  2. La majorité des participants de ce blog et des économistes attérés percoivent les contours de la crise.
    Mais qui connaît et fait connaître les causes profondes ?

    1. Es-tu sûr, Marlowe..???
      Sinon, cela peut en effet être un excellent sondage.

      Je commence : la concentration de richesse. Point.

    2. > Le désir est le grand ressort providentiel de l’activité ; tout désir est une illusion, mais les choses sont ainsi disposées qu’on ne voit l’inanité du désir qu’après qu’il est assouvi.
      Ernest Renan

    3. Actuellement cela ne fonctionne pas, pour des raison d’ordre cybernétiques ou de circuits d’amplification, de tuyauterie, de “quincaillerie”. Je ne m’étendrais pas là dessus.

      La question des causes profondes serait de savoir, comme le demande Rouseau, qui a laissé se constituer la propriété privée. Et pourquoi nous n’avons pas évolué vers un autre système moins mortifère.

      Ceci dit, dans un système de type pays-de-cocagne, où les cailles arrivent toutes rôties dans les gosiers, qui voudrait devenir dentiste ? S’occuper du râtelier d’autrui alors qu’on peut s’en passer… ? notre système qui marche à coup de trique permet à chacun de donner le meilleur de lui même, il faut être lucide. Si l’on n’y est pas forcé par la nécessité, personne ne s’astreindrait à des études de médecine ou de stomatologie…entres autres ! halléluia, le dentiste est la preuve vivante que le monde est bien le meilleurs possible. A quelques détails près. Et je ne plaisante qu’à moitié.

    4. à Yvan, et à Liztfr, et aux autres.

      Yvan, le détective pense que tu es sur la voie de la connaissance.

      Mais d’où vient cette concentration de richesse ?

      Je note que la majorité des lecteurs se désintéressent de ma question, qui me paraissait pourtant si pertinente.
      Je suis triste

      Mais je vois que Litztfr évoque la naissance de la propriété privée.

      Je pense que nous avançons.

      Encore un effort, citoyens, pour être révolutionnaires.

    5. Réponse au sondage :

      concentration des richesses oui certes comment a-t’on laissé les tenants du pognon prendre tout ce pouvoir.

      – crétinisme des politiques qui ont promis des choses irréalistes, on mal géré les finances publiques et ont endettés leurs pays pour les tenir
      – enfumage consumériste des masses (par les banquiers et les politicos) à qui on a fait croire que le crédit c’est pas cher et qu’on y a droit sans risques
      – empapaouatage des politiques par les banksters, qui ont réussi à leur faire croire qu’il fallait les sauver à coup de trillions, ce qui a quasi doublé certaines dettes publiques

      j’ai bon ?

    6. @Piotr

      J’avais la même idée depuis hier… Toute la magie publicitaire enfle énormément l’importance de la possession d’objets, et cette possession est ce pourquoi on est sensé se lancer avec enthousiasme dans une carrière, et incités à ne pas rater le départ de sa génération. Les derniers mots viennent encore de Kirkegaard, “De la communication”. La génération s’élance, et si l’on hésite, on est stigmatisé. Mais,

      “Qui pour un homme ne donnerait pas tous les cailloux du monde ? ”

      (Anthropologie et politique: les principes du système de Rousseau
      Par Victor Goldschmidt)

      http://tinyurl.com/6yf23xt

      Je savais même pas que j’avais lu ce bouquin…. il m’en restait 1 phrase, au bout de 20 ans.

    7. @Marlowe

      Vous écrivez : “Mais je vois que Litztfr évoque la naissance de la propriété privée. Je pense que nous avançons“.

      Effectivement, mais faites un pas de plus -encore un effort, citoyen – et vous comprendrez que ce qui est vraiment en cause dans la crise de civilisation que nous vivons, n’est pas tant la naissance de la propriété privée (pourquoi remonter si loin?) que l’exacerbation du désir d’appropriation privée qui gît en chacun de nous, et ce, à dater d’un certain moment de l’histoire européenne, à savoir du dualisme cartésien (le paradigme ontologique moderne).

    8. Excellente question.
      Relire la crise de ’29 par Galbraith.
      L’origine est dans la généralisation du pauvre con qui croit avoir droit
      à la richesse, et si possible lui-seul.
      La crise n’a pas de causes techniques.( finance -subprime- banques ou méthodes pognonesques, ou bourseuses, ou fiscales) mais morale.
      Les causes techniques, bien réelles et sophistiques, sont au service d’une morale dévoyée.
      Certaines gens ont pulvérisées des limites morales pratiques conventionnelles,
      généralement admises ou enseignées dès le plus jeune âge.
      C ‘est-à-dire une morale quasi universelle ( ou peut-être seulement occidentale ou chrétienne)
      mais facile à comprendre et sans substrat théorique compliqué, une morale
      construite sur l’expérience ancestrale des sociétés qui ont survécues;
      une morale pragmatique en un mot.
      Même le catéchisme enseigne que la multiplication des petis pains
      (ici, le pognon multiplicateur de pognon), est réservé à Dieu.

      Ces gens n’accepterons jamais un retour en arrière: il faut précipiter leur disparition
      en les privant de terrains de jeux. Assécher les flux et tarir les sources, aux moyens
      de contre-techniques, par des grains de sable: petits efforts et grands effets.
      Paul en propose au moins un.

      ( A me relire, je sens qu’il doit y avoir une cause plus profonde, mais c’est un terrain inconnu pour moi. voir Freud ou des choses de ce genre…)

    9. à Germanicus,

      Ce qui serait intéressant, du point de vue de la critique et de l’intelligence, c’est de dire non pas seulement ce que c’est que le Tittytainment, mais de le replacer dans son contexte.

      Encore un débat qui n’aura pas lieu…

    10. à André,

      Pourquoi ne pas remonter si loin que l’appropriation privative ?

      N’est-ce pas ce moment historique, où les chasseurs-cueilleurs deviennent sédentaires, qui marque la sortie de l’Eden et la naissance de la tragédie ?

      Le rêve de Marlowe n’est donc pas de remonter au CNR, mais bien avant.

    11. La question des causes profondes est difficile… historique, extension des centres de pouvoir, investissement dans des activités lucratives. D’où propriété privée.

      Je me demande ce qu’il peuvent bien fabriquer avec tout leur fric mais bon… ça doit être usant une vie comme ça, à toujours vouloir plus de ceci et de cela et je sais pas, tout le temps voyager et faire des croisères etc, etc, etc, on se demande bien c’est une folie vide de sens. Et les meilleures études, la plus belle maison et toujours plus, plus, plus.. autant se shooter à l’héroine ça me parait un plus rationnel encore. Comme c’est dit dans l’Avare, c’est une maladie. C’est ça le Tittytainement, une grosse mamelle nourricière, la manne sécurisante et l’amour illimité. L’argent est de l’amour pur, en boite. C’est le Grand Autre toujours là, toujours bien faisant. On n’atteint pas le principe de réalité avec ce genre de situation, il n’y a qu’à vouloir pour obtenir donc c’est le stade de l’hallucination du plaisir ou très proche, bref… ce sont d’éternels enfants. (psychanalyse sans garantie 🙂

    12. les chasseurs-cueilleurs

      va falloir se remuscler les bras et les cuissots ! et faire repousser les poils , les filles aussi !( pour compenser la crise de l’énergie ) …peut-être pour cela que PJ se fait pousser la barbe ! ça tient chaud …
      euh …

    13. Dans les causes profondes de la crise actuelle, je mettrais au premier rang “l’esprit analytique” où se concentre l’orgueil des hommes à prétendre solutionner tous les problèmes. Sur le papier, il n’y en a aucun , absolument aucun, qui ne résiste à l’analyse : il suffit d’y mettre les moyens appropriés. Par exemple les maths pour “gérer le risque”, la logistique pour envahir l’Irak, le marketing pour vendre n’importe quoi, la biologie pour la procréation artificielle… C’est à force d’analyse, et rien d’autre, que l’on est parvenu à envoyer un homme sur la lune et creuser des trous par 5000 mètres de fond. La méthode consiste, selon le principe du calcul différentiel, à décomposer le problème en éléments aussi petits que l’on veut, puis à les recomposer (intégrer) de façon à obtenir des règles (lois) que l’on peut ensuite utiliser en fonction de quelques paramètres. La méthode est sans limites mais ne convient qu’aux problèmes scientifiques : pour traiter ceux de la nature, des humains, des sociétés, tout ce qui est “complexe” dirait Edgar Morin, elle ne conduit qu’à des déconvenues. (Cf. Comment le Sahel reverdit, exemples de ce qui marche/échoue.)

      Cet esprit d’analyse a tout envahi, à l’école il n’a pas de rival. S’il présente une efficacité indéniable et nécessaire pour acquérir des automatismes de base, (en particulier la maîtrise de la langue et du calcul), il est catastrophique pour les arts et les lettres, le travail manuel, la création et la réflexion, et tout ce que l’école devrait enseigner. Ici, j’ai besoin d’évoquer deux souvenirs pour préciser ma pensée.

      1) Quand la prof nous demandait de lire un passage du Cid, j’avais l’impression de tout comprendre. Puis arrivaient ses questions, et là, le trou noir : je ne savais jamais répondre, je n’avais donc rien pigé. Très mauvais souvenir.
      2) Pour commencer sa 1ère leçon, le prof de chimie a pris sa règle, nous a demandé si l’on pourrait la casser en deux, puis casser de nouveau chaque morceau, etc., jusqu’à la question finale : pourrait-on faire ça indéfiniment ? Non seulement l’imagination de l’élève s’en trouvait sollicitée, mais il introduisait ainsi « naturellement » la notion d’atome. Excellent souvenir.

      Dans le 1er cas, la prof de français nous imposait une analyse antérieure et nous demandait de la confirmer par le texte : nous en étions forcément incapables. Dans le second, le prof de chimie partait du problème initial naturellement synthétique, et refaisait l’analyse : forcément passionnant et compréhensible. Ainsi apparaît le défaut majeur de la méthode analytique : elle relègue « le tout » aux oubliettes, car il semble que ce qui a été analysé une fois n’a pas besoin de l’être à nouveau. C’est ainsi que les plus beaux textes de la langue française se font massacrés par « dissection analytique », sous l’œil des élèves censés les comprendre et les admirer.

    14. En France: l’Etat-Providence qui libère les citoyens de leurs responsabilités (yaka), impose des déficits budgétaires qui permettent aux puissances d’argent de peser sur toutes les décisions politiques (ce sont les créanciers, n’est-ce pas?) et de s’enrichir par la rente sur les obligations nécessaires pour combler ces déficits.
      Ne suis-je pas un peu réac pour cette enceinte?

    15. Jusqu’à maintenant, que ce soit trop de propriété pour certains ou trop de pouvoir qui crée l’injustice, tout va vers trop de concentration de richesse…

      Effectivement, Yoananda. C’est du Pareto. Soit obliger à la redistribution. Mais pas par dictature.

    16. @EOLE : “Ne suis-je pas un peu réac pour cette enceinte? “: d’abord l’enceinte, ouverte à tous les vents ou presque, n’en est pas vraiment une. Je ne lui vois guère que l’auvent d’une modération qui la protège de certaines pluies, mais pas des “réacs”. Ensuite, l’on note que votre question ne prend son sens que par rapport à votre assertion précédente : “l’Etat-Providence qui libère les citoyens de leurs responsabilités”, question qui en appelle une autre que vous vous gardez bien de poser, à savoir : et si la responsabilité des citoyens étaient justement d’entretenir “l’Etat-Providence” ? Car enfin, de quoi, de qui peut-on être “responsable”, si ce n’est de qq chose ou qq un qui n’est pas (à) soi ? C’est bien ça qui est écœurant, monsieur EOLE, dans votre/le libéralisme : chacun n’y est responsable que de lui-même et de ses biens. Je n’appelle pas ça “être responsable” : c’est tautologique, idiot, aveugle, inconscient, borné, absurde, inconséquent, trivial. C’est voir le monde comme les Cyclopes, ces forgerons du “bouclier de l’invisibilité” de Pluton. (Sauf erreur de mémoire.) L’invisibilité que l’on retrouve dans les comptes “off shore”, dans les bilans maquillés et magouillés, et dans toutes ces consciences comme la vôtre où le réel, douloureux et laid, se garde bien d’apparaître.

    17. @Marlowe,

      N’est-ce pas ce moment historique, où les chasseurs-cueilleurs deviennent sédentaires, qui marque la sortie de l’Eden et la naissance de la tragédie ?

      Le rêve de Marlowe n’est donc pas de remonter au CNR, mais bien avant.

      Revenons donc tous à la nomadisation, tous chasseurs-ceuilleurs! Comme il y a 30,000 ans quand il n’y avait guère que quelques centaines de milliers d’êtres humains sur la terre.

      Le rêve de Marlowe inclut il aussi l’élimination de 99,9% de la population mondiale?

    18. Faire pousser le blé dans le désert.

      Il est vrai que sur des surfaces très limitées, l’intelligence humaine permet de lutter contre la désertification.
      Mais dans le même mouvement, ce sont des millios d’hectares qui sont transformés en désert ou appauvris pour des dizaines d’années par leur surexploitation et l’emploi de techniques indistrielles qui rendent le mouvement irréversible.

      Comme aurait pu dire Coluche : “si vous donnez une plaine verdoyante à un financier, au bout de quelques temps, il vendra du sable.”

    19. @Crapaud rouge

      Oui, ma fille m’a raconté qu’un jour sa prof de français s’étant livrée à ce genre d’analyse de texte sur une poésie, elle lui a fait une contre analyse démontrant le contraire de ce que la prof leur avait débité !
      La poésie qui selon la prof était une ode à la joie de vivre s’est ainsi transformée en un texte plein du désespoir le plus profond.
      Pantoise, la prof n’a pu que se ranger aux conclusions de ma fille .
      Elle avait 12 ans à l’époque et totalement réfractaire à l’éducation nationale.

    20. @chris06 : “Revenons donc tous à la nomadisation, tous chasseurs-ceuilleurs! Comme il y a 30,000 ans” : vous vous croyez malin à jouer si maladroitement de l’ironie ? Ce n’est pas ce que Marlowe voulait dire, et vous le savez bien. Alors, pourquoi ce genre de répliques qui ne riment à rien, ne mènent nulle part, ne font même pas rire, n’arrachent même pas un sourire. Aucune finesse.

    21. Ceci dit, Batracien, aux US, ils sont en train de revenir à des système de survie digne des “chasseurs-cueilleurs”.
      Et leur nomadisme augmente encore avec les expropriations. En plus des changements de richesse des états.

      Mais revenons aux causes profondes de la situation.

    22. Un jour j’étais arrivée au terme d’une longue réflexion que tout çà avait débuté avec la sédentarisation.
      Je ne me souviens plus comment, mais la conclusion s’est imposée à moi comme une évidence.
      Peut-être que lorsqu’on décrète que “ce morceau de terre m’appartient” la vision du monde change ?

    23. @ Crapaud Rouge

      Ca devrait sûrement me faire chaud au coeur d’être pris pour un libéral, à moins que je ne doive le prendre pour une insulte. Je reste sans opinion là-dessus, ne m’estimant pas libéral.
      Il n’en reste pas moins que l’Etat-providence me semble un système irresponsable quand on ne parvient pas à mettre en face les ressources pour se le payer.
      Si vous me disiez qu’il y a mauvaise répartition du produit de l’économie et que cela crée le manque de ressources, je serais assez d’accord. S’auf qu’il y a deux points (un trop et un pas assez) où une répartition, quelle qu’elle soit, finit par devenir anti productive.
      Pour moi, rien n’exonère les dirigeants politiques comme ceux qui les désignent de leur responsabilité de choisir où se situe la zone “optimale” pour placer le curseur de la répartition des produits de l’économie.

    24. à Louise,

      Marlowe est en grande harmonie avec ce que vous dites.
      Notre problème est que le retour en arrière est impossible.
      Alors, que faire ?

    25. à chris06,

      Pour être clair, toute apparence de dialogue bien élevé avec vous et vos semblables ne m’apporte aucune satisfaction.
      Veuillez noter que je ne vous répondrai plus que par le silence.
      Vous pourrez donc me faire dire ce qui vous convient.

    26. à Yvan,

      Le survivalisme, qui se développe aux USA et bientôt ailleurs, n’est pas le retour vers un Eden du passé, c’est une misère.
      Par ailleurs les chasseurs vont être des pilleurs et non des cueilleurs.

    27. @EOLE,

      il semblerait que pour certains commentateurs ici présents, toute personne qui n’est pas d’extrême gauche ou bien anticapitaliste est forcément un libéral.

      @Crapaud Rouge,

      Ce n’est pas ce que Marlowe voulait dire, et vous le savez bien.

      Non, je n’ai pas compris ce que Marlowe voulait dire.

      @Marlowe,
      mes excuses, je n’ai pas compris ce que vous vouliez dire.

    28. C’est ainsi que les plus beaux textes de la langue française se font massacrés par « dissection analytique », sous l’œil des élèves censés les comprendre et les admirer.

      Ah, cela dépend des générations, et des enseignants sans doute …
      En français, jamais eu, au lycée, de professeur procédant ainsi …
      par contre, chez des trentenaires de ma connaissance, cela se passait ainsi en fac de lettres…=) d’où une certaine désaffection de la lecture pendant un certain temps …
      contrairement à moi, qui avait eu, une génération avant, un ou deux “conférenciers” érudits et passionnés …
      George Steiner avait écrit un livre sur la passation : Maîtres et disciples, NRF Essais, Gallimard, 2003
      “« J’ai eu de la chance avec mes professeurs. Ils m’ont laissé persuadé que, sous sa forme la plus haute, la relation de maître à élève est une allégorie en acte de l’amour désintéressé. » (Errata. Récit d’une pensée) /Wikipedia

    29. @chris06 : ok d’accord, vous n’aviez pas compris, cela arrive, mais bon, dans ce contexte, où il était clairement question des causes, non de solutions, avouez qu’il était difficile d’imaginer que vous n’aviez pas compris…

    30. Pour les causes

      1.La mauvaise répartition des richesses engendre la sur-utilisation du crédit ,

      qui elle même engendre l’asphyxie économique .

      2. Lorsque les lobbies infiltrent le pouvoir, l’intérêt de quelques uns est privilégié au détriment de tous , et ce jusqu’à la folie .

      Pour les causes des causes :

      1.Un monde en mutation , où l’inéluctable interdépendance sera l’occasion du développement de l’espèce ou de sa disparition.

      2. toi , et moi , et nous…
      http://www.youtube.com/watch?v=b26S-R_lyYE

    31. Bien d’accord avec toi, Béber.

      Le sondage reprend. Allez-y, Mesdames-Messieurs. Ici, contrairement à partout ailleurs, ce n’est pas manipulé car vous avez l’avis de chacun.
      Autant en profiter.

    32. Pour en revenir aux causes profondes dans lesquelles je voyais (ci-dessus) l’esprit analytique : je devais être inconsciemment inspiré d’Alain Caillé dont j’avais lu Démocratie, totalitarisme et parcellitarisme, où il écrit :

      Tentons, pour conclure cette esquisse typologique, de définir le parcellitarisme non par rapport au totalitarisme, comme son opposé complémentaire, mais en lui-même. On entendra par parcellitarisme le triomphe absolu de l’analytique sur le synthétique, le mouvement permanent qui tend à décomposer toute chose, tout sujet collectif, institutions ou organisations, tout individu, tout savoir, tout pouvoir, tout territoire ou tout espace de temps, etc., en parcelles, en postulant que cette désagrégation est bonne par elle-même et sans se soucier a priori de la liaison souhaitable entre les parcelles ainsi libérées.

      Tout décomposer pour recomposer dans la perspective du profit, évidemment…

  3. Les Danois ne veulent pas de l’euro.
    Dans un sondage réalisé par l’institut Gallup, 41% seulement des électeurs danois se disent favorables à l’entrée de leur pays dans la zone euro. Un record.

    Le quotidien Berlingske Tidende vient de publier les résultats d’un sondage Gallup qui laisse apparaître une nette remontée du camp des opposants au remplacement de la couronne danoise par l’euro. Près 50% des personnes interrogées s’y opposent.

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20110211trib000600601/les-danois-ne-veulent-pas-de-l-euro.html

  4. La Commission européenne a lancé la chasse aux gaspillages alors que se prépare une bataille à couteaux tirés en vue d’établir le prochain budget de l’UE en période de rigueur généralisée.

    Le maître du jeu est le Premier ministre britannique David Cameron. Il a scellé en décembre dernier une alliance avec la France, l’Allemagne, les Pays-Bas et la Finlande pour imposer un gel du budget de l’UE jusqu’en 2020. Ces cinq pays représentent 50% des contributions au budget de l’UE. La Commission européenne se retrouve désormais le dos au mur. Elle doit présenter fin avril un projet de budget pour 2012, puis deux mois plus tard, en juin, des propositions pour la période 2014-2020.

    http://www.lalibre.be/actu/international/article/642438/bruxelles-lance-la-chasse-aux-gaspillages-et-prepare-la-bataille-du-budget.html

    Les traitements représentent la moitié de ces coûts, mais pas question de “faire un geste” en signe de solidarité, comme l’avait suggéré il y a quelques mois le Français Joseph Daul, chef du groupe conservateur au Parlement européen.

    Ben voyons..la rigueur pour les autres bien entendu!

  5. La privatisation de tout (sauf la Justice, la Police et l’Armée).

    Les “grands éditorialistes” de la presse économique ont déjà commencé à préparer les esprits à la privatisation de tout.

    “Enjeux Les Echos”, janvier 2011, page 21 : Jean-Marc Vittori écrit un long article sur la faillite des Etats européens.

    L’apocalypse de la dette.

    […] Ce qui se prépare est d’une tout autre ampleur. Autant tenter de comprendre les effets d’un tsunami à partir des vaguelettes dans une baignoire ! Comme toujours, les investisseurs cesseront brutalement leurs prêts. Mais cette fois-ci, de grands Etats seront atteints : «too big to be saved» – trop gros pour être sauvés. Aucun remorqueur de haute mer ne pourra leur porter secours, pas plus le FMI que la Banque Centrale Européenne ou les Etats-Unis, eux-mêmes menacés. Nous rentrerons alors dans un monde nouveau. Tellement nouveau qu’il semble inconcevable. Nous devons donc commencer à l’imaginer.

    Si le choc se produit, il sera d’une violence inouïe. Il suffit de songer à ce qui se passerait en France si les fonctionnaires n’étaient pas payés pendant des mois (l’emprunt doit apporter en 2011 le quart des ressources de l’Etat). Les gouvernants devraient alors très vite faire un choix impossible.

    Soit les gouvernants impriment des billets – mais c’est interdit dans la zone euro et cela ne règle le problème que très provisoirement, comme l’Histoire l’a toujours prouvé.

    Soit ils ne bougent pas, prenant le risque d’une dislocation totale des institutions publiques.

    Soit ils resserrent l’Etat sur ses missions régaliennes (justice et sécurité), en larguant au privé des pans entiers d’activités devenues largement publiques au fil des siècles, comme l’éducation et la santé. Au passage, la redistribution assumée par l’impôt et la dépense publique serait laminée. Tout comme l’épargne, très investie en obligations publiques. Ce scénario peut paraître incroyable. Mais quelle est l’alternative ?

    Au bout du compte, c’est la démocratie sous sa forme actuelle qui risque de chavirer. Au fond, ce n’est guère étonnant. Car la démocratie est née … de la lutte contre la faillite de l’Etat ! Ca s’est passé au XVIIème siècle, en Angleterre. En 1672, le roi d’Angleterre Charles II fait défaut sur sa dette. De cette décision émerge un nouvel ordre politique et économique. La Banque d’Angleterre est créée en 1694, pour financer la reconstitution de la flotte royale détruite par les Français. Le Parlement prend le pouvoir pour mettre fin aux débordements royaux. Le peuple est désormais responsable des emprunts, non plus le souverain. Lors de la Révolution française, un siècle plus tard, la Constituante prend la même décision fondatrice. Et l’Amérique, qui a incarné l’idéal de la démocratie parlementaire plus que tout autre pays, n’a jamais fait défaut.

    La faillite à venir des Etats modernes risque donc de submerger non seulement l’économie, mais aussi la politique. Un monde nouveau émergera, comme au XVIIème siècle. Avec une nouvelle forme de démocratie, d’autres mécanismes de justice sociale. Mais le choc serait particulièrement rude en France, où l’Etat constitue le socle de la nation. Rassurez-vous : ce n’est pas pour 2011. Enfin, sans doute pas.

    Jean-Marc Vittori.

    1. saut la justice, la police et l’armée ? vous rigolez ou quoi ?
      demandez aux mercenaires qui travaillent pour les américains … lol
      tout, absolument tout sera privatisé a terme.

    2. tout, absolument tout sera privatisé a terme.

      C’est en effet ce qui nous attend, dès lors que RIEN ne retient plus les “Marchés”…

      On privatisera même le Planning Familial, avec achat du futur bébé (achat “à terme”, bien entendu), et, pourquoi pas, tant qu’on y est, choix optionnel (payant…) de la durée de vie probable du nouvel arrivant, et les CDS qui vont bien avec….

      Hâtons-nous d’en rire!…Nous aurons des années pour en pleurer.

    3. Ah non ! Faut tout privatiser, TOUT de TOUT que j’vous dis : même la justice, la police, l’armée, les rues, l’oxygène, le roi (des belges) ou votre Président de la République (aux enchères).

      C’est ce qu’on proposé les anarcho-capitalistes comme Murray Rothbard et David Friedman.
      Selon eux, il faut tout privatiser, même l’atmosphère, l’eau des rivières et des océans, la surface des mers éclairée par les phares…

      Comme le dit si bien Chomsky, ce qu’ils proposent c’est un monde bâti sur la haine des autres, un monde dont vous voudriez vous extraire le plus rapidement possible ou bien vous sucider….

      C’est en fait la désintégration sociale poussée à l’extrême, le “suicide des sociétés” : pas étonnant qu’ils fassent tant d’émules aux Etats Unis, surtout parmi les membres des Tea Party.

    4. Mon billet du 12 juillet 2010 : La décadence

      La décadence a lieu de son propre mouvement quand l’individu fait prévaloir sa liberté immédiate par rapport au bonheur de la communauté dans son ensemble. Une idéologie existe qui place cette liberté immédiate au pinacle : l’ultralibéralisme sous ses formes diverses du libertarianisme, de l’anarcho-capitalisme, etc. Notre société contemporaine se singularise par le fait qu’une idéologie porteuse des principes de sa propre décadence s’est formulée explicitement en son sein, prône les valeurs qui la provoquent inéluctablement quand elles sont mises en œuvre, et applique son programme consciencieusement et systématiquement, quelle que soit la puissance des démentis que les faits lui apportent.

      Aussi : Le temps qu’il fait, le 28 janvier 2011

    5. Ce “tout privé” est loin d’être impossible, ça fiche la trouille. Au demeurant, il n’est concevable qu’à condition de ne pas exclure la justice, la police et l’armée. Ces institutions pourraient fort bien être remplacées par des “GIP”, Groupement d’Intérêt Public, formés sur le modèle des GIE bien connus. Le territoire national serait ainsi privatisé, un territoire en taches de léopard : certaines zones seraient fort civilement administrées, car sous le contrôle de consortiums, et d’autres, laissées à l’abandon de toute administration digne de ce nom, seraient sous le contrôle des gangs mafieux. C’est un peu ce qui se dessine à Glasgow, selon le Diplo (“Vivre riche dans une ville de pauvres“), qui raconte que : “En août 2008, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié une enquête révélant que la différence d’espérance de vie entre un enfant né dans un quartier riche de Glasgow – au sud et à l’ouest – et un autre mis au monde dans un quartier pauvre de la même ville – à l’est – atteignait vingt-huit ans…”

    6. Crapaud, C’est en effet flippant, car pour connaître intimement le fonctionnement des GIE et GIP, je peux te dire qu’il ne s’agit que d’un marchepied vers la privatisation totale, et que la plupart des GIE à l’heure actuelle fonctionnent déjà sur le modèle des boîtes privées, avec de moins en moins de fonctionnaires et de personnels détachés des ministères de tutelle, voués à être totalement éradiqués, des contrats précaires, un management à l’unisson, etc. et un détachement grandissant vis-à vis des autorités de tutelle.

    7. Marlowe : voir les accords AGCS (que la France a signé en 1993 lorsque Mr Balladur était premier ministre.)

      Mais tous les pays ont signé cet accord…

      Il est donc facile de voir que ce plan américain était prévu de longue date.

    8. GIE et GIP, je peux te dire qu’il ne s’agit que d’un marchepied vers la privatisation totale,

      oui, feu-l’hôpital public tend à “délocaliser” les scanners dans feu-le- privé-à-but-non-lucratif : sur l’enveloppe de réception – ce qui n’était encore noté nulle part : GIE des Scanners de tel lieu !

      à pleurer !

  6. Ben trichet a parlé:

    Trichet : impératif de « surveiller la compétitivité » des pays de l’eurozone

    dimanche 13 février 2011, 20:28 lesoir
    Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, juge impératif de « surveiller la compétitivité » des pays de la zone euro, dans une interview où il exprime en filigrane sa sympathie pour le pacte de compétitivité proposé par Berlin et Paris. « Après les expériences faites pendant la crise, il est pour nous impérativement nécessaire de surveiller la compétitivité des pays, et cela vaut aussi en terme de correction des déséquilibres entre les économies nationales », a dit M. Trichet au journal Weser Kurier à paraître lundi.

    1. Une varion simplifie du Mahabarata Mal Luné?

      Si je me souviens bien de l’adaptation de Peter Brook trois chapitres:

      I. Le jeu (pile ou façe)

      quand tu perd =>

      II. Le forêt

      et quand tu en mare =>

      III. la bataille

      Une histoire vieux comme le monde

    2. Yvan,

      « Socialisation des pertes et privatisation des profits. »

      Est ce que ça veut dire que la domaine publique et l’état sont devenu “les poubelles” de la société?

      L’intérêt générale condamné à perdre?

    3. Ya, Peter. C’est tout à fait ça.

      Mais comme je l’ai écrit plus haut, cela était prévu de longue date. Le plan devient simplement “trop” apparent à cause de la crise.
      Les deux sont peut-être liés, notes.

    4. Yvan,

      Pour moi ils sont liées sont aucun doute!

      Quoi faire avec cette connaissance c’est encore une autre chapitre.

      Le prix selon Paul Jorion et je suis d’accord a une élément très important dans “la rapport de force”.

      Ou comme mon père (il était entrepreneur) disiais: “Si le client est Roi” (une expression Néerlandais) “moi je dois être empereur”

      A l’époque (il y a trente et quelques années) j’ai eu honte, mais dans les années après j’ai compris, sans différence en pouvoir, profit n’est pas possible!!!

      C’est le constat Paul Jorion fait dans son livre “le prix”.

      Peut être je suis trop nulle mais, mais la suite pour moi est logique: profit égale différence dans la rapport de force.

      J’ai contacté Paul Jorion sur ce sujèt, mais il ne reçoit pas mes messages ou il ne trouve pas l’intérêt d’y repondre. On verra ou pas! Quelque part c’est dommage, parceque j’aimerais bien de voir sont point de vue sur cette observation.

      Yvan, comment vois tu?

    5. Yvan a écrit:

      Je n’arrive pas à refouiller tout le blog et retrouver tous mes commentaires, j’en fais un peu trop.

      Par expérience : il y a une expression capitaliste horrible qui résume TOUT : le POUVOIR d’achat…

      Soit, tout est basé sur un rapport de force et un gros client pourra tuer un petit vendeur tout comme un gros vendeur pourra tuer le petit client.

      Mais tu devrais nous donner quelque prix de viande (Euro/kilo) en Allemagne de façon à ce que CHAQUE Français se rende compte de la différence, ici, en France…

      Chiche que certaines viandes soient du simple au DOUBLE…..

      Si tu es capable de suivre tout, tu doit être dieu,……………………….. quelle Pouvoir d’achat! 😛

      Mais ton résumé est excellent POUVOIR d’achat.

      Soit, tout est basé sur un rapport de force et un gros client pourra tuer un petit vendeur tout comme un gros vendeur pourra tuer le petit client.

      Est ce que au bout de compte ça permet de vivre en sociéte……………… democratie………. état de droit………………… ou tour simplement économie?

      Mais tu devrais nous donner quelque prix de viande (Euro/kilo) en Allemagne de façon à ce que CHAQUE Français se rende compte de la différence, ici, en France…

      Quand je suis rentrée en France j’ai vu la vie quotidienne est plus cher que en mon pays d’origine le Pays Bas. Un avantage la distribution!!!

      Mais est ce que la vrai problématique se trouve dans cette comparison? Eh oui tu as raison quelque part, avec “le pouvoir d’achat” on regarde ou c’est le moins cher et si c’est ailleurs on laisse tombe la production/consomation locale, le vraie économie.

      Comme c’est aujourd’hui “”””économique”””” de pecher de grande quantitée de poissons dans la mer du nord, ammener en chine fair des fillets et faire retourner en Europe. Pour moi ça explique la rationalité économique est trèèèèèès très malade.

      Mais Yvan est ce que selon toi le profit pouvait être un simple mesure de différence du rapport de force entre offre et demande?

  7. Lumineux résumé des chemins défoncés qu’on nous oblige à emprunter sous l’aiguillon de gardiens corrompus ou malades.

  8. A propos de la privatisation de tout :

    Après la critique de « l’emploi à vie » émise par le président du groupe UMP à l’Assemblée, Christian Jacob, une proposition de loi déposée le 13 janvier 2011 par le député UMP Jean-François Mancel risque de faire du bruit. Le projet du député de l’Oise vise en effet à réformer le statut de fonctionnaire au sein de la fonction publique d’État, pour le réserver aux seuls agents des ministères régaliens : la Défense, l’Intérieur, la Justice et les Affaires étrangères.

    PROPOSITION DE LOI DU DEPUTE UMP JEAN-FRANCOIS MANCEL :

    Article 1er :

    Les articles 2 et 3 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires sont ainsi rédigés :

    « Art. 2. – La présente loi s’applique aux agents civils des administrations de l’État, des régions, des départements, des communes et de leurs établissements publics y compris les établissements mentionnés à l’article 2 du titre IV du statut général des fonctionnaires de l’État et des collectivités territoriales, à l’exclusion des fonctionnaires des assemblées parlementaires et des magistrats de l’ordre judiciaire, qui ont vocation à occuper les emplois définis à la seconde phrase du premier alinéa de l’article 5 bis.

    « Les autres agents sont régis par les dispositions du code du travail.

    « Art. 3. – Sauf dérogation prévue par une disposition législative, les emplois civils permanents de l’État, des régions, des départements, des communes et de leurs établissements publics définis à la seconde phrase du premier alinéa de l’article 5 bis, sont, à l’exception de ceux réservés aux magistrats de l’ordre judiciaire et aux fonctionnaires des assemblées parlementaires, occupés soit par des fonctionnaires régis par le présent titre, soit par des fonctionnaires des assemblées parlementaires, des magistrats de l’ordre judiciaire ou des militaires dans les conditions prévues par leur statut. »

    Article 2 :

    Les dispositions de l’article 1er s’appliquent aux agents recrutés à compter de la publication du décret mentionné à l’article 3.

    Les agents recrutés avant cette publication peuvent, à leur demande, être régis par les dispositions du code du travail, dans les conditions définies par le même décret.

    Article 3 :

    Un décret en Conseil d’État fixe les modalités d’application de la présente loi.

    http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion3088.asp

    1. Jean François Mancel…

      Voilà un député intéressant et qui a des idées. En lisant la wikipedia, j’apprends ceci:

      Après une condamnation en première instance par le tribunal correctionnel de Beauvais (Oise), Jean-François Mancel est relaxé le 29 novembre 2001 par la cour d’appel d’Amiens. Cet arrêt est ensuite censuré par la Cour de cassation. Le 14 avril 2005, Jean-François Mancel est condamné par la 9e chambre de la cour d’appel de Paris à 18 mois de prison avec sursis, 30 000 euros d’amende et dix ans d’inéligibilité. Le 1er décembre 2005 la Cour de cassation de Paris rejette son pourvoi et confirme les peines prononcées en appel. Ensuite, le 2 mars 2006, la Cour d’appel de Paris a annulé son inéligibilité tout en confirmant sa condamnation avec sursis et son amende.

      Un vrai pauvre type comme l’UMP en recèle des masses.

  9. Une idée intéressante.

    “Le think tank CEPS préconise dans une note la solution d’un swap contre la dette de l’EFSF, plutôt que des rachats directs sur le marché. Daniel Gros et Thomas Mayer sont de retour. Le directeur général du think tank européen CEPS et le chef économiste de Deutsche Bank à Londres s’étaient distingués il y a un an en prônant la création d’un fonds monétaire européen. Dans une nouvelle note, ils détaillent le mécanisme qui permettrait au Fonds européen de stabilité financière (EFSF) de restructurer la dette d’un Etat, sans déclencher un défaut”.

    http://www.agefi.fr/search/default2.aspx?search=dette%20souveraine&id_article=1167372&page=&themes=&societes=&personnes=&publications=&tri=

    1. Des montages financiers de ce type sont toujours envisageables, mais ils reviennent à une mutualisation de la dette, pour laquelle les conditions politiques ne sont pas réunies.

  10. La question des votes prétendument démocratiques mise en avant dans plusieurs commentaires mérite d’être examinée sous l’angle des conditions démocratiques ou non dans lesquelles se déroulent en France les élections nationales. Pour les deux dernières présidentielles, il s’avère que plusieurs candidats avaient des comptes de campagne non conformes notamment les deux candidats élus. Nous aurions dû de ce fait voir leur élection invalidée et revoter. Que dire aussi du respect du NON majoritaire au projet de TC européen.
    Au final l’électeur est floué et ne peux si ce n’est comprendre mais tout simplement peser réellement sur la désignation des responsables et encore moins sur la politique qu’ils mènent ou mèneront. Le concept de “pays démocratique occidental ” cher à ALBIN en prend un sérieux coup, la démocratie aussi. Les candidats et élus ayant pratiqué la tricherie lors d’élections ainsi que ceux qui l’ont rendue possible doivent comprendre quels risques ils prennent et ils devront à un moment en répondre devant ceux qu’ils ont trahis. En tout cas pour moi au lieu de “vaillants cost_killers” je ne les perçois que comme des nuisibles dans notre société.

  11. Le député UMP Jean-François Mancel est un “cost-killer”.

    Le député UMP Jean-François Mancel veut réserver les emplois de fonctionnaires à la Justice, la Police, l’Armée et les Affaires Etrangères.

    Je le cite (sa proposition de loi date du 13 janvier 2011) :

    Mesdames, Messieurs,

    Tout État, pour assurer ses missions, a besoin de s’appuyer sur une fonction publique efficace. Notre pays n’échappe pas à la règle. Cependant, force est de constater que le poids de la fonction publique française est de plus en plus important au point qu’il en arrive à nuire à son efficacité, malgré la valeur de ses agents.

    Le rapport Silicani de 2008 sur la fonction publique estime que plus de sept millions de personnes occupaient un emploi de service public en France au 31 décembre 2005, ce qui représente plus de 28 % de l’emploi national total. Concernant le service public administratif, le nombre d’agent a augmenté de près de 25 % entre 1986 et 2006, passant de 4,2 à 5,2 millions. Cette constante augmentation, qui découle en partie d’une forte hausse de l’emploi territorial suite aux processus de décentralisation, génère des pesanteurs au sein de l’appareil public, dommageables autant à celui-ci qu’aux Français.

    Nos voisins européens l’ont bien compris et la France est aujourd’hui le seul grand pays développé où il existe encore une séparation totalement étanche entre le statut des fonctionnaires et celui des salariés du secteur privé.

    Réformer le statut de la fonction publique en France, en le resserrant autour des fonctions régaliennes, aurait des conséquences hautement bénéfiques.

    Tout d’abord, cela contribuerait à dynamiser les domaines non régaliens actuellement englobés dans la fonction publique. En effet, la généralisation du contrat de travail de droit commun permettrait une meilleure prise en compte du mérite ainsi qu’une meilleure gestion des ressources humaines et créerait des ponts entre le secteur public et le secteur privé. Cette nouvelle flexibilité nourrirait une dynamique d’enrichissement réciproque des deux secteurs.

    Ensuite, cette réforme du statut aurait un impact non négligeable sur les dépenses publiques au sein desquelles les dépenses de personnel représentent près de la moitié du budget de l’État. À l’heure où le Gouvernement a décidé de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, une telle mesure viendrait renforcer la volonté de rationalisation des dépenses de l’État.

    Enfin, il convient de souligner que les contraintes qui pesaient sur les agents publics au nom du service de l’intérêt général et qui justifiaient les droits spécifiques liés au statut ont perdu beaucoup de leur importance d’origine, ce qui justifie aujourd’hui d’adapter le statut à ce nouvel environnement.

    Aussi, la présente proposition de loi vise à réformer le statut de la fonction publique en le limitant aux seules missions régaliennes, revenant ainsi aux sources de ce statut spécifique.

    Dans son article 1er, elle modifie et complète les articles 2 et 3 de la loi du 13 juillet 1983 (dite loi Le Pors, portant droits et obligations des fonctionnaires) en restreignant le champ d’application du statut de la fonction publique aux seuls emplois de souveraineté nationale et de puissance publique.

    Dans son article 2, elle précise que cette modification ne s’applique qu’aux nouveaux entrants au sein de la fonction publique et non aux agents actuellement en poste afin de ne pas porter atteinte à leur choix initial.

    Cependant, il ne faudrait pas fermer la porte à ceux d’entre eux qui souhaiteraient bénéficier du nouveau régime généré par le contrat de travail de droit commun. Aussi, dans son article 3, la présente proposition crée un droit d’option.

    Loin de représenter une forme de désengagement de l’État, cette proposition de loi s’inscrit dans une logique d’égalité et de réconciliation au sein de la société française à l’heure où les différences entre le secteur public et le secteur privé apparaissent plus que jamais injustes aux yeux de nombre de nos concitoyens, particulièrement suite à la grave crise financière que nous venons de traverser.

    http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion3088.asp

    1. blablabla blabla …
      enrobage, pour ne pas dire ce qui est :
      guerre économique, provoquée par les USA, avec l’aide des “banksters réunis”, avec par prestidigitation, passage des dettes privées dues aux malfrats sus-nommés vers les dettes publiques, et dirigée contre l’Europe, en vue de lui imposer une régression extrême pour ses populations, et une marche forcée vers les privatisations à tout crin, suite logique des politiques d'”ajustement” de l’OCDE, du FMI , de l’OMC et de la Banque mondiale, afin que les oligarchies mondiales délétères puissent continuer de se sucrer sur le dos de la bête …
      quelle prétendue “civilisation” prétend-on sauver ? la civilisation du pognon ?
      RIEN A SAUVER ! LAISSER COULER !

  12. Le concept de tittytainment a été utilisé pour la première fois lors d’une conférence de la fondation Gorbatchev sur la gouvernabilité des populations frustrées par les conséquences de l’ultralibéralisme : Cf. Hans Peter Martin et Harald Schumann, Le Piège de la mondialisation, Solin-Actes Sud, 1997. C’est le processus d’abrutissement préconisé par Brzejinsky, membre de la Trilatérale, ex-conseiller de Jimmy Carter, comme solution aux problèmes d’emploi et de pouvoir d’achat endurés par 80% des populations du globe, seule une élite de 20% ayant accès aux emplois et rémunérations permettant un mode de vie et de consommation satisfaisant.

    1. Le détective pense que ce concept a été utilisé la première fois en 1995 à l’occasion de la première réunion du “State of the World Forum” en présence de près de 500 personnes comptant parmi les plus riches et puissantes du monde (Gorbatchev, Bush junior, Tatcher, Bill Gates…).
      Le sieur Brzezinskia a par la suite nié être l’auteur de cette trouvaille.
      Mais peut importe, ce mot semble résumer une tendance très forte dans la gestion des sociétès modernes.
      Le rôle central qui était joué par la répression est maintenant remplacé, ou seulement complété, par l’infantilisation des peuples.
      Le divertissement, y compris au sens du détournement de l’attention, encourage la fausse conscience et rend d’autant plus dépendants ceux auxquels il s’adresse que ceux-ci le recoivent avec un plaisir béat.
      Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes !

  13. Et si l’origine du problème est tout simplement le poids financier du monde ‘

    Amha l’origine de l’effondrement du système soviétique c’était le poids de sa bureaucratie devenue tellement grosse, compliquée et ingérable (tout le monde veut avoir ses petits privilèges sous le système communiste, a savoir avoir plus de confort , un travail moins dur ect….ou plus de bricoles que son voisin).

    L’origine de la crise actuelle est tout simplement le poids financier devenue inutile et virtuelle ( traduction : tout le monde cherche des privileges dans ce système qui est le capital, a savoir s’enrichir )

    Conclusion:
    C’est cyclique, tout système de répartition de richesse est très bien au départ , mais il se fait corrompre inévitablement avec les périodes plus ou moins longues. Soudainement les #parasites# deviennent trop gros et tuent le système en drainant son énergie vitale.

    Il y a aussi un paramètre possible , la fin de tout civilisation est en général due a sa complexification inutile a force de vouloir régler tel ou tel problème, c’est comme les lois au bout d’un moment elles deviennent absurdes et contre productives a force de satisfaire a tel ou tel partie sur une très longue période .

    Donc je préconise un RESET total , a dire on renverse tout qui est sur la table et on repart sur des bases saines et ACTUELLES

    Il est temps de passer a autre chose !!!

    1. Devos…

      La puissance de l’intelligence mise au service du rire…
      J’ai sa compil complète.

      Il y a parfois des hommes d’exception, tout de même.

  14. L’avant-dernier paragraphe de votre texte semble directement calqué sur les démonstrations exposées dans “La stratégie du choc” de Naomie Klein, ouvrage passionnant qui nous en apprend beaucoup sur l’état du monde actuel et bien sûr sur l’état d’esprit qui prévaut chez nos chers dirigeants ultra-libéraux. Le rouleau-compresseur avance, ou l’histoire en direct-live…
    Cette référence revient souvent sur ce blog, mais il me semble vraiment salutaire de faire connaître ce livre particulièrement instructif.
    Un autre ouvrage qui est aussi d’une grande justesse et d’une grande profondeur quant à l’analyse des maux de notre société est : “Comment le capitalisme nous infantilise” de Benjamin R. Barber, excellente analyse de l’évolution mercantiliste de notre société et des dangers que cela représente pour la démocratie notamment par le biais de la mutation des citoyens en consommateurs.
    Bonne lecture.

    1. Consommateurs ? Mais avec quels revenus ? La précarisation de tous, voulue et programmée va nous obliger à faire des choix, certainement pas judicieux grâce aux méfaits publicitaires, mais des choix quand même .
      Réduire l’essentiel de la population à l’esclavage va poser quelques problèmes alors que nous sommes déjà en sur-production .
      Il y a deux solutions, soit mieux répartir les richesses ( c’est mal parti !) soit au contraire creuser les inégalités pour que s’opère une sorte de “tri sélectif” . On ne dira pas jusqu’où peut aller ce tri, le “titytainment” proposé par ce grand humaniste de Brzezinski ne serait alors qu’une étape …

    2. La crise interne du capitalisme.

      C’est une situation explosive pour le capitalisme que d’avoir deux exigences incompatibles.
      Il lui faut payer le travail le moins cher possible et il lui faut vendre les marchandises produites.
      Plus l’automation supprime le travail humain, plus la valeur créée diminue, moins la masse d’argent en circulation est disponible pour acheter les marchandises, ou les marchandises-services, produites.

      C’est d’une véritable limite interne qu’il s’agit.
      Par limite externe, il faut entendre les limites de la planête qui induisent que dans un monde fini (à tous les sens du terme ?) le développement infini est impossible.
      Le capitalisme agonise du fait de ses deux limites ontologiques.

      Petite remarque : quand on dit “chercher du travail” on veut dire “chercher de l’argent”, mais le déplacement n’est pas innocent.

    3. C’est bien en quoi, le principe des marchés captifs, une fois privatisés, n’en dérogent jamais en aucun cas d’imposer leur facturation en force de factures obligatoires ….
      de même cette idée d’une branche privée, pour la dépendance, passage à la caisse obligatoire …

    4. @ Marlowe

      Il ne faudrait pas déduire trop vite de cette tentative effectivement mise en place qu’elle a réussi ! Vous dites « le capitalisme nous a infantilisés », ça a l’air d’une sorte de mea culpa, mais que représente dans la pratique ce « nous » ? Que voulez-vous dire exactement ? Que l’incapacité à grandir, c’est à dire à faire des choix, comme celui de s’engager, par exemple, est imputable à un système qui multiplie les fausses voies d’investissement (sans jeu de mots), les fausses et faciles indignations, qui détruit de bons et tangibles droits pour y substituer une vague empathie caritative, et fait de la défense desdits droits la dernière des ringardises ? Expliquez-vous !
      Quant à moi, par expérience concrète, pour avoir vu, par exemple, en Seine-Saint-Denis des parents d’élèves de base, parfois même pas adhérents FCPE , plus remontés que nous lors de certaines grèves, venant en masse aux AG, nous demandant de garder le moral, votant l’occupation du collège par les parents un jour sur deux pour que nous ne soyions pas pénalisés par trop de journées de grève etc…, je ne crois pas que cette entreprise d’infantilisation ait réellement réussi, sinon à la marge.
      Il me semble que cette vision d’une population avachie, heureuse et béate dans son exploitation est une vue de l’esprit , non seulement inexacte, mais aussi inféconde et même nocive politiquement que son inverse, classes laborieuses, classes dangereuses.
      Malheureusement, c’est le contraire : le mal-être, l’absence de perspective et de sens provoquent l’augmentation des dépressions, des suicides.
      Je n’aime pas ces idées toutes faites qui inversent les rôles.
      L’école, institution qui devrait permettre aux êtres de démarrer dans l’existence par l’ expérience d’un contact structurant avec autrui et le monde, est dés le départ au contraire, en France particulièrement, un lieu de compétition déprimant. Les dégats faits aux personnalités, l’absence de vraie curiosité, le manque de confiance en soi, le conformisme, la crainte de prendre des initiatives ont leur origine là en premier lieu.
      Je vous recommande un DVD magnifique, Adieu Barbiana, où on voit le destin d’ Italiens qui ont eu la chance de fréquenter dans les années 60 cette école extraordinaire où les mômes des paysans des Pouilles étudiaient toute la journée, toute l’année, sans prendre de vacances hormis pour aller en Angleterre se débrouiller en anglais…mais dans l’enthousiasme des découvertes qu’ils choisissaient de faire. Et qui bien entendu battaient à plates coutures lors des examens d’état les écoliers de l’école ordinaire qui les avaient regardés de haut à cause de leur dégaine. Ils sont presque tous devenus des syndicalistes critiques de leur organisation !…
      Vous demandez Que faire ?
      Je me permets de vous suggérer de trouver un endroit pour agir concrètement à votre façon. Vous verrez comment sont les gens en réalité et en marchant, vous trouverez peut-être, peu à peu, le dessein d’ensemble que vous cherchez.

  15. @François Leclerc :
    “En évoquant la création d’une « cinquième protection » (pour ne pas dire branche) de la Sécurité sociale, afin de prendre en charge la dépendance, que Nicolas Sarkozy a-t-il en tête qui évoque prudemment à la télévision la possibilité d’avoir recours aux assurances privées, faisant valoir qu’il ne fallait pas l’écarter pour des « raisons idéologiques » ?”

    Un rapport de l’IGAS et de l’IGF :
    http://pisdg.com/dp/documents/bibliotheque/Rapport_IGAS_IGF_Octobre_2010.pdf

    Où on propose de se préparer à l’application de la Directive Services :
    http://www.vie-publique.fr/actualite/alaune/europe-directive-services-transposee-france.html

    La loi HPST est déjà passée.
    Reste le financement de la dépendance (‘marché’ de plusieurs dizaines de milliards d’euros).

    Tout y est.
    Ecris noir sur blanc.

    1. Les directives européennes s’apparentent-elles non seulement de la bulle papale, …
      mais encore à fond la caisse d’une pratique mimétique empruntée des plus grands “bullophiles” qui se revendiquent toujours obstinément de créer de la bulle financière à tout prix, et toujours obstinément de la bulle financière à tout prix ????

  16. Sur le Tittytainment, cela me semble être une facette
    mais seulement un facette
    de ce que Bernard Stiegler appelle la “prolétarisation”, et qu’il décrit comme perte des savoir-faire ou savoir-vivre.

    Cet étage supplémentaire du même concept de départ me semble plus puissant car on a bien compris récemment comment il s’attaquait au cadre moyen-supérieur à France Télécom, alros que le même cadre moyen-supérieur pourrait se faire l’illusion qu’il échappe à l’abrutissement télévisuel etc. , à la désublimation par les industries de programme.

    Traquons cette “prolétarisation” là…

    1. Le Tittytainment est réservé en priorité à ceux qui sont les déchets produits par l’économie devenue folle, tous ceux pour lesquels il n’existe ni travail ni avenir, probablement 80 % de la population mondiale.
      Le Tittytainment est un mode de gourvernance.
      Quant à la prolétarisation cela fait plus de 40 ans que des théoriciens français ont annoncé la prolétarisation de tous les salariés, et des cadres en premier et aussi le développement du système du péonage.
      Quant aux illusions des cadres, elles sont produites par le système et elles le produisent en retour.

  17. Cost-killer et “privatisation de tout”, suite :

    A propos du député UMP Jean-François Mancel (encore un “cost-killer” !) : sa proposition de loi déposée le 13 janvier 2011 contient ce préambule très important :

    “Aussi, la présente proposition de loi vise à réformer le statut de la fonction publique en le limitant aux seules missions régaliennes, revenant ainsi aux sources de ce statut spécifique.
    Dans son article 1er, elle modifie et complète les articles 2 et 3 de la loi du 13 juillet 1983 (dite loi Le Pors, portant droits et obligations des fonctionnaires) en restreignant le champ d’application du statut de la fonction publique aux seuls emplois de souveraineté nationale et de puissance publique.”

    http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion3088.asp

    Ce préambule explique que les seuls fonctionnaires qui resteront avec un statut de fonctionnaire seront “les emplois de souveraineté nationale et de puissance publique”.

    Concrètement : les fonctionnaires qui resteront avec un statut de fonctionnaire seront les agents qui travaillent dans :
    – la Justice
    – la Police
    – l’Armée
    – les Affaires Etrangères.

    La proposition de loi du 13 janvier 2011 porte d’ailleurs ce titre :

    “PROPOSITION DE LOI visant à réserver le statut de la fonction publique aux agents exerçant une fonction régalienne”

    Autrement dit : à terme, tout le reste doit être privatisé.

    Conclusion : le député UMP Jean-François Mancel ne fait que traduire en proposition de loi les idées véhiculées par les “grands éditorialistes” de la presse économique.

    Cette idée de “la privatisation de tout” a été dite, écrite, exposée, prononcée, répétée, répétée, et encore répétée.

    Dernier exemple en date : Jean-Marc Vittori dans le journal « Enjeux Les Echos », janvier 2011, page 21. Jean-Marc Vittori explique qu’il n’y a que trois possibilités ! Trois possibilités seulement, et pas une de plus !

    Je cite Jean-Marc Vittori :

    “Soit les gouvernants impriment des billets – mais c’est interdit dans la zone euro et cela ne règle le problème que très provisoirement, comme l’Histoire l’a toujours prouvé.

    Soit ils ne bougent pas, prenant le risque d’une dislocation totale des institutions publiques.

    Soit ils resserrent l’Etat sur ses missions régaliennes (justice et sécurité), en larguant au privé des pans entiers d’activités devenues largement publiques au fil des siècles, comme l’éducation et la santé. Au passage, la redistribution assumée par l’impôt et la dépense publique serait laminée. Tout comme l’épargne, très investie en obligations publiques. Ce scénario peut paraître incroyable. Mais quelle est l’alternative ?”

    1. Comme s’il n’ y avait pas, car il devrait être impensable, inimaginable, interdit …..
      de réfléchir d’aucune, ou aucunement d’une alternative possible …. ????

      Il nous faudrait poursuivre droit dans le mur, parce qu’il n’y aurait aucune autre option, rien à faire d’autre, ni légiférer d’autre, que s’arquebouter d’appuyer sur la pédale droit dans le mur, et que coûte que coûte nous devrions foncer droit dans le mur …..
      parce que TINA ????

      Perso, je ne crois pas en ni ceci, ni cela, alors cette injonction qui nous est faite de se prosterner devant Tina, soit rien ne va, mais il n’y a pas d’autre alternative, donc poursuivons, toujours droit devant, tous droit dans le mur ….
      désolée mais, je ne comprends pas …

      Sérieusement, ce n’est pas ma manière de concevoir la Liberté,….
      là où j’en suis, je veux croire en l’humanité …

      Tina, dans ces caractéristique données de fatale, finale, totale …
      puisque pas d’alternatives, go, go, tout droit, à sens unique ….
      et même si droit dans le mur
      dans ma logique à moi, ce n”est ni plus ni moins qu’ un intégrisme aussi absurde, fanatique, innoportun …
      auquel, je ne suis toujours pas convertie, parce que je dans ma logique, je suis laïque, …

  18. Lundi 14 février 2011 :

    Italie : la dette publique a progressé de 4,5 % en 2010 à 1843 milliards d’euros.

    Milan (awp/afp) – La dette publique de l’Italie, l’une des plus élevées du monde en valeur absolue, s’élevait à 1843 milliards d’euros fin 2010, soit une progression d’environ 4,5 % par rapport à fin 2009, a annoncé lundi la Banque d’Italie.

    Fin décembre, la dette avait en revanche reculé par rapport au record historique de 1869 milliards d’euros atteint fin novembre.

    La Banque d’Italie n’indique pas ce que représente la dette publique en pourcentage du produit intérieur brut (PIB).

    Dans ses dernières prévisions économiques datant de fin septembre, le ministère de l’Economie avait indiqué tabler sur une dette de 118,5% du PIB en 2010, contre 115,9% en 2009.

    En 2011, la dette devrait encore progresser à 119,2 %, avant de diminuer à 117,5 % en 2012, et 115,2 % en 2013, toujours selon les prévisions du ministère.

    http://www.romandie.com/infos/news/201102141330160AWP.asp

    Les prévisions du ministère de l’Economie italienne sont beaucoup trop optimistes selon le FMI.

    En 2012, la dette publique de l’Italie sera de 120,1 % du PIB (ce sont les dernières prévisions du FMI).

    C’est à la page 2 :

    http://www.imf.org/external/french/pubs/ft/fm/2011/01/update/fmindexf.pdf

  19. Pourquoi ceux qui critiquent la société de consommation marchande sont-ils, généralement ceux qui prônent une société de consommation sociale?
    Comme si s’arrêter de se goinfrer impliquait une addiction au tabac ou à l’alcool?
    Rien de tout cela ne me parait bon pour ma santé…

    1. Non, Eole.
      Ou explicite ce que TU entends par “consommation sociale”.

      Car si c’est pour habiller d’éthique ou d’écologie, cela ne marche plus.

    2. EOLE, vous n’êtes pas libéral, me disiez-vous récemment, je veux bien le croire, mais là, avec ce post bâclé, ou vous ne posez rien de net, clair et précis, où vous sortez de derrière les fagots une locution inédite, “société de consommation sociale”, vous êtes pénible. J’ai envie de dire : comme un môme que sa mère doit gronder pour le faire tenir tranquille.

  20. @ crapaud rouge
    merci pour votre post !
    je trouve ici et là un acronyme, TINA, pouvez-vous me dire ce qu’il veut dire ?

  21. A propos du Portugal :

    – Emprunt à 12 mois :

    Allemagne : taux des obligations à 12 mois : 0,982 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GDBR1:IND

    France : taux des obligations à 12 mois : 1,086 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GFRN1:IND

    Et le Portugal ?

    Mercredi 16 février 2011, le Portugal a lancé un emprunt à 12 mois : le Portugal a dû payer un taux d’intérêt de 3,98 % (les taux sont en hausse : c’était un taux de 3,71 % lors de la précédente émission).

    La Tribune

    – Emprunt à 5 ans :

    Pays-Bas : taux des obligations d’Etat à 5 ans : 2,361 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GNTH5:IND

    Allemagne : taux des obligations d’Etat à 5 ans : 2,413 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GDBR5:IND

    France : taux des obligations d’Etat à 5 ans : 2,704 %.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GFRN5:IND

    Et le Portugal ?

    Lundi 7 février 2011, le Portugal a lancé un emprunt à 5 ans : le Portugal a dû payer un taux de 6,457 % (les taux sont en hausse : c’était un taux de 4,56 % lors de la précédente émission).

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