L’actualité de la crise : LE REBOND SE PRÉCISE, par François Leclerc

Billet invité

Les éléments d’un rebondissement de la crise du système financier sont en train d’être réunis. Sans même qu’il soit donné aux banques le temps de reprendre leur sarabande et d’en précipiter une nouvelle. Ou que la crise de l’immobilier commercial américain ait eu le temps d’éclater.

L’analyse qui prévoyait que les États, ayant les yeux plus gros que le ventre, ne pourraient pas digérer le financement de la crise est en train de se vérifier. Cela a commencé en Europe, laquelle a dans un premier temps tenu la vedette, et se poursuit maintenant aux États-Unis, sous des formes et dans un contexte différent.

En Europe, les banques sont au bout d’une pente glissante, celle de la première restructuration d’une dette souveraine. Manuel González-Páramo, l’un des dirigeants de la BCE, a solennellement averti qu’un tel épisode aurait des effets systémiques pires sur les marchés que n’en a eu la faillite de Lehman Brothers, dans l’espoir fou de l’empêcher.

Les démentis se multiplient mais les rumeurs vont bon train, le gouvernement grec étant suspecté de préparer en douce une restructuration de velours, qui consisterait à négocier avec ses créanciers un rallongement de deux ans du plan de remboursement de la dette afin d’étaler le paiement. Une solution suscitant le scepticisme des analystes, convaincus qu’il est trop tard pour procéder ainsi et qu’il va falloir tailler plus profond.

Les banques grecques et les caisses de retraite, qui possèdent environ un tiers de la dette grecque, seraient au premier chef précipitées dans l’abîme, ce qui impliquerait un sauvetage dont l’État n’a pas les moyens, le chien se mordant le bout de la queue. Des hypothèses sont donc évoquées, envisageant d’autres financements faisant appel à la BCE et au Fonds de soutien financier européen, ce qui impliquerait dans les deux cas des revirements déchirants.

Fort opportunément, la Banque des règlements internationaux (BRI) vient par ailleurs de révéler une forte baisse, depuis le début de l’année, de l’exposition des banques allemandes, britanniques et françaises, qui ont réduit leurs engagements dans les secteurs public et privé de la Grèce, de l’Irlande, du Portugal et de l’Espagne. L’addition sera de ce côté moins douloureuse, tout du moins tant qu’il ne s’agira que de la dette grecque.

Le choc de sa restructuration n’en sera pas moins rude pour ces établissements financiers, d’autant qu’il sera inévitablement le signal d’autres qui lui succéderont. C’est dans ce contexte que se poursuivent discrètement les stress tests des banques, dont on sait qu’ils ne prennent pas en compte ce risque de restructuration.

Celui-ci impliquera néanmoins que les établissements financiers se renforcent financièrement. D’importantes levées de fonds ont déjà eu lieu ces derniers temps, d’après Morgan Stanley qui a fait le point à ce sujet. D’autres tout aussi importantes seront inévitables. Une réunion vient d’avoir lieu sous les auspices de la BCE, réunissant dans le cadre d’une mission de bons offices des émetteurs de covered bonds (obligations sécurisées) et des investisseurs, ces derniers entendant obtenir les meilleures conditions de transparence pour y souscrire, car il faut s’attendre à des émissions massives, les émetteurs cherchant à conserver des marges de manœuvre.

L’échec des plans de sauvetage en cours d’exécution, la tentative de conclure celui destiné au Portugal avant la prochaine réunion de l’Ecofin de la mi-mai (avant les échéances de juin que le Portugal ne pourra pas sans cela honorer) laisse les États démunis, sans plan de rechange, devant une nouvelle fois bricoler dans un domaine où ils ont juré de ne jamais aller.

Tout ce fragile édifice va être prochainement mis à rude épreuve, les banques européennes revenant au premier plan de l’actualité, ce dont elles se passeraient bien. Cela va d’autant plus être le cas qu’elles vont devoir faire face à une autre menace, avec leurs consœurs américaines.

Les Américains sont en train de rejoindre les Européens, affrontant eux-aussi, mais à leur manière, la crise de leur dette publique. On a entendu le coup de canon qu’a tiré l’agence Standard & Poor’s à propos d’une éventuelle baisse de la note AAA de la dette américaine. De manière moins spectaculaire, les commentateurs s’interrogent gravement sur la manière dont va se comporter le marché obligataire lorsque le programme d’achat de bons du Trésor US va s’arrêter, en juin prochain. Le tout non sans forte incidence sur le dollar.

Matthew Zames, le président du Comité consultatif du Trésor pour les questions d’emprunt (TBAC), vient d’écrire une très éloquente lettre au secrétaire au Trésor, Timothy Geithner : « Les risques qu’un défaut de paiement [des États-Unis] ferait peser à long terme sont si élevés que tout retard dans le relèvement du plafond de la dette est susceptible d’avoir des conséquences négatives sur les marchés bien avant que ledit défaut ne se produise réellement. »

Il poursuit ce courrier en avertissant que « les conséquences d’un abaissement de la cote de solvabilité seraient considérables, et pourraient faire monter d’un point de pourcentage les taux d’intérêt [consentis par le Trésor sur ses emprunts] pour chaque baisse de la note d’un cran ». Enfin, il met en garde contre un défaut de paiement, même limité, lequel « pourrait déclencher une autre crise financière, après celle de 2007-2009, dont le monde ne s’est pas remis ».

Précision importante, ce comité regroupe la fine fleur des investisseurs américains dans la dette US : mégabanques et fonds d’investissement. Son président n’a toutefois pas explicité dans sa lettre toutes les inquiétudes de ses mandants, en parlant du risque d’une nouvelle crise financière sans en décrire le mécanisme.

Celui-ci est fort simple et toucherait tous les grands établissements financiers mondiaux. Les bons du Trésor jouent un rôle particulier dans le système financier international, utilisés comme collatéraux pour garantir des emprunts, étant jusqu’à maintenant considérés sans risque. Un accroissement des taux de ceux-ci, auquel correspondrait une baisse de leur valeur, impliquerait des désendettements précipités ou d’importants appels de marge une fois les dévalorisations de ces collatéraux effectuées, auxquels les banques devraient alors faire face. Or, le dollar est entré dans un engrenage baissier prononcé, qui a déjà pour effet une augmentation des taux.

Les Américains vont devoir faire face à une mécanique différente de celle en vigueur en Europe, qui n’en est pas moins redoutable et concerne la planète financière, étant donné le rôle du dollar.

La finance va se trouver placée dans une situation inédite : les actifs sans risque que représentaient les obligations américaines, point d’appui de tout le système financier, vont cesser de l’être, sans qu’aucune solution de remplacement ne soit envisageable. L’Euro connaissant également une crise profonde et le Yuan chinois étant loin d’être prêt à jouer le nouveau rôle qui l’attend.

Le système monétaire international ne peut connaître d’évolution qu’à chaud, les Américains s’opposant à toute évolution même progressive de ses bases actuelles. Il va donc connaître de forts soubresauts. La guerre des monnaies, qui n’a pas cessé depuis que la Fed a relancé la planche à billets, va encore s’amplifier. Suscitant de nouvelles mesures de défense des pays émergents, qui subissent un afflux déstabilisateur de capitaux à la recherche de forts rendements. Contribuant chez eux à la montée d’une inflation et à la constitution de bulles d’actifs boursiers et immobiliers.

A l’arrivée, la crise du système financier s’exporte dans les pays émergents qui étaient censés relancer la croissance et l’économie mondiale.

Ne perdant jamais le nord, les mégabanques américaines viennent d’obtenir que les swaps de change bénéficient d’une exemption, dans le cadre de l’application de la loi Dodd-Frank. Le trading de ces produits dérivés ne sera pas dans l’obligation d’utiliser les nouvelles chambres de compensation destinées à lever le brouillard opaque qui enveloppe ce marché. La spéculation sur les marchés monétaires a de beaux jours devant elle, dans le contexte des secousses qui s’annoncent sur ceux-ci, ne pouvant en retour que les amplifier.

On ne dira jamais assez la contribution du système financier à la bonne marche de l’économie.

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270 réflexions sur « L’actualité de la crise : LE REBOND SE PRÉCISE, par François Leclerc »

  1. Mr Leclerc,

    Vous dites que les banques Allemandes, Anglaises, françaises se désengagent des obligations grecque, portugaise, Irlandaise, Espagnole. Or les emissions ont été souscrites jusqu’ici.
    Qui donc est acheteur?
    Sont ce toujours la Chine (et le Brésil pour le Portugal?) comme elle l’avait fait il y a quelques mois, puisque la BCE semblait avoir jeté elle aussi l’éponge? Les hedge funds?

    1. C’est la BRI qui dit qu’il y a diminution de l’en-cours des dettes privée et publique confondues, pas moi !

      Quant à la dette publique, avant d’arrêter la BCE en a beaucoup acheté. Elle a aussi financé les banques des pays sur la sellette, pour qu’elles en fassent autant. La Chine – et sans doute le Brésil – sont intervenus. Le reste doit être assez marginal, mais je n’en sais rien : il règne une grande opacité sur les marchés primaire et secondaire !

      En tout état de cause, le marché de la dette des PIIGS était et reste « étroit » (faible rapport entre l’offre et la demande).

      1. @Francois Leclerc

        Pour de la grecque à 2 ou 3 ans sur le marché secondaire avec une décote de 75 ou 80% sur la valeur faciale, pour un rendement de 22 ou 23 %, même avec un risque de défaut à hauteur de 75 % sur la valeur d’émission, il doit se trouver encore pas mal d’amateurs, non ?

  2. Quoiqu’on en dise, l’euro nous a protégé et le retour au franc est une escroquerie :
    – le UK est plus désindustrialisé que la France
    – la désindustrialisation de la France n’a pas démarré avec l’euro
    – l’euro faible (de mémoire, entre 2002 et 2006) n’a pas ralenti le phénomène
    – l’euro fort ne facilite pas la vie des exportateurs, mais elle atténue le prix des denrées importées (énergie)
    – crier sur l’Allemagne n’a pas de sens, dont les performances économiques tiennent beaucoup à la compétitivité des produits (innovation, qualité…)

    1. Le Royaume-Uni plus désindustrialisé que la France ? Il me semble que c’est loin d’être établi.

      1. @ Sakhaline

        Vous avez parfaitement raison, c’est même le contraire, l’industrie représentant (en 2007) :
        – 16,7 % du PIB britannique,
        – 14,1 % du PIB français.

      2. C’est une Anglosaxonnnerie liée à la parité de pouvoir d’achat :
        On ne trouve plus maintenant d’autres statistiques qu’en parité de pouvoir d’achat, or les biens industriels étant échangeables doivent être comptés au taux officiel. Le Royaume Uni a presque le même PIB en PPA et au taux officiel alors que la France voit son PIB réduit enPPA par rapport au taux officiel.
        Pour comprendre un peu le phénomène:
        RU: Industrie 18,2% des travailleurs et 22,1% du PIB
        France: Industrie 24,3% des travailleurs et 19,2% du PIB mais c’est du PIB PPA donc après 25% de réduction abusive.
        Les chiffres sont les derniers édités par la CIA dans son World Factbook

  3. Jeudi dernier « Le Figaro » a publié une information qui m’a paru très significative: La FED achète comme on le sait des obligations et bons du trésor américains qui sinon ne trouveraient pas preneur; or elle s’est aperçu que depuis quelques temps (non précisé dans l’article) elle en achetait PLUS que n’en émettait le trésor. Ce qui signifie que PLUS PERSONNE n’achète de bons du trésor, et que ceux qui en détiennent s’en débarrasse.

    Si l’information est vraie elle est grosse de menace et devrait être reprise par d’autres médias.

    Si elle est fausse quelle mouche a à piqué notre journal officiel officieux ?

      1. Le syndrome post-Gouwy…
        Fini la rigolade!
        La source, s’il vous plait la source,on demande la source ,demandez la source!
        Osez demander la source!

      2. On ne peut pas vous donner tort !…

        Mais tel n’était pas mon état d’esprit, j’ai toujours apprécié de trouver des liens hypertexte dans les commentaire, ça permet d’aller chercher l’information complète… Ce que j’ai toujours apprécié dans le blog de Paul Jorion, c’est cette assertivité des propos. En résumé, on dit ce qu’on sait, qui est prouvable. Le travail par les assertions permet de ne pas perdre de temps à vérifier ou recroiser les sources d’informations. Ces techniques sont utiles en réunion, pour déjour les manipulateurs, c’est exactement ce qui s’est passé ici avec Gouwy ! J’ai dés le départ aimé l’assertivité dont vous faisiez preuve, vous, ainsi que d’autres commentateurs, vous avez en plus « élargi » mon horizon, fait découvrir quelques sites internet qui sont de vraies pépites.

  4. @Alain M-B

    Pimco, le plus grand fonds spéculatif du monde a revendu tous les Bons du Trésor américain.
    L’information est vraie…
    Bill Gross a dit des USA: « We’re out-Greeking the Greeks », ce qui signifie « nous sommes plus grecs que les grecs ».
    Pour Bill Gross, la dette des USA est de 500% du PIB (# 60% du PIB pour les critères de Maastricht dans la Zone-Euro)
    Le moloch américain PIMCO, le « bond king » dirigé par Bill Gross qui gère un portefeuille planétaire de placements de plus de 1242 milliards. PIMCO est la Global Investment Authority qui est crainte sur les marchés financiers comme par tous les gouvernements de la planète. PIMCO a la capacité d’entrainer les marchés financiers là où il le veut.

    http://www.renovezmaintenant67.eu

  5. Sauf à mettre en péril la vie de ma concierge,je ne puis vous citer ma source.
    Je plaisantais ,naturellement…

    1. Je ne puis hélas vous citer la source avec exactitude mon cher monsieur, car je suis moi même la source de ce que j’avance dans un tel monde, regardez par exemple l’Amérique toujours autant arrogante et orgueilleuse qu’hier,

      Bizarrement plus le monde se dirige avec empressement vers l’abime et plus les gens ne semblent guère montrer plus de changement d’état d’esprit en société, vous n’avez d’ailleurs
      qu’à en faire la même constatation de votre coté.

      Vous avez les sources de ce que vous avancez pour les autres…

      Il y a pourtant des évidences qui sautent de plus en plus aux yeux.

  6. Où en sommes-nous de « La stratégie du choc » telle qu’énoncée par Naomi Klein. Le vrai bras de fer commence. Bon appétit. France Furby

  7. Ca date un peu (mai 2009) mais belle synthèse ? prospective d’Artus sur la dette extérieure brute des US où l’on voit que la dette nette à ce moment là était encore très modique (3500 Mrds de $, peanuts) mais que les besoins de financements divers (protection sociale, infrastructures publiques, investissements des entreprises), plus les déficits dus à la relance, le tout net de l’épargne des ménages qui remonte, s’élevait à près de 6600 Mrds de $ entre 2009 et 2015, et ferait grimper la dette extérieure nette des States à plus de 10 000 Mrds.

    Conclusion du flash :

    Il faudrait donc que les Banques Centrales collaborent à la reconstruction des
    États-Unis en détenant la partie du supplément de dette extérieure qui n’est pas demandée par les investisseurs privés non américains.
    Si elles ne le font pas, il y aura à terme un problème de financement externe des États-Unis conduisant :
    • à une dépréciation du dollar ;
    • à une hausse des taux d’intérêt jusqu’au point où la dette extérieure des États-Unis est demandée par les investisseurs privés.

    Il dit bien les banques centrales…

    Rappel de l’état des dettes extérieures brutes par pays et par tête de pipe dans chaque pays en 2009 (Wiki), où on voit qu’à ce moment là les US était moins endettés en brut que les grands pays européens :

    Nations par dette extérieure brute
    Rang Pays Dette extérieure brute (milliards de dollars) / Dette extérieure brute per capita
    1 États-Unis 13 450 / 43 781
    2 Royaume-Uni 9 088 / 148 708
    3 Allemagne 5 208 / 63 258
    4 France 5 021 / 78 382
    5 Pays-Bas 3 733 / 223 319
    6 Italie 2 578 / 44 352
    7 Espagne 2 410 / 59 469
    8 Irlande 2 287 / 544 109
    9 Japon 2 132 / 16 777
    10 Luxembourg 1 994 / 4 054 700
    11 Suisse 1 339 / 176 081
    12 Belgique 1 313 / 122 331
    13 Australie 920 / 43 268
    14 Canada 833 / 24 899
    15 Autriche 809 / 98 523
    16 Suède 669 / 73 855
    17 Hong Kong 631 / 89 453
    18 Danemark 607 / 110 426
    19 Grèce 553 / 51 483
    20 Norvège 548 / 117 604
    21 Portugal 507 / 47 348
    22 Russie 369 / 2 636
    23 Finlande 365 / 69 501
    24 Chine 347 / 259

    Avoir une dette brute par habitant très élevée (Luxembourg : $ 4 054 700, Monaco : $ 546 034) n’est pas forcément un indicateur de problèmes économiques : la dette brute peut être contrebalancée par des créances plus élevées encore ; un pays peut être si florissant qu’il attire les investisseurs étrangers.

  8. Stephan Zweig, Die Welt von Gestern, – Le monde d’hier.

    P 17 , Goethe An Lottchen, extrait :

    Still (und eng) und ruhig auferzogen,
    Wirft man uns auf einmal in die Welt;
    Uns umspülen hunderttausend Wogen,
    Alles reizt uns, mancherlei gefällt,
    Mancherlei verdrießt uns, und von Stund zu Stunden
    Schwankt das leichtunruhige Gefühl;
    Wir empfinden, und was wir empfunden,
    Spült hinweg das bunte Weltgewühl.

    Elevés dans le calme et le silence,
    Soudainement on nous jette dans le monde;
    Cents mille vagues nous baignent
    Tout nous excite, et parfois nous plait,
    Parfois nous chagrine, et d’heure en heures,
    Varie la légère inquiétude;
    Nous éprouvons, et ce qui a été éprouvé,
    Est chassé par le chatoiement du monde

    (Obligé de trahir un peu, Traduttore, traditore)

    1. Zweig est l’homme à qui j’essaye de penser très fort quand je désespère de la tournure du monde. Anéanti par l’apparente invulnérabilité de l’Axe et le monde que cela annonçait, il s’est suicidé …quelques mois avant le début de Stalingrad.

      Le problème est que l’Axe d’aujourd’hui n’a aucune force susceptible de lui imposer un Stalingrad.
      Alors je me dis qu’il y aurai autre chose qui signifiera son point culminant, le début de sa fin et le retour vers la raison.

    2. Zweig et ses traducteurs m’ont permis de découvrir Nietsche et le préférer à Freud.

      L’une de mes oeuvres préférées est son Thersite… Alors que ce personnage représente le fiel chez Homère, Zweig le transcende par son amour qu’il lui donne pour Tecmesse, la femme d’Ajax, au point de regarder ce qu’il y a de plus abjecte en chacun d’entre nous avec mansuétude.

      Son suicide, avec sa première femme je crois, est une pilule dure à avaler pour moi. Ne pas accepter la dérive d’un autrichien entraînant son peuple à commettre des atrocités, et répondre par un certain romantisme ne me paraît pas à la hauteur de ses écrits. Du pain pour le peuple, prétendait-il donner par ses mots… Et il offre sa mort lorsque le peuple est aveuglé.

  9. J’aurais moi tendance à penser comme Yvan  » Je me méfie des Américains! « , en effet, car dans ce jeu des politiques monétaristes et financières mondiales, il y a beaucoup de choses invisibles pour les non-initiés, à savoir les Dark Pools, et l’opacité des paradis fiscaux. Il doit s’en passer des choses au sein des ces structures, des échanges qui permettent de fausser le jeu, de soutenir tel ou tel « cheval » qui influencera la véritable politique voulue par les dominants sans que personne n’y comprenne rien ou comment. Un certain nombre d’associés de circonstance ont l’intérêt commun que le dollar et les bons du Trésor US, varient mais ne s’effondrent pas, y compris les « émergents ». Je pense également que la mondialisation débridée a trouvé sa limite et que dans le fond il s’agit de rééquilibrer les échanges avec la contrainte d’une consommation mondiale qui doit s’interpréter en terme de quotas en raison des ressources naturelles qui ne peuvent plus suivre une telle demande.

    La politique actuelle des dominants est de gagner du temps , suffisamment pour rester la tête hors de l’eau, puis d’appliquer de nouvelles règles du jeu économique, j’ai toujours pensé que celui ou ceux qui imposent la règle en sortent obligatoirement favorisés, les autres appliquent le consensus.

    Je n’ai que peu d’idées sur la manière qui va être employée pour amortir ce désastre, mais l’instinct de survie de ce système n’est comparable a aucun autre précédent tant les leviers utilisés défient les lois économiques connues, mais d’une manière simpliste je dirais que nous allons assister à un retour de barrières douanières sans en avoir l’air, qui sera teinté à la fois de normes écologiques contraignantes, ainsi que de normes « sociales » (un gros marché!),
    Je ne vois pas beaucoup d’autres possibilités pour concilier un rééquilibrage forcé des coûts du travail et une limitation de la consommation des dits émergents, et ainsi relancer l’emploi chez les industrialisés, créer de nouveaux marchés, et financer une relance alchimique teintée d’inflation et de dévaluation censée rétablir la confiance.

    Il y aura sans doute des crises, mais pas nécessairement d’explosion, mais ce ne sont que des suppositions qui semblent logique, tout au moins, d’un esprit néophyte en économie comme le mien, mais assez intéressé par la géo-stratégie.

    Je ne sais pas ce qu’en pensent les camarades ici présents qui sont d’horizons divers et variés, avec leur propre niveau de connaissances, si cela est plausible, ou totalement idiot, et quels peuvent en être les freins ou les obstacles qui rendraient impossible un tel scénario ou des variantes? ;-))

    1. Moi je vois une longue, très longue récession, parce que pour différentes raisons on va manquer d’énergie… au bout d’un certain temps on ne pourra même plus faire la guerre pour accaparer les ressources mais la répression d’un état policier restera possible. Il finira par arriver que certains meurent de faim parce que personne n’a plus les moyens de les sauver.

      1. Récession , dépletion lente …oui , mais on ne pourra éviter des délitements brusques de secteurs entiers induisant (ou précédés de) conflits societaux .
        Le risque est l’ « effet de collage »au modèle ancien qui essaiera de substituer l’energie absente par de la servitude plus ou moins avouée .
        Une déplétion lente ne peut dépasser un certain seuil (seuil variable ds chaque domaine) : notre système tient que par un « flux » consumériste …sous un débit minimum , il ne peut fonctionner et la production passe a l’artisanat , localisation , puis a la servitude …… Certaines régions riches en mat.premiere pourront conserver une certaine modernité, mais sa diffusion sera limitée par l’absence d’énergie et l’absence d’interet du diffuseur potentiel .
        (C’est juste un essais de modélisation du futur)

      2. @Kercoz

        (C’est juste un essais de modélisation du futur)

        Décroissance pour tout le monde, mais pas de la même manière pour tous!
        Même jeu, mêmes tricheurs, juste une redistribution des cartes, taxation sur les masses de toutes manières, le temps est nécessaire pour élaborer la formule, un évènement viendra pour faire passer la pilule aux peuples, comme d’habitude…

      3. Eh bien c’est pas la bonne réponse….

        Les problèmes économiques sont bien plus imminents que ceux liés à l’énergie. La DEMANDE, voilà la grande faiblesse, d’une magnitude infiniment plus forte que tous les autres problèmes.

        C’est pourquoi la récession sera courte…

      4. Eh bien moi j’ai tendance à penser qu’on ne peut rien prédire et rien anticiper, tant ce qui aurait du arriver cent fois depuis Lehman brothers ne s’est jamais produit. Je pense en revanche qu’il y a des gens aux manettes, qui ne sont pas ceux que nous avons élus, dont les agissements ne peuvent réellement se prédire qu’après-coup… A l’image de la catastrophe de Fukushima, que François Leclerc a chroniqué ici avec une précision et soucis du factuel remarquable, on arrive à tout planquer sous le tapis, à tout enterrer, à tout limiter.

        La prochaine échéance c’est la Grèce, dont la restructuration semble enfin être à l’ordre du jour : quel en sera le résultat, quelle interprétation en fera le monde ? probablement une consolidation du CAC de quelques centaines de points avant de retourner sur les sommets, du papier bien vendu dans les kiosques et des gesticulations allemandes et française, mais cela remettra-t-il en cause quoi que ce soit d’important, changerons-nous notre manière de vivre, secouerons-nous le joug des banquiers ? Je finis par en douter, quand je vois la plasticité du système. Chaque fois l’anguille est à portée de main, chaque fois elle glisse, s’échappe et retombe à l’eau…

      5. Bonjour,

        Une très longue récession …
        Si celle-ci est localisée, ça m’inquiète relativement peu.
        Si celle-ci est mondialisée, je ne crois pas que ce soit possible.
        En effet, l’économie mondiale repose sur des sociétés humaines, lesquelles sont soumises à des contraintes spécifiques de fonctionnement.
        La croissance économique serait un facteur essentiel de la stabilité de ces sociétés.
        pour simplifier, la croissance économique revient à distribuer un gâteau toujours plus gros. Même si ce n’est guère fait équitablement, c’est assez faisable. En revanche, une récession économique, qui traduit une diminution de l’activité économique, et donc une diminution de la production, implique de redistribuer un gâteau plus petit. Il est beaucoup plus difficile d’y procéder sans froisser le consensus social. Parce qu’il est difficile de procéder équitablement, ceux disposant de la plus grosse part étant ceux les mieux armés pour conserver cette part. Et même dans le cas peu probable où il y serait procédé équitablement, ce n’est pas la redistribution qui compte, mais sa perception. Autrement dit, la représentation que chacun s’en fait, qui peut être très différente de ce qu’elle est vraiment. Et en période de tensions, les écarts à la réalité tendent à s’accroître. De plus, la redistribution du gâteau est initialement inégalitaire, pour des raisons historiques et humaines. Il faudrait donc que la nouvelle redistribution du gâteau intègre les inégalités pré-existantes afin d’être réellement équitable. Un challenge … très inquiétant pour quelqu’un comme moi qui a une idée sur la nature des contraintes qui pèsent ici.
        Or, l’instabilité d’une structure sociale support à une activité économique est une menace pour cette activité économique ( voir l’évolution économique en Tunisie, par exemple).
        On voit alors apparaître un cercle vicieux, le mécontentement social aggravant l’activité économique, la baisse de l’activité économique aggravant le mécontentement social.

        Au sein du système économique mondial, qui s’appuie sur de nombreuses sociétés humaines, l’apparition d’un tel processus localement peut aisément être contrées par les échanges intervenant entre ce lieu de crise et le reste du système mondial.
        Mais si ce mécanisme se met en place à l’échelle mondiale, il est probable qu’il s’auto-entretiendra jusqu’à … la fin du système lui-même.

        Pour moi qui perçoit les difficultés actuelles du système économique mondial comme provenant non de son fonctionnement, mais plutôt principalement d’une pression grandissante résultant des difficultés d’accès aux ressources naturelles nécessaires à son fonctionnement, une telle représentation des mécanismes du fonctionnement social est terrifiante.
        Elle pourrait mener, même à court terme dorénavant, à un écroulement du système économique mondial, ce qui nous ramènerait d’une manière brutale à des économies fonctionnant localement dans l’improvisation.
        Ce qui ne se ferait pas sans douleurs.

      6. @Lisztfr

        C’est bien le modèle de consommation qui va être remodelé, d’où les nouvelles croisades en cours pour instaurer des ersatz de démocratie dans certaines régions du monde, on veut y créer de nouveaux consommateurs avec un modèle de développement très ciblé, basé sur le local qui sera bien plus basé sur la force de travail que sur la consommation de matières premières qui resteront aux industrialisés, le but: créer une demande supplémentaire mais alimentée par des structures locales,
        Les OGM seront vraisemblablement une variable d’adaptation pour fournir le carburant de la force de travail, bref un développement et des modes de consommation très diversifiés= une certaine stabilité sociale, un peu plus de développement du travail des femmes pour limiter la surnatalité, avec juste une juste dose d’éducation pour accompagner ce modèle.

      7. Grr!, j’ai oublié de me relire, je vous présente mes excuses, j’espère que cela reste lisible!

      8. RUTILY
        « Il finira par arriver que certains meurent de faim parce que personne n’a plus les moyens de les sauver. »

        Pourquoi employez-vous le futur ? C’est déjà le cas.

        Le 14 octobre 2009, la FAO publie un rapport qui estime à plus d’un milliard le nombre de personnes souffrant de sous-alimentation dans le monde. (wiki)

        C’est personnes ne sont pas en dehors de l’humanité que je sache.

      9. @Cavalier Ponzi

        Je crois plutôt que l’on cherche toujours à rincer la classe moyenne américaine (et européenne), les autres n’auront jamais de force de consommation suffisante.

        @J-philippe

        Ce n’est pas du tout ça. L’instabilité sociale n’est pas le principal facteur de récession économique comme vous l’envisagez, dans l’avenir, le plus important est la récession inscrite dans les gènes du capitalisme ici et maintenant. Si on arrivait à y remédier on échapperait à l’instabilité sociale, tandis que si l’on arrivait à contenir l’instabilité sociale, on n’échapperait pas à ce mécanisme (de surproduction par rapport à la demande solvable)

      10. Et là, Octobre, depuis un an et demi et des cours de denrées qui explosent, je te laisse imaginer le tableau…
        Ceci dit, cela m’étonnerait beaucoup que dans nos pays occidentaux, développés et équipés de filets sociaux, les 800 000 foyers français sur-endettés mangent vraiment à leur faim…

      11. @Yvan

        Les bruits de botte en ce moment et les révoltes actuelles sont des étapes qui sont effectivement causées par les QE de Bernanke qui se retrouvent partout alimentant l’inflation, le but est de démettre les « dictateurs à l’ancienne » qui sont obsolètes dans le nouveau système, et bien entendu contrôler l’accès aux MP locales et installer ce développement local qui va rapporter plus que l’ancienne méthode.
        Pour cela ils sont prêts a installer des islamistes modérés qui arrangent bien leurs affaires car prêts à accepter une certaine démocratie. Bien entendu, il y aura transfert de richesses des peuples du « Nord » socialement avancés et comme à l’habitude on laissera suffisamment de filets de protection comme le RSA en France, seule la famine rend les hommes réellement incontrôlables.
        C’est d’ailleurs cette possibilité qui a justifié dans tous les pays industrialisés l’acquisition de moyens technologiques anti-émeutes ces dernières années.

        Pour les classes moyennes des pays industrialisés:

        Les modes de consommation seront adaptés, c’est déjà le cas: les riches et classes moyennes supérieures mangent du bio, la catégorie inférieure de l’industriel, les autres auront les prix éco/ Ogm, Mosanto n’a pas été inventé pour rien. Nous voyons de plus en plus de systèmes d’abonnement sociaux, reste la bulle immobilière qui représente un poids énorme, la montée des taux devrait corriger en France la valeur fictive de ces actifs, pour comparaison: en Allemagne, c’est quasiment 40% de moins.

        Les français sont encore suffisamment gros et gras pour penser à une révolution, aucun risque de ce côté, il faut juste rééquilibrer, les classes moyennes paieront, il en reste encore mais ils vont s’appauvrir!

      12. Hhmm..
        Bruits de bottes… Cela me refait penser à cette Allemande âgée qui s’est sentie obligée de s’excuser de l’ancien extrême-droitisme de son pays…
        Alors que j’étais à des années-lumières de l’accuser de quoique ce soit.

        Dans toute guerre, il y a des résistants, Cavalier.
        Et là, le modèle étatsunien n’est pas prêt à être appliqué à d’autres pays. Il n’y a qu’un premier et il faut, pour appliquer les règles de l’ordolibéralisme, avoir les moyens de ses ambitions.

        Les résultats proches de la Hongrie ainsi que de la Hollande devraient tomber sous peu.
        En France, déjà, l’élu en place est maudit par les deux tiers du peuple qui l’a mis en place.
        A l’opposé, les labos que sont l’Angleterre et l’Espagne vont nous enseigner aussi beaucoup.

        D’ici que les rats de laboratoire que nous sommes mordent le laborantin….

    2. Cavalier…
      Ton raisonnement tient presque la route.

      Sauf. Sauf que, lorsque tu regardes la crise asiatique des années 90, le Japon n’a pu s’en sortir QUE parce que le reste de la planète achetait ses produits.
      Et il pouvait les acheter parce qu’il avait de l’argent…
      Hors, dans le cas présent, si l’on transpose la situation au « bloc économique G7 », vers qui veux-tu vendre..???
      Les deux pays qui sembleraient les plus en « forme » connaissent déjà une inflation qui bouffe ce qui pourrait être acheté par des consommateurs. (inflation alimentée par l’arrivée des capitaux étrangers, aussi..)

      Attends : imagines-tu le montant des « actifs devenus pourris » que tu dois additionner aux dettes tant privées que publiques..????
      (et publiques générales, soit consolidées à TOUS les niveaux !)

      Là, à la tête, ils semblent nous la jouer « après moi le déluge » car ils savent qu’il n’y aura pas de suite.. pour eux.

      1. Avec le décalage de mon dernier post ci-dessus, cette inflation est orchestrée afin de modifier la donne, les 2 blocs asiatiques doivent être bloqués dans leur développement vers un type de consommation à l’occidentale, la valeur des actifs est une valeur toute relative en fonction de ce que les acheteurs sont prêts et capables de payer, mais surtout à condition qu’ils en manifestent le désir, c’est une histoire d’échelle, la valeur de la monnaie papier suit ce raisonnement, c’est pourquoi le Yen est resté haut.. Qu’est-ce qu’un riche par rapport à un pauvre sur cette planète?
        Un type qui peut acheter (exemple) mille fois plus de choses que l’autre, que ce soit en roubles, kopecks ou radis, c’est l’échelle qui compte. C’est pourquoi une dette exprimée en $ peut être nominalement diminuée par des jeux d’artifices monétaristes et géo-stratégiques.

        Le plus dangereux reste la guerre, le nucléaire et autres joyeusetés, pas nécessairement la finance, ils cherchent le moyen de remettre en route la circulation des capitaux en modifiant et redistribuant l’offre et la demande. Ils veulent surtout conserver l’hégémonie du rapport pauvres/riches tel qu’il existe pour eux nos amis Cow-Boys disposent de tous les moyens et leviers.

        Je ne cautionne pas, mais force est de constater qu’ils sauveront leurs fesses envers et contre tous, n’oublions pas que ce sont toujours les mêmes familles qui détiennent le pouvoir depuis plusieurs siècles, et toujours aux premières loges!

    3. @ J-philippe, @ octobre
      J-philippe je trouve votre scénario éclairant, le fait qu’il ne soit pas possible signifierait que la taille du gateau dépend de notre volontée, c’est là que je ne suis pas d’accord avec vous. Je ne suis pas un expert de la finance où de l’économie mais je vois ces activité comme un jeu de riche de façon à répartir de manière non équitable le gateau dont vous parlez, dans des sociétés moins sophistiquées c’est la force qui permet cette mauvaise répartition, mais cela n’est pas mon propos. Mon propos c’est justement la taille du gateau et je pense que ce qui a gonflé sa taille c’est l’énergie dont la productivité n’est qu’un sous produit.
      Si l’énergie vient à manquer, le gateau se dégonfle et votre scénario si sombre peut avoir lieu.

      octobre: malheureusement ce n’est pas vrai qu’on n’a pas les moyens de les sauver, si on ne les sauve pas c’est parce qu’on est égoïste et indifférent. Mon propos c’est que si le gateau se dégonfle et que si on est obligé de passer de 10 milliards à disons 2 milliards cela se fera dans bien plus de souffrances, de guerres de répressions etc… on rejoint le scénario de J-philippe.

      1. Bonjour,

        Rutily, nous sommes sur la même longueur d’ondes.
        J’ai voulu être précis, et n’ai du même coup pas été compris par mes interlocuteurs.
        J’ai écrit « Pour moi qui perçoit les difficultés actuelles du système économique mondial comme provenant non de son fonctionnement, mais plutôt principalement d’une pression grandissante résultant des difficultés d’accès aux ressources naturelles nécessaires à son fonctionnement, une telle représentation des mécanismes du fonctionnement social est terrifiante. »
        La ressource naturelle vraisemblablement la plus stratégique pour l’économie mondiale est en effet le pétrole, pour lequel on dispose en plus de quelques références, par les précédents « chocs pétroliers », dont on a vu l’impact sur l’économie.
        A noter que le niveau de prix actuel nous situe, en « euro constant », entre les deux premiers chocs pétroliers, et que ça ne fait tiquer personne, hormis quelques automobilistes à la pompe.
        L’actualité du pétrole n’est pas triste ; l’Arabie Saoudite, qui se faisait passer pour la banque mondiale du pétrole, et qui avait annoncé qu’elle augmenterait sa production de 500 000 barils/jour le mois dernier, en réaction à la Libye, l’a en fait diminuée de 800 000 b/j , et annonce qu’elle n’augmentera plus sa production ces prochaines années, alors que sa consommation intérieure augmentera. Et elle s’apprête à augmenter de 30% son nombre de puits en exploitation avec pour seul objectif de maintenir cette production …
        Mais ne parler que du pétrole est réducteur. Les autres énergies fossiles deviennent également plus difficile d’accès, comme de nombreux métaux, et au-delà, la diminution des terres cultivables ou l’épuisement de la ressource halieutique sont autant d’éléments parmi d’autres qui pèsent sur l’économie mondiale et sont à prendre en compte dans un contexte de croissance de 1,2% par an de la population mondiale …

        Alors le gâteau, non seulement on sera plus nombreux à se le partager, mais en plus, il aura bientôt tendance à diminuer, sauf miracle.

        Voilà pourquoi je signalais ce petit cercle vicieux dans lequel ces difficultés pourraient nous précipiter …

      2. @ J-philippe dit : 3 mai 2011 à 17:36 et Rutily

        Alors le gâteau, non seulement on sera plus nombreux à se le partager, mais en plus, il aura bientôt tendance à diminuer, sauf miracle.

        Certains se sont livrés à des études chiffrées, en ne prenant en compte que les données physiques du problème. http://www.courtfool.info/fr_Energie_et_population_mondiales.htm

        On a tout lieu de penser que ce type d’étude, qui avait été fait au début des années 70 au profit du Club de Rome, a été remis à jour. Des analyses propres à chacune des grandes zones économiques avec les incidences possibles sur l’évolution des populations ont probablement été effectuées. C’est peut-être ce qui sert de base aux spécialistes qui travaillent au profit des membres du G20. Du moins, il faut espérer qu’il y en a, et qu’ils orientent les choses vers une solution d’ensemble humainement viable.

        La généralisation des gouvernances à caractère démocratique, même si elles n’en ont que le nom, doit faire partie des mesures qui sont jugées indispensables pour prévenir les risques les plus importants à redouter durant la période de glaciation économique qui semble s’annoncer.

        On peut toujours espérer en un miracle. S’il devait avoir lieu, il faudrait que ce soit dans le domaine de l’énergie.

    4. @ Cavalier ponzi
      Si on se réfère au travaux de Loic Wacquant, nos « état-zélites » ont déjà bien bossé en amont pour se garantir des mouvements sociaux et autres du bon peuple. Mais on ira quand même…

      1. J’ai bien peur que nous ne soyons bien trop embourgeoisés, comparé aux peuples Tunisiens ou Égyptiens qui eux crevaient vraiment la dalle et dont les révoltes étaient spontanées, ici tout est fait pour laisser un minimum même avec l’austérité!

        Il faudrait que ces mouvements soient coordonnés à l’échelle européenne, mais c’est déjà la dislocation et l’individualisme qui priment, quelques mesures sociales et alimentaires et c’est étouffé et récupéré après avoir été maîtrisé sans trop de victimes avec des outils comme les fusils Taser, étudiés pour les mouvements de masse, demandez aux représentant de l’ordre de quelle panoplie ils disposent depuis les dernières années et notre armée n’est plus de conscrits.

        Il y a bien longtemps que la politique est un outil d’asservissement contrôlé.
        Le seul truc qui fait peur au pouvoir, c’est les groupuscules comme Action directe à l’époque, qui ciblaient directement les symboles vivants du pouvoir, c’est là autre chose: du terrorisme!
        Il faudrait vraiment que la situation soit extrême pour ce type de développement.

        La philosophie de Brassens me sied mieux, je préfère assurer mes chances de m’en sortir, le jour où je cherche une main secourable, je regarde au bout de mon bras:

        http://www.musikiwi.com/paroles/georges-brassens-mourir,idees,34017.html

      1. Merci Thomas pour cette photo. On aimerait en savoir plus, que regardent t-ils avec insistance?

        Avez vous vu la place d’Obama par rapport aux autres, d’Hillari C., c’est marquant!

    1. Ben Laden avait déjà disparu, maintenant il est mort et cela ne change rien… il était déjà un « mythe », fait de silences et de rumeurs. Je pensais qu’il était mort depuis des années… ! On le disait malade, etc.

      Le plus grand bienfaiteur du lobby de l’armement est mort, comment vont-ils justifier leurs crédit à présent..

      C’est comme si on l’avait déterré de nulle part pour le remettre ailleurs, un changement de place plutôt que de statut. Il y a des victoires qui arrivent trop tard, qui plus est, dans l’illégalité, car nous avons des lois, selon lesquelles on juge. Même les nazis ont été jugés, Je sais, à cette époque, il y avait des hommes intelligents aux commandes.

    1. Pablo…
      A la base, je n’aime pas les attaques personnelles. Mais ce n’est pas le principal.
      Trichet n’est qu’ UN rouage du système.
      Même si tu as raison sur des inégalités qui deviennent complètement aberrantes.

      Mais, tout comme certains mettent leurs malheurs économiques sur le dos de l’Euro, il ne s’agit pas de désigner les seconds couteaux comme boucs émissaires, ce qui rejoindrait le principe du « diviser pour mieux régner », et aussi celui de la forêt qui cache l’arbre.

      ET, autre malaise : tu sais aussi que la jalousie de possession de « plus riche que moi » est un des deux moteurs qui font que le capitalisme se porte si bien.
      Trop bien, même… 😉

      Si quelqu’un est à pendre, ce n’est pas un simple rouage qui deviendrait SDF si son système se cassait la figure.
      Mais CEUX (quelqu’uns pour l’exemple) qui possèdent le plus.
      Toujours taper à la tête, ça fait moins de boulot.

      1. Certes sauf que je pense yvan qu’il n’y a pas de tête. Il n’y a pas d’ordonnanceur machiavélique qui aurait comme but de créer des pauvres. Si dieu n’existe pas, le diable non plus. Malheureusement le déséquilibre de répartition des richesses actuelles a été obtenu par un ensemble de possédants agissant de manière lobyiste devant des représentants élus faibles ou partisans. Que des gens possédant des biens renâclent à ce qu’ils soient re-ventilés dans l’intérêt général n’est pas surprenant, que des élus les écoutent est bien plus anormal.

      2. @ Yvan

        Où tu vois une attaque? Constater c’est attaquer? C’est de l’information pure et dure (trouvée dans la presse économique espagnole).

        D’ailleurs, pour tout te dire, je croyais qu’il touchait bien plus…

      3. Step.
        J’ai écris (avec une faute) quelques uns…

        Imagines juste une hydre dont les têtes jouent à celle qui aura le plus à « manger »…
        Et là, l’effet d’entrainement devient collectif. La chute aussi, d’ailleurs….
        Tu coupes une, et le reste meurt.

    2. Jean Claude Trichet quittera définitivement la présidence de la Banque centrale européenne le 31 octobre 2011.
      Les candidats à la présidence de la BCE commence à se faire connaitre.

      N’est-il pas le bon moment pour prendre nos responsabilité.

      -1- Demander un billant de fin de manda au directeur de notre bien commun : la monnaie euro.
      – Que des comptes lisibles par tous, soit publiés et expliqués.
      – Des explications sur l’utilisation de la monnaie créer chaque année,
      A telle été distribuer à nos représentant national élues, dans quelle proposition pour chaque pays, explication du calcul de la répartition par pays.
      – Autre

      -2- Préparer un questionnaire aux candidat à la présidence.
      – Que compte t’il faire pour augmenter la transparence vis a vis du citoyen de la zone euro.
      – Quel sont leur projets
      – autre..

      Je suis persuader qu’il y a un truc à faire, ne serais que pour sensibiliser nos concitoyens à leurs responsabilités.

      Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent agir et qui refusent d’intervenir

      Albert Einstein

      1. http://fr.wikipedia.org/wiki/Mario_Draghi
        « De 1993 à 2001 il a présidé le Comité pour les privatisations. »
        « De 2002 à 2005 il est le vice président pour l’Europe de Goldman Sachs, la quatrième banque d’affaires mondiale. »

        D’ici qu’un inclus dans le système nous révèle des infos fiables…

      2. Sinon, 20100, il faut informer. Toujours et encore.
        Regardes à quel point Wikileaks a mis les US mal à l’aise…

        Les puissants ont besoin de l’ignorance des autres.

      3. @Yvan
        Mon idée est plus de remettre chacun à sa place et devant ses responsabilités.

        l’information, si elle est de l’histoire, n’a que peu de pouvoir sur le futur.
        Si par contre, on rappelle à chacun son rôle.
        Si on préviens que des comptes vont être demandés.
        Si on demande au candidat leur engagements.
        C’est d’une certaine façon de la prévention.

        On se rappelle ainsi, au bon souvenir du futur directeur de la BCE, à qui il doit des comptes.
        Et on l’oblige à réfléchir, s’exprimer et répondre à des questions.

        On rappelle, que la comptabilité, qu’elle soit pour la famille ou pour la BCE, doit répondre a des règles simple :
        Entrées, Sorties, et Grandes Familles de Dépenses, Investissement à taux constant, pour en faire quoi (route, hôpital, recherche..)

        Le jeux de ses financiers est justement de nous embrouiller en prenant le cach, et en laissant les dettes et responsabilité aux autres (Retraites, Assurances, Santé, nucléaires…). Stop.

        Pour que le contrôle par les citoyen soit possible, il faut que les bilans des organismes publics soit clair et compréhensible de toute personne ayant le bac (par exemple) .
        Que soit pour la BCE, un Etat, une Ville…

        Puis
        Un petit site web s’engage à publier les réponses avec un Email à tous les inscrits.
        Et un vote des inscrits du site est fait avant le choix du candidat.

        Sur, il y a truc faire la..

    3. Minable petit Trichet avec son salaire de banquier fonctionnaire grisâtre… Prot, Pébereau, rien que pour la BNP, ça mon colon ça a un peu de gueule !
      Déprimant le Trichet, vraiment déprimant…

      24.03.2010
      Le directeur général de BNP Paribas, Baudouin Prot, s’est vu attribuer 1,425 million d’euros de rémunération variable au titre de 2009. Selon un document publié mercredi sur le site du groupe, la moitié de cette somme lui sera versée en 2010, le reste sera réparti sur 2011, 2012 et 2013, sous «condition de rentabilité des fonds propres». Ces rémunérations variables seront aussi «indexées sur la valeur de l’action, selon les dispositions applicables à tous les salariés du groupe bénéficiant de rémunérations variables différées», selon le document. 2,47 millions d’euros de rémunérations fixe et variable Au titre de son salaire fixe, M. Prot a reçu 950.000 euros en 2009, à quoi s’ajoutent des jetons de présence et des avantages en nature qui portent à 1,04 million sa rémunération hors bonus. En additionnant les éléments fixes et variables, y compris la partie différée du bonus, le total atteint 2,47 millions d’euros. Quant au président du conseil d’administration, Michel Pébereau, il a reçu 733 326 euros de salaire fixe, jetons de présence et avantages en nature et s’est vu attribuer un bonus de 560 000 euros, dont la moitié sera versée en 2010. La banque souligne que les rémunérations variables des deux responsables, en incluant la partie différée, sont en baisse de 37% par rapport à celles reçues en 2007. BNP Paribas a de son côté presque doublé son bénéfice net en 2009, à 5,8 milliards d’euros. En 2009, il avait dû renoncer à son bonus MM. Prot et Pébereau avaient renoncé à leur bonus en 2009

      1. Trichet est un énarque (promo 71 avec Bianco, Guéant, Huchon et d’Aubert), ancien de l’inspection des finances, des cabinets ministériels, du trésor et de la BdF. N’a jamais bossé dans le privé et, selon moi et vu sa mine, ferait largement mieux de s’occuper de son jardin, de son cœur,de bobonne et de ses petits zenfants pour sa retraite, plutôt que de remettre ça dans le privé. 70 ans bientôt le Coco Tritri tout gris….

  10. USA/Dette: le Trésor lance le compte à rebours avant la catastrophe évitable

    Washington (awp/afp) – Le Trésor américain a confirmé lundi que la limite maximale de la dette publique fixée par le Congrès des Etats-Unis serait atteinte le 16 mai, et a indiqué pouvoir retarder jusqu’au 2 août la date où le pays fera défaut sur certaines obligations si ce plafond n’est pas relevé.

    « Puisqu’il apparaît que le Congrès n’agira pas d’ici au 16 mai, le Trésor va devoir commencer à mettre en oeuvre [des] mesures exceptionnelles cette semaine » pour gagner du temps, écrit le secrétaire au Trésor, Timothy Geithner, dans une lettre adressée aux principaux responsables politiques au Capitole.

    Le Trésor va ainsi suspendre dès vendredi l’émission de certains titres destinés à soulager les finances publiques des Etats fédérés et des collectivités locales.

    http://www.romandie.com/news/n/USADette_le_Tresor_lance_le_compte_a_rebours_avant_la_catastrophe_evitable030520110605.asp

    1. .Conditions posées par Artus pour une réussite de la restructuration de la dette grecque :
      1) Ne doit pas concerner les banques grecques
      2) Pas de rétorsions des pays européens (taxation de produits, suspension d’aides etc)
      3) Que ces pays acceptent de reprêter tout de suite à la Grèce.
      Conclusion d’Artus : l’Europe devra être « héroïque »…
      On n’en doute pas. L’héroïsme est de toute façon un passage obligé, pour une Nation comme pour une Union, non ?

      1. le sacrifice économique grec , un moderne Thermopliès ,. ça n’en fait pas un hoplite !

      2. Comme les doses « héroiques » à Fukushima ? lol

        C’est vraiment le honte ce terme, sachant que l’héroïsme se démonétise très vite…

      3. @Lisztfr

        Non ce sont les représentants des citoyens européens, soit les dirigeants politiques, et des bourgeois européens, soit les dirigeants financiers, qui devront être héroïques. Pour la défense des peuples européens et de l’Europe toute entière, contre les Nations créancières, France, Allemagne, Hollande, etc.

    2. « Une hypothèse que refusent en bloc les autorités européennes…  »

      Tandis qu’une politique d’austérité ne leur fait pas peur du tout ! Comme c’est charmant. Il est tout à fait normal de mettre des millions de Grec à la diète, qui n’y sont pour rien mais c’est pas grave !

  11. Hors sujet : C’est une impression ou il n’y a plus d’affichage de nos propres posts en attente de modération ? C’est déstabilisant, on a l’impression de ne pas avoir validé. Effet Gouwy ?

  12. Transmutation du capital en patrimoine.
    Je me pose une question. J’imagine que quand le dollar sera près de s’écrouler (s’il s’écroule), ceux qui en détiennent beaucoup auront hâte de les transmuter en patrimoine. De quelle façon pourrait-on observer un tel mouvement ou son accélération si mon raisonnement est correct (transposable aux autres capitaux)?

    1. C’est déjà le cas depuis Lehman, Michel…
      D’où les acquisitions massives internationales des Chinois.
      Et les cours de bourse remontés en flèche.

      1. Merci, Yvan, c’est bien le genre de réponse que je recherchais. Mais ce qui serait le top, ce serait une chronique comme celle de François LECLERC, mais qui serait centrée sur ce sujet.

    2. Pour les particuliers : achat d’oeuvres d’art rares, d’or, de « pétrole » (virtuel, disons d’énergie) et de parts de fonds de matière premières en général au détriment des actions de sociétés. Aussi, pour ceux qui ont vraiment les moyens, propriétés foncières et immo dans les pays émergents.

    3. THE EXPLODING U.S. MONEY SUPPLY MYTH….

      « So yes, the US government is running a massive $1.5T deficit, however, by any metric of money supply we can see that this is barely offsetting the continued de-leveraging that is occurring across the US economy. We are certain to see higher rates of inflation in 2011 (especially if oil prices surge higher), however, it is not an accurate portrayal of reality to conclude that the USA is “printing money” uncontrollably and flooding the world with dollars that will lead to hyperinflation. That is simply not the case and the data speaks for itself. At best, we are barely printing enough to offset the destruction of de-leveraging…. »

    4. @fab

      Je présume que contrairement à la finance, nous n’avons guère d’instrument d’analyse des transferts de titres de propriété, mais nous pouvons imaginer la règle du jeu en cours.

      La finance est au stade terminal, mais le « capitalisme » vit encore, il change seulement de phase et retourne à sa geste initiale. En 1789, l’opération fut de transférer la propriété des biens du clergé et de la noblesse en conversion des reconnaissances de dettes consenties par l’état à la bourgeoisie. La Grèce ne dispose-t-elle pas encore de quelques titres de propriété dont le transfert apurerait quelques dettes auxquelles elle fut contrainte ?

      Imaginons la suite…

      deux vieilles interventions sur ce thème

      http://www.pauljorion.com/blog/?p=4443
      http://www.pauljorion.com/blog/?p=3328

  13. La chute des ventes de voitures continue en Espagne: – 23,3 % en avril par rapport à avril 2010 (chez les particuliers – 53,4%).
    Dans les 4 premiers mois de l’année la chute est de – 26,3% (- 100 000 voitures) par rapport à il y a un an.
    Par contre la vente de voitures de luxe se porte bien: + 157 % en avril et +147,1% dans les 4 premiers mois de l’année.
    http://www.cotizalia.com/noticias/2011/ventas-coches-abril-retroceden-niveles-20110503-68143.html

    Et à côté le prix des bananes a augmenté en Espagne en une année de +19,62%, celui des pommes de terre de +14,86% et celui de l’huile de tournesol de +11,45%.
    http://www.expansion.com/2011/05/03/economia/1304416592.html

    À part ça, les entreprises de la Bourse espagnole vont distribuer cette semaine 6 Mds € de dividendes à ses actionnaires.
    http://www.expansion.com/2011/05/03/mercados/1304375212.html

    Et le Portugal aurait besoin de 100 Mds € pour être sauvé.
    http://www.eleconomista.es/economia/noticias/3033532/05/11/El-rescate-de-Portugal-podria-ascender-a-100000-millones-de-euros.html

  14. Le pire est-il donc certain ?
    J’entends bien les augures qui clament – M. JORION y compris- que la situation de la dette grecque est intenable et ne pourra pas durer jusqu’après les élections allemandes en 2013.
    J’entends les prévisions qui annoncent une nouvelle débâcle d’établissement financiers dans la foulée de la probable restructuration de la dette grecque, avec la différence par rapport à le fois précédente que les Etats ne plus capable de se porter garant.
    J’entends les avertissements sur la dette américaine, et la nervosité qu’elle génère.

    Je lis et je vois l’exaspération populaire qui monte dans tous les pays d’Europe, car pour la majorité de la population ce n’est pas sa crise; personne ne se sent responsable, même pas un peu co-responsable, même si beaucoup ont bénéficié de taux d’intérêt défiant la logique, ou de plus-values sur des « investissement financiers » , en fait des placements spéculatifs camouflés en instruments de jeu financier collectifs « sans risque ».

    2 Questions à qui veut y répondre:

    1) est-ce irréaliste d’envisager l’émission par tous les Etats européens endettés d’emprunts obligataires à taux bas et à souscription obligatoire pour tous ses citoyens ou entités morales qui ont profité, disons dans les 5 dernières années, de profits générés par des instruments financiers « non classiques »? Le montant de la souscription obligatoire serait proportionnel aux actifs « non classiques » (selon une règle à définir); Les entités morales (les sociétés) seraient autorisées à y souscrire en gageant certains de leurs actifs;

    2) Devant le risque de « rebond de la crise financière », quelle est la meilleure stratégie de comportement individuel ?

  15. Les banques de la France ont spéculé à hauteur de plus de 100 milliards sur la dette grecque publique et privée et sur les CDS inventés sur cette dette grecque.

    Les banques de l’Allemagne ont spéculé à hauteur de plus de 100 milliards sur la dette grecque publique et privée et sur les CDS inventés sur cette dette grecque.

    Donc on ne sauve pas le Grèce, le Portugal, l’Irlande, les Club-Med-Bonds, mais les spéculateurs de l’Europe du Nord dont les banques qui ont un levier de plus de 1 à 40 sont en réalité techniquement en faillite comme la Grèce, le Portugal, l’Irlande, etc. Avec un levier de 40 pour 1 une banque est insolvable quand elle a perdu 5 %. Elles ont toutes perdu plus quand on arrivera au day of reckoning et que l’on révèlera au public la taille des cadavres des actifs toxiques, pourris illiquides.

    Avec une Europe, un Euro-Group, et des EcoFin et Euro-State qui favorisent et stimulent et devancent la liberté de circulation des capitaux et le shadow-banking et le système de réserves fragmentaires et Bâle 2 et Bâle 3 et Solvency 2 et ESMA, il n’y a pas à jouir de soi en cherchant le coupable chez les PIIGS, mais bien dans le Traité de Lisbonne que les citoyens au travers de leurs élus ont laissé passer. Dans ce système du laisser tout faire, les européens ont cultivé un euro-drachme, une euro-lire, un euro-franc, un euro-mark et même une euro-livre puisque chaque pays membres a joué avec ses propres règles en faussant librement au maximum la concurrence.

    La responsabilité est collective et par abstention, omission ou adhésion les euro-citoyens doivent manger tous ensemble leur propre soupe. Je reste toujours affligé de tous ces comments qui sont auto-centrés sur le c’est-pas-moi-c’est-l’autre.

    Et pour parachever le tout-laisser nous laisserons à notre BCE une GS-Boy en la personne de Mario Draghi.

    Il est aussi trop agréable au partis et influenceurs de ne pas faire leur travail d’information pour qu’ils puissent tranquillement pratiquer leur minable Chasse-au-furet-2012, au lieu d’informer et de débattre.

    Les whistle-blowers à la Wikileaks c’est excellent, mais il faut au plus vite amener le débat au centre de notre démocratie et intégrer Solidarités locale, régionale et globale, quitte à ce que l’Europe se démarque et impose sa zone de libre humanisme. Si le BRICS est entrain d’apprendre à montrer qu’il sera prêt dans l’après-crise, l’Europe en est aussi capable en imposant ses vues.

    Ce débat auro-bronzant sur la Grèce, le Portugal est une perte de temps et laisse la place à ceux qui ont appris depuis 1989 à se passer de la politique et des gens. Je suis un nonniste européen convaincu.

    1. Le comble de tout cela, c’est que Draghi est l’ancien directeur Europe de Goldman Sachs, donc la banque qui a aidé la Grèce à maquiller ses comptes. Je crois que l’Europe est une pure création des financiers, donc juste un vassal de l’empire, on peut ainsi mieux comprendre pourquoi nos référendums, ils passent outre, ils savaient déjà que la crise était là!

      On nomme cela l’intérêt supérieur, quel cynisme!

  16. « les actifs sans risque que représentaient les obligations américaines, point d’appui de tout le système financier, vont cesser de l’être, sans qu’aucune solution de remplacement ne soit envisageable. »

    Fini de croîre. Attendre est tombé. Le temps est rare. Désormais nous sommes là, sans dieu, ni maître.

  17. @Thomas le Cimbre.
    Oui, absolument!
    Shake hand!

    Sauf, ce que vous dit des BRICS, il faut comprendre, l’Occident n’est plus le Monde!!
    Nous sommes a l’interrieur de leurs estomac.

    La meditation doit debuter a partir de cet constatation.
    …..et s’ils constatent, que nous sommes cancer,il nous effaceront.

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