5 réflexions sur « UN COMPTE-RENDU DE « LE PRIX », dans la Revue française de socio-économie »

  1. Tiens, je lis ce compte rendu et je tombe sur la phrase : « Le fil conducteur de l’ouvrage est un passage de L’Éthique à Nicomaque où le philosophe montre qu’on ne vend pas au même prix un bien identique à deux individus de statut différent. » Et ça me renvoie à mon experience dans la vente de logiciel en ligne, à la fois comme éditeur et comme consommateur. Dans ma boîte, quand il a s’agit de faire une politique commercial (notamment l’épineuse question du prix…), personne n’ayant de formation dans le domaine, nous sommes partis sans religion sur le sujet et notre politique de prix s’est constituée de façon empirique. Nous avons donc vécu en plein cette mise en place de politiques de prix en ligne qui depuis s’est énormément développée.

    Ce qui la caractérise, c’est je pense qu’elle correspond exactement à la proposition d’Aristote. Les prix pour les logiciels, que ce soit les jeux ou dans mon cas les plug ins audio, fonctionnent avec un prix de référence relativement élevé qui d’une part donne la valeur « psychologique » du produit (on dit en gros au public « attention c’est du lourd » ou au contraire « impulse buy! » ou entre les deux). Puis, en général assez vite (et de ce que je vois sur steam ou l’apple store, de plus en plus vite), on fait des promos temporaires très violentes : – 50%, -70%, -90% même. De cette façon, on vend à deux populations différentes au prix optimal : les acheteurs nantis prennent quand ça leur passe par la tête à un prix pour eux psychologiquement léger, et les pauvre qui a défaut d’argent guêtent les promos. Bien sûr, le mécanisme n’a vraiment rien de nouveau mais sur ce marché précis, de par la quasi absence de coût de production unitaire (c’est du téléchargement), ça prend des dimensions considérables.

    Bon, je sens bien que dans l’idée d’Aristote comme de Paul, il fallait surtout comprendre le rapport de force plutôt que l’adaptation aux différents acheteurs. Dans ce marché, à cause du piratage, on pourrait probablement l’établir uniformément en faveur de l’acheteur. Mais même sans ça, cette notion du prix réel se faisant par acheteur se retrouve largement !

  2. J’ouvre votre bouquin et déjà je m’interroge .
    Et puis, à l’heure d’internet, j’m’suis dit : « j’vais lui demander…on verra bien  » 😉

    Est il possible d’en savoir plus sur la citation de départ ( Freud) ?
    Est ce une façon de décrire votre état d’esprit avant d’écrire ce livre ?
    Ou faut il lire le livre en entier pour en comprendre le sens ?

    PS: avant de lire « le capitalisme à l’agonie » , pour faire bonne mesure, j’ me suis taper « les crises du capitalisme » pour se rapeller la pensée des économistes qui n’ont rien vu venir .

    1. Pas de réponses , dommage …pas grave .L’essentiel est de participer .

      Déjà à la moitié du livre , j’aurai plein de questions , mais bon… à quoi bon les poser ?
      Je devrai peut être prendre conscience de ma petitesse, respecter mon statu de cancre, et cessez d’oser .
      Pas grave .
      Déjà compris le pourquoi de l’animosité des économistes traditionnels , dont un qui avait si mal acceuilli la parution de ce bouquin .

      En fait , La culture économique traditionnelle pense que le capitalisme survit toujours à des successions (cycles) de crises et Jorion casse le dogme en parlant , lui, d’une crise finale …Bonjour le choc . Certains de ses détracteurs n’ont pas même dû ouvrir son livre tant le crime culturel est grave .
      Mais au fond, qui a tort et qui a raison ?

      Déjà ,notons qu’ il est impossible de croire à l’éternité sur terre , d’un système ou d’autre chose .Ce qui fait un bon point pour jojo .

      Je retourne au chevet de mon petit livre vert (p.169) , qui passera sûrement à la postérité .

      . Alors comme çà,le Bancor serait une solution qui permettrait de sortir de cette crise ?
      Voui mais z’alors, si il y a une solution , on n’est plus dans l’agonie …
      Affaire à suivre .

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