PEUR…, par Olivier Berruyer

Billet invité. Article rédigé ce jour pour le blog de Paul Jorion

Peur, car oui, j’ai peur, aujourd’hui.

Le système financier, assis sur des pyramides de dettes prenant appui les unes sur les autres est en train de sombrer, sa base constituée des dettes publiques prenant l’eau de toute part.

Éludons le sujet grec – c’est à peine un suintement. Plus inquiétant est la fuite européenne, avec l’Espagne et l’Italie dont les taux remontent déjà, le cirque médiatique des gouvernants européens de la semaine dernière ayant déjà fait long-feu – 110 Md€ pour 1 semaine de calme, ça fait cher la minute quand même (11 M€ !)…

Mais si j’emploie un mot si fort ce matin, c’est bien évidemment à cause des États-Unis, où les députés ne se sont toujours pas mis d’accord pour relever le plafond de la dette.

Honnêtement, je me suis trompé. J’ai cru durant des semaines que ceci ne serait qu’une formalité, et que les États-Unis auraient rapidement trouvé un accord pour relancer la machine à faire de la dette – solution qui finirait inéluctablement par un défaut, dû au sur-endettement, comme nous l’avons déjà longuement analysé dans une série de billets précédente.

Mais je ne pensais pas que le blocage actuel adviendrait, alors que finalement, il aurait pu être mieux prévu. Car au fond, les Républicains vomissent l’État fédéral, qui a un soutien limité de la population. Rappelons au passage que pour un américain, l’État fédéral est perçu à peine mieux que l’embryon d’État européen chez nous : distant, et faiblement utile. Les Démocrates y sont plus attachés, mais le compromis demandé par les Républicains revient justement à signer son démantèlement.

Donc si l’État fait défaut, ceci parachèvera le Grand Œuvre entamé sous Ronald Reagan, qui a fait exploser les déficits en baissant les impôts des riches en augmentant les dépenses. OUI, j’estime que le déficit public est l’allié des néoconservateurs, la meilleure arme des liquidateurs de l’État. Car d’une part, tant que la dette monte, elle enrichit outrageusement les patrimoines les plus aisés par les intérêts, véritable impôt à l’envers. Et un jour, évidemment, l’État se retrouve en défaut, et comme il est désormais hors de question de toucher aux patrimoines, il faut donc démanteler la protection sociale puis le contrat social de 1945 – paix à leurs cendres. Quiconque pense que l’État a un rôle à jouer devrait se battre pour son équilibre financier, car un État qui tend la main est un État faible, qui finira démantelé…

« Lorsqu’un gouvernement est dépendant des banquiers pour l’argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisquela main qui donne est au-dessus de la main qui reçoit. […] L’argent n’a pas de patrie ; les financiers n’ont pas de patriotisme et n’ont pas de décence ; leur unique objectif est le gain. » [Napoléon Bonaparte]

Bien entendu, le remède n’est nullement de continuer à faire n’importe quoi avec les finances publiques, qui devraient à mon sens tourner autour de principes simples :

1/ aucun déficit public hors période de récessions ;

2/ liquidation de toute dette publique en 4 à 5 ans ;

3/ constitution d’un matelas de prudence par des excédents les bonnes années, pour limiter tout déficit ;

4/ utilisation d’un faible mais régulier concours de la banque centrale pour aider à l’équilibre budgétaire, sans menacer la monnaie.

L’État pouvant lever l’impôt, il est tout de même kafkaïen de ne pas le faire, laissant leur argent aux  contribuables aisés, et d’avoir à la place des déficits, qu’on comble en demandant aux mêmes contribuables de prêter leur argent contre des intérêts… Ou comment transformer ses impôts en prêts… Mais ils révéleront à la fin leur véritable nature d’impôts, puisqu’il n’est pas possible de les rembourser…

Pensons aux discours surréalistes des gouvernants actuels : un Premier Ministre qui annonce en 2007 que « l’État est en situation de faillite », mais qui augmente tranquillement en 4 ans la dette de 50 % (sic !) ; un discours politique rabâché expliquant qu’il est hors de question d’augmenter les impôts, mais qui augmente la dette, qui n’est qu’un impôt différé – Charles de Gaulle, réveille-toi, ils sont devenus fous !!!!

« Il est fâcheux de légaliser un supplément de déficit. […] Tout le monde doit s’apercevoir qu’un jour, il faut payer. […] Le budget [1965] doit être équilibré ! […] L’État doit veiller aux équilibres. C’est un budget de stabilité […] ça ne doit pas être le dernier. Il faut que ça devienne la règle. […] Ce qui fait que, pour les jeunes, c’est-à-dire pour l’avenir, c’est énorme, c’est révolutionnaire ! » [Charles de Gaulle]

Revenons au plafond de la dette américaine. Quel est ce danger ? Contrairement à ce que l’on pense et à ce que l’on entend, j’estime personnellement que le danger n’opérera pas de la même façon qu’en Grèce. À ce stade, ce pays est en effet exsangue : laminé par le montant colossal de la dette et de sa charge d’intérêts. Bref, la Grèce est épuisée, et étant devenue à risque, les marchés financiers ne lui prêteraient qu’à des taux prohibitifs, non remboursables.

Pour comprendre la situation chez nous, je rappelle quelques chiffres pour la France :

  • ressources nettes de l’État en 2010 : 170 Md€
  • dépenses  nettes de l’État en 2010 : 325 Md€, dont 45 Md€ d’intérêts sur la dette (soit plus que l’impôt sur le revenu)
  • déficit public 2010 : 155 Md€
  • dette de l’État fin 2010 : 1 230 Md€, de durée moyenne 7 ans et de taux apparent 4 %.

Le déficit est incroyablement lourd, mais le souci vient de la dette, qui « roule » en permanence. Régulièrement, il faut par exemple rembourser 50 Md€ de bons du trésor émis il y a 5 ans, et pour ce faire, on emprunte de nouveau 50 Md€ sur les marchés financiers (plus les intérêts…). C’est ainsi que l’État « rembourse » sa dette – puisqu’il ne peut faire autrement, étant déjà en déficit avant de payer les intérêts, donc en lourd déficit après les avoir payé, et donc il n’y a plus rien pour rembourser le capital emprunté… Au final, l’État a été obligé d’emprunter en 2010 plus de 600 Md€, oui, vous lisez-bien, 600 000 millions d’euros – 500 Md€ ayant servi à rembourser de la dette…

On ne nous parle que des soldes, mais c’est bien le montant des flux qui compte. Car TOUTE LES SEMAINES, l’État encaisse 3 Md€ d’impôts, dépense 5 Md€, et emprunte 12 Md€, dont 10 servent à rembourser de la dette… L’État doit donc tendre la main pour trouver plus de 2 Md€ chaque jour ouvré ! Et ce pour la France, c’est autant pour l’Allemagne, l’Italie, la Grande-Bretagne…

Et ce fait est bien sûr largement masqué par les pouvoirs publics, qui se gardent bien de vous présenter le budget réel de l’État en France – moi, dans mon budget, le remboursement de mes dettes est inclus…

Et c’est là que tout se joue. L’État trouve ces sommes car depuis des décennies tout le monde pense que le bon du trésor est « l’actif sans risque ». Et ceci ne repose que sur de la confiance – confiance d’ailleurs à mon sens totalement infondé quand on perçoit bien l’étendue des dégâts démontrée par les chiffres précédents. D’ailleurs, comment avoir confiance dans un État qui, depuis 35 ans, toutes les semaines tend la main pour se faire financer par les marchés financiers, et dont le pilote ne trouve rien de plus rassurant à dire à son prêteur que, en situation de grave déficit, lui vivant, on n’augmentera jamais les recettes… « Merci, mais moi, je vais mettre mon argent ailleurs, du coup… »

D’ailleurs, il est évident, au vus des chiffres précédent, qu’on en peut rembourser 1 300 M€ de dette avec de tels budgets, ni même le quart…

« Il n’y a que les dettes que l’on peut payer qui sont ennuyeuses. » [Francis Picabia]

Alors bien sûr les taux vont monter – et 1 % de plus, c’est 12 Md€ de charge supplémentaire, ce qui augmentera le déficit, donc la dette. Mais ceci est un problème de court-moyen terme.

A très court terme, le risque c’est que tout simplement les prêteurs, effrayés, ne prêtent plus – ou prêtent moins. Le souci principal n’est donc pas tant de payer trop cher son emprunt, mais de se le voir refuser. Par exemple, l’État ne trouvera que 10 Md€ dans une semaine au lieu des 12 qu’il lui faut. Et là, il lui manque 2 Md€, et il ne peut pas les trouver, donc il ne peut rembourser toute la dette venant à échéance ou payer tous les salaires… C’est la cessation de paiement assurée.

Ainsi, dès que la dette ne pourra plus être roulée, l’État n’aura que 3 choix :

1/ il ne rembourse pas la dette (ou diminue les intérêts contractuel versés) ;

2/ il lève une taxe exceptionnelle sur l’épargne financière (3 000 Md€ en France, sachant que le patrimoine total a doublé en 10 ans, + 6 000 Md€ – il y a de la marge, même si c’est très désagréable) ;

3/ il enjoint à la banque de France de créer  et de lui remettre la somme dont il a besoin.

Les deux premières solutions sont à peu près équivalentes, car rappelons qu’environ 80% de la dette publique est concentrée chez les 10 % des contribuables les plus fortunés. Ne pas les rembourser, ou leur prendre de l’argent pour les rembourser revient à peu près au même. La dernière est un saut dans l’inconnu, car elle peut se révéler très inflationniste si le public perd confiance dans la monnaie.

Au final, ne plus pouvoir rouler la dette IMPOSE de la diminuer fortement. Or, diminuer de 500 Md€ la dette publique IMPOSE de diminuer les patrimoines financiers de 500 Md€ – c’est bêtement mathématico-comptable. Reste donc à savoir qui va être obligé de jouer à « Qui veut perdre des millions » – les plus fortunés ou les autres…

Et j’ai gardé le meilleur pour la fin. L’État fédéral américain, c’est 150 Md$ par semaine qu’il emprunte – 8 000 Md$ par an…

Voilà où nous en sommes réellement, voilà les enjeux véritables – certes bien moins important qu’un débat national sur la couleur des uniformes des militaires pour le défilé du 14 juillet, puissent-ils ne pas devoir revenir dans les rues avant le prochain….

Alors si le Congrès américain ne relève pas le plafond (et il y a bien 1 chance sur 2 désormais), une tempête va se déchainer la semaine prochaine, et 2008 restera une petite brise à côté. S’il est relevé, les États-Unis gagneront quelques trimestres avant leur défaut, qui adviendra non en raison du plafond, mais par tarissement des prêteurs. Car avec ces fondamentaux budgétaires, sa situation économique et ce cirque politique, les agences de notations ne peuvent que baisser la note des États-Unis si elles font bien leur travail.

Mais à ce stade, le résultat importe peu. Une seule chose compte. Ce matin, les prêteurs obligataires qui ont de la dette américaine à échéance Aout 2011 ont terriblement peur. Et tous les prêteurs obligataires ont peur. Une bonne nouvelle lundi n’enlèvera jamais ceci, et un mythe est mort ces derniers jours : non, le bon du trésor américain n’est pas « l’actif sans risque », c’est un refuge potentiellement dangereux.

Inspiré par Marcel Pagnol, je dirais que la confiance, c’est comme les allumettes, ça ne sert qu’une fois… Les conséquences de ceci vont apparaître dans tous les cas dans les prochaines semaines. Le défaut est inéluctable – et ce ne sera pas la première fois, car comme le disait un de nos anciens ministres des finances :

« Un État devrait faire défaut tous les cent ans, afin de remettre les finances publiques en équilibre. » [Abbé Joseph-Marie Terray, ministre français des finances de 1768 à 1774]

En revanche, les conséquences de ceci dans un régime de mondialisation financière follement bâtie sur la dette sont inconnues – bienvenue dans cette nouvelle expérience sociologique dont vous êtes le cobaye…

En 1933, Roosevelt était aux commandes, et a véritablement sauvé les États-Unis, puis le monde libre. De Gaulle attendait son heure en France, comme Churchill.

Où sont nos Grands Hommes ?

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234 réflexions sur « PEUR…, par Olivier Berruyer »

  1. Merci pour partager vos visions tellement claires meme pour quelqun comme moi qui ne suit pas trop la politique et l’economie!….Votre article me semble une illustration magnifique autour de la metaphore du Napolen que vous avez cite: « la main qui donne est au-dessus de la main qui reçoit ». A plus!

    1. vous avez raison et votre vision éclectique de soumission aux chiffres est un exemple de maturité intellectuelle .
      serais plus jamais lisible ici ,mais ouvrez les yeux svp.
      il y a d’autres sites .
      s’il me conjugue JA ,je parie pas….
      à jamais
      sont tous vendus .

  2. Merci pour cette explication très claire.

    Par contre je ne comprend pas d’où sorte dans le tableau
    -ressources nettes de l’État en 2010 : 170 Md€
    – dépenses nettes de l’État en 2010 : 280 Md€, dont 50 Md€ d’intérêts sur la dette (soit plus que l’impôt sur le revenu)
    – déficit public 2010 : 90 Md€

    J’ai fait 170-280 =- 110 et on indique :
    -les déficit public 2010 : 90 Md€

    Si quelqu’un pouvait expliquer, merci.

  3. Article très instructif encore…

    Vos quatre principes ont du sens dans la mesure où l’on interdit également aux états d’emprunter sur les marchés (sauf à titre exceptionnel, investissements lourds ou en cas de récession notamment, où l’on verrait apparaître de forts déficits et encore…)

    Je suis impressionné par l’augmentation du patrimoine en France sur les 10 dernières années…cela fait du +600 Mds d’euros par an…l’état emprunte chaque année grosso modo à hauteur des gains du patrimoine…bien évidemment cette augmentation du patrimoine est liée à la hausse de l’immobilier…mais il n’empêche que cette crise des dettes obligataires n’est pas qu’une simple crise de gestion mais plus une crise des répartitions des richesses et qu’en ce sens l’inflation (dans le sens d’augmentation générale et durable des prix) me semble être l’unique remède…pas forcément le plus agréable pour certains…

    1. « Vos quatre principes ont du sens dans la mesure où l’on interdit également aux états d’emprunter sur les marchés »
      n’avez-vous pas voulu dire le contraire ?

      1. euh non..et j’envisage les cas exceptionnels…un état bien géré n’a en général pas de déficit primaire…ne faisant pas appel aux marchés et ne payant pas d’intérêts, il engrange des excédents qu’il met de côtés…
        En cas de récession, ces excédents peuvent servir…s’ils ne suffisent pas, l’état peut recourir à sa banque centrale pour de faibles montants. Pour des montants plus élevés (et encore, quand on sait que la France de Sarkozy, en 2011, aura un déficit primaire de 50 Mds d’euros soit 2.5% du PIB, ce cas de figure ne peut être qu’exceptionnel étant donné les excédents qu’on aura cumulés), elle peut recourir à la banque centrale et aux marchés suivant des arbitrages bien définis…

    1. While most financial advisers suggest having three to six months of living expenses in a safe place, some are now suggesting doubling that cushion, if it’s possible.

      Hum… Les banques ne vont pas pouvoir faire face si les gens suivent ces avis…

  4. J’ai toujours aimé les comparaisons parlantes.

    Sauf erreur de ma part, en me basant sur les chiffres de cet article, si l’État Français était un particulier, celui-ci aurait :

    1416 € de revenu mensuel
    1916 € de dépenses mensuelles, sans compter
    1681 € d’emprunt à rembourser (intérêt plus principal), sur son prêt à échéance de 7 ans, pour 4% d’intérêt.

    Un ménage ayant ce genre de données ne relève même plus de la commission de surendettement.

    Ses revenus (1416 €) sont sans commune mesure avec ses dépenses (3597 € en ajoutant dépenses habituelles et remboursement d’emprunt).

    Non seulement il est impossible de rembourser, ni les intérêts ni le premier centime du capital, mais en plus la gestion du quotidien impose de s’endetter encore plus, sans cesse.

    Dans cette situation un particulier n’a plus droit à aucun emprunt depuis fort longtemps, et un pays ne peut pas s’en sortir sans changement majeur.

    Le changement majeur s’appelle intérêt public… ou révolution. Effectivement quand on voit comme le souci de l’intérêt public est répandu chez les dirigeants, on ne peut qu’avoir peur.

    1. On ne peut comparer un État et un particulier pour de nombreuses raison très bien expliquées dans la littérature économique , en particulier:
      – L’État a la capacité d’augmenter ses revenus, pas le particulier
      – L’État a la capacité d’envoyer promener ses créanciers
      – L’État est « immortel », pas le particulier.

      Vouloir comparer l’État à un particulier, c’est comme comparer une banque Centrale à une entreprise quelconque… ça n’a simplement pas de sens.

      1. – L’État a la capacité d’augmenter ses revenus, pas le particulier

        Donc, vue à la télè et dans ta réalité : Augmentation de la tva, des taxes et redevances ECT …
        Seul les salaires a-t-il était décider en « haut-lieu » ne suivra pas l’inflation.

        – L’État a la capacité d’envoyer promener ses créanciers

        Lesquels ? Goldmann sachs ou l’artisan du coin ayant réparer la porte du Samu ? Lequel des deux l’Etat choisira-t-il d’envoyer promener ?

        – L’État est « immortel », pas le particulier.

        Mise en servage sur 13 générations … enfants priez pour que vos parents sortent du système avant que le Nouveau Systéme de Servage entre en vigueur.

        Vous êtes fais et refais, hahaha ! Quel drame, quel bonheur !

        Vouloir comparer l’État à un particulier, c’est comme comparer une banque Centrale à une entreprise quelconque… ça n’a simplement pas de sens.

        Quel juste pensée ! Et amusez-vous bien ! haha ha !

      2. – L’État a la capacité d’augmenter ses revenus, pas le particulier
        – L’État a la capacité d’envoyer promener ses créanciers
        – L’État est « immortel », pas le particulier.

        Permettez Vincent que je doute de ces raisons que l’on trouvent « très bien expliquées dans la littérature économique ».

        Je pense même que ce sont des mantras que ce récitent les gens qui veulent y croire. Etat ou particulier ou quelques soient les entités observées, dans n’importe quel milieu, tout ce qui dépense plus que ce qu’il ne gagne finit par disparaître. Notez bien que cela marche aussi pour tout organisme vivant…

      3. sur ce point, je suis en profond désaccord

        je ne suis pas « fana » de la « littérature économique » sur ce point

        Je considère manipulatoire ces raisonnements. Car ils tentent de nous expliquer que la gestion « de bon père de famille » d’un ménage n’a pas à être appliqué à l’Etat, alors que ce n’est qu’un regroupement de ménages…

        « Immortel », bah, oui, bon, et alors ? On en parle pas de problèmes à 250 ans, mais à 1 an… D’ailleurs, bravo pour l’immortalité, car vu comment il traite la planète, il va avoir une suite de vie difficile…

        « Augmenter ses revenus ? » Il ne le peut guère, pour la simple raison que vu le système économique, q’il augmente des impôts courants, il met l’économie en récession et ses recettes baissent comme en 2009. C’est l’argument des néoconservateurs pour justifier une gestion calamiteuse qui amène au démantèlement des services publics. D’ailleurs, quand une structure « n’augmente pas ses revenus » pendant 35 ans, je pense qu’on a la belle démonstration qu’il ne peut pas le faire – la théorie c’est joli, la réalité c’est mieux 🙂

        Maintenant, il peut prélever l’épargne, c’est exactement la solution 2 dont je parle…

        « envoyer promener ses créanciers », c’est la solution 1

        Bon, on n’est pas si loin dans nos visions…

      4. C’est vrai, comparaison n’est pas raison, il n’est même pas fait mention des bijoux de famille. Les chinois n’ont pas encore acheté tous nos « châteaux » pour aller les remonter chez eux en Chine, patrimoine national sur lequel est adossée une bonne partie de notre dette. On nous achète bien volontiers notre dette parce qu’on a de quoi voir venir après tous ces siècles de pillages des nations voisines plus ou moins par l’Empire Français Immortel. Un particulier, lui, on lui prendra sa maison.

        Et encore, les bons gestionnaires au gouvernement remboursent même pas la dette avec la vente des châteaux, ils gaspillent une grande part en rénovation de ministères et autres gabegies…

        « Le patrimoine de l’Etat est chiffré à 100 milliards d’euros selon les dernières estimations »

      5. @ Vincent:
        Vous avez raison. Disons clairement les choses: c’est l’eternelle fausse comparaison que veut toujours faire avaler la droite au peuple afin de lui faire comprendre qu’il lui faut se serrer la ceinture:
        -On privatise les benefices
        -On socialise les pertes
        Je pensais que la comparaison du budjet d’un etat avec celui d’un menage etait aujourdhui du niveau « jardin d’enfants ». Il faut croire que l’erreur persiste chez des adultes!

      6. Mais en soulignant ces différences vous envisagez clairement que l’État Français puisse envoyer promener ses créanciers. Je crois que ce serait une bonne idée, mais dans les cercles qui nous gouvernent elle est encore tabou…

      7. L’état n’est pas un assemblage de ménages…il n’est certes pas immortel et certains états ont disparu notamment à cause d’une dette qui les plombait, ce qui faisait monter les particularismes…certes l’état ne peut pas aussi facilement se débarrasser de ses créanciers et doit ouvrir des négociations pour discuter d’une décote…la gestion de bon père de famille n’a pas à être appliqué à un état…un état c’est plus que cette vulgaire comparaison…cherchez une autre comparaison…dans son fonctionnement, on est plus proche d’une entreprise…bien qu’elle n’en soit pas une…la comptabilité d’un état peut s’y apparenter dans une certaine mesure…

      8. Je suis d’accord avec Albatros. Un Etat n’est pas un ménage, ni une entreprise et la gestion de « bon père de famille » a souvent voulu dire ces dernières décennies, j’essaie de tirer le plus de rente possible sur mon épargne et j’adresse donc un satisfecit plus ou moins conscient au système économique, qui, par ailleurs s’emploie à éradiquer les classes moyennes. On voit où conduit cette très bonne gestion de très bon père de très bonne famille…

        Inscrire l’obligation de budgets en équilibre dans une constitution est une façon de tronquer l’offre politique et donc la démocratie. Certes, il vaut mieux équilibrer ses budgets, mais il me semble bien que c’était beaucoup plus facile quand le financement public n’était pas entièrement soumis au privé. On en dérivera une bonne partie de la solution et étrangement, je n’en ai pas vu une seule allusion dans cet article. Simple oubli que de ne pas parler, des marchés ?

      9. Vincent , si je peux me permettre
        « – L’État a la capacité d’augmenter ses revenus , pas le particulier » faux , l’augmentation de ses revenues est possible à tout moment (salaire , héritage , loto)
        « – L’État a la capacité d’envoyer promener ses créanciers » faux , une faillite personnelle est possible après il est certain que sa vie sera très difficile
        « – L’État est « immortel », pas le particulier » faux nombre d’états ont disparus ,dans une anarchie la plus totale , si l’exemple vous parait limite il suffit de mettre cet exemple non sur un particulier , mais sur une PME ,sauf que le banquier aurais arrêté toute forme de crédit prêt escompte bien avant la descente aux enfers

      10. @O. Berruyer

        Soit c’est l’État qui s’endette, soit ce sont les entreprises ou les ménages, soit un peu des 3
        De toute façon un État est toujours déficitaire (voir Vallageas et les circuitistes à ce sujet)

        Néanmoins je crois que nous pouvons être d’accord sur le fait que les recettes fiscales doivent couvrir les dépenses de fonctionnement des administrations et la solidarité, tout en se souvenant que de toute façon seuls les « exportations » de monnaie creusent un vrai déficit. Pour ma part je pense que les investissements collectifs ne doivent pas être issus de l’emprunt (donc de l’épargne qui est plus utile sur les investissements privés), mais de la création monétaire centrale, ce qui nous éviterait 50 G€ d’intérêts par an d’intérêts qu’il faut emprunter et qui augmentent d’autant la dette

  5. Bonjour,

    OUI, j’estime que le déficit public est l’allié des néoconservateurs, la meilleure arme des liquidateurs de l’État.

    100% d’accord !
    D’ailleurs, les seules promesse tenues par notre président sont la baisse de la TVA des HCR (activités pourtant non dé-localisables), un comble dans un pays touristique comme le notre et l’exonération des plus hauts revenus (pour la part non cachée dans les paradis fiscaux) ….

    ^3/ il enjoint à la banque de France de créer et de lui remettre la somme dont il a besoin.

    C’est interdit par la règle d’or Pompidou/Giscard et autres traités européens.

    Pour le défaut, je propose un défaut partiel, trions nos dettes faisons un audit dont le résultat serait rendu public (on peut rêver) et tout créancier qui ne serait pas clairement identifié trouvera ses remboursement interrompus jusqu’à identification…

    Une petite blague pour la route :

    Lucien se tourne et se retourne dans son lit, il n’arrive pas a trouver le sommeil. Au bout d’un moment Sarah, son épouse, commence à s’inquiéter et lui demande :

    « Mais dis-moi Lucien, qu’est-ce qui t’empêche de dormir comme ça, tu emm… tout le monde ? »

    – Et bien voila, je dois 5000 € à Martin et je dois lui rendre demain.

    « Et alors ? Plaie d’argent n’est pas mortelle ! »

    – Mais j’les ai pas les 5000 €, j’vais pas pouvoir lui donner.

    « Et c’est pour ça que tu dors pas ? Attends… »

    Sarah se lève alors, va à la fenêtre, l’ouvre et appelle « Martin, Martin ! »

    De l’autre côté de la rue, une autre fenêtre s’ouvre et Martin demande, la tête enfarinée :

    « Quoi, Sarah, pourquoi tu m’appelles la nuit ? »

    « Lucien te doit 5000 €, il les a pas, il pourra pas te les donner demain !. »

    Elle referme la fenêtre, se tourne vers son mari :

    « Maintenant, c’est lui qui ne dort pas. »

    1. Arrêtez donc de parler de règle d’or pour une mesure qui fait de la démocratie l’otage des marchés et pour une fois, le terme n’est pas exagéré. Ce n’est pas le déficit public qui ouvre une voie royale aux conservateurs, c’est l’absence de volonté de contrôler à nouveau les capitaux…

      1. Oups ! 🙂 Je suis un peu rapide de la gâchette en ce moment (je sais pas si ça préfigure l’avenir mais bon…)

  6. La peur / peur de quoi …. Bien sur beaucoup de gens détiennent quelques actifs….. Mais la plupart des gens rament pour les fins de mois…. la richesse est créer et il faut la répartir….j’ai toujours pensé que personne ne mérite de gagner plus de 10 fois le smic ….. Et le patrimoine devrait également avoir un maximum … a quand un véritable débat …. A quand une démocratie adulte ….. Je dirais plutôt à quand la démocratie car je considère qu’elle n’existe pas. Les véritables évolutions peuvent elles se mettre en place sans l’effondrement du système ??? L’avenir avance masqué, le pire n’est jamais sur / il faudrait peut être arrêté d’attendre un sauveur, mais tous ensemble on peut….l Islande nous montre l’exemple….

    1. La problematique de ce que peut gagner quelqu’un est en effet un sujet intéressant .
      Je pense que Ford considérait un ratio de 70 comme maximum ( et il n’était pas socialiste).
      Des salaires élevés ne me choque pas quand ils semble mérités.
      Qu’ un type passionné qui à travaillé dur a durant de nombreuses années, sacrifié ses loisirs pour exceller dans son domaine qui est recherché par tout le monde gagne beaucoup me semble normal. Qu’une personne sans don particulier et sans ardeur gagne peu ne me choque pas (a condition d’avoir assez pour vivre dignement).
      Le probléme n’est pas vraiment le revenu a 10x 100x ou 200x le smic, c’est la possesion de capitaux important et la puissance qui en découle. Ce pouvoir permet de limiter la liberté d’autruis.
      Si la personne qui gagne 100 x le Smic dépense tout, tant mieux pour lui.
      Un jour Francois 1er habillé « normalement » descend dans les cuisine de son chateau d’Amboise et discute avec un commis qui ne l’avait pas reconnu. Dans la conversation le roi lui demande ce qu’il gagne. La réponse du commis fut je gagne pareil que le roi, mes dépens …La réponse plut évidement beaucoup au Roi ….( histoire lue au Clos Lucé d’Amboise)

      1. Pas très fin le commis de ne pas reconnaître le roi quand on sait qu’il mesurait 2m02, pas franchement commun.

      1. Est-ce qu’il n’ y a que les personnes physiques qui gagnent outrageusement trop ou pas assez ? Est-ce que la question ne doit pas aussi se poser des personnes morales privées, comme de certaines multinationnales, de certains fonds financiers, et d’autres caisses anonymes ???

  7. Lumineux article.

    Je citerai, entre autres perles, le passage suivant :
    « OUI, j’estime que le déficit public est l’allié des néoconservateurs, la meilleure arme des liquidateurs de l’État.  »

    Malheureusement, quand on évoque ce point – on peut en faire l’expérience ici aussi -, il ne manque pas de belles âmes pour fustiger l’ennemi potentiel de la redistribution ou dénoncer un dangereux individualiste.
    Drogués de la dette les occidentaux ?

    1. Euh, ben pour redistribuer justement, il me semble que le premier acte, c’est de prendre, non ?

      Donc d’appeler des impôts, et ENSUITE de les redistribuer.

      Je caricature un peu, mais :
      1/ ne pas prendre aux riches pour les satisfaire
      2/ et donner aux pauvres pour les satisfaire
      3/ en s’endettant pour la différence

      … ça finit mal, en général…

      1. Le problème c’est que vous ne voyez qu’une partie du problème. Relever les impôts pour les plus riches et faire d’ailleurs que tout le monde en paye selon ses ressources, pour bien figurer que l’impôt est le socle de l’Etat et de la solidarité, c’est évident. Mais on ne pourra le faire qu’en revenant sur l’idéologie monétariste et libre-échangiste (je dirais plutôt ultra libre-échangiste), c’est à dire en redonnant à l’Etat le moyen de faire appliquer des politiques décidées par une majorité de citoyens (j’ai peur malheureusement qu’une majorité pour la hausse des impôts ait un peu de mal à voir le jour pour le moment) : pouvoir émettre de la monnaie et contrôler les capitaux.

        S’associer à l’offensive de la droite sur la « saine gestion budgétaire » sans récupérer les outils qui la permettent, c’est dérouler le tapis rouge pour l’austérité…

      2. à Nicks
        Avec notre cher président, de toute façon, les déficits augmentent, la dette augmente, l’austérité est déjà de mise, et de tout ce qui nos est dit, je ne vois pas qu’elle aille cesser
        alors faut-il vraiment poursuivre de prendre l’argent nécessaire à l’équilibre de cette gestion calamiteuse dans les poches de ceux qui n’en ont pas ??? plutôt que de tâcher d’en prendre pour leur dû dans celles de ceux qui ne savent pas même plus quoi en foutre, sinon de le jouer pour jouer à calculer de gagner plus, pour gagner plus, cependant que dans notre pays, pour l’ensemble des habitants, l’austérité croit ???
        Je suis pour dire qu’il est un moment, où il faut avoir le courage de prendre l’argent là où il s’accumule, parce que là où il s’accumule de plus calculer que de faire de l’argent pour faire de l’argent, il ne fait pas avancer le schmil-blick, il ruine la société.
        Soit que de trop redistribuer, OK, j’acquiesce, mais dans les temps où nous vivons, cette question-là n’est pas celle qui se pose, la question qui se pose est celle de la concentration, et pas seulement la concentration des richesses, il y a aussi la concentration des populations à l’image de celle des élevages hors sol, et donc aussi celle de la concentration de la pollution qui de quoi qu’on en dise de mon point de vue en découle
        Je dis , il faudrait en finir avec cette gestion calamiteuse de concentrer les richesses pour concentrer les richesses, argumentée du fait que la redistribution fatalement serait néfaste ou nuisible:
        « la seule question qui vaille pour nous les hommes est celle de l’usage de notre temps »
        L’argent est un moyen d’échange, qui n’est pas sans rapport avec l’oeuvre de l’humanité

      3. @ Cécile
        « alors faut-il vraiment poursuivre de prendre l’argent nécessaire à l’équilibre de cette gestion calamiteuse dans les poches de ceux qui n’en ont pas ??? »
        Je vois au moins 3 avantages à prendre aux moins fortunés:
        – l’assiette est beaucoup plus large
        – les pauvres ne se délocalisent que dans l’au-delà
        – Dans un pays sadomaso où un slogan comme « travailler plus pour gagner plus » a eu le succès qu’on sait, un parti qui vise une prochaine réélection a tout intérêt à faire le plus grand mal au plus grand nombre

  8. Où sont nos Grands Hommes ?

    Aux oubliettes de l’histoire,

    En réalité la plupart des gens ne veulent pas vraiment voir et entendre de grands hommes, non tout ce qu’ils veulent c’est fonctionner la plupart du temps comme nos premiers modèles du moment, et puis faut pas pousser, les choses ne vont pas aussi mal pour les plus chanceux et les plus pingres des êtres, avant bien sur la grande apothéose.

    La vérité c’est que le beau monde ne veut absolument pas donner raison à une personne ayant par exemple une position sociale bien plus inférieure à la leur, encore plus si vous êtes d’abord étiquetté ceci ou cela, aujourd’hui comme hier.

    On ne donne plus raison à n’importe qui de nos jours, faut pas être trop pauvre en société.

      1. J’aimerais moi aussi faire comme la plupart de nos élites mondiales, com par exemple les gens les plus habiles du marché ou de la bureaucratie à la fois, allumer par exemple un plus grand Feu de souffrance et d’Enfer dans le monde, puis me présenter ensuite à l’image comme le plus grand pompier de l’histoire.

        Tout devient hélas si calculé et bien prévisible de nos jours dans les têtes et les esprits.

  9. Olivier,

    Bien entendu, le remède n’est nullement de continuer à faire n’importe quoi avec les finances publiques, qui devraient à mon sens tourner autour d’un principe simple : les objectifs que l’on attend des finances publiques doivent être atteints avant de passer à autre chose.

    Simple comme bonjour. Efficace puisque ça enlève toute possibilité de déviance à l’économie et aux politiques. Probablement pour ça qu’ils n’en parlent pas, les éconophiles et autres politiciens.

  10. Reste donc à savoir qui va être obligé de jouer à « Qui veut perdre des millions » – les plus fortunés ou les autres…

    Les autres.

    C’est curieux, depuis des siècles c’est le même cirque, déséquilibre des richesses à cause du défaut humain le plus inaltérable; la cupidité. Puis suit une rupture plus ou moins violente. Pourquoi n’arrivons nous pas à évoluer ? Qu’est ce qui bloque ?

    1. Je suis d’accord, c’est très étonnant…

      Quand on relit les débats de la crise des années 1930, puis des débats du 19e, puis des débats de la Révolution, c’est frappant…

      Un exemple. Qui connait l’indice de Gini ? C’est pourtant un très simple indicateur d’inégalités. Certes imparfait, mais bon, simple à comprendre et à calculer, et surtout à diffuser. Un seul chiffre, entre 25 et 60. Bien. Alors pourquoi n’est-ce pas un objet de débat politique, et un gros indicateur de résultat d’un gouvernement. Rien que ça, cela serait un grand progrès… au lieu de pantalonnades politiques et de vaines promesses « fractures sociales »  » pouvoir d’achat » etc, juste un « objectif d’indice de Gini de 27 », et on mesure…

      1. @ oliver, l’indice de gini…  » … s’amuse avec sa mort tout pendant qu’il la fabrique, c’est tout l’homme ca… »

      2. @Olivier
        +10 sur Gini, je crois que je n’ai jamais entendu un politique en parler et encore moins (manière de dire) parler de le mettre en oeuvre.
        Incompréhensible….
        @Alain LOREAL, qui a, semble t’il des accointances dans les « sphères dirigeantes » (ha, ha ha,..) du PS, y a t’il une explication à ce phénomène ?

    2. Ben parcequ au niveau des especes, le siecle represente a peine le temps d une respiration. Il a fallu 30 000 ans pour qu une partie de notre espece soit completement coupee du mode de vie terrestre. Si la coupure dure suffisamment longtemps, alors peut etre qu une nouvelle espece emergera, plus adaptee a la vie artificielle.

      Pour l instant nos comportements sont la continuite logique de nos habitudes naturelles, heritee de l evolution de notre espece dans un milieu sauvage, riche et ouvert.

      Au fur et a mesure que le milieu va se restreindre, s appauvrir, se durcir, soit nos comportements changeront, en bien et nous survivrons plutot bien, ou en mal et nous vegeterons, soit ils resteront les mm et nous disparaitrons.

      1. Jadis les Rois pouvaient menacer de chasser les Lombards hors de France si ils n’acceptaient pas de faire une croix sur la dette. Aujoud’hui ce n’est plus possible ca serait plûtot l’inverse

      2. @Aurel
        Le Pb, c’est qu’à chaque génération, il faut tout ré-expliquer (et il y a de la déperdition….)

      3. @philippeV

        C’est un epiphenomene local. Fondamentalement rien n’a change.

        Croire que la 5e republique francaise represente le summum de l’ideal humain, c’est meconnaitre les autres formes de societe qui existent ou ont existe autour et avant nous.

        Il existe et il a existe d’autres societes bien plus democratiques que la notre. Et nous savons que le progres humain n’est pas lineaire. Il serait meme assez chaotique dans son expression.

        La femme, par exemple, etait bien plus respectee dans les societes matriarcales prehistoriques que dans les societes patriarcales qui leur ont succedes. Un age sombre de la femme qui peine a se devoiler, aujourd hui encore…

        Et rien ne nous garanti que demain, la france ne sera pas de nouveau une societe patriarcale stricte, avec un pouvoir absolutiste qui pourchassera ses creanciers.

        Qques exemples de regressions qui me viennent a l esprit : bonaparte apres la revolution, petain et vichy apres le front populaire…

  11. @ Olivier Berruyer

    Formidable article, d’une clarté aveuglante.

    Mais j’aimerais avoir votre opinion sur cet article en général et ce paragraphe en particulier:

    « Philippe Marini, le rapporteur UMP du budget au Sénat, chiffre à 220 milliards le coût des niches fiscales, loin des 72 milliards de Bercy. Exemple: le bonus-malus automobile n’est pas considéré comme une niche. Pourtant, son coût a dérapé en 2010, atteignant 521 millions. »

    http://www.lefigaro.fr/impots/2011/05/26/05003-20110526ARTFIG00670-le-cout-des-niches-fiscales-derape.php

    1. Franchement, je suis assez agacé par ces histoires de « niches fiscales ». A force, ça devient n’importe quoi. Alors franchement, les niches fiscales, ce n’est pas 72, ni même 220, c’est 1800 Md€, car on a 2000 de PIB et 200 d’impôts…

      On s’en moque des niches. Ce qu’il faut, c’est augmenter les impôts. Après que ce soit sur un impôt existant qu’on augmente, sur une diminution d’une exemption ou sur un nouvel impôt, peu importe. Le tout est de savoir qui va payer…

      Et vous allez voir qu’on va nous ressortir « Nous n’augmentons pas les impôts, nous allons juste diminuer les niches fiscales » => On nous prend vraiment pour des c…

      Ceci étant, en général, je suis pour une large réforme fiscale, de simplification, fusionnant CSG et Impôt sur le revenu. Je trouve les propositions de Piketty très intéressantes.

      1. non mais ca me fait penser à l’éclipse totale de soleil d’il y a quelques années, au moment de l’occultation totale, tous les animaux ont paniqué, les chiens hurlaient dans le voisinage. Une espèce de peur primale de la fin d’un monde, en quelque sorte. On fait un peu mieux, on s’exprime, on essaye de rationaliser, mais la peur primale elle reste.

  12. Petite remarque en passant:

    Car avec ces fondamentaux budgétaires, sa situation économique et ce cirque politique, les agences de notations ne peuvent que baisser la note des États-Unis si elles font bien leur travail.

    La question du choix décisionnel qui s’ouvre mardi prochain pour les agences de notation est à mon sens au moins autant à propos que le défaut américain lui-même: Je ne serais pas étonné que, même sans accord du Congrès sur le relèvement du plafond, nos braves petits notateurs fassent ceux qui n’ont rien vu, de peur d’endosser le rôle déjà souvent assumé de boucs émissaires.

    On parlerait par exemple de prophétie auto-réalisatrice et on ne manquerait pas de fustiger leur inconséquence, comme si un météorologue se tenant sous une averse annonçait qu’il pleut et qu’on lui en fasse porter la responsabilité…

    Par ailleurs, j’ai comme l’impression qu’il manque quelque chose à cet article: La distinction reproduite à l’envie par les politiques entre « bonne » et « mauvaise » dette. Néanmoins il est vrai que cette question est devenue sans objet dans des États ayant déjà soldé la plupart des infrastructures dont elles avaient la charge… Eau, énergie, transports, télécommunications sont dors et déjà aux mains du privé (merci l’Europe), Les dossiers santé et éducation sont « en cours de traitement » si j’ose dire… Restera la défense qui demeurera a priori un secteur « public », dans le sens où elle constitue le seul rempart pour que nos dirigeants-liquidateurs ne se fassent pas botter les fesses comme de vulgaires huissiers en cours de saisie.

      1. @RV

        C’est vrai, mais comme vous le soulignez, il s’agit là d’opérations extérieures. Je n’ai pas entendu dire jusqu’à présent que les missions de maintien de l’ordre sur le territoire américain étaient sous-traitées.

    1. je pense que les agences de notation sont piégées
      si elles avaient fait leur boulot, elles auraient déjà dû abaisser la note des us depuis belle lurette

  13. Cadeau fiscaux, niches et fraudes ne représente-t-il pas 190 milliards?
    si on va les chercher, 170+190= 360
    dépense nette de l’état 325, il reste 35 par an pour rembourser la dette, si ce remboursement est légitime!

    1. Sinon article que je qualifie d’excellent, bien que je sois sceptique sur la possibilité que le plafond ne soit pas relevé in extremis. Cela me rappelle les sommets en Europe, toujours « right on time » pour l’ouverture à Tokyo.

      Ne sous-estimez vous pas la faculté de défense de ses propres intérêts du secteur financier Blog de Paul Jorion ?

      Je ne sais pas. Le sort est jeté….

      1. Peut être bien, oui, mais je pense que c’est trop tard, le mal est fait.

        Concrètement, le plafond est atteint depuis plusieurs semaines. Le Trésor US vit en siphonnant tous les fonds de réserve disponibles, qui arrivent à zéro.

        Si un accord est trouvé lundi, mardi, l’Etat USA a besoin de peut-être 1 000 Md$ d’emprunts.

        Ma question : vous lui prêteriez, vous ?

  14. Ah mon cher Olivier Berruyer, merci pour cet article, mais vraiment, vous commettez de fatals contresens. Je m’explique.

    1 On ne mélange pas tous les systèmes monétaires ensemble ! Un système à base d’étalon-or n’est pas un système de monnaie fiduciaire à change flottant. Il est vrai que de Gaulle ou Napoléon devait d’abord trouver l’or de leur financement, avant de pouvoir acheter quoi que ce soit, mais ce n’est plus vrai depuis la fin du système de Bretton Woods.

    2 Vous semblez endosser la vision bonapartiste qu’il faut être fort, donc être celui qui est en position de donner l’argent plutôt que celui qui doit le demander. Mais quelle conclusion en tirez-vous, pauvre malheureux que vous êtes ! : il faut donc entériner définitivement le système mis en place par les financiers et achever la castration monétaire de l’État ! Ne autoriser de déficit, mais alors comment créer l’argent qui finance l’accroissement du PIB (la fameuse croissance) ? En laissant ce droit de seigneuriage âprement disputé au cours des millénaires entièrement au mains des banquiers ? Quel stratège ! Il faut bien que l’argent qui recouvre les biens et service vienne de quelque part. Paul Jorion a très lourdement insisté dans L’argent mode d’emploi et sur ce blog sur le fait que le crédit accordé par le système bancaire n’est pas de l’argent, que la confusion de tout cela sous le terme de monnaie est une escroquerie intellectuelle. Et vous voudriez que le crédit privé soit la seule source d' »argent » ?

    3 Le relèvement du plafond de la dette n’est peut-être pas souhaitable : si les MMTers que je suis (suivre) ont raison, et j’en suis de plus en plus persuadé les années passant (au début je ne parvenais pas à comprendre ce qu’ils disaient), alors elle mettrait la vérité à nue : le système monétaire (américain, en France, c’est plus compliqué principalement à cause de l’euro) ne fonctionne pas comme un ménage, et aucun chèque émis par le Treasury Department ne fait défaut, sans qu’une augmentation de dette ne soit nécessaire. Alors, les banquiers découvriraient qu’ils se sont tirés une balle dans le pied… Mieux, l’inflation se faisant toujours attendre (il faut une situation de plein emploi pour qu’un déficit budgétaire soit significativement inflationniste), c’est toute leur idéologie de terreur intellectuelle qui s’effondrerait.

    Vous avez peur, j’ai confiance.

    1. +1 sur tout. Sauf que je ne suis pas aussi optimiste que vous. Je crois qu’ils trouveront un (mauvais) accord, comme d’hab.

      1. 1 et 3 je ne sais pas mais 2, si l’on prélève plus, des marges de manœuvre on en obtient, il me semble. Ce n’est pas de castration d’état dont il s’agit mais de rentier, enfin il me semble (les ponctions sur le « salaire » étant bien suffisantes, il manque tout le volet fiscal sur les placements).Je trouverai cela anormal qu’il en soit autrement.
        Quand à la question de savoir si un état peut produire ses propres prêts, on s’en fout si l’état est structurellement bénéficiaire. Je trouve parfaitement logique de transformer ses faux prêts en vrais impôts.

  15. « Reste donc à savoir qui va être obligé de jouer à « Qui veut perdre des millions » – les plus fortunés ou les autres… »

    Autre solution : convertir la dette en or à « prix d’or » avec en gage le métal conservé par les états ! Avantages: finis les intérêt à payer, valeur matérielle sonnante et trébuchante et non pas fiduciaire, on ne touche pas aux économies des classes moyennes et à faible revenus. Inconvénient: cela va tuer la bijouterie.
    Cette idée a déjà été exposé sur le web
    A mon sens la parité pourrait être de 2 à 2,5 millions d’euros par kg.
    Cette parité pouvant être relevé en cas de besoin !!!!!!!

    Par ALBIN 194 1er juin 2009

    Question : A quel cours le stock d’or de la FED (Fort Knox) pourrait-il éponger la dette US ?
    Tentative de réponse :Rappelons que la dette extérieure (brute) des Etats-Unis était de l’ordre de 13.000 milliards de dollars US fin 2007. Suivait la Grande-Bretagne, avec une dette extérieure de plus de 10.000 milliards de dollars. Ensuite, l’Allemagne et la France, avec plus de 4.000 milliards de dollars chacune.D’après Natixis, la dette extérieure brute des Etats-Unis en 2009 serait de l’ordre de 17.500 milliards de dollars.

    Quel est le stock d’or US ?

    http://investglobe.wordpress.com/category/fort-knox/
    Selon des informations (mars 2008), la Réserve Fédérale américaine aurait
    pour 234 milliards d’or dans ses coffres à Fort Knox.
    Donc le calcul est simple :
    17.500/234 = 74,78 fois plus.
    C’est ce multiple 74,78 du cours actuel pour renflouer le trésor américain

    http://bourse.lesechos.fr/bourse/matieres/details_matieres.jsp?Code=LINGF&Place=RMSE-TR&Codif=TSB&Secteur=METAL
    Cours le 01/06/2009 = 22.000 euros
    Valorisation pour éponger la dette
    22.000 X 75 = 1.650.000 euros /lingot 1 kg
    Une valeur de 450.000 euros / lingot pourrait être suffisante car avec un cours capable d’absorber 25 % de la dette US la confiance va revenir, les impôts remplir la caisse du Trésor Américain et les exportations refaire le stock d’or .

      1. Avec ce système au revoir toute l’electronique à prix abordable; les metaux precieux seront beaucoup trop cher pour l’industrie qui ne peut malheureusement plus s’en passer aujourd’hui.

  16. C’est tout gentil cet article…

    Mais « ils » ne vous écouteront pas, ils sont tellement convaincus de leur toute puissance qu’ils en sont devenus aveugles et sourds.

    Et même s’ils devaient percevoir enfin la gravité de la situation, ils préféreront nous entraîner avec eux dans l’abîme plutôt que de reconnaître leurs humaines faiblesses… Et devoir passer la main.

    Mieux vaut encore pour eux tout saccager et laisser à leurs successeurs un foutoir impossible à démêler, ils auraient encore beau jeu de les railler en ironisant sur leur incapacité à s’en sortir.

    Et en attendant, parce qu’ils sentent quand même confusément que le cours des choses leur échappe, ils se débattent avec frénésie, démolissent tout autour d’eux, et se livrent à leur jeu favori victimisant « C’est pas de ma faute, c’est eux les responsables ! »

    Rideau…

    1. On a bien compris qu’on était tous des « irresponsables », déjà des irresponsables patients (slogan calculé par la « droite » à la Parisot), des électeurs irresponsables (slogan tempété par les « socialistes » à la Jospin), ou des consommateurs irresponsables (slogan récriminé par les « écolos » à la Hulot)
      La question serait plutôt pourquoi politiquement ça marche ???
      comment de traiter les citoyens d’irresponsables peut se consevoir comme un argument de campagne en politique ???
      les citoyens sont-ils masos ???

      1. @ Cécile
        Comment qualifieriez vous les électeurs qui ont voté non au traité constitutionnel européen ?
        Ce traité qui reprend tous les précédents et institue, réaffirme, l’interdiction faite à la BCE de prêter aux Etats. Les Etats qui se retrouvent de fait enchainés au marché ! Ce que Jacques Généreux a qualifié en son temps de privatisation des Etat si je me souviens bien.
        Pourquoi politiquement ça n’a pas marché lors de cette élection ? Tous les média ont essayé de nous enfumer pendant la campagne et ça n’a pas marché.
        Les citoyens se sont pris en main, tout simplement.
        Si la crise annoncée ne vient pas chambouler notre agenda électoral d’ici à 2012, voila ce qu’il nous reste à faire, un sursaut citoyen . . .

  17. J’ai annoncé il y à 3 semaines que le 29/7/2011 serait l’Armagedon.
    La période est extraordinairement propice à bruler la dette mondiale.
    Je dis bien mondiale car elle est au bout de son possible , l’économie est à l’arrêt , et justement des 2 cotés de l’océan les vieilles sociétés ne se sont pas engagées dans le paiement.
    Les peuples ne veulent plus , les peuples refusent , les peuples révulsent , les peuples marchent avec des armes contre la finance .
    Nous sommes donc à la marche.
    Franchissons là de suite , sinon notre esclavage va continuer.
    Le plus gros pays va donner le signal et ce sera bien , les autres pays suivront.

      1. @ lisztfr
        J’interprète l’évolution actuelle de cet indice comme une stabilisation du prix du transport maritime, assez de navires pour toutes les marchandises. Mais je n’y lis rien d’autre, ai-je tord ?

    1. L’Armagedon de demain, ce sera dans la matinée ou plus tard? Je dois savoir si ça vaut la peine de sortir les poubelles.

      1. C’est pas toi qui va déménager, …
        fais les braderies, tu verras le prix de tes poubelles, si dois toutes les jeter demain..
        (l’espace est un luxe, que tout le monde ne pas se payer…)

      1. re-bonjour Mr Berruyer. (oui j’ai le même pseudo sur tous les forums).
        Les grands hommes ne font pas une page dans les magazines people, autant dire qu’il perdent 25% d’électorat potentiel, donc c’est injouable pour eux de nos jours.

        Ceci dit comme d’habitude, très clair et malheureusement très vrai.
        Je suis malheureusement pas de votre avis sur les proposition de Mme Filipetti (PS si je ne me trompe pas), et ceci sans même les avoir lues. Vous savez pourquoi ? Car si les dirigeants d’un quelconque parti « de gouvernement » étaient capable d’autre chose que d’enchainer les pantalonnades, ça se saurait ^^ (et comme vous le savez c’est un homme que en voit très régulièrement, des hommes politiques, qui vous le dit). A votre place, je ne mettrais aucun crédit, ni aucun espoir dans la politique actuelle, cela vous évitera des désillusions.

        Merci pour votre article et continuez votre oeuvre pédagogique, elle sera bien plus utile que toutes les intentions des politiques les veilles d’élections !

  18. Le gouvernement fédéral des États-Unis EST en faillite depuis mi-mai 2011, la date du 2 aout est la limite après avoir tiré toutes les ficelles, grattés les fonds de tiroirs, ponctionné ce qui pouvait l’être et refusé de payer (= défaut) diverses charges « internes », comme les pensions de certains fonctionnaires. Il le sera officiellement le 2 aout, si la prévision de PJ se réalise, ne pouvant rembourser ses charges « externes », celles concernant des entités dont il n’est pas maître.
    Ça fait déjà deux mois et demi de faillite avouée, dans l’indifférence générale, la chose étant occultée dans les médias par le risque de défaut grec.
    C’est toutefois une faillite artificielle dans le sens ou ce n’est pas faute d’argent ou de prêteurs mais une limite « légale », le plafond fixé par le congrès, le Trésor pouvant encore trouver des clients pour ses emprunts ou imprimer du papier vert.

    Augmenter les impôts tout de suite, et pas pour rire, continuer d’emprunter, c’est à dire augmenter les impôts plus tard (mais ça devient délicat), laisser courir l’inflation ou faire un défaut sur la dette sont finalement les quatre faces (bin si) de la même solution, reste à savoir qui, du contribuable de base, pas riches mais nombreux, du financier, du décile riche ou du rentier sera choisi pour passer à la casserole, et à quelle sauce on sera mangé par nos zélites démocratiquement autistes.

    1. vous savez, tout Etat qui fait faillite est en « faillite artificielle », car il trouve toujours plus pratique de faire défaut que de vendre le pays à ses voisins et ses citoyens comme esclaves…

      1. Je n’ai pas compris s’il y avait déjà une TVA aux USA, mais si comme il me semble il n’y en a pas, alors que chez nous la TVA est le premier budget de l’état, je dirais qu’il leur reste une marge.
        Certe pour le citoyen ce n’est pas un avantage d’augmenter le prix de tout, mais les grecs en sont à 11% ou plus d’impôt sur le PQ et le liquide-vaiselle, alors bon, pourquoi le citoyen US, lui aussi, …
        car c’est vrai que prendre un tout petit peu dans chaque petit porte-monaie, à la fin ça peut faire une très très belle somme , évidemment DSK critiquait un peu tout ça, cétait pas absolument son dada, il laissait plus ou moins le choix…
        mais maintenant avec Christine Lagarde, la « rilance » et son blabla, j’imaginerais assez le conseil d’ une petite augmentation d’une taxe à la consommation bien ciblée, prendre un tout petit peu dans chaque porte-monaie des citoyens US, car un tout petit peu plus un tout petit peu, et un tout petit peu multiplié par tous ces habitants US, ils sont nombreux, pour eux et d’une c’est quasi indolore, et de l’autre à la fin, ça peut faire pas mal alors bon,
        D’accord aux USA ça va mal, mais sans blesser les libertariens, donc à ce qu’il me semble, les taxes à la consommations ne blessent pas les libertariens, il reste une marge,
        les grecs sont passés de vers 5 à au moins 11% de TVA de base, 6% d’augmentation de tout, c’est pas tant grand chose, on va pas faire des économies de PQ ou ni de liquide-vaisselle et co pour 6% d’augmentation, soit on dépensera plus mais ça va changer quoi ???
        Cela pour autant, que donc en attendant que les libertariens réalisent qu’ils ne raisonnent pas parce que leur théorie est absurde, mais qu’ils résonnent comme des tambours, parce que leur théorie est absude, alors qu’ils ne sont pas prêts et qu’ils n’entendent rien
        est-ce qu’il n’en reste pas moins, peut-être aux USA cette marge, sur laquelle et de l’extrème-droite à la l’extrème-gauche, tous peuvent s’accorder, dans la stratégie du cercle vertueux de la « rilance »,
        telle que de ce que on peut en retenir, à ce que je comprends, de la gestion calamiteuse de notre gouvernement actuel ou de celle de la gouvernance européenne.
        c’est à dire à chaque problème la suggestion possible puis effectivement l’application comme en Grèce ou ailleurs du prélèvement dans tous les porte-monaies de prélever en vue du comblement des fonds manquants d’une minuscule taxe à la consommation, infime et soit-disant indolore d’abord dans tous les porte-momaies
        saura peut-être accorder l’ensemble des parties politique US
        Qu’est-ce qu’on en sait ???

  19. Peur…ou propagande

    cf. cet article du Monde.fr :
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/07/28/la-monnaie-unique-repart-a-la-baisse-signe-des-inquietudes-sur-la-zone-euro_1553879_3234.html
    La monnaie unique repart à la baisse, signe des inquiétudes sur la zone euro
    « L’euro est reparti à la baisse face au dollar, jeudi 28 juillet, pliant sous le poids d’un regain d’inquiétudes sur la crise des dettes en zone euro. »
    « L’EURO, MONNAIE NON GRATA »

    Oulala, ça fait peur tout ça, alors on lit. Et qu’est-ce qu’on lit ?
    « Vers 15 heures, la devise européenne valait 1,4265 dollar contre 1,4363 dollar mercredi à 23 heures. »

    Ouhaou… impressionnant.

    Là, soit on nous prend ouvertement pour des cons, soit certains se prennent pour des cons, soit on nous bourre le mou pour nous faire avaler la pilule.

    Bon, bin quand l’économie risquera vraiment de se casser la gueule et que les choses changeront, vous me préviendrez 😉

    1. Effectivement on a très peur :
      car on peut très bien écrire le même genre d’articles avec un euro à 0.80$, 1,20$, 1.40$ ou 1,60$

      Après on ne s’étonne pas si la presse eco ressemble à paris-turf.

       » les parieurs compulsifs ont eu le loisir de miser sur trois courses qui avaient pour théâtre …
      3 épreuves réunissant 36 compétiteurs pour la plupart obscurs » .. »quel pied de faire le papier sur de si piètres coursiers ! » … » Même le pronostiqueur le plus avisé doit en perdre son latin, contraint, tout penaud, pour montrer sa science, à se résoudre à évoquer les performances en terrain lourd de l’arrière-grand-mère desdits partants. »
      « J’imagine la tête de « l’addict parieur » qui a engagé, qui un couplé, qui un trio, qui un 2su4, qui un multi ! Et…qui n’a probablement jamais vu la tête du caissier, ou, si c’est le cas, simplement par le simple fait du hasard…  »

      Apres la FED, la BCE si on passait le mois d’août au PMU histoire de renflouer les caisses de l’état.

      1. Pourtant, son assassin …..
        a été et il n’en ait aucun doute, même si on ne nous à pas dit que le médiateur des conflics en Côte d’Ivoire était l’assassin de Sankara
        très investi dans son rôle pour avoir soutenu Ouatarra …
        Enfin bon, passons, mais en passant, s’il y en a qui s’étonne de ne plus avoir de nouvelle de la Côte d’Ivoire, qu’ils ne s’étonnent pas, Outarra, le roi du chocolat est bien en mal, avec toutes ses bandes armées, désormais sans solde avec seulement l’armée française pour le soutenir de rétablir une police sur son territoire, car il est bien mal barré
        C’est peut-être un homme qui va changer, il était le roi du chocolat, à revendiquer le pouvoir illégitimement par pur arrivisme, et là, il l’a, il ne s’en sort pas, peut-être il pourra s’avérer quelqu’un de bien, il ne serait pas le premier de se retrouver berner jusqu’à subitement …

  20. 3/ il enjoint à la banque de France de créer et de lui remettre la somme dont il a besoin […] car elle peut se révéler très inflationniste si le public perd confiance dans la monnaie.

    Cette solution ne se révèlerait inflationniste que si la dette était remboursée très rapidement , ce n’est pas le cas s’il s’agit seulement de couvrir les besoins de paiement des intérêts en spécifiant aux prêteurs qu’ils vont devoir attendre pour le capital.
    De plus, il est tout à fait possible d’augmenter parallèlement les réserves obligatoires ce qui va limiter les capacités des banques.
    Au total, la masse monétaire peut très bien augmenter « raisonnablement » et donc éviter de faire perdre confiance dans la monnaie.

    Mais ceci dit, je suis d’accord avec l’Abbé Terray… je dirais seulement « tous les 10 ans »!

    En fait un Etat n’aurait, s’il ne veut pas se corseter, aucun besoin de faire appel au marchés, sauf sur les devises extérieures qui lui manquent.

  21. @ Pablo 75

    Philippe Marini est un expert, la preuve :
    Le Conseil constitutionnel va-t-il enfin mettre le holà aux activités de Philippe Marini? Le très influent rapporteur UMP de la commission des finances du Sénat cumule les activités extra-parlementaires depuis des années. Pour l’instant, personne n’a rien trouvé à y redire

    1. Ahrghhhg Marini ..
      Extrait :« Injustice sociale » ; « prime aux boursicoteurs » ; bienveillance envers les « spéculateurs ». C’est en ces termes qu’a été accueilli un amendement au projet de loi de finance proposé par la sénateur de l’Oise, Philippe Marini, permettant de déduire des revenus 2009 les pertes liées au krach boursier. Le texte, dévoilé par La Tribune samedi 6 décembre, devait être soumis lundi 8 décembre à l’examen du Sénat. Il offre aux épargnants ayant investi moins de 25 000 euros en Bourse, la possibilité de déduire jusqu’à 10 700 euros de moins-values boursières de leur déclaration de revenus 2009.
      http://wp.me/pJNbv-fx

    2. Arghh Marini
      Extrait :« Injustice sociale » ; « prime aux boursicoteurs » ; bienveillance envers les « spéculateurs ». C’est en ces termes qu’a été accueilli un amendement au projet de loi de finance proposé par la sénateur de l’Oise, Philippe Marini, permettant de déduire des revenus 2009 les pertes liées au krach boursier. Le texte, dévoilé par La Tribune samedi 6 décembre, devait être soumis lundi 8 décembre à l’examen du Sénat. Il offre aux épargnants ayant investi moins de 25 000 euros en Bourse, la possibilité de déduire jusqu’à 10 700 euros de moins-values boursières de leur déclaration de revenus 2009.
      http://wp.me/pJNbv-fx

    3. Les diverses casquettes de M. MARINI, et ses contacts avec le monde financier, y compris les acteurs de marché, lui permettent d’être l’un des politiques les plus compétents en la matière. Après, s’il profite de son entregent et son activité de lobbying en faveur des institutions financières, c’est qu’il a bien compris le fonctionnement de ces domaines, où le trop chaste s’exclut de lui même du mouvement.

    4. Les mots de Marini sur les niches fiscales ont d’autant plus de poids que le type est compromis avec le Système jusqu’au cou. Si c’était quelqu’un de gauche qui disait ça on pourrait le soupçonner d’exagérer, non?

      1. Marini aux oubliettes, l’état récupère tous ces bénéfices, ces déficits ne sont pas remboursés.
        Je ne le supporte pas, c’était un inspecteur des impôts, je ne vois pas en quoi un tel homme, ait pu influer vers le haut aucune réforme, comment peut-on voter Marini ??
        (surtout qu’il se taise, qui a intérêt à l’écouter, les archi-milliardaires soit, mais et après ..)

  22. Les dettes, ça s’efface, non ?? Que peuvent quelques banksters face à des milliards d’ humains affamés, si chacun de ces millirds leur met une petite tape sur la joue ?

    1. Et avant ???
      un retour à la féodalité, …
      et pourquoi pas ??

      Tous les chacuns ne prennent-ils pas l’essence avec leur carrte bancaire sans se soucier de ce que cette carte va leur être retournée en pleine figure …

      Obliger tous les citoyens, cela mine de rien, d’avoir une carte pour se déplacer, ne serait-ce pas le rêve, un rêve du pire potentat qui soit ???

      Et là, chacun va avec sa carte bancaire faire le plein, et chacun va avec sa carte bancaire payer son abonnement personnel de transport, et chacun va par ce que c’est moins cher se faire encarter individuellement parce que bien évidemment la carte bancaire est individuelle, à la différence des chèques, et co

      Et après, une fois que tous déplacements, ne seront possibles, que de cartes bancaires, parce que sans carte bancaire, il ne sera plus possible de se déplacer, le citoyen va tomber des nues, subitement considérer que sa carte bancaire est payante ??
      Qu’ elle ne coute pas rien parce qu’elle participe de tout un réseau de surveillance, et cette surveillance a un coup ??

      Nous voulons nous assujetir des banques, nous le serons, prenons l’essence avec une carte bancaire, payons l’autoroute avec une carte bancaire, prenons les transports en commun avec une carte personnelle payée systématiquement avec une carte bancaire ou un prélèvement automatique, surtout ne nous posons pas de questions, tendons le bras, la main , le pouce pour se faire enchainer…
      et puis les puces, c’est tellement écologique, la fabrication des puces n’est pas polluante, elle ne gaspile pas d’eau, non, non, non, tout va très bien, il faut absolument être fan de ses cartes à puces, prendre son essence avec sa carte, payer les péages et les transports et tous ses déplacements avec sa carte, ca c’est merveilleux, c’est pratique, c’est extraordinairement responsable, absolument social, terriblement citoyen
      et après celui qui n’a pas de carte, il fait quoi ???

      Il n’y a qu’une carte bancaire, déjà payante par compte-joint, c’est pas grave, car le quidam aime payer plus, pour avoir sa carte individuel, personnalisé et tout et tout,
      il n’y a bientôt que les homos qui demandent à se marier pour payer moins, c’est bien évident vu que le mariage, mais qu’est-ce que notre époque on s’en fout.

      Moi, perso, je refuse de payer une deuxième carte bancaire, et franchement, je trouve bien léger tous ceux-là qui prennent l’essence ou le gazoil avce leur carte, paye l’autoroute, et tous les transports avec leur carte bancaire
      parce que parfois je me retrouve sans carte, vu que nous avons une seule carte déjà payante pour un compte joint, il me semble que si tous les citoyens continuent de vouloir se faire esclasaviger par la carte, et que tous ceux sans carte bancaire ne puissent même pas espérer de se déplacer alors il n’y a qu’à continuer de revendiquer de payer les carburants et les transports par cartes pour s’assurer de se faire enchainer

      C’est un vrai problème aujourd’hui, d’être sans carte bancaire, à devoir vivre normalement, surtout celui de prendre du carburant
      L’idée n’es pas seulement de supprimer les chèques, elles est aussi d’encarter les individus, chacun sa puce bancaire, chacun sa puce carte vitale, chacun sa puce passeport, comme pour les animaux, la traçabilité et co
      Je me sens très seule à lutter contre cette niaiserie qui s’impose visiblement, de chaque année, encore un peu plus, de tous ces quidams accrochés de payer absolument leur carburant avec leur carte bancaire individuelle, comme s’il ne savaient pas ….

      1. Ouhla .. ca fait peur en effet…
        Remarquez moi l’essence, j’en ai pas besoin pour faire les milliers de km par an pour aller au boulot.
        Quand ca m’arrive de prendre l’autoroute, je paie avec ma carte, c’est toujours là qu’il y a le moins de monde… pourquoi les gens ne paient ils pas avec leur carte a l’autoroute .. du black?

        Mais de la à ne pas utiliser de carte par ce qu’on ne peut pas s’en passer …. c’est comme la logique des décroissants que je n’ai jamais comprise…(il faut décroitre paske si on continue de croitre on va décroitre .. )

    2. Je préfèrerais leur donner un coup de pird au cul. Si on est des milliards à donner un coup de pied chacun, ça va leur faire un sacré cul de babouin, non?

  23. « Les banques françaises n’ont pas demandé à vos projets d’attendre la fin de la crise. »

    Voila ce que dit la FBF. En un an de fin mai à fin mai 2011
    + 5% de crédits à l’économie
    +9,1% de crédits immobiliers
    +7,1% de crédits aux ménages
    +4,5% de crédits aux PME et TPE
    Elles semblent s’en féliciter en faisant de la pub aujourd’hui.
    Que faut-il en penser ? Avoir peur ou s’en réjouir ?
    http://www.fbf.fr/Web/internet2010/content.nsf?OpenDatabase

  24. Il n’y a pas, avec la monnaie actuelle, moyen de réduire la dette!
    Le défaut, oui, mais cela est la preuve que la monnaie telle qu’elle est ne fonctionne pas!
    L’introduction d’un SMT résoudrait aisément et simplement l’équation,!
    Pour en savoir plus, je vous indique mon petit livre que vous pourrez recevoir par la poste en m’envoyant un mail et en laissant votre adresse postale: johannes.finckh@wanadoo.fr

      1. en faisant circuler correctement la monnaie, les recettes d’impôts (tva, revenus) se rétablironnt pratiquement toutes seules!
        On a toujours vu, quand les affaires reprennent, les impôts et les cotisations sociales se rétablissent.

    1. mon ordinateur est sans doute merdique, mais celà n’empêche pas que votre lien ne s’ouvre pas,
      mais peut-être quoique merdique soit mon orditeur, cela puisse être de même pour n’importe quel internaute, soit à dire que votre lien ne s’ouvre pas
      de celà je ne sais pas, bonne chance et merci, A+

      1. Qu’entendez-vous par faire circuler correctement la monnaie ?
        Une meilleur redistribution de la richesse créée par le plus grand nombre au plus grand nombre ?
        Un smic à 1600 euros ? Une grille des salaires de 1 à 20 ? un salaire maximum ?

  25. Ou sont nos grands hommes ? S’agit-il de la quête de l’homme providentiel ? Ce sont les démocraties qui ont créé les déficits et accumulé la dette. C’est donc aux démocraties de résoudre le problème et sortir de cette impasse.

  26. attendre des grands hommes providentiels ???

    oO

    à époque médiocre , hommes politiques médiocres .. qui a l’envergure intellectuelle , la stature d’homme d’etat actuellement ???

    personne !!!

    ils croient avoir des idées , ils n’ont que des réminiscences , ils jouent à être H Kohl , Mitterand ,Gorbatchev …

    des clowns qui singent par leurs grimaces l’action , ils sont restés dans la pensée magique , la communication n’équivaut pas à l’action !

    au mieux , on aura des « liguidateurs » reaganiens thactchériens elstiniens bradant à l’encan le reste de structure étatique à de nouveaux oligarques planétaires !

    les etats levent les impots sans plus battre monnaie , autant donner des passoires aux agents du fisc !

  27. cher Monsieur Berruyer,
    Il faut arrêter de vous faire peur et de faire peur à tout le monde.
    La dette est un outil de gestion est rien d’autre!
    En 2011 l’Etat français avait un besoin de financement de 187 Md€ dont 91 Md€ de déficit ( dont 43 md€ pour les intérêts de la dette ) La dette à une durée moyenne de 7 ans et 78 jours pour un encours de 1250Mds€.
    Pour le grand bonheur des établissements financiers ( Banques, Assurance, Fonds de pension et autres) qui peuvent ainsi « gerer » leur portefeuille en ajustant les risques. La dette publique est aussi vieille que le monde depuis crésus!
    Pourquoi existe t-il un déficit:
    1) Parce qu’il n’y a pas de croissance,
    2) parce que la balance commerciale n’est pas excédentaire
    3) parce que trop de cadeaux fiscaux et un impôt qui n’est pas progressif
    4) une dette trop chère 4% en moyenne
    Les points 1 et 2 sont largement dus au manque de compétitivité des entreprises françaises, les points 3 et 4 un choix politique! Laisser assumer le financement de la dette par le système bancaire dont les fonds propres ne peuvent plus assurer un risque de défaut probable, et le font assurer aux contribuables voilà l’erreur!
    Et…si demain le système explose n’ayont pas peur la Crise n’est que le résultat des contradictions du mouvement dialectique entre le « vieux » et le « neuf », les Hommes en seront les protagonistes soit pour plus de chaines et de larmes soit pour un monde meilleur pour tous!

    1. Je ne cherche nullement à faire peur à tout le monde, juste à éclairer les risques…

      Plaie d’argent n’est pas mortelle – mais l’optimisme béat n’est pas non plus une bonne politique 🙂

    2. Il existe un déficit parce que le budget est proposé et voté ainsi chaque année par des gens qui pensent que c’est la meilleure façon pour eux d’être réélus. Le reste n’est que littérature.

      Le jour ou le gouvernement présentera un budget équilibré et qu’il sera approuvé par la représentation nationale on pourra se reposer la question de ce qu’il a été nécessaire de changer pour en arriver là.

      Visiblement ce ne sera pas encore le cas du budget 2012.

      La France a basculé dans le rouge en 1974 sous VGE qui eut comme ministre des finances « le meilleur économiste de France ». En 1971 fin de la convertibilité du dollar en or, en 1973 mise en place des changes flottants, visiblement certains ont du y trouver des avantages illusoires.

      Il a fallu 37 ans pour se mettre dans cette situation, il est évident qu’il faudra autre chose qu’une simple règle d’or gravée dans le marbre pour nous en sortir.

      Mais avons nous pris garde de conserver la liberté de décider comment nous allons nous sortir de l’ornière ?

      1. La période visée concerne bien 74 à 81 ou l’ensemble des exercices ont été déficitaires sous VGE, Chirac et Barre. Sur cette période, on est passé de la gestion du budget à la gestion du déficit, au « contrôle » de l’inflation et cerise sur le gâteau à la gestion sociale du chômage.

        Le début d’une grande période d’innovation financière et politique. Et la saga continue.

        Faire un budget équilibré c’est ringard.

  28. Avoir peur ! Mais de quoi ?
    La peur évite-t-elle le dangers ?
    Tenez, sur ce site qu’on m’indique comme « domain is controlled by the Murdoch Family »

    « domain is controlled by the Murdoch Family »

    une bien drôle histoire de bonnes gens, dont les placard de cuisines doivent être superbement garnis de denrées alimentaire, fassent aux horribles bêtes de la Nature.
    Ils n’avaient jamais eu vraiment peur de cela avant.

    Moralité : T’as peur, t’as pas peur .. l’important c’est de bien manger lorsque tu as faim et peu importe la méthode pour se procurer la denrée, « on verra bien le moment venue ».

    Ceci n’est pas un comte de Jean de lafontaine.
    Signé : Roger

  29. Où sont les grands politiques ?

    On se le demande. Je prends le cas de Daniel MASSÉ. http://www.presume-coupable.com

    Il fait une requête en révision, elle est rejetée mais la Cour de cassation pour rejeter viole la loi et les droits de l’homme, mais de plus elle se sert du fait que la loi sur la révision des condamnations pénale est anticonstitutionnelle pour pouvoir rejeter plus facilement en s’abstenant de tenir une audience publique et en s’abstenant de respecter les droits de la défense.

    On se tourne devant les parlementaires et on se dit, on va bien trouver comme pour l’affaire Dreyfus, un Jaurès, un Clémenceau et un président du sénat de la trempe de Scheurer-Kestner pour leur signaler que la loi est anticonstitutionnelle et surtout qu’elle ne respecte pas la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et qu’il faut la changer avant que la France ne soit condamnée par la CEDH et ne soit obligée de le faire via le Conseil de l’Europe. Il n’ a rien au-dessus des principes républicains parait-il…

    Mais non, il n’y a plus ni Jaurès, ni de Clémenceau, ni Scheurer-Kestner. Ils répondent que la justice est indépendante et ne veulent pas qu’on leur dise que la loi qu’ils ont voté en 1989 est anticonstitutionnelle, qu’elle ne garantit pas le respect des droits de l’homme. Non, maintenant, ils préfèrent baisser la tête et faire comme s’ils n’avaient pas entendu et rien compris pour ne pas troubler la cour de cassation.

    Alors, pour le reste, qu’est-ce que cela doit être…

    1. Moi, je ne sais pas de cette affaire, parce contre à ma toute petite échelle, je peux constater déjà que la justice ne va pas et que cela n’est pas bien , ni pas bon, cela pour tous les citoyens honnêtes qui feraient bien de s’en inquiéter et peut-être bien de soutenir la magistrature quand rarement, mais effectivement elle manifete

  30. Réfléchissons, qu’ en se mettant d’accord, on pourrait avec 4 carrés de 100 km de côté, tapissés de panneaux solaires, bien situés sur le globe, on pourrait en finir avec la misere, le réchauffement climatique et aller vers l’abondance..
    L’humain serait il à ce point corrompu par l’argent pour s’autodétruire ??

      1. j’ai toujours quelques doutes, avec les solutions merveilleuses qui vont tout résoudre,
        Cite, le site espagnol en rajoute, puisque de là, comment ne pas s’égarer vers des châteaux en Espagne,
        désolée, mais voilà …

  31. Je constate un contraste étonnant entre l’émotion de ce texte bien écrit et documenté et l’attitude
    des marchés qui restent relativement calmes .
    Je ne remets pas en cause le pronostic , mais je pense que beaucoup s’ils peuvent étre impressionnés par les montants de la dette , n’ont pas compris la nouveauté de la situation .
    Elle tient à mon avis en 3 éléments au moins :
    1) le mythe de la relance par les dépenses de l’état est tombé c’est devenu un marteau pilon pour écraser une mouche .
    2) en pouvoir d’achat le placement en obligations d’état est perdant
    3) Si les particuliers peuvent rester quiets , ce n’est pas le cas des Etats , et c’est nettement plus lourd .
    Enfin ceux qui croit qu une bonne déflation permettrait de régler la dette font erreur car cette déflation serait générale . La Chine prenant le relais c’est pipeau , le relais est une grosse bulle

      1. Non , je comprends votre interrogation , il est clair que la suite logique est l’inflation .
        J’ai parlé de déflation , parce que je pense que c’est ce que beaucoup éspérent parmi les
        détenteurs de bons sans le dire et que les autorités monétaires et politiques leurs donnent des
        gages en ce moment . Leur erreur de fond selon moi repose sur une confusion largement
        entretenue selon laquelle ce serait la hausse des salaires qui serait cause de cette inflation .
        Vu le contexte ils peuvent dormir tranquilles . L’ inflation , je pense , résulte principalement des
        hausses de matiéres premiéres (pétrole , aliments , etc …) , qui ne tarderons pas si les bonds
        descendent en pouvoir d’achat international , comme çà se passe actuellement , et ce indépendamment de la conjoncture , comme l’on bien compris les monétaristes .
        Les problémes sociaux qui s’en suivraient serait ingérables , ne serait ce que parce que la
        police , consomme elle aussi .

      2. à Paul-Alain
        vous entendez ouie-dire autour de vous de hausse de salaire ??,
        hausse de taxes, hausse de factures, oui, mais hausse de salaire ???

  32. Il semblerait qu’actuellement la dette française soit détenue par 65% de non résidents ??? Quelqu’un peut-il me donner des précisions à ce sujet ?

    1. Il suffit d’aller ici:
      lien
      C’est donc exact à la différence un petit bemol combien de fonds ou hedgefunds abrités dans des paradis fiscaux sont en fait d’origine française et mon petit doigt me dit qu’ils représentent un peu plus de la moitié de ces 65 %!

  33. Monsieur bonjour
    j’ai un problême avec vos chiffres,sur les recettes de l’état
    169 M€ cela me parait faible voici des chiffres, avez vous des explications sur cette différence
    (1) : loi de finances révisée.
    (2) : projet de loi de finances.
    Autres impôts directs et taxes assimilées 12,8 26,0 104,0
    Autres impôts directs perçus par voie d’émission de rôles 6,7 8,4 26,9
    Autres remboursements et dégrèvements -14,1 -15,5 10,2
    dont IS net des restitutions 19,0 33,0 73,7
    dont TVA nette des remboursements 117,0 125,4 7,2
    Enregistrement, timbre, autres contributions et taxes indirectes 18,1 22,0 21,6
    Impôt sur le revenu 56,0 54,7 -2,3
    Impôt sur les sociétés -29,2 -17,4 -40,5
    Impôt sur les sociétés (IS) 48,2 50,4 4,5
    Recettes fiscales brutes 325,9 347,1 6,5
    Recettes fiscales nettes 212,2 252,3 18,9
    Recettes nettes du budget général
    Recettes non fiscales 19,2 14,9 -22,2
    Remboursements et dégrèvements d’impôts d’Etat -95,6 -78,4 -18,0
    Remboursements et dégrèvements d’impôts locaux -18,1 -16,4 -9,3
    Source : ministère du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique.
    Taxe intérieure sur les produits pétroliers 14,9 14,5 -2,4
    Taxe sur la valeur ajoutée -52,4 -45,6 -13,0
    Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) 169,3 171,0 1,0
    Total recettes nettes du budget général (hors PSR) 231,4 267,2 15,5
    en milliards d’euros
    2009 (1) 2010 (2) « 2010/2009
    en % »

    Bonne réception

    1. je copie texto « dont TVA nette des remboursements 117,0 125,4 7,2  »
      soit « 117.0 » puis « 125.4 » puis « 7.2 » = ???,
      => est-ce qu’il n’y aurait pas quelles erreurs de frappes, ici et là (et donc pas que là) ???

  34. « la monnaie n’a pas grand chose à voir avec la dette, il suffit de rétablir les recettes de l’Etat »

    -> N’importe quoi !
    Ce que vous dites c’est que la monnaie n’a aucune influence sur l’économie.
    Or en période de forte croissance la dette à tendance à se réduire, l’inverse est aussi vrai.

    Quand le PDG de Renault parle de pertes conséquentes à cause du surenchérissement de la monnaie il sait de quoi il parle !
    Il faut baisser la valeur de l’euro ou la France est condamnée à mourir !

    1. un PDG d’une entreprise comme Renaud pleure, est-ce qu’il n’est pas dans son rôle ??
      moi je ne sais pas, ceux qui crève la bouche ouverte sans même la force de pleurer, sont-ils eux-aussi pour baisser la valeur de l’euro ???
      je dirais que oui, mais qu’est-ce que j’en sais

    1. Et moi si je ne veux guère plus quitter le jardin d’enfants, ne croyez pas non plus mon cher monsieur tous ces gens qui se prennent parfois pour des prophètes sur la toile.

      Je vous assure, je fais vraiment toujours de mon mieux pour avancer, pour pouvoir relancer au plus vite la machine, les idées reçues, le grand marché mondial des êtres et des choses, toujours bien sur pour plus de croissance et de superlatif, hélas contrairement au grand roi Midas, moi tout ce que je touche cela ne se transforme pas du tout en Or.

      Vous verrez à la prochaine grande secousse sismique, il leur faudra bien encore s’en prendre aux gens qu’ils ne leur sont plus guère d’un grand secours, à quand surtout la solution finale pour tous les gens de plus en plus dégoutés par toutes ces choses qui font de plus en plus mal à l’humanité sur le fond.

      Car voyez-vous la trop grande libre expression sur le net, ça ne marche qu’un temps mais pas tout le temps aussi bien avec la Chine, pas toujours évident alors de rester rester bien en accord avec certaines convictions, de croire encore au grand tout de ceci et cela sur toute la terre. J’incline même parfois de temps en temps envers les convictions des autres, surtout face au plus grand nombre dans la matrice, qu’attendez-vous de moi élites de ce monde que j’aille encore dire du bien de vous, faisons plus grand amour du commerce des choses c’est le libre échange, tout le monde en profite, faut tout le temps acheter et vendre, l’empressement du monde, très bon alors
      pour l’autre mais si tu ne veux plus guère jouer avec nous alors tant pis pour toi Jérémie.

      A vrai dire des gens comme JJ on se fiche pas mal de les traiter autrement comme tant d’autres petits larbins de plus dans la précarité d’une vie, en ce sens je me demande si l’économisme planétaire est vraiment bien la meilleure chose concrète pour tout à chacun.

      La grande mascarade du bien à l’image, il est vrai que mon plus grand tort c’est de n’avoir jamais eu ma langue dans ma poche, ne plus savoir se vendre, en perdre la santé, son Ame, sa foi, si vous saviez comme cela touche bien plus les gens de mon espèce en voie de disparition forcée.

      Partant de là, pourquoi devrais-je encore me soucier de mon prochain, de la crise, de la dette, des gens du marché, pourquoi les gens recherchent-ils toujours à être d’un plus grand recours pour les autres, ne serait-ce pas plutôt une plus grande erreur commise à l’égard d’autrui.

      Il semblerait même que la météo dans notre temps ne soit plus guère de même nature.

    1. C’est bizare tous ces incendies dans les hébergements de sans papier
      avec d’un côté dans les centres de rétention, fatalement toujours aux normes…,
      et de l’autre chez dixit marchands de sommeil, évidemment jamais aux normes ….,
      Finalement, s’il falait en retenir des médias qui massmédiatisent de massmédiatiser à foison peut-être que le camp de rétention, concentration entre le mieux ou le pire ce n’est pas si mal,
      au moins là, dans un centre de rétention, concentration, si par hasard un incendie se déclare, c’est jamais au grand jamais une question de norme, ni électrique, ni quoi ou quoi
      (enfin c’est ce dont il me semble que l’on cherche à nous inculquer, cela malgré nous et mine de rien …)

  35. Qu’on le choisisse ou que les faits, ou l’Allemagne, nous l’impose il existe un quatrième choix lorsqu’un état ne peut plus assumer le remboursement de ses dettes.

    C’est l’inflation. Les remboursements sont honorés mais en monnaie de singe, comme l’on dit.

    Cette euthanasie des rentiers n’est pas immorale, elle frappe le plus durement les oisifs les moins entreprenants et les médiocres arpagons.

    Cependant, dans le cas présent d’une union monétaire, la vraie question serait de savoir si c’est l’euro qui serait entraîné sur la pente de la dévaluation, peu crédible avec les allemands comme partenaires, ou si l’allemagne prendrait l’initiative de la sortie de l’euro.

    La question est complexe et mérite d’être posée et soupesée. Tant il est vrai que les allemands, à l’issue de l’accord de Bruxelles de la semaine dernière n’a pas cédé beaucoup immédiatement, mais a surtout accepté de donner du temps. Le résultat de ce geste de bonne volonté est désormais apparent. Les sacrifices envisagés, mais pas encore enterrinés, ne suffiraient pas. Aussi pourquoi les tenir. mais dans ce cas, si les allemands commencent à douter de l’utilité de mener cette bataille perdue de la défense du périmètre euro, alosr ils pourraient être tenté de précipiter le mouvement et de provoquer les sorties des plus faibles de l’euro en gelant leur soutien.

    Comme les américains du Tea Party qui ne veulent plus soutenir une construction où ils ne s’y retrouvent plus, les allemands pourraient renoncer à alimenter la fiction d’une union monétaire unie pour préserver son périmètre. Le malheur de l’inflation et l’euthanasie des rentiers ravagera alors les nouveaux exclus. Contrairement aux pensées aseptisées de nos sociétés contemporaines, ce dernier choc pourrait être le prélude d’un renouveau qui ne tarde que trop. Pourvu que la mort vienne vite et que l’agonie soit courte.

    1. peut-on vraiment comparer l’euro, qui n’a que quelques dix ans au dollar qui lui, nous le savons tous, n’est pas certainement pas né de la dernière pluie

    2. Un bémol pour Harpagon , l’inflation c’est bon pour sa cassette . Il a prévu le coup .
      une deuxiéme bémol parmi les nouveaux exclus , certains se sont inclus dans la campagne ,
      le prix des oeufs , du bois , etc , fera mieux que l’inflation .

  36. @ Olivier Berruyer

    Merci pour cet article qui rentre avec résonance avec celui que j’avais publié ici même en Janvier 2011 (http://www.pauljorion.com/blog/?p=20098), et plus particulièrement avec un de vos commentaires : Et un jour, évidemment, l’État se retrouve en défaut, et comme il est désormais hors de question de toucher aux patrimoines, il faut donc démanteler la protection sociale puis le contrat social de 1945 – paix à leurs cendres..

    La dette a été sciemment entretenue, partiellement par une baisse des recettes, pour mieux pouvoir, un jour ou l’autre, sonner l’hallali de l’Etat-Providence. Comme je le faisais remarquer dans un des mes commentaires : Parmi les 10 stratégies de manipulation des masses proposées par Noam Chomsky, il en est une qui doit retenir particulièrement notre attention et correspond parfaitement à la situation actuelle : celle du « problème-réaction-solution ». Dans cette stratégie, l’objectif est simple : on crée sciemment une situation difficile pour faire accepter ensuite comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics..

    En arriverons-nous vraiment là? Personne ne le sait, mais il est évident que nous sommes à la croisée des chemins, et que les Etats-Unis, faute d’un accord sur le plafond de la dette, ouvriront une voie nouvelle dont nous avons tout à craindre à court terme, et peut-être aussi tout à espérer à long terme….

      1. Je n’ai pas dit qu’il l’avait écrit. J’en ai juste fait mention. Ces 10 stratégies ont été exposées dans son livre : Manufacturing Consent: The Political Economy of the Mass Media,

    1. « on crée sciemment une situation difficile pour faire accepter ensuite comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics…..En arriverons-nous vraiment là? Personne ne le sait… »

      Vous, vous n’avez pas la télé, non ?

    2. yep Jean-Luc D. Pour ça que je dis que c’est du pipeau cette histoire. Je dis même : « chiche, ne faites pas d’accord ». Parce qu’un accord ça ne signifie pas autre chose que le démantèlement de l’aide sociale et une nouvelle excuse pour continuer à la faire lors du prochain sketch au défaut.
      Il faut arrêter de payer ces dettes absurdes. Le plus tôt sera le mieux. D’ailleurs, je comprends pas Paul. On plaide sur ce blog pour le défaut généralisé sur les dettes et puis quand ça peut arriver « houla, le monde va s’écrouler ».

  37. Je ne comprends pas pourquoi les Humains s’embêtent encore avec tous ces milliards de devises !! C’est d’un ringard pas possible.. Et ce serait facilement remplacé par l’Amour inconditionnel !!

    1. Et ce serait facilement remplacé par l’Amour inconditionnel !!

      servi dans un grand verre glacé avec une rondelle de citron, le tout sur un plateau d’argent sans doute ?

      dommage, et je suis bien d’accord avec toi, mais pour l’instant on ne sait pas le faire.
      l’amour inconditionnel c’est un marathon en moins de deux heures, à cloche pied bien sur, par rapport à ce que l’on sait faire : marcher à quatre pattes, au mieux.
      vu qu’on ne s’est jamais entrainés, il va falloir mouiller le maillot pendant un moment avant que ça nous vienne sans effort.
      comment on fait des gammes d’amour inconditionnel ?

      1. Je suis d’accord avec vous deux, peut-être on pourrait, mais en vérité rien ne se passera, du moins aujourd’hui, tant que ça ne va pas aussi mal que ça, après eh bien oui on hébergera nos proches, on les nourrira, parce que c’est humain et que c’est comme ça, et que dèjà on se demmerde avec ça, sinon déjà ça serait pire, même si on est pas dans le pire des pires, alors que déjà c’est pas ça, il y en a trop qui reste dehors
        mais si ça va carrément plus mal que ça, que les proches ne peuvent plus temporiser rien, ni les parents, ni frères, ni soeurs, ni les voisins, ni les amis, là je ne sais pas ce qu’il pourra se dessiner ..

  38. Quel désordre intellectuel.

    Aujourd’hui, les ennemis du libéralisme, du capitalisme, et défenseurs des opprimés sont les premiers à renier certains des éléments Keynésiens, seuls à justifier le bien fondé du déficit public et donc de l’action publique. Renier cela ne peut que légitimer l’atrophie de l’état et donc son désengagement programmé du soutien aux plus défavorisés. Un programme Républicain américain, en somme.

    Le moins d’état défendu par les défenseurs des opprimés, me plonge dans des abîmes de peplexité que je n’avais point encore explorés.

    1. Je ne renie rien

      Lisez bien : le déficit public en cas de récession, aucun souci, l’Etat doit intervenir. Mais il n’a pas à le faire par la dette quand cela va mal. Il lève des impôts, et intervient, ce qui me semble fort keynésien…

      C’est fascinent ces panégyriques de la dette miraculeuse comme s’il ne fallait jamais la rembourser un jour., Ou faire défaut.. Bref payer les conséquences de ses actes..

      1. Non mais tout de même, un élément du contexte , c’est quand même le financement de la dette par le privé. Enlevez cette possibilité, cela va changer certains comportements. En général, il vaut mieux traiter les causes que les symptômes…

      2. Je partage votre point de vue et ne suis pas, moi non plus, un contempteur de la dette. J’irais même jusqu’à dire que de mon point de vue, le défaut, y compris pour la Franc, est une option politique très intéressante (dont l’essentiel du fardeau serait supporté par l’étranger et pour ce qui est des nationaux sanctionnerait les oisifs et les arpagons les moins entreprenants, une étape de la sélection naturelle en somme). Il est vrai que ce serait une véritable politique de rupture, avec importante redistribution des richesses, mais les avantages en regard des inconvénients peuvent être supérieurs, notamment cela permettrait un nouveau départ débarassé du poids de la dette. Le rincipal inconvénient qui serait un accès limité au marché de la dette serait finalement tout à fait compatible avec une règle d’or ou votre préconisation de limitation des déficits. Les petits retraités et autres, même pénalisés, seraient aidés par les minima sociaux, à une hauteur limité et donc moins coûteuse que l’actuel transfert de richesses des plus jeunes au plus anciens, déjà pour beaucoup bien servis par le système.

        Au final, l’idée est que quitte à supporter le poids de la clause d’or, proche de votre proposition, autant faire défaut sur la dette, puisque le principal inconvénient en serait de limiter notre accès au marché de la dette à l’avenir, ce qui revient au même.

      3. La guerre en Irak, la guerre en Côte d’Ivoire, la guerre en Lybie et j’en passe, c’est bien gentil, mais, toutes ces dépenses-là, qui pourtant sont et coutent, et donc participent à la dette, ne sont pas des budgets consacrés à la redistribution sociale, et pourtant ces dépenses sont.
        On pourrait aussi dire de la grande braderie des autoutes, du rail, de l’eau, des poubelles, du tél et de n’importe quoi, dont l’intérêt n’a pas été celui du citoyen, mais bien de quelques particuliers au détriment de l’état, qui ne sont pas non plus à imputer en quoi que ce soit d’une problématique relevant uniquement d’une dilapidation du budget de notre état en redistribution sociale
        On peut encore spécifier d’autres dépenses, absurdes et farfelues, comme la prime à la casse, les réductions d’impôts pour un sauna et j’en passe et des meilleures, qui n’ont rien non plus à voir, avec aucune visée politique d’aucune sorte de redistribution des richesses.
        La volonté de redistribuer les richesses n’existe plus, elle est morte depuis déjà largement dix ans, et pourtant la gestion des finances n’a jamais été aussi nulle que peut l’être celle de notre gouvernement, dirigé par notre cher président Nicolas sarkosy, et encore nos avons de la chance nous ne sommes pas grecs, si nous étions grecs, où je ne sais quoi, ça pourrait être encore carrément pire
        Bref, il faudrait essayer arrêter d’accuser la redistribution sociale, comme seule dilapidation possible, ou alors choisir
        s’il n’est que la dilapidation sociale qui vaille la peine d’être critiquée, vivement de ce qui nous advient, buvons à la santé du grand avènement d’un état quasi féodal tel qu’il semble nous en attendre
        sinon il faudrait voir à sortir des carcans idéologiques qui nous valent d’aller de récession en récession
        enfin, moi, c’est ma logique à moi ..

  39. Peur…

    « La France à peur »…..

    Peur du frère et du fils bien plus que de leur saint esprit .
    Sur son « palais-idéal », Ferdinand Cheval écrit : « Pour les hommes de bien, tous les peuples sont frères. Notre devise à nous est de les aimer tous. »
    Abel et Caïn sont dans un bateau……
    Qui tombe à l’eau ? Le nomade ou le sédentaire ?
    Ce blog est plein de nomades plus ou moins bien sédentarisées dans la société du spectacle 🙂

  40. Hors sujet, mais bon, on a plusieurs échelles de décisions, des communes, aux nations, à l’Europe, à une gouvernance mondial (problème stratégique, pour un regard basé sur les ressources la finance etc…), chaque échelle à des avantages et des inconvénients à son niveau.
    Plus l’échelle grimpe plus la démocratie est indirecte plus elle tourne en circuit fermé (un système pyramidale à faire bondir nos forces régaliennes, mais on a signé des traités), bon y à plein de démarche sociologique, sauf que c’est un peu light pour le niveau actuel de l’humanité (ce préparer à la fin de la finance ou avoir le prochain Iphone, vos voisins préfèrent quoi?, c’est une blague, car on croit tous que demain ressemblera à aujourd’hui).
    Comment on trouve des solutions assez simples entre pondération des extrêmes (à chaque échelle, vu de Paris la France est uni, vu de plus loin c’est moins vrai, mais c’est aussi lié à l’économie évidement) et connections à la base pour qu’à chaque échelle de décisions et de représentations, les quelques bonnes idées voient le jour au niveau où elles sont utiles.
    Question idiote, c’est toute la problématique de la politique, mais comment utiliser l’état (le seuil historique de la voix du peuple, sans détruire les structures supérieurs, qui sont élitistes dans leurs conceptions, mais qui sont nécessaires pour améliorer les choses).
    Bref j’ai rien contre le protectionnisme, je suis né avec, ça tournait pas si mal, je crois en une nécessaire intégration des ressources et de règles mondiales dans l’économie (et la finance) à un niveau mondial, j’aime bien l’idée d’Europe (et d’un arsène Lupin dans 813 je crois, et d’autres avant, de cette nécessaire Europe) et je crois que l’humain c’est justement de ne pas opposé l’un à l’autre, car on est multiple et paradoxal.

    Chaque échelle doit être une simplification sans être simpliste.
    Sauf que ce n’est que des mots, faut les bonnes personnes aux bons endroits. :), bien sur ce joli constat y à qu’à regarder le miroir et ce dire on est mal 🙂

    1. (hors sujet, again) comme disait léo férré (mais je préfère Brassens, même si je suis un peu nul en Anarchie de cette époque) en l’an 2000 plus de musique (suivit de ce qui, pour ma génération est l’intro d’un dessin animé:  » il était une fois la vie » et pour d’autres de la musique sérieuse) c’était pourtant bien.
      🙁
      Trop de paperasse, trop d’information, un paysan ça en perd la tête, faut revenir au lendemain, ça ce fera pas sans moi, les vaches tout ça. Aller 😉

      1. Ma question : comment à l’échelle mondiale pouvoir penser un autre impôt qu’une taxe à la consommation ???
        (soit un prélèvement des plus injustes, lui même fatalement voué à être redistribué lui-aussi de la manière la plus injuste, car comment n’en irait-il pas ainsi …
        d’ailleurs la taxe à la vache, si elle n’existe ne tarderait d’être inventée, la traçabilité vous savez, et puis le soja transgénique, et puis la certification contre la vache folle et que le purin et en veux-tu en voilà
        pour les paysans, ils en sont déjà là, trop de paperasse pour le plaisir de la paperrasserie d’une paperrasse qui serait vraiment nécessaire que dans les usines à viandes hors sol, celles où on fait pousser de la viande qu’elle soit de volaille, de boeuf ou de porc, mais ceux-là ont bien compris la manoeuvre et exiger que cette même paperasse soit exigible autant d’une bête sortant de leur usine à viande que de celle qui proviendrait d’un animal sauvage, autant d’un fromage produit d’un magma de la laiterie, que d’une pauvre fermière qui fait ses fromages à la ferme , seulement une chèvre, même pas assez pour les vendre sur le marché, tellement ils sont bons et qu’elle ne se prend pas pour un marchand de vin, ces viticulteurs qui vendent d’abord à l’export ….

  41. De toute manière le peak oil va mettre tout le monde d’accord. Quand on en sera aux tickets de rationnement, toutes ces belles réflexions bien savantes, toutes ces solutions et ces illuminations paraîtront bien désuètes.
    C’est l’histoire de la poutre et de la paille.
    Pour ma part, je n’accuse en rien les états ou les républicains ni personne : ils ont fait le pari de la croissance, ils sont élus pour ça par leur clientelle, celle qui vote pour avoir des avantages.
    Sans pétrole bon marché, pas de croissance.
    Sans croissance, toutes les promesses deviennent fausses.
    Et aucune solution n’existe dans le système actuel.
    Il n’y aura pas de bonne gestion de l’état. C’est impossible sans pétrole.
    Il y aura juste des tickets de rationnement, si jamais on décide de limiter le nombre de morts.

    Pour info, j’ai lu je sais plus ou que les juifs annulaient les dettes tous les 40 ans (je crois).
    Quand on le sait a l’avance, pas de surprise, on peut gérer, on est prévenu.

    1. Bonjour,

      Yoananda, tu retardes !
      Le peak oil, ça fait longtemps qu’il est passé, les spécialistes parlent de 2005.
      En tout cas, les effets du peak oil, l’augmentation des prix du baril, ça fait dix ans qu’ils sont à l’oeuvre …
      Et donc, ce dont il est fait débat sur ce site, ce n’est rien d’autre que des conséquences du peak-oil.

      Et tu trouves que ça met tout le monde d’accord ?

      Et c’est le tout début ! Attend la suite !

    2. @Yoananda
      Dans wikipédia :
      « L’Année sainte puise son symbolisme dans le jubilé juif, prescrit tous les 50 ans par les commandements du Lévitique (25:8–55). Cette année-là les juifs célébraient leur libération de l’exil de Babylone par la remise des dettes et l’affranchissement des esclaves. »

    3. Si on commençait par arrêter toutes les guerres stupides ????
      parce que que je sache, les engins de guerres consomment du carburant, et plus encore détruisent ce dont pour reconstruire il faut du carburant, tel les ponts, les routes, les infrastuctures pour l’eau, l’électricité et j’en passe

      Les écolos sont très gentils mais jamais jamais aucun d’eux
      (même Nicolas Hulot qui pourtant je le reconnais s’est élevé contre le désamiantage d’un de nos navires de guerres relégué à la décharge en Inde où je ne sais où dans des conditions déplorables, l’a ouvert et n’en a cessé en gros jusqu’à ce qu’il soit ramené en France)
      ne s’oppose carrément de cette stupide dilapidation de l’énergie, si souvent à l’oeuvre des conflits militaires
      (où alors si peu)

      Hors pourtant combien toutes nos armadas consomment-elles, même en temps de paix, ne serait-ce que pour leur entrainement, et encore plus quand elles s’en vont batifoler à hue et à dia, et vlan de bombarder une usine, vers Belgrade, dont une des conséquence est la pollution du Danube, et vlan tout récemment de bombarder une usine de tuyaux d’eau en Lybie, et à quoi ça sert, qui ça sert tout ça, à quoi ça rime, et qui, pas même personne, parmi les écolos n’en dit rien, comme si c’était rien de dilapider de toute cette énergie, tout ce carburant pour ça, toutes ces guerres idiotes, à détruire des infrastructure d’un pays pour le mettre à genoux, alors que quoi, est-ce que ces habitants demandaient ça, quel est le rapport entre ces guerres propres, ces guerres chirurgicales, ces guerres soit-disant si bienheureuses et si tout et là et ce qu’en pensent les habitants là où ils s’en trouvent ? Sont-ils contents en Irak , sont-ils contents en Afghanistan, sont-ils contents en Côte d’Ivoire, sont-ils contents en Lybie ??

      Perso, j’ai comme un doute, je penserais que l’on pourrai économiser beaucoup d’énergie de l’armement et de l’industrie d’armement, beaucoup d’énergie des carburants de va-t-en guerre et de l’entrainement d’être des va-t-en guerre pour des motifs qui ne sont pas toujours très clairs, même parfois carrément terriblement opaques, et que les écolos pourraient parfois en parler aussi avant de culpabiliser le quidam de base, qui s’applique de seulement vivre comme il peut en essayant de ne pas trop emmerder le monde du moins qu’il peut
      (pas de 4×4, pas la cleam, il est locataire, il choisit pas le chauffage, il voudrait bien composter, il peut pas, ça n’existe pas ….)

  42. Quelques brêves:

    Israël, en révolte contre le « capitalisme sauvage »

    Écrasées par l’augmentation constante du coût de la vie résultant d’une économie de marché contrôlée par quelques familles, les classes moyennes en Israël se révoltent et rêvent de l’État providence. Lancée en juin via Facebook par le boycottage du fromage blanc, un aliment de base dont le prix avait flambé, la fronde a été relayée il y a deux semaines par une étudiante qui a planté sa tente au centre de Tel-Aviv pour clamer sa détresse face aux loyers chers. Soutenue par l’Association israélienne des étudiants, son initiative s’est répandue comme une traînée de poudre. Il y a aujourd’hui des camps de toile dans la plupart des villes du pays, et la protestation s’amplifie malgré les initiatives annoncées dans l’urgence par le Premier ministre Benjamin Netanyahu pour réformer le marché de l’immobilier.

    Un milliard de dollars aux victimes de l’invasion du Koweït

    Une commission des Nations unies a approuvé le versement de plus d’un milliard de dollars (700 millions d’euros) de dédommagement aux victimes de l’invasion du Koweït par l’Irak en 1990. La Commission de compensation des Nations unies a précisé que l’argent sera versé à cinq entreprises et quatre organismes gouvernementaux ou internationaux. Elle n’a pas dévoilé les identités des requérants, mais elle a souligné qu’ils se trouvaient tous au Koweït.

    HSBC se prépare à supprimer près de 10.000 postes

    Le géant bancaire britannique HSBC met la dernière main à un plan de restructuration qui pourrait entraîner la suppression de jusqu’à 10.000 postes au niveau mondial, soit environ 3 % de ses effectifs, a affirmé la chaîne d’information britannique Sky News. Selon la chaîne, qui dit s’appuyer sur des sources proches du groupe bancaire, ces suppressions de postes vont découler du programme d’économies ambitieux dévoilé en mai. Ce plan vise à réduire les coûts de fonctionnement de 2,5 à 3,5 milliards de dollars d’ici 2013, mais la banque n’avait pas détaillé sur le moment l’impact qu’il aurait sur ses effectifs.

    Fitch attend fin 2011 pour revoir son jugement sur le Portugal

    L’agence de notation Fitch Ratings a annoncé dans un communiqué qu’elle se donnait jusqu’à la fin de l’année pour réévaluer la notation de la dette à long terme du Portugal, un des pays de la zone euro en difficultés financières. Cet examen prendra en compte les nouvelles facilités d’emprunt octroyées par la zone euro à Lisbonne, les résultats du programme d’aide conjoint de l’Union européenne et du FMI et les perspectives économiques et fiscales du pays à moyen terme, explique l’agence, qui avait dégradé en avril dernier la note du pays à « BBB ». C’est le dernier palier avant la catégorie spéculative.

    Envoyer des retraités pour aider la Grèce ?

    Le commissaire européen à l’Energie, l’Allemand Günther Oettinger, propose d’envoyer des retraités qualifiés originaires des autres pays d’Europe pour aider la Grèce à se reconstruire, dans un entretien publié dans le Hamburger Abendblatt. « J’imagine que des professeurs d’écoles professionnelles et des artisans qualifiés à la retraite seraient volontaires afin d’être envoyés (en Grèce) pour une durée déterminée », déclare le commissaire allemand au quotidien de Hambourg.

    Le gouvernement portugais réduit les dépenses de l’État

    Le Portugal s’est fixé pour objectif de réduire de 5 % les dépenses publiques pour l’année prochaine afin d’accélérer la consolidation budgétaire exigée par le plan de sauvetage de l’UE et du FMI, a annoncé le gouvernement à l’issue du conseil des ministres.

    15 milliards d’euros à la Grèce de la part des banques françaises

    Les banques et assureurs français contribueront au nouveau plan d’aide à la Grèce à hauteur de 15 milliards d’euros, soit la valeur totale des obligations grecques qu’elles détiennent et dont les échéances s’étalent jusqu’en 2020, a indiqué Bercy dans un communiqué. Banques et assureurs, qui avaient déjà pris cet engagement vendredi par le biais de leurs fédérations respectives après l’adoption du plan, l’ont renouvelé lors d’une réunion à Bercy avec le ministre de l’Économie François Baroin.

    SOURCES agences lesoir et lalibre.be

    1. >Dissy

      Merci pour votre post.
      J’ai juste un commentaire à faire: ils vont parler quelle langue en Grèce nos sympathiques retraités? C’est à ce genre de détails qu’on sens que c’est une idée profondément réfléchie… Günther Oettinger est un cador décidement.

      1. Aux dernières élections Israélienne, il y avait un parti des retraités dans la grande course électorale, et ce parti qui visiblement n’était pas présent pour gagner mais pour montrer, montrait des pauvres vieux survivants des camps qui ne survivaient que de la charité, bref c’était bien triste, et tout ne va pas très bien en Israël, celà ne date pas d’hier et cela se sait

  43. Perso, aux ‘grands hommes’ … je préfère les ‘grandes institutions’.
    😉
    Sinon, article intéressant, merci.

    1. Qui donc à déjà vu quelqu’un se conduire plus courageusement dans une plus grande institution d’hommes et de femmes ?

      Non personnellement je préfère de loin suivre le propre chemin d’Abel sur la montagne, quitte même par en finir par ne plus pouvoir avoir le droit de cité et de consommer dans un tel monde où le conditionnel à l’égard de chacun devient même de plus en plus infernal à suivre partout et pour les moins habiles comme moi.

      J’ai toujours eu très peur en fait de voir un jour un plus grand nombre de gens conditionnés de la tête aux pieds en société, la servitude marchande et sociale du monde est déjà bien graduellement visible comme ça partout.

      Bref vous l’aurez compris et à tort peut-être pour le genre humain, je ne suis pas non plus le premier Geek de ce monde, j’ai déjà grandement du mal à me défaire de ma propre programmation, à débrancher la prise.

      C’est la rigueur tant promise.

      1. Ah Jeremie… Et dire que la langue française ne saura jamais à quel point vous avez aidé à la promotion de l’utilisation des superlatifs !

      2. Comme je vous plaints tellement d’avoir à supporter dans le même temps mes superlatifs, et dire que la langue française n’a guère mieux changer les choses que la propre langue Anglophone dans le monde des affaires, peut-être alors que le mandarin Chinois pour Jérémie ça le fera peut-être pour demain.

      3. @Julien Alexandre : sans vouloir entrer dans une polémique, je me demande si c’est bien le rôle d’un modérateur de se moquer (si, si !) de quelqu’un qui essaie de faire parler ses tripes et de faire part de son désarroi (compréhensible).

      4. @ Hole Street

        Jérémie est bien au-dessus de tout cela : c’est un prophète revendiqué. Alors vous pensez bien qu’une phrase d’un modérateur…

        Ce qui n’empêche pas de partager le désarroi effectivement compréhensible.

      5. Jérémie est bien au-dessus de tout cela : c’est un prophète revendiqué. Alors vous pensez bien qu’une phrase d’un modérateur…

        Tu parles d’un prophète revendiqué, je ne suis même pas capable de faire tomber la grèle
        sur les plus destructeurs de la terre, alors vous pensez bien que votre phrase a profondément outragé ma vertu, je crois même ne pas être au dessus de tout cela, c’est bien en réalité au dessus de mes seules forces physiques que de pouvoir souvent converser avec vous sur la crise.

        Et puis vouloir faire trop grand cas de mon désarroi sur les choses en cours, est-ce que cela me permet mieux de passer à autre chose, je me sens parfois si souvent poussé à fonctionner comme la plupart des gens du monde, personne n’y échappe.

        Hier comme aujourd’hui le plus grand nombre ayant sa propre manière de fonctionner, je ne peux bien sur davantage me sentir mal à cause de cela, c’est à moi d’apprendre à dépasser cela, de faire avec, c’est la vie, c’est l’histoire du monde, faut accepter les événements.

      6. Alors toutes mes plus grands excuses pour le plus grand outrage. Mais je peux te rassurer : peu parmi nous arrivent à faire tomber la grêle.

      7. à Jérémie
        J’étais assez d’accord avec Julien, donc comptez sur moi, s’il le faut, je vous aiderai à faire tomber la grêle, bien évidemment sur le où, quand, comment, avec l’accord de Julien, parce que sinon si jamais la grêle s’abat seulement de nous, je craindrai que nous soyons un tant soit peu excessif, et que ce problème du trop, sans la modération de notre modérateur …
        enfin voilà …

  44. Ca continue…

    Dans une interview à Reuters vient de publier, Dagong, a déclaré jeudi qu’il prévoit un abaissement supplémentaire dès la semaine prochaine.

    Guan Jianzhong, président du basée à Beijing Dagong Credit Co Note mondial, a déclaré qu’il croyait toujours que les législateurs américains allaient conclure un accord de dernière minute sur le plafond de la dette américaine, mais le mal est fait.

    « It has already dealt a blow to investors’ confidence, »

    ”Nous réagirons rapidement, probablement lundi ou mardi prochain. Nous devons examiner, si compromis il y a ,la portée du compromis, alors nous déciderons de combien se fera la degradation de la note.

    A lire sur http://www.les-crises.fr

    1. … et les autres agences de notation ne pourront pas faire autre chose que d’en faire autant ; certaines d’entre elles ont déjà prévenu.
      Les tabous sont en train de tomber.

  45. Petite remarque tout à fait secondaire : lorsque vous écrivez 110 Md€ et 11 M€, je commence par lire 110 MdR (mort de rire) et ça me fait rigoler. Puis, quand je vois le 11 M€, je me dis si M c’est les millions, alors Md c’est les milliards. De façon cohérente, pourtant, ne devrait-on pas plutôt écrire 110 G€ ? 😉

  46. Jamais depuis 2000 ans la situation n’a été aussi favorable à l’avènement d’une nouvelle société mondiale.
    Décidons:
    Supprimons : l’argent,le salaire,les prix,les banques,les gouvernements,les élus,les états,la justice.
    Créons l’échange par : le temps,le quartier,le savoir,la proximité,le travail,l’idéal,l’invention,le don……
    Toutes mesures faites par le temps que nous passons vivant.

    1. C’est fini, il n’y a plus de marge entre « travailler » et « gagner de l’argent », celui qui ne gagne pas d’argent ne travaille pas quoiqu’il fasse, s’il n’est pas d’accord il se créer une case, s’invente un chiffre dans tous nos questionnaires, ceux du lycée aux parents, ceux des gestionnaires sociaux aux locataires, tellement socialement, son cas n’existe pas
      il y a ceux qui gagnent de l’argent en « travaillant », les cadres, les super-cadres, les paysans, les ouvriers, les artisants, les commerçants, les représentants, les emplois de service, le ménage, la sécurité, les infirmiers, les médicaux, les PDG, les ci les là
      après il y a les chômeurs, les retraités, les handicapés
      et tout le monde il est content, celà depuis 1985
      Avant c’était différent, il y avait encore trop de femme à ne rien foutre que s’occuper de leurs gosses, parfois 2, 3, 4, 5, donc que comme on disait encore à cette époque à la campagne, c’est bien mignon tous ces petits mais ça fait du travail à la maman, ça c’était le hic, comment laisser tous ces braves gens considérer comme un travail, ce temps occupé qui ne soit pas déterminé comme un travail à l’index du marché

      Heureusement, il est arrivé Michel Barzack et d’une seule loi, elle a décrèté que terminé, fini, Avant chaque femme qui s’occupait de ces gosses bénéficiait du complément familiale de quoiqu’elle fasse et d’où qu’elle sorte, idem pour toutes, c’est à dire pas grand chose, évidemment celles qui s’occupaient des gosses des autres gagnaient plus, c’est bien vrai que dans cet histoire les hommes s’occupant de leurs enfants n’avaient droit à rien et qu’il en existait, que c’était injuste et qu’une réforme s’imposait

      Après elle, avec son « allocation parentale d’éducation », seules les femmes qui avaient travaillé auparavant avant de s’occuper de leurs enfants, étaient ayant droit à recevoir cette fumeuse allocation parentale d’éducation, les hommes aussi pourvu qu’ils s’occupassent de leurs gosses, mais rien pour ceux ou celles qui n’avaient pas travaillé sur le marché du travail avant
      qu’il ou elle s’occupe de ces gosses sans avoir travaillé sur le marché du travail auparavant, rien, pas d’allocation parentale, rien

      Une nouvelle discrimination était née, elle n’était plus celle du complément familial attribué seulement aux femmes et pas aux hommes, elle était celles des droits sociaux asservis à l’index du marché, sans plus aucune marge, contrairement à ce voulait promouvoir l’esprit de la résistance, avec ses allocation familiales les mêmes pour tous, même si l’on peut l’en critiquer d’être resté si ou tellement maladroitement machiste
      Cette nouvel discrimination,
      entre ceux qui travaillent et sont rémunérés sur le marché du travail, cela quoiqu’ils fassent
      et les autres qui quoiqu’ils fassent ne sont pas rémunérés est devenu le dogme absolu, le critère absolu, le canon absolu, le carcan absolu de ce qui s’entend de nos jours par « travailler »
      celui qui est rémunéré, gagne de l’argent sur le marché du travail, travaille
      parce qu’il a travaillé, sous l’index du marché, il a des droits, les congés payés, les congés maladie, l’allocation chomage, l’allocation parentale d’éducation
      s’il n’a pas travaillé sous l’index du marché, il n’a plus quasi aucun droit, avant il n’avait pas les congés payés, les congés maladies, mais maintenant, non seulement même s’il s’occupe de ses gosses il n’a aucunement droit à l’allocation parentales d’éducation,
      mais en sus avec les dernières réformes de l’assurance maladie, c’est devenu tout un poème pour sa mutuelle, car là aussi les mutuelles ne sont plus ce qu’elles étaient, c’est qu’on nous en a bassiné avec la CMU, cela cependant que dans le même temps plein d’ayant droit qui bénéficiaient gratuitement d’une mutuelle, parce que sans rémunération, se sont vu subitement affublés d’une cotisation à raquer particulièrement amère, entre le manque à gagner de la CMU et du reste et le plus à faire raquer des cotisations de leurs adhérents, les mutuelles ont quasi virées aux status des assurances privées, là aussi à l’index du marché, mais pas celui des droits sociaux qui sont accordés aux individus, pris un par un, lorsqu’il s’agit de droit sociaux, celui du marché tel qu’il est, c’est à dire vous ne gagner rien, certe mais avec notre nouvelle réforme on s’en fout que vous ne gagner rien ou que vous gagner à ne savoir quoi en foutre, votre conjoint gagne tant, sa cotisation en est calculés de tant
      alors votre cotisation sera proportionnelle et équivallente à 60% de celle qui est celle de votre conjoint.

      Bienvenue dans un monde de brutes, Vive l’index du marché, Surtout qu’aucun syndicat ne l’ouvre, surtout pas ceux de gauche, encore moins s’ils sont féministes, ce serait tellement dommage de gripper une si merveilleuse mécanique dans laquelle la discrimination est seulement à l’index du marché, vous étiez, vous êtes rémunérés vous avez des droits, vous n’étiez, vous n’êtes pas rémunérés, désolé, mais nous ne sommes plus en 1940, le programme de la résistance est en voie d’incinération, nous entrons dans un autre monde tout entier voué à l’index du marché

  47. « Où sont nos grands hommes? »
    Je me dois d’intervenir sur cette phrase située en fin d’article de M.Olivier Berruyer.Que signifie pour l’auteur le qualificatif « grand »?
    Pour mémoire M.Roosevelt a confisqué l’or des citoyens américains en 1933(il fallait bien remplir les caisses vides des banques),M.Churchill en 1926 en tant que rédacteur en chef du journal la « British Gazette » vomissait chaque jour sa haine des mineurs et appelait le peuple à s’opposer aux grévistes.
    M.De Gaulle a pu s’opposer à « l’empire américain » après la seconde guerre mondiale grâce à la richesse économique de la France et de ses « colonies »,quelle aurait été la politique de la France sans les réseaux Foccart en Afrique par exemple,on peut se poser la question?
    Il faut rester prudent sur le choix de certains mots pour évoquer la place et le rôle dans l’histoire de certains hommes.
    Pour beaucoup de citoyens certains chefs d’Etats resteront des « grands » hommes dans leur mémoire et pour d’autres ces mêmes personnes seront assimilées à des êtres méprisables voire criminels.

    1. La peur peut-être mauvaise conseillère: quand elle pousse les masses à se jeter dans les bras d’ « hommes providentiels ». Car là comme partout, il y en a des bons et des mauvais.
      La peur est bonne lorsqu’elle nous pousse à faire ce qu’il faut pour écarter un danger, par contre elle est mauvaise lorsqu’elle provoque un état de panique et nous pousse à faire n’importe quoi.

      1. De Gaulle n’était pas parfait, déjà le nez, comment peut-on dire de son nez, un grand nez, un pic, une péninsule ???
        Evidemment, De Gaulle est critiquable, pas que sur la françafrique,
        mais aujourd’hui, la françafrique est toujours là, il n’y a qu’à suivre de Sarkosy et son ami Ouatarra
        « Discours – Alassane Dramane OUATTARA – Côte d’Ivoire – PARTIE 1
        30/05/2011 – Président de la République – Côte d’Ivoire / Prestation de Serment
        http://www.africa24tv.com/section/les_emissions_discours/8806
        et pour le reste, ce n’est peut-être pas la peine d’en rajouter, ….

  48. Ce n’est pas l’état qui est endetté, c’est nous tous qui le sommes, l’état c’est nous.
    La dette correspond à des dépenses (santé, éducation, infrastructures, services publics…..) dont nous avons tous bénéficié, tout cela a un coût et tôt ou tard il faut le payer. Avec 2000 milliards d’€ de PIB, le problème n’est pas un manque de richesse, mais plutôt l’utilisation et la répartition de ces richesses.
    Les impôts qui n’ont pas été payés en temps et en heure doivent l’être maintenant.
    La solution N°4 pointée par Olivier Berruyer, faire fonctionner la planche à billets si j’ai bien compris, est, à mon sens, la seule qui permet de faire un reset, c’est aussi une forme d’impôt. Je ne suis pas certain qu’avec ce type d’impôt on soit en terre inconnue, pendant les 30 glorieuses l’inflation était très forte, et même proche de 50 % après la guerre.
    Ce type d’impôt c’est « l’euthanasie des rentiers » comme disait Keynes; une inflation forte, mais maîtrisée, est parfaitement compatible avec le développement des forces productives, même si elle lamine les rentes…

      1. @ Olivier Berruyer

        il est probable qu’elle laminera aussi les salariés

        Si on pérennise les services publics, la santé, l’éducation, les régimes de retraite par répartition, si on repart sur de bonnes bases concernant la production de richesses et sa répartition…….je ne crois pas que les salariés soit in fine perdants.
        Pendant les 30 glorieuses, avec une inflation à 2 chiffres, ils se sont même enrichis; notamment ceux qui ont pu acheter des logements, y compris dans les classes populaires.
        Si on reste sur le mode de fonctionnement actuel, les salariés, y compris ceux de la classe moyenne, ont bien plus à perdre………

        La France n’a jamais été aussi riche, ce qui a été possible dans un pays ruiné, sous l’impulsion du CNR, est encore possible aujourd’hui, en dépit de la mondialisation et du « triomphe » posthume de Milton Friedman.

    1. Pourquoi ne pas mentionner aussi que la dette correspond à un choix politique (imposé) d’interdire à la BCE de prêter aux Etats ?
      Ce qu’une politique a fait une autre politique peut le défaire . . .

  49. L’Etat ne se gére pas comme un ménage . Certes on le voit bien .
    Toutefois quelques points pratiques devraient nuancer
    1) l’Etat ne peut plus se financer directement auprés de la BDF
    2) l’Euro est une monnaie d’Occupation , désolé , mais en l’abscence de mécanismes compensatoires c’est çà .
    3) Taxer les Riches est quelque peu compliqué , ils sont plus malins que les pauvres et ont plus de moyens par hypothése , prenons Bettancourt , elle se fait Suisse et pschitt …les impots et subventions aux politiques .
    4) l’état à introduit un principe de gestion du patrimoine et une réforme bugétaire qui fait de la
    place à l’idée gestion ‘pére de famille’ .

  50. Mon cher JACQUES on ne comprend rien à vos nombre plein de virgules:

    Autres impôts directs et taxes assimilées 12,8 26,0 104,0
    Autres impôts directs perçus par voie d’émission de rôles 6,7 8,4 26,9
    Autres remboursements et dégrèvements -14,1 -15,5 10,2
    dont IS net des restitutions 19,0 33,0 73,7
    dont TVA nette des remboursements 117,0 125,4 7,2
    Enregistrement, timbre, autres contributions et taxes indirectes 18,1 22,0 21,6
    Impôt sur le revenu 56,0 54,7 -2,3
    Impôt sur les sociétés -29,2 -17,4 -40,5
    Impôt sur les sociétés (IS) 48,2 50,4 4,5
    Recettes fiscales brutes 325,9 347,1 6,5
    Recettes fiscales nettes 212,2 252,3 18,9
    Recettes nettes du budget général
    Recettes non fiscales 19,2 14,9 -22,2
    Remboursements et dégrèvements d’impôts d’Etat -95,6 -78,4 -18,0
    Remboursements et dégrèvements d’impôts locaux -18,1 -16,4 -9,3
    Source : ministère du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique.
    Taxe intérieure sur les produits pétroliers 14,9 14,5 -2,4
    Taxe sur la valeur ajoutée -52,4 -45,6 -13,0
    Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) 169,3 171,0 1,0
    Total recettes nettes du budget général (hors PSR) 231,4 267,2 15,5
    en milliards d’euros
    2009 (1) 2010 (2) « 2010/2009

    1. Le 1er Chiffre année 2009, le deuxième 2010 et le troisième évolution en pourcentage
      pas facile de passer de excel au billet
      Bonne réception

      1. @Jacques,

        puisque vous postez ici, je suppose que ça n´a rien de confidentiel, pourquoi en ce cas ne pas essayer un compte Google doc (ou autre service) avec un document partagé à tout le monde ?

        Serait plus lisible. C´est juste une suggestion, si ça peut aider.

    2. tout à fait d’accord avec Tchoo, sauf que moi je réclamerais seulement des tirets entre les chiffres à virgules

  51. Breaking News

    Moody’s puts Spain on review for downgrade
    Moody’s rating agency has put Spain on review for possible downgrade, increasing pressure on a government already struggling to fix its finances.
    The agency said the terms of the Greece package were a key driver of its decision, as the agreement, which included private sector participation, “has signalled a clear shift in risk for bondholders.”
    Moody’s last changed Spain’s rating in March 2010 when it downgraded the country’s sovereign debt to Aa2, three months after putting the then Aa1 rating on review for possible downgrade.
    http://link.ft.com/r/OZMCDD/KQ962X/TLH3A/8AC4SZ/DWWR31/D5/h?a1=2011&a2=7&a3=29

  52. Merci pour le papier, c’est d’une superbe limpidité et les citations sont bien choisies.
    Après va en prendre plein la pomme ?
    A l’image du démantèlement du Samu Social a Paris j’ai ma petite idée.
    Alors qu’en France des ressources il y a.

  53. Semblerait que les ânes et les éléphants se rapprochent d’un compromis, en tout cas Obama va appeler les démocrates au compromis. J’aimerais bien voir les mesures, ça sent l’accord « à la grecque »…

  54. Natixis: Quand un pays a une dette publique trop élevée, il doit faire défaut : seule la forme du défaut peut être choisie

    Un pays qui a une dette publique trop élevée, sauf cas exceptionnel (Japon et les Etats-Unis aujourd’hui) ne peut pas éviter le défaut car il est confronté, lorsque l’aversion pour le risque est normale, à des taux d’intérêt plus élevés que son taux de croissance et donc à la nécessité de mettre en place un excédent budgétaire primaire impossible à atteindre. Ceci s’applique aujourd’hui à la Grèce, au Portugal, à l’Irlande, peut être dans le futur à l’Italie, la Belgique. Un tel pays est donc condamné au défaut.

    Mais le défaut peut prendre plusieurs formes :

    -l’inflation sans réaction de la Banque Centrale : la baisse des taux d’intérêt réels et la baisse de la valeur de la dette existante sont bien une forme de défaut ; elle ne se produira pas dans la zone euro, elle pourrait se produire aux Etats-Unis et au Royaume-Uni ; elle n’est pas utilisable dans les pays où les taux d’intérêt sont déjà très élevés ;

    -un subventionnement de l’endettement du pays par d’autres pays, c’est-ce qui se produirait si on resolvabilisait la Grèce, les autres pays d’Europe du Sud par des prêts de l’UE à des taux d’intérêt très faibles. Il s’agit bien d’un défaut (perte de valeur de la dette) financé par les contribuables européens ;

    -le rachat de la dette du pays sur le marché secondaire à un prix décoté, faisant bien subir une perte aux vendeurs. On sait cependant que l’efficacité de cette technique est douteuse (absence de vendeurs, ou remontée très rapide des prix) ;

    -un défaut explicite : une partie de la dette du pays n’est pas remboursée.

    suite sur : http://cib.natixis.com/flushdo​c.aspx?id=59377

  55. L’activité économique financée par la dette est une règle du jeu du commerce mondial .

    De fait , le capitalisme offre un enchainement de parties de type destruction -reconstruction, reconstruction -destruction .

    Ceci dit, pour faire face à  » la crise », on peut , soit changer de jeu , soit changer de joueurs , soit changer de règle .

    Tiens , l’activité économique pourrait être financée par ….LE DON !( suivez mon regard)
    Et même que ….l’activité pourrait ne pas être économique grâce à …LA VIE !

  56. Peur, mais de quoi en priorité? Les sages comprennent que la croissance est dûe à mille % au travail « gratuit en énergies renouvelables » qui a été fourni depuis quelques dizaines d’années par les carburants fossiles… Ils ont donc surtout peur du peak oil… http://www.youtube.com/watch?v=omN1DIeskkA

    La mère de tous les problèmes actuels, c’est le peak oil, le peak uranium, le peak coal. C’est un peu comme si tout ce dont parlait P Jorion (la fin du capitalisme ne me semble pourtant pas une mince affaire) était du pipi de chat à côté du vrai problème…

    Un problème insoluble (panne de courant généralisée) qui fera que, par nécessité, l’humanité en viendra à toutes les extrémités connues et imaginables pour se repaître d’elle-même. Ils parlent de plus en plus dans les actualités de « chasse au trésor ». Un trésor de 15 milliards découvert en Inde, le trésor fabuleux de l’abbé Saunière bientôt découvert dans une grotte (mais bien sûr tout cet argent s’il est mis dans le système ça ne servira à rien d’autre qu’à le perpétuer…). C’est une image pour dire, « bientôt nous allons conquérir les trésors des nations faibles pour nous maintenir en vie et vous ferez oui de la tête car vous aimez le principe de la chasse au trésor, du pillage des nations faibles ».

    Pour remplacer les engrais chimiques à base de pétrole on peut déjà s’intéresser au paillage à base de BRF bois raméal fragmenté qui permet des rendements supérieurs de 300% pour les fraises dès la première année. Merci aux canadiens pour cette découverte. Il ne reste plus qu’à inventer une broyeuse de végétaux tirant son énergie d’un moulin à eau ou à vent.

  57. @ ALBIN
    Vous dites :

    Autre solution : convertir la dette en or à « prix d’or » avec en gage le métal conservé par les états ! Avantages: finis les intérêt à payer, valeur matérielle sonnante et trébuchante et non pas fiduciaire, on ne touche pas aux économies des classes moyennes et à faible revenus.
    …/…
    Selon des informations (mars 2008), la Réserve Fédérale américaine aurait
    pour 234 milliards d’or dans ses coffres à Fort Knox.
    Donc le calcul est simple :
    17.500/234 = 74,78 fois plus.
    C’est ce multiple 74,78 du cours actuel pour renflouer le trésor américain

    Proposition irréaliste quand par votre calcul, vous appliquez un multiple de 75 pour valoriser l’or et éponger ainsi la dette.
    1.650.000 € le lingot de 1 kg est pour le moins extravagant.

    Un autre raisonnement :
    Plutôt que de prendre comme base l’or des Banques centrales (qu’elles ne détiennentt probablement plus en totalité), prenons la somme de tout l’or extrait par l’homme (163 000 tonnes) et la masse monétaire mondiale (60 000 Mds de $).
    Nous aurions alors un prix du lingot d’1 kilo d’or fin à 368.098,- $ soit 11.149,- $ l’once, beaucoup plus proche des 5.000,- $ estimé par les plus grands spécialistes du marché des métaux précieux, hausse qui se poursuivra, tant qu’il sera utilisé la planche à billet-dette.
    Ce n’est pas l’or qui monte, c’est la monnaie qui se déprécie.

    Je crois que c’est de Gaule qui disait que parier contre l’or revient à parier sur les gouvernements, que celui qui parie sur les gouvernements et leur papier monnaie parie contre 5.000 années d’histoire de l’humanité.

    La seule alternative pour stopper la spéculation et pas seulement sur l’or et, avant ou concomitamment à toute réforme du système, il devrait être instauré préalablement une réforme monétaire internationale, comme le Bancor qui est revendiqué par le blog.

    1. L’idée du bancor c’est celle du monnaie commune et de monnaies nationales dont les parités sont fixées (par négociation) à cette monnaie commune.
      Commençons déjà en Europe en transformant l’euro « monnaie unique » en euro « monnaie commune » !

  58. A propos des traits de De Gaule , je ne suis pas d’accord . Esthétiquement çà va trés bien avec LA
    FRANCE . Son allure de roi Capétien déboulé d’outre-tombe , sculpté comme une gargouille
    Gothique fut tout à fait adéquate à rappeler que le ciel était en haut . Sur le Parvis c’est juste une
    comédie .

  59. Infortuné La Fontaine ! Notoirement méconnu, au profit de la très people Mme de La Fayette…Taxer l’épargne financière au delà de ce qu’elle l’est actuellement c’est, littéralement, couper le cou à la poule dont les oeufs ont participé au financement des folies passées et présentes…malgré un désinvestissement accru l’assurance-vie reste le principal support de l’épargne financière et, nonobstant le succès très relatif du « fourgoussages » des contrats, l’accroissement de la « richesse » des Français est donc pour une large part du à celui de la dette publique…taxer encore plus l’immobilier fera inéluctablement sombrer les prix d’un parc immobilier obsolète et énergivore…quant aux valeurs mobilières, les étrangers passeront de 50% à 100% du CAC 40…rappelons que ce sont eux qui, in fine, ont récupéré les titres mis sur le marché lors des privatisations…

    cela dit, pas de panique…en revanche, serais-je chinois je m’inquiéterais…

    🙂

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