JOURNEES PORTES OUVERTES DU NOUVEL OBSERVATEUR, LE 22 JANVIER 2011

Ça se passait il y a quelques semaines à Paris. A mes côtés, Laurent Joffrin et Jacques Mistral. « Financiers : rien compris, rien appris ? ». Les vidéos sont maintenant disponibles.


Financiers : rien compris, rien appris ? (1)
envoyé par Nouvelobs. – L'actualité du moment en vidéo.


Financiers : rien compris, rien appris ? (2)
envoyé par Nouvelobs. – Regardez les dernières vidéos d'actu.

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82 réflexions sur « JOURNEES PORTES OUVERTES DU NOUVEL OBSERVATEUR, LE 22 JANVIER 2011 »

    1. J’en suis au début de cette Porte ouverte avec Mr Joffrin qui serre les fesses,adorable de dire que le site de Mr Jorion récolte de l’argent des participants,encore un orienté zinzin.
      Perso je donne rien tant qu’il y a Pay PAL cette torture antique ..
      à de suite

    2. Bonjour,

      @Paul Jorion: votre blog comme source de revenus volontairement acceptée par vos lecteurs me semble être une expérience d’entreprise originale et intéressante.

      @Paul Jorion: en gros pas vraiment de complot mais beaucoup de paresse et de mauvaise foi. Je suis d’accord, le mammifère repus ne pense plus qu’à dormir.

      @Tous, j’ai toujours bien aimé les débats pourtant celui-ci reste assez « prudent », préférons les actions citoyennes ou les témoignages sur des initiatives innovantes.

      @M Mistral: ne pas s’attendre à des changements par souci moral. Bien sûr, et pourtant cela existe … aux Philippines Cette banque solidaire d’inspiration chrétienne a bcp mieux résisté à la crise des banques asiatiques en son temps que ses concurrentes. La moralité cela peut être efficace. Voir aussi mes propres billets sur le micro-crédit.

      @ Paul Jorion: marchés à terme, donc si 80 à 85% des opérations sont des « spéculations » comdamnables, 1) comment faites-vous la différence ? 2) que faîtes-vous des opérations de couverture qui selon vous représentent tout de même de 15 à 20% des transactions ?

      @Public de la conférence: les travellings montrent que les cheveux blancs sont majoritaires, ne faudrait-il pas essayer d’intéresser les plus jeunes à nos débats de vieux ? Après tout, ce sont les jeunes surtout qui prennent le plus de risques du fait de nos dettes !

      @ L. Joffrin, sur la démocratie. Son état habituel est bien la remise en cause voir les propos de M. Gauchet.

      @Paul Jorion: intéressant votre idée de comparaison entre assurance et pari. Là vous êtes au coeur du sujet selon moi. Là il y a des choses à créer afin de séparer activités « utiles » et activités « perverses ». Enfin vous dites: « la finance ne sert pas à rien » !
      Je ne suis pas sûr qu’il faille interdire les activités de paris, mais il faudrait les identifier comme telles comme les paris en ligne ou le tiercé ! Mais savez-vous précisément comme faire précisément la différence ?

      Bonne journée

      1. « Mais savez-vous précisément comme faire précisément la différence ? »

        – Je peux le faire !
        – Vous pouvez le faire ?
        – Oui !
        – Il peut le faire !

    3. j’ai suivis ,me sens sans importance dans ce qu’il est convenus de penser d’une intervention .
      Donc ,merci d’avoir la TV (moi j’ai internet) ,quand les paroles auront un sens autre que celui dicté par cette osmose Fric/Po ce sera intéressant.
      J’attend la sanction

    4. Chamba.
      Quand on a un minimum d’éducation, on ne met pas son commentaire en tête de liste SAUF si on répond au premier commentaire.

      Si vous voulez faire du commercial, là, on va pas DU TOUT être copains.

    5. pour chambaretaud
      Lui n’est pas « graveleux »?cette bonne jouissance expiatoire est un exemple avec SERGE d’un Humour de parvenus à rien faire ,sauf l’inquisition des idées contraires à leur profits séniles et payants.
      bof
      vas y julien
      censure,j’ai l’habitude
      et j’offre ,Bof c’est raté …
      Venezian ,zut ,bof bof et de toute façon Bach,Malher et sans musique aussi une chance.
      merci

    6. pour yvan

      Toi en première ligne bien sur,tu est digne et respectable ,une sensibilité humaine .
      C’est souvent les meilleurs qui sont en 1ère ligne et meurent en 1er sur le champ de bataille.
      Partageons ensemble cette sensibilité d’un after PAYPAL
      rego

    7. Mr Chambareutaud.
      Un plaisir de vous lire hic,continuer ,arrêter,hic,continuer à diffuser votre parfum …
      Désolé de vous exprimer toute ma compassion et vous souhaite une vie à la Serge d’assaut..
      merci ,persévérer svp,aux armes citoyens…
      Il y a des x que je me censure moi même..
      Chambareutaud peut il le faire ?

    8. Donner et vendre.

      Le lecteur un peu curieux, sans posséder le savoir et l’expérience d’un détective, peut se rendre compte que certains commentateurs ont en effet quelque chose à vendre : du management ou des idéologies.
      Peu importe.
      Pour Marlowe, ce blog est un espace de don.

    9. Franchement messieurs vous êtes très décevants.
      Je suppose que les bêtises que je lis ici y compris du maître de céans démontrent que je perds mon temps.
      Je vous laisse donc entre vous. Bonne révolution !

    10. Pour Marlowe, ce blog est un espace de don.

      mais oui ,on a compris..
      hé,hé, l’autre au comptoir ,quoi??
      ce blog est un don..
      ouais ,je sais.
      merci.

    11. chambaretaud,

      Si je vous dis que j’achète votre prose ou votre blog, et que vous vous engagez à me les vendre : combien de temps attendrez-vous avant de toucher votre dû ?

      Si vous vous rendez dans un quartier nord pour acquérir une substance prohibée : combien de temps attendrez-vous pour que le dealer vous file la dope ?

    12. @chamba
      moi , j’ai lu grâce à votre site votre cyber-livre sur la reprise d’entreprise et je l’ai beaucoup apprécié (concret, pratique, intéressant et de plus gratuit.
      a bientôt

    13. alors que tous on sais que chateaubareau est un provocateur éclairé.
      Vlan,tous tombent dans le panneau..plouf.
      même P Jorion

      voyez par vous même..

      – Je peux le faire !
      – Vous pouvez le faire ?
      – Oui !
      – Il peut le faire !

      salut Paul ,vous êtes Humain ,il n’y en plus beaucoup,les autres oublient qu’ils le sont…
      jvais pas dire merci mais dank uw

    14. En relation humaine, il ne faut pas être animal. Mais faire fonctionner la tête en constatant les FAITS.
      Ainsi, le meilleur commercial ne pourra rien faire si sa société est une loque ambulante ou un vampire commercial.
      Et le pire commercial pourra être supportable si sa société est performante, soit constituée de personnes qui connaissent leur métier, l’aiment (évidemment), et ont les moyens de l’exprimer.

      Tout cela est logique. Il suffit de constater. Circonstancier.

      L’humain réagit comme une entreprise. Faite d’humains.
      Peut-être aussi comme l’humanité. Mais là, je suis un peu limite en pertinence d’analyse par différence de culture.

      Chamba. J’en ai engueulé de bien nombreux ici. Si cela peut te faire une consolation, tu n’es pas le dernier.

    15. yvan

      On est pas une MARCHANDISE MONNAYABLE en PAPIER bordel

      Tout les pontes ici sur ce blog sont tristes à vouloir nous faire croire à cette absurdité ..

    16. @ hema et sûrement quelques autres

      Merci de votre commentaire. Je vais creuser mon sillon ailleurs. J’avais cru trouver ici suffisamment de proximité à la lecture de constats que je partage pour l’essentiel. Mais à défaut d’y trouver des personnes capables de réagir à ce qui est écrit plutôt qu’à leurs idées fixes et qui se laisser aller à un excès d’amertume ou de désespoir (je ne sais), je préfère aller chercher des solutions où elles existent.

      A bientôt donc à ceux qui cherchent.

      Bonne soirée

      1. C’est votre condescendance qui a irrité : vous le prenez de très haut, on n’a pas l’habitude de ça ici, on est entre égaux. Vous pouvez vous y essayer, cela vous plaira peut-être après tout.

    17. chambaretaud,

      C’est ça, fuyez ! Vous croyiez sérieusement qu’on allait vous laisser creuser votre sillon sur des terres infertiles ou sur des terres déjà cultivées, pour que vous perdissiez ici « votre temps » ? Non : ce n’est pas le genre de la maison de prendre son prochain pour un con.

      Vous posez une question : « Mais savez-vous précisément comme faire précisément la différence ? »

      J’y ai répondu. Si la réponse ne vous plaît pas, qu’elle ne vous empêche pas de creuser votre sillon dans le sens que vous avez préétabli, libre à vous.

      Pourtant… J’ai rédigé un bulletin de candidature. Vous pouvez vous l’approprier, au même titre que l’ensemble des terriens : il est libre de droits et par essence. Il ne devrait pas vous empêcher de poursuivre votre sillon, non ? Si, quand même un peu… ? Bon…

      Vous observez l’économie (avec un é minuscule, mais ça marche pareil avé l’Économie, le vivre-ensemble) depuis votre point de vue, normal ! Et de là vous vous dites, comme beaucoup, que vous pouvez faire quelque chose pour arranger les choses, pour les autres : c’est votre côté bon samaritain. Mais l’autre, votre prochain, a lui aussi son point de vue. Et de proche en proche, vous pouvez vous demander si votre vision n’est pas paternaliste, protectrice, en ce sens que vous souhaitez prévenir les exactions de l’autre. Mais le paternalisme, s’il est imposé, n’est pas un humanisme : dégage !, disent les arabes (pour l’instant).

      L’économie ne se joue pas au sommet : c’est antinomique, et contreproductif – nous en avons la preuve, sinon nous ne serions pas ici. Pour refaire le lien avec votre question : si le producteur ne fait pas la différence entre un ticket de loto et une reconnaissance de dette, il serait peut être temps de lui expliquer (plutôt que de lui donner du poisson) !

      Entrez dans la danse, avec votre sillon, sinon ça n’a pas de sens ! (Entre parenthèses, c’est juste une réflexion qui me vient à l’esprit et dont je ne veux pas savoir comment elle y est parvenue : est-ce qu’en suivant le sillon d’un vinyle on n’a pas l’impression au bout d’un moment qu’il va bien droit ?)

    18. Bonjour,
      J’avais raté ce billet. Vision de cette conférence qui a été très intéressante par les parallèles anthropologiques que Paul et autres nous en donnaient. Par les interventions et questions de la salle qui avait en général bien cerné les problèmes.
      Vous avez totalement raisons que l’homme cherche les raisons de ses problèmes en aval de ceux-ci. Normal, c’est le plus facile. Sans même un sorcier (mais l’image est bonne).
      Retourner à la source demande beaucoup plus d’efforts.
      Il réagit par la perception du problème et non pas par son essence.
      La prise de conscience se fait suivant des règles naturelles d’une croyance d’efficacité de l’immédiateté.
      Le monde n’est pas vraiment fou. Il avance par à coups entre action et réaction.
      Totalement différent du monde du numérique avec une logique humaine analogique.
      J’ai mis 40 ans pour le découvrir progressivement. Depuis j’ai passé cette frontière du numérique. Je l’adopte dans la vie de tous les jours.
      Sorti du monde de l’homme avec l’intérêt comme seul aboutissement.
      La machine, elle, n’a aucun intérêt. Elle donne un résultat qui ne tient pas compte d’une évaluation de prix. Elle fait abstraction de toute interprétation des résultats.
      Etre gouverner par une machine, ce ne serait théoriquement pas une absurdité.
      Le problème reste de savoir qui fera le programme.

    19. -1, vous êtes un peu rudes, c’était pas le pire; un peu coincé certes , un peu susceptible aussi, mais si il était rentré dans la danse, ça serait probablement devenu un pote.

    20. Quand les cultures sont très différentes, il est encore plus fondamental de nous rappeler que nous sommes tous égaux . Cela aide parfois à être patient , souvent à être tolérant .

      Et puis , en temps que cancre, çà m’arrange que nous soyons tous égaux ….surtout avec Jorion, c’est on ne peut plus flatteur 🙂

      Ceci dit, oserai je rappeler aux neurones de ce cerveau collectif qu’un peu de « chambard » est indispensable ?
      La preuve par l’image

      http://www.youtube.com/user/studiosdemarseille#p/u/1/ZRiGjJGrpic

  1. Intéressant d’entendre un Jacques Mistral parler de prédation mais sans dire comment elle peut se réaliser (il évite soigneusement de parler de prêt à intérêt), réfuter la terme de rente sous prétexte qu’il n’y aurait pas de rareté (c’est vrai qu’il y a beaucoup d’argent, parfois même trop, mais il oublie de dire qu’il est rare là où l’on en aurait besoin) et insinuer que les prédateurs seraient les traders et salariés des banques et pas, pour la plus toute grande part, les actionnaires qui prêtent l’argent.
    J’aime bien aussi quand il dit que les banques systémiques sont le danger et qu’il suffit de les couper en petits morceaux pour résoudre le problème (vive la concurrence mais ne me parlez pas de les mettre au service de l’intérêt général: retour au public ou socialisation). (commentaire à l’écoute des 36 premières minutes seulement).

    Cela montre toute l’habileté des défenseurs du « système » qui pourraient lâcher quelques fusibles secondaires pour maintenir l’essentiel.

    1. J’ai pensé pareil et j’ai relevé deux intervention de ce monsieur assez explicite. La première au vu de la situation fait sourire :

       » la concurrence est toujours un très bon moyen pour réguler les choses  » –
      Le terme de concurrence associé à celui de régulation est assez emblématique de ce que le monsieur ne veut surtout pas : un contrôle politique et une interdiction politique des paris sur la fluctuation de prix ce qui supposerait derrière tout un arsenal juridique et des sanctions en conséquence si une infraction est relevée ( no comment ) –

      Puis cet incroyable aveu :

       » Les institutions ( financières ) ont pris les gouvernants et les parlements en otage, c’est la loi des marchés  »

      La loi des marchés pousse donc à prendre en otage les gouvernants et les parlements et derrière ces représentants librement élus les populations soudainement renvoyer à l’état de serfs post-modernes du XXI° siècle. Vivement  » la nuit du 4 Aôut  » ! On retient son souffle.

    2. Mistral fait partie des hétérodoxes que Paul a évoqués et dont il a dit qu’en réalité, sur le plan théorique, peu de choses les séparaient des économistes orthodoxes. 😉

    1. Cette information n’a pas pour origine l’AFP et n’est confirmée par aucune autre source: BBC, El Jazira, Reuters;

    2. Info exclusive de l’agence PTDR (confirmée par l’agence internationale MDR) : Kadhafi serait mort tragiquement il y a trois semaines, étouffé sous l’amoncellement orgiaque de treize de ses amazones-janissaires !
      Échapper aux bombardements US et multiples tentatives d’attentats et succomber sous le poids d’une amante surnuméraire… Quelle ironie… La vieillesse est bien un long naufrage, seules les modalités de la noyade finale varient un peu en fantaisies.

    3. Vigneron.

      Y’a tout de même une sorte de « relâchement » général au niveau des politiques, depuis deux ans.
      Et il ne semble même plus réussir (ou vouloir) sauver les apparences.

      Cela conforterait le courant de pensée : « Après moi, le déluge ».

      Autre indice, un Ministre de la Justice qui démissionne en Lybie.
      Et un certain Jorion qui avait noté que les « aides de camps » d’Obama quittaient le gouvernement sans raison autres que futiles.

      Quelle est la part d’écœurement des sous-fifres qui dénoncent..???

    1. joffrin toujours : on dit « regardez les élections ça se fait à coup d’argent », pour être élu faut être très riche, c’est pas exact ; la dernière élection a démontré le contraire : hilary clinton avait beaucoup d’argent au départ, beaucoup de réseaux, de soutiens et obama n’en avait aucun… et il a trouvé de l’argent avec des militants avec une action à la base et c’est lui qui à gagné, malgré son manque d’argent initial à la fin il avait beaucoup plus d’argent que l’autre… mais simplement parce que euh ça marchait…

      cet homme est un sketch ambulant.
      pour ce qui est du manque des soutiens financiers d’obama ou de ses réseaux inexistants, c’est tout simplement faux…

    1. et un nouveau concept, un : la démocratie féodale !
      pourquoi pas la vassalité démocratique
      ou bien les serfs du Seigneur démocrate
      les gueux du Seigneur en bavent, mais font une fois par an , à Carnaval, l’agora dans la cour du Château
      les amours démocratiques zé ancillaires du Seigneur féodal
      le droit de cuissage du démocratique Seigneur
      les enfants de la cuisse gauche du féodal mais démocrate Seigneur
      ….
      etc

  2. « Pourquoi je suis si malin », Nietzsche…

    Toutes ces discussions sont bel et bonnes, cependant même si vous interdisez les paris sur les fluctuation des prix, cela ne fera pas baisser le prix au détail. Si les prix des matières premières baissent, la grande distribution et l’industrie agro-alimentaire, etc, les intermédiaires empocheront la différence, et au total, il n’y aura pas un mieux être… de la demande

    Au lieu que ce soient les spéculateurs qui gagnent, ce seront les commerçants, car les prix s’établiront toujours au même étiage à savoir la limite de l’insupportable pour le consommateur. On échange un requin pour un autre requin;

    De toutes façon, tant qu’on ne parle pas de l’égalité de Say, de la préférence pour la liquidité de Keynes et de la façon dont circule l’argent dans l’économie en passant nécessairement par la demande Globale, voir Malthus, on ne se donne pas les moyens de résoudre la crise économique.

    La crise économique ne sera pas résolu et le plus drôle est que encore une fois, les gens vont être engloutis, avalés et anéantis sans comprendre pourquoi. Et pourtant ce n’est pas difficile.

    En guise de conclusion, même un capitalisme vertueux, régulé et moral, angélique, parfait, ne peut plus fonctionner et n’a jamais fonctionné, car le capitalisme est un système en déséquilibre. Il faut que le capitaliste réinvestisse TOUT son capital et que le salarié dépense TOUT, pour que l’équation de Say soit valable. La seule façon de tricher est le crédit, qui est une façon de donner puisque le système ne rentre jamais dans son équilibre, solde de tout compte.

    La crise financière n’est pas le problème, le problème est de réguler l’économie dans son ensemble et ce qui me chagrin est que après ce genre de discussion, on à l’impression que les gens sont très loin tous, de comprendre quoique ce soit. Et pourtant vu leur peu de conviction et leur humeur atone, peut-être se doutent-ils que de le problème est infiniment plus grave que la seule superficie de la finance et du spéculateur qui a fauté.

    Enfin Mistral « si je considère la finance, 3 choses m’inquiètent »

    Evidemment si tu considère la finance seulement, un nombre très restreint de choses peuvent être inquiétantes, l’erreur est de considérer la finance. La Chine, l’Europe et les USA. Mistral considère la finance et cherche des solution financières. Il n’y en a aucune.

    Joffrin en tant que petit rouage du système, ne peut évidemment pas imaginer qu’il ne soit pas aussi démocratique qu’il le rêve. Joffrin est typique, le béat ignorant, et d’une assurance folle, confit dans sa cinquantaine béate, repus, tassé. Une caricature. A côté de sa propre pensé. Voilà la France.. la plupart des gens ne comprennent rien et sont dans un état léthargique similaire à celui de L. Joffrin. Usés et abusés. Et pourtant ils se doutent de quelque choses, tous…

  3. Jacques Marseille m’ennervait, Jacques Mistral me rend fou…..
    Joffrin des deux pieds sur sa ligne éditoriale se penche sur le monde des bisous-nources sans méchants « conspirateurs » organisés aucun……
    Tient ! Il nous parle sans le nommer du Glass-Steagal Act !
    Le « blason rouge » de son journal « féodal » lui aurait-il donné le feu-vert ? 🙂
    On entend aussi incidemment parler de chambres de compensations !
    Mais pas de Denis Robert…….
    La rédemption n’est pas pour demain Messieurs.

    1. « monde des bisous-nources » : ben oui, avec Joffrin il ne se passe rien, tout s’explique, tout est « normal », il n’y a que des dangers. Que la démocratie soit d’ores et déjà vidée de sa substance, et qu’un canard comme Libé y contribue fortement, ce ne peut pas être un danger puisque c’est déjà fait…

  4. Alors, l’argent de masse pourrait-il être une voie? A chaque nouvel élément de pouvoir on vit des crises systémiques qui se finissent lorsque l’élément passe dans le banal, est « massifié ».Je pense , pour illustrer, au parcours de l’épice qu’est le poivre : cette épice a été un enjeu phénoménale de pouvoir, a été la cause de guerres déclenchées, d’horribles exploitations d’autrui jusqu’au jour où nous avons trouvé le moyen de la « massifiér », de la rendre banale.L’histoire du sel aussi est lourdement chargée, au point que nous en avons gardé le stigmate: le salaire. Qui, aujourd’hui, regarde son poivrier ou sa salière avec angoisse?

    1. @sui :

      « Alors, l’argent de masse pourrait-il être une voie? »

      Cela pourrait être un lénifiant temporaire, à condition d’amener l’argent là où il entre dans le système à savoir la Demande, le consommateur, le client, le salarié, le SDF. A cette condition il entre dans le circuit de l’économie réelle, au lieu d’entrer dans la spéculation comme l’a fait le QE2, le Quantitative Easing 2 américain.
      Vos poivriers ont aussi fait des victimes, les monopoles du poivre. Pareil pour l’argent, les monopoles capitalistes seraient victimes d’une démocratisation de l’argent, et votre billet de 100 E vaudrait bientôt le prix d’un grain de poivre. Et pourtant l’inflation serait la seule condition sine qua non de poursuite du système et sa seule excuse morale.

    2. Dites, l’argent (en quantité suffisante pas en masse, svp), là où l’on en a besoin cela s’appelle notamment « revenu inconditionnel d’existence » ou « allocation universelle » ou « basic income« …
      Je préfère personnellement les dotations inconditionnelles d’existence (accès gratuit ou quasi aux biens nécessaires et utiles) mais, si cela se discute, c’est le même principe: mettre l’argent ou les biens là où ils font du bien à tous et pas là où ils profitent exagérément à quelques-uns.

  5. Pour ceux qui disent, la démocratie c’est de la daube, et se désolent du désir de démocratie de la jeunesse arabe … regardez sur Wikipedia comment le Glass-Steagal Act a été voté en 1933 avant d’être abrogé en 1999 juste avant la constitution de Citygroup, (à part ça, aucun « complot » ! ) : un combat devant l’opinion opposant déjà laissez-fairistes et interdictionnistes a été remporté par ces derniers.

  6. Incroyable de constater que Joffrin trouve encore preneur pour sa soupe mentale rechauffée et mal assaisonnée

  7. …..bon, d’après les nouvelles du gouverneur facho du Wisconsin, et des syndicats qui ont accepté sans broncher les coupes, les basses de salaires etc…
    http://actualutte.info/?p=1983
    il faut bien reconnaitre que cette démocratie-là est bien mal en point et qu’on a vraiment besoin de trouver autre chose !

  8. Je n’ai écouté que les premières minutes, rapidement dégoûté par le baratin de Joffrin, et par la mise en scène de l’ensemble qui étouffe la spontanéité de chacun. Ca ne colle pas avec la situation réelle, truffée de scandales en tous genres qui donnent envie d’entendre des cris de révolte. Mais surtout, l’on sent trop que les orateurs n’oublient pas les caméras et le public, donc qu’ils parlent pour convaincre et, n’y parvenant pas, qu’ils manquent de conviction ! Imaginons les mêmes, autour d’une table de bistro et « en caméra cachée », sans questions préalables : ils feraient une vraie joute, pas un simulacre. Là, ça sent le débat d’experts pris dans le formol.

    1. Paul, j’étais fatigué hier, et déçu de vous voir vous confronter à un hypocrite comme Joffrin, dont le « journal » tire à boulets rouges sur des candidats gauchistes, et soutient déjà DSK pour 2012 ! Je n’ai pas eu la patience d’écouter, donc je ferais sans doute mieux de me taire, mais à voir comment le débat a débuté, j’imagine mal que vous ayez pu rentrer dans le lard de vos adversaires. Toute la mise en scène suggère que le débat est resté froid. Je me trompe ?

    2. Ca me fait plaisir que certains osent critiquer Joffrin, je me sens moins seul. Parfois critiquer un journaliste, et un journaliste gâteux, semble relever du crime de droit pénal. Pourquoi ne pas inscrire dans la Constitution, interdit de critiquer les journalistes ? Cette classe d’hystérique paranoiaques en perdition a le chic de porter à ébullition tout débat, et l’atmosphère même du discours.

      Comme disait mon chef j’aime bien la discussion mais avec des arguments.

    3. @Crapaud Rouge :

      Paul Jorion était seul, comme d’habitude, à défendre un discours « déviant » que personne n’était préparé, ou prêt, à entendre et il en faut du courage ! Mais un homme courageux vaut une majorité a dit albert camus quelque part…

    4. @Lisztfr (après avoir tout écouté) : je ne conteste pas le courage de Paul, seulement l’intérêt d’une telle rencontre. Paul en a profité pour marteler son discours anti-spéculation, c’est très bien, mais à quoi bon réunir des adversaires qui, en fait, ne se parlent pas ? Mistral est en-dessous de tout : ce qu’il dit de l’UE pour justifier que ça change passe à la trappe le coût pour la démocratie. Et s’il est vrai qu’on a évité l’abîme, c’est sans la moindre compensation de la part des banques : ça, il s’est bien gardé de le dire ! Quant à Joffrin, ce n’est pas un hasard s’il croit que la démocratie n’est pas factice : ce serait reconnaître que son canard est à la manœuvre dans la grande mascarade. (Cf. mon com’ précédent, posté avant d’avoir écouté.) Et j’avais raison de le traiter d’hypocrite, car comment peut-on soutenir qu’on n’est pas dans une démocratie factice ET dans un régime féodal de facto ? Des gens comme ça sont infréquentables : ils n’ont rien compris rien appris !

    5. J’ai pris mon temps pour regarder l’émission aussi j’interviens en retard.
      Un signe qui ne trompe pas, les applaudissements, timides, mais spontanés, à la fin de la tirade de M. Jorion sur les paris.
      J’ai eu là le sentiment, que le public comprenait parfaitement ce qui se disait et distinguait tout aussi bien le discours des trois intervenants.
      Au final même des émissions aussi formelle sont nécessaires, chacune étant un pierre posée sur le Goban 🙂

  9. Si ils ont appris quelque chose de la crise,

    Plus nous conditionnons davantage la vie humaine en société, et plus nous en obtenons davantage de richesse et de pouvoir en retour sur les êtres ou les animaux si vous préférez.

    Le plus drôle ou le plus triste c’est que la plupart des pays arabes réclament un peu plus de démocratie, alors que nous autres dans le même temps ça le fait plus trop dans nos vieilles démocratries occidentales en pleine déliquescence morale.

    Ce n’est pas non plus l’habit et les beaux costumes qui font les belles démocraties, non
    ce terme n’a plus beaucoup de sens de nos jours, disons plutôt qui font les belle sociétés.

    Le système Mr Joffrin est surtout avant tout un très grand trompe-l’oeil médiatique, évidemment plus il prend de la place dans les têtes et plus il vous paraît moins factice et accommodant.

    Au diable même la propre histoire et culture des peuples, c’est l’empressement d’un monde qui ne sait d’ailleurs plus où tourner de la tête pour faire richesse et gloriole de plus.

    Car dans leur propre éducation et management moderne, ne préférons-nous surtout
    pas diriger les pays comme de vulgaires sociétés de plus cotés en bourse.

  10. « Rien appris! Rien compris! » ce titre visait Laurent Joffrin non? L’essentiel de son discours consistant à taper sur la gauche radicale…pour faire oublier les louanges qu’il adressait à longueur d’édito aux marchés financiers.

  11. continuez, Paul, à participer à ce genre de débat, j’ai noté que vous étiez le seul à avoir été applaudi (et pourtant c’était pas le genre de l’auditoire à priori)

  12. La seule chose qui m’aura finalement intéressé dans ce non-débat (ce n’en était pas un puisqu’il n’y avait pour ainsi dire aucune interaction entre les intervenants) est la question en fin de spectacle de cette dame appelant Paul « Mr Lorion ».

    On avait en effet là sous nos yeux ébahis une vraie personne, totalement anonyme (a priori, je n’ai en tout cas pas reconnue une personnalité publique), et néanmoins complètement hermétique à certaines réalités du monde, aveuglée par ses intérêts propres et ceux des siens. Et cette dame, ce qui suscite de l’intérêt chez moi, semblait a priori tout à fait de bonne foi.

    C’est ce genre d’attitudes qui me fascinent et me terrifient à la fois. Par quel sorte de parcours peut-on en arriver à un tel autisme?

  13. Ce que j’ai appris, c’est que Mr Mistral en va comme le général de Gaulle.
    Ainsi, tout le monde ayant été bon résistant, de même tous les financiers ont bien compris, et c’est leur immense grandeur de vue, que la régulation en marche vient à leur secours, va les conforter autant qu’elle les aident entre tous!
    Pas besoin de séparation, au contraire…

  14. Sur les causes de la crise, les moyens d’y remédier, les intervenants m’ont semblé bien pudiques sur le rôle des politiques; Etait ce tout simplement l’aveu implicite de leur impuissance ou de leur de la volonté de ne pas intervenir. Le fait que depuis quelques décennies les politiques ont laissé progressivement la bride sur le cou à la finance ainsi que leur intervention de façade depuis la crise ne démontrent ils pas que nous nous éloignons progressivement de la démocratie et que, quoique qu’il arrive, les populations devront payer pour les erreurs des financiers.Cet aspect des choses n’a pas été abordée La seule allusion du rôle des politiques fut votre évocation de la Nuit au 4 Août où s’est manifesté une réelle volonté de changement. Les autres intervenants ne sont guère aventurés sur cette voie se contentant de décrire les mécanismes utilisés par la finance sans allusion au rôle de régulation qui est du ressort des états. Au final ces débats ne sont-ils pas tronqués quant toutes les responsabilités ne sont pas évoquées ?

  15. Un rapport de l’UNICEF mettant en évidence la nocivité de la spéculation sur les marchés des matières premières alimentaires.

    Financial Speculation, Food Prices and the Case for Enhanced Regulation

    ‘There has been a significant increase of financial flows into commodities over the past five years. Between 2005-10, the number of futures and options traded globally on commodity exchanges nearly quadrupled reaching more than 66 million contracts in late 2010–not including OTC trades–of which trading in food commodities accounts for a small but fast-growing share. Unregulated OTC activities also exploded during this period, reaching a nominal outstanding amount of $12 trillion in non-gold commodity contracts in 2008. Excess liquidity in financial markets played a significant role in this rapid increase, as major institutional investors, which were generally unconcerned with agricultural market fundamentals but rather in gaining short-term returns, moved into commodity derivatives markets, generating a commodity bubble.

    ‘Commodity futures are instruments that, in principle, should be useful to producers and consumers as they “hedge” against price risks. However, only two percent of futures contracts end in the actual delivery of the physical commodity, while 98 percent are traded before their expiration date by investors who are purely seeking speculative gains. Such activities have contributed to excessive fluctuations in food commodity futures prices and distorted signals for expected prices. By doing so, speculation impedes practical hedging strategies and imposes significant unanticipated costs and undue burden on food farmers, processors and distributors, potentially contributing to unwarranted changes in local food costs. Given that speculative activity can potentially yield life and death consequences for millions of people across the developing world, the UN and the G20 have called for urgent regulatory actions to improve the functioning and transparency of financial commodity markets to address excessive commodity price volatility.’

    1. On ne saurait étre plus clair que ce texte  » can potentially yield life and dead consequences for millions of people………… »
      On savait sans morale les spéculateurs en cols blancs …………….! A qui devront t’ils rendre des comptes ?

  16. Beaucoup aimé la dissertation de M. Joffrin sur la démocratie…

    La question de la petite dame était pourtant simple : et l’exploitation – bordel !

    Avez-vous observé les visages des participants? a gloomy science, isn’t?

    Sérieusement M. Jorion, pourquoi ne pas sourire un peu plus?

    La crise ne serait-elle pas (aussi) un fantasme dépressif attristant les visages ?

    Vos analyses de l’appropriation et de la spéculation étaient limpides et concrètes – chose ô combien rare en économie !

  17. L’explication de Jacques Mistral à la fin de la première vidéo me semble assez convaincante et il semblait être le mieux préparé. Non ?

  18. Préparé… dans le sens où ses explications semblaient structurées. Joffrin semblait presque improviser bien que le rapprochement qu’il fait entre les seigneurs d’autrefois et ceux de la finance d’aujourd’hui (ce qu’il appelle la féodalité) n’est pas inintéressant.

    Je m’excuse, je n’ai pas encore vu la seconde vidéo.

    1. Il y avait un thème qui nous avait été communiqué mais il y avait par ailleurs deux animateurs qui posaient des questions précises avant de demander à l’un des panélistes d’intervenir.

    2. J’ai pu voir la seconde vidéo et votre intervention est remarquable car vous témoignez avec de très bons exemples du fonctionnement de la finance.

      Quant à Joffrin, son intervention est totalement décousue. ça n’a ni queue ni tête.
      Comment peut-on interroger quelqu’un qui ne connaît visiblement rien au sujet ?

  19. Bien, je constate que je ne suis pas la seule à trouver Monsieur Jacques Mistral très « consensuel » et Laurent Joffrin d’une naiveté apparemment choisie et assumée malgré la contradiction entre le constat d’une réalité pseudo-démocratique et la vision que l’on s’en fait.

    Bref le décalage entre monsieur Jorion et les deux autres intervenants précités tient pour ma part dans le caractère pluridisciplinaire du parcours de notre hôte d’où une vision plus large des ramifications,des tenants et des aboutissants réels de la « crise ».

    L’anthropologue l’emportant sur les autres disciplines, la question de l' »Homme » et de sa dignité est placée au centre de la réflexion et non à la périphérie. Où les pertes en vies humaines sont comptabilisées en dégâts collatéraux , un moindre mal dans le monde de monsieur Joffin.
    Ailleurs c’est pire. Bel argument pour ne pas sortir de la grotte…..trop risqué…..dangereux.

    Sur le plateau de c’ dans l’air j’ai entendu un intervenant dire à propos de Khadafi que celui ci n’était pas fou mais déconnecté de la réalité. Or il me semble que c’est bien le fait d’être déconnecté de la réalité qui caractérise la folie. Ainsi monsieur Joffrin ,confond démocratie et régime féodal pour conclure que le rapport de force entre le peuple et les décideurs est inégal.

    Douce schizophrénie. La frontière s’estompe entre sagesse et compromission.

    Merci à vous monsieur Jorion pour votre honnêteté intellectuelle et votre fidélité à notre identité commune, notre Humanité. Votre présence à ce « débat » n’était pas superflue.

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