L’actualité de la crise : UN FILM DÉJÀ VU ET REVU, par François Leclerc

Billet invité.

Les alertes se succèdent, sans aucun répit. A peine une crise dénouée, elle rebondit. L’Europe vient de prendre le relais des Etats-Unis, où la tension n’est qu’en partie retombée et se prépare à rebondir, quand il va falloir à nouveau entrer dans le vif du sujet et rendre crédible le retour dans une spirale ascendante de l’économie américaine.

En Europe, on croyait depuis deux jours revoir un film déjà vu : les taux obligataires se tendaient brutalement et atteignaient des niveaux historiques, les spreads qui mesurent le différentiel de prime de risque avec l’Allemagne grimpaient, ainsi que le coût des credit defaut swaps (CDS), ceux de la France suivant la tendance.

Sauf que, cette fois-ci, il s’agit de l’Italie et de l’Espagne, respectivement troisième et quatrième puissance économique de la zone euro. Les digues mises en place ne contiendront pas ce qui se présente. Dans l’immédiat, les marchés tremblent et Moody’s vient d’abaisser à “négative” la perspective de sa note Aaa qu’elle maintient pour les Etats-Unis.

Le film se poursuivait ensuite à l’identique : Giulio Tremonti, ministre des finances italien, convoquait dans l’urgence une réunion du comité pour la sauvegarde de la stabilité financière, réunissant la Banque d’Italie, l’autorité boursière et le régulateur des assurances. Il s’entretenait avec le commissaire Oli Rehn avant de rencontrer demain mercredi le chef de file de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker. José Luis Rodriguez Zapatero retardait de son côté ses vacances.

Une rumeur insistante du marché faisait état d’une décision imminente de dispenser l’Espagne et l’Italie de leur participation financière au sauvetage de la Grèce, amenant la commission à démentir, en précisant qu’il y avait un « mécanisme spécial » pour contrebalancer le surenchérissement du crédit que ces pays subissaient sur le marché. Ce qui n’était pas pour rassurer.

De Bruxelles, la commission affirmait qu’« aucun plan de sauvetage » n’était sur la table pour l’Espagne et l’Italie (ni pour Chypre non plus). Jugeant « risible » le coût des CDS sur la dette italienne et espagnole, Herman Van Rompuy, président de l’Union européenne, déclarait enfin dans une tribune publiée par Le Monde que « On ne soulignera jamais assez que la situation de la Grèce est unique, et qu’elle n’est pas comparable à celles d’autres pays de la zone euro ».

Oubliées dans la bataille, les bourses européennes chutaient, les analystes ne sachant pas à quoi l’attribuer : le scepticisme croissant sur la portée de l’accord voté au Congrès, les dernières données corrigées sur une croissance américaine plus qu’anémique, ou les chiffres toujours en baisse de la consommation intérieure. Ou bien encore le nouvel épisode de la crise européenne, qui s’enclenche le précédent même pas terminé.

Alors que tous les commentaires, après n’avoir cessé de se focaliser sur la dette publique , découvraient que celle-ci serait très difficilement résorbée des deux côtés de l’Atlantique sans croissance économique, l’OCDE publiait l’un de ses inimitables rapports ne pouvant que mettre de l’huile sur le feu.

Constatant que la récession grecque s’accentue par rapport à ses propres prévisions, et que le chômage continue d’exploser, elle recommande sans faillir l’application « irréprochable » des réformes engagées, en expliquant que « l’austérité va avoir des résultats à long terme », puisqu’elles visent à remédier « aux causes profondes de la crise, et non à ses symptômes ». Sur la base de ses hypothèses, enfin, l’OCDE estime que « le ratio dette/produit intérieur pourrait atteindre un sommet en 2013, avant de retomber en-dessous de 60% au cours des deux prochaines décennies ». Elle dévoile ainsi la durée de la peine à laquelle sont condamnés les Grecs : vingt ans de pénitencier. Sera-t-elle moins lourde pour les autres ?

Cerise sur le gâteau, l’organisation précise que la bonne volonté du gouvernement grec sera notamment mesurée à l’absence de « mesures protectionnistes » envers des partenariats ou regroupement des banques grecques avec des banques européennes. Il ne s’agit donc pas seulement d’un programme de privatisations de 50 milliards d’euros à réaliser dans les cinq ans à venir.

Du côté des banques, Baudoin Prot, administrateur général de BNP Paribas, a également exposé sa vision de l’avenir, qui a en commun avec la précédente d’être totalement irréaliste. Relevant que la participation de sa banque au plan de sauvetage de la Grèce allait coûter un demi-milliard d’euros à sa banque, il insiste sur le fait que cette charge exceptionnelle vaudra « solde de tout compte en ce qui concerne les investisseurs privés », rappelant combien les chefs d’Etat et de gouvernement avaient été lors de leur sommet « extrêmement clairs » à ce sujet. Pendant ce temps-là, ses plus proches collaborateurs doivent être en train de vérifier l’exposition de BNP Paribas à l’Espagne et l’Italie…

La simultanéité des crises américaine ou européenne crée une nouvelle spirale descendante. Aux inquiétudes à propos du niveau de la dette publique se superposent désormais celles sur le danger d’une récession atteignant toute l’économie occidentale. Le FMI vient d’y contribuer en écrivant dans son rapport annuel sur le Royaume-Uni que « les perspectives de croissance sont sujettes à des incertitudes considérables ».

« L’économie avance nettement moins vite que nous ne pensions » vient de reconnaître Timothy Geithner, secrétaire d’Etat américain au Trésor. Pour vite ajouter que « cela se produit dans le monde entier » dans l’intention de le minimiser, tout en estimant que le risque d’une nouvelle récession n’était pas « très important ». Pour admettre, enfin, que l’emploi ne s’améliorait pas, signe selon lui que « les entreprises ont énormément mis l’accent sur l’amélioration de la productivité ».

Sont-ils tous à ce point inconscients ou simplement des affabulateurs ? L’un n’empêche pas l’autre.

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157 réflexions sur « L’actualité de la crise : UN FILM DÉJÀ VU ET REVU, par François Leclerc »

  1. Question aux pilotes de ce vol “Jorion airlines” et fins connaisseurs de la chronologie des crises financières: je souhaiterais faire “une loupe” sur les quelques jours qui précédent un krach. Je sais que les Krach se suivent et ne se ressemblent peut-être pas forcément, mais, de même qu’un violent orage est toujours précédé quelques minutes avant par des signes évidents: chaleur étouffante, brusques bourrasques de vent, chute de la luminosité du ciel, y-a-til (ou pas) des similitudes entre la situation des jours présents, et celle qui précéda en 2008 la chute de Lehman Bros et le déclenchement de la crise. Ce serait intéressant graphiquement de faire se superposer les courbes, ou d’analyser les éventuelles similitudes. Si cela a déjà été fait sur ce blog, tenez aucun compte de ma suggestion et acceptez mes excuses. Je n’ai malheureusement pas le temps de tout lire.

    Merci d’avance

    VM

    1. Ma réponse ne va pas vous aider: je me fie en premier lieu aux déclarations des personnages politiques, quand ils commencent dans l’affolement à dire que tout va bien !

      1. Merci de votre bon sens et de votre lucidité M Leclerc !

        Et ne pas oublier leur sourire crispé qui va avec ………..LOL !!

        Cordialement.

      2. Bah, c’est une réponse qui en vaut d’autres. La tribune de HVR hier dans le monde était intéressante de ce point de vue là. Les politiques ont intégré depuis belle lurette les principes dits de prophétie auto-réalisatrice. Ils savent mieux que quiconque les effets des prises de parole publique, alors ils lénifient quand ils ne pratiquent pas le déni systématique. Malheureusement, plus beaucoup de monde, à commencer par les investisseurs ne se fient à eux…
        Peut-être qu’en tenant un discours clair et lucide à l’adresse des peuples ils auraient en retour des attitudes lucides et courageuses. Mais tout cela prend du temps, et j’ai bien peur que des vagues de fond ne se soient mise en mouvement. Car il y a bel et bien, et depuis longtemps, les lecteurs de ce blog le savent, une tellurique de la crise…

        Si un grand hic survient, sachant qu’en 2008, les états ont arrosé l’incendie et qu’ils n’en auraient plus les moyens aujourd’hui, je me demande ce qui se passerait/ra…
        Un grand saut dans l’inconnu? une remise à plat générale de l’économie. Mais n’est-ce pas précisément de cela dont nous avons besoin?

        VM

      3. Yvan Audouard avait une maxime proche :

        “Quand j’entends dire que toutes les mesures ont été prises , je sais que l’affaire est foutue .”

      4. “Si un grand hic survient, sachant qu’en 2008, les états ont arrosé l’incendie et qu’ils n’en auraient plus les moyens aujourd’hui, je me demande ce qui se passerait/ra…
        Un grand saut dans l’inconnu? une remise à plat générale de l’économie. Mais n’est-ce pas précisément de cela dont nous avons besoin?”

        http://fr.wikipedia.org/wiki/Assignat

        tout peut arriver à partir de maintenant…

  2. La création d’un “super congrès” est un bel exemple de démocratie parlementaire…
    Soyons sérieux, M.Obama et son gouvernement viennent de faire un pas de plus dans la confiscation du pouvoir par les “élites” au détriment du peuple américain;en effet confier à 12 personnes(6 démocrates et 6 républicains:la belle affaire n’est-ce pas!) l’orientation et la décision des coupes budgétaires des Etats-Unis pour réduire le poids de la dette dans le budget national est énorme, incroyable,tout simplement anti-démocratique.
    Vous allez me dire: le choix des coupes budgétaires sera ensuite soumis au vote du Congrès et du Sénat,cela est exact mais ce “super congrès” pourra en cas d’opposition parlementaire appliquer automatiquement (selon sa bonne volonté…de puissance?), des coupes de 1500 milliards de dollars.
    En tout cas dans la presse française je n’ai pas entendu beaucoup de bruit sur ce changement du fonctionnement politique de la constitution américaine…c’est vrai nous sommes en plein mois d’août,tout le monde est à la plage.
    Mais jusqu’où iront-ils?

    1. Je vous rejoins complètement .

      Nous avons d’ailleurs montré l’exemple en France avec la RGPP , confiée 0 deux cents à trois cents crânes d’oeuf , qui ont ,en l’absence de tout vrai débat parlementaire ,décidé la nature , le coût et la date de suppression de (Oh ! pas grand chose…) quelques dizaines de milliards d’euros et quelques centaines de milliers d’emplois de la fonction publique .Ils ont même décidé des dernières fonctions qui pouvaient ( si possible , en attendant la prochaine crise !) être des attributs d’Etat souverain . On se demande bien pourquoi les français auraient souhaité être consultés là dessus .

      Avec un seul dogme : “réduire les dépenses”. Sans prévenir trop . Des fois que les citoyens n’auraient pas les mêmes arbitrages qu’eux . Et puis quelle perte de temps .

      Si les membres de la future commission US ont besoin de formation , on peut leur donner des cours.

      Un certain Attali a lui aussi des compétences commissionesques ( mais au moins était il soumis aux parlementaires qui avaient d’ailleurs un peu grincé des dents ) .

  3. Qui peut évaluer le montant nécessaire pour des plans de ‘sauvetage’ de l’Italie et de l’Espagne?Vu l’état pitoyable des banques et caixas en Espagne cela devrait dépasser le trillion d’euros non?Qui va payer?

    1. ce n’est pas “faisable”, le Fond de soutien est trop maigre, l hémorragie risque de devenir totalement incontrolable et puis le temps qu’ils reflechissent à ce qui leur reste de “munition” et hop déjà un tir groupé de ces chères agences pour rassurer tout le monde………….., lucky luke revient………….lol

      qu y a t il à comprendre à cette frénésie destructrice ???????? Oui comme le souligne V Migeat
      il est peut etre temps de passer à autre chose……..

      Souhaitons que les prise de conscience se fassent le mieux possible en restant optimiste !

      Le cac est passé en dessous de 3500, attendez qu’il arrive a 3300, voire 3200 et là les sirènes vont se faire entendre.

      C’est bien pour cela que ça sent la “fin de partie” : il y a ceux qui ne voudront plus payer et ceux qui ne pourront plus payer, et puis les 2.

      Quand aux agences si elles sont remplacées par des instances collegiales SERIEUSES ….personne ne leur en voudra………

      euro ou dollar, ils se font la gueguerre, mais m^me là ils vont se prendre les pieds dans le tapis…….ridicules et graves ils sont !

      quand on veut défier les lois de l’apesanteur peut être conviendrait il au départ d’avoir la tête à l’endroit et les pieds sur terre …………

      ça ne sert à rien de s’affoler, ce qui me semble important c’est de rester serein et confiant et de croire en nous et en ce que nous avons de meilleur pour affronter ce changement !

      Le vie continue !

      1. C’est effectivement ce que certains pensent: les USA pourraient adopter la solution “inflation” afin de diminuer la dette et de doper l’export. On estime que ce pays, grâce à son extraordinaire capacité de rébondir, son potentiel immens, pourrait ainsi se tirer d’affaire. Ce serait l’Europe, ses investisseurs et exporteurs, qui payeront dans ce cas la note. Mais il y a un problème: la Chine ne serait pas d’accord avec cette manoeuvre – à moins de leur proposer un deal.

  4. Depuis quelques années, je lis régulièrement ce blog, très souvent passionnant. Mais je suis aussi désemparée, après chaque lecture, quant au “que faire” et à “quand le faire”, pour autant que je ne me contente pas des “n’y a qu’à”.
    Comme vous tous, je suis imbattable au jeu des “n’y a qu’à” : abattons le capitalisme financier, et le capitalisme tout court, etc. Mais que puis-je faire avec une quantité suffisante d’autres pour que cela aie lieu ?
    Devant l’impossibilité de répondre, je me rabats sur la question “quand serons-nous vraiment en capilotade ?”, pas seulement, comme en ce moment, dans un mal-vivre pour 20 à 30% des Français, proportion à laquelle je n’appartiens d’ailleurs pas.
    Ou encore, je me demande combien de temps une société ou une civilisation peut merder sans s’effondrer. La réponse est presque rassurante : très longtemps, plusieurs siècles.

    1. A vous d’en décider. La persuasion est le premier pas.
      Comme pour le voyage, le plus important est de se rendre à la gare pour y prendre son billet.

    2. Le fait de savoir que nous allons tous mourir un jour ne nous empêche pas d’entreprendre.
      Il arrive que des gens aux situations et aux idées très différentes se retrouvent pour agir ensemble dans une volonté qui leur est commune sur un sujet et pour un temps donné (ex: les gaullistes dans la guerre)
      Le temps de l’action approche.

    3. « pas seulement, comme en ce moment, dans un mal-vivre pour 20 à 30% des Français, proportion à laquelle je n’appartiens d’ailleurs pas. »

      Il y a probablement quelque chose à creuser là ? Je vois ça comme un aveux pudiquement révélé. Parmi nous, certains, avons encore la chance d’avoir des marges de manœuvres. Tout le monde sait que le temps passe mais quoi attendre du poids écrasant des siècles. N’est-ce pas plutôt ici et maintenant ? Ou alors vivre comme un Oblomov. (Roman d’Ivan Gontcharov)
      « Oblomov » est dans la langue russe un mot qui désigne une personne inactive, ne parvenant pas à trouver le bonheur. Le nom d’Oblomov provient lui-même du mot russe облом (oblom) « cassure, brisure » : Oblomov est un homme dont le ressort intérieur est cassé. (wiki)

    4. Pas avec nos trois amis Moody’s , Standard and Fitch, ce ne sont pas des comtemplatifs…………

    5. oui je pense que la résignation est souvent grande ches les mal lotis-qui ont tendance à s’enfermer chez eux et à ne rien demander à personne-si si j’en ai dans ma famille-c’est manque d’éducation combative et fierté mal placée-
      jusqu’à quand supporter la pauvreté, les humiliations et que le corps et le mental font maL??!et que souvent la peur est le premier réflexe-qui anéantit toute rebelliion-la peur est la première chose à combattre lorsque l’on est pauvre-peur de tout et de rien
      Les grands de ce monde connaissent cette faiblesse -et ils en joueront jusqu’à que ce soit eux qui aient peur-en attendant il y aura menaces et intimidations de leur part.

    6. @ octobre 3 août 2011 à 14:29

      Très intéressante votre idée de ressort qui mène à l’énergie. A l’énergie interne, celle qui relie à la vie et qui prend certainement beaucoup plus d’importance chez l’être humain que chez les autres organismes vivants. C’est ce qui fait la force et la faiblesse de l’être humain. Elle nait dans le cerveau et on peut la sentir appartenir à l’immatériel, relever du mental, du spirituel même, puisqu’elle est le fruit de notre travail intellectuel, celui de notre esprit.

      Cette énergie là est probablement celle qui est la plus motrice chez l’homme. Il a tout intérêt à la cultiver et à la développer. Il faut parfois la doper en remontant le ressort quand le besoin se fait sentir comme actuellement. Hélas cette énergie a aussi besoin d’une autre énergie plus primaire, plus matérielle, plus physique, plus indispensable encore, celle sans laquelle la vie ne peut survivre il faut s’y intéresser aussi.
      http://www.pauljorion.com/blog/?p=26915#comment-207516

      1. Efarista

        Il me semble qu’un autre article de cet auteur ( enfin, c’était trés russe : sorte d’humour noir trés appréciable ) avait été posté, il y a un moment …

        on ferait bien d’en prendre de la graine avant de privatiser ( et de “laver la tête”, pour ce faire = adaptation à la concurrence contre tous et chacun) ce qui nous reste de fonctionnaires en état de marche ! trainons les pieds! si pas de possibilité d’utilisation de la force, reste la force de l’inertie !

      2. @ M 5 août 2011 à 01:18
        Bravo. Quel beau conseil ! C’est de la provocation ou de l’inconscience ?

        Nous avons déjà beaucoup trop de fonctionnaires en France soit environ 26% de la population active. (J’ai été fonctionnaire ou assimilé durant la moitié de ma carrière)
        Nous en avons autant qu’il y en avait dans les pays communistes, nous savons où cela les a conduits.
        Ailleurs en Europe, ils ne sont 12 à 13 % de la population active.
        Ce qui aggrave notre situation, c’est leur état d’esprit mafieux qu’ils s’emploient à propager.

        L’avenir de nos descendants est assuré

        1. Nous avons déjà beaucoup trop de fonctionnaires en France […]. Ce qui aggrave notre situation, c’est leur état d’esprit mafieux qu’ils s’emploient à propager.

          Je vous ai connu plus finaud cher jducac. Là, on retombe au niveau de vos interventions où vous trouviez la France “déculturée” par l’invasion des familles polygames. Ressaisissez-vous ! Vous allez finir dans la rubrique “Le mur du çon” du Canard !

      3. @ Julien Alexandre 5 août 2011 à 11:51
        Cher Julien Alexandre, pour tout vous dire, votre répartie me déçoit. Vous m’aviez habitué à une argumentation qui pouvait déstabiliser la mienne en s’en prenant à un raisonnement défaillant. Là c’est différent, vous vous en prenez à celui qui condamne l’attitude d’un fonctionnaire. Un fonctionnaire qui incite ses collègues à traîner les pieds. En clair, qui invite à en faire le moins possible tout en continuant à être payé comme avant.

        Dois-je comprendre que vous soutenez une telle attitude ? J’en doute !

        Cet incitateur à un moindre engagement professionnel des fonctionnaires, qui fréquente un site où l’on traite beaucoup d’économie, peut-il par égoïsme corporatiste se permettre d’oublier que c’est grâce aux 75% d’autres actifs qu’il a un emploi, un traitement et qu’il aura plus tard une retraite ?

        Ces 75% d’autres actifs ne bénéficient pas d’une sécurité d’emploi indépendante de la productivité globale du pays. Si les fonctionnaires se mettent à être moins productifs, il faudra que les 75% d’autres actifs augmentent leur productivité à moins d’admettre que la baisse du niveau de vie d’ensemble, soit une solution pour résoudre nos difficultés nationales. Les non fonctionnaires, les moins protégés dans le pays, seraient certainement les plus touchés

        Quant au reste, il s’agit probablement d’un dérapage incontrôlé. Ça peut arriver à tout le monde…..

        1. @ jducac

          Vous êtes déçu, c’est normal : déçu moi-même par votre saillie, je me suis mis au niveau de votre diatribe sur le comportement mafieux des fonctionnaires.
          Pour ce qui est des dérapages incontrôlés, évitez de tirer le frein à main dans les virages.

      4. ducac40,

        Pas fonctionnaire (juste “assimilée” un temps, passé, de ma vie = travailler +++ pour pas un rond, avec heures sup.fort nombreuses ni payées, ni compensées en jour de repos, car nous étions en sous-nombre)… mais appréciant le service des sus-dit …
        Une société d’économie mixte est la plus équilibrée : il y en a pour tous les tempéraments .
        Certains domaines doivent garder une forte composante publique ( Santé, Education ).
        S’adapter, oui ( ayant bougé toute ma vie : remise en question habituelle), mais pas à n’importe
        quel prix ! pas au prix d’une perte d’éthique, et de l’envie d’écraser l’autre!

        Vous êtes, pour une fois, presque “pardonné” parce que, d’après ce que vous dites, vous avez au moins 75 ans (des parents d’amis ont eu le même style d’évolution que vous : ils sont abasourdis de ce qu’on leur raconte, et sont restés sur des valeurs de saine émulation, actuellement caduques ), ce qui veut dire que vous n’avez pas vécu l’évolution actuelle in situ . Vous parlez donc du passé, qui est révolu ! le bon et bel ouvrage n’existe plus : tout pour le pognon,rien pour l’innovation – tel est le mot d’ordre des mafieux qui nous dirigent.
        post-scriptum:
        il est aisé, diminuant les postes de manière drastique, de faire dysfonctionner
        une entité ! …”voyez comme ça marche mal : seul le privé fonctionne !”
        manque de chance, connaissant les deux systèmes, je peux vous dire que c’est faux ! et, que les requins en profitent.

      5. Julien est observateur.
        Jducac40 s’était déjà fait la voix de Sarko.
        Donc aucune surprise.
        Faut de tout, même le Fouquet’s, pour se distraire sur un blog…

      6. M,

        Certains domaines doivent garder une forte composante publique ( Santé, Education ).
        S’adapter, oui ( ayant bougé toute ma vie : remise en question habituelle), mais pas à n’importe
        quel prix ! pas au prix d’une perte d’éthique, et de l’envie d’écraser l’autre!

        En élargissant un peu votre “composante publique” (Logement, Nourriture, Sécurité…) on parvient aux besoins de base : http://www.pauljorion.com/blog/?p=26981#comment-208340.

        La “perte d’éthique” (conscience de l’individu noyée dans l’inconscient collectif), la nécessité plutôt que “l’envie d’écraser l’autre”, sont apparues il y a fort longtemps : la crise actuelle est de civilisation, “la façon de vivre les uns avec les autres est remise en question” (Albert Jacquard). La mise en société avait pour objectif de garantir à tous les besoins de base : nous vivons aujourd’hui dans une société de consommation qui ne peut combler ces besoins qu’en passant par…la consommation. On trouve malheureusement encore beaucoup de nostalgiques de cette époque que j’espère révolue.

        Les besoins de base doivent être comblés avant toute autre considération.

  5. Inventivité lexicale de plus en plus calamiteuse des journalistes et des “économistes”.
    Aux doux euphémismes au sujet des “marchés et des “investisseurs” qui sont “inquiets, apeurés et qu’il faut rassurer, se juxtapose un vocable atomique très impressionnant.
    Ainsi Daniel Cohen

    Il faut, dit-il, transformer la Banque centrale européenne (BCE) en “bombe nucléaire” en l’autorisant à acheter de la dette d’un pays de l’euro dès que des tensions trop fortes apparaissent sur les taux et l’habiliter à “imprimer” des billets autant que nécessaire. Les marchés sauraient alors que, quoi qu’il arrive, c’est elle qui a l’avantage.

    .
    Et cette proposition vient 24H apres le lamentable spectacle américain.

    A ce stade de bétise n’est il pas temps d’aller déposer des tombereaux de cierges dans la grotte de Lourdes pour que la lumière descende sur ces âmes égarées?

    Le lien vers l’article du Monde pour rire

    1. Cet économiste, quelquefois intéressant, est le conseiller “Economie” dans l’équipe de campagne de Martine Aubry : celà vous indique donc très clairement à quels genres de “régulation” et de “contrôle de la situation” vous pouvez vous attendre dans l’hypothèse où vous auriez eu la louable (mais imprudente) tentation de glisser un bulletin de vote dans l’urne des primaires du Parti Socialiste…

      1. mimolette ? : non
        titine ? : non plus, donc
        reste Nono …faut qu’il sorte du bois, qu’on l’examine de plus près …

      2. Suis allé sur les blogs de Hollande, Aubry, Joly (jusqu’à Jeudi midi): La dette US, les derniers événements: RAS. Si au moins ils mettaient le blog de Paul fans leur blogroll…
        Tout le monde est en vacances, (comme notre président) tout va pour le mieux….
        En revanche on peut leur acheter des pin’s.

  6. Sur la base de ses hypothèses, enfin, l’OCDE estime que « le ratio dette/produit intérieur pourrait atteindre un sommet en 2013, avant de retomber en-dessous de 60% au cours des deux prochaines décennies ». Elle dévoile ainsi la durée de la peine à laquelle sont condamnés les Grecs : vingt ans de pénitencier.

    A ce niveau d’entêtement, ce n’est même plus de l’inconscience ou de la bêtise, mais une volonté de nuire, tout simplement.

  7. Je n’y connais pas grand chose, mais est-ce qu’une nationalisation des banques et autres établissements financiers pourrait permettre de sauver notre civilisation en reprenant le contrôle de ces satanés marchés financiers et en permettant de remettre tous ces capitaux au service de l’intérêt collectif ? Indépendamment du côté hérétique de la chose pour nos élites tant que les trompettes n’ont pas encore sonné, bien sûr.

    Ou ne peut-on vraiment plus que se mettre à apprendre à dire “merci, maître” en chinois ?

    Remarquons, les trompettes sont peut-être bien en train de sonner.

    1. Marcel: Je n’y connais pas grand chose, mais est-ce qu’une nationalisation des banques et autres établissements financiers pourrait permettre de sauver notre civilisation en reprenant le contrôle de ces satanés marchés financiers et en permettant de remettre tous ces capitaux au service de l’intérêt collectif ?

      Avec dans le même temps l’expropriation de l’oligarchie, cela permettrait enfin,
      par son extension à la sphère économique, de commencer à construire une vraie démocratie,
      au service des besoins de l’humanité, et de la préservation de la planète.
      – Mais c’est utopique !
      – Oui, et même difficile à réaliser, comme toutes les révolutions.
      – Et vous y croyez ?
      – Moi, oui, et encore plus avec vous, car chaque jour augmente le nombre
      des indignés, révoltés, puis révolutionnaires…

  8. “Pékin tance Washington à propos de sa dette.

    Premier créancier des États-Unis, Pékin estime que Washington a échoué à désamorcer «la bombe de la dette». […] Pour appuyer ce message, le gouverneur de la Banque centrale, Zhou Xiaochuan, a annoncé que «les réserves de change de la Chine vont continuer à suivre les principes de la diversification des investissements et de la gestion des risques». En clair, la partie des fonds investis en dollars continuera de baisser. «D’importantes fluctuations et une grande incertitude sur le marché des Treasuries auraient un impact sur la stabilité du système monétaire et financier international, et pourraient affecter la reprise économique mondiale», a ajouté le responsable chinois. Pékin a de quoi s’inquiéter : il dispose des plus larges réserves financières au monde, soit près de 3197 milliards de dollars à fin juin, dont 1160 milliards placés dans des Bons du Trésor américain.

    L’agence de notation chinoise Dagong a par ailleurs abaissé la note des États-Unis de A+ à A, loin du AAA accordé par les agences occidentales. Selon elle, le relèvement du plafond de la dette ne pourra «qu’aggraver» la situation. Le spectacle des divisions entre républicains et démocrates ces derniers mois «reflète l’incapacité du gouvernement pour résoudre le problème» des finances américaines, estime-t-elle.”

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/08/03/04016-20110803ARTFIG00273-pekin-tance-washington-a-propos-de-sa-dette.php

    1. plus le monde capitaliste s’effondre, plus la misère s’étend et plus ils jouent à qui aura la plus grosse : c’est pas croyable !

  9. J’adore les titres sur google actu.. surtout ceux du figaro…
    Il y a matière pour un écrivain…. cette page actu..

    1)
    Wall Street pourrait tenter de rebondir à l’ouverture
    Le Figaro – ‎Il y a 15 minutes ‎
    L’adoption, par le Congrès américain, de l’accord sur le relèvement du plafond de la dette n’a pas convaincu, mais les marchés américains pourraient rebondir au début d’une séance riche en statistiques et en résultats d’entreprises. …
    La note souveraine américaine confirmée par Fitch et Moody’s,
    Les agences de notation maintiennent la pression sur Washington Les Échos

    2)
    Le Cac 40 inquiet pour la croissance mondiale
    Le Figaro – ‎Il y a 2 heures ‎
    Le Cac 40 touche des niveaux jamais atteints depuis fin août 2010, les marchés s’inquiétant pour les économies américaines et européennes. Du côté des entreprises, Société Générale chute en Bourse. Après avoir perdu plus de 8% sur les sept derniers …

  10. Essayez Puppy Linux, c’est génial :

    En 5 mn il s’installe sur un clé USB,

    C’est le plus léger et le plus rapide des linux, facile d’utilisation car ils savent communiquer. J’ai toujours apprécié ce projet.

    # hdparm -S 2 /dev/sda pour mettre le disque dur en veille.
    # hdparm -K 1 /dev/sda pour conserver ces paramètres.

    WIn 7 est une sombre daube à côté.

    1. heu….oui !! Linux a la place de windaube”s et une évidence mais en fait c’était pas trop le sujet là je crois. lol
      Ceci étant, en cas de grand krach, va aussi falloir s’attendre a des coupure edf alors les ordi !! hihi ! congélo et autres accessoires branchés …….intuitez vite !

  11. “A Europe hoping never to repeat its historical tragedies has gone and blundered into institutions that make those same tragedies more likely.

    The European project, as it looks now, has failed.”

    Extrait d’un billet de Paul Krugman, prix nobel d’économie 2008
    http://krugman.blogs.nytimes.com/2011/08/03/this-mornings-grim-eurothought/

    On lira aussi avec intérêt les derniers écrits de Maurice Allais, prix Nobel d’économie 1988 ; lire entre autre cet article de Marianne (on est loin de Daniel Cohen) :
    http://www.marianne2.fr/Le-testament-de-Maurice-Allais_a198475.html.

    Comme le ressent Frédéric Lordon, cette europe là est irréparable.
    http://blog.mondediplo.net/2008-11-30-Cette-Europe-la-est-irreparable

  12. pendant ce temps a l assemblée nos députés essayent de trouver un moyen de sortir de la crise , sans discours trop long
    YES 21
    “Hémicycle interventions longues : Nombre d’interventions de plus de 20 mots prononcées par le député en hémicycle”
    Je pouf
    http://www.nosdeputes.fr/synthesetri/2

  13. Selon un document de 2010 de l’agence de notation chinoise dagong, la note de crédit de la France est seulement de AA- , comme UK et le Japon. Les US sont AA, la Chine AA+ comme l’Allemagne. L’Australie et le Danemark sont AAA. Comme la Chine est le Grand Créditeur, sa notation a un poids trop négligé. La France serait donc dans une situation pire que les US? Non, entre temps, la note des US, le Grand Débiteur, vient de tomber a A…
    http://www.dagongcredit.com/dagongweb/uf/Sovereign%20Credit%20Rating%20Report%20of%2050%20Countries%20in%202010.pdf

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/08/03/04016-20110803ARTFIG00273-pekin-tance-washington-a-propos-de-sa-dette.php

  14. Statement by President Barroso on the euro area sovereign bond markets

    “Developments in the sovereign bond markets of Italy and Spain are a cause of deep concern. These developments are clearly unwarranted on the basis of economic and budgetary fundamentals in these two Member States and the steps that they are taking to reinforce those fundamentals. In fact, the tensions in bond markets reflect a growing concern among investors about the systemic capacity of the euro area to respond to the evolving crisis.

    The systemic nature of the sovereign debt crisis was recognised by the Heads of State and Government of the euro area at their meeting of 21 July. At that meeting, a unique solution for the crisis in Greece was found involving a partnership between the official and private creditors, but it was agreed that private sector involvement would not be a standard feature of the euro area’s crisis management. Agreement was also reached on ground-breaking measures that will reinforce the euro area’s systemic response to the crisis by enhancing the effectiveness of the European Financial Stability Facility (EFSF), by reforming euro area governance structures and by adapting our working methods to the needs of crisis management with each institution playing its part. It is essential, therefore, that we move forward rapidly with the implementation of all of that has been agreed by the Heads of State and Government and send an unambiguous signal of the euro area’s resolve to address the sovereign debt crisis with the means commensurate with the gravity of the situation.

    The necessary technical work to implement the measures agreed on 21 July is already underway and will be completed as a matter of urgency. The Commission services are actively supporting the Member States in this technical work. Implementation of some of these measures will also require actions by national parliaments and today I am writing to the Heads of State and Government urging them to ensure that these actions are taken without delay.”

    http://europa.eu/rapid/pressReleasesAction.do?reference=MEMO/11/546&format=HTML&aged=0&language=EN&guiLanguage=en

  15. ha recyclage en vue ?

    oups ………

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/08/03/remede-a-l-eurocrise-
    la-chine_1555727_3232.html

    extrait :
    “La seconde étape, c’est de lier la négociation d’un accord croisé d’investissement avec la Chine à une réglementation européenne aussi commune que possible. Celle-ci doit être incitative, avec une liste limitative de restrictions, et permettre également de simplifier des procédures nationales extrêmement complexes.”

    j’ai des doutes………..

    1. vous avez raison d’en avoir ! l’avenir c’est le changement de société pas des rustines a celle qui est en place

  16. En Angleterre une chercheuse Sue Rabbitt Roff propose d’autoriser les vente d’organe (actuellement c’est uniquement un don). Cela permettrait d’obtenir plus d’organes qui sont nécessaires et de permettre aux personnes plus pauvres de se payer des études.
    http://www.guardian.co.uk/society/2011/aug/03/kidney-sale-proposal-medical-ethics

    Elle n’y voit pas de problème d’éthique ^^. Ca m’étonne que ce genre d’idée abjecte ne soit pas sorti aux Etats-Unis. Dans l’esprit de certains il semble que ce type de proposition soit moins indécente que augmenter les salaires ou, horreur suprême, taxer les milliardaires. Enfin cette proposition a été évité de justesse par Obama.

    On pourrait aussi prévoir une bourse non ? Comme ça la main invisible (magique) rendrait cela parfaitement équitable pour tout le monde, comme la théorie nous l’apprend.

    1. Et oui comme dirait Audiard ça ose tout , c’est m^me à ça qu’on le reconnait !

      Oups que cette brave dame commence donc la première, par vendre………hum son foi……..par exemple……….le monde sera allégé de sa bêtise !

      1. Rien ne servira à rien, tant que la marchandisation de l’être humain ne sera pas retirée des esprits …

        Tout ce qui était bon et unique en France, et qq Pays d’Europe : interdiction de vendre son sang : car une limite est franchie, et c’est fini ! “on” va toujours plus loin dans l’abject !
        (comme en Inde et autres Pays où poches de trés grande pauvreté =) pauvres “exsangues”, vivant dans des bidonvilles, devant tracter de lourds occidentaux, ou autre …), interdiction de marchandiser l’Homme, de le vendre à la découpe ! c’est monstrueux : les mafias ( c’est inévitable, dans un monde sans freins ) sont à l’oeuvre et se font du gras !
        à vomir !
        Comment TOUTES nos élites ( ou presque ) ont pu en arriver là !
        Comment peuvent-ils se regarder en face !
        Comment le domaine de la Santé peut se rendre complice de ce genre de choses !

        Non au libre marché ! Non à la privatisation du Monde !
        Que l’UE y renonce et se redresse !

  17. @ François :
    Un article de Money week mentionne un fait intéressant, concernant l’exposition des banques françaises aux ‘PIIGS’ (Portugal, Irlande, Italie, Grèce, Espagne) :
    “Contrairement à ce qu’on aurait pu penser, l’exposition des banques françaises aux PIIGS (Portugal, Irlande, Italie, Grèce et Espagne) a progressé par rapport au quatrième trimestre 2010 de près de 25,2 milliards de dollars (17,6 milliards d’euros) à 671,7 milliards de dollars (470 milliards d’euros).”
    Ces chiffres se basent sur le récent rapport de la BRI, concernant le premier trimestre 2011 :
    http://www.bis.org/statistics/provbstats.pdf

    Qu’en pensez-vous ?

    Selon moi, il me semble, alors même que l’article souligne que concernant l’Allemagne cette exposition s’est réduite fortement (les chiffres donnés sont faux), les banques françaises, en connaissance de cause, n’ont pas profité du rachat des obligations par la BCE pour se désengager mais bien au contraire augmenter leurs positions … pour améliorer leurs profits !!
    Car augmenter sa position dans des pays à risque, c’est aussi profiter des taux d’intérêt prohibitifs et donc maximaliser la rentabilité pour les banques.
    Contrairement à ce que l’on pensait, que les banques allaient profiter des rachats de la BCE pour se désengager et refiler la patate chaude aux contribuables, via la BCE.

    Et Baudouin Prot de faire un chèque pour la Grèce, pour ‘solde de tout compte’ …
    Hallucinant.

    PS : l’Italie, c’est le pays de tous les dangers pour les banques françaises.
    Plus de 50% de l’exposition européenne est française (410 milliards sur 819), très loin devant l’Allemagne (169 milliards) !!
    A titre de comparaison, l’Espagne, c’est ‘seulement’ 146 milliards …
    Quand je disais lors des derniers investissements de CASA (en Italie) qu’il suffisait de suivre ceux-ci pour savoir quel placement il faudrait éviter de faire … 🙂

    1. Et l’Allemagne est exposée à son tour à la dette française…d’où on ne permettra pas à l’Italie de s’effondrer.

  18. Les contes du Doigt Mouillé :

    “Aux inquiétudes à propos du niveau de la dette publique se superposent désormais celles sur le danger d’une récession atteignant toute l’économie occidentale. Le FMI vient d’y contribuer en écrivant dans son rapport annuel sur le Royaume-Uni que « les perspectives de croissance sont sujettes à des incertitudes considérables ».”

    Le même FMI qui annonçait, il y a trois mois et demi que “les perspectives de l’économie mondiale étaient “bonnes”, sauf à imaginer un choc pétrolier…[Il] a laissé inchangée sa prévision de croissance mondiale établie en janvier, à 4,4 % en 2011, après 5 % en 2010…”

  19. Rions un peu…

    Elena Selgado : “La situación es de tensión, pero España la aborda en posición de relativa tranquilidad. Nuestra deuda terminará el año en el entorno del 68% del PIB muy lejos de países como Alemania o Bélgica que superan el 100%, y las emisiones de deuda ya han cubierto más de dos tercios de las necesidades de todo el año”

    En gros, tout va bien en Espagne, puisque la dette est fixée à 68 p.c. du PIB, tandis qu’en Allemagne et en Belgique, elle excède 100 p.c. du PIB… Z’avez compris, les marchés financiers : vous vous trompez de cible, c’est la dette allemande qu’il faut harceler .

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