LA GUERRE MONDIALE DES MONNAIES EST DÉCLARÉE, par Zébu

Billet invité

Vigneron, dans un aphorisme assassin, faisait déclarer récemment aux pays émergents ce qu’ils ressentaient de la situation actuelle : « Bernie m’a tué », à savoir que Ben Bernanke, surnommé « Ben l’hélicoptère » (pour avoir fait référence à une citation de Milton Friedman utilisant l’image d’un « helicopter drop of money » – un lâcher de billets par hélicoptère – pour lutter contre la déflation) assassinait les économies des pays émergents, à coups de dollars redoublés.

Par un autre aphorisme assassin, je lui répondais : « Kill Bernie ».

Car il me semblait logique que lesdits pays émergents, qui ont de quoi répondre, n’utiliseraient pas leurs capacités pour contrer ce qu’ils considèrent ni plus ni moins comme un crime, commis qui plus est sur la scène internationale, au vu et au su de tous (ce qui renchérit la sanction à infliger auxdits criminels).

François Leclerc a très clairement indiqué dans son dernier billet ce qu’en pensait la Chine, par voix de presse officielle : « Si les pays développés, parmi lesquels les États-Unis et l’Europe, refusent d’assumer leur responsabilité, cela va avoir de graves conséquences sur la stabilité du développement de l’économie mondiale ».

Cette fois-ci, la Chine a dépassé le stade de la critique acerbe, quant à la nécessité impérieuse pour les États-Unis de régler urgemment la question de leur dette, réaction exprimée le week-end dernier après la dégradation de la note américaine.

Cette fois-ci, la guerre est déclarée.

Sans doute ceci y est pour beaucoup : « La Banque populaire de Chine (PBOC) a annoncé lundi un cours historiquement élevé pour le yuan, qui a en conséquence battu un record face à un dollar pénalisé par l’abaissement de la note souveraine américaine. Un dollar s’échange désormais contre 6,4268 yuans. »

Car l’évaluation du yuan comparativement à la dévaluation de fait du dollar (par dévaluation de sa note sur sa dette… en dollars) freine les exportations chinoises. Mais elle accentue aussi et surtout les coûts importés pour la Chine, notamment par le carry trade, qui permet aux spéculateurs de parier sur le différentiel entre les taux d’intérêts américains et chinois, ceux de la Fed restant inchangés avec un loyer de l’argent quasi-gratuit, quand ceux de la Banque centrale chinoise augmentent. Dès lors, des flux financiers monstrueux s’orientent inexorablement vers les cieux asiatiques, sous la crainte de pertes en occident (notamment aux États-Unis), induisant ainsi divers maux dont les noms sont craints plus que tout par les autorités chinoises : inflation, bulles spéculatives, augmentation des taux d’intérêts, tensions sociales, etc.

On dira que la Chine reste pieds et poings liés, parce qu’elle détient les premières réserves de devises en dollars au monde, ce qui était encore vrai il y a peu.

Car l’occident se méprend si il croit pouvoir, comme le déclare tout de go la Chine, se défausser de ses responsabilités quant à la monnaie, notamment sur la Chine (mais aussi sur d’autres pays exportateurs, comme la Russie, second exportateur de pétrole, ou le Brésil, exportateur important en produits agricoles), sans qu’aucunes conséquences ne puissent leur être imputables sous prétexte que les dollars sont en Asie.

Ce qui est sans doute vrai pour le Japon (mais jusqu’à quel point ?) ne l’est pas pour la Chine. Pour une raison simple : ce qui importe à la Chine est totalement différent de ce qui importe pour le Japon, à savoir la stabilité sociale (et donc politique) du pays.

En croyant pouvoir se défausser ainsi sur la Chine de son obligation de refonder un système monétaire basé sur un dollar moribond, l’occident se méprend totalement et sur ses pouvoirs et sur la volonté et la capacité chinoise à assurer sa propre stabilité.

Car la Chine a toujours fait le calcul suivant : tant que le système actuel lui permet de perpétuer à moindre coût cette stabilité, elle y participera, quitte à ce que ce soit bien plus que les autres.

Mais dès que ce coût induira une perte (ou un risque) de stabilité pour elle, elle recherchera alors à transformer ce système, au travers notamment de la monnaie.

Les pouvoirs en occident, notamment politiques, ainsi que les banques centrales, ont sous-estimé l’impact qu’a eu la dégradation de la note américaine (et donc du dollar) pour les pays émergents, notamment la Chine. Et ils ont sous-estimé la nécessité de refonder le système monétaire (et donc le statut du dollar). Sans doute par excès, habituel, d’égocentrisme culturel mais aussi en surévaluant leurs forces.

« Logiquement », l’occident a donc cherché à couvrir les positions qu’elles jugeaient comme étant les plus préoccupantes : bourses et obligations d’États occidentaux.

Positions qui seront défendues face aux spéculateurs, preuve en est ce matin avec la détente des taux d’intérêt pour certains pays et l’ouverture positive des bourses en occident.

Et d’aucuns déclareront : « voyez, comme tout est sous contrôle ».

Ce faisant, l’occident a délaissé totalement au profit du front de la guerre économique actuelle un autre front, pensant que ses arrières étaient couverts justement par la Chine, dont il avait tout à penser qu’elle aurait à cœur de défendre, même contre ses intérêts, leurs positions : la monnaie.

L’occident s’est planté.

Et va découvrir sous peu combien il peut être douloureux d’avoir à subir une attaque sur ses arrières, qu’il avait dégarnis, par excès de confiance en soi.

Car la guerre monétaire a bien été déclarée aujourd’hui.

Elle opposera l’occident aux pays émergents.

Et l’offensive se situera sur le marché des devises, parce que c’est le front que l’occident n’a pas couvert.

Les BRICS ont les moyens de leurs ambitions économiques et monétaires : les premières réserves en dollars et le premier exportateur au monde (Chine), le premier producteur et le second exportateur de pétrole au monde (Russie), les premiers producteurs d’or (et de métaux, notamment rares) au monde (BRICS), sans doute la seconde puissance en compétences informatiques au monde (Inde).

Ces pays émergents ne feront pas front commun uniquement parce qu’ils souhaitent voir faillir le capitalisme (qu’ils appliquent, bien que d’une manière spécifique) ou la puissance américaine (quoique, pour certains d’entre eux…) mais parce qu’ils ont des intérêts communs, dont le mieux partagé est d’assurer, coûte que coûte, la stabilité sociale de leurs régimes/sociétés.

Ce que l’occident ne peut ou ne veut pas comprendre, en maintenant artificiellement un système monétaire qui les met en danger.

En substance, ce que dit la Chine, c’est que cette guerre monétaire peut être évitée, si l’occident prend ses responsabilités en la matière, à savoir accepter de refonder le système monétaire actuel, moribond, comme le dollar.

La guerre monétaire peut être encore évitée.

Un nouveau Bretton Woods est plus que jamais impérieux.

Il est temps que l’on sorte collectivement de la tyrannie de la valeur incarnée par le dollar, pour entrer dans l’ère de la résolution politique (et pacifique) des conflits monétaires, par le bancor.

Il y a urgence.

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83 réflexions sur « LA GUERRE MONDIALE DES MONNAIES EST DÉCLARÉE, par Zébu »

  1. « Kill Bernie »

    Venez y pour voir!

    Plus sérieusement, le « dollar is our currency and your problem », de Connaly a vécu, enfin je pense. Connaly, Connaly? Il était pas à l’avant d’une décapotable un jour de 1963, paradant, stetson à la main. Si la balle avait vraiment été magique, elle aurait fait du bon boulot.

    1. Pour affiner, je pense que Saddam Hussein a lancé l’hallali trop tôt, désirant se faire payer pour son pétrole en autre devise que le dollar, il subit le retour de l’empire (empire strike back),. La mise au pas devait servir d’exemple expiatoire.
      Mais la privatisation guerrière, montrant la limite d’un conflit mené par des mercenaires, ne pouvait aboutir, si ce n’est dans l’enlisement. Saignant à blanc les finances US, la démonstration était faite de la faiblesse étasuienne.
      Civilement l’ hémorragie était aussi flagrante, afin de pouvoir continuer de profiter d’une aisance factice, à base de gadgets plastiques, toute la production était assurée par des pays à faible cout. Encore nous assurait on que la réflexion, la R&D était occidentale. C’est faire injure, à d’autres homo sapiens, nos égaux, de penser qu’ils ne seront que nos bras…
      (Souvenir perso des moules majorette, voitures qui ont illuminé mon enfance, partir en chine, parce que ça sera plus rentable pour tous). Des années pour maitriser l’acier, sa fonte, ses canaux d’injections, d’écoulements, bref du savoir faire. Majorette? ça existe encore? Bon juste retour des choses, les chinois nous ont fourni la poudre, et ça on a su en faire bon usage…
      Bref, sapant tous les principes de production « réels », on ne pouvait plus créer que du virtuel, de la bulle, si comme le disait Géronimo, «  »quand le dernier arbre aura été abattu, la dernière rivière empoisonnée, quand le dernier poisson aura été péché, alors on saura que l’argent ne se mange pas », surtout en subprime.
      Le monde occidental est mort au début des années 1970 pour moi, par des artifices, il a perduré au delà de son ennemi juré, le communisme (pour ce qu’il était de communiste), mais comme dit dans l’article, pour mener ce combat, il a donné et laissé tant de champs de manœuvre sur ses arrières, qu’ Achille tombera à cause de son talon.

      Delenda Carthago.

      1. Encore nous assurait on que la réflexion, la R&D était occidentale. C’est faire injure, à d’autres homo sapiens, nos égaux, de penser qu’ils ne seront que nos bras…

        réflexion que j’ai aussi faite ici même en ajoutant que les techniciens et ingénieurs ont cru à cette fable libérale ( forcement, puisqu’on flattait leur intelligence ) et n’ont eu aucun scrupule à participer à la mise au chomage de millions d’ouvriers …………………………

        maintenant, c’est à eux de passer à la casserole et en bon petits bourgeois, pas sûr qu’ils comprennent enfin que eux aussi sont des prolétaires et que leurs intérêts sont les mêmes que les travailleurs et les chmeurs.

  2. Si j’ ai bien entendu , les chinois vont plus loin , ils demandent aux zuniens de diminuer leur budget militaire et critiquent leurs dépenses d’ « occupation » ……
    La mise en scène d’ une guerre froide de convenance n’est pas a exclure , ça évite aux zuniens de « passer a l’acte » .

  3. @ Zébu

    il est intéressant de constater l’écart qui existe entre le titre de votre billet (guerre mondiale) et la fin de celui-ci (résolution pacifique) : la paix est comme le soleil qui arrive après la pluie…
    Le bancor, vous l’accordez implicitement, ne sera que la conséquence d’une guerre des monnaies, en espérant que l’élément central qui fait (malheureusement) tourner le monde (la monnaie) ne pousse pas le conflit plus loin… ce n’est pas une petite chose que de vouloir changer la monnaie de référence du monde, et on fait de « vraies » guerres pour moins que ça. Il y en a que ce changement favoriserait, et d’autres non. Quand on voit les liens étroits qui unissent la dette américaine et les Chinois, on se doute bien que la partie sera serrée…

    la question est donc : à qui profiterait la mise en place du bancor ? http://calebirri.unblog.fr/2009/09/02/la-guerre-du-dollar-aura-t-elle-lieu/

    1. @Caleb :
      « Le bancor, vous l’accordez implicitement, ne sera que la conséquence d’une guerre des monnaies » : oui, c’est vrai, je suis assez pessimiste sur ce point.
      Je n’ai rien sur quoi m’appuyer pour étayer un début de semblant d’espoir de voir le bancor se mettre en oeuvre avant un guerre des monnaies.
      Les déclarations, positives, qui allaient en ce sens, vers des DTS, des chinois remontent à … mars 2009.

  4. On pourrait ajouter que si l’occident ne fait pas un nouveau BW, il pourrait se faire sans lui, et certainement pas à son avantage. A vouloir tout garder on risque surtout de tout perdre.
    Les pays émergents n’auraient guère de résistance à une décision du genre « nous venons de créer un nouveau système dans un BW à nous, si vous ne voulez pas l’utiliser dès maintenant vous devrez vous passer de pétrole et autres denrées ».

  5. Je crois surtout que la Chine sera responsable de ses propres malheurs.
    La travailleur chinois est l’un des plus mal traité de la terre.
    La globalisation impose en forme d’équilibre que nous nous rapprochions des conditions de vie à la chinoise. Ce qui est évidement insupportable.
    Le systéme est aberrant, la mondialisation dangereuse par elle meme. Le protectionnisme n’implique pas l’arret des échanges. Remarquons que ce qui est le plus dangereux, ce n’est pas l’investisseur chinois en occident, mais l’investisseur occidental qui fuit en Chine!
    Le protectionnisme de Roosevelt était en grande partie dans ce sens: Empecher la fuite de l’or et des investissements vers l’Europe!
    C’est ce qui se passe en ce moment. La libre circulation des capitaux est une abération contre les peuples (Avec cerise sur le gateau, les paradis fiscaux), et le bancor, qui ne peut exister qu’avec cette idée de libre circulation mondiale des capitaux, ne me semble qu’un artefact assez dépassé. Allons plus loin dans la déraison mondialiste.
    Ne pas confondre libre circulation des marchandises, avec libre circulation des capitaux.
    Il est beaucoup plus difficile de spéculer avec des marchandises qu’avec des capitaux!
    Solution simple et basique…
    La liberté humaine ne se conjugue pas avec un univers totalitaire.
    Il faut accepter la diversité et faire avec. Seuls les totalitaires hurlent:
    Par exemple les chinois….

  6. Que pensent les autorités chinoises du bancor ?
    Bien à vous,

    Renaud Bouchard

    Ci-après trois articles intéressants :

    Tommaso Padoa-Schioppa ,”THE GHOST OF BANCOR: THE ECONOMIC CRISIS AND GLOBAL MONETARY DISORDER” Louvain–la–Neuve, 25 February 2010
    http://uclouvain.be/cps/ucl/doc/triffin/documents/TPS_EN_finale_clean.pdf

    Jorge Nascimento Rodrigues, “KEYNES REVIVAL: the “Bancor” proposal of the 1940s – useful for today?”

    http://janelanaweb.com/novidades/keynes-revival-the-%E2%80%9Cbancor%E2%80%9D-proposal-of-the-1940s-%E2%80%93-useful-for-today/

    http://www.abovetopsecret.com/forum/thread682408/pg1

    1. Le but recherché par le Bancor est triple :

      1. une monnaie de référence supranationale pour le règlement des échanges internationaux, c’est à dire une monnaie qui ne soit pas contrôlée par une seule nation comme le dollar (ou dans une moindre mesure l’euro) mais par l’ensemble des nations

      2. un système de changes fixes mais ajustables et non flottants ainsi qu’un contrôle des flux de capitaux qui redonne le pouvoir sur la monnaie aux politiques, supprime la spéculation sur les monnaies par les marchés et la volatilité qu’elle induit.

      3. une chambre de compensation internationale et un mécanisme qui permet de rééquilibrer automatiquement les balances commerciales entre nations

      Il est clair que la Chine a intérêt à voir le 1) se réaliser. Quand au 2) c’est ce qu’elle fait déjà avec son Yuan. Mais quand au 3) croyez vous que, pour le moment, la Chine a intérêt à voir le très large excédent de sa balance commerciale se résorber?

      Il est clair que la Chine pousse le 1) en voulant élargir le rôle des DTS et supplanter le dollar comme monnaie de référence internationale.
      Mais il est BEAUCOUP moins clair qu’elle ait intérêt, pour le moment du moins, a mettre en place un mécanisme de rééquilibrage des balances commerciales tel qu’il fut proposé par Keynes.

      Le résultat est clair comme de l’eau de roche, la Chine va pousser pour le DTS mais pas pour le Bancor…

      1. Ma conclusion est que la Chine va pousser pour un Bretton Woods II où le DTS joue le rôle qui avait été celui du $ avec Bretton Woods I…

        Pourtant c’est bien d’un Bancor dont la planète aurait besoin. Mais la Chine ne poussera pas pour le bien commun de l’humanité…

  7. Je ne comprends pas bien la contradiction entre le titre et la conclusion du billet : En est-on encore aux menaces, ou déjà à la déclaration de guerre ?

    1. Disons que j’ai une analyse très littérale de la déclaration chinoise : « si … », « cela va avoir de graves conséquences ».
      Or, comme la première semble lettre morte, je suis donc passé directement au stade Defcon 2 : déclaration de guerre.
      Reste que toute déclaration n’est PAS un début de guerre.
      La diplomatie a encore quelques jours/semaines devant elle.
      En clair, que les américains fassent remonter le dollar ou acceptent de transformer le système monétaire.
      Sinon, je vois mal les chinois continuer à laisser se faire bouffer la laine sur le dos, le tout pour sauver la face de l’autre, qui lui crache à ma gueule devant tout le monde (qui plus est) …

      1. Je constate que la publication du GEAB/LEAP 2020 parlait de guerre des monnaies il y a un an, deux ans. Rien de neuf ?

  8. au vue des indices boursiers europeens et americains de cette fin de journee (-5% a -7% aux US, -10% en Argentine) …. a partir de combien de % parle t on de crack boursier ?
    Z’auraient du faire comme les israeliens: tout fermer pour eviter de se casser la gueule.

    1. d’après un « spécialiste » à la télé; il n’y a pas eu de krach, car un krach c’est du 10% dans la journée

      la bourse de Paris a dévissé de 15% au moins en moins de 2 semaines ; ça c’est pas un krach, juste une plongée en apnée ………………

  9. D’après vous Zébu,les Chinois(et d’autres?) peuvent retirer l’échelle et s’asseoir sur leurs créances en dollars pour un »coût »qui leur semblerait,à tout prendre,acceptable,sachant que ce serait probablement là utiliser l’arme nucléaire contre l’Occident,et d’abord contre les USA?

    1. D’un point de vue financier, jusqu’à quand les chinois pourront accepter de voir la ‘valeur’ (puisque nous résonnons dans ce cadre là) du dollar s’effondrer, qui plus est consciemment par les américains, soit la ‘valeur’ de leurs réserves en dollar diminuer, sans réagir ?
      A mon sens, ce que sont en train de faire les américains pourrait être considéré comme l’utilisation d’une arme bactériologique/biologique pour les chinois : la destruction de la ‘valeur’ du dollar, dont les effets seraient dévastateurs (ils commencent à l’être actuellement) sur le système chinois.
      A un moment donné, la question de la survie du régime prime sur toute autre question.

      1. @Zébu

        La Chine est sous perfusion occidentale pour encore quelques décennies. C’est toujours un empire de pauvreté gigantesque. Il n’ont d’autres choix que de se soumettre, en tout cas d’être très conciliant.

      2. @Vigneron :
        « C’est toujours un empire de pauvreté gigantesque. »
        Possible, mais pas ‘pire’ forcément que les 15% de la population américaine qui cachetonne aux bons alimentaires …
        Sans compter, bien sûr, sa population carcérale, les immigrés clandestins qui réalisent une bonne part de la production, les maisons saisies et vides, etc etc etc
        Qui est ‘sous assistance’ ?
        Les chinois, qui ont un empire de problèmes internes à régler (on est d’accord), savent néanmoins que sans le dollar, l’amérique, … c’est creux. Et les américains le savent.
        D’où la stratégie actuelle américaine de sauvegarder coûte que coûte le dollar, pour pouvoir continuer à exporter leurs problèmes, notamment en Chine.
        Stratégie qui génère des bugs dans le disque dur du régime chinois, ’cause les problèmes sociaux, entre autres.
        Je ne vois pas pourquoi la Chine continuera à se laisser faire, alors même, je le répète, qu’elle a les moyens d’agir, seule (improbable : pas la stratégie chinoise depuis des décennies) ou ‘en bande’. quand le dollar sera suffisamment mal (c’est bien parti pour), la Chine donnera le coup de grâce et imposera un nouveau Bretton Woods (option ‘positive’, multilatérale) ou leur système si le rapport de force leur est favorable (option pessimiste, unilatérale).
        Les américains devraient comprendre que quand on a perdu, il faut arrêter les frais.

  10. La guerre, la guerre !! … Ne restez pas guerriers… Devenez poètes !!
    Les marchés sont inquiets.. Energie gaspillée que voilà..
    Peut on guerrir d’ une inquiétude qui frise la schizophrénie ??
    L’avenir est clair et radieux !!! Dormez en paix braves gens ..
    Tout cela n’a été monté que pour affirmer que la dette était la règle qui régit le monde..

    1. Pour répondre à Xian,

      Oui la guerre!! Mais les pires heures de notre histoire: c’est maintenant!

      La guerre, la guerre! On la pressent. On commence à en parler entre les lignes. Parfois DANS les lignes, ça en devient oppressant!

      La guerre, la guerre! T’as vu, ils ont dit « guerre économique » , « guerre monétaire », ça sent la guerre tout court ça, non?

      En parler en ces temps difficiles est normal, on peut le voir comme ça.
      On tremble et on fait trembler les autres (du moins, on essaye). Mais quand la guerre sera là, on n’en parlera plus!! On ne commentera plus que les bonnes nouvelles, les gens qui vont bien, ceux qui ont été sauvés et les marchandises sont bien arrivées, une actualité-bonheur comme on devrait en avoir chaque jour 🙂 (pu**ain, qu’est-ce qu’on s’e**erderait!)
      Les dimensions économique et politique ne peuvent nourrir à elles seules un humain. Quand frémir de peur vous lassera, s’il vous plaît, trouvez-vous d’autres loisirs!

      Tim K

  11. C’est un krach mondial …
    Mais aucune inquiétude pour la haute finance, cela fait parti du jeu …. tant que les règles ne changent pas, la haute finance gagnera à la fin et surtout sur un champ de ruine.

  12. Absolument convaincant.

    Selon France Culture, les membres du gouvernement chinois
    restent muets mais font savoir leurs opinions par des journalistes
    éditorialistes ou professeurs d’économie.
    Tous réaffirment la nécessité d’une remise en ordre de l’économie
    US et un véritable plan contre la dette. Ils insistent sur la responsabilité
    des USA envers les détenteurs de leur emprunt.
    Sans doute la réponse et sa stratégie de mise en oeuvre doivent être discutées
    ferme dans le gouvernement chinois.
    Et la Chine n’est pas seule , le Brésil etc…

    Quel pourrait être l’action de l’occident en vue de satisfaire
    les désirs légitimes des pays émergents ?
    C ‘est un front supplémentaire que nos gouvernants doivent assumer;
    On serait débordé à moins, et il ne sera pas indolore, alors
    que tout commence à manquer.

    D’un autre côté, ne sous estimons pas le « fighting spirit » et
    le gout du billard à 3 bandes aux USA. Un cowboy à terre reste dangereux.
    Après tout, le dollar reste encore le problème du reste du monde.

    En tout cas, la mode, plus qu’un choix rationnel, est au très court terme.
    Et cette crise est trop brutale, trop lourde de développements calamiteux
    pour qu’une conférence débouche sur une négociation vraiment révolutionnaire
    avec le Bancor en perspective.
    Mais à la prochaine, juré, ils s’y mettent…

  13. Crise de la dette: les Bourses d’Amérique latine dévissent, suivant la tendance mondiale

    Les indices boursiers latino-américains ont subi de fortes baisses lundi, dans la foulée de la chute généralisée des marchés américain et européens après l’abaissement de la note de crédit des Etats-Unis. En Amérique du Sud, les places financières de Sao Paulo (-8%) et Buenos Aires (-10,73%) ont plongé. Au Chili, la Bourse de Santiago (-6,96%) n’avait pas enregistré pareille baisse depuis 13 ans. A Lima, un recul de 7,03% a même entraîné une suspension des cotations une heure environ avant la clôture. En Amérique centrale, la bourse de Mexico a subi une chute de 5,88%, soit la baisse la plus forte enregistrée sur la place depuis septembre 2008. Lors d’une réunion des ministres sud-américains de l’Economie vendredi à Lima, ces derniers avaient affirmé être « bien en place pour faire face une quelconque crise qui viendrait de l’extérieur » « Nous avons des fondements économiques et fiscaux solides, la certitude de continuer à accumuler des réserves, et surtout de continuer à croître », avait déclaré à la presse le ministre argentin de l’Economie Amado Boudou au nom de ses pairs. (CHN)

    http://www.lalibre.be/toutelinfo/belga/154977/crise-de-la-dette-les-bourses-d-amerique-latine-devissent-suivant-la-tendance-mondiale.html

  14. Quel est ce « discours », Zébu…???

    Guerre « monétaire »..???
    Baratin. La monnaie pourrait être l’or que cela ne changerait pas les VRAIS fondamentaux.
    La productivité contre la dette.
    Ou l’investissement de long terme contre l’immédiateté du gain exacerbé.
    Le « pouvoir » de l’ « argent » contre la pauvreté.
    Soit, là où Marx avait raison.

    Et, entre nous, n’exagères pas : la Chine produit de la merde et l’Inde est nulle en informatique…. Alors, tes Brics, franchement…
    « Ne pas confondre qualité et quantité est la première compétence du gestionnaire ». Fusius.

    1. « la Chine produit de la merde » : ben c’est possible, sauf que la dite merde, c’est nous qu’on la consomme. Et à crédit, que nous prête la dite Chine.
      « l’Inde est nulle en informatique » : ben tiens, c’est sûr
      Et tu vas aussi me dire que les banques chinoises, c’est de la daube ?
      Ou que le pétrole russe pue.
      Ou que le soja brésilien, c’est bon pour la samba mais pas pour la bouffe (et t’auras pas forcément tort, rapport aux OGM).

      La monnaie ? Quelle monnaie ?
      Connait pas.

      Chtejure …
      😉

      1. Le pétrole russe pue, c’est un fait incontestable.

        Et puis prouver la qualité de l’IT indien par Microsoft, je trouve ça hasardeux.

        Merde quoi, c’est la guerre avec les émergents. Fais pas ton traître.

      2. ‘Social-traître’, STP.

        Je méprise les anciens riches.
        Moi, ce qui me fait kiffer, c’est les nouveaux riches à Hainan, avec un café à 100€ : ça, c’est pas de la moquette de saint maclou sur le volant en cuir, ‘scuse moi !!
        Suis payé en pousses de bambous moi monsieur, quand vous serez encore à vous chauffer à la brique ‘dollar’ !

        Bon, sorry-cantonais, faut que je finisse ma journée de 20 heures …

      3. Je suis d’accord, l’IT indien c’est très surfait. Ils sont nombreux, ils coûtent que dalle, et sur le tas il y a toujours quelques génies qui émergent, de là à dire qu’ils sont bons… Les ricains sont encore les maîtres dans le domaine et selon moi, ils le sont pour longtemps.

      4. Pour ce qui est de la réalisation, peut être mais concernant ceux qui influent sur l’évolution de la discipline, je vois surtout des américains, et il est vrai quelques indiens. Dans mon domaine en tout cas sur un ‘top 8‘ assez subjectif on trouve 7 américains et un francais.

    2. C’est à Shanguai que les élèves de 15 ans sont les meilleurs du monde selon un classement paru l’an dernier…

  15. Est-ce qu’un système tel que le bancor n’aura pas pour effet d’apaiser en effet la tension entre les Etats-Unis et la Chine et par la suite de consolider la place des pays émergents par le fait que leurs monnaies seraient prises en compte mais par la même occasion d’instaurer la fracture entre riche et pauvre mais cette fois-ci non pas dans un rapport nord/sud mais sans frontières ?

      1. Le bancor doit être la 1ere pierre d’un système économique loyal.
        Une monnaie universelle ne suffit pas.. Je crois qu’une constitution économique est inéluctable,
        afin de briser la compétition entre les états et entre les individus.
        Et ça se fera car, l’économie actuelle ce trouve bloquée par manque de redistributivité. (c’est pas idéologique, c’est mécanique)
        Le grand danger c’est qu’une économie redistributive risque d’être trop productive.
        Le capital est productif par son coté innovant ( comme les guerres) mais très contre-productif
        par sa gestion social.
        Les développements sont surtout issus des progrès techniques et de la manne énergétique.
        Le capital ne fait que ce fixer sur un marché solvable.
        Son génie c’est de s’en attribuer les lauriers.
        Donc le big enjeu sera, non seulement d’inventer une Economie social, (plus facile qu’on le croit)
        mais aussi, une économie qui mutualises les ressources afin de les gérer (Et la!!! ça va être très très chaud)

        Mais tout doit passer par l’effondrement du système actuel (tss!!! d’ailleurs Paul, Francois et les Autres, heureusement que le système ne vous écoute pas)

  16. Bon! Admettons que les chinois, les russes et les indiens décident de nous étrangler…Ils pourront ensuite tenter de s’échanger entre eux les produits de leurs industries florissantes. Pourquoi pas.

    Nous aurons à bricoler un marché commun entre japono-occidentaux avec des règles un peu plus équitables et un peu plus démocratiques et sans nos parasites habituels. Allons-y! C’était déjà comme ça auparavant et personne n’en est mort. Enfin je crois.

    Les patrons seront obligés de servir des rémunérations correctes et l’augmentation des salaires sera un aiguillon pour l’innovation et la recherche de gains de productivité. Des règles contraignantes favoriseront le respect de l’environnement.Où est le malheur?

    Les instruments de crédits seront aux mains des états qui auront en charge la stabilité des monnaies. Cela a été souvent proposé. Arrêtez-moi si je dis une bêtise.

    Ce n’est pas parce qu’une chose est difficile que nous n’osons pas.
    Cest parce que nous n’osons pas qu’elle est difficile.

  17. Voilà, voilà le genre de … ce que je n’hésite pas à décrire comme ‘délires mono-centrés de recherche du bouc expiatoire’ :
    « La stratégie chinoise du yuan ruine les finances en Occident »
    Et ce, dans un grand quotidien français. Aujourd’hui.

    Rien que le titre déjà est risible : comme si, évidemment, c’était la Chine qui était à l’origine des problèmes financiers de ‘l’occident’ …

    Petit florilège :

    « En face, la Chine manifeste une santé insolente » : apparemment, le dit ‘spécialiste ne daigne même pas lire la presse française sur la situation sociale et économique en Chine …
    « Coïncidence ou pas, cette propagande a été lancée au moment où des dirigeants occidentaux élevaient la voix pour demander que la Chine, moins touchée par le cataclysme financier et forte de réserves en devises colossales, participe de manière sonnante et trébuchante au sauvetage du système financier international. Un moyen, peut-être, d’opposer poliment une fin de non-recevoir à ceux que les autorités chinoises considèrent comme les premiers responsables de la crise… »

    « Ce contraste s’explique par l’énorme sous-évaluation du yuan infligée par la Chine à ses partenaires et rivaux. »
    « Les pays occidentaux sont restés totalement passifs face au cours du yuan que leur dicte la Chine. »
    « De ce fait, depuis 2001, les économies occidentales sont exposées à subir une récession prolongée (parce que structurelle et due au yuan). »
    « Fin 2008, après avoir rétabli la confiance (sic) par quelques mesures exceptionnelles dans le secteur bancaire, les dirigeants occidentaux renoncèrent une nouvelle fois à extraire de la Chine la forte réévaluation du yuan, ce qui était pourtant la seule vraie solution pour redresser durablement leur commerce extérieur, leur PIB et leur emploi. » (celle-là, faut la graver direccc sur l’écran, pour ne pas oublier de rigoler …)
    « La Chine capitalise la stratégie qu’elle a amorcée en 1989, et elle se réjouit de nous avoir déstabilisés sur tous les plans » (le péril jaune !!)
    « Notre capitulation face à elle aboutit maintenant à notre déstabilisation. » + « Pour que la crise de 2007 ne devienne pas une nouvelle crise de 1929, il faut maintenant renverser le jeu. Il faut se mobiliser pour faire céder la Chine sur sa politique du yuan. » = MUNICH !!!!
    « Faute d’une telle initiative, les pays occidentaux s’enfermeront rapidement dans une spirale de déclin économique et financier qui les amènera à se retrouver chacun durablement asservi à la Chine et au Parti communiste qui la dirige depuis 1949. » : les communistes, c’est horrible, mais les communistes chinois, alors là …

    Et tout ça dans la rubrique ‘Point de vue’ du Monde … (et dans le même ordre d’idées, ‘La Chine veut s’emparer du monde‘, brrrrrr …)
    Même les plus faucons des faucons US ne parlent pas de manière aussi stéréotypé, c’est dire.

    Comment, quand de telles ‘idées’ s’expriment dans le plus grand quotidien français, ne pas comprendre que la Chine puisse avoir envie de passer à l’acte (de la guerre monétaire) ?
    Hallucinant …

    1. hallucinant ?

      mais chaque crise capitaliste, n’est elle pas l’occasion de détourner la colère des peuples des vrais raisons

      la crise de 1929, ce fut les juifs

      la première crise du XXIème siècle, ça sera les chinois ? jusqu’à présent, j’aurai plutôt pensé que ça serait les musulmans

      barbarie ou socialisme

    2. Référence Wikipedia:
      «  »
      Forces armées des États-Unis
      United States Armed Forces
      Budget
      692 milliards de dollars (2010)2
      Pourcentage du PNB
      4,7 (est. 2010)

      Armée populaire de libération
      中国人民解放军
      Budget
      112 milliards de Dollars (2011)
      Pourcentage du PNB
      1,6% (2011)
      «  » » » » » » »
      Ce ne sont que des chiffres, difficile de savoir s’ils incluent la recherche spatiale ou d’autres secteurs apparentés.
      J’ai toujours pensé que le coût prohibitif de la course aux armements avait significativement contribué à la chute de l’URSS.
      La rivalité Chine-USA sur ce terrain n’aura pas lieu, la Chine a pris les devants en choisissant l’arène de compétition monétaire, le point vulnérable des USA.
      On peut comprendre les Chinois, ils redoutent par dessus tout un démembrement de l’Etat.

  18. Oui!, « la Chine est largement responsable de ses propres malheurs… »
    Une croissance insolante largement favorisée par un yuan* anormalement sous-évalué face aux principales monnaies mondiales, on peut dire en effet qu’elle n’est pas pour rien dans le creusement des déficits mondiaux !
    L’ironie, c’est qu’ils viennent regimber aujourd’hui au prétexte qu’une partie non négligeable de leurs énormes profits a été placée dans des dettes libellées dans une devise qu’ils ont contribué à déstabiliser….
    Difficile de gagner sur tous les tableaux !

    *Selon le FMI, la Chine maintient le yuan à 0,15 $ et 0,11 €, quand il devrait valoir 0,25 $ et 0,21 € !

  19. @zebu je pense pas , au contraire ça touche tout le monde, ( us, eu, chine) il ya fort à parier qu il y aura un dela entre les trois banques centrales ou intituoons monetaires pour maintenir le niveau des monnaies respectives dans des marges de fluctuation.

  20. « Le vice-président américain Joe Biden effectuera une visite officielle en Chine du 17 au 22 août, a annoncé lundi un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.
    M. Biden effectuera cette visite sur l’invitation de son homologue chinois Xi Jinping, a indiqué le porte-parole Ma Zhaoxu, lors d’un point de presse.
    La visite en Chine de M. Biden sera la première des visites réciproques prévues entre les vice-présidents des deux pays, annoncées lors de la visite d’Etat du président chinois Hu Jintao aux Etats-Unis en janvier, a confirmé précédemment la Maison Blanche.
    « Durant sa visite en Chine, le vice-président rencontrera le vice-président Xi Jinping et d’autres dirigeants chinois, dont le président Hu Jintao et le Premier ministre Wen Jiabao, afin de s’entretenir sur un large éventail de questions bilatérales, régionales et internationales », a indiqué la Maison Blanche dans un communiqué. »

    Il revient sans doute à la Chine, au Brésil et à l’inde d’inviter l’occident à un nouveau Bretton Woods.

  21. Quelque chose de nouveau s’est produit avec le $ . Un seuil a été franchi .
    A mon avis ce n’est plus seulement sa fonction de reserve qui est mis à mal , sa constante
    dévalorisation , prévisible permettait quand méme des accomodements .
    C’est maintenant sa fonction ‘mesure des valeur’ , un étalon qui retrécit réguliérement peut
    encore servir , mais pas quelque chose qui change avec l’arbitraire du Prince !
    Des bons non remboursés , c’est pur zéro , un accaparemment de richesses , sans procés , une
    main mise dans la caisse du débiteur .Si cela dépend d’un rapport de force au Congrés , ce peut étre n’importe quoi à tout moment .

  22. zébu,

    Il est temps que l’on sorte collectivement de la tyrannie de la valeur incarnée par le dollar, pour entrer dans l’ère de la résolution politique (et pacifique) des conflits monétaires, par le bancor.

    Si la « tyrannie de la valeur incarnée par le dollar », c’est la tyrannie de la production/consommation/échange monétisé(e)s à tout prix (tyrannie de la valeur := valeur-propre (forte) extraite de l’ensemble des valeurs humaines, par facilité : comme si la construction de la démocratie, l’assemblage de toutes ces valeurs, était une tâche facile !!!),

    Et si « entrer [collectivement] dans l’ère de la résolution politique (et pacifique) des conflits monétaires, par le bancor« , c’est éliminer la source – la création monétaire excessive puisque irréfléchie – des conflits monétaires par le politique grâce au bancor,

    Alors il est plus que temps que chaque pays se mette à parler de politique sans attendre une quelconque échéance ! Quelle organisation politique souhaitons-nous ? Une pseudo-démocratie où l’on met un vague bout de papier dans une urne et l’on s’en retourne produire pour défendre notre monnaie (pour produire…), ou une vraie démocratie (perpétuellement en construction, par définition) dans laquelle on exprime ses valeurs et on écoute celle des autres ?

    Selon les modalités électorales actuelles*, si la proposition : « Salarier moins pour gagner moins mais vivre bien (sainement, proprement, pacifiquement, etc.) » était débattue sur les scènes nationales, je suis persuadé que le basculement vers la majorité absolue ne se ferait pas trop attendre. *Or pour se défaire d’une organisation politique (désuète, capitaliste) il faut absolument et malheureusement la vaincre avec ses propres armes pour éviter l’embrasement : il faut donc que la proposition vienne d’un parti ou d’une personne respectable et respecté(e) pour son équité, son humanisme et/bref… (coucou Corinne Lepage) son amour du dialogue.

    Nous n’avons pas besoin de gagner notre vie, nous l’avons : c’est notre seule vraie richesse ! Ce qui nous le la fait oublier, c’est le manque de temps. C’est une enfumerie de classe mondiale : nous courons après la seule richesse qui nous soit donnée au départ (la valeur n’attend pas le nombre des années) !

    Je sens que ça vient !

  23. Moi et mes références littéraires !

    Tout ce que je peux lire sur le blog, en essayant de comprendre, ça me fait penser soudain au Portrait de Dorian Gray. Un homme virtuellement beau contemple son portrait en train de se dégrader à sa place.

    L »être-dollar, cet artefact, est en train d’assister au pourrissement d’un monde qui lui renvoie son reflet inexorablement réel.

    Bon, je retourne tenter de réfléchir dans mon coin. J’en ai un peu marre de cette explosion de littérature spécialisée qui pourtant me nourrit et va jusqu’à me gaver .

  24. Amusant comme personne ou presque ne veut admettre que le fondement de l’histoire c’est le conflit dont la diplomatie est la continuation sous d’autre formes.
    Les brics peuvent bien jouer les matamores tant qu’ils veulent en cas de vrai guerre les USA n’ont pas besoin de deplacer un seul homme, les sous-marains nucleaires suffisent. Les hommes les US les deplacent qd ils veulent occuper un endroit. Comme en europe en 1944. Ou en Irak, afghanistan etc …
    Les brics n’ont aucune chance en cas de vraie guerre.

    1. @Scaringella

      Les brics n’ont aucune chance en cas de vraie guerre.

      Ni de « fausse » guerre, ni de guerre des monnaies.

      1. C’est sûr …
        Y a qu’à voir les inquiétudes de l’Etat-major général américain quand le débat sur le relèvement du plafond de la dette trainait pour savoir si on allait pouvoir continuer à payer les soldats en Astan …
        Le jour où le dollar s’effondrera (ce qui ne devrait pas tarder), les dits soldats vont revenir dare-dare au pays, talibans ou pas talibans.
        Et ce jour là, on verra bien si ceci est toujours vrai : « Les hommes les US les deplacent qd ils veulent occuper un endroit. »

      2. p@zébu

        Napoléon (me semble-t’il) : « L’intendance suivra… »

        Regarde juste la carte mondiale des bases US maintenant comparêe à la même carte il y a juste 20 ans…
        Je veux bien qu’on me dise « le militaire n’est pas l’alpha et l’omega de la puissance », sauf que l’hypet-puissance militaire plus le soft-power, plus smart-power, plus WS, plus dollar, plus – quand mëme et toujours – l’icône Obama je me sens en droit de répondre « bullshit ». Et aux bridés du milieu comme du sous-continent ou de vodkaland « shut up, peanuts » ou mieux :  » com’on ! make my day, punk »…

      3. @ Vigneron :
        Ben non, c’était Charlot. Comme quoi, il en a dit des grosses …
        Quant aux bases US, si effectivement tu pars d’il y a 20 ans, tu pars de loin. Ne serait-ce que ces 3 dernières années, deux bases majeures en Asie centrales ont été fermées (Ouzbékistan, Kirghizistan) et la dernière en Amérique du Sud (sauf ces ricains de colombiens) en Equateur. Entre autres régressions des avant-postes ricains.
        Mal barre, question géostratégique, l’oncle Sam, surtout rapport aux réserves en Asie Centrale et à ses projets oléoducs-gazoducs.
        Vu qu’en avril 2008, rapport au hard+soft, les ricains sont plus ce qu’ils étaient, avec des ruskoffs qu’ont envahi la Géorgie sans qu’ils ne bougent un doigt ni même le nez et qu’il fallu que Sarko sauve le monde, c’est dire comment c’était hard …
        Par charité, je parle même pas de l’Irak et encore moins de l’Astan, en acceptant que c’était des opérations commencées sous Bush et que ça vaut pas tripettes. Sauf que le fameux smart-power, avec Obama-smart, fut pas plus fameux :
        – ni pour la palestine,
        – ni son fameux discours en Egypte,
        – encore moins pour les révoltes arabes, où les ricains étaient à la remorque et sans que les foules ne clament le nom d’Hollywood à tout vent (pas top le soft non plus, dit donc …),
        – pas même capable de gicler Kadhafi de Libye, il est vrai, fort utile pour la CIA dans sa lutte contre les salafistes.
        WS et le dollar valent pas mieux qu’une barrette de hasch et quand les effets seront définitivement retombés, on verra le roi dans toute sa nudité.
        Quand à l’icone Obama, j’en rigole encore : sans doute parles-tu de l’i-côn, le mec tellement cool qu’il est black et qui surfe sur internet ?

        What Else ?
        George Clooney ?

        Ah si …
        Ben Laden.
        What a punk.

      4. C’est ça Zêbu. Continue à prendre les ricains pour des cow-boys infantiles sur le retour et Bush Jr et ses sbires – ou ses maîtres toujours au pit – pour des pauvres ahuris handicapés du comprenoir, ou le zentil Barak uniquement pour un Pierrot-pantin usé jusqu’à la corde et bon pour les culs de basse fosse de l’histoire . Tu risques quelques désillusions. L’erreur serait de continuer à confondre la chute de la maison Capital avec la chute de la maison Amerika, Capitalisme avec USA. Ou même ultralibéralisme ou libre-échangisme avec USA.
        De toutes façons, il faut bien se dire que ce n’est pas de l’Europe, ni des brics, ni de l’alliance très improbable de ces deux vieilles entités bien fatiguées qu’émergeront l’énergie et la volonté politique pour un nouveau paradigme économique et politique international – et le nouveau système monétaire qu’on en déduira subséquement en trois coups d’cuillère à pot – mais bel et bien des Etats Unis d’Amérique, encore et toujours dernier et premier lieu de l’espoir Le reste est gesticulation ou effet de manche facile, que tu en aies mal au paf (et moi et des milliards d’autres avec) ou pas ne changera rien à l’affaire.
        Tu sais ce que transportait toujours avec lui dans son innamovible veston le bon vieux Lacan ? Deux fétiches. Une petite statuette des trois singes pour la sagesse asiatique et, pour le pragmatisme américain, un coup de poing, américain lui aussi, oeuf corse.
        Et rappelle toi Michael Moore et ce qu’en disait Godard après sa palme d’or pour Farenheit 9/11″ :

        Je pense qu’il aide Bush d’une façon très vicieuse dont il n’est pas conscient. Bush est moins bête qu’il ne croit ou il est si bête qu’on ne peut pas le changer. L’autre (Moore) est à moitié intelligent. Il ne fait pas de différence entre une image et un texte.

      5. @ Vigneron :
        Je ne dis pas que tous les ricains sont des abrutis, ce qui reviendrait à faire le racisme et le mépris là où je dénonce que ce le soit à l’encontre des chinois.
        Je dis simplement que la puissance (hard, soft, smart, pouf, pif, poudipoumpoum) US n’est plus ce qu’elle était et qu’on l’a survalorise fortement.
        Concernant le lien entre capitalisme et chute US, je serais toi, je n’en serais pas si sûr. L’histoire a montré que quand un pays lie fortement son sort à un système et que celui-ci s’écroule, celui-ci suit : cas de la patrie du communisme (ce qui n’a l’a d’ailleurs pas empêché, 20 ans plus tard, à revenir non pas au même ‘niveau’ qu’elle prétendait avoir mais à un niveau de puissance au moins régional, donc acte).
        Pour le reste, crois moi bien sincèrement : je ne me réjouie pas de l’échec de l’Amérique non plus car cela signifierait le succès d’un autre. Que cet autre soit la Chine ou la Russie, et je ne m’en réjouirais pas, tout ‘bon’ démocrate le comprendrait.
        Je reste orphelin d’une certaine Amérique, celle de Capra, Kazan, Dylan, Roosevelt, Woodie Guthrie, Marvin Gay, Otis Reding, John Lee Hoocker, et … tutti quanti !
        Mais cette Amérique est morte il y a plus de 40 ans.
        Un 5 novembre 1968, le jour de l’élection de Nixon.

      6. @Zébu

        Un conseil : descends donc tout de suite les bouquins de Todd à la cave, sous les bocaux de confitures de bonne-maman en coma dépassé (la confiture, pas bonne-maman…). C’est là-bas que tout va se décider, en mal ou en bien j’en sais foutre rien, mais c’est le centre de tout, et plus que jamais. L’avenir est toujours là.
        Admets donc une bonne fois pour toute que l’Europe est définitivement sortie de l’histoire – la fRance n’en parlons même pas – et bon débarras ! Ce ne sera pas la fin de l’Amérique mais la fin d’une Amérique encore sous influence européenne, influence anglaise mais aussi française ou autrichienne (Hayek, Mises…). Et le début d’une autre Amérique, toujours au centre, nez en moins, comme le nez au milieu de la figure.

    2. En cas de guerre directe, les membres de l’Otan ne sont pas clairs : irak afghanistan, libye, afrique…
      D’après plusieurs généraux, us et français, on n’est pas loin de la limite.
      L’angleterre doit en plus dégraisser le mammouth pour cause de crise. La france devrait suivre.
      Les capitaux qui fuient le $, ce n’est pas fait pour rapprocher le pétrole des armées de l’Otan non plus.
      Le contrôle des zones récemment militarisées ne va pas de soit non plus : la sécurisation de l’accès au pétrole, nerf de la guerre, n’est pas faite. Cote d’ivoire, somalie, et la libye qui résiste, et l’iran qui menace la caspienne.

      Balancer du nucléaire sur ses voisins ou les voisins de ses alliés, c’est moyen, médicalement parlant, très moyen diplomatiquement parlant. Ce n’est pas de la guerre, mais plutôt de l’éradication. Les BRIC, c’est environ la moitié de l’humanité, en nombre d’individus, et un quart des terres émergées. Une occupation est inenvisageable.

      En cas de guerre directe, çà devrait tourner au blocus, vu les moyens, blocus qui sera très mal supporté par les populations des pays sus dits (mondialisation oblige, les importations à bas coût cesseront).

      Si les BRIC n’ont aucune chance sur le papier, dans la réalité, c’est une autre paire de manche.

    3. Leur puissance est telle que même les sous-marains restent à quai. Captain America veille (au Japon c’est Goldorak qui assume ce rôle stratégique).

  25. Il est temps de relire « L’art de la guerre » de Sun Tzu:

    « L’art de la guerre, c’est de soumettre l’ennemi sans combat ».

    « Toute guerre est fondée sur la tromperie. »

    « Qui connaît son ennemi comme il se connaît, en cent combats ne sera point défait. Qui se connaît mais ne connaît pas l’ennemi sera victorieux une fois sur deux. Que dire de ceux qui ne se connaissent pas plus que leurs ennemis? »

    « Soumettre l’ennemi par la force n’est pas le summum de l’art de la guerre, le summum de cet art est de soumettre l’ennemi sans verser une seule goutte de sang. »

    http://www.artdelaguerre.com/

  26. bonjour,

    une pitite remarque, dans le grand jeu de la création d’une gouvernance mondiale tendance communautariste, on ne dira jamais assez le problème que pose une masse aussi ethniquement homogène que peut l’être la chine, avec ces 90% de hans sur 1,3 milliards d’habitants, masse complètement fermée sur elle-même.

    l’occident a pour lui cet avantage non-négligeable d’une société fondées sur les libertés individuelles, fondamentalement attractives pour l’ouvrier chinois de base comme elle le fut pour les ouvriers du monde entier. l’on peut raisonnablement parier sur l’éclatement de la fédérations chinoise devant la puissance socio-économique homogène occidentale, qui elle non plus n’est certainement pas une chimère..

    c’est un jeu de dupe, un grand bluff, et l’occident part avec une quinte flush au roi.

    toutes les cartes que vous citez zébu, premier producteur ceci deuxième exportateur cela, ne feront pas le poids devant la ‘research & d’ occidentale qui s’apprête à entamer une troisième révolution technologique tendance écolo-bio-cybernétique-et-j-en-passe, ni d’ailleurs devant leurs compétences en maintien de l’ordre, mais encore devant les vastes étendues de terres vierges que ces états possèdent en réserve (australie, canada ect…)

    alors bernie les a tué, possible, sauf qu’il allaient tous à l’abattage de leur plein gré… préférant ce répit au vide sidéral de leurs représentations mentales sur le Futur, ou à la stagnation qui ne saurait être autre chose qu’une régression. s’adapter ou disparaitre.

    c’est là le meïji et la force du japon, seul pays non-occidental à avoir pu rivaliser, et c’est donc la faillite de la chine: l’ex empire du milieu n’a pas encore fini de payer la sclérose psychologique que lui imposa sa vénération obsessionnelle de… la Tradition.

    l’occident est vaste, bouillonnant, ouvert, la chine si petite, ennuyeuse, convenue… espérons que leur gouvernement ne réagira pas trop en frustre, la susceptibilité chinoise étant légendaire.

    1. @ Methode :
      Belle leçon d’optimisme. Je dis ‘optimisme’ (que je voudrais bien partager par ailleurs) pour rester poli, mais je devrais dire cécité.
      « masse complètement fermée sur elle-même » : c’est oublier le rôle importante, essentiel justement pour la Chine que la diaspora. Le régime fait d’ailleurs des pieds et des mains pour l’intégrer dans le système car elle permet la respiration nécessaire et l’ouverture sur le monde.
      Quant au repli sur soit, je pense que les ricains pourraient leur donner des leçons, aisément : plus autiste, y a pas.

      « l’occident a pour lui cet avantage non-négligeable d’une société fondées sur les libertés individuelles » : libertés individuelles, qui, poussées à l’extrême, deviennent des inconvénients. On peut le constater aisément dans la montée phénoménale de l’individualisme.

      « fondamentalement attractives pour l’ouvrier chinois de base » : faut pas prendre ses désirs pour des réalités … l’ouvrier chinois de base se contrefout des ‘libertés individuelles’ actuellement, ce qu’il souhaitent (et ce qu’il fait plus ou moins bien), c’est d’améliorer son niveau de vie et c’est ce que le régime lui a (impudemment, il s’en rend compte actuellement) ‘garanti’. Qui plus est, la liberté individuelle au sein d’une culture millénaire communautariste, c’est on ne peut plus ‘relatif’.

      « comme elle le fut pour les ouvriers du monde entier » : là, c’est du foutage de gueule. C’est sûr la classe ouvrière il y a 30 ans rêvait des libertés individuelles, à fortiori hors de l’occident …
      On se demande bien pourquoi les ouvriers étaient tellement attirés par l’idéologie communiste, allez savoir. Cons qu’ils étaient, sans doute.

      « l’on peut raisonnablement parier sur l’éclatement de la fédérations chinoise devant la puissance socio-économique homogène occidentale, qui elle non plus n’est certainement pas une chimère.. » : là, on atteint le délire. La ‘fédération’ chinoise … ? De quoi tu parles ? La’ puissance socio-économique homogène’ ? De quelle ‘homogénéité’ socio-économique tu parles, entre le système ‘socio-économique’ à l’anglo-saxonne, le système français, l’allemand, l’italien, … ? C’est sûr, l’Europe était tellement homogène pendant des siècles qu’elle n’a pas arrêtée de se taper sur la gueule et qu’elle a finit par arrêter de le faire qu’après le plus grand cataclysme et génocide de l’histoire de l’Humanité, et encore, sous la pression du rideau de fer (thanks, les ruskofs) !! Faut arrêter de délirer, là …
      Historiquement, s’il y a bien une société ‘socio-économiquement’ homogène, c’est bien la société chinoise.

      « et l’occident part avec une quinte flush au roi » : et l’occident part en croyant avoir une quinte flush royale et découvre soudain qu’on lui a piqué 2 as …

      « la ‘research & d’ occidentale qui s’apprête à entamer une troisième révolution technologique tendance écolo-bio-cybernétique-et-j-en-passe » : la R&D ‘occidentale’ s’apprête à rien du tout. Sais-tu seulement quel est le premier secteur d’activités réalisant et bénéficiant en France du fumeux crédit ‘impôt ? Le secteur financier … Parce que la R&D est tellement subventionnée en crédits d’impôts que les organismes financiers investissent … dans des paradis fiscaux pour ensuite bénéficier des prix de transfert (double jackppot). C’est aussi ça la difficulté actuelle de l’occident : la financiarisation de l’économie, forcément plus ‘rentable’ qu’une vrai R&D.

      Passons sur ‘les compétences en maintien de l’ordre’, que nous enviait Ben Ali quant Alliot Marie était encore parmi nous …
      Et concentrons nous sur les ‘vastes étendues de terres vierges’ : parce que la Chine, c’est bien connue, est surpeuplée partout ? La Russie itou ? Le Brésil, j’en parle pas, c’est Sao Paolo …
      Petite question : qui détient actuellement les terres rares ? La Chine, à 50%. Où ça ?
      En Mongolie intérieure, soit, en … Chine, dans des terres vastes et vierges, tu en conviendras …

      Enfin, question histoire, je rappelle que l’ère Meiji au Japon a généré un nationalisme aussi délirant que ne l’était ses confrères européens, qui finit à Nankin et par deux bombes atomiques : beaux exemples mais il est vrai que la flotte japonaise avait réussie à couler la flotte russe en 1905 entre-temps (youpi, z’étaient contents de s’être mis à niveau entre-temps) …

      quand au reste, c’est un florilège de stéréotypes classiques :
      « vide sidéral de leurs représentations mentales sur le Futur » (pourquoi pas, comme Sarko l’a dit pour l’Afrique, une société sans histoire puisque sans futur ?)
      « l’occident est vaste, bouillonnant, ouvert, la chine si petite, ennuyeuse, convenue » …

      Que l’on s’entende bien.
      Je ne fais pas le panégyrique des chinois, qui ont leurs propres soucis (ce que j’ai bien indiqué : un empire de problèmes).
      Je ne préfère pas non plus les grands coups de schlag dans le cul, qu’ils soient chinois ou russes aux vilainies occidentales, dont une des premières est de bien savoir organiser la faim dans le monde pour ses propres bénéfices : question, effectivement, de préservation de ma petite liberté individuelle.
      Mais je hais rien tant que le mépris bas du front des autres sous prétexte de nos petites libertés individuelles, chéries, chéries, que le monde entier nous envie et que nous sommes tellement ‘open’ qu’on se demande bien comment l’occident n’a pas pu exploser auparavant dans l’espace mais si possible en ayant au préalable essayer d’effacer de la surface de la terre tous les juifs existants et créé un truc suffisamment puissant pour s’envoyer en l’air 10 000 fois.
      Mais attention, entre-temps, on aura eu le loisir d’avoir sû dépasser la tradition, à commencer par la nôtre : celle de s’entre-tuer.
      De quelle faillite parles-tu, au regard de ce que nous vivons en ces jours extraordinaires, si ce n’est celle de l’occident, justement ?

      Il est clair qu’avec ce genre de raisonnement, on va droit au ‘choc des civilisations’ mais on va surtout droit dans le mur, avec un tel orgueil, péché majeur s’il en est.
      « l’occident est vaste, bouillonnant, ouvert » : l’occident, si tant est que ce terme signifie quelque chose d’autre qu’une vaine tentative d’unification ‘socio-économique’ rétrospective désespérée, est désespérément vide, froid et renfermé sur lui-même.
      S’il souhaite redevenir ce qu’il était et ce que tu décris, va lui falloir une bonne dose non pas d’orgueil mais bien d’humilité, pour pouvoir revenir sur ses propres enseignements.

      Avec ce type de discours, on en est très, très loin.

      1. Je passe la nuit
        dans le temple du Sommet.
        Si je tends la main,
        je touche les étoiles.
        J’ose à peine parler,
        de peur de déranger
        les Immortels.

        (Li Po – ou Li Bo ou Li Bai, 701-762)

      1. Mais vous vendez nos fleurons nationaux !
        Oui, mais c’est ça la

        mondialisation

        Oui mais pourquoi vendez vous alors que l’action est si basse
        Parce que c’est la

        crise de la dette

        , on n’a pas le choix

        Oui mais vous importez plus de produits que vous n’en vendez
        Oui, mais c’est ça le

        marché libre

        Mais pourquoi n’exportez vous pas vers la Chine
        Parce que nos produits sont trop chers

        Mais comment faire pour se mettre à parité avec la Chine

        Baisser les salaires

        au niveau des leurs

        Ne pourrions nous pas faire baisser la valeur de l’Euro
        Ouuuulala,

        l’euro fort

        , c’est notre force.

        Ah bon ?
        Oui, d’ailleurs nous avons tout prévu, l’Allemagne s’y refus et la BCE suit

        Oui mais si seuls les salaires baissent, il va y avoir une perte de pouvoir d’achat insupportable pour les Européens
        Que voulez vous, c’est ça la crise

        Ne pourrions nous pas prendre quelques mesures de protection comme une taxe sur les importations
        QQQQQQuoiiiiiiiii ? du

        protectionnisme

        ? vous rendez vous compte que vous avez les mêmes thèses que l’extrême droite ?

        Pourquoi n’écoutons nous pas Paul Jorion et défendons nous pas le bancor ?
        Parce que nos alliés sont américains et qu’ils le refusent

        Ah bon, alors il n’y a plus qu’à laisser nos pays ruinés et la population gros jean comme devant
        Pfffffffffff

      2. edith,

        le bancor, un peu comme l’espéranto,
        le bancor existerait déjà, il serait vert, mais chut

        bretton woods, peanuts?

        la belle affaire, ah de bonne volonté… oui je suis
        on sait c’qu’on a, quant à c’qu’on aura

        donc protectionnisme? eh quoi, plutôt cracher sur les miens, c’est moins dangereux vu qu’ils la mettent en pratique

        eux,

        la liberté d’exprimer

        finalement, le système c’est moi malgré moi

        j’en tremble de schizoïdie,

        et encore une fois crache sur les miens, plus facile
        attention, droite qui ne s’assume vire bien souvent extrême, je présume

        orgueil, ô orgueil
        mon salaire n’est qu’emprunté

        v. burgot: « pardon de vous rappeler la réalité de la Domination »
        excusons-nous alors,

        pour 2012, blanc sur rouge rien ne bouge

        faute aux ouvriers

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