LA SITUATION A FUKUSHIMA, (VI), par François Leclerc

Mise à jour n°144 (lundi 09h55)

« Aux grands maux les grands remèdes ! » Tepco vient finalement d’annoncer que les 11.500 tonnes d’eau contaminée allaient être rejetées à la mer à partir de mardi, faute d’autres solutions.

La contamination de cette eau est estimée à 100 fois la valeur normale, mais il ne s’agit que d’une moyenne trompeuse.

Cette décision a été prise afin de pouvoir reprendre sans tarder les travaux en vue de reprendre le contrôle de la centrale. Ce qui en signifie l’urgence. « Entre deux maux, choisir le moindre ! »

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Mise à jour n°143 (lundi 09h20)

En dépit de l’utilisation de produits absorbants, n’ayant pas réussi à colmater la fuite d’eau hautement contaminée, l’opérateur a utilisé un colorant pour déterminer d’où elle se répand dans l’océan. L’idée est d’installer devant et dans la mer des « barrières » créant des accumulations de vase. Il est espéré ainsi contenir le plus possible l’eau contaminée dans une zone limitée.

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Mise à jour n°142 (dimanche 23h08)

L’attention s’est polarisée sur les tentatives de l’opérateur de colmater la brèche par laquelle fuit vers l’océan l’eau hautement contaminée provenant du réacteur n°2. Ainsi que sur les multiples projets improvisés visant à limiter le plus possible la poursuite de la contamination radioactive s’échappant de la centrale; ou à bien à stocker cette eau.

La priorité a également été donnée à la lutte contre l’élévation de la radioactivité sur le site, qui pourrait avoir conséquence de rendre encore plus dangereux les travaux qui ont été interrompus et doivent s’y poursuivre, préalablement à l’éventuel rétablissement des circuits de refroidissements.

Ces mesures accréditent l’idée que la suite va être très longue. Fukushima est un accident qui de tous points de vue innove.

Mais cette actualité laisse toujours sans réponse les sérieuses hypothèses – pour ne pas dire certitudes – émises à propos de la fusion du combustible dans les différents réacteurs, l’existence d’un corium résultant de celle-ci, et l’intégrité d’au moins une cuve. Il n’a toujours pas non plus été expliqué quel chemin avait emprunté la très importante contamination radioactive découverte dans les sous-sols de trois réacteurs. Ces questions sont pourtant déterminantes pour la suite des événements.

Dans le meilleur des cas, les réponses qui devraient y être apportées impliqueront la poursuite pendant une longue période du refroidissement des cuves et des piscines, avant d’envisager un ensevelissement des 4 réacteurs.

Dans l’autre, elles justifieront de continuer à craindre le pire, c’est à dire une explosion projetant dans l’atmosphère une grande quantité de matières hautement radioactives.

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Mise à jour n°141 (dimanche 15h05)

Les rotations des techniciens travaillant sur le site sont de plus en plus difficiles à organiser, au fur et à mesure que le danger s’accroît en raison de l’élévation de la contamination et qu’augmentent les doses cumulées de radiation qu’ils ont déjà absorbé. Tepco doit proposer des salaires de plus en plus élevés mais ne communique pas sur ce sujet.

19 travailleurs ont déjà été déclarés irradiés, malgré que les plafonds admissibles aient été relevé par les autorités, dès l’annonce de la catastrophe.

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Mise à jour n°140 (dimanche 12h52)

Les ouvriers ne parviennent pas à obstruer le (ou les) tuyaux par lesquels l’eau contaminée est déversée dans le puits, avant de rejoindre la mer. Après avoir essayé en pure perte le ciment, ils en sont à un mélange de polymères, de sciure et de papier journal…

Il y a dans cette réparation très dangereuse, en raison de la très forte contamination de l’eau, un côté totalement absurde qui recentre les discussions sur l’énergie nucléaire.

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Mise à jour n°139 (dimanche 10h23)

Un conseiller du premier ministre a reconnu que des mois seraient nécessaires avant que ne soient stoppées les émanations radioactives de la centrale.

Des ouvriers vont tenter de colmater par des injections de poudre polymère la fuite d’eau hautement contaminée vers l’océan Pacifique. A haut pouvoir absorbant, cette poudre est utilisée notamment pour les couches-culottes et va être utilisée pour occulter les tuyaux joignant le puits où la fissure (ou brèche ?) a été découverte et le bâtiment du réacteur n°2, sans plus de précisions.

Les ouvriers « dégagent de la place » dans des réservoirs indéfinis du site afin de pouvoir y stocker l’eau radioactive découverte dans le puits, une fois que la fuite aura été stoppée.

L’injection d’azote dans les cuves des réacteurs commencera par celle du n°1 et devrait intervenir au plus tôt mardi prochain.

Les pompes utilisées pour injecter de l’eau douce dans les réacteurs vont être connectées dans la journée au réseau d’alimentation électrique, en remplacement des groupes diesel.

Les corps de deux ouvriers, dont la disparition depuis le 11 mars n’avait pas été annoncée, ont été découverts et ont du faire l’objet de longues opérations de décontamination. Leur mort a été annoncée comme ayant été causée par les effets du tremblement de terre et du tsunami, lors d’une inspection des installations.

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Mise à jour n°138 (samedi 15h12)

Après avoir estimé que 13.000 tonnes d’eau contaminée devaient à l’heure actuelle être pompées des sous-sols des réacteurs – avant de pouvoir reprendre le travail de réparation, remplacement d’équipements et remise en marche des installations de refroidissement – l’opérateur est toujours à la recherche d’une solution de stockage de celles-ci.

La dernière hypothèse est d’utiliser une île flottante – selon une technologie japonaise – que la ville de Shizuoaka pourrait fournir, mais qui ne pourrait provisoirement stocker que 10.000 tonnes d’eau contaminée.

Par ailleurs, en attendant l’injection d’azote dans les réacteurs – afin d’éviter de nouvelles explosions d’hydrogène – des tests de projections de résine sur le sol de la centrale, où de nombreux débris radioactifs résultants des explosions précédentes jonchent le sol, ont été effectués hier vendredi, dont les résultats ne sont pas connus.

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Mise à jour n°137 (samedi 11h16)

Très impressionnantes photos aériennes du site, découvrant l’étendue des dégâts aux bâtiments des réacteurs.

Egalement, une interprétation étayée de ces documents (en Anglais).

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Mise à jour n°136 (samedi 10h19)

Une fissure de 20 cms a été découverte par l’opérateur sur la paroi d’un puits proche de la mer, sans plus de précision, par laquelle s’écoulerait de l’eau fortement contaminée (1000 millisieverts). Une analyse comparative de celle-ci avec des échantillons d’eau de mer devrait permettre de déterminer s’il s’agit bien de l’origine de la contamination de cette dernière.

La fissure va être colmatée par des injections de béton.

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Mise à jour n°135 (samedi 08h55)

Après s’être précipitées, les informations se font rares. On en est réduit aux hypothèses.

Un diagnostic n’est toujours pas publiquement établi à propos de l’état du combustible et l’étanchéité des cuves des 4 réacteurs. Or, c’est dans le cœur inaccessible des réacteurs que se concentrent les plus lourdes inconnues et les phénomènes les moins maîtrisables.

Rien ne garantit donc, à ce stade, que les cuves résisteront à la formation – probablement déjà intervenue – de coriums, que les fuites radioactives actuelles ne s’accentueront pas, ou que de nouvelles explosions d’hydrogène n’interviendront pas.

Il est au minimum établi que le refroidissement des installations par des moyens de fortune va se poursuivre pendant de nombreux mois et que la contamination d’une vaste zone autour de la centrale et dans son sous-sol va se poursuivre irrésistiblement.

Plus tard, une zone devra être précisément délimitée par une campagne systématique de mesures ; elle restera interdite d’accès pendant de très nombreuses années. Son étendue dépendra de l’efficacité des mesures à l’étude afin de limiter les dégagement radioactifs des réacteurs dans l’atmosphère et de la possibilité de ne pas procéder à de nouveaux rejets de gaz contaminés. La plus grande inconnue réside dans leur infiltration dans le sous-sol et leur ruissellement dans la mer, qui vont se poursuivre en raison de la nécessité de continuer les aspersions et injections d’eau.

Dans le meilleur des cas, il ne pourra qu’être à terme envisagé d’ensevelir les bâtiment des 4 réacteurs – le démantèlement de telles installations étant hors de question – en espérant que le sous-sol sera en mesure de supporter la charge ainsi crée.

Dans l’immédiat, c’est un autre sarcophage qui est en train d’être posé, sur l’information.

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Mise à jour n°134 (vendredi 19h40)

De nouveaux moyens d’aspersion d’eau sont en cours d’acheminement, en provenance d’Allemagne et des Etats-Unis.

Il s’agit de pompes à eau ou à ciment dotées d’un bras pouvant atteindre 70 mètres de hauteur et qui sont, une fois installées, télécommandables. Elles ont déjà servi à Techrnobyl.

Sept pompes de ce type, qui pourraient ultérieurement servir à déverser du béton, pourront être au total installées sur le site dans le courant de la semaine prochaine. Une est déjà en fonction.

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Mise à jour n°133 (vendredi 16h30)

Tepco envisage d’injecter de l’azote dans les cuves des réacteurs afin d’empêcher de nouvelles explosions d’hydrogène.

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Mise à jour n°132 (vendredi 10h32)

Les manquements de Tepco s’additionnent.

Pour la deuxième fois, l’Autorité de sûreté nucléaire japonaise vient de relever de nouvelles erreurs de relevé de la radioactivité, en raison d’une surévaluation de la présence de tellure, molybdène et zirconium lors de l’analyse de la nappe phréatique sous la centrale. On apprend ainsi leur présence, que l’opérateur n’avait pas explicitement mentionné.

Il a également été relevé que tous les travailleurs intervenant sur la centrale ne disposaient pas de dosimètres individuels, seuls les chefs d’équipe en possédant un dans certains cas.

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Mise à jour n°131 (vendredi 09h16)

Après les vivants, les morts.

Les corps d’un millier de personnes tuées par le séisme et le tsunami n’ont pas été ramassés dans la zone d’exclusion de 20 kms. Contaminés, ces cadavres sont à l’abandon et symbolisent l’incurie des autorités. Ils n’ont pas été ramassés, encore moins restitués aux familles, elles-mêmes évacuées.

Une vaste opération de recherche de corps restitués par la mer a été lancée sur la côte Nord-Ouest du pays, avec le concours des forces d’auto-défense japonaises (l’armée) et de l’armée américaine, mobilisant une grande quantité d’hélicoptères et de navires. Mais elle ne concerne pas la zone dans un rayon de 30 kms autour de la centrale.

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Mise à jour n°130 (vendredi 08h35)

Katsunobu Sakurai est le maire de Minamisoma, une ville de 70.000 habitants qui a connu les ravages du tremblement de terre et du tsunami et est maintenant exposée aux radiations de la centrale de Fukushima, pour être située dans la zone des 20-30 kms autour de la centrale.

Ses habitants sont « confinés » chez eux, le gouvernement refusant de les évacuer en dépit des recommandations qui se multiplient. Ils sont encore 20.000, qui y vivent dans des conditions précaires.

Il a lancé un poignant appel à l’aide internationale, afin que des vivres parviennent, décrivant dans cette vidéo sous-titrée en anglais la vie très difficile de ses administrés et « l’injustice » qu’ils subissent, condamnés à la famine, laissés à eux-mêmes et pratiquement ignorés des médias japonais.

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Mise à jour n°129 (jeudi 19h47)

La situation n’est en rien stabilisée. Il se confirme que la centrale contamine très gravement son environnement, sans que rien puisse être fait pour le stopper, l’origine des fuites n’étant pas décelée.

La présence d’iode 131 à un taux 10.000 fois supérieur à la normale a été mesuré dans une nappe d’eau phréatique sous la centrale. Aucun des nouveaux expédients qui ont été envisagés – stockage de l’eau contaminée dans un tanker, bâchage des réacteurs et projection de résine sur le sol et les débris des explosions – n’a encore pu être mis en place.

Ces mesures ne régleraient en rien les ruissellements d’eau contaminée, qui continuent d’être alimentés par les injections d’eau dans les réacteurs.

Rien n’est par ailleurs dit sur la présence encore plus inquiétante d’autres radio-éléments, dont le césium 137 (période de 30 ans).

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Mise à jour n°128 (jeudi 08h05)

Un taux d’iode radioactif 4.385 fois supérieur à la norme légale a été mesuré dans la mer, à 300 mètres du rivage de la centrale, signe d’une forte accentuation de la contamination de celle-ci.

Cent cinquante-cinq Marines américains spécialisés dans les situations d’urgence sont envoyés au Japon. Ils fourniront « une expertise radiologique aux responsables sur le terrain et si besoin aux forces militaires japonaises, dans les domaines du médical, de la logistique et des matières dangereuses, chimiques, biologiques, nucléaires ».

Les autorités japonaises n’envisagent pas d’étendre la zone d’évacuation de 20 kms autour de la centrale, en dépit de l’annonce par l’AIEA de la découverte d’une contamination radioactive supérieure à la normale dans un village situé à 40 kms de celle-ci.

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388 réflexions sur « LA SITUATION A FUKUSHIMA, (VI), par François Leclerc »

  1. J’ai entendu sur NHK que les autorités japonaises envisagent le démentèlement des réacteurs de
    Fukushima à une échéance non encore précisée. Notre Président de la République propose l’expertise française en la matière. C’est bien d’être ré-actif et radio-actif … Félicitons notre Président !
    L’arrosage et la dilution dans l’atmosphère et dans la mer seront maintenus pendant combien de mois

    Il serait intéressant de calculer, à partir la masse des combustibles nucléaires présents sur le site,
    la quantité et la nature des rejets susceptibles d’être rejetés pendant 1 an sur la base d’un rejet moyen par jour.
    (hypothèse basse-hypothèse haute).

    Sous peu on ne parlera plus du  » feu éternel  » , il n’y aura plus rien à voir.
    Ce ne sera plus qu’un problème d’arrosage.

    1. Démantèlement : cela fait 25 ans qu’il en est question pour Brennilis et ça n’avance à rien, avec quelques incidents et fuites à la clef. Pourtant, il s’agit d’un petit machin de 70 MW, tout seul dans son coin…

      1. Justement, si on pouvait se faire la main ailleurs.
        Excusez moi ce type est tellement imbuvable que j’en arrive à lui prêter toutes les mauvaises intentions possibles.

    1. Ah, en fait c’est une centrale thermique à MinamiSoma, ça doit être à 30-40km au nord des centrales 1 et 2 de Fukushima.
      …désolé, posté trop vite.

      1. Et surtout la vidéo vient d’être supprimée par l’utilisateur !

        Sur ce genre de coup, pensez à une sauvegarde.

  2. 1/ Je n’a aucune confiance dans les informations délivrées par les autorités du nucléaire, un milieu qui obéit à une logique d’Etat et à ce titre pratique le mensonge au nom de la raison d’Etat. L’industrie nucléaire n’a rien de démocratique ; à ce titre elle est le navire de proue de la gouvernance post-moderne où l’on entretient un simulacre de démocratie !

    Conclusion : la dangerosité de la situation sera toujours minorée et nous n’aurons aucun moyen de le savoir car la pollution nucléaire, jusqu’à un certain point (de non retour) est indétectable : les états major du nucléaire ont alors beau-jeu de minimiser la gravité de la situation ! Par ailleurs, les responsables pourront toujours se retrancher derrière la nécessité de ne pas créer de situation de panique !

    Pour toutes ces raisons, entre autres, il convient de programmer la sortie du nucléaire ! il y va de la tranquillité des sociétés ! Y compris celles qui ont fait le choix de ne pas recourir à cette énergie négative et qui en cas d’accident chez un voisin distant de plusieurs milliers de km se prendront elles aussi leur quota de radiation !

    1. C’est tellement vrai que le gouvernement US envoie des militaires spécialisés dans la protection nucléaire pour conseiller les japonais. Oui, des marines, pour du nucléaire soit-disant civil(isé) et inoffensif !

  3. Sale temps pour le nucléaire

    Sale temps pour le nucléaire 24 mars 2011, 20:10 La catastrophe nucléaire japonaise est-elle possible en Suisse ? Une équipe de Temps Présent a enquêté sur la fissure de la centrale de Mühleberg, mais aussi, sur de nouvelles études alarmantes pour la santé et sur l’impasse des déchets. Alors que le lobby nucléaire s’active pour vendre au peuple deux nouvelles centrales en 2013, le temps est à l’orage pour l’atome.
    http://bistrobarblog.blogspot.com/2011/03/sale-temps-pour-le-nucleaire.html

  4. En effet la vidéo est poignante. La situation également. Je n’en reviens toujours pas d’avoir pu lire ou entendre, dans les médias, que la catastrophe de Fukushima « relançait » le débat sur le nucléaire. Je la croyais suffisamment éloquente et sordide pour le clore au contraire. Nous vivons vraiment dans un drôle de monde!!

  5. Minamisoma: 20 000 habitants cloîtrés et le gouvernement japonais refusant de les évacuer…pourquoi ?

    sans doute parce que l’on se trouve face à une impossibilité: autant il est relativement simple de vérifier le taux d’irradiation, la contamination pose des problèmes d’une autre échelle: la décontamination suppose que l’on dispose d’équipements ad hoc ( des tunnels équipés de douches )….en capacité de traiter dans un laps de temps raisonnable 20 000 personnes….

    1. et quand vous vous brûlez, vous laissez la main collée au feu car vous n’avez pas de robinet d’eau froide à portée aussi ??

      ou vous faites d’abord un bond en arrière avant de penser à refroidir la plaie ?

  6. Le gouvernement refuse d’élargir la zone d’évacuation malgré les appels de l’AIEA, de Greenpeace entre autres, mais,
    Le gouvernement refuse également de distribuer les vivres qui arrivent de toutes parts. Des tonnes de
    produits de toutes sortes s’empilent dans les ports et ne sont pas acheminés vers ceux qui en ont besoin.

    Alors cette attitude nationaliste poussée à l’extrême porte un nom : harakiri pour les autres.

  7. Merci de continuer à suivre cette actualité.
    A supposer que le gouvernement japonais n’est pas dépassé par les conséquences des catastrophes, cette décision de statu quo sur la zone d’évacuation est incompréhensible.

  8. Ou alors ces gens sont déjà trop fortement irradiés et leur évacuation est maintenant devenue, médicalement parlant, inutile.
    Ils pourraient peut-être même, eux mêmes, poser des problèmes de contamination.

    Les chinois avaient estimé que les deux japonais contrôlés et hospitalisés la semaine dernière posait ce genre de problème au point qu’ils ont du être placés en quarantaine et leurs affaires personnelles et leurs vêtements, détruits.
    Pour tant ce couple habitait à plus de 200 kms de la centrale et n’était jamais sorti de la région avant de se rendre en Chine.

    1. @ Gouwy

      Effectivement, c’est ce que je disais à quelqu’un cet après-midi, car cette idée me trotte dans la tête depuis quelques jours.

      Mais pour autant, ne pourrait on pas laisser au moins passer la nourriture, les médicaments, l’eau qui s’amoncelle dans les docks …. ou peut être garde t-on cela pour le Sud, au cas où la situation empirerait (les navires marchands risquant de refuser d’accoster au Japon).

      Beaucoup d’entre nous se posent la question de savoir pourquoi on laisse ces milliers de Japonais dans le dénuement le plus complet, c’est la seule hypothèse que j’ai pu émettre.

      1. c’est terrible : ce maire a l’air épuisé : il sait qu’on les a abandonnés …sont-ils « sacrifiés » froidement ? c’est encore pire d’être rayé de la carte, bloqué chez soi, mourant de faim et de soif …pire que d’être dans l’action pour tenter de limiter les dégâts …
        XXI ° s., tu parles …

        a-t-on des nouvelles de cette zone entre 20 et 30 km depuis ?

        Leçon à tirer de cette horreur :
        élargir d’emblée trés largement les zones d’évacuation autour d’un accident nucléaire : ne pas être trop obéissant vis-à-vis des consignes …
        risque de panique, certes, mais les donneurs d’ordre trop mous du genou en seront responsables .

    2. J’ai lu quelque part cet après midi, que le Gouvernement Japonais allait s’occuper d’écarter la population dans une zone plus lointaine.

      Les appels répété de l’AIEA ne peuvent pas être ignorés trop longtemps….

      1. non, Julien Alexandre « je n’envoie pas mes commentaires trop rapidement », je n’ai donc pas « à me calmer » 😀

        J’ai juste essayé de rattraper celui que j’envoyais pour corriger une faute d’orthographe :-)))

      2. @Julien

        Explication: Dans certains cas, genre mauvaise connexion au site, le blog interdit à l’internaute l’envoi de son commentaire au motif (sous forme de MessageBox) que « vous avez envoyé votre commentaire trop rapidement, veuillez vous calmer ».

        Je ne sais pas exactement ce que l’outil wordpress a dans les tripes, mais je suis presque sur que c’est de ce côté là qu’il faut chercher l’explication au commentaire d’edith. A moins qu’il ne s’agisse d’une facétie de configuration dudit outil par Paul lui-même. 😉

      3. Bonsoir Julien,

        quand on fait une manip pour essayer de corriger après avoir « envoyé », il y a une page qui s’affiche et qui vous dit à peu près ceci :

        -> « vous envoyez votre commentaire trop rapidement, calmez vous. »

        … C’était aussi une occasion de vous dire coucou 😀

      4. Je comprends mieux ! C’est un message standard de WordPress, qui n’est pas administrable. J’aurais mis quelque chose de bien plus vindicatif 😉

  9. Les irresponsables politiques sont pathétiques et dangereux
    Car enfin l’annonce du démantèlement de Fukushima est-elle une mesure adaptée – Y avait il quelqu’un de sérieux pour penser que l’on allait colmater les fuites et répartir comme avant !
    Et notre président mouche du coche qui annonce comme une grande décision pour sauver le monde que l’on va réunir une conférence pour fixer des normes ! y a t-il quelqu’un de sérieux pour penser que des normes éviteront les accidents. Dans le même temps il s’accroche à la filaire nucléaire et pense qu’avec des normes un accident n’arrivera jamais plus !
    Il faut se débarrasser de tous ces irresponsables

    1. Surtout que le demantelement est certainement impossible avant des lustres.
      ça traduit seulement un besoin d’evacuer le probleme sans solution qu’ils ont en main.
      Un comportement infantile

    2. Ils vivent dans l’irréalité totale! Ils semble qu’ils évolue dans une sphère déconnectée de la réalité, et que leur cerveau ne leur sert qu’à entretenir coute que coute, leur délire! C’est monstrueux!

    3. Il veut imposer des normes élevées pour (se montrer et) vendre des centrales françaises, faut pas chercher plus loin.

    4. >Car enfin l’annonce du démantèlement de Fukushima est-elle une mesure adaptée – Y avait il quelqu’un de sérieux pour penser que l’on allait colmater les fuites et répartir comme avant !

      C’est vrai qu’il est a coup sur trop tot pour parler du demantelement de la centrale. On devrait deja tres heureux si on arrive a colmater les fuites et refroidir ce m***… repartir comme avant, surement pas! Demanteler, certes, a long terme ca devrait etre le but, mais rien ne dit qu’on pourra le faire!

  10. Je relève : « …lors de l’analyse de la nappe phréatique sous la centrale….. »

    Il y a donc une nappe phréatique sous la centrale, les japonais le savent et la surveillent !
    C’est sans doute la communication la plus importante depuis le début de cet accident et c’est une donnée extrêmement inquiétante !

    Il conviendrait de savoir à quelle profondeur se situe cette nappe, son étendue, son volume …
    Est elle alimentée en permanence ? Par quoi : rivière sous-terraine, infiltrations dans les sols, ruissellements des pluies … ?
    Est il possible de la pomper ?

    1. Effectivement Gouwy.
      Depuis le début les experts nous racontent que la pire situation serait que la radioactivité atteigne les sous-sols et les nappes phréatiques, que ce serait une une catastrophe et l’inconnu derrière.
      Et là, cette information ne fait qu’une simple brève, aussitôt disparue des journaux, sans aucun commentaire des dits experts, de même que silence radio aussi bien à l’IRSN que à l’ASN.
      Je trouve cela vraiment très étrange…

      1. Ca, ça semble acquis. Tous les sols et donc les nappes situés dans un rayon d’au moins 30/40 kms, sont ou seront à court terme, contaminés et impropres à abriter une vie « normale » ou une vie « tout court ».
        Mais le problème n’est pas (plus) là !
        Si le corium atteint cette nappe, il n’y aura plus de population !

      2. Non, Louise.

        Ceci dit, l’eau courante avait déjà été polluée ailleurs… Et là, il serait important de connaître la localisation de ces nappes.

        Le souci n’est pas l’eau à boire. Le souci est qu’une masse suffisamment chaude réussit toujours à traverser du métal ainsi que du béton et finit par se trouver en contact avec de l’eau.
        Hors, vu la différence de température, tu te retrouves avec un geiser type cocotte-minute.

        Tu éjectes donc de la vapeur contenant une jolie collection à la fois de particules irradiées, mais aussi de métaux lourds qui retombent souvent dans les quelques kilomètres autour de la centrale.

        En gros, c’est à se demander pourquoi l’équipe américaine qui est au Japon va rester à 80 Kms du déluge.

      3. Je vais encore délirer, mais vous avez l’habitude.

        J’imagine bien les « experts » américains débarquant avec leurs bouteilles d’eau et leurs boites de coorned beef… 🙂

        Et je leur souhaite bonne chance pour trouver les snipers. Car là, ils sont invisibles et dans l’air.

      4. Merci aussi, Gouwy.
        Aussi impuissant sommes-nous autant nous représenter la situation avec la netteté nécessaire. Si je comprends bien vos conclusions et vos craintes, la seule solution, dès lors que les nappes phréatiques seraient atteintes, serait de faire de Honshu une île fantôme ou de s’en satisfaire comme mouroir.

    2. Bien oui Gouwy ! Je n’y connais rien mais à la lecture de tous tes posts précédents, et sous réserve d’invasion d’extra-terrestres (….), c’est la première réflexion qui m’est venue à l’esprit. Comment exiger que tous ces paramètres soient précisés et communiqués ?
      Sinon, existe -t-il un délais au delà duquel le corium ne peut que refroidir, donc ou tout risque que tu as décrit serait écarté ?

      1. Un corium peut refroidir dans la mesure où il est « pris à temps ».
        A Tchernobyl, le corium avait été attaqué très vite. Le coeur était à nu. Les soviétiques avaient déversé par hélico, 5000 tonnes de gravats, sables, argiles, plomb, bore, borax …directement sur le coeur en fusion.
        Malgré tout, il a fallut une dizaine de jours pour arriver à le refroidir suffisamment et il avait quand même quasiment percé la dalle.
        Par précaution, une autre dalle, refroidie, avait été construite sous la première, pendant ce temps.

        D’où les conseils des experts russes, dès le 12 mars, de déchapeauter les réacteurs et agir de même !
        Solution refusée, par les japonais.

        Quand la fusion a atteint un certain seuil (disons 25% du coeur sur un chargement de 90 tonnes), il est trop tard.
        En outre, à Fukushima, on peut estimer avec peu de risque de se tromper que la reprise de criticité est effective sur au moins 1 (sans doute 2) réacteur(s).
        Cela veut dire que le volume des matériaux fissiles, en fusion est suffisant pour déclencher et entretenir une réaction nucléaire.
        A partir de là, tous les matériaux qui entrent dans le corium, confortent son intégrité, augmentent son volume et participent à la réaction !

        J’espère de tout coeur avoir une vision trop pessimiste mais, dans l’état actuel des choses, je ne vois pas comment on pourrait stopper la fusion et la réaction !

  11. Je trouve la chronique du jour effroyable, les cadavres plus ou moins contaminés qu’on laisse pourrir, le maire de cette ville dans une impasse totale (pas assez contaminé pour recevoir un ordre d’évacuation (et la logistique qui va avec), trop contaminé pour être approvisionné normalement) avec probablement la pensée lancinante, terrible, qu’il devra peut être évacuer définitivement sa ville pour aller dieu sait où.
    Et ce silence qui s’installe en France où on ne parle plus que de nos problèmes (nucléaire or not nucléaire).
    Merci à FL de cette vidéo qui montre les conséquences réelles du drame en cours.

  12. Les sites d’informations disent que cette nappe se situerait 15 mètres sous le réacteur n°1. Aucune précision sur son volume, son étendue, la nature des sols ni si son emplacement risque de la mettre sur la trajectoire du corium.
    En tout état de cause et en partant que l’hypothèse la plus défavorable, en supposant une épaisseur de dalle de 8 m + 15 m de terrain « en dur », cela pourrait laisser quelques semaines de (très relatif) « répit » !
    Certains communiqués parlent également : « d’eau contaminée qui s’infiltre dans les galeries souterraines et ruisselle vers l’océan ».
    Les sols seraient donc très perméables !!!
    D’autre part, de l’eau dans des tranchées du réacteur 2 présenterait des taux similaires de radioactivité et en éléments iode et césium.
    Il paraît peu probable que ces « 2 eaux » (tranchée et phréatique) ne soient pas en contact !

    En plus d’être en bord de mer et sur des terrains sismiques, il est impensable d’avoir construit une centrale sur des sols abritant des nappes phréatiques et en outre, à si faible profondeur !

    1. L’avidité, qui nous mène à cette catastrophe qui va se transformer en cataclysme, n’a pas de conscience. Ni d’humanité. Elle est le jouet avec lequel les chefs s’amusent des autres… Ecoeurant.

    2. Gouwy.
      La nappe phréatique sous Gravelines est DEJA fortement radioactive. (suite à une vidange dans une piscine qui fuyait)

      Concernant les nappes phréatiques, tu en as toujours énormément sur les cotes. Ce qui est logique car la pression de la mer permet à l’eau de s’infiltrer.
      Le souci n’est pas qu’elle soit polluée, le souci est ce que j’ai écrit au-dessus.

      1. Ce que vous avez écrit au dessus est une bêtise.
        Ce qui est à craindre ce n’est pas la « vapeur » ! A 3000°, il n’y a plus de vapeur depuis longtemps.
        Ce qui est à craindre c’est la thermolyse de l’eau.
        Celle-ci débute à 700° environ et est maximale vers 2700°.
        Ce n’est donc pas à un « pchittt » de vapeur que l’on assisterait mais à un crackage de l’eau et à une explosion d’Hydrogène dans des volumes considérables, en plus en présence d’un volume moitié d’Oxygène : 2 H2O → 2 H2 + O2

      2. Pense à la lave d’un volcan qui coule, liquide, directement dans la mer et reviens m’écrire, Gouwy.

      3. @crapaud rouge
        la recombinaison c’est l’explosion qui redonne de l’eau.

        mais c’est très exothermique.

    3. @ Gouwy
      Je suis allé sur Google Earth pour voir les photos satellite de la centrale, la photo a du être mise à jour car on voit bien les réacteurs endommagés. Mais la raison de mon post c’est que grace à cet outil on peut aussi voir que l’altitude de la centrale est de 16 m.

      Vous notez que les sols doivent être très perméables, de mon point de vue ce fait combiné avec la proximité de la mer combiné avec l’identité de l’altitude et de la profondeur de la « nappe phréatique » me fait penser que la nappe phréatique c’est la mer! Et là je pense qu’on ne peut pas la pomper.

      1. Je pense ça depuis le début aussi… C’est inepte de penser que la met s’arrête net au rivage, Côme dans un aquarium ! Il y a forcément invasion des sous sols par capillarité

    4. @ Gouwy : Vos CMTs sont pertinents

      notamment vous écrivez à propos de ces personnes irradiées qui sont surement mises en quarantaine etc .;

      Cette question de la nappe phréatique ça a l’air sérieux

      Et puis le corium

      Hier soir Jupadas (ou un autre) disait que :

      A Three Mile Island – HARRISBURG ( 1979), ils n’avaient pu accèder ( avec quelque sécurité ..) au coeur que 6 ans après :

      «  »

      1. Der Spiegel hier un long article détaillé
        Titre :
        GRUNDWASSER ist mit Radioaktivität verseucht  »

        Extrait :

        «  »Die radioaktiven Spuren im Grundwasser bestätigen die Annahme, dass eine Kernschmelze in den Reaktoren teilweise schon stattgefunden hat oder weiterhin im Gang ist. Denn sie führt zu extrem hohen Temperaturen – und die überhitzten Brennstäbe fressen sich durch den Boden des Reaktorsicherheitsbehälters in den Boden. So kann das radioaktive Material in die Umwelt freigesetzt werden. Deshalb ist es nach wie vor oberstes Ziel der Techniker vor Ort, die Reaktorkerne zu kühlen, um eine weitere Kernschmelze zu verhindern.
        Auch im Meer vor der Anlage wurden erneut Höchstwerte der Strahlenbelastung festgestellt: Die Konzentration von radioaktivem Jod ist mehr als das 4385fache höher als erlaubt, berichtete die Atomaufsichtsbehörde. Woher das Jod genau kommt, ist allerdings unklar. «  »

        Les traces radioactives dans les eaux souterraines (ou nappes aquifère ou nappe phréatique) confirment l’hypothèse qu’une fusion de coeur dans les réacteurs a déjà partellement eu lieu ( ou est toujours en cours). etc

        ils parlent aussi de la concentration en iode radioactif , dans l’eau de mer, qui était de 4385 fois plus élevée que la concentration admissible etc ..

  13. @Gouwy : Tout d’abord, merci pour la qualité de vos nombreuses interventions. Ensuite, peut-on vérifier la source originale de cette information (la présence d’une nappe phréatique à 15m de profondeur), notamment pour voir si aucune erreur de traduction n’ait été faite ?

    1. Ah ça… je n’ai pas de connivences avec les médias (y compris Reuters, l’AFP…) qui reprennent cette infos et cette traduction et je n’ai pas de connaissances en japonais qui me permettraient de vérifier par moi-même.
      Je pars donc de cette hypothèse, en supposant quand même, qu’une telle erreur de traduction ne soit pas « d’actualité » de la part d’agences telles que celles-ci !

      Mais qu’elle pourrait être l’erreur ?
      Nappe « artificielle » (comme à Tchernobyl) au lieu de phréatique ?
      Ca ne changerait rien aux conséquences possibles.
      De plus, 15 mètres, ça reste quand même une profondeur non négligeable. Il paraît peu probable qu’une nappe « artificielle » se soit formée aussi vite à une telle profondeur et que si une cavité existe à cette profondeur, elle n’ait pas été « envahie » par les eaux !

      Personnellement, ce n’est pas ce qui m’interpelle. L’important est qu’une nappe semble bel et bien présente, sous un réacteur en fusion !

  14. http://www.lemonde.fr/japon/article/2011/04/01/le-gouvernement-japonais-injecterait-des-fonds-publics-dans-tepco_1501669_1492975.html#ens_id=1493258&xtor=RSS-3208

    A priori, pas forcément une nationalisation de TEPCO mais une injection de capital.
    La différence ?
    Avec la nationalisation, le gouvernement se retrouvera avec la gestion des dédommagements, phénoménaux au vu des responsabilités de la firme, sans compter la perte de capital boursier, les travaux de démantellement, les investissements à réaliser …
    Vu la situation financière de l’Etat, vaut mieux éviter.
    Et laisser, pour une fois, les actionnaires mettre au pot.
    Par contre, injecter du capital, s’il y a prise d’actions, permettra de ‘payer pour voir’ : ce qui se passe dans cette firme et même prendre, en actionnaire minoritaire mais par exemple bloquant (33%), le contrôle de la dite firme, afin de ‘garantir’ aux japonais le remboursement des dédommagements ainsi que la pérennité de la livraison d’énergie (dans l’article, on parle de 50% de capacité de production, alors même que le pic de consommation est à venir).
    Mais laisser la majeure partie des coûts aux actionnaires.
    « Le quotidien Mainichi a cité un responsable gouvernemental non identifié affirmant que le gouvernement « allait mettre de l’argent de façon à être impliqué » dans la gestion de Tepco, une compagnie privée. »
    Ce pourrait être, enfin, une action ‘intelligente’ d’un gouvernement face aux crises, qu’elles soient nucléaires ou financières (pour TEPCO, c’est les deux) …

    1. intelligence d’un gouvernement qui applique des recettes éculées pour sauver la mise à un fleuron du capitalisme

      car enfin si j’ai bon souvenir de mes lectures de ces 15 derniers jours, le PDG juste avant l’accident venait de se féliciter d’avoir augmenter les profits en particuliers en diminuant les frais de maintenance !

      c’est quand même bien les actionnaires qui poussent à une rentabilité meurtrière ? non ?

      et bien NON !

      car un bon libéral vous dira que ce sont les dirigeants qui n’ont pas pris leur responsabilités en disant que la rentabilité n’était pas possible à ces niveaux

      car un bon dirigeant vous dira que ce sont ces équipes techniques qui n’ont pas su faire remontés les problèmes

      car un bon responsable technique dira ……..

      bref personne n’est responsable, personne n’est coupable et les contribuables vont casquer !

      et après les libéraux vont venir la gueule enfarinée nous dire que non vraiment on est pas sympa avec les générations futures avec des dettes publiques aussi faramineuses !

      parce que la dette nucléaire , elle vaut quoi ?

      socialisme ou barbarie

      1. En fait, dans ces systèmes pyramidaux, c’est bien du haut de la pyramide, soient les actionnaires , le big boss, et le comex, que viennent ordres et prises de décision: la responsabilité vient bien de là …
        la communication est bien descendante verticale, sans remontées possibles : tout est étouffé dans l’oeuf !
        c’est comme cela dans toutes les multinationales …

        mais en effet, c’est quelques *ingénieurs, travaillant en équipe avec techniciens et ouvriers, qui risquent leur peau dans l’histoire…
        *ceux qui probablement ont renâclé à l’ajustement des salariés de base, et à la baisse de la sécurité …
        précisément, ceux-là ne sont PAS responsables, quoiqu’on nous raconte par la suite …

        c’est bien tout en haut qu’il faut aller y voir ..

        .
        et, arrêter de tenter de brouiller les pistes …

    1. et on nous vantait le japon à la pointe de la technologie, de la science, ….. et bla bla bla

      on va finir par regretter l’efficacité des soviétiques !

      le monde capitaliste montre son indécence totale dans cette affaire

      et je ne vous dis le nombre de conseil d’administration qui se frottent les mains des problèmes de leurs concurrents japonais ………..

    2. Il est vrai que les pluies diluent la radioactivité. Et la logique du discours est de ne pas affoler les populations.
      Mais, comme nous l’avons vu avec Tchernobyl, toute la chaine alimentaire se retrouve contaminée car elle sert de « concentrateurs ».
      En premier lieu les légumes qui absorbent le plus d’eau. Mais aussi les animaux et humains qui mangent ces légumes.
      Coté poissons aussi, cela ne va pas être triste. Car tu vas te retrouver avec un phénomène amusant :
      Les zones les plus radioactives vont se retrouver interdites de pêche. Et les poissons aiment les zones où ils ne sont pas trop péchés. Ca leur fait des vacances. Et leur permet d’absorber une quantité supérieure de radioactivité qu’ils vont aller ensuite refiler à plus gros qu’eux.
      Les Japonais devraient changer leur habitudes alimentaires en vitesse, car là, lorsque je blaguai avec les sushis lumineux, ce n’était pas tant que ça une blague.

  15. @Gouwy
    @rutily

    Si effectivement « la nappe phréatique » serait en fait l’océan ou deux masses d’eau liées sans trop de résistance, est-ce que la colportance de l’eau pourrait refroidir le(s) corium(s) ? Sans dégagement important de vapeur dans l’atmosphère ?…

  16. Cet « expert » n’a d’expert que le nom ou alors il ne dit pas tout.
    C’est peut-être vrai pour l’iode mais c’est tout.
    A Tchernobyl, les plans d’eau et les rivières ont été contaminés par des dépôts directs (air, pluies…) puis plus tard par les lessivages des sols.
    C’est encore le cas aujourd’hui où les nucléotides présents dans les sols, sont retrouvés dans les eaux, notamment en plus grandes quantités après la fonte des neiges, au printemps.

    Ces nucléotides tombent dans le fond et contaminent le benthos.
    Celui-ci contamine par ingestion ou contact, les plantes aquatiques et la faune.
    De plus, à chaque crue ou quand les fonds sont « remués » par une tempête, par exemple, les nucléotides sont brassés, remontent dans l’eau et la (re)contamine.

    Dans la zone des 30 kms, les eaux de rivière et des plans d’eau ainsi que les sources sont toujours classées impropres à l’irrigation des terres et bien sûr, à la consommation humaine
    ou animale.
    Il en est de même des poissons, crustacés, gibiers…qui y vivent ou s’y abreuvent.

    Actuellement, les éléments retrouvés dans les plus grandes quantités sont le strontium 90 et le césium 137.
    Dans les poissons, on trouve encore des concentrations en césium supérieures à 3000 Bq/kg.

    Au Japon, à cela, il va falloir ajouter les métaux lourds : Plutonium, Americanium etc…dont on ne sait que très peu de choses sur leur « évolution » dans la chaîne alimentaire.

    1. @Gouwy : Vous voulez dire « (radio)nucléides » et non « (radio) »ucléotides » (bases de l’ADN, A C G T pour le second)
      A moins que je fasse du franglais ?

      1. 🙂 Bien sûr 🙂
        Merci d’avoir relevé.
        Je fais toujours 2 ou 3 choses en même temps. Je ne me relie pas assez !

    2. L’eau fossile radioactive (au radium) est déjà un problème naturel.

      jordans-radioactive-water-problem

      C’est, sans surprise, une question de dose.

      Pour les Jordaniens, après la mauvaise surprise de taux de radioactivité trop haut sur l’immense aquifère de l’est du Neguev sur lequel il comptait, ils en sont à se dire qu’il vont couper l’eau radioactive avec 50% d’eau de là, pardon, d’eau quasi non radioactive, pour faire avaler la pilule aux braves jordaniens, juste sous la limite de la norme…

      « L’intérêt » de la radioactivité est qu’elle est mesurable tout le temps sur chaque puits, et que si on parle de nappes phréatiques avec une inertie notable, on a au moins le temps de ne pas du tout être surpris. Et dans un premier temps de forer un peu à côté pour gagner quelques temps.

      Etant entendu que le mieux serait pas plus de radioactivité que les niveaux d’avant.

  17. EST-ce que quelqu’un peut confirmer/infirmer les propos que ce cite ci-dessous svp ?

    « Kerjean dit :
    31 mars 2011 à 17:54

    @Gouwy ou Yvan ou Leclerc-San

    Alors, si j’m’ai pas trop gourré, mais arrêtez moi si que j’déraille, nous avons donc trois hypothèses de « pire » dans l’ordre croissant suivant:
    1; le corium entre en contact avec la flotte accumulée sous les réacteurs mais pas coincée, et là nous avons droit à un gros pssschiiiit assez musclé qui enverrait paître des centaines de tonnes de produits fluos dans l’atmosphère. Là , l’Asie et l’ouest américain deviennent inhabitables pour 4 générations.

    2; le corium entre en contact avec une nappe phréatique toute coincée et là, effet cocotte minute, explosion non nucléaire mais à la puissance pouvant dépassant les 2MT(10 fois Hiroshima-c’est fou comme le nucléaire aime les « shima », île en japonnais) et ça envoie encore plus de merde dans le ciel, sans compter que la surpression de l’explosion pourrait faire réagir violemment les 1700T qui végètent. Là, c’est carrément l’hémisphère nord qui est tricard.

    3. Le corium s’écoule jusqu’à la mer, et là, l’inépuisabilité des masses d’eau environnantes recréé les conditions d’une vraie explosion nucléaire. Et là, on peut dire qu’on entre dans un hiver nucléaire et à moins de se transformer en scorpion ou en fourmi, on est mal barré en tant qu’espèce.

    J’ai bien compris ou il faut que je reprenne un (une barre complète) de lexomil? »

    1. Lol.
      Une barre complète, AncestraL. 😉

      Non.

      Un gros pshit, oui, mais une explosion non.
      Il faut un peu plus que la masse critique pour produire l’énergie subite d’une explosion.
      Mais bon, entre les effets d’une explosion atomique, brève, et d’une pollution, lente, beaucoup plus pernicieuse car sur des siècles, nous allons finir par préférer la bombe.

      Est-ce que vous vous rendez compte que j’ai pu écrire cette énormité un jour de l’année 2011…

      Même un 1er avril, je n’arrive même pas à trouver la situation burlesque.

    2. le problème c’est qu’on nous dit que les scénarios les pires sont étudiés, mais à ma connaissance ils n’ont pas été présenté au public

      1. Ce n’est pas tout à fait cela, J.Gorban.

        La physique de fonte est connue, et reproduite en laboratoire. Mais tout chercheur sérieux sait qu’il est débile de vouloir extrapoler stricto-sensus.
        En effet, lorsque tu changes la taille de l’échantillon, d’autres grandeurs que la simple taille entre en ligne de compte.
        Soit, il faut refaire les calculs dans leur intégralité.

        Là, nous allons voir en vrai grandeur un Tchernobyl que des humains auront volontairement fait perdurer pour essayer de garder leur « investissement ».

        Je me permets de rappeler à tous qu’un mouvement de privatisation à lieu ACTUELLEMENT en France sur le nucléaire…

    3. Aucune des trois n’est valable, du moins vraiment dangereuse sauf pour les japs :
      pour contaminer l’hémisphère nord il faut une réaction nucléaire type bombe, à très haute température, pour envoyer des tonnes de fines poussières dans la haute atmosphère. Ce n’est pas le cas, au pire il y aurait un effet cocote-minute surchauffée si le corium tombait dans un gros volume d’eau, mais les débris retomberait aussitôt selon une trajectoire balistique, peu importe que ce soit un morceau de béton ou de plutonium.
      Avant fonde des crayons, il doit y avoir des centaines de milliers de morceaux d’uranium (contenant du plutonium) de la taille d’un morceau de sucre dans les crayons des assemblages, qu’il faudrait rechercher sur des dizaines de kilomètres carrés en cas d’explosion (non nucléaire).

  18. Mais non…. Il n’y a qu’une seule possibilité
    Il ne s’agit pas d’une explosion type « cocote minute » mais d’une explosion d’un très important volume d’H2.
    A l’exception d’une mise en contact de volumes d’eau « modérés » ou progressifs avec un corium à l’air libre (comme quand on l’arrose) et donc des dégagements gazeux dans l’atmosphère, également « progressifs » …
    …dans tous les autres cas il y aurait une explosion puisque l’H2 produit en très grande quantité et très rapidement, se « stockerait » forcément quelque part (dans les sols, sous la dalle …).

    Ensuite, la puissance de l’explosion dépendrait effectivement de ce volume et de la résistance du confinement mais elle serait de toute façon, très importante.
    La valeur de cette « puissance » reste de toute façon secondaire. Que l’ont soit en présence d’une explosion de 0,5 MT ou de 5 MT, les conséquences principales seraient sensiblement les mêmes !

    1. Heuuuuu, vous croyez que le lexomil ajouté au xanax et dilué dans une petite cuillère peut se prendre en intra-veineuse?

    2. Si j’ai bien compris, l’H2 et l’O2 produits par crackage ne seraient pas dissous dans l’eau malgré la pression, et ne seraient pas susceptibles de se recombiner (autour du corium) malgré la haute température. Soit. Il reste que si le corium a pu se frayer un chemin jusqu’à une nappe phréatique, l’H2 et l’O2 pourraient s’échapper en suivant le même chemin en sens inverse, non ? (Question naïves, j’en conviens.)

      1. Non.

        La masse perforatrice ne prend pas naturellement la forme d’un foret avec ses canaux pour évacuer les copeaux. Elle forme un bouchon naturel.
        Mais le mélange hydrogène-oxygène entre en combustion spontanée et continue.

        C’est l’augmentation de la pression de vapeur qui est gênante.

      2. Il suffit d’ouvrir une bouteille d’eau gazeuse bien secouée pour comprendre ce qui va se passer avec les gaz dissouts.
        Les gaz peuvent s’échapper si le trou est assez large par rapport à la quantité produite (par unité de temps), un corium très volumineux et très actif doit pouvoir vaporiser des tonnes d’eau par seconde… mais on n’en est pas là, il y a probablement un ou plusieurs corium, il a probablement crevé une ou des cuves mais il n’est pas très actif, il devrait même être train de refroidir, sinon on en aurait déjà entendu parler.

    1. ‘on’ (je ne sais plus qui) en avait parlé il y a 15 jours déjà sur ce blog …
      L’azote permet de refroidir et n’a pas l’inconvénient de l’eau (pollution en fin de chaine à résoudre).
      Mais le passage de liquide à gaz (vu la température) empêcherait de l’injecter directement dans le réacteur. A priori, je pencherais plutôt pour un injection dans le sol et dans la structure de béton de la centrale, pour prévenir contre une coulée de corium et une entrée en contact avec de l’eau (comme ce qui était prévu pour Tchernobyl)).

      Mais si c’est vrai, c’est donc que cela prouve que l’on craint ce risque.
      Je ne suis pas sûr d’être ‘content’ qu’on ait trouvé cette ‘solution’ …

      1. Il ne s’agit pas de refroidir à l’azote mais d’éjecter les gaz dangereux, hydrogène et oxygène, pour éviter une explosion chimique comme celle qui a détruit les toits des centrales.

  19. Japon crise nucléaire: « Fukushima 50″ s’attendent à mourir bientôt
    ….Elle parlait sous couvert de l’anonymat, parce que les responsables de l’usine ont demandé aux travailleurs de ne pas communiquer avec les media ni avec leurs proches pour éviter d’effrayer le public.

    Elle n’a pas pu dire si certains d’entre eux souffraient déjà de la maladie des rayons, mais a expliqué qu’ils savent qu’il leur est impossible d’avoir échappé à des doses mortelles de radiation.

  20. A Tchernobyl l’azote liquide avait été utilisé pour geler le sol autour du bâtiment du réacteur par précaution au cas où les piscines viendraient à déborder (à cause de l’eau qui servait à éteindre l’incendie, entre autre).
    Cette précaution s’est heureusement révélée inutile, les piscines n’ayant jamais fuit ni débordé ou peu.

    Ici, je ne comprends pas comment et à quoi cela pourrait servir d’arroser un coeur en fusion avec de l’azote qui, de toute façon ne sera plus liquide et aura bouilli dès son contact avec l’air.
    A mon avis, il doit y avoir une erreur de transcription.
    Les japonais en sont maintenant à retraduire l’accident de Tchernobyl et reprendre les solutions de l’époque !
    Il est beaucoup trop tard pour tout ça !

    1. C’est pas très simple : du coté chaud (corium) , cracking de l’eau en 2 H2 + O2,
      puis ces gaz remontent dans l’eau, se refroidissent évidemment, et là on passe le point éclair très vite, mais c’est encore métastable, sans étincelle ça ne pète pas (les profs de physique chimie étaient encore autorisés à faire la manip en classe de lycée il y a 30 ans, avec catalyseur au Pt ou Ni de mémoire pour déclencher l’explosion et gros chiffon autour du flacon). C’est quand ça arrive dans la poche d’air en haut qu’il faut redescendre sous le point éclair, ce qui me semble plus facile en remplaçant O2 par N2, car l’O2 qui arrive est alors le seul, et dilué dans l’azote (gaz à 100-300°C ?), le point éclair s’éloigne.

      Ce qui est clair est que personne ne sait purger du gaz en haut du réacteur, et ceci point en effet peut être le fait qu’un des réacteurs (le 2 et/ou le 3) fuient par le bas, ce qui explique la radioactivité dans la tranchée. En bas, dans le culot, il y a les entrées verticales des barres de controle de modérateur, et si j’ai bien lu un des N blogs indiqués ici, ce sont des joints en graphite qui ont bien pu fuir dans la séquence haute pression/Boum de H2.

      Ce qui expliquerait l’inaction relative depuis 10 jours, c’est qu’ils ont bien vu qu’aucune plomberie existante ne permettrait de refroidir en continu par le circuit « classique », car si on y fait circuler de l’eau, on ne résout pas la question de la fuite, et cette fuite est si mal placée en bas (avec du corium au dessus , si je suis logique, mazette la conception du réacteur) qu’on ne pourra pas en approcher avec des humains, et encore moins trouver un gentil robinet d’arret ou une dérivation pour colmater/réparer les fuites.
      Tout ce qu’on peut alors espérer, c’est faire circuler de la réfrigération extérieure, prier pour que la fuite reste dans l’enceinte la plus « béton », et qu’elle ne reprenne pas le chemin de la tranchée (n’y a t il pas eu vase communicants à cause de l’eau coincée lors du tsunami et pas pompée du tout dans un radier).
      J’y rajoute ma coquetterie de violette printanière : que le corium peut donner lieu à de l’intermittence façon Oklo, ce qui rend le controle du tout stochastique à souhait, sur une période inconnue, et avec un effet non prévisible des augmentations de pression dans le réacteur.
      Tout ceci, tant que le corium ne flingue pas ledit culot, culot en fait bien compliqué puisque percé de N trous de barre de controle. C’est ca que je n’avait pas saisi jusqu’ici : c’est un design de réacteur compliqué en bas, l’hydrogène a certes fait péter le haut, le milieu est sans doute pas trop démoli, mais en bas, ca doit plus être très présentable,

      et il y a peu de recours, c’est un peu, par analogie, la situation de la tasse ou de l’assiette de soupe fêlée, qui commence à fuir quand on verse la soupe chaude dedans, juste sur la nappe des grands jours qu’on souhaitait ne pas avoir à laver du bortsch de betterave bien colorant.

      1. Je viens de prendre un coup de vieux: c’est vrai que mon prof de physique (on n’avait pas inventé le principe de précaution, ni les parents qui râlent) à fait cette expérience de faire exploser une bouteille avec un mélange 2xH2 +O2 dans un gros chiffon. Mais il me semble me souvenir que c’était en présentant l’ouverture de la bouteille à un bec bunsen. Peut-être bien que c’était il y a sensiblement plus de 30 ans!!

  21. Beaucoup de livres me sont tombés des mains, jamais celui-ci.
    ==================================================

    Le monde est notre désir.

    Le monde est notre vouloir.

    Il n’y a rien à dire du monde — sauf qu’il nous ressemble trait pour trait.

    Si nous le trouvons médiocre — c’est que nous sommes médiocres.

    Si nous le trouvons vain — c’est que nous sommes vains.

    Si nous le trouvons affreux — c’est que nous sommes affreux.

    Si nous le trouvons dur — c’est que nous sommes durs.

    Si nous le trouvons morne — c’est que nous sommes mornes.

    Si nous le trouvons petit — c’est que nous sommes petits.

    Si nous le trouvons écœurant — c’est que nous sommes écœurants.

    Si nous le trouvons hostile — c’est que nous sommes hostiles.

    Il ne changera que quand nous changerons.

    Il est nous et indéfiniment il nous ressemblera.

    Pour l’instant c’est un monde de terre sèche.

    Il y aura un brin d’herbe quand vous serez devenus brin d’herbe.

    Ou alors laissez tout crever.

    Les démoniaques des pouvoirs ont ce qu’il faut dans l’arsenal pour une gigantesque épouvante.

    Une gigantesque Mort.

    Louis Calaferte

  22. Avant Fukushima, la Chine comptait (hormis ses 13 centrales en sevices et en bord de mer) 25 centrales atomiques en construction et 32 supplémentaires projetées dont la construction était chose toute décidée.
    Alors que les portes paroles chinois prétendaient que les réacteurs chinois étaient plus sûrs que ceux de fukushima daiichi, le 2ème homme de Chine, le premier Wen annonçait quelques jours plus tards que la Chine allait immédiatement suspendre toutes autorisations en cour, même celles dont le projet était en début de réalisation…
    Full story here

  23. J’ai l’impression qu’assez peu de personnes se représentent ce qu’est un corium.
    Un corium est un magma dans le sens où c’est une masse en fusion mais ce n’est absolument pas comparable à un magma volcanique 🙂 !

    Un magma volcanique a une température entre 600 et 1200° suivant l’endroit (plus ou moins loin du volcan), son épaisseur…
    Mais surtout, un magma volcanique est léger.
    Il peut donc suivre une pente et ne pas fondre le support sur lequel il coule et quand il arrive dans la mer, il se refroidit, son énergie est dissipée en vapeur.

    La température d’un corium est de l’ordre de 3000 à 4000° mais surtout il est très dense, très lourd.
    Non seulement il fond tous les supports qu’il est susceptible e rencontrer mais surtout, il ne peut QUE se déplacer à la verticale (d’où la notion de syndrome chinois) à cause de son poids et de la pression qu’il engendre sur le support.
    Un corium, c’est un magma de 1 ou 2 m2 qui pèse plusieurs dizaines de tonnes.

    Un corium ne peut pas couler comme de la lave, de l’eau ou de l’huile !!!! 🙂
    Il se déplace en ligne droite, à la verticale, direction le centre de la terre !

    Pour la même raison, le « trou » qu’il occasionne lors de sa descente est « minuscule » par rapport à la cavité (nappe…) qu’il est susceptible de rencontrer.
    Ca équivaut à un trou d’aiguille dans le couvercle d’une cocote minute !

    1. Et ce trou n’est pas rebouché par vitrification des résidus au fur et à mesure de la descente du volume de corium ? Si celui-ci fait fondre les roches, soit il embarque avec lui cette matière (et donc se diluerait ?), soit la matière (roches?) fondue repasse au dessus(densité) et ce qi n’a pas été vaporisé reste vitrifié…

  24. Rectification …pas m2 mais m3 bien sûr (désolé) !
    En surface c’est de l’ordre de quelques dizaines de centimètres 2.

  25. Avez-vous remarqué que sur chaque site d’information, en dessous des nouvelles sur la crise financière, les guerres faites un peu partout par des polticiens aux ordres des multinationales, le raz de marée ou le désastre atomique, on voit une réclame : « Devenez tradeur professionnel (franchisé, en dix leçons) » ?

    Sens de l’humour grinçant des fils de pub ?

    Plumer le gogo n’attend pas.

    1. le plus de personnes possibles doivent en avoir « croqué » : comme cela, plus de responsables ! c’est-y pas beau !

  26. Voici la fin conclusion du comunique de l’IRSN :
    « Dans l’état actuel de la situation, il parait raisonnable de considérer qu’il ne devrait pas y avoir de rejet conduisant à des conséquences plus importantes que celles observées jusqu’à présent au-delà de 30 kilomètres de la centrale.
    A noter : compte-tenu de la stabilisation actuelle de la situation à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, la fréquence des points d’information de l’IRSN change. Ils seront désormais publiés lors d’évolutions importantes sur l’état des installations. (Situation de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi au Japon – Point de situation au 31 mars 01/04/2011)

    Donc il y a deux options soit les intervenants sur ce blog sont des comploteurs et ne veulent que le pire des sénaris ou alors je n’ose le crois l’IRNS se moque du monde….

    DVD

    1. « Donc il y a deux options soit les intervenants sur ce blog sont des comploteurs et ne veulent que le pire des sénaris ou alors je n’ose le crois l’IRNS se moque du monde…. »

      Mais non, mais non, ce n’est jamais arrivé que ces instances gouvernementales nous mentent éhontément sur des questions touchant au nucléaire. C’est pas comme s’ils nous refaisaient le coup à chaque fois ou que l’industrie du nucléaire nous avait déjà démontré faire preuve d’imprudence, là seulement il faudrait se méfier.
      Dormez tranquille, il n’y a que des Cassandre ici.

    2. Je crois ressentir en France, de la part de l’IRNS comme de l’ASN, une volonté de dédramatiser la situation maintenant que les scénarios les plus alarmants sont estimés moins probables  !

      On en a vu les prémices aux Etats-Unis. Puis en Allemagne, où les exploitants du nucléaire relèvent la tête. L’un d’entre eux (RWE) a engagé une action en justice contre le moratoire décidé par le gouvernement, imposant l’arrêt de sept vieux réacteurs.

      Au Japon, le porte-parole du gouvernement a remis son costume-cravate habituel pour ses points de presse, abandonnant ses vêtement de la protection civile.

      Les éléments de langage doivent avoir été distribués, nous ne devrions pas tarder à en prendre connaissance…

      1. oui je crains que ce ne soit reparti pour un tour, malheureusement ………. comme la crise financière !

        les élites politiques, économiques, et tous leurs larbins se foutent de notre gueule !

        la gamelle est trop bonne !

        si rien ne change de fondamental après cette catastrophe, et bien je crois que nous sommes mal partis et que nous méritons les dictatures qui ne manqueront pas de survenir avec l’approfondissement des crises sociale et écologique

        puisque les dettes financières valent plus que la dette nucléaire !

      2. Les manquements de Tepco s’additionnent.
        Pour la deuxième fois, l’Autorité de sûreté nucléaire japonaise vient de relever de nouvelles erreurs de relevé de la radioactivité,…

        C’est Tepco qui fait deux grosses erreurs de mesures consécutives… ou c’est l’autorité de sureté nucléaire japonaise qui minimise deux fois des mesures correctes?

      3. @j.gorban: « nous méritons les dictatures qui ne manqueront pas de survenir avec l’approfondissement des crises sociale et écologique »

        Je ne sais pas si on va vers des dictatures, ce que je sais c’est qu’on n’est déjà pas en démocratie.

    3. pourquoi des comploteurs ?

      cela veut sans doute jsute dire que le refroidissement et le temps passant le risque diminue, mais c’est pas une nouvelle

      mais sincèrement j’aimerai, d’abord et surtout , pour la population japonaise que des organismes indépendants fassent des mesures

      car enfin c’est quand l’IAEA qui a demandé à agrandir le préimètre d’exclusion à 40km et le gouvernement japonais s’en fout.

      je pense que les gouvernements gèrent ce genre de catastrophes comme les guerres : le peuple compte pour rien comme les troufions qu’on envoie au casse pipe. ( enfin plus les occidentaux qui font des guerres « propres ».

      les peuples comptent pour quantité négligeables : je le pense de plus en plus : les gouvernements se comportent comme l’aristocratie ; le peuple ? du bétail !

    4. En tout cas aujourd’hui Fukushima passe, en France, au troisième plan de l’actualité. Je l’impute à la certitude, du point de vue des informateurs, que la zone fortement contaminée selon leur normes, ne dépasserait pas un rayon de, disons, 50 km couplée à celle selon laquelle il n’y aura pas d’explosion spectaculaire et aérienne du type Tchernobyl, puisqu’il semble que tout se passe en dessous, du côté des nappes phréatiques. Il suffirait donc que l’eau de Tokyo ne soit pas contaminée au point que s’ensuive une hécatombe et une fuite de la population pour se permettre de n’en parler qu’entre spécialistes, à nouveau. Comme le disait un ami : « comment parler de manière transparente d’un agent mortel invisible ? »

      C’est de la gestion de crise communicationnelle. Pour autant un peu voir ici, à cause même du degré de technicité nécessaire de la conception de ces monstres, combien la victoire de la technologie sur la science tourne au délire et nous prépare d’autres problèmes de ce type, même sans tsunami. La logique d’une centrale nucléaire n’en pas mécanique. Lorsqu’une machine s’arrête, elle ne fonctionne plus et basta . Et si cette machine est destinée à produire de l’énergie, en panne, elle n’en produit plus. Tandis qu’une centrale nucléaire génère de l’énergie, même en panne. C’est ce qui saute aux yeux lors de Three Miles Island, Tchernobyl et Fukushima.

      Et ce qui apparaît est que la mécanique a pour fonction, secondaire, de retenir cette énergie qu’on a rendu spontanée. La technologie des grappes de l’EPR prolonge encore ce délire. Or dans une zone contaminée, pas de maintenance, pas de rétention de la diffusion apparemment spontanée de l’énergie, et donc pas de frein à la diffusion de ses agents mortifères. On aura vu aussi que les actions de réparation possible, celle des « liquidateurs » (hélas liquifiés) commandée par des décideurs paniqués s’apparente aux interventions médicales sur une tumeur cancéreuse, et révèle le même type de contradiction. Planète malade.

      Peut-être François Leclerc ou Paul Jorion nous diront-ils que les QE sont similaires au MOX et non à l’eau douce, ce qui serait la version Trichet ou FED ; et peut-être auraient-ils raison.

  27. @ octobre

    C’est une belle citation,

    Dans ma vie j’ai rencontré beaucoup de gens de tous corps de métiers différents et b
    bizarrement ceux qui m’ont le plus touchés ou émus dans leur modeste manière d’être
    ou de se conduire en société ce ne sont pas du tout les premiers de ce monde.

    Hélas le monde n’est pas toujours notre premier ou second désir,
    Que ce vouloir même soit d’abord plus personnel ou collectif,
    L’histoire pas toujours notre seul vouloir,

    1. Personnelle ou collective l’histoire se déroule au bord du précipice.
      Je ne te fais pas un dessin.

  28. Bonjour,

    par deux fois j’ai indiqué ici un lien vers:
    http://www.dissident-media.org/infonucleaire/hypothese_nesterenko.html

    Il s’agit d’un assez long et assez dense écrit, au sujet de la catastrophe de Tchernobyl, particulièrement intéressant s’il ne s’agit pas d’un faux grossier, ou d’une manipulation à caractère historique.
    Ce que j’y ai lu m’a paru autant non conclusif qu’éclairant, m’a permis de mieux comprendre l’interrogation importante, pas réglée d’avance mais essentielle à renouveler, au sujet de l’énergie nucléaire
    Je tente ainsi de participer à ce renouvellement, peut être l’abandon, avec bien plus de questions que d’assertions.
    Les propos qui se tiennent sur votre blog sont intéressants.

    Or, par deux fois, cette indication n’a pas été relayée, alors je me demande…
    -Le document est-il un faux grossier, interdit alors de parution?
    Si cela est le cas, je l’ignore, pose la question.
    (J’ai lu certaines indications du document, reprises avec les propos de Gouwy, instiller au long du blog s’il s’agit de considérer en parallèle les catastrophes en Ukraine, au Japon.)
    -Peut-être que ce document propose des idées étrangères au sujet du blog.
    -Peut-être ne suis-je pas bienvenu ici, pour des raisons que j’ignore.

    Il se peut que, ne recevant pas de réponse, plus loin privé de parution je resterais dans l’expectative.
    J’en serais désolé, autant que ne comprendrais pas.
    Ce qui se dit au blog est intéressant, démontre de façon nouvelle et valeureusement incertaine les modalités d’un débat élargi.

    Je sais le caractère décalé, souvent intrusifs et parfois abscons de mes propos…., qui sont pourtant à propos.
    C’est un mode d’expression, il n’engage que moi, me fait espérer des interventions de blogueurs en regards. Est-ce une position de rhétorique rédhibitoire?
    Je m’explique mal sans doute l’occultation sèche par la modération, autre figure de rhétorique peut-être.
    Pourtant, il me semble bien être généralement en sympathie avec les propositions des articles, ne cherchant pas plus que l’exploration des voies proposées, avec l’interrogation de leur viabilité.
    Existe-t-il une compréhension préalable, ou un style, dont-il faut ici faire preuve, alors s’y exprimer en empathie pour abandonner la sympathie?
    Je n’aurais jamais cru possible que je doive poser cette question.

    J’en serais navré que cette question s’illustre, et être navré cela reste.
    Ici, je ne risque pas d’être invasif, puisque j’y passe bien plus de temps à m’instruire, que je n’aurais du temps pour y développer des sommes. Bien d’autre en sont là…
    Il m’est arrivé d’être mis en garde sur des blogs moins généralistes, en préalable et par mail, lorsque mes propos étaient, ou paraissaient être, trop loin voire invasifs.
    Mais j’étais prévenu et pas laissé dans l’expectative.
    L’impression que ne vaille pas mes années et mes années d’accumulation d’expériences, d’interprétations mais de singularité me choque. Quoi me vaut mon expectative?

    Bien à votre blog.

    1. Si vous attendez une réponse , je ne sais pas à quelle(s) question(s) parce que personnellement, je ne comprends rien à votre façon de vous exprimer ni où vous voulez en venir.

      1. Aux questions, il y a un « ? » qui les signifient précisément!
        Aucune ne vous concerne, je ne vous demande sûrement pas d’y répondre, sûrement pas à vous qui, au moins, avez indiqué le témoignage de Nesterenko.
        Et je vous remercie:

        Il y a dans ce témoignage, beaucoup d’éléments dans le drame humain qui se joue.
        Surtout avec le lien en fin de document : « un testament »
        Cela tient certainement à l’immaturité réelle, confite en rejet dogmatique, de l’idéal soviétique, comme nous le savons bien.
        Je ne crois pas à l’idéal des soviets, à la valeureuse concentration, fusse-t-elle déléguée par des pouvoirs, comme le capitalisme s’y suffit à prolonger l’idée pour preuve de son coté qui vaudrait.

        Il y a une question d’échelle….un soucis, alors beaucoup d’incompréhensions!
        Et cela vaut ici jusqu’à ce que serait la validité d’un referendum….
        (On a eu droit à l’Europe, j’ai voté oui, je n’ai plus la possibilité de voter le moindre amendement, etc….)

        J’espère juste qu’en regard du sacrifice engagé, du coté de Tchernobyl, il ne faille pas se demander plus tard pourquoi il y aurait eu inanité, du coté de Fukishima.
        Semble-t-il, cela ne sera pas le cas (niveau 7-), à moins que….

        L’ampleur du drame, c’est qu’il ne suffit pas de dire ou de penser:
        « on l’avait bien dit »

        L’ampleur du drame, c’est de se demander comment, mais par l’élimination desquels, il faudra repartir en conjurant nos peurs.
        C’est assez incompréhensible, car désigner des coupables, cela ne suffit pas….
        Alors, la compréhension, elle ne va pas plus loin qu’en délégations.

        Il n’est pas besoin de me comprendre, j’ai remarqué que les gens que nous côtoyons le plus, intimement même, heureusement que nous ne les comprenions pas, car humainement, il y a un palier à partir duquel c’est tout ce qu’il nous demandent!
        Puisse cela durer la nuit des temps…..

  29. Pour l’azote il faut éviter qu’il soit liquide, à cette température beaucoup de matériaux deviennent cassants, alors la cuve ! Mais n’a-t-on pas la capacité de simuler par un code de calcul, notre évolution de corium en cours et en donner le résultat au public comme pour le nuage du 22 mars innoffensif, et d’en déduire ensuite un nuage éventuel peut être plus significatif dans les semaines qui viennent ? Avez vous essayé de vous procurer des comprimés d’iode en France ? voir sur http://fukushima.toobib.net/ quelques réflexions compémentaires.

    1. 1) On parle d’azote gazeux pour éviter de l’oxygène avec de l’hydrogène
      2) Seuls les plastiques deviennent cassants à froid (azote liquide, en fait bien avant, en dessous de leur température de transition vitreuse, -5°C pour les par chocs des premières R5 dans les années 1978-1980, on s’est arrangé pour éviter ça depuis).
      La plupart des métaux (et les aciers) se comportent comme des charmes à froid. En revanche, ils deviennent un peu plus « plastique » vers … ça dépend de l’alliage, mais entre 400°C et 600°C. Des labos de Toulouse font des études là dessus (de mémoire).

      1. Merci pour la précision, je me remémorais les toujours étonnantes démonstrations du Palais de la découverte avec des tuyaux de caoutchouc ! Pour éviter l’explosion hydrogène oxygène, qui d’ailleurs ne se produit que dans certaines proportions de mélange il suffit de supprimer l’une des 2 espèces en l’absorbant par une réaction appropriée ou de déplacer la proportion, en un mot de bien ventiler, celà dépends sans doute de l’origine de l’hydrogène, s’il s’agit d’oxydation du zirconium il n’y a pas d’oxygène ajouté et le mélange avec l’azote est inerte, une fois l’oxygène de l’air remplacé et l’étanchéité suffisante, s’l s’agit de thermolyse, l’oxygène en proportion stoechiometrique reste présent au fur et à mesure. Pourquoi ne pas utiliser du CO2 ? (neige carbonique ?) qui semble pouvoir par sa densité rester au contact ? Ou alors l’azote réfrigéré est utilisé pour son pouvoir réfrigérant, mais l’eau a sans doute une capacité calorifique supérieure.
        Pour le réchauffement, plus préoccupant, pour l’issue du corium, la ductilité de l’acier semble avoir été démontrée au WTC en 2001, et 400° me semble-t-il annoncé il y a quelques jours comme température extérieure (du béton ?) à Fukushima (au delà des 300° prévu)

      2. @ fuku

        Le C02, c’est pas très commode si on veut refaire circuler l’eau après
        a) effet « bouteille de coca cola », pas des pressions gigantesques mais quand même, c’est un peu métastable

        b) acidité quand même
        (le CO_2 fait baisser le pH des océans !)

  30. Gouwy : Lors de la marée noire dans le golfe du Mexique il avait été envisagé de « vitrifier  » la fuite avec une bombe à neutrons ( « technique  » que les Russes ont parait il utilisé plusieurs fois pour arreter des fuites sur des forages profonds)

    Dans le pire des cas ( en admettant d’avoir le temps d’evacuer des millions d’habitants ) une vitrification de la centrale permettrait elle de « geler  » ces bombes à retardement ? ou le « remede » serait il pire que le mal ?

  31. En l’absence de fumées et d’explosion, il est effectivement facile de laisser croire à une stabilisation de la situation.
    Tout se passe maintenant en « sous terrain » et « en couvert » : La contamination est invisible et à part les personnes directement et fortement irradiées, les conséquences pour les autres et pour l’environnement ne seront visibles que dans plusieurs mois ou années mais pendant des décennies.

    A mon avis, la principale préoccupation des autorités est donc maintenant d’essayer d’éviter les fumées et surtout l’explosion, pas tant pour les conséquences (en définitive, elles seront les mêmes sur le moyen/long terme) que pour l’évidence d’une dégradation de la situation qu’elles démontrent.

    A cela, on ajoute une démédiatisation et quelques effets d’annonce dans le sens qui va bien … et voilà !

    Espèront pour elles que le « scénario politique » soit celui attendu !
    Pour les gens et l’environnement, alea jacta est !

    1. Ha boooon, y a plus d’explosion? plus de dissémination? Y a que les Japs et Chinetoques qui vont en prendre plein la gueule et crever discrètement sur 20 ou 30 ans?

    2. @Gouwy
      A supposer que la nappe phréatique sous la centrale soit composée d’eau de mer donc salée cela changerait-il la réaction du corium au contact de cette eau salée par rapport à de l’eau douce?

      1. Non, rien du tout.
        La thermolyse de l’eau se ferait exactement de la même façon et dans les mêmes proportions.

      2. si si, cela fera une énorme différence car on aura la thermolyse du chlorure de sodium en Cl- et Na+ et la recombinaison du sodium et l’oxygène est encore plus exothermique qu’avec l’hydrogène voir les (électronégativités des éléments) 😉

      3. @bardaffe
        Il est pas mal votre poisson d’avril! Il sait nager dans l’eau radioactive? Alors c’est 10000 fois Hiroshima avec de l’eau salée??? La situation était déjà tendue…avec le sel elle devient hypertendue! 🙂

  32. @Leclerc-San
    vous écrivez:

    « maintenant que les scénarios les plus alarmants sont estimés moins probables »

    Ils estiment vraiment ou ils veulent faire croire qu’ils sont moins probables.

    S’ils l’estiment vraiment, quels sont les éléments qui leur permettent de le faire???

    1. Ouaip, les scénarios les plus alarmants deviennent moins probables, c’est pourquoi les japonais demandent l’aide des experts français et de l’armée américaine.

  33. Ce qui est très bizarre, c’est que l’IRSN dans un de ces communiqués des derniers jours parlait de faire une modélisation sur l’hypothèse de la fusion totale d’un réacteur (le 2 je crois). Et depuis pouf, à la trappe aux oubliettes, sans aucune explication ( genre hypothèse définitivement écartée, impossible vu les données) etc.

    ???

    1. Ce qui est certain, à propos de l’unité-2, c’est que l’on n’a plus d’indication de température du cul de cuve depuis 2 jours, ce qui pourrait être en faveur d’une destruction par corium. Par contre, je suis incapable de dire si les températures antérieures au 30 mars sont en concordance avec cette hypothèse. Si Gouwy lit ce post, son avis sera le bienvenu…
      http://www.ic.unicamp.br/~stolfi/EXPORT/projects/fukushima/plots/2011-04-01-080000/plot-un2-full.png

  34. Vu aux nouvelles allemandes ce soir : des supermarchés au Japon (alimentation) qui proposaient des détecteurs sur place pour permettre aux clients de vérifier par eux-mêmes si les aliments étaient irradiés…

    1. je pense qu’ils attendent pour répondre à tout cela de connaitre les conséquences du 2 sur la planète.

    2. fin de rapport du site:
      « A noter : compte-tenu de la stabilisation actuelle de la situation à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, la fréquence des points d’information de l’IRSN change. Ils seront désormais publiés lors d’évolutions importantes sur l’état des installations. »

    3. Dans ce point de l’IRSN du 01.04.2011 il est dit que:
      « Les coeurs (des réacteurs 1 à 3) sont toujours dénoyés sur environ un tiers de leur hauteur. »
      Ce qui veut dire qu’ils restent noyés aux deux tiers non? Donc les cuves n’auraient pas encore fondu d’après eux?
      Les coeurs ne peuvent quand-même pas être immergés aux deux tiers sur la dalle de béton j’imagine?
      A propos de la dalle toujours aucune certitude de savoir si elle fait vraiment 8 mètres d’épaisseur ou si elle est creuse?
      On le sait déjà ou on le sait que dalle? 🙂

  35. Je récapitule:

    1 on a trois réacteurs en fusion dans trois enceintes qui ne sont plus étanches et on a probablement 2 ou 3 corium entrain de percer le plancher en béton. Et il n’y a eu aucune nouvelle du moindre espoir d’arrêter ça autrement que par intercession divine. La moindre maîtrise de ce point aurai été claironné mondialement.

    2 On a des milliers de tonnes d’eau hautement radioactive qui pourraient empêcher finalement toute intervention humaine sur le site et il n’y a eu aucune nouvelle sur même le début du solutionnement du problème.

    3. On a des hommes qui travaillent dans des conditions épouvantables avec des bouts de ficelle et quasiment tous sûr de mourir. Et il n’y a aucune nouvelle du moindre espoir de l’amélioration de leur sécurité et de leur intégrité vitale.

    4. On a un océan qui se pollue chaque jour avec des niveaux plus forts de radiation et il n’y a pas la moindre nouvelle du moindre espoir d’enrayer ça de volonté humaine.

    5. On a des centaines de milliers d’habitants, hommes, femmes, enfants, habitant au delà de la zone de 20km dans des conditions révoltante de cynisme et d’abandon, dans la famine, entouré d’air mortel et il n’y a pas la moindre nouvelle permettant d’éspérer que ça aille mieux.

    6. On a une zone contaminée qui s’étend irrémédiablement , une nourriture, des sols, une eau qui se contamine de plus en plus et de plus en plus loin. Inexorablement. Et il n’y a aucune nouvelle d’un reflux quel qu’il soit.

    AU NOM DE QUOI LES DIRIGEANTS PEUVENT ILS ESTIMER QUE LES SCENARIOS LES PLUS ALARMANTS SONT MOINS PROBABLES????

    1. j’ai l’impression qu’ils vont donner le change.

      noyer sous le béton des corium non refroidis pour donner l’impression au monde qu’ils ont tout tenter pour empêcher la catastrophe.
      et ça va prendre. qui a les connaissances scientifiques pour savoir que c’est une immense connerie. et quel scientifique, sachant que tout était foutu aura les couilles pour dénoncer la farce.
      mais la catastrophe est avancée, plus besoin de simulation de l’irsn, ils en connaissent l’issue.
      ils ne peuvent juste pas la quantifier et l’expliquer au monde.
      pour faire plus crédible il vont recouvrir tous les réacteurs, pas seulement ceux incriminés.
      que de la com, que du grand spectacle, les arènes de Rome sans spectateur sur place avec 8 milliards de spectateurs.
      et notre ministre, pour faire dans le sympa, la France aura été quand même sympa, parmi les sympas, qui donne nos crédits carbone aux sinistrés.

    2. Faites un sondage autour de vous …
      Le problème semble s’arranger disent la majorité de mes relations …
      Quant à lire ce blog ou d’autres au quotidien, c’est fatiguant …
      S’informer nécessite des efforts que peu veulent faire.

      La pollution nucléaire ne se voit pas, ne se sent pas. Si le corium s’enfonce sous terre sans faire trop de bruit alors la manipulation générale perdurera.

      1. Dans ce cas, pour ne pas trop s’enfoncer soi-même dans une dialectique impossible, vous est-il encore possible de donner un coup de pied de l’âne vers le fond, accompagné d’un cri disons prométhéen, audible pour le blog, sans faire trop de vagues ni trop d’ondes sondagières et parce que c’est fatiguant aussi.

      2. Oui, tout ça va s’arranger, nécessairement. Le seul problème parfois évoqué est que ça puisse prendre des douzaines de millénaires, mais il est invalide puisque nous ne serons plus.
        Le paradigme le plus criminel qui soit est de considérer la Vie comme notre propriété privée, alors que nous aurions pu nous mettre à l’évidence que nous ne faisons qu’emprunter la terre des générations à venir.
        Mais bon, le choix à été fait d’entretenir l’illusion de ne jamais devoir payer notre dette, de ne plus donner à chacun son dû et donc de ne plus agir justement.
        La justice des hommes ayant fait faillite, elle ouvre la porte à la pensée binaire de la justice naturelle qui décidera pour nous:
        Être ou ne pas être.

      3. @JPM
        Le Pb du corium qui s’enfonce, c’est pas qu’il va polluer la nappe, c’est que refusant de se diffuser tranquillement dans la nappe, il risque d’y provoquer un détonateur pour une explosion nucléaire assez importante.
        Le problème était déjà avec Tchernobyl, y est toujours même, et même si les russes ont beaucoup sacrifié pour faire face à l’urgence absolue.
        Remarquez, cela était déjà sans informations pour des mises en pâture!

        Il y a comme un problème lancinant de délégation, non plus de pouvoir comme en politique, mais de confiance comme dans la vraie vie…
        Remarquez, dormez tranquille, des essais nucléaires militaires autant importants, il ont déjà eu lieu en haute atmosphère, autant qu’a eu lieu un moratoire sur le démantèlement des armes nucléaires.

  36. Chacun gère, ici son électorat, là son copain qui bosse dans le nucléaire, tout est simple.
    Au nom de quoi ? De l’absence totale d’empathie bien récompensée par notre système.
    Avez vous d’ailleurs remarqué comme l’expression de leur solidarité sonne faux.

    Les électeurs ne veulent pas la vérité, mais de belles histoires qui finissent bien
    Allez à l’assemblée nationale raconter ça, ils vous appelleront Philipulus,
    Et vous pourrez boire un coup après avec Yves Cochet, qui s’éreinte depuis 10 ans
    A dire la simple vérité au milieu des ricanements.

    Je ne sais plus qui a dit « la réalité c’est quand on se cogne » Je crois qu’il a malheureusement raison, et qu’aller vers le mur ne nous suffit pas..

  37. Fukushima « bien pire que Tchernobyl »
    AFP
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/04/01/97001-20110401FILWWW00666-fukushima-bien-pire-que-tchernobyl.php

    La catastrophe nucléaire de Fukushima au Japon est « bien pire » que celle de Tchernobyl de 1986 en Ukraine, a estimé aujourd’hui à Washington une spécialiste russe de l’énergie atomique.

    « Tchernobyl était comme l’explosion d’une bombe sale. La nouvelle bombe sale, c’est Fukushima, et elle va coûter encore plus cher » en termes humains et économiques, a averti Natalia Mironova, ingénieur thermodynamique qui est devenue l’un des principaux adversaires du nucléaire dans son pays après la catastrophe de 1986.

    « Fukushima est bien pire que Tchernobyl », a-t-elle déclaré devant des journalistes, estimant que l’accident nucléaire japonais pourrait dépasser celui de la centrale soviétique sur l’échelle internationale de mesure de gravité. Au niveau « sept », l’accident de Tchernobyl, considéré comme le plus grave de l’histoire du nucléaire civil, occupe le sommet de cette « Echelle internationale des événements nucléaires et radiologiques ».

    « Tchernobyl était au niveau sept alors qu’il n’y avait qu’un seul réacteur accidenté et que la catastrophe n’a duré que deux semaines », a relevé Mme Mironova. A Fukushima, « nous en sommes à trois semaines et quatre réacteurs sont dans un état très dangereux », a-t-elle ajouté.

    1. C’est incompréhensible que le premier ministre japonais ne soit venu sur les lieux des trois catastrophes qu’aujourd’hui. L’explosion du réacteur de Tchernobyl a eu lieu à 01H et quelques, et à 20 H le soir même une commission gouvernementale dirigée par le vice-président du conseil des ministres était sur place . Mais les deux situations sont-elles comparables ? Voir « Le testament » de Valeri Alexeevitch Legassov, éminent physicien et nucléariste convaincu, membre de cette commission, qui se suicida le 27 avril 1986, deux ans après la catastrophe.
      http://www.dissident-media.org/infonucleaire/testament_legassov.htlm
      Legassov dans ce « Testament », incrimine la dérive de l’industrie nucléaire soviétique: dilution des responsabilités, absence de responsable unique pouvant répondre de la sécurité, désinvolture à l’égard des exigences de sécurité (incroyable histoire de soudure, du même genre que ce qu’on voit dans les documentaires actuels sur les centrales françaises), esprit de fief de certains services et résistance au changement auxquels s’est heurtée sa lucidité, .
      On apprend que depuis hier, l’armée japonaise aidée de l’armée américaine ramasse les corps irradiés des victimes. Mais y a-t-il une gestion centralisée ?

  38. Sur le site du journal The Independant, un ancien expert en sécurité nucléaire de chez G.E. qui a participé à la construction de la centrale de Fukushima est catégorique: le corium a bouffé son enceinte métallique et est entrain de transpercer le béton.

  39. ‘Suicide squads’ paid huge sums amid fresh fears for nuclear site
    http://www.independent.co.uk/news/world/asia/suicide-squads-paid-huge-sums-amid-fresh-fears-for-nuclear-site-2256741.html
    « Richard Lahey, qui a été chef de la sécurité des réacteurs chez General Electric, dit que les travailleurs ont maintenant perdu leur combat. Le noyau a fondu à travers le fond de son récipient, dans le réacteur no.2, et une partie de cette substance se trouve maintenant sur le plancher. »

    1. Marrant, sur le site de l’Independent comme partout ailleurs où il y a des nouvelles de la catastrophe de Fukuskima (même sur le site de Greenpeace), il y en a toujours un ou deux qui obstinément défendent l’industrie nucléaire, et avec toujours les mêmes arguments. Comme le fait remarquer l’un des commentateurs de ce site, c’est à se demander s’ils sont pas payés pour désinformer. Sinon, je ne comprends pas ce qui motive ces gugusses.

  40. Chaque fois que j’interroge les grands et petits de ma région sur le sujet Fukushima, voici en gros la réponse: oui mais vous savez le Japon c’est très loin…Nous ne risquons rien…Nous sommes à l’abri…Ne vous inquiétez pas trop…A la limite c’est moi qui devient chiant avec mes questions, alors au fond je me dis bonne journée et bon cancer à chacun et à tous sans exception…En silence surtout.
    D’ailleurs tu as quoi toi? Un cancer, pas grave, allez arrête de gémir, tu deviens ridicule…Sinon vous l’appellerez comment votre futur bébé? Cancérine c’est jolie, qu’en pensez vous, surtout qu’il sera élu le nouveau prénom dans le calendrier chrétien.

    1. Bcp de français sont fidèles à eux mêmes

      Ici dans le « 62 » c’est souvent la fête .. c’est pour occuper les gens et « essayer de faire du chiffre d’affaires  »

      On a souvent droit à de la musique forte , en plein air .. CHARMANT !!
      des feux d’artifesse
      Fête de la culture .. now ..

      Les gens se fient à TF1 A2 ça leur convient

      Ce matin, je disais à qn :
       » La Culture, c’est quand on se demande ce qu’on fait sur la terre « 

    2. Par contre les associations anti-nucléaires ne font pas assez leur boulot. Je pense qu’avec plus de tapage, plus d’actions, plus de com, les gens réagiraient un peu plus. Même si les français restent ce qu’ils sont: bah, le Japon c’est loin, bah ici, c’est sur en France, et surtout: on ne préfère pas y penser car ça voudrait dire beaucoup de remise en question.

  41. Pendant ce temps-là, certains se régalent déjà des conséquences de l’accident de Fukushima ?

    http://www.moneyweek.fr/20110451697/actualites/actu-economie/nucleaire-japon-sarkozy-areva-edf/

    notez bien que dans l’article :
    Le désastre lié à la fusion des réacteurs de la centrale de Fukushima a touché en plein coeur l’industrie nucléaire
    ( la seule victime blessée au coeur, selon cet article, c’est l’industrie nucléaire !!!!)
    leur conseil du jour : Après Fukushima, jouez les entreprises liées à la sûreté nucléaire
    si quelqu’un rêvait d’un débat , l’article met fin aussi à bien des espérances : »L’atome civil devrait cependant rester la solution privilégiée par l’Inde et la Chine pour faire face à l’explosion de leur consommation électrique »

    d’autres articles à vomir, pardon à y lire :
    la renaissance nucléaire n’est pas morte,
    600 millions d’euros pour prolonger chaque réacteur nucléaire,
    et maintenant que faire des actions sur l’uranium …

      1. Les fumées grises ou noires ne sont pas dues au béton mais à la reprise de la criticité et/ou à la fonte des mécanismes situés sous la cuve.
        Sur le réacteur Mark-1, les barres de contrôle sont chargées par le dessous. Sous la cuve, il y a des mécanismes, des crémaillères, des moteurs électriques… qui actionnent les barres.
        Il y a aussi les pompes de secours et divers autres « accessoires » (vannes, capteurs …) ainsi que leurs « containers ».

        Je ne sais pas si c’était encore le cas au Japon mais sur les premiers modèles de ces réacteurs (construits dans les années 70), une partie de ces mécanismes était hydraulique, remplacés ultérieurement par du « tout électrique ».
        Il y avait donc, en plus des moteurs électriques, des pompes et moteurs hydrauliques, des tuyaux etc…

  42. Quel festival de « Je ne sais rien mais je dirai tout » derrière ce billet !

    Les journalistes ont compris : le reste de l’actualité est passé devant car il ne se passe plus rien de spectaculaire à Daiichi. Que ça pète ou se calme lentement, il ne reste qu’à faire preuve de patience et attendre.

    1. c’est vrai n’affolons pas la population.

      il suffit de leur dire que leur futur cancer sera dû au scanner qu’ils venaient de passer.

      je croie que c’est affoler la population.

      les radios pulmonaires de la médecine d’entreprise des années 70 étaient bien plus irradiantes que les scanners actuels.

      l’exemple d’un scanner corps entier est débile = 20 mSievert.
      pour pouvoir soit disant comparer avec la dose des travailleurs du nucléaire.
      on ne passe ce type d’examen que dans des cas précis.

  43. Je ne parviens pas à comprendre comment le corium peut attaquer le béton sans qu’il n’y ait de dégagement de fumées. Y a t il qq chose qui cloche ? Le phénomène aurait il pu etre maitrisé ?

    J’ai déja mis des liens là dessus.
    Un béton qui fond sous l’action d’une température supérieure à 2500° n’émet pratiquement aucune fumée.
    Il se crée une fulgurite. Le matériau change de structure (perte de la structure cristalline) et se vitrifie.
    www-lgit.obs.ujf-grenoble.fr/users/peyrotm/documents/rapportCEA.pdf

    Dans ce point de l’IRSN du 01.04.2011 il est dit que: « Les coeurs (des réacteurs 1 à 3) sont toujours dénoyés sur environ un tiers de leur hauteur. »
    Ce qui veut dire qu’ils restent noyés aux deux tiers non? Donc les cuves n’auraient pas encore fondu d’après eux?

    L’IRSN ne fait que reprendre les annonces et communiqués de presse officiels que l’on trouve sur le site de TEPCO ou de GE, par exemple.
    L’IRSN est un institut privé dont les missions sont définies par l’IRSN lui même. Il n’a aucune obligation d’information ni de moyens ou de résultats.
    Les clients de l’IRSN sont les industriels du nucléaires, civils et militaires. Les intérêts de l’IRSN vont dans le même sens que ceux-ci.
    Chercher des infos sur le nucléaire auprès de l’IRSN c’est comme les chercher auprès d’AREVA ou de l’AIE pour le pétrole !

    1. @ gouwy : merci beaucoup,…. mes espoirs sont douchés mais la vérité et la lucidité sont esentielles. Je compte sur vous et je pense que nous sommes nombreux à compter sur vous pour continuer à nous éclairer … s’il vous plait, continuez à nous dire la vérité telle que vous l’interpretez. Merci du fond du coeur…
      PS. si vous avez des conseils pratiques … merci là aussi! !! peut etre pas grand chose à faire (ou beaucoup : réflechir, méditer, PRIER) mais qui sait ?? MERCI

    2. l’IRSN est missionné par l’état quand même.
      c’est un EPIC.
      peut-être que l’état n’a pas envie d’informer le public encore une fois.

      1. http://www.eurad.uni-koeln.de/index.html

        je cite : These animations display a potential dispersion of the radioactive cloud (Caesium 137 Isotope) after a nuclear accident in reactor Fukushima I. The continuous release rate is very uncertain, thus the calculations have to be interpreted qualitatively. Dispersion in the near surface level (Level 1), in appr. 2500 m height (Level 12) and in appr. 5000 m height (Level 16).
        The release rate is estimated as 1015 Bq/d. This is appr. one tenth of the Chernobyl release. This simulation is a so called « worst case scenario » with continuous release rate. The value of 0.001 Bq/m3 correspond to appr. one millionth of the concentration at the source. At distances more than appr. 2000 km away from the source, the concentrations are not harmful to health.
        The simulation starts fictitious at 15.03. 00 UTC and will continue to run in order to demonstrate the intercontinental transport. When exact relaese rates are published we will restart the simulation with reliable values.

        quel phénomène est simulé le 3 et 4 avril ?

      2. http://www.eurad.uni-koeln.de/index.html

        je cite : These animations display a potential dispersion of the radioactive cloud (Caesium 137 Isotope) after a nuclear accident in reactor Fukushima I. The continuous release rate is very uncertain, thus the calculations have to be interpreted qualitatively. Dispersion in the near surface level (Level 1), in appr. 2500 m height (Level 12) and in appr. 5000 m height (Level 16).
        The release rate is estimated as 1015 Bq/d. This is appr. one tenth of the Chernobyl release. This simulation is a so called « worst case scenario » with continuous release rate. The value of 0.001 Bq/m3 correspond to appr. one millionth of the concentration at the source. At distances more than appr. 2000 km away from the source, the concentrations are not harmful to health.
        The simulation starts fictitious at 15.03. 00 UTC and will continue to run in order to demonstrate the intercontinental transport. When exact relaese rates are published we will restart the simulation with reliable values.

        qu’est-ce qui peut se passer le 3 et 4 sur une simulation ?

      3. @hervé

        Ce que je ne comprends pas sur la simulation « niveau 16 » c’est qu’entre le 3 et le 4, une pollution « orange » semble provenir d’un retour de nuage radioactif et non de la centrale elle même.
        Or cette importante radioactivité émane toujours sur les cartes précédentes, des réacteurs.

        Bon, ceci étant, comme malgré les explications de Gouwy, je nage …..

      4. voyez ce qui se passe les 3 et 4 avril.

        Le nuage « boucle la boucle » et revient sur le Japon…

    1. Ce site allemand

      donne pour le Césium 137 évolution depuis le début de la catastrophe
      à 2 niveaux :

      Niveau 1 ( Level 1) = au voisinage du sol

      niveau 16 ( level 16) = à 5000 m d’altitude

  44. Dernières nouvelles: l’enceinte en béton du réacteur 2 est fissurée…de l’eau radioactive s’écoule en mer; TEPCO envisage d’injecter du béton pour colmater la brèche

  45. Oui, François, absolument vrai, cette politique de » sarcophage sur l’information nucléaire »…Mais comme disait Sebastian Pflugbeil, (Président de la Gesellschaft für Strahlenschutz) l’information verra le jour puisqu’elle ne peut être confinée dans le réacteur…
    Au plus tard dans 3-4 ans nous saurons tous ce qui s’est véritablement passé à Fukushima ….

  46. Pourquoi diable Sarkozy est allé au Japon, sans rencontrer les victimes japonaises ? Quelle était son intention ?

    Qu’a-t-il dit au premier ministre ? Que font les spécialistes d’Areva là-bas ? Espérons qu’ils vont donner des informations bientôt… parce que depuis, c’est un peu le silence radio… un silence radio voulu, pour protéger les intérêts du nucléaire en France ?? Et en même temps les responsables allemands du nucléaires portent plainte contre la décision du gouvernement allemand fermer temporairement les 7 plus vieilles centrales nucléaires…

    Quelle indécence… Oh pardon, je n’ai rien dit…

  47. ce n’est qu’une simulation prenant pour hypothèse des rejets de 1/10 des rejets de Tchernobyl.
    c’est pour montrer comment les mouvements d’air disperseraient les rejets.
    méteo france avait fait le même type de simulation.

  48. Dans « Le Monde » de ce matin 2 avril 2011:

    Une fissure découverte sur le réacteur n°2 de la centrale de Fukushima.

    L’opérateur de la centrale nucléaire de Fukushima Dai-Ichi, au Japon, a annoncé samedi 2 avril la découverte d’une fissure sur une structure en béton du réacteur n°2 et indique que de l’eau radioactive s’écoule en mer. Selon la Tokyo Electric Power (Tepco), la radioactivité mesurée à cet endroit est de 1 000 milliSieverts par heure.Cette fissure pourrait être à l’origine de la radioactivité mesurée au large de la côte nord-est du Japon où se trouve la centrale accidentée. On ignore en revanche si l’eau contaminée provient du réacteur lui-même. « Nous analysons des échantillons d’eau prélevés sur le site et en mer, nous ne pourrons répondre avec certitude tant que les résultats n’auront pas été étudiés », a souligné Hidehiko Nishiyama, directeur général adjoint de la Nisa.

    L’importance de la fuite – et donc la quantité d’eau radioactive rejetée en mer – reste également à déterminer. L’Agence de sûreté nucléaire et industrielle du Japon (Nisa) a indiqué de son côté que l’opérateur de la centrale s’apprêtait à injecter du béton pour colmater la fuite.

  49. Malheureusement, le problème n’est pas aussi simple ou simpliste que « je suis pour – je suis contre ». Tout le monde (ou presque) est foncièrement contre le nucléaire, y compris ceux qui y travaillent, mais quel pays peut vraiment faire sans ?
    Si on se limite au fait que le nucléaire n’est pas sans danger…Oui le nucléaire n’est pas sans danger, pourtant, dans l’histoire, il a fait moins de morts que les barrages hydroélectriques, par exemple et à chaque fois que le nucléaire « a frappé » c’était à cause de techniques mal ou pas encore complètement maîtrisées ou un manque de connaissances, de coordination ou simplement un manque de conscience pour une course au profit maximum !

    Le vrai problème du nucléaire n’est pas là ! Il n’est pas tant son existence que son exploitation (au sens primaire du mot).
    Depuis les années 70, de nombreux progrès et innovations ont été faits mais pas appliqués partout.
    Sans entrer dans les détails techniques. Rien qu’au plan très général :
    Les REB ne devraient plus être en exploitation depuis au moins 20 ans. Il existe des réacteurs beaucoup plus sûrs mais pourtant le Japon en construit encore et les USA viennent d’homologuer un « nouveau » modèle (le même), plus puissant.
    « Mieux », à l’encontre de toute logique scientifique, technique et sécuritaire, maintenant on y « brûle » des Mox !

    Le risque zéro lié au nucléaire n’existera jamais mais on peut sensiblement le limiter ne serait ce qu’en suivant les innovations.
    Des exemples très simples sans entrer dans les techniques plus « rébarbatives » :
    – Les collecteurs et récupérateurs de corium existent. On connait maintenant des céramiques réfractaires qui résistent à ces températures et des moyens techniques pour les adapter au réacteurs existants.
    – Le confinement : Les réacteurs récemment construits au Japon ont encore et toujours un confinement simple là où il est possible d’en construire des doubles ou triples.
    – Là où on sait qu’un mur anti-tsunami de 12 mètres aurait été nécessaire, on en a construit un de 6 mètres !
    – TEPCO ment depuis 15 ans à l’AIEA. C’est connu et reconnu mais …
    C’est encore le cas aujourd’hui. On sait par exemple qu’il y a du combustible dans le coeur du réacteur 4 mais Tepco a déclaré l’inverse à l’AIEA.
    Un réacteur à l’arrêt et un réacteur déchargé, ce n’est pas pareil, mais décharger un réacteur est autrement plus compliqué et plus coûteux que stopper la réaction !
    …réaction qui peut facilement reprendre spontanément en l’absence de refroidissement, présence d’un modérateur (eau), surtout quand il s’agit de Mox !

    Le nucléaire plus que toute autre industrie devrait être sous contrôle intégral des états et faire abstraction de toute notion de rentabilité.

    La Russie, par exemple, a entrepris un vaste programme de remplacement et de modernisation de son parc nucléaire.
    Il reste 4 centrales d’anciennes générations qui seront également remplacées dans les années à venir.
    Des récupérateurs de corium sont installés etc…

    Aux USA, c’est l’inverse.
    Le parc date des années 70, bâtit sur le modèle des centrales de première génération (Mark…) et pour certaines, construites sur les régions les plus menacées au monde (San Andreas…).
    Mieux encore, pour limiter les frais d’exploitation, au lieu d’installer ces centrales dans un milieu désertique ou peu habité, pour limiter les frais d’exploitation, elles sont construites en périphéries des villes et/ou en bordure de mer !

    Peut-être qu’un accident arrivera en Russie et pas aux USA
    mais si il arrive aux USA, ce ne sera pas un accident !

    1. « Là où on sait qu’un mur anti-tsunami de 12 mètres aurait été nécessaire, on en a construit un de 6 mètres ! »

      Vous mettez le doigt sur le problème essentiel : c’est toujours après-coup qu’on sait ce qu’il aurait fallu faire.

      1. …Et la conclusion est toujours la même: lorsque l’on subordonne la sécurité à la rentabilité: une des causes des grandes catastrophes!

      2. @ Gouwy
        La nature… là où on l’attendait de pied ferme au cas où elle serait venue avec un « tsunami du siècle », elle est venue avec un « tsunami du millénaire » ! Par contre, je me suis demandé de quelle manière les médias auraient traité un évènement similaire s’il était survenu en Chine ou en Russie. Je pense que les réactions auraient été beaucoup moins complaisantes et qu’on en aurait pas manqué une pour enfoncer les autorités de ces pays.

      3. ….et l’Etat ne fait aucunement exception à ce problème essentiel (ni a beaucoup d’autres d’ailleurs).

      4. @ Paul Jorion dit : 2 avril 2011 à 10:46

        c’est toujours après-coup qu’on sait ce qu’il aurait fallu faire

        C’est ce que l’on peut être tenté de dire quand on n’est pas spécialiste de la chose. Mais quand on est spécialiste de sûreté et d’assurance de la qualité, cette déclaration ne peut être admise.
        En effet, le risque avait été identifié puisqu’on avait prévu un mur de 6 mètres. Par contre il n’avait pas été suffisamment dimensionné et par voie de conséquence justifié à l’aide de recueil de preuves démontrant qu’avec 6 mètres, ce risque inacceptable était couvert.

        A mon avis il y a eu faute de la part de celui qui avait la responsabilité d’assurer la qualité de la centrale, dès lors qu’antérieurement à sa construction, de nombreux tsunamis avec des vagues de plusieurs dizaines de mètres s’étaient déjà manifestés.

        Ce risque inacceptable, dont la couverture peut coûter tellement cher, peut très bien justifier l’adoption de solutions flottantes telles qu’envisagées par la Russie. Elles présenteraient de plus la possibilité d’un recours au sabordage en cas de situation désespérée.

      5. à jducac: allez sur google et tapez : « highest tsunami ever » (faites ça entre guillemets)
        (il faut peut-être le faire en anglais, parce que la France ne se sent pas concernée par des tsunami de 524 m de haut)
        Ah oui, cherchez des pages canadiennes, ce sont des gens très honnêtes.

      6. Je pense que des vagues de plus de 500 mètres ne sont possibles que dans des vallées très encaissées et uniquement à cause d’effondrements massifs dans l’eau (exemple : une colline qui s’affaisse dans un lac), pas sur les côtes bordant des océans. Quand on voit les ravages causés par un tsunami de 14 mètres dans l’océan, on se dit que c’est bien assez comme çà… Ceci-dit, on peut aussi imaginer je ne sais quelle merveille issue de notre génie industriel logée au fond d’une vallée très encaissée. Une centrale nucléaire, par exmple.

      7. à Kohaagen de 17:53 : encore une règle importante dans la considération des risques même si cette règle est particulièrement difficile à intégrer dans les calculs:

        L’exception confirme la règle

      8. Pas vraiment après coup :
        Okushiri 1993
        le tsunami a fait 10-14 m un peu partout et 30 m dans les vallons cotiers en V,
        en 1993
        A 300 km de Sendai à vol d’oiseau
        120 morts.
        Séisme 7.7 « seulement ».

        Mais je suis d’accord sur le « on ne sait pas ce qu’il faut faire avant coup » que pose une centrale nucléaire hors de toute failles sismique mais vis à vis du risque d’ordre politique. Qu’est-ce qui empêche n’importe quel pays de devenir comme la Bosnie ou la Serbie de l’an 2000 (pays que nous bombardâmes) dans 40 ans ? Statistiquement, une chance sur 200, mais il y a 20 pays qui ont le nucléaire, on arrive donc à 10% de chance qu’il se passe quelque chose de gênant d’ici 2051 dans ce registre…

    2. @ Gouwy : j’avoue être étonné de votre commentaire qui tranche assez avec ce que vous avez écrit sur ce blog par ailleurs. Peut être ai-je mal compris vos précédents commentaires ?

      Vous utilisez les vieilles ficelles su lobby nucléaire, désolé de vous le dire si brutalement.

      D’abord en utilisant le comparatif. D’habitude, c’est avec l’industrie minière et notamment celle liée au charbon. Vous utilisez vous la comparaison avec l’hydraulique, comme si il n’y avait pas une différence de nature entre hydraulique et nucléaire. Sans vouloir être désagréable avec vous, cet argument n’est pas sérieux. Parce que l’hydraulique a fait moins de morts que le nucléaire, alors ce dernier devient acceptable. Hum….

      Mais surtout vous reprenez ce que disent les « nucléocrates », à savoir que nous avons tous les moyens pour éviter les problèmes à condition d’exploiter cette ressource de façon « intelligente » ! Mais vous voyez bien que la réalité n’est pas celle là et qu’elle ne le sera jamais. Nous avons tous les moyens pour vivre en paix sur terre, de nous nourrir, de nous soigner et, rêvons, de nous aimer, et la réalité est bien différente non ?

      1. Mon cher Didier

        Il semble que vous trouviez indécent que l’on ose faire des comparaisons. Mais moi je ne comprend pas quelle est la nature si particulière de l’hydrolique qui fait que même s’il était responsable de plus de morts que le nucléaire, à production comparable bien entendu, on pourrait le conserver et pas le nucléaire. Ce n’est pas l’hydrolique qui a fait moins de mort que le nucléaire mais le nucléaire qui en fait moins que l’hydrolique et c’est un argument valable pour rendre le nucléaire acceptable à moins de sortir de l’hydrolique aussi. Il y a peut être d’autre arguments que les morts mais alors parlons de cela.

      2. Cher Rutily

        Qu’il ait d’autres comparaisons à faire qu’avec les morts, j’en suis bien d’accord mais qui utilise cet argument si ce ne sont les nucléocrates ?

        Le barrage de Malpasset a cédé en France en 1959. Le drame est épouvantable mais il s’arrête là.
        La centrale de Tchernobyl a explosé en 1986 et il y a encore des gens qui sont malades aujourd’hui.
        Voilà ce que je veux dire.

      3. @ Didier
        Gouwy est « victime » d’un début de « co-individuation », maladie peu contagieuse qu’induit la pratique d’une technique donnée.
        Il se trouve que toutes les activités humaines nobles (et pas mal de moins nobles) ne fonctionnent bien que dans un tel régime de co-individuation. La langue, la presse, la taille des silex, l’artisanat, plus celles que le néo-libéralisme aura croqué.
        Elles s’adressent à des techniques, des techniques de mémoire, des supports de mémoire.

        Vous, vous flitrez tout ça et c’est votre droit, et vous dites  » la réalité n’est pas celle-là » et brandissez votre conviction « et ne le sera jamais ».
        Mais la réalité, c’est justement « presque » ça, et on ne le saura qu’en écoutant Gouwy en rendre compte à sa façon.
        Il ne faut pas être non plus dans le déni de ce « presque », le rejet du système technique nucléaire passe par ce type d’analyse et de passage à la limite/effet de bord.
        On est dans un des nombreux cas de tissage techniques/société, chacun a beaucoup d’info pour l’autre. Ne nous évertuons pas à les masquer.

    3. @Gouwy: « pourtant, dans l’histoire, il a fait moins de morts que les barrages hydroélectriques, par exemple »

      Cela reste à voir. « L’avantage » du nucléaire au niveau de la comptabilité macabre, c’est que le gros des décès sont provoqués indirectement et des années plus tard. Mais ils sont bien réels.
      Et encore, on n’a pas encore eu une vraie grosse cata pire que Tchernobyl, qui tout simplement rayerait plus ou moins la civilisation de la carte.

      Je crois que, comme tous ceux qui travaillent dans le nucléaire, vous n’avez pas pleinement conscience des risques irréversibles encourus. C’est tellement habituel que c’est une déformation professionnelle ou quoi? Le problème du nucléaire n’est pas son danger, c’est l’irréversibilité et l’ampleur du danger potentiel qu’il fait courir. Même si vous me disiez qu’il n’y a qu’1 chance sur 1000 milliards qu’arrive une cata nucléaire capable de rayer l’humanité de la planète, je vous dirais « halte au fou! envisageons autre chose pour fabriquer de l’énergie. »

    4. @Gouwy le 2 avril 2011 à 10 h 22

      Le nucléaire plus que toute autre industrie devrait être sous contrôle intégral des états et faire abstraction de toute notion de rentabilité.

      Mais c’est impossible. En un moment de l’histoire où l’énergie est capitalisée et accaparée, les Etats sont eux-mêmes voués à respecter des impératifs de rentabilité et à concevoir à court terme, quand bien même ils s’y mettrait « tous ensemble (oui, oui) » considérant le nucléaire comme un « bien public ». Prétendrait-il le faire, l’Etat ne transcende pas les intérêts particuliers, et les transcendrait-il, il le ferait comme il le fait, avec l’argent pour valeur.

      à chaque fois que le nucléaire « a frappé » c’était à cause de techniques mal ou pas encore complètement maîtrisées ou un manque de connaissances, de coordination ou simplement un manque de conscience pour une course au profit maximum !

      Je pense que tout cela est imbriqué : c’est-à-dire que les manques de connaissance et de conscience correspondent à une vision du monde où la technologie l’a emporté sur la science au sens où les manières de penser sont orientées par des mises en discipline des savoirs hystérisées où l’impératif immédiatiste « que faire aujourd’hui ? » prévaut la relation critique épistémologique qui permet de comprendre ce qu’on connaît et ce qu’on ne connaît pas et de faire à partir de ce qu’on connaît.

      Par exemple, utiliser de la matière première dont les effets à échelle humaine sont multiséculaires, alors même que l’appréhension de ces phénomènes perturbent nos notions d’espace-temps valides à l’échelle humaine seulement, exige un usage précautioneux et à échelle infime, ce dont se départit la physique (mais aussi la génétique pour d’autres domaines) dès lors qu’elle est guidée par les réquisits industriels et productifs. Voyons comment on utilise les connaissances en matière de bactéries lorsqu’il s’agit de nous soigner et lorsqu’elles sont importée en pharmacologie ou dans l’industrie militaire. On sait aussi combien les investissements d’Etat sont nécessaires à ces échelles de R&D.

      L’humanité ne niche pas, elle a à se loger. Mais, encore effrayée par la pénurie, alors qu’elle a pourtant acquit les techniques nécessaires à son épanouissement ; elle s’organise encore selon une division d’elle-même conquérante qui la pousse à détruire son logement, désormais à une échelle planétaire. Même Descartes ne disait pas « maître et possesseur de la nature », mais « comme maître (…) ». Et pas besoin d’au-delà (mais de vin d’ici) pour comprendre cela, l’athéisme y pourvoit tout à fait.

      Le débat n’est pas : catastrophisme anti-scientifique ou antiprogressiste contre limitation des risques, mais renversement des polarités entre technologie et science, ou approche critique expérimentale (non pas au sens de « retour d’expérience » effectuée in vivo). Ce n’est pas soit catastrophe définitive, soit sécuritarisme universel ; mais soit survivre ou mourir un peu, soit vivre en s’épanouissant en sachant ce qu’on sait et en faisant usage de l’environnement, cette dernière assertion n’est pas contradictoire à une société d’abondance, pour peu que le partage du commun l’emporte sur le découpage en parts appropriées.

    5. Gouwy, ce que vous voulez dire, c’est que si on avait tenu compte partout dans le monde des progrès en matière de nucléaire, et que les centrales aient été construite dans le plus strict respect de sécurité découlant de ces avancées, le risque d’accident sera largement réduit et les catastrophes pour causes de négligence seraient réduites à 0,000001

      Ce qui me trouble, c’est que nous ne le saurions que si tout se passait bien.

    6. Tout le monde (ou presque) est foncièrement contre le nucléaire, y compris ceux qui y travaillent,
      C’est faux, les gestionnaires, les industriels, les actionnaires etc… sont pour, sinon qui nous a foutu ces merdes là au milieu?

      A présent que l’océan pacifique est – au moins- gravement menacé, que les conséquences terribles de cette incurie sont manifestes, vous croyez tenir une opportunité de modernisation..;
      N’est-ce pas là un aveuglement épouvantable ?

      Vous jouez, mais à quoi ?

    7. @Gouwy

      Le nucléaire plus que toute autre industrie devrait être sous contrôle intégral des états et faire abstraction de toute notion de rentabilité.

      La conquête spatiale à un coût, la guerre à un coût, tout a un coût… aucun état ne peut faire abstraction du coût des choses. La vie n’est pas une abstraction. La question qui se poserait donc immédiatement, dans l’hypothèse où le nucléaire fonctionnerait hors de la logique de rentabilité du secteur privé qui par définition rogne sur les coûts humains et environnementaux, serait donc : compte-tenu du coût énorme de la sécurité à long terme (ou coût du risque) lié à ce mode de production de l’énergie, le nucléaire vaut-il réellement le… coup ?

      1. aucun état ne peut faire abstraction du coût des choses. La vie n’est pas une abstraction.

        Le coût des choses = le coût de la vie = profits et pertes= coût du travail et donc des hommes et des femmes.
        C’est cela qu’il faut dépasser la gestion, l’état, les classes, les coûts et les sous, les comptes et les laissés pour compte.
        Les moyens de la reproduction sociale, énergie, industrie, sont les moyens et les fins pour parvenir et perpétuer cette reproduction de classes. c’est cela l’exploitation. le procès et le résultat comme reproduction de ce procès là, élargi constamment (de plus en plus d’énergie, de plus en plus de plus-value, de plus en plus d’exploitation).
        Le capitalisme a besoin d’exploiter, le reste…

      2. @AMUTIO Denis

        Si nous disons comme certains, en l’occurrence suivant le commentaire de Gouwy, que le nucléaire est quand même une bonne chose à partir du moment où ce sont les Etats qui s’en occupent ( sous-entendu : qui s’en occupent mieux que le secteur privé ), alors vous êtes d’accord avec moi pour dire que ce sont nos impôts*, autrement dit une part de l’investissement de chacun qui servira à financer le nucléaire ? La question est donc bien : est-ce que nous voulons collectivement encore investir dans cette filière ou bien ne préférerions-nous pas mettre notre argent dans la recherche d’autres énergies. Le sens du mot « coût » dans mon commentaire était donc à entendre du côté de ce qui compte pour chacun. C’était une façon de dire qu’il y a quelque chose de vivant, de tangible, de l’effort ou du désir derrière ce qu’on nous présente trop souvent comme des abstractions.

        *ce qui du reste est déjà le cas, le secteur nucléaire étant en grande partie subventionné alors même que les bénéfices sont privés. Ces gens sont trop malins, que voulez-vous.

  50. @ FL

    Dans l’immédiat, c’est un autre sarcophage qui est en train d’être posé, sur l’information.

    Excellent ! et vous, vous jouez le rôle du corium…

  51. Nous avons considérablement renforcé la sécurité des avions de ligne ces dernières années, toujours plus de systèmes redondants pour palier les 70% de facteur humain responsable de l’accident aéronautique. Des avions tombent toujours et font quelques centaines de morts en une seule fois.C’est un risque que nous avons intégré comme les morts sur la route.
    L’augmentation de la technicité ne fait pas disparaître le risque d’accident.

    La question est de savoir si nous voulons intégrer ce risque sachant que l’accident nucléaire a des conséquences, sur une échelle, qui dépasse notre humanité. C’est dommage que le débat se résume entre industriels et extrémistes anti-nucléaire dans notre pays. En Autriche le nucléaire civil est devenu anti-constitutionnel.
    Qu’adviendra t-il des investissements pour la sécurité, le fonctionnement, le démantèlement, le traitement des déchets, si d’aventure, par le plus grand des hasards, nous rentrions dans une très sévère crise économique ?
    Décolonisons notre imaginaire au profit de décisions responsables de notre humanité !

    1. De toutes façons, les politiciens et industriels n’en n’ont rien à fiche de l’avis de la population qu’ils soumettent à leurs choix…
      Fukushima le démontre parfaitement. Ce n’est pas le peuple qui décidera si oui ou non le nucléaire continuera. Et je crois qu’il perdurera…

    2. « …industriels et extrémistes anti-nucléaire dans notre pays »

      Les industriels, personnes raisonnables, pas des extrémistes : voyez le résultat, observez les dégâts : qui sont les extrémistes,les Tepco ou les anti-nucléaires radicaux ?

      1. Je comprends votre réaction, je voulais dire que le débat n’est pas constructif dans le sens qu’il est bi-polaire. Si vous êtes contre vous êtes pour la bougie, si vous êtes pour vous êtes pour l’industrie-marchande. Le débat s’inscrit dans la politique énergétique générale du pays, et à mon sens, ce qui devrait être un pas effectif vers une Europe Fédérale.

    3. Peut etre faudrait il impliquer un peu plus personnellement les responsales qui s’engagent dans le nucleaire.
      peut etre faudrait il pouvoir les poursuivre en cas d’accident pour crime contre l’humanité.

      1. Vous avez écrit « responsales », du coup, la reponse est dans la question !

        Sérieusement, si la moitié de l’Europe est polluée par des poussières radioactives, ça nous fera une belle jambe de savoir vingt ans plus tard que le lampiste Machin a pris trois ans de sursis et 300 000 euros d’amende.

    4. posez vous la question : les extrémistes anti-nucléaires ne deviennent ils pas extrémistes aussi parce que de catastrophes en catastrophes les « décideurs » continuent dans la folie sans se préocuper des futures générations.

      comment des décideurs peuvent-ils se projeter dans l’avenir de plusieurs générations alors qu’ils sont accro à la prochaine information trimestrielle de la profitabilité des entreprises

      1. C’est exact, la somme des petites lâchetés quotidiennes poussent à l’extrémisme, à la radicalisation.
        Nos décideurs s’occupent de leur élection et de gérer les 48 heures passées. Il n’ y aucune vision politique, que de la gestion catastrophique.
        Nous avons lancé à pleine vitesse des machines, des systèmes et les pilotes sont derrières, apeurés.

  52. Informations contradictoires sur la fissure affectant ou non le chaudron des sorcières…
    Qu’en pense notre expert Gouwy que je remercie pour ses contributions.

    1. focus.de

      ce matin à 9 h 13

      «  »http://www.focus.de/panorama/welt/tsunami-in-japan/fukushima-hoch-radioaktives-wasser-laeuft-ins-meer_aid_614421.html  »

      L’eau s’échappe d’une fissure (de longueur d’environ 20 cm) qui existe dans l’enveloppe de protection d’un fossé ( d’une fosse).
      dans l’air au dessus de la fuite, des valeurs de rayonnement de 1000 Millisievert par heure ont été mesurées etc .
      .

      et l’eau s’écoule dans la mer

      Les Allemands ont l’air vachement sensibilisés

      Hier, j’ai lu des internautes qui parlaient de  » points de mesure

      L’un disait :  » les autorités donnaient au début 16 points de mesure , à des endroits différents :  » porte sud , porte ouest etc

      Un autre disait :  » maintenant il n’ y a plus que 2 points de mesure qui sont donnés etc

      Les gens ont l’air de suivre cela

  53. Pourquoi l’AIEA n’a-t-elle pas d’attribution coercitive ?

    Stéphane Lhomme : Elle est impuissante par nature dans la mesure où elle a été créée par l’industrie nucléaire pour l’industrie nucléaire. Elle est composée d’experts détachés de l’industrie nucléaire de ses différents Etats membres. C’est un petit monde, des amis qui cherchent à s’arranger entre eux. Lorsqu’une délégation effectue des contrôles dans un pays étranger, elle ne se montre pas trop sévère par peur qu’on lui adresse des reproches sur ses propres installations. Tout le monde essaie de préserver ses intérêts en faisant en sorte que l’industrie perdure. Par exemple, en 2007, une mission de l’AIEA, menée par un expert de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) français, avait examiné la centrale de Kashiwazaki-Kariwa, endommagée par un tremblement de terre de magnitude 6,8 sur l’échelle de Richter. Son travail n’a pas débouché sur des mesures de sécurité renforcées quant aux séismes.

    J’aime bien le fait qu’il relève que c’est un monde clos, le nucléaire.
    Transparence et sécurité = 0 !!!

    Tiré de : http://ecologie.blog.lemonde.fr/2011/04/01/nucleaire-laiea-est-impuissante-par-nature/

    1. Un monde clos le nucléaire? Comme le monde politique alors, ou le microcosme de ce blog, ou le monde enseignant, ou le monde judiciaire, ou….
      🙂

    2. D’accord, Ancestral. La devise de l’AIEA pourrait être « Le nucléaire est un bien public » !

  54. Je ne suis pas un expert 🙂 mais merci …
    Ce que j’en pense :
    Une fissure dans une enceinte de confinement n’a pas pu être découverte « par hasard » ni 15 jours après l’explosion qui l’a occasionnée.
    Je prends ça comme un aveu d’échec de toutes les décisions techniques prises jusqu’à présent. Cette fissure est forcément connue depuis longtemps mais on en a parlé avant ! Pendant longtemps, la priorité a été de sauver la centrale. On allait pas parler de points techniques qui, de facto, la rende « bonne pour la casse » !
    Je prends ça aussi comme un effet d’annonce pour petit à petit habituer les opinions au peut-être pire qui risque d’arriver.
    On commence par parler d’une fissure de 20 cms ….demain elle deviendra fêlure de 2 mètres puis à terme un confinement dégradé qui n’assure plus son rôle.
    Si par contre, par un heureux hasard, la situation venait à plus ou moins se stabiliser, on dirait que la fissure a pu être colmatée avec du béton, au moins temporairement (on prend les devants dans les 2 cas !).

    Au niveau technique, c’est aussi une manière « soft » d’avouer à ceux qui connaissent le fonctionnement et l’architecture de ces réacteurs, que la cuve a été percée : Si tel n’était pas le cas, la fissure ne serait pas (encore) « dramatique » et surtout les rejets ne seraient pas radioactifs.

    1. Selon F Leclerc cette fissure ne concerne pas l’enceinte de confinement mais un puit à proximité. Ai-je bien compris?

      1. Der Spiegel ce jour

        extrait :

        «  » Der Riss soll in einer Wand einer zwei Meter tiefen Grube für Stromkabel entdeckt worden sein, meldete NHK. Darin stand das Wasser laut Tepco einen bis 20 Zentimeter hoch. Nun wolle der Energiekonzern das Leck mit Beton abdichten, heißt es weiter. Das verseuchte Wasser solle beseitigt werden, indem die Flüssigkeit unter den Turbinengebäuden in einen Tank geleitet werde, meldete die Nachrichtenagentur Jiji Press. «  »

        La fissure doit avoir été découverte dans une paroi d’une fosse ( puits) de 2 m de profond ( selon la NHK);
        Eau = 20 cm de haut
        Veulent colmater avec du BETON
        En plus, ils veulent pomper cette eau et la  » foutre » dans un réservoir qui est sous les batiments des turbines .

        Voila traduct assez fidèle

        C’est pas fini cette histoire
        A +

      1. Viens d’aller sur  » Le Monde » une M à j vers 11 h du mat .;

        ce serait la paroi d’une galerie de service dponc espèce de puits , de tranchée bétonnée ..

         » des petits trous, des ptits trous .;
        Suis le poinçonneur de shima

        Excuses .; c’est le stress

    2. J’ai donné l’information la plus précise que j’ai trouvé (un puits et non pas l’enceinte de confinement), mais Tepco ne brille pas par la précision de sa communication.

      Lorsque l’on regarde les photos des réacteurs (qui sont des chaudières), on voit bien combien ils sont entourés de nombreux plus petits bâtiments et équipements.

      Il reste à expliquer d’où provient la contamination de cette eau !

      1. Ne pensez plus à ça mon cher Monsieur, continuons donc à vivre comme si rien de bien grave
        ne s’était produit hier, pensez surtout d’abord à garder votre place, pour mieux encore payer votre loyer, votre maison, vos factures comme votre nourriture à un coût de plus en plus proche d’une plus grande misère morale sur terre. Et puis n’oubliez pas non plus que le monde n’a jamais été aussi professionnel à voir à l’image que dans les premiers temps de l’histoire, c’est pour vous
        dire non il a vraiment aucune raison de s’en alarmer à force.

      2. @ françois L

        Nouvel article de  » focus.de  » à 12 h 34

        lien : http://www.focus.de/panorama/welt/tsunami-in-japan/atom-leck-umweltexperten-vermuten-noch-schlimmere-verseuchung_aid_614468.html

        GREENPEACe notamment est très préoccupé .

        Un Monsieur Wolfgang SADIK ( sic … !! ) du Smids Greenpeace college fait état de :

        Selon des indications en provenance du japon, des investigations seraient faites sur éventuelle présencre de Zirconium  »

        Zircaloy ( alliage à base de zirconium ) : tubes dans lesquelles les pastilles d’U O Indice 2 ou de MOX se trouvent empilées etc .;

        Donc cet expert dit que si ils trouvent du zr — >> le coeur fusion du coeur

      3. Il suffit de sortir de la caverne, de monter la pente rude et de contempler le soleil dans son plein éclat. (Une méthode vieille de 25 siècles – pas très moderne en effet -)

  55. J’avais oublié de répondre à monsieur Vigneron.
    vigneron dit :
    17 mars 2011 à 15:54
    @Hervé
    Ah ouais ? Un nouveau gniard sur deux qui nous f’ra sa p’tite tumeur maligne ou qui aura droit en tout cas à sa petite chimio un jour ou l’autre à partir de dorénavant ! Tain ça fait peur ! Je vais de ce pas dire à mon fils de 18 ans qu’il peut me remercier de l’avoir conçu longtemps avant sa petite cousine qui vient de naître avec sa promesse de cancer à 50% de probabilité ! Grâce à mon inestimable prévoyance, il a gagné 16,66% de chances de crever d’autre chose ! Mieux ! Il pourra même narguer plus tard sa tite cousine (si elle y est pas passé avant évidemment ! ) : « Ouais ben moi j’ai un risque de faire un cancer qu’est égal qu’aux deux tiers du tien ! Passeque mon père ben il est moins con que ta mère ! nananananère »… Champagne !

    Sans compter que vos chiffres à la noix, j’suis pas certain qu’ils soient applicables aux millions de gamins qui crèvent chaque année de l’absence d’eau saine, de l’absence d’hygiène élémentaire, de mal-nutrition, sans compter les dissenteries, les intoxications alimentaires, le palu, la tuberculose, le sida, etc. Toutes choses absolument « bio » et survenant en milieu chimiquement tout à fait « pur », monsieur le sceptique anti anti-septique… L’Hervé énervé qui nous chante l’air vrai avec ses chiffres à la mordsmoi…

    Appendice (nasal pour les nazes), Institut Gustave Roussy, Villejuif :

    Depuis 1989, en France, les cancers sont la première cause de décès chez l’homme.

    En 1999, ils représentent 32 % des décès masculins, devant les maladies cardio-vasculaires : 29 %.

    Le cancer est devenu la première cause de décès devant les maladies cardiovasculaires, en 1988 chez l’homme, et en 2002 chez la femme.

    Essentiellement parce que la mortalité par maladie cardiovasculaire diminue plus fortement que la mortalité par cancer.
    Entre 1968 et 2005 par exemple, en France, le nombre de décès par cancer est passé de 106 000 à 149 000, soit une augmentation de 41%, mais cette augmentation est entièrement expliquée par l’augmentation de la population et par son vieillissement.

    Je parle de gens atteints de cancer, vous vous parlez de gens morts du cancer.
    Encore un qui a une confiance aveugle en la médecine de son pays et à ses capacités à pouvoir se payer ses soins.
    Quant à mettre en avant le fait que des gens meurent d’autres chose que les cancer dans le monde, on dirait une campagne d’Aréva.
    Que vous soyez pro-nucléaire ne justifie pas toute les manipulations et toutes les ignominies.
    Mettre les chiffres de la diphtérie en regard des chiffres du cancer c’est ignoble et débile.

  56. Vous vous rendez compte de l’état actuel du monde et cela d’ailleurs à n’importe quel degré
    de la société. Ce qui se passe aujourd’hui à Fukushima n’est qu’un autre tragique épisode
    de plus. Les humains de notre temps ne font en fait que démultiplier les maux et les morts
    qu’ils génèrent sans cesse eux-mêmes en masse. Le monde dès lors n’aime plus guère se conduire autrement sur la route vu que tous les signaux se mettent graduellement au rouge
    et cela même en matière de flotte au Japon, les répercussions en série ne pourront être forcément que plus bouleversantes.

    Que deviennent aussi les premières libertés individuelles dans un monde devenant de plus
    en plus marchand et bureaucratique à la fois ? Vanité alors du grand commerce mondial des êtres en fait, vanité même du prophète lorsqu’il en fait davantage le constat, comme de ceux se prétendant encore plus malins et professionnels que d’autres en matière de nucléaire et cela
    à tous les niveaux de la société, oui à quoi bon informer davantage le monde de ce qui nous pend tous au nez.

    Mais faut pas tant en avoir peur si le monde moderne recherche autant à s’autodétruire dans le seul professionnalisme forcené de plus.

    1. Je vous rejoins à 100 %.
      Si les gens admettent de laisser crever certains de la dysentrie pour mieux pouvoir filer le cancer aux leurs c’est que quelque part ils admettent une justice.
      Je n’irais pas jusqu’à dire divine car je suis agnostique mais une justice tout court.

      Et puis après tout les rayons il n’y a pas plus démocratique cela fait les mêmes dégâts sur les riches comme sur les pauvres.
      La seule différence c’est la possibilité de se soigner derrière et la capacité d’être informé du danger.
      On est pas tous égaux devant l’information.

      On le voit encore une fois de plus.

      1. « Et puis après tout les rayons il n’y a pas plus démocratique cela fait les mêmes dégâts sur les riches comme sur les pauvres »…
        Puis : « La seule différence c’est la possibilité de se soigner derrière et la capacité d’être informé du danger. »

        Donc il y a bien une (seule ?) différence, et c’est une différence de classes – pas de riches et de pauvres-, et cette « différence » fait la différence : il y a des personnes plus égales de d’autres.

  57. Une « simple » fissure de 20 cm dans un puits de rétention….TEPCO nous prends vraiment pour des truffes!

      1. oui vu les photos et films et le plan d’Areva allemagne je me demande où sont les combustible de la piscine du réacteur n°3

  58. #
    Tainted water confirmed to have seeped into sea from nuke plant

    TOKYO, April 2 – (Kyodo)

    Water with high levels of radiation has been confirmed to have seeped into the sea from the No. 2 reactor at the troubled Fukushima Daiichi nuclear power plant, government officials said Saturday, raising wider fears of environmental contamination by the release of radioactivity.

    maintenant on sait d’où ça fuit!

    1. Tainted water = eau teintée colorée
      c’est ça ?,

      Si j’ai bon, c’est parce qu’elle contient bcp d’iode que l’eau habituelle

      Iode violette .. !

      les sels d’iode .. ça dépend du métal associé
      car l’iode est un métalloïde

      1. Merci Paul
        En effet j’ai fait une erreur

        ai fait un mix avec l’allemand

        Die Tinte = l’encre etc .; qui est parfois violette .. comme l’iode
        Excuses
        J’ai la tête irradiée peut être..

  59. voici un lien ( en anglais) intéressant…. L’industrie nucleaire ne désarme pas http://www.bbc.co.uk/news/world-12860842

    suivi de ce commentaire sur green peace:

    Fukushima is a strong example of why Nuclear power is safe. The plant is one of the oldest operating nuclear plants in the world and it got hit with the worst natural disaster in decades. The radiation released from the plant has not even come close to reaching harmful levels, and the reactors are now mostly under control.

    What is a harmful level of radiation? Studies have shown that receiving 100mSv in a short period of time (less than 8 hours) will cause an increase in your cancer risk. If the dose is spread apart over a longer period of time (a week or longer), there will be no cancer risk.

    What levels is the plant emitting? Sources differ, but the peak radiation level observed at the complex so far has been 9 mSv/h. This is verging on the edge of being dangerous, however this level was only maintained for about 30 minutes, making the risk negligible. The highest level observed outside the plant was just 25uSv/h, at the Fukushima Health Center. This level of radiation would have absolutely no health effects on people in the area.

    As far as marine and atmosphere pollution go, the already minute amount of radiation will be dispersed even further as it travels across the ocean and the amounts of radiation that reach the west coast of North America will be close to background levels.

    Why then, have so many people been evacuated in the surrounding area? The radiation limits have been set artificially low. This is because due to a public fear of radiation. Because you can not see radiation, many people do not understand it and have unfounded fears about it. According to Wade Allison, a Professor at Oxford University, the legal limit for yearly radiation exposure should be raised by a factor of 5,000.

    1. @ dvd :
      Suis allé voir ce lien sur  » bbc »

      C’est un Professeur ALLISON ( Oxford)
      Il dit :

      nucléaire est sûr
      Si on me proposait d’enfouir des déchetsd à 100 m sous ma maison  » , il dirait :  » Why not ??

      Bravo à ce Mr ; Un site d’enfouissement est trouvé ..
      Vite son adresse ..

       » My king NS for his address  » modif de la phrase d’un roi anglais ??

  60. Quand Sarkozy dit au Japon et parlant sécurité nucléaire « qu’il s’agit de la sécurité du monde », alors

    je crois qu’une prise d’otages est en cours

    1. Mais Erika elle avait pas bu de l’eau .; ??

      Ils veulent utiliser des  » barges, des bateaux  » : entre autres les 2 bateaux US, dans lesquels y avait de l’eau [ [ celle ci qui a servi à essayer d’asperger les R.I.N (Réacteurs Industriels Nucléaires) ] ]
      Y a un article à ce sujet sur site de NHK

      Les Allemands leur ont proposé des robots .. mais c’est en négo ..

      Devise du 1er ministre :  » Yes We KAN !

      ça eut payé !!

    2. Et devinez oucééékonva la stocker l’eau toute pourrie ?!

      The Tokyo Electric Power Company (TEPCO) announced that it will use the city of Shizuoka’s mega-float to store water — reportedly, it has the capacity to hold about 10,000 tons of water. So far, 7,396 tons of water has been pumped into the spent fuel pools. (This is not an April’s fool joke.)
      http://www.thebulletin.org/web-edition/columnists/tatsujiro-suzuki/daily-update-japan

      (J’adore la mention : this is not an April’s fool joke.)

      1. ??? …est-ce une erreur de ma part ?
        « ..

        .Shizuoka

        se trouve sur la côte pacifique, dans une zone à très fort potentiel de tremblement de terre et de tsunami. La population de la ville est de 716 018 habitants pour une superficie de 1 411,82 km2, soit une densité de 507 hab./km2, au 1er juillet 2010. Il s’agit de la cinquième plus grande ville du Japon en termes de superficie et la seconde de la préfecture de Shizuoka en termes de population (après Hamamatsu).

        Depuis la plage de Shizuoka, par temps clair, on peut voir sans problème le Mont Fuji et la péninsule d’Izu, célèbre tant par ses plages proches de Tōkyō sur le côté est que par ses bains (onsen) dans les montagnes et par les nombreux écrivains majeurs qui aimaient à s’y retirer pour écrire (notamment Yasunari Kawabata)…. »/ wikipedia

        ??
        http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Ejiri_in_the_Suruga_province.jpg

  61. Tepco annonce sur son site que la fissure est : « sur la structure en béton du réacteur n°2 »

    Il s’agit donc bien de l’enceinte de confinement puisque la structure du réacteur Mark-1 est une structure « intégrale ».
    Elle regroupe « dans le même moule », l’enceinte de confinement proprement dite, les piscines, la dalle de support, la dalle anti-missile et la chambre de dépression ainsi que diverses « chambres » ou locaux techniques.
    Tepco ne précise pas à quel niveau ou endroit se situe la fissure mais ça ne change pas grand chose au niveau des conséquences.

    Il est juste précisé « qu’à cet endroit », la radioactivité dépasse les 1 Sv/h (sans dire de combien).

    Pour info, à ce niveau de radioactivité, une personne soufre d’effets immédiats tels que nausées et vomissements, une modification de la formule sanguine (notamment une chute importante des plaquettes et des leucocytes), quelquefois des hémorragies….
    A partir de 3 Sv/h, le décès survient dans la majorité des cas dans les jours ou semaines qui suivent.

    Si on extrapole un peu.
    c’est une nouvelle confirmation que la cuve est percée dans la mesure où un tel taux ne peut, en pratique, être du qu’à un contact direct avec le matériau fissile.

    1. Aplasie médullaire quand tu nous tiens tu ne nous laches plus.

      Pour info : on est capable de nos jours de sauver des personnes avec 0 plaquette et 0 lymphocyte en chambre stérile.
      Car elles se reconstituent il faut 120 jours au maximum.

      Y aura pas de place pour tout le monde.

      C’est ça qui est dégueulasse dans notre monde, enfin ce qui est encore plus dégueulasse c’est de le savoir et de ne pouvoir rien faire.

      Heureux les simples d’esprit car ils ne savent pas tout le mal qu’on leur fait.

      1. je voulais simplement dire que comme la légion d’honneur ces places en chambre stérile ne sont pas destinées aux vraies héros que sont ces travailleurs.
        alors qu’ils le mériteraient amplement.

    2. Je précise juste :

      à 1 Sv/h pendant plus de qqs dizaines de secondes, on ressent les effets immédiats de nausée etc..
      Car à 1Sv/h pendant 0.1 s , tout va bien, on ne recoit que 0.28 mSv (dose des radiographies des premiers temps, j’imagine).
      Idem pour les 3Sv/h, là c’est sur une heure qu’on prend 3 Sv, soit gros et fort le risque de clamser, encore que l’hopital de Percy se vante d’avoir sauvé des irradiés à 5 Sv.

      Enfin, pour le point du « contact avec le matériau fissile, je précise que c’est parce qu’il est hors des crayons en Zircalloy, et sous des formes solubles ou particulaires. Dans les REB, l’eau est au contact des crayons tant et plus et s’en va à la turbine électrique directement. Mais les crayons sont assez fermés pour que Pu, U, Cs, I, et tous le reste n’en sortent pas.

      Ce qui veut dire à l’inverse que le prélèvement d’une petite quantité de l’eau radioactive et l’identification de ses radionucléides (quels isotopes de quel élément, via leur spectre gamma surtout et un peu beta, mais guère alpha, si j’ai mes vieux souvenirs corrects) donne tout de suite énormément d’éléments de diagnostic.
      (Voir comment on a pu reconstituer le mécanisme fin du réacteur naturel d’Oklo par exemple, par ses traces isotopiques (Nd, Sm, etc., outre la très faible baisse du U235 qui avait été consommé, et qui donna l’alerte)).
      J’en déduis comme d’autres ici qu’ils ont une idée assez précise de ce qui se passe dedans, mais que l’on a choisi des paliers d’info pour faire de la communication de crise « maitrisée », et qu’on va couler ce qu’on pourra dans pas mal de béton, béton qui aura pour charge d’encaisser un peu tout y compris la thermique qu’il pourra, peut être pas celle du corium si celui-ci se fait la belle vers le bas sans demander son reste.

    3. « A partir de 3 Sv/h, le décès survient dans la majorité des cas dans les jours ou semaines qui suivent. »

      Ben, il se trouve qu’on vient de « découvrir » deux cadavres d’employés de TEPCO dans les installations. Bien entendu, ils étaient disparus suite au tsunami,pas à cause des radiations, hein.

      Ah, TEPCO… Et ça continue, encore et encore… C’est que le début, d’accord, d’accord…

  62. TEPCO recherche de toute urgence des liquidateurs alors pourquoi pas vous ?

    Voulez-vous sauver le monde de la déroute ? Voulez-vous sauver le Japon ? Alors pourquoi pas vous ? En plus il paraît que c’est très bien payé et nourri pour quelques temps, bon bien sur après une rude journée de trevail et de contamination vous ne serez pas toujours mieux traités que les meilleurs politiciens et hommes d’affaires de ce monde.

    Il paraît-il même que c’est toujours bon à voir l’atome pour l’homme ! Il serait surtout beaucoup moins évident à l’antenne de faire principalement commerce mondial des êtres de plus sans l’atome.

  63. Distribution des émissions au Japon prévues pour 3 niveaux differents: 10, 500 et 1500 mètres au-dessus du niveau de la mer, pour les prochains jours (animation)

    Tokyo geiger counter:

  64. Le bêtisier du nucléaire (après le 11 mars) cité par la Décroissance avril 2011 :
    « Reculer sur le nucléaire au moment où nous sommes entrés dans l’après-pétrole apparaît totalement fou, sauf à revenir au Moyen Age. Il faut au contraire accélérer les investissements dans le nucléaire » Marine Le Pen 16-03
    « Sortir du nucléaire demain, c’est ridicule! » Kouchner 16-03
    « L’énergie nucléaire est une énergie pacifique, une énergie non polluante » Jack Lang 15-03
    « Arrêter le nucléaire, c’est obscurantiste, c’est sectaire. » Eric Besson 13-03
    « il n’y a pas pour l’instant au Japon de catastrophe nucléaire, il y a une catastrophe sismique… Il y a quelque chose d’indécent dans la remise en cause du nucléaire » Allègre 17-03
    « Le tsunami a été à une hauteur pas prévue » A. Lauvergeon 14-03
    Et le pompon pour la marquise :
    « Ce sera finalement bon pour le Japon parce que cela réinjectera des capitaux dans l’économie japonaise et cela la relancera dans les dix-huit mois » Christine Lagarde 23-03
    Excusez-moi, je sors. J’ai envie de vomir…

      1. envie de vomir…

        Purs produits de leur classe, c’est vrai, quoi, Lagarde c’est la grande classe,bourgeoisie de robe, comme l’aut’ agité, plein de tic et de toc, avocat d’affaire, c’est top classe.

  65. Si le corium attaque la dalle, puis le sol, etc… C’est un matériau très dense qui va provoquer ce que GOUWY appelle un trou d’épingle dans une cocotte minute…

    Ce trou n’est-il pas plus ou moins rebouché par vitrification des résidus au fur et à mesure de la descente du volume de corium ?
    Si le corium fait fondre les roches, embarque-il avec lui cette matière (et donc se diluerait ?), ou bien la matière (roches?) fondue repasse-t-elle au dessus(densité) et ce qui n’a pas été vaporisé reste-t-il vitrifié ?

    @Gouwy, vous qui semblez être informé, avez vous un avis sur ces questions ?

    1. c’est pourquoi c’est dangereux car quand cela se referme c’est là que la pression augment et s’il y a suffisamment d’eau pour faire de l’hydrogène oxygège c’est l’explosion assurée avec émissions de saloperies dans l’atmosphère.

  66. pour mémoire la Hague en France c’est 1700 tonnes de combustible usagé par an.

    entrée en service en 1966 on arrive à environ 60 000 tonnes.

    les américains n’ont rien à nous envier.

    on est quand même balèze en France.

    je sors je vais vomir.

    1. entrée en service en 1966 on arrive à environ 60 000 tonnes.

      les américains n’ont rien à nous envier.

      on est quand même balèze en France.

      Exact et cocorico !

  67. Que penser de l’abandon des autorités concernant les familles exilées dans la zone contaminée, manque de tout pour survivre? Le témoignage du maire de cette ville de 20000habitants laisse coi.
    Tout ces hommes et femmes attendent, quoi?…
    Serait ce trop compliqué de les décontaminer?
    Considère-t-on que ça ne vaut pas la peine de les déplacer et qu’il vaut mieux pour tous de les laisser ou ils sont?
    Ils n’ont plus rien, plus de fuel, peu de nourriture saine etc…la zone est-elle si fortement contaminée qu’il est impossible de leur apporter de l’aide? ou alors le choix est autre…

  68. Remarquable l’expression « fissure de 20 cm ».
    20 cm ça veut dire quoi ? 20 cm en long, en large, ou en travers ?
    Ils exploitent une centrale nucléaire mais vivent probablement dans un monde à une dimension !

  69. @Gouwy, vous qui semblez être informé, avez vous un avis sur ces questions ?

    A mon avis personne n’a jamais vu ni pu étudier « in situ », un corium et ses effets.
    Tout ce qu’on a, ce sont des modélisations et des expérimentations (Cf le lien que j’ai donné sur la thèse, par exemple).
    Ceci-dit, je pense que vous ne vous représentez pas ce que ça peut-être dans la réalité. Qu’il y ait un trou ou pas de trou, ça ne change rien ou VRAIMENT pas grand chose.

    Je ne sais pas comment expliquer ça sans recours aux mathématiques … Il faut intégrer le facteur temps (dT) et de potentiel de décompression par unité de temps (directement lié à la section de l’évent)

    Imaginez un confinement (par exemple une voiture) dans lequel on injecte en une seconde, un million de m3 de gaz (je ne parle même pas encore d’explosion). Qu’une fenêtre soit entrouverte ou pas, ne changerait rien. Même si une infime partie pourrait théoriquement s’échapper par la fenêtre, le volume de gaz resterait très proche du million dans un laps de temps donné.

    A ce moment, au mieux le confinement exploserait sous l’effet de la pression des gaz si il n’est mécaniquement pas assez résistant (avec déjà une « belle » explosion).

    Au pire il résisterait quelques dizièmes ou centièmes de secondes (cas le plus probable d’un confinement sous-terrain), le gaz monterait très vite en température (quand on compresse un gaz, il s’échauffe comme dans un moteur Diesel) puis exploserait…..

    1. merci
      et merci aussi pour votre opinion donnée plus haut concernant l’énergie atomique
      je suis d’accord avec vous sur toute la ligne.

    2. @ Gouwy

      Vous avez l’art de rendre accessible à tous, un domaine extrêmement pointu.

      Enseignez vous ?

      1. 🙂 Ah bon ? C’est bien la première fois qu’on me dit ça ! 🙂
        Non, je ne suis pas enseignant.
        Je suis docteur-ingénieur en physique nucléaire et en génie atomique.

  70. http://www.blackcatsystems.com/GM/converting_CPM_mRhr.html

    pour ceux que cela intéresse.

    les compteurs geiger portatifs ne sont pas capables d’enregistrer tous les rayonnements ionisants car leurs capteurs ne le permettent pas.

    le facteur de conversion donné par le constructeur correspond au césium 137 par exemple dont on connait l’énergie de rayonnement par désintégration ce qui permet donc de passer de désintégration/s à de l’énergie déposée ou susceptible d’être déposée dans les tissus.

    cet exercice est à renouveler pour tous les rayonnements présents et il faut tous les ajouter.

    1. Certains appareils possèdent en plus d’un tube interne uniquement sensible au flux gamma, un connecteur permettant d’ajouter des sondes externes béta/gamma ou un scintillateur pour les particules alpha .

  71. Le nucléaire plus que toute autre industrie devrait être sous contrôle intégral des états et faire abstraction de toute notion de rentabilité. » »

    En fait c’est le cas, le programme électronucléaire français n’aurait jamais été réalisé en 1973 sans le contrôle de l’Etat (à l’époque). Dans les pays comme les Etats-Unis où la décision d’investissement est purement privée on n’a plus construit de centrale nucléaire depuis des lustres.
    Par ailleurs aucune de ces activités ne semble assurable, lisez les petites lignes de vos contrats d’assurance, C’est finalement toujours le contribuable qui souscrit le risque.
    Pour ce qui est de la rentabilité, il serait simple de prendre en compte le coût du risque mettons à la louche 100 milliard de $ (l’évènement du 11 mars est actuellement estimé à 300 milliards) et de tenir compte de sa probabilité (estimé à 1% cf plus haut sur ce blog les valeurs réalistes de 50 ans de durée de vie pour 5000 ans de défaillance) soit un milliard de $ à répartir sur la production de la centrale 1000 MW soit 1000$ par KW soit 100 $ pour 200 000 KWh sur la base d’une disponibilité de 4000 H/par an sur 50 ans. ça semble pas cher, pourquoi on ne l’assure t-on pas ?

    Alors que la NHK annonce que les systèmes de refroidissements de base ne peuvent être remis en service à cause de la radioactivité, explique sur de belles maquettes toujours plus détaillées et maintenant présentant toute la liaison avec l’océan tout proche et les multiples canalisations, tout celà va prendre des mois, et que l’on peut voir NKM proposant nos compétences pour pallier les conséquences du salages des terres cultivables par le Tsunami !

    La pampérisation évite les fuites des centrales nucléaires ! n’est ce pas comique ? belle expérience d’augmentation de volume et d’absorption dans des éprouvettes en direct !

  72. Voilà un nouveau lien sur le déroulement d’accident nucléaire grave qui circule sur les blogs à propos de Fukushima.
    http://www.cli-gravelines.fr/www/fr/accueil/les_reunions_des_commissions/la_commission_technique.aspx
    (cf les pdf de : Réunion de la Commission Technique le 10 janvier 2008)

    Je ne suis pas scientifique, mais ce qui se déroule à Fukushima ressemble vraiment, comme le dit notre ami Gouwy, au percement par le corium du fond de la cuve, surtout à propos de la nappe phréatique (est-il possible que Tepco dissimule sur ce point ?)
    Le 2 avril , les relevés de température au fond de la cuve du réacteur 2 n’est pas communiqué alors que ce n’est pas le cas pour les autres réacteurs… par contre en haut de la cuve cela baisse légèrement et le pression drywell ne semble pas augmenter est- ce compatible avec le scénario du corium évoqué ci-dessus ?
    http://www.iaea.org/newscenter/news/tsunamiupdate01.html

  73. Le lobby nucleaire a tout lieu d’etre fier des techniques utilisees pour colmater la « fissure de 20 cm » !

    D’aprés « actualités oranges » les « techniciens » japonais ont mis en oeuvre des polymeres, de la sciure ,et du … PAPIER JOURNAL !

    J’espere que le journal utilisé est le « Pellerin » !

    1. ça me fait penser à une blague qui circulait dans les cours d’école quand j’y étais dans les années 1950. Elle concernait l’industrie aéronautique, le top du high tech à l’époque, et en particulier l’avion anglais Comet qui avait tendance à perdre ses ailes à cause de fissures (!) dont les ingénieurs n’arrivaient pas à empêcher la formation.
      La blague raconte que devant l’impuissance des spécialistes le PDG réunit tout son personnel pour tenter de résoudre le problème. C’est le « Monsieur pipi » de la boîte qui trouva la solution: percer à intervalles réguliers des petits trous à l’endroit où se produisait l’amorce de rupture. Les ingénieurs: « ça ne marchera jamais, ce n’est pas en affaiblissant encore plus la structure qu’on résoudra le problème, etc, etc. » Perdu pour perdu le PDG finit par suivre l’idée de « Monsieur pipi » et, miracle, plus aucun problème. Promu ingénieur en chef il révéla alors l’origine de son idée: « dans le papier Q, là où il y a des petits trous ça se déchire jamais ».

  74. Il y a dans cette réparation très dangereuse, en raison de la très forte contamination de l’eau, un côté totalement absurde qui recentre les discussions sur l’énergie nucléaire.

    ressemble à la cause présumée de la (dernière des) marée noire en Floride, un tuyau de traviole, Néo-platonicisme les idées, c’est pur, les tuyaux c’est pas beau, c’est matériel.

    1. Néo-platonicisme les idées, c’est pur, les tuyaux c’est pas beau, c’est matériel

      Le mécanisme de n’importe quelle machine, telle une montre, est toujours construit d’une manière centripète, c’est à dire que toutes les parties de la montre -aiguilles, ressorts, roues- doivent d’abord être achevées pour être ensuite montées sur un support commun.
      Tout au contraire, la croissance d’un animal, comme le triton, est toujours organisée de manière centrifuge à partir de son germe; d’abord gastrula, il s’enrichit ensuite de nouveaux bourgeons qui évoluent en organes différenciés.
      Dans les deux cas, il existe un plan de construction; dans la montre il régit un processus centripète, chez le triton, un processus centrifuge. Selon le plan, les parties s’assemblent en vertu de principes entièrement opposés. J.V. Uexkull, Théorie de la signification.

      L’actualité technologique invite en effet à l’exercice mental consistant à méditer les deux points de vue. Galilée et Descartes (et les néodarwiniens!) nous ont-il engagés dans la bonne direction?

  75. Dans ce communiqué, il y a un amalgame de fait (volontaire ou pas ?) entre « cuve du réacteur » et ce qu’on appelle la « cavité sèche ».
    – La cuve du réacteur est une cuve en acier qui contient le coeur. Dans un réacteur à eau bouillante, il n’es pas possible d’avoir accès à celle-ci (circuit fermé) autrement que par le circuit primaire (unique).

    Il existe donc, en cas de fusion du coeur, une cavité dite « sèche » (car sèche en temps normal) que l’on inonde et dans laquelle baigne la cuve.
    Il faut bien comprendre que ce cavité ne permet pas de refroidir le coeur mais uniquement la cuve.
    En fait, il y a le feu dans la cuve, on ne peut pas l’éteindre alors on trempe la cuve dans l’eau.

    Cette cavité « sèche » (certainement plus aujourd’hui :)) fait partie intégrante de la structure (enceinte de confinement).
    Normalement cette cavité est étanche. On injecte de l’eau, elle bout, on ouvre une vanne régulièrement dans le haut pour la décomprimer et éviter qu’elle n’explose. Il n’y a donc normalement jamais d’eau dans cette cavité mais uniquement de la vapeur.

    Au dessus de cette cavité, se trouvent les piscines pour les combustibles usés qui participent au refroidissement et assurent une certaine « isolation » (bouclier) vis à vis des rayonnements. Elles servent également de refroidisseur pour les condenseurs de secours.

    exemple ici : http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/bb/Swr1000.jpg

    Les températures qui sont données sont celles de cette cavité, pas dans la cuve.

    Ca ne présume en rien d’une non perforation des cuves. Si les cuves sont percées (ce qui est quasi certain sur au moins 2 réacteurs et très probablement sur 3), et que le corium est sur la dalle, les choses se passeront de la même manière.
    Par contre, les débits d’eau devront sans doute être différents suivant la rapidité a laquelle l’eau se transformera en gaz (vapeur en cas de surchauffe « modérée » et possibilité d’une certaine mise sous pression de la cavité ou H2/O2 en cas de corium).

    Quand on observait des fumées blanches (dans les premiers jours), les cuves étaient certainement intactes. La totalité de l’eau se transformait en vapeur -> fumées blanches.
    Depuis que l’on observe plus ou moins de fumées blanches (depuis après les fumées noires en fait), une partie des rejets sont des gaz incolores (H2, O2), signe très certainement de la présence du corium hors des cuves.
    Cela est confirmé par le fait que les techniciens parlent d’injecter de l’azote (gaz neutre pour contrer l’effet comburant de l’O2) et essayer d’éviter des explosions d’H2 !

    Ce qui me semble inquiétant ce sont les températures très basses (120 et 90°) du réacteur 3.
    90° cela signifie qu’il y a présence d’eau liquide et que donc la cuve est peu chaude, peu active… cela pourrait laisser penser que le coeur est déjà « loin ».
    Celà est cohérent avec le fait que le réacteur 3 fonctionnait au Mox. Il a donc pu (du) fondre plus vite.

    Personnellement, j’analyserait la situation comme telle (ce n’est que mon avis) :
    – réacteur 1 : fondu entre 60 et 80%
    – réacteur 2 : fondu entre 40 et 60%
    – réacteur 3 : fondu à 100%
    – enceinte (cavité sèche) percée sur le réacteur 2 : pression interne = pression atmosphérique, confirmé par des débits d’eau plus importants (9 m3/h).

    1. « cela pourrait laisser penser que le coeur est déjà “loin”. »

      Que voulez-vous dire? Que le coeur serait déjà sous terre?

      1. Sous terre, peut-être pas (ou pas encore) mais sans doute plus en surface de la dalle.
        A Tchernobyl, on avait constaté une apparente stabilité extérieure quand le corium avait attaqué la dalle. Il n’y avait alors plus de fumées, le taux de radioactivité avait diminué un peu …

        Ceci dit, à Tchernobyl, la dalle était en 2 parties : Une première dalle assez peu épaisse et une seconde située 20 m plus bas : la dalle de soutien du bâtiment et qui servait de support à la chambre de suppression heureusement vidée)
        Le poids du corium a fait s’effondrer la première dalle. Le corium s’est retrouvé « emprisonné » dans une salle qui a retenu une partie des émissions radioactives.

        Au Japon, la structure n’est pas du tout la même.
        La chambre de suppression est juste sous la cuve et la dalle de soutien est unique.
        De plus, la chambre de suppression ne pourra pas être vide puisqu’elle fait partie intégrante de la structure. L’eau qui sert à arroser les réacteurs va forcément s’y retrouver en partie.
        C’est cette chambre qui a explosé sur le réacteur 2 le 14 mars. C’est aussi l’origine des fuites d’eau contaminée et la raison de la pression atmosphérique dans l’enceinte de confinement :

        Monday, March 14, 2011
        Explosion Near Suppression Pool of Fukushima Daiichi Unit 2

        The following is an update from the NEI web site:

        UPDATE AS OF 9:40 P.M. EDT, MONDAY, MARCH 14:

        An explosion in the vicinity of the suppression pool at Fukushima Daiichi 2 just after 6:20 a.m. Japan Standard Time (5:20 p.m. EDT) may have damaged a portion of the reactor’s primary containment structure.

        Pressure in the suppression pool has been reported to have decreased to ambient atmospheric pressure shortly after the blast. Plant operator Tokyo Electric Power Co. (TEPCO) has reported possible damage to the reactor’s pressure-suppression system. Radiation levels at local monitoring stations have risen but are still in flux. TEPCO has evacuated some workers from all three Fukushima reactors with the exception of approximately 50 workers involved in sea water pumping activities into the reactors as part of emergency cooling efforts.

        Residents within a 20-kilometer (12.5 mile) zone around the plant were ordered to evacuate on Saturday following a hydrogen explosion at Unit 1. Another hydrogen explosion occurred this morning (U.S. time) at Unit 3.

        Efforts to inject sea water into Unit 2 have been complicated by a faulty pressure relief valve. The fuel at Unit 2 has been exposed at least twice, before being re-covered with sea water.

        Japan’s Chief Cabinet Secretary, Yukio Edano, has said a partial defect has been found inside the containment vessel of reactor 2 at the Fukushima Daiichi nuclear power plant

      2. « cela pourrait laisser penser que le coeur est déjà “loin”. »

        Que voulez-vous dire? Que le coeur serait déjà sous terre?

        D’ici à ce qu’il ressorte pas loin de La Nouvelle-Ecosse !
        Il faut que je retourne voir Le Syndrome Chinois « .

  76. La NHK prépare l’opinion à une saturation progressive et inéluctable du système de santé, (3 semaines après le 11 mars) et à un transfert de malades, n’est-ce pas une mesure priorisée pour commencer une évacuation inéluctable, en commençant par ceux qu’il ne serait pas aisé d’évacuer en urgence ou en conditions difficiles ?
    L’expérience des premiers jours, où il aurait été plus facile que maintenant de récolter les morts de la zone d’exclusion de 20 Km alors qu’elle n’était pas encore contaminée, est-elle prise en compte dans l’improvisation ultérieure ?
    Ou craignait-on réellement à l’époque une explosion au point de ne pas risquer la vie de sauveteurs pour des morts ? ce qui ne serait plus le cas -pour le moment-, maintenant qu’avec l’électicité l’on n’est plus aveugle sur la situation réelle.
    Ou l’augmentation accrue constatée maintenant des entrées dans les hopitaux serait-elle l’effet domino logistique de la disparition d’établissements détruits ou inaccessibles ou la première conséquence visible de la radioactivité sur une population réfugiée, agée, mal nourrie, stressée …

  77. On a un sacré problème de manque d’infos!

    Le sarcophage posé sur l’information dont parle François Leclerc bien-sûr.
    Tous les envoyés spéciaux rapatriés du Japon ça n’arrange rien.
    Le danger des radiations qui dissuade d’aller fouiner trop près de la centrale ça renforce le black-out.
    La langue japonaise que personne ne semble parler sur le blog.

    Pourtant il me semble impossible qu’il n’y ait pas des fuites d’infos en plus des fuites radioactives!
    A mon avis les infos existent mais ne sont pas relayées!
    Y-a-t-il moyen de rentrer en contact directement avec des gens qui peuvent être relativement bien informés???

    Je suggère quelques pistes si quelqu’un veut tenter sa chance pour trouver un moyen de les contacter (par exemple par mail?) (je ne me débine pas mais mon anglais est assez basique et mon niveau en sciences digne de Cro-Magnon!):

    -Le CNIC (Citizen’s nuclear information center). C’est la principale ONG antinucléaire du Japon. Tous les jours depuis la catastrophe ils ont organisé (encore maintenant? je ne sais pas) des conférences de presse au Club des correspondants étrangers de Tokyo. Ils ont notamment invités des anciens (et dissidents) ingénieurs du programme nucléaire de Toshiba: Chiro Ogura, Masashi Goto. Masashi Goto est un des ingénieurs qui a conçu les enceintes de confinement des réacteurs de Fukushima Dai Ichi. Je crois qu’il est professeur à l’Université de Tokyo. Aussi Atsushi Takeda qui était ancien directeur de la centrale de Tokaimura. Aussi Chihiro Kamisawa qui est médecin spécialiste des radiations.

    -Hidekatsu Yoshi qui est député communiste japonais et ancien ingénieur nucléaire et a écrit un livre qui dénonce les dangers du nucléaire.

    -Georges Baumgartner qui est le correspondant de la Radio suisse romande à Tokyo, président du Club des correspondants étrangers à Tokyo et qui parle japonais. Je n’arrive pas à trouver ses coordonnées, il a une adresse facebook mais comme je déteste les réseaux sociaux…

    -certains bloggeurs vivants au Japon?

    Mon idée ce serait que des contributeurs du blog arrivent à rentrer en contact avec certaines de ces personnes qui doivent détenir des infos et que le blog serve à relayer de bonnes infos en France qui pourraient être reprises sur d’autres sites non officiels. Soit une façon de court-circuiter de façon citoyenne le black-out journalistique et informer un peu mieux ceux qui le souhaitent.
    Qu’en pensez-vous? Quelqu’un à envie d’essayer?

    1. Il n’y a malheureusement pas trente six sources primaires d’information, et l’industrie nucléaire semble avoir en commun avec la finance d’être passablement opaque: pas de fuites disponibles à ma connaissance (et je ne suis pas seul à chercher !)

      Les autorités Japonaises elles-mêmes se sont d’ailleurs plaintes de l’insuffisance des informations délivrée par l’opérateur, Tepco.

      Des informations doivent exister mais elles ne sont pas accessibles, ayant comme origine des experts dépêchés sur place de différentes organisations ou entreprises.

      Les pistes que vous donnez dirigent hélas vers des sites en Japonais. Georges Baumgartner ayant d’autres chats à fouetter que de mettre à son jour son « mur » facebook.

      Les meilleurs sources régulièrement mises à jour restent à mon sens la télévision NHK et l’agence Kyodo, toutes deux en Anglais, qui relaient l’information officielle.

      1. La génération d’hydrogène pourrait provenir d’un phénomène de radiolyse, beaucoup de réflexions hypothèses, analyses et d’autres détails intéressants (mais en anglais) sur ce site
        même s’il ne s’agit pas d’une source journalistique ou officielle, mais d’une démarche analogue pour se faire une idée de la situation.

    2. La langue japonaise que personne ne semble parler sur le blog.
      Pourtant il me semble impossible qu’il n’y ait pas des fuites d’infos en plus des fuites radioactives!
      A mon avis les infos existent mais ne sont pas relayées!

      J’ai des amies Tokyoïtes avec lequelles je correspond par Mail, mais elles n’en savent pas plus que nous.
      Il est par ailleurs assez facile de trouver des blogs de Japonais écrivant en Français (exemple où des forums d’expatriés parlant très bien le Japonais (leJapon.org est un bon point de départ).
      Le traducteur de Google se sort honorablement de la traduction des pages web en Japonais, et certains sites permettent une traduction des kanji pour les cas difficile (exemple)

      1. Parler japonais ne suffit malheureusement pas pour avoir des infos. Comme je l’ai déjà mentionné par ailleurs, ma belle-famille est japonaise (préf. de Aichi, donc « loin » du drame) et bien souvent, c’est nous qui leur donnons des infos sur ce qui se passe à Fukushima (quand çà les intéresse…). Quant à entrer en contact avec des « dissidents », la tâche me semble inutile : qui nous dit qu’ils sont au courant de quelque chose de plus que nous ? Comment obtiendraient-ils des infos capitales ? Autre chose : les Japonais ont tendance à accepter plus facilement que nous ce que la TV nationale et les autorités leur raconte dans la mesure où tout remettre en cause constamment risquerait de vous marginaliser par rapport à une opinion dominante. Et pour l’instant, l’opinion dominante, c’est que la situation ne présente pas de danger majeur. J’ajoute aussi que j’ai furieusement l’impression que le reste du Japon (à partir du sud du Kanto) vit très bien avec ses oeillères. La vie continue, point à la ligne : pourquoi parler d’un futur incertain ? Bref, bonne chance à celui qui veut de l’info alternative. Pour ma part, avec mon niveau de Japonais moyen, j’ai laissé tomber. VOUS TOUS, les intervenants de ceblog, faites un travail formidable même si, quand je vous lis, jai terriblement peur pour ma belle-famille et nos amis qui sont là-bas… 700 km au sud de Fukushima, une paille ?

  78. La Mise à jour n°141 est très intéressante. Jusqu’à quand vont-ils sauvegarder les apparences des principes libéraux et se refuseront-ils à envoyer des gens qui ne sont pas volontaires?
    C’est l’un des plus gros problèmes pour Tepco.

    1. qu’on commence par y envoyer tous les cadres dirigeants de la TEPCO, ensuite les gros actionnaires et gestionnaires de compte possédant des actions TEPCO

      parce qu’il y en a marre des jamais responsables, jamais coupables !

  79. Ecoutez l’intervention audio de Frederic Charles (alias Georges Baumgartner, il a deux noms de journaliste) sur le lien suivant de France Info:
    http://www.france-info.com/monde-japon-2011-04-03-fukushima-la-fuite-radioactive-dans-la-mer-toujours-pas-colmatee-527303-14-517.html

    « Des rumeurs laissent entendre que 5 ouvriers de la centrale auraient été irradiés à mort. »

    Cela devient concret. J’en ai les larmes aux yeux. Ils sont comme la chair à canon qu’on envoyait dans les tranchées en 1914. Cette chair à canon ça pourrait être nous.

      1. @Monique: ce n’est pas la consommation d’électricité qui me choque tant que son incroyable gaspillage. Ces lampes qu’on éteint pas en sortant d’une pièce, tous ces appareils en veille, toutes ces villes et routes désertes éclairées la nuit pour rien (en plus ça perturbe la faune genre chouettes et chauves-souris etc…). Tous ces gadgets inutiles, ces appareils et objets qu’il faut changer très souvent parce que c’est conçu pour ne pas durer etc… Tout cela est énergivore et il y a beaucoup à faire sur le plan individuel pour améliorer la situation à ce niveau!

      2. Et notre voiture à une odeur de poudre, et le chauffage sent le feshfesh, et l’ordi sur lequel nous discutons pique les yeux d’enfants sur des tas d’ordures à l’infini, mais pourquoi pas aussi notre insolente espérance de vie, et notre troisième enfant de pays industrialisé, et nos SICAV et assurances Vie dont on ne sait pas ce qu’il y a dedans…va-t-on seulement pouvoir dormir cette nuit ?
        « J’y pense puis j’oublie, c’est la vie c’est la vie » (Dutronc)

      3. @Thomas:
        J’y pense et j’oublie pas! Ce qui ne m’empêche pas d’aimer Dutronc (je l’ai vu en concert l’été dernier). Je dors très bien aussi, merci!
        Je ne fume pas de bons havanes, bois trop peu de très grands bordeaux pour avoir votre insouciance à tous les deux.

      4. Je ne met pas en doute votre sincérité.
        Simplement si des actes, ou un mode de vie particulier, peuvent agir sur tout ça, parlons-en, et ne restons pas trop sur le registre de l’émotion, passagère et accessible à tous.

        Quand au Bordeaux, je n’en bois pas plus qu’un autre (même si l’autre est sobre) et j’avais cité ces noms de chateaux du Médoc pour évoquer les dégats immatériels d’une telle catastrophe sur un pays.

        L’image que chacun de nous a du Japon est irrémédiablement blessée, marquée au fer dans nos esprits, car un tel accident touche à notre capacité très primitive à choisir un bon endroit pour vivre.

  80. Ces appareils sont intéressants pour détecter une élévation de radioactivité, compte tenu que cela se traduit dans ce genre de situation par une élévation globale de toutes les émissions.
    Ils sont en aucun cas adaptés à une évaluation de la dose efficace.

    Les sondes que l’on peut rajouter sont intéressantes pour caractériser un faisceau, par exemple dans le cas d’une source donnée dont on connait les caractéristiques et que l’on souhaite mesurer.

  81. Je reprend un de mes mail pour dire que contrairement à ce j’avais dit M Bernard Arnaud de LVMH a dit que son ‘entreprise allait faire un don ,il a donné le chiffre mais il m’a échappé , mais il est important pour le Japon . On peut critiquer mais il faut aussi reconnaitre et informer ,si il ya des changements heureux dans les actes de chacun

    1. Répondant par avance aux nombreuses questions sur le drame japonais et ses conséquences, Bernard Arnault est devenu solennel. « Je suis convaincu que la force et la ténacité du peuple japonais leur permettra de sortir renforcés de cette terrible crise », a-t-dit, avant d’ajouter que LVMH fera un don de 500 millions de yens, soit un peu moins de 5 millions d’euros, pour venir en aide aux victimes.

      – Résultat net part du groupe 2010 : 3, 032 milliards d’euros (en hausse de 29%).
      – CA LVMH 2010 : 20,3 milliards d’euros.
      – Part du Japon dans le CA de LVMH : 9%
      – Fortune personnelle de B. Arnault : 41 milliards de $, 4ème mondiale en 2010, 1ère européenne.

      changements heureux dans les actes de chacun

      1. ma réponse du
        17 mars 2011 à 15:54
        Appendice (nasal pour les nazes), Institut Gustave Roussy, Villejuif :

        Depuis 1989, en France, les cancers sont la première cause de décès chez l’homme.

        En 1999, ils représentent 32 % des décès masculins, devant les maladies cardio-vasculaires : 29 %.

        Le cancer est devenu la première cause de décès devant les maladies cardiovasculaires, en 1988 chez l’homme, et en 2002 chez la femme.

        Essentiellement parce que la mortalité par maladie cardiovasculaire diminue plus fortement que la mortalité par cancer.
        Entre 1968 et 2005 par exemple, en France, le nombre de décès par cancer est passé de 106 000 à 149 000, soit une augmentation de 41%, mais cette augmentation est entièrement expliquée par l’augmentation de la population et par son vieillissement.

        Je parle de gens atteints de cancer, vous vous parlez de gens morts du cancer.
        Encore un qui a une confiance aveugle en la médecine de son pays et à ses capacités à pouvoir se payer ses soins.
        Quant à mettre en avant le fait que des gens meurent d’autres chose que les cancer dans le monde, on dirait une campagne d’Aréva.
        Que vous soyez pro-nucléaire ne justifie pas toute les manipulations et toutes les ignominies.
        Mettre les chiffres de la diphtérie en regard des chiffres du cancer c’est ignoble et débile.
        Entre parenthèses voyez le système de santé au Japon qui se sature et vous aurez une petite idée des bêtises que vous sortez.

  82. Ces informations que vous nous révélées Monsieur Leclerc sont foudroyantes …Après la pause … Le silence…Je suis consternée.

  83. du site de Dominique Leglu
    http://sciencepourvousetmoi.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/04/03/fukushima-suite-27-le-sos-du-maire-de-minami-soma.html
    HELP! SOS From Mayor Katsunobu Sakurai Of Minami Soma City Fukushima.
    http://www.youtube.com/watch?v=a78lgT6qavY
    « L’infrastructure de notre ville est complètement détruite […] Les banques, les boutiques sont fermées. […] La nourriture, l’essence, tout nous manque. […] Les informations provenant du gouvernement et de TEPCO (l’opérateur de la centrale) sont insuffisantes. […] Même les gens qui veulent nous aider et les médias ont peur de venir dans notre ville qui se trouve à 25km de la centrale nucléaire de Fukushima. […] Nous sommes en train de survivre et de reconstruire nos vies tout en luttant contre l’angoisse de la radioactivité. […] Nous ne pouvons pas faire le suivi de ceux qui sont partis et nous ne savons pas où ils sont allés. Peut-être dans plus de cent endroits différents. […] Je voudrais que vous sachiez l’état actuel de notre ville. […] Je voudrais vous demander votre soutien. Merci beaucoup. »

    Le décompte cité dans la vidéo, il y a une dizaine de jours, était de 253 morts, 1260 disparus, et 50 000 personnes parties de la ville. Le réalisateur de la vidéo Kenichiro Nakata, cité par l’agence Kyodo news dans une dépêche du 1er avril, a expliqué que « les résidents victimes du désastre ne savent même pas s’ils doivent rester ou évacuer ».

  84. Des centaines de manifestants
    A Tokyo, plusieurs centaines de japonais ont manifesté dimanche après-midi devant le siège de Tepco au cri de « Plus jamais de centrales nucléaires » ou « Tepco , gouvernement – prenez vos responsabilités ».

    Source La Tribune en ligne du 3 avril 2011

    1. « plusieurs centaines »…..

      faudrait « plusieurs millions » pour que ça puisse changer quelque chose

    1. normal !

      ce sont ces salauds d’irradiés qui risquent , chauqe jour, de rappeler aux autres japonais que leur train de vie a un prix …… et quel prix !

  85. Au niveau de la communication (ou manque de communication), ce que je trouve le plus grave c’est le risque de banalisation que ce type de comportement risque d’entraîner.
    On parle de 4, peut-être 6, réacteurs nucléaires en surchauffe ou fondus
    On parle que les rejets radio-actifs en mer et atmosphériques, dureront sans doute « des mois »
    On parle de populations entières contaminées (sans doute)
    … j’en passe …
    Tout ça comme d’un fait divers parmi d’autres dans une actualité générale ! Depuis quelques jours, même le football passe avant Fukushima !

    Dans 3 mois ou 6 mois, si ça n’a pas explosé, on en sera encore plus ou moins au même point mais on n’en parlera plus ou juste un encart en 12 ième page d’un journal.

    On parle encore aujourd’hui de Tchernobyl comme une catastrophe majeure, où 1 seul réacteur a été concerné et où pourtant, avec du recul, on peut dire que l’accident a été techniquement « bien géré » (par rapport à Fukushima).
    LES accidents de Fukushima sont bien plus graves et auront bien plus de conséquences que Tchernobyl.
    Ca fait déjà 3 semaines et c’est loin d’être fini …là où à Tchernobyl, la fusion et les rejets avaient pu être stoppés avec 2 semaines !
    On parle aussi de Tchernobyl comme d’une référence en matière de « contre communication », de manipulation des opinions et de manquements éhontés vis à vis de la gestion humaine de l’évènement (évacuations, liquidateurs …) !!!

    On n’a jamais (à juste titre) banalisé Tchernobyl ou Three mile island mais on en est déjà à banaliser Fukushima !

    Si demain 1 réacteur fond comme à Tchernobyl ou commence à fondre comme à TMI ….On n’en parlera même plus : Juste UN petit 1 réacteur et en plus maîtrisé en 15 jours ou 15 heures !
    Je ne parle même pas d’une « simple petite fuite », par exemple !

    A mon avis, c’est le plus gros danger de cette politique de confinement de l’info sur le nucléaire : Que les populations et surtout les médias banalisent de tels faits ou les minimisent !

    1. @ Gouwy,

      l’époque de Fukushma n’a plus rien à voir avec celle de Tchernobyl ou Three mile island.

      Les générations au pouvoir ne sont plus les mêmes, et si celles des années 80/90 faisaient encore la différence entre les affaires et la société, il n’en n’est plus de même aujourd’hui, où les marchés dictent aux mondes politique et médiatique, ce qui peut ou ne peut pas être dit.

      Comment vendre du nucléaire en informant l’opinion publique que la 3ème puissance économique du monde est en train d’en mourir ?

    2. La banalisation est déjà en cours :

      Extrait d’un article du Tokyo Shimbun, publié par Courrier International (n°1065, cette semaine) :

      « Ce genre de tsunami ne se produit qu’une fois tous les mille ans. D’ailleurs, il est admirable de constater que les centrales ont pu résister à ce point au séisme », Hirosama Yonekura, président du Keidanren (syndicat patronal des entreprises japonaises) dixit.

      relevé ici :

      http://lexiconangel.blogspot.com/2011/04/les-cons-ca-ose-tout-cest-meme-cela.html

  86. Selon le Monde d’aujourd’hui la Chine a vu arriver (entre autres) quatre bateaux avec une radio activité depassant les normes admises .
    Ils provenaient de Chiba prés de Tokio
    Est il indecent d’en déduire que la region de Tokyo est contaminée au dela de la normale puisque les bateaux et containers en provenant font sonner les portiques en Chine ?
    Que les Japonais soient tenus dans l’ignorance est déjà trés grave mais que le pays continue à exporter de la came contaminée donne une idée de la politique de l »autruche qui est menée !

    1. Que les japonais soient tenus dans l’ignorance : jusqu’à un certain point.
      Sauf erreur, le Japon n’a pas coupé l’internet et il est aisé de s’informer sur les sites étrangers.
      Quiconque, s’il le souhaite, peut obtenir des informations différentes de celles données par le pouvoir en place. N’est-ce pas ce que nous faisons tous ici ?

      Mais, oser chercher d’autres informations, c’est prendre le risque d’avoir des informations très négatives sur la situation et que faire ensuite ?
      Le Japon est une île, une île relativement petite. Ou aller ?
      La situation est tellement grave que la politique de l’autruche est – malheureusement- la seule envisageable à court terme.
      Qui osera décréter l’évacuation du Nord de l’archipel voire de la région de Tokyo ?
      C’est lamentable, je vous l’accorde et le déplore comme vous mais c’est la triste réalité du monde dans lequel nous vivons.

  87. A propos des bouts de papier journal utilisés pour la fuite, en fait il s’agit d’un véritable savoir faire du nucléaire Japonais :

    le « Mutsu », navire expérimental à propulsion nucléaire japonais, mis à l’eau en août 1974, il se mit un mois plus tard, à perdre de la radioactivité en mer. Le colmatage de la brèche par où s’échappait la radioactivité, à l’aide de chaussettes et de boulettes de riz, est resté dans les annales tragi-comiques de l’aventure nucléaire japonaise. L’administration japonaise ne s’avouant jamais vaincue. Elle reprit ses travaux sur le Mutsu après seize ans de piteux silence. Et le navire atomique reprit la mer en juillet 90. Avant de regagner définitivement son ponton en janvier 1992. La courte existence du Mutsu aura coûté aux contribuables japonais la coquette somme de 5 milliards de francs.

    source : http://www.dissident-media.org/infonucleaire/nav_atomique.html

  88. ne vous faites pas trop d’illusions sur les suites.

    BP pourra reprendre ses forages dans le golfe du Mexique en juillet :

    BP a reçu le feu vert pour reprendre ses forages en eaux profondes en juillet dans le golfe du Mexique, souillé l’an dernier par une marée noire provoquée par l’explosion d’une plateforme exploitée par le géant pétrolier britannique, a rapporté dimanche le Sunday Times.

  89. 19 travailleurs ont déjà été déclarés irradiés, malgré que les plafonds admissibles aient été relevé par les autorités, dès l’annonce de la catastrophe.

    Ah ben tiens en voilà une idée qu’elle est bonne !

    Relever les plafonds admissibles.

    La FED, crée des dollars quand elle en a besoin,
    Le gouvernement Japonais crée des plafonds quand elle en a besoin.

    1. On a la même chose chez nous.
      Le législateur a tout prévu déjà.
      Les limites de dose de 20 mSv pour les travailleurs du nuc peuvent être relevés à 300 mSv en cas de force majeure.

  90. Le coup du sac de riz est parfaitement authentique: c’est un vieux truc de marin; une brèche dans la coque au niveau des oeuvres vives se traite avec un sac de jute rempli de riz….qui gonfle au contact de l’eau et colmate ainsi la fuite….bon, c’est un peu concours Lépine, mais ça marche!

  91. Des couches-culottes pour éviter des fuites nucléaires …

    On est en pleine régression infantile.

    🙁

    1. Des couches-culottes pour éviter des fuites nucléaires

      système D : souhaitons que cela marche …

      mais, si cela marche, faire faire des analyses des dites couches par des labos indépendants …
      car, de quoi ces couchent sont donc -t-elles faites ?
      et que va-ce provoquer chez les bébés par la suite ?

      mauvais esprit ? voire ….

  92. Communisme : 3 – Capitalisme: 0
    Les soviétiques avaient seulement 1 réacteur qui a pété, nous, on en a 3.
    Les soviétiques avaient jugulé la catastrophe en 10 jours. Nous, on y est pour des mois.
    Les soviétiques avaient évacué l’intégralité de la zone des 30km, nous, on laisse crever les habitants sur pied.
    Les soviétiques avaient traité leurs liquidateurs comme de la merde, nous aussi.

  93. France soir
    Fukushima : Le nucléaire plonge dans l’inconnu
    Où en est l’opération de sauvetage de la centrale ?
    Contamination de la chaîne alimentaire
    La situation peut-elle encore s’aggraver ?
    Quel serait le scénario du pire ?
    La catastrophe avait-elle été anticipée ?

    Non. « C’est un scénario complètement inédit », observe Thierry Charles. « La situation de Fukushima n’a jamais été modélisée, renchérit Yves Marignac. C’est la première fois que plusieurs réacteurs sont touchés en même temps et qu’il y a une fusion partielle du réacteur avec une explosion d’hydrogène qui dégrade l’enceinte de confinement. C’est aussi la première fois que les circuits de refroidissement sont hors service aussi longtemps. Les autorités japonaises avaient d’ailleurs écarté cette possibilité dans les années 1980 : elles n’ont envisagé qu’une panne de quelques heures. Tout ceci témoigne d’un échec dans la conception de la centrale. » Le Japon devra payer le prix fort.

  94. dans un des Rêves de Kurosawa, au pourquoi du narrateur à propos des gens qui fuient un ingénieur répond que c’est la radioactivité, contre laquelle la seule chose fut de la colorer pour la rendre visible…
    « Deux tentatives de colmatage à l’aide de ciment, puis d’un mélange de polymères, de papier journal et de sciure, ont échoué au cours du week-end. Lundi, les ouvriers ont décidé d’injecter du colorant blanc dans les nappes d’eau en amont afin de voir d’où provient l’eau qui s’écoule dans la fosse.
    « Il n’y a pas de changement significatif dans le volume de la fuite. Nous n’avons pas réussi à stopper l’arrivée d’eau », a reconnu un porte-parole de Tepco. http://www.romandie.com/ats/news/110404064125.78vi31he.asp

  95. Personnellement (ça n’engage que moi), je vois les choses autrement.

    Je pense qu’il devient de plus en plus urgent d’évacuer l’eau des sous-structures de la centrale en vu ou dans l’hypothèse (sans doute probable) du rapprochement d’un corium.
    Il n’y a pas d’autre solution pour cela, en tout cas à très court terme, que de la déverser dans la mer.
    D’autre part, il demeure tout aussi indispensable de continuer à arroser pour limiter les émissions aériennes, remplir la cavité sèche et faire circuler de l’eau dans les piscines et donc de remplir les sous-structures.

    Bien entendu, il ne serait pas « politiquement correct » d’annoncer que l’on déverse volontairement de l’eau contaminée dans la mer.
    Il serait tout aussi « délétère » pour les marchés et vis à vis de la confiance générale (opinion publique, moral des populations, confiance…) de reconnaître que l’on en est à ce point

    ….surtout qu’alors il faudrait expliquer pourquoi il est important de vider les sous-structures !

    Ces sous-structures sont composées de multiples pièces et locaux (certains techniques, d’autres structuraux etc…) qui ont justement pour, entre autres rôles, en cas d’utilisation de la cavité sèche ou de trop-plein de la chambre de dépression ou des piscines, de recueillir des eaux qui peuvent être contaminées.
    Bien sûr, leur capacité à des limites (qui doivent maintenant être dépassées) mais rien ne justifie techniquement en l’absence de problème plus grave ou qui apparaît, de vider ces cavités.

    Je pense que les japonais cherchent avant tout à libérer le site qui devient ou peut devenir, à court terme, « invivable » voire dangereux.
    Pour cela, ils cherchent à automatiser les arrosages et les dispositifs de circulation d’eau : Ils font venir des camions-pompes télécommandables à distance et cherchent à rétablir l’énergie électrique pour remplacer les Diesel par des pompes électriques qui n’ont pas besoin de maintenance.
    En même temps, ils libèrent l’eau des sous-structures dans la mer en prétextant une fuite….fuite qu’ils annoncent essayer par tous les moyens de colmater mais en vain 🙁 (il faut quand même sauver les apparences et l’honneur)
    Vider les sous-structures serait de toute façon, plus que jamais indispensable, si on devait continuer à arroser sans pouvoir pomper, faute de …pompeurs !

    Je pense que les émissions d’hydrogène et d’oxygène sont en train ou vont rapidement devenir un problème ingérable.
    Pour gagner du temps et se maintenir le plus longtemps possible sur le site, ils cherchent à annuler le facteur aggravant que représente la présence d’oxygène (comburant) en injectant un gaz neutre (l’azote).
    Je ne comprenais pas cette « information » sur l’utilisation d’azote liquide ???
    J’ai fait le rapprochement avec un gel des sols comme ça avait été le cas à Tchernobyl mais ici, « ça ne collait pas ». Il n’y avait pas ou plus de raison à cela et les structures ne s’y prêtent pas.
    En fait, il ne s’agit pas d’azote liquide mais tout simplement d’azote …pas pour refroidir mais pour ses propriétés de neutralité chimique !

    En résumé, je pense que l’unique travail est maintenant de chercher à éviter une explosion, non seulement pour les conséquences humaines et environnementales qu’elle occasionnerait mais aussi pour le fait qu’une explosion serait impossible à cacher et dévoilerait, de facto, le véritable état des réacteurs et sans doute obligerait à justifier certains choix techniques et politiques, faits, depuis le début de cet accident :

    1. Annoncé à 09h55 (moins d’une heure après!) : « Tepco vient finalement d’annoncer que les 11.500 tonnes d’eau contaminée allaient être rejetées à la mer à partir de mardi, faute d’autres solutions. »
      Cela renforce vos présentations et argumentations. Bravo, mais cela rend toujours plus probable un scénario très dramatique dont les ondes de choc n’ont pas fini de se créer et diffuser : quelle tristesse.

    2. en bref, TEPCO se préparerait à gérer une évacuation de la centrale du fait des risques explosifs entre le corium et l’eau ? + des niveaux de radioactivité interdisant définitivement toute présence humaine sur le site ?
      J’ai tout faux?

    3. Vous avez raison: ils cherchent à s’installer dans la durée et, en ce qui concerne l’azote, veulent à tout prix éviter de nouveaux rejets de gaz contaminés dans l’atmosphère (sur instructions gouvernementales ?).

      Quelle est par ailleurs l’urgence qui a présidé à la décision d’évacuation dans la mer de l’eau contaminée? Des précisions ont permis de comprendre que – selon Tepco – il s’agirait de faire de la place pour stocker l’eau hautement contaminée, est-ce bien cela ?

      Cela n’enlève rien à votre hypothèse qui a le mérite de la cohérence. Il n’est pas normal qu’aucune information soit donnée à propos du combustible: poursuite de la fusion, fissions sporadiques, formation de coriums…

      1. Business as usual le porte parole du cabinet a quitté sa combinaison bleue pour un costume de ville, ça ne trompe pas, on s’installe apparemment dans la durée (NHK), polluer l’atmosphere c’est embêtant.pour les pays lointains, polluer l’océan ça ne se verra pas.

      2. Ce que je pense :
        Cette eau contaminée est le résultat des arrosages depuis trois semaines.
        Au début elle n’était pas en contact directe avec la matière fissile, donc était moins contaminée.
        Maintenant, compte tenue de ce que sont devenus les réacteurs, l’eau d’arrosage est extrèmement contaminée.
        Ils font donc le choix de rejeter l’eau de depuis trois semaines pour garder l’eau d’arrosage actuelle qui elle ne fait aucun doute quant à sa contamination.

      3. « stocker l’eau hautement contaminée »

        Les japonais baissent dans mon estime. De « l’île artificielle » au « carrés d’eau maritimes » censés retenir l’eau contaminée… On nage dans la bêtise.
        Comme ça, au prochain tsunami… ils reprendront tout.

    4. L’azote liquide /gel des sous sols (utilisé par l’ingenieur » Bienvenu  » pour creuser le metro sous la seine ) pourrait garantir des risques d’infiltration vers les nappes du sous sol .

  96. Le Pacifique est vaste ! 10000 m3 + 1500 m3 (5-6) c’est toute l’eau qu’on a versé depuis le début ? avec ses contaminants , et si on veut aller vite ce n’est pas à 7 m3/ H comme la fuite depuis samedi dont la situation est stable que l’on va pomper . ! I y aura sans doute un accroissement volontaire significatif rapide de l’apport de radio-nucléide dans l’environnement., tout en médiatisant des efforts pour le limiter. (barrières flottantes ..)
    Il est donc démontré qu’il est parfaitement judicieux de placer les centrales auprès de la mer, en particulier de l’océan le plus vaste, plutôt que sur des mers intérieures comme la Méditerrannée, la Manche de faible profondeur ou un fleuve affecté de faible débit (Loire). Dommage qu’il y ait des tsunamis , qui en plus ne respectent pas les calculs économiquements ajustés !
    La (sou)coupe est pleine c’est pourqoi il y a la fuite alors autant vider d’un coup la soucoupe !

  97. Un monde Post Peak risque paradoxalement de ne pas faire du RCA une priorité …

    « La crise nucléaire risque par ailleurs d’entraîner une révision des objectifs de Tokyo en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, a averti le vice-ministre de l’environnement, Hideki Minamikawa » – (lemonde.fr)

    1. Kyoto, pas Tokyo
      Objectifs, qui de toute façon n’avaient aucune chance d’être respectés, reste un espoir. Que le RCA ne soit pas si anthropique que ça.
      http://fr.sevenload.com/videos/IGwtYrS-Le-Secret-des-Nuages.
      J’aime assez cette idée que la planète en a vu d’autres et c’est pas une misérable peuplade encore sauvage qui va remettre en cause son histoire
      Je vais encore me faire excommunier, mais pas grave.
      Je ne suis sur de rien et ne prône aucune religion, simplement ce reportage mérite attention. Quitte à le démolir, après tout quant je vois les compétences techniques de ce blog, je m’avoue estomaqué.

      1. Je nous trouve profondément religieux et irrationnels
        le scientisme (la science explique tout)
        le technicisme (la technique peut tout)
        le culte marché (le marché à réponse à tout)
        l’humanisme (l’homme s’en sort toujours)

      2. à Peak oil 2008 : Ne trouvez-vous pas que ces articles sont très révélateurs?
        Moi, je trouve étonnant que si peu de personnes parlent de ces éoliennes qui ont résisté autant au tsunami qu’ au tremblement de terre et qui fonctionnent toujours, sans radioactivité et sans CO2.

      3. Un bon point pour les éoliennes … vous faites bien de le mettre en évidence !!!

        Quand j’étais gosse mon côté contemplatif de la nature m’amenait à considérer les pylônes à haute tension comme nuisibles, c’était l’esthétique qui me heurtait bien que secondaire mais derrière cette critique se cachait autre chose, la critique de notre excès et de notre démesure. Alors que la glorification de la croissance battait son plein je me rappelle très bien que les anti écolos de l’époque s’en donnaient à cœur joie pour rire au nez des contemplatifs qui s’émouvaient quand un paysage se voyait défigurer.

        Le comble est de voir maintenant arriver des antis écolos primaires bien rôdés à la mauvaise foi et qui après avoir renvoyé les écolos dans les cordes concernant les pylônes et tout le reste viennent avec l’argument comme quoi les éoliennes seraient moches. Ils se foutent de qui ? D’eux-mêmes ?

        Concernant l’éolien ne pas perdre de vue que cela ne compensera jamais au grand jamais le nucléaire et les hydrocarbures, à savoir les héritages énergétiques en fin de vie. Donc raison de plus pour taxer davantage et investir MASSIVEMENT et rapidement dans la direction du revenu énergétique car les énergies fossiles vont nous glisser des mains bien plus vite que nous ne le pensons.

      4. ä Peak Oil 15:34 , Oui c’est un bon point pour les eoliennes.
        Saviez-vous que les danois couvrent déjà 25% de leurs besoins d’électricité grâce aux éoliennes?
        Ces moulins à vent ne contribuent pas nécessairement à la beauté des paysages, mais après Fukushima peut-être que si, on verra les choses un peu autrement…Comme disait J.W.Goethe:
        « Die Schönheit liegt im Auge des Betrachters » ( « La beauté se trouve dans l’oeil de celui qui contemple »).
        Les écossais sont en train de réaliser un projet intéressant d’énergie marémotrice .
        Avec les énergies renouvelables il faut miser sur presques toutes les différentes ressouces à la fois et le faire de façon décentralisée et à petites échelles (ce qui diminue les pertes de charges) .Bien-sûr ce n’est pas toujours l’affaire des grandes boîtes et c’est pour ça d’ailleurs que ça les gênes…

  98. Je ne pense pas que l’azote empêche le relâchement de gaz contaminés dans l’atmosphère, je crains que l’on parle ici au contraire de « chasse à l’azote », c’est à dire que l’on cherche a évacuer les gaz explosifs en les « chassant » avec un gaz inerte.
    Si l’évacuation de l’eau des sous-structures est motivée par l’approche d’un corium, alors l’injection d’eau devra être stoppé, ce qui va probablement accélérer les événements.
    J’ai bien peur qu’en désespoir de cause, ils en soit au stade ou l’issue envisagé est l’évacuation naturelle du corium dans le sol, avec deux hypothèses : arrêt « naturel » de l’enfoncement au bout de quelques mètres et pari gagné ou arrivé sur la nappe phréatique 15 mètre plus bas avec explosion souterraine de quelques mégatonnes. Dans ce cas, le pari est probablement la limitation des dégâts liés à l’enfouissement de l’explosion (similitude avec les essais souterrains de Muru…) Dans tous les cas, c’est pas demain qu’on fera pousser des épinards dans la région !

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