167 réflexions sur « LE TEMPS QU’IL FAIT, LE 8 JUILLET 2011 »

  1. Pourquoi ne font ils – nos élus, les cooptés- rien ?
    Peut être parce qu’ils n’ont pas le pouvoir de le faire, parce que le pouvoir de réformer appartient à d’autres sphères.
    Qui ont peut être -elles- intérêt à voir plonger ce système.
    Qui ont peut être une idée de ce par quoi ils vont le remplacer.

      1. L’ambassadeur des USA est dans la rue !
        http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/07/08/97001-20110708FILWWW00316-syrie-les-usa-accuses-d-etre-impliques.php
        Au moment ou même « une chatte n’y trouverait plus ses petits » en Europe tandis que les démocrates et républicains tergiversent aux USA, ne serait-il pas opportun de s’interroger si la Syrie n’est pas le dernier maillon à la route N°3 ? 3Mn 37 sec
        https://realinfos.wordpress.com/category/iran/en-admettant-quisrael-attaque-liran-video/

    1. C’est un peu rapide de dire qu’ils ne « font rien », ou presque, ou à côté, ou pour des intérêts qui ne sont pas à l’évidence ceux de l’intérêt général. Il y en a (peu, certe) qui se bougent, en particulier au parlement européen qui, à certains égards, semble plus radical que les parlements nationaux.
      Voir une intervention de la députée PS Pervenche Bérès dont il a été dèja question ici qui a des propositions en matière de régulations financières et qui complète l’excellent travail de Pascal Cafin (EELV) : ICI

      1. et même le Sénat, notre sénateur Jean Luc Mélenchon porte haut les couleurs commentées sur ce blog dans l’action politique.
        (Alain : amitiés à Crapaud de ma part, merci !)

    2. Peut-être parce que les choses ne vont pas si mal que ça… Après le catastrophisme écologique, le catastrophisme économique !

      Selon l’échelle à laquelle nous nous plaçons et selon le point de vue, la situation actuelle n’est certes pas des plus sereines, mais pour autant elle n’est pas aussi dramatique qu’on le croit.

      Enfin, quand je dis « on », c’est surtout pour les occidentaux, parce que pour l’Asie, la situation est plutôt à leur avantage. Qui entend-on le plus geindre actuellement ? Les occidentaux.

      Si nous nous plaçons sur l’échelle de l’histoire, nous assistons simplement à un changement des centres de pouvoirs politique et économique, ainsi qu’à un changement du centre d’influence culturel.

      Est-ce que cela est grave en soi ? Et même si nos petits enfants apprendrons dans les livres d’histoire que durant ce changement majeur, un, deux, trois ou quatre États n’ont pas pu résister et se sont écroulés, serait-ce si surprenant et si grave qu’on le présente aujourd’hui ? À l’échelle du sens de l’histoire, probablement pas. Bien que dans le temps présent et à l’échelle individuelle, la situation peut être difficile, voire très difficile à vivre.

      C’est pour cette raison que nos élus ne font pas grand chose. Parce qu’il n’y pas grand chose à faire. Pourquoi devraient-ils changer le système actuel ? Parce que l’Occident gagne moins aujourd’hui qu’hier avec ce système ? Parce que le système profite plus désormais à l’Asie qu’à l’Occident ? Au nom de quoi ferions-nous ça ?

      Comme nous gagnons moins au jeu, nous voulons changer les règles du jeu en sommes… Puis, d’un point de vue européen, que ce soit les USA ou la Chine qui nous tire par le haut, quelle différence ?

      Les États-Unis sont mauvais joueurs et mauvais perdants : puisqu’ils ne gagnent plus alors personne ne doit gagner. D’autant plus qu’ils faut payer les dettes à présent… mauvais payeur avec ça ? Le soit disant problème économique actuel est surtout un problème américain.

      Certains veulent profiter de la pagaille actuelle pour faire voter certaines lois, pour réguler les marchés, pour tenter de reprendre la main sur l’économie. Comme à chaque fois qu’un sujet fait l’actualité, ceux qui veulent quelque chose se font entendre, voilà tout.

      Le système actuel ne changera pas, car non seulement il n’y a pas de roue de secours, mais en plus il n’y a pas de raison de le changer. Il y a le moment où on s’endette et le moment où il faut payer ses dettes. On ne peut pas changer le jeu au moment de payer, c’est avant qu’il fallait y penser.

      D’autant plus que si j’en crois les taux de croissance que nous rencontrons en Asie, le système fonctionne plutôt pas mal, non ?

      À chacun son tour.

      1. @ Taneleo

        « Parce que le système profite plus désormais à l’Asie qu’à l’Occident ?  »

        Le système profite à quelques uns aux dépends de tous, quel que soit l’endroit où se situe « tous »

        Vous n’êtes pas ce qu’on peut appeler un extra-lucide, c’est le moins qu’on puisse dire !

      2. @ Jean Valjean,

        Cette façon de cracher au visage des autres quand on est pas d’accord mais qu’on ne sait pas argumenter est pénible. D’autant plus que vous dites à moitié une bêtise (les sociétés et les individus n’ont pas encore établi refuge sur la Lune et vivent bien dans des pays ; l’évasion fiscale ne fait pas tout)

        Quoiqu’il en soit, les marchés ont décidé, à raison peut-être, qu’il est l’heure de payer la dette. Celle-ci devant être honorée un jour, sinon elle ne veut plus rien dire. Et à 1500 Milliards de dollars de dettes pour les USA, considérer qu’il est temps de payer est-ce vraiment une folie ?

        Nous ne sommes pas tout seul sur Terre, nous les occidentaux. Et il y a un fort besoin d’argent pour construire l’Asie et l’Afrique. Argent qui doit venir du remboursement de la dette. C’était un peu prétentieux que de croire que le système allait toujours abonder dans notre sens et marcher pour nous. Encore une fois, chacun son tour… et non pas chacun mon tour.

        La fête est donc terminée en Occident. La vie, le marché, le progrès technique se passent ailleurs à présent. Il n’est pas à exclure une baisse des conditions de vie aux USA et peut-être, dans une moindre mesure, en Europe. Au jeu de la cigale et de la fourmi… on connaît tous la fin.

        Mais il y a que occidentaux sont mauvais joueurs et surtout mauvais payeurs. Alors tous les prétextes sont bons pour faire croire que c’est la faute au capitalisme, au marché, etc… Une sorte de propagande ou d’auto-persuasion se répand pour aller faire la guerre, économique dans un premier temps, car les États concernés ne veulent et ne peuvent pas payer.

        Ainsi le capitalisme, le marché, le libéralisme, seraient bien quand on gagne, et mauvais quand on perd ?

        Pas très sérieux. Il va falloir assumer et prendre ses responsabilités à présent. C’est au tour de l’Asie et de l’Afrique, voire plus globalement des BRIC, de mener la danse. Et un retour à la réalité pour les politiques qui n’ont vu que l’argent des prêts, mais pas celui du remboursement.

      3. @Taneleo

        Parce que vous croyez que le changement de centre de gravité mondial, ça va se faire sereinement ? Vous croyez que l’explosion des inégalités, à l’oeuvre également au sein des pays émergents ne va pas produire son lot de conséquences sociales et in fine politiques ? Vous pensez que les BRIC sont prêts à faire face à l’effondrement des économies occidentales qui, faute de réactions lucides est maintenant imminent ?

        A ce niveau là en effet, ce n’est pas de l’optimisme, c’est de l’aveuglement…

      4. @Taneleo
        Peut-être ne fréquentez vous pas ce blog depuis assez longtemps pour être conscient que beaucoup d’intervenants réalisent, saluent et souhaitent la sortie du mal-développement des pays du Sud.
        Ce que nous reprochons au capitalisme c’est d’avoir longtemps empêché le développement des ces pays en les colonisant et puis les exploitant sous la logique impérialiste. Les pays qui s’en sont sortis l’ont toujours fait en développant un certain protectionnisme vis-à-vis de l’Occident.
        Maintenant qu’ils arrêtent de se faire piller, les accumulateurs de dette odieuse se tournent vers les peuples d’ici pour continuer leurs profits excédant la croissance réelle. Les tensions montent, les populations commencent à réaliser combien elles sont dupées et que cela ne va faire que croître vu les limites géographiques et environnementales de l’extractivisme capitaliste.
        Les conflits sociaux vont se multiplier et il est possible que votre favori néolibéral continue à l’emporter. Mais pour ce qui est de la récupération des dettes passées, il va y avoir des problèmes: le sud ne se laissera plus faire et les pauvres du nord sont déjà tondus et incapables de payer.

      5. @ Alain A,

        Petite précision : je ne suis pas pro-capitaliste, ni pro-libérale. Le système économique actuel est mauvais, de long en large et en travers; c’est en son sein. Même s’il est vrai qu’il arrive, par la force, à obtenir des résultats. Mais avec une telle énergie déployée, j’ai envie de dire un peu rapidement que n’importe quel système produirait des résultats. L’heure n’est plus à faire ce constat.

        Je ne crois pas à la fin du système économique actuel. Je ne crois pas au capitalisme à l’agonie. Il y a une tentative de remettre l’économie à sa place, car elle est allée trop loin. Mais il y a de nombreuses marges entre aller trop loin, se faire remettre à sa place, et être à l’agonie.

        Le système ne va pas péricliter car il n’y a pas le choix, il n’y a pas de plan B. C’est ça ou l’effondrement de la société. Comme c’est résolument contraire à la mission de tout politique, le système devra être maintenu debout, coûte que coûte.

        Finalement, la seule question qui mérite d’être posée est jusqu’à quel point le système économique va-t-il être remis à sa place.

        Quant aux conflits, aux larmes et au sang, je ne sais pas s’il y en a plus dûs à l’économie aujourd’hui qu’hier, s’il y en aura plus demain qu’aujourd’hui. Par contre, pour les conflits liés aux ressources premières et aux conditions de vie, si on veut un monde plus égalitaire, les occidentaux devront revoir leurs prétentions à la baisse, ou conflits il y aura.

  2. Mais justement, ce sont de bonnes nouvelles. Ce qui est en train de se passer, c’est une bonne nouvelle : c’est le retour au réel.

    Les dirigeants européens ont menti depuis des décennies : les dirigeants européens ont fait croire qu’il y avait une solidarité supranationale.

    C’était un mensonge, et ils le savaient.

    Tout le monde savait que les Etats européens riches ne donneraient jamais des dizaines de milliards pour sauver les Etats européens pauvres.

    Tout le monde savait que les Etats européens riches ne donneraient jamais des dizaines de milliards pour créer un budget supranational.

    Dernier exemple en date : jeudi 30 juin 2011, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France, les Pays-Bas, la Finlande, le Danemark, la Suède, ont refusé de porter le budget supranational à 1,11 % du PIB de l’Union Européenne.

    http://www.lepoint.fr/economie/plusieurs-pays-s-elevent-contre-la-proposition-de-hausse-du-budget-de-l-ue-30-06-2011-1347999_28.php

    1,11 % du PIB !

    Les Etats européens riches ne veulent pas donner des dizaines de milliards d’euros pour porter le budget supranational à 1,11 % du PIB de l’Union Européenne !

    Tout est dit.

    Fin du rêve supranational.

    Fin des illusions.

    Retour au réel.

    C’est une bonne nouvelle.

    1. Fin du rêve supranational.

      Euh, j´espère que c´est pas le retour du cauchemar nationaliste qui vous enchante…

      1. Non. La mort de l’Union Européenne n’est pas obligatoirement synonyme de « cauchemar nationaliste ».

        Avant la naissance de l’Union Européenne, ce n’était pas « le cauchemar nationaliste ».

      2. Avant la naissance de l’Union Européenne, ce n’était pas « le cauchemar nationaliste ».

        Oui, bien sûr BA, avant la naissance de l’Union européenne, c’était juste la guerre, un truc vachement sympa, pas un cauchemar nationaliste…

      3. Non, il y aura une grande fête foraine où l’on célébrera la fraternité entre nos bonnes vieilles nations, en décidant de façon non contraignante et unilatérale de refaire de protectionnisme, des dévaluations compétitives, du dumping social ou fiscal, vous savez toutes ces petites choses qui renforcent l’amitié entre nos peuples comme l’histoire l’a montré. Et dans le cas contraire, bien évidemment, la France jettera des bombes atomiques sur les récalcitrants.

        Ah bas l’Europe !

      4. Mon interprétation est la suivante : ce n’est pas la construction européenne qui a causé la paix en Europe.

        Mais en revanche, c’est la peur de recevoir une bombe atomique qui a causé la paix en Europe.

        Les Etats européens savent que, s’ils envahissent leur voisin, ils reçoivent une bombe atomique. Cet équilibre de la terreur est la cause de la paix en Europe.

        A partir de là, les Etats européens ont pu profiter de cette paix en faisant une expérience : la construction d’une Europe supranationale. En 1957, le traité de Rome a marqué le début de cette expérience.

        Aujourd’hui, 54 ans plus tard, nous pouvons faire le bilan de cette expérience supranationale : un désastre.

        Quand cette expérience supranationale prendra fin, les Etats européens reprendront leur indépendance.

        Et alors ?

        Et après ?

        L’Allemagne envahira le Royaume-Uni ?

        L’Italie envahira la France ?

        L’Espagne envahira le Portugal ?

        Quel Etat européen déclarera la guerre à quel autre Etat européen ?

      5. @BA,

        une europe en guerre ne veut pas forcément dire des guerres entre nations. N’oubliez pas qu’il y a cette chose qui s’appelle la guerre civile.

        C’est d’ailleurs le scénario le plus probable, si nous n’arrivons pas à résoudre nos problèmes au sein de l’europe de manière amicale et coordonnée : une europe en proie à de multiples guerres civiles, dans la plupart des pays qui la compose.

        C’est d’ailleurs le même problème qui menace les Etats Unis. Et en Chine, en Inde, au Brésil si les pays de l’OCDE sont en proie à des situations chaotiques et que l’économie mondiale périclite il leur sera très difficile d’éviter un clash entre les populations rurales, défavorisées et très nombreuses et les populations urbaines.

        S’il doit y avoir une troisième guerre mondiale, celle ci sera peu probablement du type des deux précédentes, une guerre entre deux camps de nations, mais un monde en proie à des guerres civiles intestines et destructrices dans la plupart des pays de la planète.

      6. Julien Alexandre écrit : « il y aura une grande fête foraine où l’on célébrera la fraternité entre nos bonnes vieilles nations, en décidant de façon non contraignante et unilatérale de refaire de protectionnisme, des dévaluations compétitives, du dumping social ou fiscal, vous savez toutes ces petites choses qui renforcent l’amitié entre nos peuples comme l’histoire l’a montré. »

        Ben oui.

        On reviendra dans le monde réel.

        Il y aura le monde réel.

        Il y aura du protectionnisme. Il y aura des dévaluations compétitives. Il y aura du dumping social ou fiscal. Et, effectivement, ça ne renforcera pas l’amitié entre nos peuples.

        Mais au moins, ce ne sera pas cette Union Européenne ploutocratique, anti-démocratique, anti-sociale, qui nous avait été vendue comme devant nous apporter le progrès économique et le progrès social.

        A partir de 1997, presque tous les Etats membres de l’Union Européenne ont été dirigés par les partis de gauche. Bilan : zéro.

        Ce n’est donc plus une question de gauche ou de droite. C’est une question d’Europe supranationale ou d’Europe des Etats.

        Autrement dit : c’est une question entre les gentils supranationaux sympathiques (vous) et les méchants souverainistes antipathiques (moi).

      7. Une guerre européenne pour cause de retour de nationalisme se produirait en commençant par les zones les plus pauvres, les autres ont trop à perdre.
        Mais en une ou deux décennies, cela peu basculer; la roue peut touner.
        Les derniers actes de guerre en Europe (continent) ont été dans les zones les plus pauvres : ex-yougoslavie/serbie/Bosnie/Croatie et Kosovo/Serbie(Albanie).
        Logiquement, c’est du côté des pays baltes qu’il faudrait regarder, puis du côté de la Bulgarie/Roumanie. Et si la roue tournait, ce serait plus sur les terres de l’ancien Empire Austro-Hongrois, puis enfin à l’Ouest. Effectivement, les « marches » de l’Europe (Irlande Portugal Grèce) seraient protégées, (la Grèce, modulo une Turquie puissante…?), car pas d’enjeu géostratégique.
        Géopolitique à trois francs six sous.

      8. Pour les problèmes intra-européens, il y a le conseil de l’Europe, ou l’ONU : inutile d’invoquer les cavaliers de l’apocalypse.

        Ce n’est pas l’Union européenne qui apporte la paix, c’est la paix qui a permis l’Union Européenne : la pax americana, rendue elle même possible par la ruine qui suivie la seconde guerre mondiale et la guerre froide. Si bombes nucléaires, elles n’auraient pas été françaises car autant se tirer dessus dans un si petit espace : seuls les USA maîtrise une telle précision technologique.

        Une union n’est cependant tenable, si elle est libre, que lorsqu’il y a un minimum d’intérêts communs et de valeurs communes : l’union ne fait la force que si l’on va dans le même sens, sinon c’est un boulet…Un assemblage de navires n’est pas un navire : inmanoeuvrable, systémique ; il y a un point où la solidarité confine à l’immobilisme.

        Le boulet aurait il desservi la pax americana? Un « nain politique, et un géant économique »($$), les gêner? « hors l’UE, point de salut! »
        Ce n’est pas par l’opération du saint esprit que les traités européens sont ce qu’ils sont : subordonnés à l’OTAN et au marché (idéologie libérale américaine, capitaux principalement en $ ou d’origine $) : c’est juste le résultat des pressions us (avant tout : du libre échange, et rien qui ressemble à du rouge, même de très loin) et des différences entre pays européens.
        Ce n’est pas pour rien que l’UE soutient vigoureusement les US, sans réelle réciprocité.

        L’Union, d’ailleurs? L’ONU, c’est la désunion? De qui se désunit on, lorsque l’on s’unit à l’UE…? Pourquoi la Turquie et le Maroc voient l’un le processus, l’autre sa demande d’adhésion, bloqués, alors que dans le même temps, l’UE continue d’élargir jusqu’à la frontière russe, et même, accélère l’adhésion de l’Islande qui s’est pourtant vue ruinée par la crise financière? Pourquoi les DOM français sont ils considérés comme des « régions ultra périphériques » par L’UE, alors que le processus d’unification des marchés européen et américain est en marche?
        Limite WASP l’UE…

        Bientôt peut être la pax made in china… »l’UE est un exemple pour toutes les nations. » (rires)

        « Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux. » (B Franklin)

        Préférer soutenir l’UE, qui est militairement subordonnée à l’OTAN, au nom de l’union, (soit : vassaux du même seigneur, c’est une union.), c’est donc préférer soutenir l’OTAN(80% du budget militaire mondial), préférer que les pays européens soient représentés à l’ONU uniquement par H V Rompuy, que la france et l’angleterre remettent leur siège au conseil de sécurité, MAIS PARLER DE PAIX…!?! (le commandant en chef de l’otan entame une guerre tout les trois ans en moyenne…)

        Préférer soutenir l’UE, dont les traités soumettent la démocratie au marché « meilleur allocateur de ressource » (pourquoi pas la guerre économique : c’est cohérent) mais que vaut cette ironie : « en décidant de façon non contraignante et unilatérale de refaire de protectionnisme, des dévaluations compétitives, du dumping social ou fiscal »?

        1/ le dumping social et fiscal a déjà cours dans l’Union. à l’avantage de qui?
        2/ si l’unilatéralité est toujours possible, nul n’en voit l’intérêt : les négociations se passent dans le cadre de l’OMC, qui est parfaitement anti-protectionnisme, ou à l’ONU, ou négocié directement entre les états concernés. Les USA eux même évitent de paraître unilatéraux.
        3/ si elles permettent de retrouver un équilibre budgétaire, ou des capacités commerciales, en quoi les dévaluations seraient elles néfastes? L’on peut aussi préférer une monnaie forte, mais alors, en libre échange, le capital s’investit là où les prix sont bas, pour réexporter vers où les prix sont élevés. L’UE en est à verser des subventions aux entreprises pour qu’elles s’installent dans les pays de l’est, et espère ainsi éviter qu’elles ne partent plus loin. L’airbus est fabriqué presqu’entièrement hors zone euro. Bientôt les chaînes chinoises en produiront un/jour. Ces pays qui voient affluer les capitaux, se développent t ils, au sens de l’indice du développements de l’ONU? Le marché intérieur, et le recouvrement de leurs besoins?
        4/ Un espoir que l’esprit de ces traités changent? Une unanimité du conseil, un rêve de printemps des peuples bis? dès lors, si tous le monde est d’accord, pourquoi l’UE?
        Un parlement qui prend le pouvoir et se déclare constituante? Quelle légitimité résultera de cette action? Le parlement a t il démissionné lors de l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne? Y a t il un large soutien électoral de ceux qui siègent?
        Une guérilla (« désobéissance » du parti de gauche)? de même, quelle légitimité? Une monnaie commune qui pourrait concurrencer le $?
        5/ Au sujet de l’agriculture : comment résout on l’équation, posée en termes libéraux anti-protectionnistes (subventions, pays pauvres, écologie, emplois, dépendance alimentaire)?
        Une réflexion de « Vandana Shiva :

        « Le libre-échange, c’est la dictature des entreprises »…
        …Un protectionnisme lié à la protection des écosystèmes, à l’écologie, est un impératif. Nous devons dire stop à la dévastation de nos rivières, stop aux déchets toxiques, stop au dumping des OGM par la manipulation des politiques mondiales par une multinationale. Cette protection est un devoir. Le cycle de Doha [1] n’a entraîné aucun progrès depuis une décennie à cause d’un seul facteur : le problème de la subsistance des paysans. En 1993, nous avons organisé un rassemblement d’un demi-million de personnes pour faire pression sur le gouvernement indien : « Si vous signez les accords du GATT, nos paysans vont mourir. » Résultat : les accords du GATT ont été signés, et 250.000 paysans indiens se sont suicidés, notamment à cause de leurs dettes ! »


        http://www.bastamag.net/article1622.html

        .
        Plutôt que d’argent, de sécurité, et de territoire, qu’en est il de la démocratie, de l’équilibre des pouvoirs, du débat public, de l’intérêt général, des droits de l’homme? de la libre détermination des peuples qui soutient l’ONU, seule légitime en matière de relation internationale?

    2. Comme V W, je considère que le retour au nationalisme( ou, moindre mal au souverainisme) n’est guère une bonne nouvelle. Certes l’Europe est néolibérale et c’est désastreux. mais le repli du chacun pour soi amènera le recul et la régression partout alors qu’une solidarité, encore à créer, nous permettrait d’avancer (doucement) sur la voie d’une stabilisation coordonnée.

      1. Mais qui parle du « repli du chacun pour soi » ?

        Qui ?

        Il existe un terrorisme intellectuel qui consiste à dire : « Si l’Union Européenne meurt, ce sera le repli du chacun pour soi ».

        Ce terrorisme intellectuel n’est pas nouveau.

        Margaret Thatcher l’utilisait en répétant toujours : « There Is No Alternative » = TINA. Les Britanniques avaient surnommé Margaret Thatcher « TINA ».

        Aujourd’hui, il y a de nouveaux TINA.

        Les nouveaux TINA répètent cette phrase : « Si l’Union Européenne meurt, ce sera le repli du chacun pour soi ».

        Mais vous êtes aveugles ou quoi ? Le repli du chacun pour soi, ça fait trois ans qu’on le voit partout en Europe.

        Si les Européens avaient donné 350 milliards d’euros à la Grèce, le problème grec serait réglé.

        Mais les Européens n’ont pas voulu donner 350 milliards d’euros à la Grèce. Ils ont choisi le chacun pour soi.

        En octobre 2008, Sarkozy a demandé à Merkel de mettre tout l’argent possible dans un pot commun pour résister à la crise financière. Merkel a refusé. Merkel a répondu à Sarkozy cette phrase historique, qui résume l’échec de l’Europe supranationale :

        « Non. Chacun sa merde ».

        Le chacun pour soi, ça fait trois ans qu’on le voit en Europe.

      2. quand les français et les allemands se rendront compte qu’il n’y a, en fait, qu’un tout petit décalage temporel (un an? deux ans? trois ans au plus?) entre leur situation et celle que vivent les grecs et les portugais actuellement, vous verrez, la solidarité européenne viendra tout ce qui a de plus naturellement.

        Nous vivons actuellement une situation purement transitoire qui ne va pas durer bien longtemps, celle où les opinions publiques des différents pays de la zone euro ne sont pas encore en phase.

        Mais comme nous avons tous, fondamentalement, les mêmes problèmes, nous aurons tous à les résoudre de la même manière. Mais pour cela il va falloir attendre un petit peu que les français et les allemands en prennent conscience.

        Vous allez voir: la bulle immobilière franco-française est sur le point d’éclater: le volume des transactions a déjà commencé de baisser significativement, les prix vont suivre d’ici moins de six mois. Dans un ou deux ans nous seront exactement dans la même situation que la Grèce. Et pour l’Allemagne cela ira aussi très vite puisque ses trois principaux clients, la France, l’Espagne et l’Italie l’auront précédée dans cette chute.

        2013, 2014 au plus tard, sera l’année du grand chambardement, d’une solidarité européenne toute nouvelle.

      3. Chris06, je te parie une choucroute que ce sera exactement le contraire. Réaction anti-européenne dans tous les Etats européens.

      4. la solidarité EXISTE entre les Banquiers, les Politiques,la Justice et les religions pour désolidariser le Social et tout ceci avec l’Europe.
        Voir en DSK un Socialiste montre l’étendue du cynisme.
        Grâce aux Médias au service de l’Europe des OGM à la farine animale en passant par la libre circulation des capitaux (transit vers les Paradis fiscaux).
        Oui,l’Europe est une réussite..

      5. @BA

        Grand dieu, mais qu’est-ce que vous avez tous à parier des choucroutes sur ce blog ?
        Déjà que cette manie de parier me fait songer à ce que les britanniques ont de pire avec leur goût pour les gentils Tabloïds. Ne pourrait-on pas plutôt parier des sorbets à la vanille des îles ? Des fraises-rhubarbe à la chantilly ? Des petits farcis de fleurs de courgettes ? Un peu de fraîcheur de saison que diable !

        Ah, et puis en parlant de fraîcheur, je sais bien que ces temps-ci le protectionniste béat sanctifié à la sauce démondialisation par Lordon et Montebourg nous ferait presque oublier le réchauffé du truc, mais il ne vous aura pas échappé que le Monde de 2011 fait face à quelques problèmes transnationaux, du genre de ceux qui passent les frontières. Spéculation financière et césium 137 en tête. Vous comptez les résoudre comment BA ces problèmes qui dépassent le cadre de votre cher épouvantail européen ? En criant : « Pousse, je suis Basque » ?

        Je termine.

        La contradiction qui consiste dans votre cas à pourfendre l’Europe sur la base de son individualisme (« Non. Chacun sa merde ».) pour promouvoir aussi sec ce même individualisme une fois sorti du cadre européen, vous allez en faire quoi BA, vous le mettre sous les fesses et en faire un joli coussin pour arrondir les angles de votre inconfort philosophique ?

      6. la seule solidarité actuelle est celle des nantis.

        Quand ils fermeront les robinets du fric,ils n’auront plus rien eux même,sauf ce qu’ils on voler.
        Ce que nous savons tous.
        C’est eux qui fabriquent les pauvres ,et si je suis à leur place je serais plus malin que le gnome incapable de les servir intelligemment et être la HONTE de l’idiotie..
        Il peut faire semblant d’aider les pauvres etc,les riches n’ont pas besoin d’un incapable aussi évident.
        Il termineras sa brève apparition de voleur social ostentatoire sans aucuns remerciements.

        Il est si facile d’endormir le Peuple en endormant et en trichant ,mais ENDORMIR les Banquiers ,c’est foutus pour lui,qui feras confiance à un navet pareil ?
        Tout en main,les médias ,le Sénat,le Parlement,etc,incapable de maitriser son ego.
        Pauvre voleur à la tire ,il aurais put être un champion admiré .

      7. Martine Mounier écrit : « je sais bien que ces temps-ci le protectionniste béat sanctifié à la sauce démondialisation par Lordon et Montebourg nous ferait presque oublier le réchauffé du truc, mais il ne vous aura pas échappé que le Monde de 2011 fait face à quelques problèmes transnationaux, du genre de ceux qui passent les frontières. »

        Merci, Martine.

        Merci de me permettre de rendre hommage à l’institution la plus importante :

        l’Organisation des Nations Unies.

        Les problèmes qu’évoque Martine concerne toutes les nations, absolument toutes. Ces problèmes doivent donc être traités par l’Organisation des Nations Unies, et aussi par les organismes qui dépendent de l’ONU.

        Mais en revanche, l’Union Européenne est un cadre beaucoup trop petit pour traiter ces problèmes.

      8. Martine Mounier écrit :

        « La contradiction qui consiste dans votre cas à pourfendre l’Europe sur la base de son individualisme (« Non. Chacun sa merde ».) pour promouvoir aussi sec ce même individualisme une fois sorti du cadre européen, vous allez en faire quoi BA, vous le mettre sous les fesses et en faire un joli coussin pour arrondir les angles de votre inconfort philosophique ? »

        Erreur tragique de Martine.

        Je ne pourfend pas l’individualisme quand je cite la réponse historique d’Angela Merkel à Nicolas Sarkozy : « Non. Chacun sa merde. »

        Je ne me place pas sur le terrain moral.

        Je me place sur le terrain du réel.

        Je dis ce qui est. Je décris ce qui existe.

        Voici ce qui existe :

        – le sentiment national ;
        – la raison d’Etat ;
        – l’égoïsme national.

        Concernant la solidarité supranationale, les Etats-Unis d’Europe, le fédéralisme européen, etc, etc, ce sont des rêves, des fantasmes, des illusions, des histoires d’ « Au pays de Candy », des histoires d’ « Alice au pays des merveilles », des histoires de « Martine à la plage ». Donc, je vous laisse fantasmer avec vos histoires d’individualisme, vos histoires de fesses, vos histoires de jolis coussins. Ca ne m’intéresse pas.

      9. @BA,

        je te parie une choucroute que ce sera exactement le contraire. Réaction anti-européenne dans tous les Etats européens.

        oh mais il est certain qu’il y aura une réaction anti-européenne dans tous les Etats européens, celle ci n’est pas franchement nouvelle ni bien difficile à prévoir, il suffit de vous écouter ou d’écouter Marine Le Pen pour s’en convaincre, ou de regarder ce qui se passe en Finlande ou en Autriche et dan bien d’autres pays. Les national-socialistes (car c’est bien comme cela qu’il faut les appeler) croient pour le moment avoir le vent en poupe puisque la situation économique et sociale des différents états de l’union européenne apparaît, pour le moment du moins, divergente.

        Mais vous verrez que d’ici deux à trois ans, au lieu de divergence, c’est une convergence inéluctable qui sera évidente pour tous et quand tous les pays de la zone euro seront plus ou moins dans une situation similaire à celle de la Grèce ou du Portugal aujourd’hui, et qu’il s’agira de choisir entre la désintégration de l’union européenne ou au contraire une refondation des institutions européennes, vous verrez qu’une écrasante majorité se portera pour la refondation.

      10. Encore !

        Encore ce terrorisme intellectuel !

        Vous êtes contre l’Union Européenne ? Donc vous êtes national-socialiste !

        D’ailleurs, c’est bien simple : 55 % des Français ont voté « non » à la Constitution européenne, donc 55 % des Français sont national-socialistes !

      11. Ah, le beau raccourci ! Les Français ont voté non à un mauvais projet de constitution européenne. Eu-t-il été bon ce projet qu’ils auraient peut-être voté oui. Et donc en aucun cas vous ne pouvez récupérer pour vous tout seul 55 % des votes des Français pour en faire des adversersaires de l’Union européenne et servir votre propos souverainiste. Et après ça vous donne des leçons de « terrorisme intellectuel »…

      12. @BA,

        les 55% de français qui ont voté non au référendum sur le TCE n’étaient pas tous, loin s’en faut, « contre l’union européenne ».

        Qu’est ce qui vous amène à faire ce raccourci saugrenu? Ah, je sait, votre hantise manifeste de tout ce qui touche, de près ou de loin, à l’union européenne.

      13. Mais justement !

        Justement il y avait de tout dans les 55 % qui ont voté « non » le 29 mai 2005 !

        Vous comprenez, ça ?

        Alors pourquoi parler de « national-socialisme » ?

        Pourquoi écrire : « les national-socialistes » ?

        Je vais vous répéter ce que je pense :

        – je suis pour l’indépendance nationale

        – je suis de gauche, athée, anti-clérical

        – je suis pour la réduction drastique des inégalités sociales

        – et j’en ai marre de me faire traiter de « national-socialiste ».

      14. Julien Alexandre :
        « Ah, le beau raccourci ! Les Français ont voté non à un mauvais projet de constitution européenne. Eu-t-il été bon ce projet qu’ils auraient peut-être voté oui. Et donc en aucun cas vous ne pouvez récupérer pour vous tout seul 55 % des votes des Français pour en faire des adversersaires de l’Union européenne et servir votre propos souverainiste. Et après ça vous donne des leçons de « terrorisme intellectuel »… »

        1 ce traité est un traité récapitulatif : conscient ou non, le referendum portait sur l’ensemble des traités depuis 1958, date du traité de rome. C’est donc à l’ensemble de la construction européenne qu’il a été dit non. Les « améliorations » sont insignifiantes.
        2 c’était un projet constitutionnel, maintenant, c’est un texte à valeur constitutionnelle : nos ministres et députés (comme dans tous les pays de l’UE) sont des transcripteurs.
        3 L’UE basant sa supranationalité sur le marché (et la monnaie) unique(s), s’opposer à l’UE, c’est se ranger ipso facto du coté des nations.

        Que faire avec une caste politique qui a construit cette UE là?
        Reste que, à moins de qualifier les tenants du « non » au referendum d’inconscients, ou d’aveugles, ou d’incohérents (qualificatifs abondamment employés par les tenants du « oui »), ce referendum tournait bien autour de la question de la souveraineté. « Il n’y a pas de plan B » est une réplique donnée aux peuples qui résume la situation. Et le plan A est pourri jusqu’à l’os.

      15. BA a raison, il y avait de tout dans le panel du NON.
        Moi, par exemple, j’ai voté NON à Maastricht et NON au TCE de 2005, et pourtant je suis partisan de l’euro et d’une Europe fédérale, à condition qu’il y ait un véritable projet de civilisation à caractère socialiste (où à minima sur les bases du CNR).
        Une Europe fédérale est nécessaire car les défis que nous avons à surmonter (notamment sur le climat, l’énergie, l’eau, les matières premières……..) sont des défis qui ne peuvent se régler que sur des grandes mailles et avec une coopération des peuples, et à ce titre l’Europe est une maille qui a la taille critique.
        Mais, et c’était évident dès 1992 avec Maastricht, l’Europe que nous avons c’est l’Europe des marchands, une Europe néolibérale qui engraisse une petite oligarchie au détriment des peuples, une Europe sans direction politique, où le libre échangisme, la spéculation, les privatisations, les casses de services publics et la fraude fiscale (ou optimisation si on préfère le terme) sont des dogmes ……
        Le fiasco que l’on observe, et qui est largement décrit sur ce blog, était prévisible et prévu (relire les analyses d’il y a 20 ans, de Chevènement, du PCF, de la CGT, de certains Gaullistes comme Ph. SEGUIN ……..).
        Où sont les politiques communes sur la fiscalité, sur l’énergie, sur l’industrie et l’agriculture, sur les balances commerciales, où sont les grands projets fédérateurs ?
        On peut être partisan d’une Europe à caractère socialiste et refuser l’Europe des marchands et des spéculateurs.

      16. @ BA
        Je suis d’accord avec votre formulation: « Si les Européens avaient donné 350 milliards d’euros à la Grèce, le problème grec serait réglé. Mais les Européens n’ont pas voulu donner 350 milliards d’euros à la Grèce. Ils ont choisi le chacun pour soi. »

        Dans votre esprit c’est bien un DON et non pas un prêt n’est ce pas ?
        On appelle cela un abandon de créance pur et simple.
        Si tel est bien le cas, élargissons le don systématique à tous les débiteurs de la planète !
        Haro sur tous ceux qui ont économisé et qui ont prêté à d’autres au lieu de consommer ou d’investir en biens durables pour leur propre usage……
        Sus au capital et à la monnaie !
        Au fait, les biens les plus chers, les plus inaliénables aux yeux du révolutionnaire de 1789 sont la liberté et l’indivisibilité de la république. Si on avait également donné ces choses là à d’autres pays, il n’y aurait plus eu de problèmes dans le passé……

      17. CHRIS06

        vous verrez qu’une écrasante majorité se portera pour la refondation.

        ou, tout aussi probable, pour le chacun pour soi, tant il me paraît, plutôt que de voir une défaillance économique et la chute d’un système (qui selon moi n’en a jamais été un), voir tranquillement s’installer le chaos.
        Retour aux sources: la vioence et le soulagement. Fini la danse d’Apollon, place à celle de Bachus, diraient certains.

      18. @argeles39,

        si vous relisez bien ce que BA a écrit:

        Vous êtes contre l’Union Européenne ? Donc vous êtes national-socialiste !

        D’ailleurs, c’est bien simple : 55 % des Français ont voté « non » à la Constitution européenne, donc 55 % des Français sont national-socialistes !

        Il est clair que BA fait le raccourci entre voter « non » au TCE et être, comme lui, contre l’union européenne.

        Vous noterez bien aussi que nul part ai je confondu ceux qui ont voté « non » au TCE avec les national-socialistes (qui sont ceux qui combinent les idées nationalistes -contre l’union européenne- et socialistes de BA).

      19. ALBIN,

        Non, pas « à tous les débiteurs de la planète ».

        A la Grèce. Les Européens devraient donner 350 milliards d’euros à la Grèce. Or, les Européens ne donnent pas à la Grèce : ils lui prêtent. Ils rajoutent des montagnes de dettes par-dessus les montagnes de dettes qui écrasent la Grèce. Ce faisant, ils aggravent le désastre.

      20. Argeles39 cite Chevènement, le PCF, la CGT, les gaullistes comme Philippe Seguin. C’est effectivement ma famille politique, que l’historien François Furet a analysée dans son article écrit en 1992.

        Dans son article sur le jacobinisme, François Furet écrivait en 1992 :

        « L’élasticité sémantique du terme, dans la politique française de cette fin du XXème siècle, témoigne de ce travail du temps. Jacobinisme ou jacobin peuvent y désigner, selon les cas, des prédilections très diverses : l’indivisibilité de la souveraineté nationale, la vocation de l’Etat à transformer la société, la centralisation gouvernementale et administrative, l’égalité des citoyens garantie par l’uniformité de la législation, la régénération des hommes par l’école républicaine, ou simplement le goût sourcilleux de l’indépendance nationale. Dans cette nébuleuse de sens domine toujours la figure centrale de l’autorité publique souveraine et indivisible, dominant la société civile ; ce qui est après tout un paradoxe, s’il est vrai que l’histoire du club des Jacobins est celle d’une incessante usurpation sur la Convention, régulièrement investie de la souveraineté du peuple par l’élection de septembre 1792. Mais ce paradoxe – outre qu’il en dit peut-être long sur la faiblesse de la tradition juridique en France et sur la tyrannie vague des souvenirs historiques – exprime aussi au bout de deux siècles une espèce d’embourgeoisement du jacobinisme, passé de l’état de patrimoine révolutionnaire au statut de propriété nationale. Parvenu à ce stade éminent de dignité historique, le concept a perdu tout caractère subversif et aussi, comme on l’a vu, tout sens précis ; mais en évoquant dans les mentalités les vertus d’un Etat fort, porteur du progrès et figure imprescriptible de la nation, il permet de joindre sa tradition à celle qui l’a précédée et à celle qui l’a suivie, et de recoudre ce que la Révolution avait déchiré : formant un pont entre l’ancienne monarchie et l’Etat napoléonien, la tradition jacobine retrouve un air de famille. Si bien qu’elle peut aussi faire une place à la droite et diviser la gauche ; plaire aux gaullistes comme aux communistes, et tracer une ligne de démarcation à l’intérieur du parti socialiste. »

        (François Furet et Mona Ozouf, Dictionnaire critique de la Révolution française, Idées, Champs Flammarion, p.243)

      21. Je vais vous répéter ce que je pense :

        – je suis pour l’indépendance nationale

        – je suis de gauche, athée, anti-clérical

        – je suis pour la réduction drastique des inégalités sociales

        – et j’en ai marre de me faire traiter de « national-socialiste ».

        Ce que vous dites penser, BA, est très exactement ce que disait penser un membre du NSDAP (Parti national-socialiste des travailleurs allemands) dans les années 20, nationaliste d’abord, anti-capitaliste et anti-chrétien ensuite, antisémite aussi.
        Et vos techniques propagandistes comme votre façon de répéter ad nauseam les mêmes thèmes, d’asséner toujours les mêmes formules sentencieuses n’auraient pas déplu aux plus éminents leaders de ce petit parti populiste…

      22. Mais je suis anti-nationaliste !

        Pour moi, les droits de l’individu priment les droits de la nation !

        Et je suis droitdelhommiste !

        Pour moi, la Déclaration du 26 août 1789 est ce que la France a produit de plus grand !

        Vigneron, tu ne comprends plus rien à rien !

      23. Pour moi, les droits de l’individu priment les droits de la nation !

        Et je suis droitdelhommiste !
        !

        Ah bon ? Alors vous êtes européiste ! La Cour des Droits de l’Homme, elle est européenne, non ? Et c’est bien la France qui a quelque soucis avec elle de temps en temps, non ? Et Sarko et ses ministres franco-français, c’est pas la Vice-présidente de la commission européenne honnie, chargée de la Justice, des Droits fondamentaux et de la Citoyenneté, Viviane Reding, qui les a traités comme il le méritaient en septembre dernier, non ?

        Pour moi, la Déclaration du 26 août 1789 est ce que la France a produit de plus grand

        Surtout l’article le plus respecté, au niveau européen comme au niveau national, soit le dernier, j’imagine…

        Article 17 – La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n’est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment, et sous la condition d’une juste et préalable indemnité.

      24. La politique selon Vigneron :

        – Jean Dupont est pour l’indépendance nationale.
        – Jean Dupont est athée et anticlérical.
        – Jean Dupont est pour les nationalisations (nationalisations compatibles avec l’article 17 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen).
        – Jean Dupont est pour la réduction drastique des inégalités sociales.
        – Jean Dupont est droitdelhommiste.
        – Jean Dupont est anti-nationaliste.
        – Jean Dupont est de gauche.

        Vigneron conclut : « Jean Dupont est national-socialiste » !

        Vigneron est un génie de l’analyse politique !

        J’éclate de rire !

      25. @ BA 9 juillet 2011 à 22:01

        « j’en ai marre de me faire traiter de « national-socialiste »

        .
        Je vous comprends !
        Vigneron vous fait remarquer qu’on ne pouvait pas reprocher au NSDAP ses positions internationalistes et vous pouvez lui répondre que la déclaration de 89 ne faisait pas partie du catéchisme militant du NSDAP.
        S’il existe autre chose que la guerre boum-boum des États-Nations, ou leurs guerres économiques (concurrence et pas coopération via les multinationales au statut de pirate ou corsaire), ce ne peut être qu’en restreignant les formes d’une des caractéristiques de ces états-nations à savoir la propriété des sols, des sous-sols, des mers etc. et de tout de qui est déposé dessus comme capital vivant ou mort, privé.
        Les sans-culottes paraissent démagos, mais cette démagogie a eu ses descendants, et la question demeure de comment les rassembler. Le brésilien dont j’ai déjà oublié le nom cité par F Leclerc il y a peu, disait très bien les choses sur le fond de la question de l’internationalisation. On me racontait récemment que l’homme le plus riche du monde avait ouvert un musée d’art moderne à Mexico comme cadeau d’anniversaire à sa fifille. Sympa le paternel. La bulle du marché de lard quoi.

      26. Non. Je dis que Jean Dupont est prêt à dire n’importe quoi, tout et le contraire de tout, à toutes et à toutes, ici ou n’importe où, si l’Europe doit en être atteinte, si la fibre nationale doit en être caressée. Cqfd et l’est ci-dessus.

      27. Vigneron, quand ai-je dit tout et le contraire de tout ?

        Quand ?

        Je t’ai expliqué ce que je pense, quelles sont mes idées, quelle est ma famille politique.

        Tu vis dans ton monde, et tu ne comprends plus le monde réel.

        C’est tout.

      1. Les Etats-Unis d’Amérique ont un budget fédéral de 25,3 % de leur PIB.

        « Les Etats-Unis d’Europe » (j’éclate de rire !) ont un budget « fédéral » (j’éclate de rire !) de 1 % de leur PIB. Bruxelles a demandé que le budget soit porté à 1,11 % du PIB, mais les Etats européens riches ont dit non.

        La solidarité supranationale, ça n’existe pas.

      2. @BA

        Mais en revanche, l’Union Européenne est un cadre beaucoup trop petit pour traiter ces problèmes.

        Bien ! Figurez-vous que je suis pour.

        Reste la question centrale, celle que vous évacuez d’un revers de désintérêt magique : qu’est-ce que la souveraineté sinon l’idée d’une indépendance qui ne souffre l’ingérence de personne, mais demeure certaine que des prérogatives nationalistes comme la sécurité nucléaire ou la monnaie, ne peuvent trouver de terrain d’entente avec autrui que dans la mesure où autrui ne l’oblige en rien ?

        Expliquez moins en somme comment concrètement vous comptez atteindre votre parfaite gouvernance mondiale, sans apprentissage d’un échelon intermédiaire imparfait, dans une cacophonie de retour au chacun pour soi ? Je ne voudrais pas vous casser le moral BA mais je crains qu’une armée de futurs internautes qui vous ressemble comme des deux gouttes d’eau soient déjà sur les rang, près à monter au créneau de la suprématie nationale contre votre ONU, en brandissant le clavier du réel de la charité bien comprise qui, comme chacun le sait, commence par soi-même.

      3. « qu’est-ce que la souveraineté sinon l’idée d’une indépendance qui ne souffre l’ingérence de personne, mais demeure certaine que des prérogatives nationalistes comme la sécurité nucléaire ou la monnaie, ne peuvent trouver de terrain d’entente avec autrui que dans la mesure où autrui ne l’oblige en rien ? »

        Je ne comprends pas.

        « Expliquez moins en somme comment concrètement vous comptez atteindre votre parfaite gouvernance mondiale, sans apprentissage d’un échelon intermédiaire imparfait, dans une cacophonie de retour au chacun pour soi ? Je ne voudrais pas vous casser le moral BA mais je crains qu’une armée de futurs internautes qui vous ressemble comme des deux gouttes d’eau soient déjà sur les rang, près à monter au créneau de la suprématie nationale contre votre ONU, en brandissant le clavier du réel de la charité bien comprise qui, comme chacun le sait, commence par soi-même. »

        Je ne comprends pas.

      4. Martine Mounier

        Qualifier l’Union Européenne d’échelon imparfait avant la grande harmonie de l’ONU :

        1 Les pays de l’UE se sont retirés de l’ONU à la faveur du président européen H V Rompuy, cela renforce t il a l’ONU? b Les pays européens? c L’Union européenne? d ceux qui profitent du « nain politique »?
        2 L’UE met elle en avant a l’OMC? b L’ONU?
        3 L’UE met elle en avant a l’ONU? b L’OTAN?
        4 L’UE préfère t elle a la démocratie? b l’oligarchie?
        5 L’ONU se fonde sur la libre détermination et la souveraineté des nations. L’UE sur le marché.
        6 Le marché transatlantique est en passe de se réaliser : encore un échelon imparfait?
        7 Le FMI projette un parachute pour le système dollar : échelon imparfait?
        8 L’UE utilise l’intimidation et le mensonge pour se vendre à ses « citoyens ». L’ONU?
        9 Le domaine de l’ONU sont les relations internationales : pas d’ingérence sur la politique intérieure. L’UE?

        A t on demandé une seule fois aux peuples s’ils voulaient d’une construction européenne, ou s’ils voulaient celle là, dorénavant quasi verrouillé par les traités?

        Est ce un échelon, un chemin détourné, une impasse, ou un changement de cap, vers une autre mondialisation?
        l’échelon imparfait OTAN bombarde allègrement ces temps ci.

        Dans les rapports de force entre les puissances, l’ONU fait figure de miracle. L’UE telle qu’elle est est le résultat de la politique étrangère US et des différences entre pays européens, principale caisse de résonance de la politique US.

        « une indépendance qui ne souffre l’ingérence de personne »
        L’ingérence permanente des USA? A l’ONU, ils seraient plus cadrés. Pratique l’UE.
        Les deux vetos européens du conseil de sécurité deviennent un seul (Rompuy?), voire disparaissent. Pratique l’UE.
        les chinois qui soutiennent la monnaie unique . hymne à la joie.

        « La Charte de La Havane n’entra jamais en vigueur car elle ne fut pas ratifiée par le Congrès des États-Unis. L’OIC ne fut donc pas créée, et les efforts se concentrèrent sur l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT).Ce dernier finira par accoucher de l’Organisation mondiale du commerce. »
        « Cette Charte proposait:
        * L’intégration du plein emploi dans ses objectifs
        * L’Équilibre de la balance des paiements
        * De favoriser la coopération
        * L’adoption de normes de travail équitables
        * Le contrôle des mouvements de capitaux
        * L’autorisation des aides de l’État
        :  » etc… Le GATT, c’est mieux, un autre échelon imparfait, comme l’OMC…

        Non pas une étape vers l’ONU, la construction européenne est un déni d’ONU.

      5. @Sylla

        L’Europe est éminemment critiquable : c’est un constat que je fais volontiers avec vous.

        La différence entre nous, c’est que vous vous partez du principe que si le résultat actuel est mauvais c’est que l’idée de départ était mauvaise. Tandis que considère que la construction européenne doit faire face à un certain nombre de défis politiques majeurs qu’elle n’a pas encore relevés.

        L’une des raisons de l’échec de l’Europe c’est son manque de démocratie économique, nous sommes bien d’accord là-dessus. Mais ce n’est pas un problème à proprement parler européen, c’est un problème mondial. C’est LE problème du Capitalisme. Ce qui rend ce problème crucial aujourd’hui, c’est le fait que nous sommes à un tournant de la mondialisation, à un moment charnière où il nous faut collectivement faire des choix : soit avancer pour de bon, soit ne rien faire et régresser. Bref nous sommes au milieu du gué. Par conséquent, de deux choses l’une : ou bien vous considérez que le radeau est trop mal construit et vous sautez comme un con en pleine tempête, ou bien vous vous serrez les coudes avec vos amis d’infortune en songeant que la prochaine fois vous penserez sérieusement à améliorer le radeau.

        J’entendais hier au soir en rentrant chez moi un excellent reportage Metropolis (Arte) sur les Indignés de la Puerta del Sol. Et bien je vais sous doute vous surprendre, mais alors que je n’ai jamais été une europhile hyper-convaincue, je me réjouis à présent à l’idée de construire avec ceux-là, de Madrid, d’Athènes, d’Allemagne – et même des belges-breton ! 😉 -, cette Europe fraternelle et créatrice dont rêvaient ses pères fondateurs.

      6. Martine Mounier :

        Ce que vous appelez un radeau était et est encore un assemblage de nations : attachez des navires ensemble en cas de tempête et vous verrez le naufrage. De même en cas d’incendie, ou d’éperonnage.

        On ne saute pas « comme un c… » dans la tempête : on sectionne l’amarre pour éviter la dislocation des bâtiments.

        Soit on fait un bateau commun, soit on reste sur le nôtre : sinon les équipages sont à la merci du moindre pépin. Un projet de bateau, çà ne flotte pas.
        Mais : peut on coordonner des équipages aux modes d’organisations différentes, certains de porte avion, d’autres de corvette, d’autres à voiles, ne parlant pas la même langue, et ne désirant pas aller spécialement dans la même direction?

        J’étais pro européen jusqu’à la lecture du traité européen. L’Histoire n’est pas mieux, et l’économie non plus. Droite gauche : ce n’est pas la question : c’est la démocratie qui est en question. Les traités instituent le marché comme l’alpha et l’omega, et s’imposent aux états (double casquette : ils votent à l’UE, et réforment chez eux). Les modes de révisions légaux sont 1 l’unanimité du conseil, sous proposition exclusive de la commission 2 rien : ultralibéralisme sanctuarisé.

        Je veux bien discuter d’utopie, mais il faut aussi regarder les réalités : sur quoi peut s’appuyer votre projet européen (qui ne doit pas être exactement le mien)?
        Légalement, c’est bloqué ; pseudo légalement, le parlement se déclarerait il constituante que 1 il n’aurait pas été élu pour çà 2 où se rangerait l’armée?(OTAN) 3 la plupart des élus sont des vieux routiers ; guérilla entres états? c’est peu pacifique, peu légal, et toujours immobilisant. Un printemps des peuples? Ce printemps n’a t il pas eu une révolution pour détonateur? Pour retrouver le même jeu d’influence? La montée de l’asie compensant la baisse américaine? Car pour l’instant, le radeau européen sert d’ajusteur international.

        C’est un problème mondial en vertu de la mondialisation des échanges telles que l’a emmenée les USA après guerre, notamment avec les accords du GATT (futur OMC). Je ne jugerais pas la période qui concerne la guerre froide. Pour l’après guerre, lorsque vous parlez de capitalisme, rendez vous compte que vous parlez avant tout du couple ue-usa qui pèse plus de la moitié du PIB mondial (poids que pesaient les usa au sortir de la guerre), c’est à dire historiquement des usa et de leurs « alliés » (dominions, vassaux, obligés, vautours?), ce « couple » qui mène le FMI, l’OTAN, la BM, l’OMC (jusqu’à récemment : les BRICs bloquent aujourd’hui l’OMC), et qui est en passe de s’unir en un marché commun, le marché transatlantique. Une fois ce marché constitué, il imposera de fait, de par sa masse, ses normes aux restes du monde (adieu le blocage des BRICs). Encore un échelon imparfait vers une entente à l’ONU?
        Ce sont les même (je ne parle pas de vous) qui vantent la diversité et l’entente, qui veulent imposer une loi uniforme et un bloc de valeurs prêtes à l’export.
        Que vaut cette rhéthorique de la progression/régression? Vous confondez l’idée que vous vous faites de l’UE, et ce qu’elle est. Il me paraît pourtant clair qu’elle ne peut être très différente, vu les forces en présence. La pression du capital pousse l’euro à l’explosion si les pays européens ne s’unissent pas. Le capital pousse les pays européens à s’unir. Le marché transatlantique doit émerger en 2014, dont la monnaie sera soit le dollar soit l’euro, soit un mixte, peut être issu du FMI.
        Non pas au milieu du gué, nous n’avons même pas fait un pas vers l’europe que vous semblez souhaiter (sans trop préjuger).
        L’UE n’est jamais sortie d’une virgule des rails de la pax americana. Les rapports entre états européens, quelques peu différents, même après 50 ans de construction européenne, font le reste : une gouvernance dont le réel gouvernail est ailleurs.

        Vous dites que tous ceci n’est que péripétie historique qui n’entache en rien la « belle idée européenne ». Je reste sceptique. réduire le potentiel de l’ONU me semble nocif, privilégier les liens de proximités suspect.

        Quelle idée, au fait? Un bloc identitaire (nouvelle identité de l’Homme nouveau) sur des valeurs communes? (Face à qui? A t on assez de « valeurs communes » pour former un semblant de peuple (cela s’est déjà vu dans l’histoire, mais volontairement, çà reste rare)? Pourquoi les lituaniens plutôt que les marocains, les islandais plutôt que les turcs? L’angleterre est une monarchie de droit divin, la france une république centralisée, l’allemagne une république fédérale) Une vitrine face au bloc soviétique? Un marché libéral unique? Un OTAN qui manipule l’ONU?
        « avec vos amis d’infortune » : le problème est il mondial ou européen? L’infortune des pays d’afrique? du Japon? Si charité bien ordonnée commence par soi même, les pays européens, vis à vis du monde ne sont pas en reste.
        Concernant la france (c’est valable pour les autres pays européens), la responsabilité historique va t elle vers chypre ou la slovénie, ou vers les pays soumis à la colonisation?

        « je me réjouis à présent à l’idée de construire avec ceux-là, de Madrid, d’Athènes, d’Allemagne – et même des belges-breton ! 😉 -, cette Europe fraternelle et créatrice dont rêvaient ses pères fondateurs »

        … les pères fondateurs… je ne peux que vous enjoindre à examiner leur biographie (spaak scuman monnet retinger), plutôt que de vous arrêter aux extraits des discours officiels. D’après ce que j’ai compris, l’UE va dans le sens souhaité par ces messieurs, cahin cahant. La paix, la liberté, la prospérité, le bonheur, l’émancipation, c’est le marché. Le premier citoyen qui n’est qu’un acteur de marché, c’est le citoyen européen. Le plan marshall vit les usa tenir la moitié des investissements européens avant le traité de rome ; il était assortit de condition économique. Je ne crois pas qu’ils rêvaient avec vous.

        Ces indignés peuvent être sympathiques, ils en sont d’autant plus manipulables. Jamais le pathos n’a résolu quoique ce soit en politique, mr Hessel n’a d’ailleurs pas résisté en s’indignant.
        Sont ils tous (suffisamment)d’accord sur les points importants et nécessaires, ces indignés? Les uns veulent un emploi, d’autres veulent le communisme, d’autres sont libertaires, des régionalistes, etc…Ils ne savent plus où est le pouvoir j’ai l’impression. Ces sentiments devraient au moins se tourner vers le concocteur de loi et son électorat : la commission européenne et le conseil. Le capital n’a de prise qu’en vertu des lois qu’il fait passer.

        Pour les belges et les bretons : l’UE promeut le régionalisme (les pays seraient trop petits, égoïstes, mais les régions ont leurs faveurs) : la belgique, sous le transfert des compétences (l’état (ses compétences)est partagé entre les régions et l’UE, est en passe d’exploser, même si pour l’instant, ne pas avoir de gouvernement est le meilleur truc pour éviter les réformes sociales.

        Bien à vous

        P.S. : « démocratie économique »?

    3. « Le Medef prône le « fédéralisme économique » en Europe :

      La présidente du Medef, Laurence Parisot, a plaidé vendredi, pour la première fois, en faveur de l’instauration d’une « forme de fédéralisme économique » en Europe.

      « Pourquoi pas réfléchir à une forme de fédéralisme économique », a-t-elle lancé au siège du mouvement patronal à Paris, devant le vice-Premier ministre britannique Nick Clegg.

      Selon elle, ce serait une manière de « se mettre à la hauteur des enjeux économiques planétaires ».

      « C’est la première fois que le Medef se dit favorable au fédéralisme », a-t-on souligné à l’AFP dans l’entourage de la patronne des patrons.

      Le fédéralisme défendu par le patronat, aux contours encore vagues, « ce n’est pas se préoccuper de la taille des boîtes aux lettres, de la couleur des plaques d’immatriculation », a assuré Laurence Parisot. « C’est vraiment avoir une approche commune sur les budgets, sur la monnaie, sur la gestion de la dette », autant de sujets qui relèvent de la souveraineté des Etats. »
      http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=09d6ca267e3ae6018878393a0da61b79

  3. Paul Jorion :
    Pour illustrer vos considérations des extrais d’une chronique de Valérie Niquet (Le Figaro, 07/7/11) :
    « Au niveau individuel, nombre de responsables (du parti communiste chinois) tentent d’assurer leurs arrières à l’étranger en y plaçant des capitaux ou leurs enfants. Selon des chiffres officiels récemment publiés, les sommes placées à l’étranger par les cadres ou les fonctionnaires corrompus atteignaient 123 milliards de dollars en 2010. Comme dans la Chine du Guomindang officiellement si décriée, la corruption est partout, gangrène régulièrement dénoncée mais contre laquelle le parti ne peut lutter tant elle est inscrite dans le système lui même. »
    Valérie Niquet cite aussi Tchang Kaï-chek qui : « … dénonçait la corruption contre laquelle « si on lutte on perd le parti, si on ne lutte pas on perd le peuple. »  »
    Elle évoque l’affaiblissement du pouvoir central face aux intérêts des grands groupes industriels, de l’armée et des grandes baronnies provinciales. « Ces dernières accumulent des dettes « non autorisées » dont le montant atteindrait près de 2000 milliards de dollars pour des projets d’infrastructure très éloignés des attentes réelles d’une population encore très pauvre.
    Ce chiffre est d’autant plus impressionnant qu’il s’approche du montant des sommes placées en bons du Trésor américain. Ainsi, la Chine, dont chacun vante les succès, conserve une confiance bien plus grande en une Amérique pourtant régulièrement présentée comme en faillite qu’en son propre avenir. »

    1. >objectionvotrehonneur

      Je confirme absolument tout vos dire:

      Ma belle famille est chinoise, du continent. Ma femme et sa famille partagent un compte dans une banque française, qui a une filiale en Chine.

      Je peux vous assurer que quand ça va mal là bas, et contrairement à ce que l’on pense ça arrive souvent qu’il y ait des problèmes qui remontent à la surface (manoeuvres en mer de Chine, déploiement de missiles en Corée du Sud, émeutes au Tibet, grandes grèves plus ou moins insurrectionnelles), le compte en question augmente brutalement..

  4. Je connais pas coeur ce passage de Lacan sur la mort, à priori on pourrait souscrire mais voyez comme il se range dans la catégorie de l’élusion : La mort, c’est réglé. C’est bénéfique et après tout, fermons le ban.

    Lacan était aussi celui qui disait qu’il n’avait peur de rien.

    Je préfère de beaucoup la perspective kierkegaardienne, qui justement va au delà de la mort de l’individu et qui pose la question de ce qu’on est par rapport à … ça.

    La vision individualiste lacanienne et rationaliste en fait, déresponsabilise, c’est la version nihiliste, mais kierkegaarde permet de penser au delà de la vie individuelle, malgré le fait qu’il soit le plus individualiste des penseurs, le plus subjectif, mais le fait qu’il mette en rapport la finitude individuelle et l’infini du temps (ou de Dieu), permet à l’intime de rejoindre l’universel… Etre homme c’est être soi. Bataille disait qu’il fallait se résoudre à ne pas être « tout », c’était donc une amputation pour lui, une diminution pour arriver à être soi (« l’expérience intérieure »). Rien de tel chez K. Le penseur subjectif réactualise la situation d’être vivant, et dans le présent il est. Toute la différence entre la frénésie d’avoir et d’être de Bataille et de l’époque moderne et celui qui comme Kierkegaard, sait qu’il est. La famine dans l’abondance, la vaine quête d’une vie amputée justement, de ses racines…

    L’indice de l’importance de K est qu’il est oublié, et incompris.

    Se penser par rapport à l’infini, c’est toujours la richesse de la dialectique, d’essayer de tenir plusieurs opposés ensembles.

    La pensée stoicienne c’est celle de… Sénèque il me semble, ou Epicure : La mort ne nous concerne pas car elle est là quand nous n’y somme plus. Voilà une façon de boucler l’individu sur lui-même en voulant le protéger, de fermer une dimension existentielle, temporelle. Après moi, le déluge ! C’est typique, typique de l’occident. La grande erreur de l’Occident… :

    En ayant fermé les questions métaphysiques, avoir « pondu » un individu égoiste dont l’horizon se limite à la finitude de sa propre vie, un « petit bourgeois ». Voir Stirner, Schopenhauer etc. l’instinct, l’égoisme, sur le biologisme de Darwin en plus. On n’est plus qu’un convoyeur de gènes. Don Juan aussi, la corrida, le torrero, Deleuze aussi, un philosophe de corrida… La corrida et Bizet (Carmen) sont les 2 tenants de notre modernité.

    Tout cela a des avantages, par exemple de se jeter à corps perdu sur la chaine de montage, le travail à la chaine. L’esclave ne doit pas penser, cela le ralenti. Il ne doit pas s’inquiéter surtout, c’est pourquoi on lui fourni du prêt-à-penser, on lui fourni comme la psychanalyse, un sujet supposé savoir, savoir Tout, ce qui lui ôte la fatigue d’avoir à se coltiner toute ces questions qui ralentissent la besogne. On lui fourni des Weltanschauung, philosophiques dont j’ai parlé mais aussi esthétiques, il y a de quoi s’amuser (Manet, Picasso, Chopin..). De plus l’art est une voie d’immortalité bis. Chacun peut sacrifier sa vie temporelle pour la postérité comme le dit Rousseau quelque part…

    Si je pouvais, comme Snake Plissken, avec Kierkegaard arrêter le monde, je le ferais.

    Pour être juste donc, les voies de transcender sa propre finitude ne sont pas entièrement fermées……on est convié à participer à l’humanité comme petit rouage, maillon, à la marge.

    Pour Kierkegaard il ne s’agit pas de penser la mort mais de se penser dans le présent, de vivre donc, sachant que chaque instant reflète l’éternité, et de penser le présent par rapport à l’éternité. On ne saurait nier l’éternité parce qu’on n’y a pas accès, on est par définition inclus dans cette éternité. C’est la seule vision réelle du monde, paradoxalement dans son individualisme tourné vers Dieu (encore que, mais c’est pourquoi sans doute k est oublié) c’est lui qui maintient cette dimension de l’infini qui est la vérité entière, non tronquée de la situation existentielle de chacun.

    On retrouve cela teinté d’horreur chez G Bataille, et chez Baudelaire également, c’est pourquoi on dit que Bataille est la dernière respiration humaine prise au bord du gouffre de la matière, avec en même temps le sexe comme expérience la plus bouleversante (voir ses poèmes… ) En fait ce que Kierkegaard voit les yeux ouverts a été vu par Baudelaire et Bataille, sous la forme tragique, celle de l’enfer, du Spleen, etc.

    Tout cela ne vaut pas le poison qui découle
    De tes yeux, de tes yeux verts,
    Lacs où mon âme tremble et se voit à l’envers…
    Mes songes viennent en foule
    Pour se désaltérer à ces gouffres amers.

    Lire la suite: http://www.litterales.com/texte–100-_-Le%20poison.html#ixzz1RVC91cv1

    Il faut bien se dire que l’armature philosophique de notre société, la superstructure est en rapport avec l’infrastructure capitaliste. Et ce système crée un certain individu, à mon avis limité et empêche certaines questions d’émerger malgré son degré de vérité rationaliste et proche de la science.

    1. @Lisztfr
      Vous nous dites « La mort ne nous concerne pas car elle est là quand nous n’y somme plus. Voilà une façon de boucler l’individu sur lui-même en voulant le protéger, de fermer une dimension existentielle, temporelle. Après moi, le déluge ! C’est typique, typique de l’occident. La grande erreur de l’Occident… .
      Je ne parviens pas à vous suivre… Si la mort ne nous concerne guère, la vie seule doit nous passionner, mais pas que la petite vie limitée de l’individu. Celle de nos proches, de l’espèce, du miracle qu’est cette vie sur une Planète perdue dans l’immensité de l’univers sont des vies moins étrécies. L’erreur de l’Occident ne fut-elle pas de laisser croire, de pousser à croire, que nous avions une âme éternelle, une vie éternelle, ce qui nous a mené à cet individualisme que vous dénoncez à juste titre.
      Si l’on n’est qu’une étincelle de vie, on peut avoir envie de cultiver, de protéger cette vie au-delà de son être ridiculement mineur et de penser plus loin , plus large, plus vivant.
      Ce n’est que depuis 20 ou 30 ans que l’on entend des responsables politiques parler des générations futures et d’imaginer une organisation de la société qui prenne en compte ces générations à venir.
      L’humanisation de l’Homme est lente mais la mise de côté de l’obsession de la mort, redoutée parce que douteuse dans son intégralité, me semble est un pas essentiel sur ce cheminement.

    2. Je ne sais plus dans quel ouvrage Jonathan Swift nous fait une description épouvantable de ces vieillards humains condamnés à l’immortalité. En tout cas c’est gravé dans une strate de ma mémoire.

      1. @jacqueline
        Et, plus près de nous, le film (fort marqué par le temps) Zardoz conte la même histoire. Heureusement, là, ils parviennent à se débarrasser de la trop lourde immortalité…

        PS: ai découvert votre site et sa poésie. C’est super. Je vous signale que moi aussi je dis bonjour à tous les humains croisés hors zones trop peuplées. Je vous assure qu’en Wallonie, j’obtiens un taux de bonjour réciproque de près de 90%…

  5. Les constructeurs de radeaux me semblent plus à l’offensive et prennent de moins en moins de gants pour faire avancer leurs idées et leurs fortunes. Ils ont trouvé le moyen de faire cracher le contribuable à travers la BCE et les dettes souveraines. Pour ces gens, la crise est terminée. Du point de vue statistique, nous sommes hors de la récession.
    En face, rien, aucune alternative, TINA. Ceux qui pourraient être en face se sont engagés dans la lutte contre l’homophobie, la discrimination sexuelle ou discutent du voile intégral. Ces questions ne touchent en rien vos constructeurs de radeaux. Mieux, elles les confortent dans leur attitude. Plus personne ne discutent leur vision du monde, leurs idées économiques. Leurs actes en deviennent rationnels ou relevant de lois aussi solides que celle de la gravitation.
    Je pense que l’effondrement aura lieu. D’autres que vous pensent au mois d’août pour cela. Je la vois assez comme au mois d’août 2007. Découverte du problème, déni, assoupissement ou découragement, explosion, mesures de sauvetage d’urgence pour les rentiers (qu’est-ce que nous allons déguster !!!!, pousses vertes et reprise, alors nous aurons à nouveau vécu au dessus de nos moyens et il faudra à nouveau payer nos dettes. Cela se fera car l’homophobie aura progressé partout. Les discriminations sexuelles seront devenues intolérables. La fumée des fumeurs sera une cause nationale. Les accidents de la route devront être combattu avec vigueur. L’extrême droite populiste (hou les vilains) seront trop provocateurs. Ce schéma se fera car nous ne sauront pas que mettre à la place.
    La suite logique de tout cela pourrait être sérieusement ubuesque ou kafkaïenne. Un gouvernement qui prend des traders comme ministres, l’ouverture d’un ministère des marchés, une réunions de banquiers qui dit au gouvernement ce qu’il doit faire par la publication d’un communiqué de presse sont quelques idées qui me viennent à l’esprit. Nous n’avons rien à opposer à cela si ce n’est la lutte acharnée contre l’homophobie.
    Je ne dis pas que c’est une mauvaise lutte, juste qu’elle sert de diversion à notre soumission totale aux marchés financiers. Les financiers ne pratiquent pas ces discriminations. Ils ne sont ni racistes, ni populistes, ni homophobes, ni misogynes, ni fermés à l’immigration. Ils ne sont rien de tout cela. Ce sont, du point de vue des ségrégations, des êtres exemplaires. Ils ne peuvent donc en rien, être importunés par le parti socialiste. Les financiers gagneront la prochaine bataille.

    1. Toujours aussi sombre DidierF!
      Ce que tu décris, la diversion sur des « combats » qui ne mangent pas de pain, est correct pour toute une « gauche » à la Libé, qui se satisfait de ses postures, qui se pique dès qu’un de ces points d’honneur du libéral-libertarisme est touché, mais qui reste muet devant tout ce qui compte.
      Et il est difficile de ne pas partager un peu ta mélancolie, quand on voit la niaiserie dans laquelle le système médiatique nous replonge,DSK, tour de france et compagnie, et la torpeur qui semble bien être la disposition la plus répandue. L’Espagne? La Grèce? oh rien, la preuve on n’en parle plus. Fukushima? Eh ben quoi ça arrive les accidents…. etc etc
      Mais quand tu reprends à ton compte le fameux TINA, là je ne peux plus te suivre, il y a peut-être TROP d’alternatives, qui n’ont pas réussi à s’unifier en une Alternative, une perspective, un scénario qui puisse être assez largement partagé?
      « On sait où on est on sait pas où on va » Il faut que le changement devienne lisible.
      Adhérer à ce mot d’ordre nihiliste, même en le déplorant, c’est le renforcer, ça veut dire « laissons tomber », » c’est quand même pas nous qui allons changer les choses »etc etc, et à quoi bon alors réfléchir à, ou projeter,quoi que ce soit?

      Les financiers perdront la prochaine bataille. Inventez le début de l’histoire.

    2. dussardier,

      Merci de m’avoir répondu.

      J’accepte être sombre. Il y a des alternatives. J’accepte aussi. Comment les réunir ? Qu’est-ce qui permettrais aux défenseurs de ces alternatives de se retrouver et de se comprendre ? Qu’est-ce qui permettrais de sortir de ces histoires à la Libé ? Je ne vois pas. C’est ce qui me rend sombre. C’est ce qui me fait reprendre le mot TINA.
      J’accepte que si les bonnes volontés, le courage, les humains avaient voix au chapitre. Des gens comme Jean Marc Sylvestre et Alain Minc seraient balayés en quelques minutes. La puissance de ces gens tient dans ce TINA. Je vous l’accorde.
      Formuler des analyses, des prévisions ne change rien à ce truc. Si elles sont correctes, elles partent effectivement des bases de cette absence d’alternative et les renforce. Je vous l’accorde aussi.
      Quelles sont ces alternatives ? L’inventaire de demain en haut de cette page me dépasse. S’il contient la solution à tout ça, je l’ai ratée. D’autres alternatives contiennent une vision du monde excluant toutes les autres. Elle ne peut qu’être trop pauvre pour inclure assez de monde et faire la différence. Je trouve aussi l’idée de créer la réalité est une erreur. Bien des solutions sont de cet acabit.
      Je suis sombre. Oui, c’est vrai. Je pense avoir quelques raisons de l’être. La plus grande, celle qui me fait reprendre le TINA, est cette capacité à rester chacun dans sa réalité, à confier nos relations à des processus économiques. Tant qu’un système décidera de nos relations, nous sommes à l’abri du changement.

  6. Votre évocation des radeaux « sauve qui peut » des riches devant la catastrophe à laquelle ils ont contribué me rappelle mon époque « fouriériste » entre 1991 et 1998 au cours de laquelle je proposais un petit radeau à l’usage des gens ordinaires, afin qu’ils puissent faire face à leurs nécessités sociales. Voici 4 textes successifs qui racontent ce périple utopiste dont je ne renie pas l’essentiel aujourd’hui, ni la démarche.
    Le texte « La communauté laïque ou petit radeau » qui date de 1996 se trouve p20 à 46 et le texte plus élaboré « 2 à 3% de chômeurs » se trouve de la page 47 à la fin.

  7. Pourquoi faut-il attendre d’être à quelques centimètres de l’abîme pour commencer à s’y intéresser ?

    – L’homme n’aime tout simplement pas les vérités qui dérangent et préfère verser dans l’illusion.

    Tout comme certains prennent pour acquis le fait qu’ils vont vivre vieux. Tout comme certains cachent la mort pour faire comme-ci elle n’existait pas. Tout comme certains se persuadent qu’ils vont retrouver leur proche dans un hypothétique au-delà. Tout comme certains se divertissent jusqu’à plus soif pour oublier leur condition individuelle ou leur condition humaine. Tout comme certains croient en l’arrivée d’un sauveur qui va tout régler. Tout comme certains croient que l’homme s’en sortira toujours car il trouve toujours une solution (oui mais laquelle?), etc.

    – L’homme est profondément conformiste et il n’aime pas aller contre le courant dominant même si ce courant lui semble absurde.

    Le manque de courage nous amène alors à renoncer à notre libre arbitre. Dans l’expérience de Asch on voit à quel point l’individu face au groupe se ment à lui-même sans trop hésiter pour ne pas paraître idiot aux yeux des autres. L’homme Copie Colle sans réfléchir.

    La pression du groupe et l’expérience de Asch
    http://www.youtube.com/watch?v=dfORwsUXFW0

    – Les crises qui sont inéluctables parce que nous avons créé toutes les conditions pour qu’elles émergent (évaporation de la finance, famine énergétique, limites à la croissance, décroissance) sont collectivement niées à travers une certaines forme de terrorisme intellectuel.

    On pointe du doigt ceux qui en parlent en disant que ces événements seraient auto réalisateurs dans le sens où ils arrivent principalement parce que l’on en parle. Le manque de confiance serait alors la première cause du manque de confiance, et le tour est joué. Le comique de la chose est que cette argumentation de l’auto réalisation a quelque chose de fondé même si on est plus dans le superficiel que dans le fondamental. Prenons par exemple une ressource, il suffit que que l’on fasse circuler une rumeur de pénurie sur cette ressource pour qu’une pénurie se fasse jour pour une certain durée. Si nos problèmes actuels pouvaient se résumer à de simples radotages de sorcière notre situation serait bien plus joyeuse, mais voilà …

  8. en terme de course à l’abyme, on relira avec intérêt le tome 3 (folio gallimard) des Thibault de R.M. du Gard intitulé -l’été 1914-.
    Là aussi, tout ou presque s’est passé pendant l’été.

  9. Tous ces penseurs oublient hélas que l’être humain n’est qu’un mammifère qui se croit , à tort , supérieur aux autres, alors que, comme tous les mammifères, il ne naît que pour mourir à plus ou moins brève échéance et participer ainsi à la chaîne alimentaire de toutes les espèces ainsi qu’ au maintien de l’ensemble organique et minéral. Que devient le bel esprit sous l’effet d’un accident à la tête, d’un AVC, d’une tumeur au cerveau ou simplement, si le mammifère humain a échappé à tout cela, de la sénilité qui nous attend tous au final ?

    Vous parlez d’optimisme . J’apprécie de plus en plus les vanités représentées par nos grands peintres, vision optimiste en fait, qui nous rappelle qu’il est inutile de passer sa vie à accumuler, qu’il suffit de peu pour être heureux et contribuer ainsi au bien-être des âutres êtres vivants pour le peu de temps que nous avons à vivre . Un toit et de quoi manger, ce qui serait accordé à tous si chacun se contentait de cela .

    Pour résumer : Carpe diem , un linceul n’a pas de poches .

    1. Comme le disais l’agent Smith :

      Je souhaiterais vous faire part d’une révélation surprenante. J’ai longtemps observé les humains, et ce qui m’est apparu quand j’ai tenté de qualifier votre espèce, c’est que vous n’étiez pas réellement des mammifères. Tous les mammifères ont contribué au dévelloppement d’un équilibre avec le reste de leur environnement, mais vous les humains, vous êtes différents. Vous vous installez quelque part et vous vous multipliez, vous vous multipliez, jusqu’a que toutes vos ressources naturelles soient épuisées, et votre seul espoir de réussir à survivre, c’est de vous déplacer jusqu’a un autre endroit. Il y a d’autres organismes sur cette planète qui ont adoptés cette méthode. Vous savez lesquels ? Les virus. Les humains sont une maladies contagieuse, le cancer de cette planète. Vous êtes la peste et nous, nous sommes l’antidote !

  10. Enfin, quelle bonne initiative.
    A bas le pessimisme. De la philosophie positive. Attention, cela ne plait pas à beaucoup de monde. Les Cassandre font recettes. Je suis sûr que le blog de cette dame était gratuit. Parce qu’elle ne ferait pas des recettes mirobolantes. Pourquoi, il y a tant de suicides, de fugues chez les jeunes? Parce que la morosité ça se transmet plus facilement. Regardez les titres des articles qui font recettes. La fin du monde, 2012 & Co. C’est ça qui marche et qui rapporte très bien à ses auteurs.
    Je ne suis jamais tombé dans ce piège sur mon blog. J’ai parlé d’économie, de maladie, en gardant une touche humoristique. L’humour, c’est plus difficile que de pleurer.
    Vous êtes belge, Paul. Vous connaissez nos problèmes politiques de dernière minute.
    Vous n’avez pas connu Verhostadt, dans son exercice. Il a écrasé les problèmes. Il attendait les petites heures du matin dans les réunions ministérielles pour espérer la fatigue.
    Bart DW épuise la Belgique, de la même façon mais pas avec les mêmes enjeux.
    Au sujet de l’argent. Vaste sujet de nos peurs. On parle de distorsion dans sa répartition. Répartir, bien sûr.
    Je viens d’entendre que le gros lot de la loterie Euromillions s’élève à 125 millions d’euros.
    Comment accepte-t-on cette connerie?
    Ce n’est pas une erreur, les insulaires ne jouent pas avec les mêmes règles.
    L’Islande a été la première à capoter. Elle se remet en premier de ses émotions bancaires.
    J’ai sorti aujourd’hui, un billet sur les vacances. L’ironie en faisait partie.
    On vient ou on vient pas. Je m’en fous complètement.
    N’est-ce pas une manière de voir les choses avec philosophie?

    1. Cher Enfoiré ,c’est vous lire qui me plais beaucoup.

      vous comme moi ,comme Paul Jorion,comme JA et tant d’autres sommes si exprimant que croire en l’expression de ce qui s’affiche est VIE ?
      partageons cette illusion svp ?
      de messages envoyés et non publiés au regard de l’Univers qui n’existe que chacun dans le regard de l’autre..
      Ainsi cette illusion fait RIRE et c’est ainsi que d’éjaculer le rire crée l’UNIVERS

      1. Salut Rigo,
         » croire en l’expression de ce qui s’affiche est VIE ? »
        La vie est tout. Il y a tellement de cas où elle laisse un arrière goût que si on ne la prend pas avec humour, on est mort vivant.
        Chaque jour se payer un fou rire, ce sont des minutes de gagner.
        Merci de faire partie du club. 🙂
        On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde. C’est ça le problème: trouver le membre du club.

  11. Tres bonne intervention on va parler des choses qui vont bien. L’économie n(étant pas ma spécialité j aimerai parler de la physique avec Fukushima votre blog ayant trouver une certaine correspondance entre les deux problème.Une correspondance d’attitude . Pour moi les problème physique sont réel les problème d’argent ne sont que conceptuelle.Une attitude très humaine Un éminent scientifique japonnais dit avec preuve que la radioactivité n’atteint pas les gens qui sourit .Pensez vous que ce soit une solution pour l’économie vous qui souriez tous le temps?

    1. Cher Plouplouc,
      SVP Plus de Fukushima. J’en ai lu trop d’articles sur ce sujet.
      C’est un cauchemar, sur place, et encore plus ailleurs. On en devient radio-actif, nous même.
      Quant à l’argent, il est le miroir de nos peur comme le disait Michel de Kemmeter
      Quand c’est la période de vacances, je parle de vacances.

      1. Vive Fukushima TCHENORBYL a détruit le Le communisme il renaitra grâce a vos vacances votre déni d’humanité vous perdra et vos vacances c’est tous les jours qu(on a besoin de vacances que notre esprits erre et pas seulement dans des période défini aléatoirement Même le fait d’avoir besoin de vacance prouve qu’il est totalement idiot et esclavagiste C’est quand ont on est esclave que l’on n’a besoin de vacance.

      2. Tout le monde ne prend pas ses vacances à la même époque.

        Chacun ses cycles, chacun ses rythmes.

        Pas simple pour rythmer une société 😉

      3. Ploucplouc,
        « …grâce a vos vacances votre déni d’humanité vous perdra »
        Votre commentaire m’amuse. Allez lire l’article, en question, avant de raconter ce que vous pensez qu’il devrait contenir.
        Oui, Tchernobyl a tué le communisme, comme Fukushima tuera la confiance des Japonais.
        Je peux vous donner des articles par dizaines sur ce sujet Fukushima. On y donne beaucoup de constations, mais pas nécessairement de solutions et de leçons. Le SV de mai en a fait six. Je vous conseille de les lire.

        « et vos vacances c’est tous les jours qu(on a besoin de vacances que notre esprits erre et pas seulement dans des période défini aléatoirement »
        Exact. Mais demandez si votre patron vous le permet. Je pourrais extrapoler votre commentaire et vous faire réfléchir, si l’homme est vraiment fait pour travailler comme on le fait encore aujourd’hui.
        C’est le travail qui est fondamentalement esclavagiste. Idiot? Ça c’est une question personnelle, mais j’ai mon idée sur la question.

      4. @Taneleo
        Mais que fait la police? Il faut dans notre société soit disant structurée éliminer les diversités tous le monde pareil tous le monde débile plus de problème..

  12. Pourquoi attendre?

    Ben parce qu’il faut attendre que les pays de la zone euro soient tous les pieds dans la me*de pour qu’il puisse y avoir un consensus pour essayer vraiment d’en sortir.

    La prise de conscience n’est pas en phase. En Grèce, au Portugal, en Irlande, la grande majorité de la population ne se fait plus d’illusions. En Espagne un peu moins, en Italie, en France, en Belgique encore moins, en Allemagne, en Autriche, en Finlande et aux Pays Bas encore moins.

    Mais tous ces pays vont suivre le même processus irrémédiable de prise de conscience de la réalité c’est à dire que nous allons tous droit vers le mur avec un léger décalage dans le temps, puisque nous avons tous, fondamentalement, les mêmes problèmes.

    Comme il semble impossible de changer quoi que ce soit de structurellement important dans cette zone euro sans qu’il n’y ait un consensus entre les différents pays membres, nous voilà tous obligés à attendre que nous soyons tous plus ou moins les pieds au mur pour que quelque chose change vraiment.

  13. @Paul Jorion,
    Un petit point d’histoire sur l’extrait de la conférence à Louvains du 13/10/1972, avec cette très remarquable interruption d’un énergumène
    http://www.dailymotion.com/video/xrbsn_louvain-5_creation.
    Vous étiez sans doute présent dans la salle.
    J’ai longtemps trouvé ce type plutôt zinzin pour ensuite apprendre par rumeur qu’il était parait-il sorti de Lovenjoel quelques temps avant.
    Par contre il s’est depuis identifié
    http://www.youtube.com/watch?v=UCOkK3oDC-0
    comme « le gueux des rues » qui naviguait « en ce temps là sous pavillon situationniste ». Bref ce qui paraissait à première vue comme un impromptu foldingue, était une performance situationniste, depuis dénommée par l’auteur Jean-Louis Lippert, alias Anatole Atlas : « Interrompre Lacan ».
    Voilà les apories du classement des genres…

    1. @La rue meurt

      En tout cas ce dialogue (que j’ai d’abord lu en sautant le mot « ensemble ») m’a fait rire tout seul ce matin en étant parvenu à cette théorie du membre dont je copie un extrait d’après cette transcription :

      « (17b)Lacan – Non non, pas du tout, il faut rester.
      x – Mais si ces gens-là s’organisent, parce qu’au fond, la seule chose qui est à l’heure actuelle nécessaire, c’est qu’il y ait une organisation, il[s] feront autre chose que de venir écouter quelqu’un qui parle, et même qui puisse parler de politique, ou de n’importe quoi, et euh…
      Lacan – Et vous voyez, vous voilà dans l’organisation !
      x – Oui, oui.
      Lacan – Parce que le propre d’une organisation, c’est d’avoir des membres, et les membres, pour qu’ils tiennent ensemble, qu’est-ce qu’il faut ?
      x – de la cohésion.
      Lacan – Je ne vous le fais pas dire !
      (rires). »

      1. Ouais ouais, je vous le confirme par la bande, ça fait toujours ricaner dans certaines associations supposées professionnelles, quand on démet un membre de ses fonctions pour cause de rigidité… Pour l’orga…nisation je souscris même si c’est pour faire passer des lignes brisés. Le Jacques avait un appareil qu’il appelait une école au départ et un tas quand il l’a dissous. Pour les transcriptions allez directement , ce qu’on trouve sur le web est pompé de cette source. (c’est le cas de votre lien).

      1. 3,4,5,10,25 sens

        La rationalité opère avec des réductions d’échelles : l’uniprix, le monoprix, le prisunic mais souvent bourse varie.

    2. Rosebud1871,

      J’ai longtemps trouvé ce type plutôt zinzin pour ensuite apprendre par rumeur qu’il était parait-il sorti de Lovenjoel quelques temps avant.

      Je me disais aussi, ce type, entouré d’une ceinture de sécurité réagissant au quart de tour à ses sollicitations, parlant de la mort et de l’inconscient comme s’il y avait déjà tété, ce type a un grain. Et il se sent le besoin de le partager pour se confirmer qu’il existe bien, lui, le type. Il est sûr que le grain existe : il l’a prouvé, mais son existence à lui, ça, il n’en sait rien : il cherche la chrêmation.

      Pour d’autres, c’est la chrématistique – l’économie, la science économique ! – qui les passionne, passion qu’ils veulent absolument partager pour se convaincre qu’ils existent, bel et bien forcément selon eux, face à la mort.

      Y’en a c’est le Christ.

      Cela dit, il est vrai que l’été est la saison idéale pour débrancher, les empêcheurs d’écclésiastiser en rond.

    3. Interrompre Lacan était un sport (je l’ai vu pratiquer également durant un de ses cours à Vincennes) qui n’était qu’une variante d’un sport très pratiqué à l’époque : interrompre une figure d’autorité (c’était aussi bien un artiste, un chanteur, etc.) pour lui dire que son autorité ne reposait que sur un mirage et suggérer à ceux qui l’écoutaient d’aller plutôt, au choix, se joindre à la classe ouvrière, participer à l’occupation du Larzac, se mettre au service des masses, etc.

      Ce genre d’intervention avait déjà existé à d’autres époques et sous d’autres cieux. Un pionnier récent était mon ami Jean-Jacques Abrahams, plus connu sous le nom de l’homme-au-magnétophone, qui avait ainsi « déboulonné » son psychanalyste en 1967. Sartre avait aimé l’enregistrement et l’avait publié dans Les temps modernes. Jean-Jacques faisait d’autres interventions du même genre : je l’ai un jour accompagné au Musée du cinéma, à Bruxelles, où il passait entre les rangs pour filmer les spectateurs du Triomphe de la volonté, le film de Leni Riefenstahl consacré au congrès du parti nazi à Nuremberg en 1934.

      1. Vous n’avez donc raté aucune des deux seules fois où c’est arrivé !
        Je crains que le mirage comme image écrase ce dont il s’agit quand un quidam fait autorité, au moins dans les sciences humaines. Sartre n’aurait pas écrit l’existentialisme s’il avait entendu quelque chose de Freud et, conséquence, il avait offert de publier la transcription que je n’avais jamais lue.
        Mais je viens d’écouter sur le net l’enregistrement. Votre ami dit à son cheval « nous ne sortirons pas de ce huis-clos » alors qu’il enregistre, que ça n’est donc plus un huis clos, et ça finit en pugilat. Le cheval a la trouille, c’est affligeant. Si comme je l’entends, votre ami offre en représailles à son cheval le type d’ « interprétation » qu’il a lui-même reçu pendant quatorze ans, la question reste de pourquoi il ne s’est pas tiré les jambes à son cou de cette embrouille plus tôt ? L’autorité ? laquelle ? Mais ce n’est pas la bonne façon de « déboulonner » à terme quand il y a eu de l’analyse. Là ça ressemble plutôt à une scène de ménage d’un vieux couple où l’un des deux s’aperçoit que l’autre n’était pas ce qu’il avait cru, et ça casse brutalement. Même pas sûr que cette façon soupçonnable de pratiquer avec des « interprétations » qui tiennent de l’imposition de grilles romanesques freudiennes, soit éteinte, sinon Onfray n’aurait pas fait mousser le filon.
        Lacan évoque l’affaire le 17.06.1970 à son séminaire en des termes très sévères (la publication par Sartre).
        /// On y a, paraît-il, été content de ce que j’ai dit, content de moi. Ce n’est pas réciproque. Moi, je n’ai pas été très content de Vincennes. Il y a eu beau y avoir une personne gentille qui a essayé de meubler au premier rang, de faire Vincennes, il n’y avait manifestement personne de Vincennes, ou très peu, juste les oreilles les plus dignes de me décerner un bon point. Ce n’est pas tout à fait ce que j’attendais, surtout après qu’on y eut, paraît-il, propagé mon enseignement. Il y a des moments où je peux être sensible à un certain creux. Mais enfin, il y avait tout de même juste ce qu’il fallait pour nous indiquer le point de concours qu’il peut y avoir entre Minute et Les Temps modernes. Je n’en parle que parce que, vous allez le voir, cela touche à notre sujet d’aujourd’hui — comment se comporter avec la culture ? Il suffit quelquefois d’une petite chose pour faire trait de lumière, ici d’un souvenir dont on ne sait pas comment j’ai eu moi-même conscience. Une fois que vous vous souvenez de la publication d’un certain enregistrement au magnétophone dans Les Temps modernes, le rapport avec Minute est éclatant. Essayez, c’est fascinant, je l’ai fait, découpez des paragraphes dans les deux journaux, vous les touillez quelque part, et vous tirez. Je vous assure qu’au papier près, vous ne vous y retrouverez pas si facilement.///
        Quand à Leni, si elle a su filmer (les dieux du stade aussi) était ce contingent au sujet incluant l’autorité que son maître exerçait sur elle, où aurait-elle eu le même talent dans d’autres coordonnées historiques ? Pareil pour Eisenstein ou d’autres, je penche pour les évènements qui pour certains (pas tous) leur donnent un souffle extra-ordinaire. Dans un autre genre d’interruption, à la Pagode, le Salo avait été empêché par des fachos, j’y étais…dans les spectateurs…

  14. Mr Jorion,

    Pourquoi voudriez-vous que l’oligarchie qui exploite le système a son profit et qui par ailleurs n’a aucune idée ( ou ne veut pas en avoir, ce qui revient au même) pour éviter le naufrage, lève le petit doigt dans le but d’éviter la catastrophe?
    Ne soyons pas naïfs: évidemment qu’ils préparent leurs canots de sauvetage, et cela fait maintenant plusieurs années.
    Par contre ils vont devoir rester sur Terre, la NASA arrêtant les vols habités jusqu’à nouvelle ordre.
    Dommage pour nous simples terriens, on va devoir encore les supporter, avec en prime leur arrogance.
    Tant mieux pour les éventuels ETs, qui seraient sans doute épouvantés de voir débarquer de tels aliens ou predators.

  15. J’aimerais que l’on parle ici des idiots utiles, svp.

    Dans sa vidéo de ce matin, PJ s’étonne (est-ce vraiment le cas ?) de l’incrédulité des dirigeants face aux bonnes questions qui dérangent et de leur ténacité à persister dans l’erreur ou le déni.
    Pour ma part, je me réjouirais presque du comportement pyromane des agences de notation, des saillies débiles des Junkers et consorts qui semblent presque se réjouir de la perte de souveraineté de la Grèce, de la morgue insupportable des Woerth ou Barrouin, etc.

    Pourquoi ?

    Parce que ce sont nos idiots utiles, of course.
    Ils travaillent à démontrer la pertinence des thèses ici défendues.

    Parce que leur attitude devient in fine tellement absurde, tellement impudique, révoltante, indécente, qu’il devient évident pour tout le monde qu’ils sont à côté de la plaque. Dès lors, leur vacarme médiatique, leurs déclarations péremptoires et fausses, leurs aptitudes à se décrédibiliser férocement, etc. deviennent très utiles au soutien des causes que nous défendons ici sur ce blog. C’est ce qu’ils réalisent – un peu tard pour certains – aujourd’hui.

    « Faire de ses ennemis des alliés » disait le stratège. C’est exactement ça !

    S’insurger contre les agences de notation ?
    Au contraire ! Observons avec intérêt leur constance à provoquer les drames économiques et soulignons avec force les terribles conséquences de leurs prophéties logiques. Elles ne font qu’accentuer l’absurdité du système, en accélérer ses dérives, souligner son manque de sens et de finalité. Elles sont finalement très utiles à en démontrer l’inanité. Grâce à elles, les drames qui auraient peut-être mis 20 ans à survenir ne mettent que 20 mois !

    Oh, non pas qu’on se réjouisse des drames qu’elles provoquent et des décisions absurdes et contradictoires qu’elles forcent à prendre dans les différents pays. Non, il n’y a rien de réjouissant là-dedans. Elles sont simplement des championnes dans leur genre et démontrent avec une redoutable efficacité la capacité du système financier actuel – tel qu’il est configuré – à détruire plus qu’à construire. Des entreprises (Cf. Enron, Lehman Brothers ) et maintenant des pays (Grèce, Portugal, Argentine, etc.). Personne mieux qu’elles, au final, ne peut autant défendre l’urgence de réformes profondes et immédiates du capitalisme. Personne ne souligne avec autant de pertinence l’immédiateté nécessaire d’une reconfiguration quasi-totale.

    S’insurger contre JC JUNKER ?
    Au contraire ! Laissons ce Monsieur amener le train jusqu’à son terminus. Celui-ci – le terminus – est maintenant tout proche, tandis que le minus, lui, s’éloigne chaque jour davantage des réalités de ce monde.

    S’insurger contre les concussions ?
    Les oligarchies ? Les mélanges de genre ? Le pillage du secteur public par le secteur privé à travers les transferts de monceaux de dettes ? La prise en otage des populations sommées de régler la note pour leurs élites déjantées ou incompétentes ? Les passe-droits financiers? Inutile, voyons, cela n’aura bientôt plus cours.

    Les agences de notation, les politiciens confits et déconfits, les banquiers véreux, les gestionnaires de fonds d’investissement rapaces, les capitaines d’industrie surpayés et hors de la réalité, les actionnaires avides, bref TOUS CES FOUS SONT NOS IDIOTS UTILES . Ils œuvrent secrètement (sans le savoir, vraiment ?) pour la cause des idées ici défendues.

    Patience, le fruit est bientôt mur.

    1. Ca c’est sur, comme révélateurs, ils vont nous laisser des clichés uniques …comme la monnaie du même nom !

  16. Vendredi 8 juillet 2011 :

    La présidente du Medef, Laurence Parisot, a plaidé vendredi, pour la première fois, en faveur de l’instauration d’une « forme de fédéralisme économique » en Europe.

    http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=54b7a9f2fcda01409420afe9e3aadfd5

    Je suis contre tous les fédéralistes.

    Je suis pour le rétablissement des lois votées en 1944-1945-1946, lois prévues par le programme du Conseil National de la Résistance.

    Je suis pour les soldats français qui, le 20 septembre 1792, criaient : « Vive la Nation ! »

    Je suis pour les révolutionnaires qui, de 1792 à 1795, criaient : « Vive la Nation ! »

      1. hé hé ,je vis(+ ou -) en Campine et parle (mal le Flamand)prendre un verre ,jouer au billard et ziverer est un vrais plaisir ensorcelant entre gens qui se foutent du VB et autres extrémistes ,en Flandre les gens sont comme en Wallonie ,vois pas de différence (à Charleroi l’ambiance idem)
        C’est juste que créer la différence pour le malaise est une option Politique .
        Sans Gouvernement on est plutôt mieux qu’en France..
        Avidement les Didjé en photos avec les Banquiers ,comme Bart sont en embuscade ,Elio Di Rupo reste le dernier rempart ..
        bon WE les gars

  17. Paul parle de l’immobilier à Paris qui est le refuge ou le radeau des + riches: c’est juste.
    pour preuve:
    en tapant bulle immobilière paris sur youtube, je suis tombée sur cette petite vidéo d’un particulier qui vend apparemment sa maison. Sauf le coté commercial de la vidéo,
    cela montre bien la folie spéculative dans la capitale, la comparaison PARIS-PROVINCE est très explicite et l’écart entre les 2 devient juste:
    insensé !, insoutenable!…..dégueulasse! bref en un mot: SPECULATIF.

    http://youtu.be/g-d1QDuBjvI

  18. Je ne crois pas à l’hypothèse des riches qui se sauveraient vers Jersey/Andorre/lesîlesgrecquesfraichementprivatisées.

    Je crois par contre à une bagdadisation de l’urbanisme dans les pays plus ou moins développés le modèle de base est une zone verte barricadée, une zone intermédiaire avec ses checkpoints et enfin un vaste no man’s land où l’on ne va que par groupe de 25 pour des opérations humanitaires et/ou de sécurisation…

    Un indice ? Les techniques actuelles de combat en zone urbaine ne sont plus des techniques de conquête mais de raids, elle reposent sur une idée de choc et d’effroi pour ne pas dire assassinat et terreur. Les prédations actuelles (quand elles sont conscientes) on pour but de se construire un petit château fort et de se constituer un petit pactole pour solder les gardes.

    Pour la petite histoire ce sont les anciens administrateurs de l’Irak qui sont chargé de « reconstruire » la Nouvelle-Orléans. Il ferra bon y vivre selon le quartier où vous vous trouverez.

  19. Bonjour Paul !

    C’est bien ce que j’ai toujours écris, sur le premier forum du NPA, sur le second, sur celui des Marxistes Révolutionnaires et maintenant sur ce blog:

    « Tant que les capitalistes gagnent, ils jouent. »

    Ils sont au pouvoir et n’ont pas appris à faire autre chose que toutes ces bêtises là. Ils sont à mille lieues de la réalité. Notre réalité. De plus, toutes les dictatures, au sens large du terme, continuent de polluer les vies sur terre. La majorité des peuples dort !
    Alors, faut-il que le mur en pleine face nous émancipe une bonne fois pour toute ? J’aurais espéré un réveil plus tôt et moins brutal ! Genre, une massive grève, des révolutions exemplaires, pacifiques pourquoi-pas ! Les doutes m’assaillent.
    M’enfin…

    La réconciliation du bourgeois avec le citoyen dis-tu Paul ? Quel bel objectif…
    Il y avait tant de choses à faire. Il en reste de moins en moins.

    Bonjour chez toi Paul,
    Papillon (bien triste)

  20. @vigneron
    Pas de commentaires? Pas encore vue ? attention de ne pas vous étouffer si vous écoutez la vidéo : Paul cite encore Sapir, Todd, Lordon, ces personnes dont vous n’avez qu’une bien piètre estime (cf. vos commentaires il y a peu).
    Vite un souffle de génie-alpaesque pour nous expliquer la Vraie Voie et aussi remettre M. Jorion dans le droit chemin : enfin quoi citer ces gens !

    1. @Tolosolainen

      On peut être d’accord avec Lordon sur certains points et ne pas être d’accord sur d’autres. C’est si difficile à comprendre ?

      1. @ Martine Mounier
        J’ai dit simplement que vigneron a eu des mots très méprisants sur Lordon ,Sapir et Todd…et je ne l’accepte toujours pas. C’est plus que des points de désaccords.
        Rien à comprendre de plus… même si je suis trop stupide pour comprendre comme vous le suggérez.
        On peut avoir des désaccords avec F. Lordon, certes, mais de là à le traiter comme ça , non ! De plus il est aussi question de Sapir et Todd. Votre commentaire est un peu incomplet. Je suppose que si PJ a mis le blog de Lordon dans le blogroll c’est pour certaines raisons qu’il vient à nouveau de rappeler : il n’y a pas tant que ça de personnes réellement lucides et capables d’analyser la Grande Crise. S’unir plutôt que de se diviser en sectes.
        Enfin comme d’habitude vous ne pouvez vous empêcher d’être légèrement méprisante : mais vous en apercevez-vous seulement?

      2. @Tolosolainen

        Je suis désolée si vous avez eu le sentiment que j’étais méprisante, ce n’était pas mon intention. Je partage personnellement la critique exprimée par Vigneron quant à F. Lordon, ce qui ne m’empêche aucunement de comprendre qu’il figure en très bonne place dans le blogroll de Paul Jorion. On peut critiquer quelqu’un dont on est proche, c’est même recommandé ! 😉

      3. @Martine Mounier
        Pas de problème…
        Pour essayer de terminer cette discussion, je pense qu’il faut prendre plus de temps et ne pas répondre de façon trop spontanée. Bien sûr on peut critiquer quelqu’un y compris quelqu’un d’aussi brillant que F. Lordon (et en être réellement capable de manière constructive).
        D’ailleurs Paul mentionne dans son intervention en anglais que la fermeture des bourses ne suffit pas (et c’est une mesure préconisée par FL). De plus je ne parlait pas seulement de F. Lordon mais de Sapir et Todd AUSSI et pas de leurs IDEES mais du TON utilisé par Vigneron. Libre à vous de le trouver magnifique ; libre à moi de leur trouver inutilement agressif : relisez le passage en question. Lordon y est traité de saucier idéologique si je me souviens. Je pourrais à mon tour dire : est-ce si difficile à comprendre 🙂

  21. BA -> Personnellement j’étais pour un fédéralisme et pourtant je rejoins votre analyse.
    Pourquoi ?
    Parce que j’étais pour un fédéralisme à15 !
    Pour une Europe à 27, la situation devient ingouvernable : le plus gros pays cad l’Allemagne peu imposer ceux que bon lui semble.
    Et ce n’est pas l’entré prochaine de la Croatie, l’Islande, l’Albanie et probablement la Turquie qui amélioreront la situation bien au contraire.

    Finalement ceux qui ont voté contre les traité européens étaient en fait pour l’Europe car ces textes vont emmener tout ce machin droit dans le mur.

    1. Ou pensez-vous que le nationalisme à 1 va vous mener.
      L’Europe a toute latitude pour revenir à 15, 12 ou 6 si nécessaire !
      La France a trop besoin du saint empire Romain Germanique, surtout dans les mois qui viennent, pour abandonner l’idée des états-régions.
      Vous verrez que l’état fédéral arrivera même à souffler les réacteurs nucléaires français en guise de gâteau d’anniversaire de notre renaissance commune.

  22. Kakashi écrit : « Finalement ceux qui ont voté contre les traité européens étaient en fait pour l’Europe car ces textes vont emmener tout ce machin droit dans le mur. »

    Ah bon ?

    J’étais pour l’Europe en votant non en 1992 et en 2005 ?

    J’étais pour l’Europe des Etats, en fait. Je le suis toujours.

    1. Béat d’admiration devant cette confession paradoxale et néanmoins émouvante.
      Pour ma part, grand naïf ,j’ai voté oui à tout.

    2. J’étais pour l’Europe des Etats, en fait. Je le suis toujours.

      Soit, soyons franchouillards!
      Mais la France que tu vas trouver si tes vœux s’exaucent, ne ressemblera en rien à ce qu’elle était.

      Tes accords du CNR, le social, c’est fini, trop cher, ils ne pourront jamais plus exister, la France est en déclin depuis bien longtemps, sa balance commerciale est déficitaire chronique, ça ne s’améliorera pas en étant isolé même avec un Franc dévalué. Fini le AAA et les taux bas, vive le nationalisme gueulard s’enfonçant les pieds dans la boue, pardon les sables mouvants, le coq est cuit sans basse-cour, je dirais même qu’il est déjà déjà grillé dans une posture pareille. L’aigle allemand va le déchirer en 3 coups de bec ton p’tit coq nain!

      T’es-tu vraiment posé la question quant aux conséquences, sans ignorer que beaucoup d’autres sont capables de bien mieux rivaliser que la France, ce que l’on fait ici peut aisément être fait ailleurs, on n’a jamais été des spécialistes du haut de gamme. et notre armée; n’en parlons même plus!

      Mais, les milliardaires et l’oligarchie ne veulent pas perdre, et jusqu’à présent, ils restent les plus puissants, du reste ce sont eux qui décident, ils ne nous laissent que la littérature pour évacuer l’angoisse que tu nous transmets quotidiennement! 🙂

      1. Cavalier Ponzi écrit : « Soit, soyons franchouillards ! »

        Non.

        Surtout pas.

        Mais arrêtons d’être europouillards.

      2. Cavalier Ponzi écrit : « T’es-tu vraiment posé la question quant aux conséquences ? »

        Tu es aveugle ?

        Et les conséquences de cette magnifique Europe supranationale, tu ne les vois pas, aujourd’hui même ?

        Et les conséquences de 54 années de construction d’une Europe supranationale, tu ne les vois pas, en ce moment même ?

      3. Cavalier Ponzi écrit :  » L’aigle allemand va le déchirer en 3 coups de bec ton p’tit coq nain! »

        Cavalier Ponzi, tu n’es qu’un flagellant. C’est toujours la même auto-flagellation. C’est toujours le même masochisme. C’est toujours ce plaisir à se flageller.

        « Ouh la la, si l’Union Européenne meurt, l’aigle allemand va déchirer en trois coups de bec le p’tit coq nain ! Ouh la la ! »

        Et puis d’abord, les Allemands, ils vont encore envahir la France !

        On est foutus !

        J’éclate de rire !

      4. @BA

        Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois, tu te fais des idées sur l’état de la France sur les marchés internationaux comparé à l’Allemagne, cette dernière est maîtresse dans l’innovation et déjà très implantée à l’Est qui sera son terrain de repli et une partie de sa M.O. pour compenser sa démographie, le Grand Charles est mort depuis longtemps et la richesse, mais surtout le potentiel de la France, n’a vraiment plus rien à voir.

        L’Allemagne a déjà gagné depuis longtemps, mais cette fois, sans tirer une seule balle, il n’y a pas de bulle immobilière chez eux, les salaires sont bas mais le pouvoir d’achat meilleur, il y a un fort endettement des länders, mais les investisseurs préfèreront de loin l’Allemagne à la France.
        D’ailleurs, un DM vaudra bien plus qu’un Franc, la perte d’une partie des exportations en Europe lui permettra de se pondérer.

        Tu devrais méditer cela: La guerre n’est pas faite pour tuer, mais pour vaincre!

        L’Europe ne me plait pas non plus faite et gérée de cette manière, mais à l’heure des Méga-puissances et de la situation actuelle, c’est la moins mauvaise solution, les épreuves sont des étapes nécessaires à tout processus.

        Pour finir tu dis:

        Cavalier Ponzi, tu n’es qu’un flagellant. C’est toujours la même auto-flagellation. C’est toujours le même masochisme. C’est toujours ce plaisir à se flageller.

        Je laisse les lecteurs apprécier, c’est quand même bien toi qui à longueur de journée sur tous les blogs éco (c’est un travail rétribué peut-être?), pratique ton masochisme et ton défaitisme à outrance, tu devrais envisager d’émigrer avant de tomber malade d’euro-phobie obsessionnelle aiguë. 🙂

        Tu te prétends optimiste en ces moments, tant mieux pour toi, mais on peut dès lors déduire et imaginer combien ta souffrance et ta frustration sont grandes depuis 1992. Attention aux intérêts composés, on finit toujours par payer un jour.

      5. Cavalier Ponzi écrit : « tu te fais des idées sur l’état de la France sur les marchés internationaux comparé à l’Allemagne, cette dernière est maîtresse dans l’innovation et déjà très implantée à l’Est qui sera son terrain de repli et une partie de sa M.O. pour compenser sa démographie »

        Oui.

        Et alors ?

        Qu’est-ce que ça change ?

        Tu ne regardes la réalité qu’à travers le commerce.

        C’est ça, ton erreur.

        Vous, les ouistes, il n’y a que ça qui compte à vos yeux : vous me parlez toujours des marchés internationaux, du commerce, des exportations, des importations, de la balance commerciale, et de toutes ces petites choses.

        Vous ne comprenez pas que ce sont des petites choses.

        Vous ne comprenez pas que ces petites choses sont secondaires par rapport au retour des passions nationales, par rapport aux colères populaires, par rapport aux votes démocratiques remplis de fureur, par rapport à l’Histoire.

        L’Histoire n’en a rien à foutre de la balance commerciale.

        L’Histoire n’en a rien à foutre du commerce.

        Ce n’est pas ça qui va empêcher l’explosion de la zone euro.

        Ce n’est pas ça qui va empêcher la France de retrouver son indépendance.

        Vous n’êtes que des obsédés du commerce. Vous ne pensez qu’à produire, qu’à exporter, qu’à importer. Et, comme d’habitude, l’Histoire vous emportera comme un torrent emporte des brindilles.

      6. C’est effectivement cela qui traverse toutes vos interventions ici : il n’y a pas de catastrophe, petite ou grande, dans laquelle vous ne voyiez une pierre de plus qui permettra de ressusciter l’indépendance de la France.

      7. Cavalier Ponzi écrit : « Tu te prétends optimiste en ces moments, tant mieux pour toi, mais on peut dès lors déduire et imaginer combien ta souffrance et ta frustration sont grandes depuis 1992. »

        C’est la première fois que je suis d’accord avec toi.

        Depuis le référendum sur le traité de Maastricht en 1992, j’ai souffert et j’ai été frustré car j’ai comparé.

        Depuis 1992, j’ai comparé, et donc j’ai beaucoup souffert.

        Depuis 1992, j’ai comparé les merveilleuses promesses des partisans du « oui » au référendum sur le traité de Maastricht, et ce qui s’est passé dans la réalité.

        Et je ne suis pas le seul : de plus en plus de Français comparent les belles promesses des ouistes en 1992, et ce qui s’est passé dans la réalité.

        Les belles promesses de la monnaie unique, c’était du pipeau.

        Les belles promesses de l’euro, ce n’était que des mensonges.

        Nous avons été trahis.

      8. @BA,

        Et les conséquences de 54 années de construction d’une Europe supranationale, tu ne les vois pas, en ce moment même ?

        toujours la même rengaine…

        Ce que je vois surtout se sont les conséquences de plus de trente années d’un capitalisme financier mondialisé durant lesquelles les gouvernements et les régulateurs, qu’ils soient nationaux, supra-nationaux ou inter-nationaux, en Europe, aux Etats Unis ou au Japon ont abdiqué le pouvoir au profit des marchés financiers. Et n’ont aucune idée de comment le reprendre car pour cela il faudrait qu’ils arrivent à se mettre d’accord. Sans oublier un gaspillage phénoménal de ressources durant cette période et un manque évident de responsabilité de la part de tous les dirigeants politiques du monde entier.

        C’est plutôt le manque de construction d’une Europe supranationale qui est patent que le contraire, et comme je vous l’ai déjà démontré maintes fois, chiffres à l’appui, cette crise n’est pas spécifiquement Européenne, loin s’en faut.

        Continuez si vous le voulez à vous convaincre que tous nos problèmes viennent de la construction européenne mais j’ai plutôt l’impression que vous ne convaincrez pas grand monde sur ce blog.

      9. Oui, Paul.

        C’est notre différence : vous pensez qu’on peut ré-orienter l’Union Européenne tout en restant à l’intérieur de l’Union Européenne ?

        Je pense que l’Union Européenne est une catastrophe pour les classes populaires et pour les classes moyennes. Je pense que l’Union Européenne est intrinsèquement une catastrophe ploutocratique, anti-démocratique, anti-sociale. Il faut tout jeter. Absolument tout.

      10. Chris06,

        Depuis 54 ans, on a fait la construction d’une Europe supranationale.

        Depuis 54 ans, on a fait l’Europe supranationale, encore plus d’Europe supranationale, encore encore plus d’Europe supranationale, toujours plus d’Europe supranationale.

        Bilan de l’expérience : un désastre.

        Maintenant, ça suffit.

        Cette expérience a foiré lamentablement.

        Il est temps d’arrêter cette expérience.

        Avant qu’il ne soit trop tard.

      11. @BA,

        Je pense que l’Union Européenne est une catastrophe pour les classes populaires et pour les classes moyennes.

        Je pense que le capitalisme financier mondialisé est une catastrophe pour les classes populaires et pour les classes moyennes.
        Et il faut être particulièrement aveugle ou de mauvaise foi pour ne pas se rendre compte que c’est en fait au sein de l’union européenne que le niveau de protection sociale ainsi que les inégalités de revenus et de patrimoine, même s’ils se sont clairement détériorés durant les trente dernières années, sont de loin les meilleurs parmi toutes les régions du monde.

        Avez vous ne serait ce que la moindre idée des conditions de vie des classes populaires dans des pays comme les Etats Unis, la Chine ou le Brésil?

      12. Mais quel est le bilan social de l’Union Européenne ?

        Quel est le bilan social de l’Union Européenne ?

        Réponse :

        une régression sociale historique. Le démantèlement de la protection sociale au nom de la construction européenne.

        Et cela même après 1997, quand presque tous les gouvernements européens étaient de gauche.

      13. @BA,

        Quel est le bilan social de l’Union Européenne ?

        Réponse :

        une régression sociale historique.

        vous continuez à confondre cause et effet.
        La cause c’est l’adoption par tous les pays de l’OCDE sans exception, d’un système, le capitalisme financier mondialisé, basé sur une idéologie dominante, le néo-libéralisme, qui vise à diminuer la protection sociale ainsi que les capacités d’intervention des politiques et capturer les régulateurs.

        Un des effets c’est bien évidemment celui que vous mettez en exergue.

      14. Mais les promesses ?

        Les promesses des ouistes ?

        Tu ne te rappelles pas de toutes ces promesses des ouistes ?

        Jacques Delors, en 1982 : « Maintenant, nous allons construire l’Europe sociale. »

        C’était en 1982, il y a 29 ans.

        29 ans pendant lesquels les ouistes nous ont expliqué que plus d’Europe, ce serait plus de social.

        29 ans pendant lesquels la réalité a été LE CONTRAIRE des beaux discours des ouistes.

        Il faut maintenant comparer deux choses :

        – les discours des ouistes depuis que les ouistes dirigent la France

        – et ce qui s’est passé dans la réalité.

      15. @BA,

        Jacques Delors, en 1982 : « Maintenant, nous allons construire l’Europe sociale. »

        Je vous rappelle que 1982 c’est au beau milieu de cette période très courte pendant laquelle la France a cru, ne serait ce qu’un instant, qu’elle pourrait prendre une voie radicalement différente de celle prise par Reagan et Thatcher et qu’elle pourrait l’imposer en Europe.

        Quand j’écrit plus haut que tous les pays de l’OCDE, sans exception, adoptèrent le capitalisme financier mondialisé sous la domination de l’idéologie néo-libérale, se ne fût pas sans résistance, puisqu’il y a bien eu ce petit village d’irréductibles gaulois qui y résista vaillamment pendant 18 mois…

      16. « L’imposer à l’Europe » ?

        Mais qu’est-ce qu’on en a à faire de vouloir imposer quoi que ce soit à l’Europe ?

        Qu’est-ce qu’on en a à faire de vouloir imposer une politique à l’Europe ?

        Arrêtons d’essayer d’imposer des choses aux autres Etats européens.

        Mais en revanche, que chaque Etat fasse ce qu’il veut dans le cadre national ET AUSSI dans le cadre de l’Organisation des Nations Unies. Les outils existent, et les cadres existent : le cadre national, et le cadre de l’Organisation des Nations Unies. Construisons sur ces bases.

        Construisons sur ce qui existe.

    1. L’inconscient ,la partie de nous même qui sait quelque chose de nous que nous ignorons ou que nous faisons semblant d’ignorer qu’il sait.???

      1. Vous êtes en forme Piotr…Cela fait du bien à lire… Merci pour la vidéo…Effectivement 20 seconde, un éternité…On voit que vous êtes un spécialiste de la grenade…Quel beau fruit!

  23. Mr Jorion ,je préférais le terme de « syndrome TITANIC »employé dans une de vos émissions radio (je ne sais plus laquelle) à celui de radeau.

  24. Guignol’s band : c’est Celine…le plus grand écrivain : « le monde est une immense entreprise à se foutre du monde »

  25. Je puis aborder maintenant la notion de suicide. On a senti déjà quelle solution il est possible de lui donner. A ce point, le problème est inversé. Il s’agissait précédemment de savoir si la vie devait avoir un sens pour être vécue. Il apparaît ici au contraire qu’elle sera d’autant mieux vécue qu’elle n’aura pas de sens. Vivre une expérience, un destin, c’est l’accepter pleinement. Or on ne vivra pas ce destin, le sachant absurde, si on ne fait pas tout pour maintenir devant soi cet absurde mis à jour par la conscience. Nier l’un des termes de l’opposition dont il vit, c’est lui échapper. Abolir la révolte consciente, c’est éluder le problème. Le thème de la révolution permanente se transporte ainsi dans l’expérience individuelle. Vivre, c’est faire vivre l’absurde. Le faire vivre, c’est avant tout le regarder.

    Albert Camus, Le mythe de Sisyphe.

  26. Bonsoir,
    nous souhaiterions parler des théories de Jorion et des théories et thèses défendues sur ce blog.
    Bien sur nous n’avons pas la prétention de critiquer toutes les thèses, mais nous souhaitons plutôt avoir des éclaircissements sur certains points afin de nous faire une idée.
    Si vous êtes d’accord bien sûr.
    Cordialement
    Trévize.

    1. C’est le but d’un blog d’auteur : pouvoir échanger sur ses théories et ses écrits.
      Si vous souhaitez que ces échanges aient lieu en privé et non pas sur le blog, il faut fournir une adresse email valide.

  27. Merci infiniment de tenir compte de nos modestes personnes et de nous répondre.

    Nous ne souhaitons pas spécialement que nos discussions restent privés et interdites au grand public, bien au contraire.

    Nous souhaitons au contraire que nos disussions puissent être suivi par le plus gran nombre.

    Pour cela nous souhaitons poser nos questions sur un blog neutre et spécifique de nos petites préoccupations, et avoir nos reponses sur le même blog par une personne habilité à répondre pour Mr Jorion.

    Cordialement
    Trévize.

    1. Paul Jorion est habilité par lui-même pour répondre aux questions qui lui sont posées sur son blog. Encore faut-il qu’il y ait des questions qui lui soient posées… et une adresse email valide 😉

      1. Ah, oui, pardon L’Enfoiré, il faut aussi que les questions soient intéressantes et idéalement que leur seul but ne soit pas de renvoyer vers un autre site pour se faire de la pub au passage 🙂

      2. La pub est la chose commune de notre temps.
        Vous n’avez pas remarqué.
        Jorion se trouve à la télé pourquoi, croyez-vous ?
        Pour montrer sa barbe?
        Vous voulez des copy paste de mes articles?

      3. Paul, quand il va à la télé, c’est parce qu’il y est invité pour participer à un débat et promouvoir un livre, pas parce qu’il a vu de la lumière dans le studio et s’est dit qu’après tout, c’était certainement l’occasion de faire un peu de pub pour son blog !

      4. Julien, tu es méchant !

        Le message de L’Enfoiré est toujours le même : « Mesdames et Messieurs, vous venez donc de voir à quoi ressemble une réponse INintéressante à cette question. Pour une réponse INtéressante à cette question, reportez-vous à mon PROPRE blog, où, en 2004 (ou 2002, 2003…), je disais la seule chose qui mérite d’être dite, la seule opinion définitive à ce sujet. En toute modestie… Bien entendu… »

      5. Paul,
        Raté. Relisez le commentaire n°

        En effet l’Enfoiré, le « commentaire n° » (sic) était très bien. Mais vous devez reconnaitre qu’il était tout de même en deçà du « commentaire n° » que vous aviez fait sur votre propre blog le 5 février 2004. Ça, c’était du commentaire !

  28. Ave
    ne vous inquietez pas !

    ce sera bientot le radeau de la méduse

    ils finiront bien par se manger eux memes

  29. Hello Paul…Quelle déclaration…Là c’est imparable, et notre Ex-Ministre E.W. n’a plus qu’a bien se tenir…Effectivement, je me suis moi-même, posée les mêmes questions, que vous vous posez à propos de l’intégrité de certains responsables comme E.W. par exemple, pas très, comme vous vouliez bien le faire comprendre, pas très catholique, c’est à dire pas très fraternel, donc pas très partageur en cas de sauve qui peut…Comme de nombreux autres dans ce genre de situation…Et bien pour tout vous dire sur notre ex-ministre E.W., qui se trouve être aussi le Maire de la ville où je réside actuellement…Il se trouve qu’il m’arrive de le croiser une fois sur 4/5 à la messe, donc pas fervent catholique, mais pratiquant…Aussi dans la ville, sur le marché où il se fait de plus en plus rare…Mais il se trouve que celui-ci à présenté son dernier livre à la librairie de de ville et j’ai donc acheter son livre « La tourmente »…Voici un passage éclairant sur le rôle des milieux bancaires suisses :

    « (…)R.R. :Quel a été, selon vous, le rôle des milieux bancaires dans l’affaire dont nous allons parler?
    E.W. : Cette place bancaire a largement alimenté la chronique et pesé sur le cours des événements. Il n’y a qu’à lire la presse suisse qui a été épouvantable et mensongère. En pénétrant dans ce sanctuaire, je commettais un sacrilège. Je savais que je prenais de gros risques à m’attaquer au problème de l’évasion fiscale, dans ce pays et dans les autres. Mais je ne pensais pas me mettre à dos, pour autant l’ensemble de son establishment.
    Un mot supplémentaire sur mon combat contre l’évasion fiscale, c’est-à-dire l’existence d’avoirs à l’étranger sans déclaration au fisc français. Ce n’était pas du tout un combat contre la Suisse spécifiquement, mais contre les paradis fiscaux en général. Avec mon homologue allemand, j’avais pris l’initiative de réunir à Paris une conférence sur ce sujet avec la participation de l’OCDE. Nous avions décidé d’actualiser la fameuse liste de ce que dans le jargon on appelle des juridictions non coopératives. Cette initiative a été prise au niveau du G20 et lui a donné une force considérable. Comment vivre dans le monde d’après-crise et accepter de véritables trous noirs financiers? C’était impossible.
    Une deuxième conférence eut lieu à Berlin pour assurer le suivi. par ailleurs, disposant d’informations sur des comptes non déclarés dans plusieurs établissements suisses, l’administration fiscale a fait son métier. Le fil de la discussion a toujours été maintenu avec les autorités suisses. pour normaliser les choses sans toutefois rien céder sur le fond, j’accompagnai Nicolas Sarkozy à Davos en compagnie de Christine Lagarde. A cette occasion, dans un échange en tête à tête avec le ministre de l’Economie suisse, nous essayâmes d’établir de nouvelles bases de discussions moins polémiques mais tout aussi rigoureuses! A mes yeux, il fallait en finir avec l’hypocrisie de déclarations qui ne servent à rien, mais bien faire concrètement évoluer les choses vers plus de transparence. Encore c’était l’intérêt général. »
    R.R. : Vous touchiez à un tabou…
    E.W. : Et à des intérêts gigantesques. Ce que j’ai pu parfaitement mesurer dès le début. Assez vite, en effet, j’ai vu que nous mettions le doigt dans un système explosif, où il n’y aurait que des coups à prendre. »

    E.W. utilise le mot sacrilège, qui ne vous aura probablement pas échappé…Donc, je dirais que faute avouée est à moitié pardonnée…S’agit-il pour E.W. de naïveté, de maladresse ou encore d’ignorance?…Dieu le sait réellement…La seule chose que je constate en vivant à Chantilly, c’est que notre Maire reste plus discret et un peu moins joyeux… »Just in stand-by »…Peut-être croit-il encore en une réussite totale de la droite de Sarkozy, ceci expliquerait peut-être cela…Ninon c’est un bon Maire et très aimé de ces électeurs.

  30. …Enfin pour E.W. qui n’est que pécheur…Il ne lui reste plus qu’a faire un petit voyage à « Lourdes »…Et après quelques chapelets dûment récités, tout devrait rentrer dans l’ordre pour lui…Je veux dire pour son Karma personnel et je sais qu’il ne doutera pas un instant de la réalité de ce que j’énonce…Ou alors c’est qu’il nous aurait menti à tous.

  31. Paul bonjour,
    Très bon ce « Bonjour c’est Vendredi! », on sort de la cuisine et on regarde la plaine…
    « Pourquoi attendre d’être dos au mur pour agir?…  » L’anthropologue que vous êtes doit bien en avoir une idée… Vous parlez d’un roman de « quelqu’un », sans dire que c’est un roman et sans nommer le « quelqu’un », pudeur… Citons-le pour faire echo aux mots de Lacan:  » La grande inspiratrice n’est-ce pas c’est la mort. »
    Pourquoi l’inspiration manque tant à ceux qui pourraient agir?… Peut-être que voilà, c’est ça, ils n’y croient pas, à la mort… C’est ballot…
    Bonne journée!
    http://www.youtube.com/watch?v=p-SQH94Pifc
    http://www.dailymotion.com/video/x83aeg_jacques-brel-1968-interview-documen_music#from=embed
    http://www.youtube.com/watch?v=yuQEPXfvBek&feature=related

  32. L’Europe n’est pas une mauvaise chose en soi, tout n’y est pas à balancer aux feu.
    Une Europe qui ne se soumet pas intégralement à la mondialisation, aux neo-libéralisme c’est tout à fait possible.

    Après je pense qu’avec plus de 20 pays ça devient sacrément compliqué de faire les états unis d’Europe, peut être que l’histoire me donnera tort.

  33. Oui enfin, « Il faut savoir arracher des beautés littéraires jusque dans le sein de la mort ; mais ces beautés n’appartiendront pas à la mort. » aussi ..

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