LA RÉVOLTE SANS LA SOLUTION, par Jérôme Grynpas

Billet invité

Ce qu’il y a de patent, c’est le sentiment d’impuissance, à l’échelle des individus comme au niveau le plus élevé des décideurs des États les plus puissants. On ne peut que constater l’incapacité de ces décideurs et de leurs conseillers de penser hors du système, alors même qu’ils en fustigent les errements. Il faut dire qu’ils ont une excuse et ceci est vrai aussi pour les sphères dirigeantes européennes et leurs experts. Où puiseraient-ils un discours politique cohérent qui puisse être un contre- projet novateur et réalisable ?

L’indignation et ensuite ?

Il ne reste aux citoyens qu’une indignation plus ou moins violente. Ce n’est pas neuf. Rappel. Avant le XVIIème siècle, on a connu des révoltes jamais abouties et toujours durement réprimées comme celle des « fratellini » dans l’Italie du moyen-âge, la guerre des paysans en Allemagne à la Renaissance, les « troubles » causés par les famines à travers toutes les époques, etc.

Maintenant, l’indignation est toute de gesticulations. Dans les pays arabes, plus vigoureuse, cette indignation est soit réprimée (Syrie, Émirats, etc.), soit forte d’un premier succès (Égypte et Tunisie). Elle n’en reste pas moins grosse du meilleur comme du pire. En effet, les seuls à avoir un discours cohérent, quantitativement significatif, avec une vraie capacité organisationnelle, sont les religieux. Les autres ont des indignations, des aspirations mais cela ne fait pas un projet politique propre à conquérir idéologiquement une fraction importante de la population. La même situation d’indignation (pour le moment non violente) se déploie sous nos yeux tant en Europe (Israël compris) qu’en Amérique.

Rien ne fonctionne sans idéologie

Toutes les sociétés sont construites sur des idéologies. Dans l’antiquité, elles se construisent sur les religions du Livre, le bouddhisme ou en Chine à travers le confucianisme… Toutes ont vécu sur des corpus idéologiques – des textes. Ceux-ci avaient pour prétention, d’une part, d’offrir une représentation du monde ici-bas (et pour la plupart de l’au-delà) et, d’autre part, de proposer une pratique tant collective qu’individuelle déduite de cette idéologie.

À partir du milieu du XVIIème siècle, la modernité occidentale a suivi la même voie. Elle s’est exprimée d’abord idéologiquement dans ce qu’on appelle les « Lumières ». Celles-ci, face au pouvoir monarchique absolutiste appuyé par une caste de privilégiés, ont développé la théorie de l’égalité juridique de tout un chacun et, donc, sa capacité (selon ses mérites) à participer de plein droit au pouvoir et dans tous les secteurs de la vie au quotidien. Certes, il s’agissait de principes et le développement a été long et en dents de scie. Mais la démocratie, l’État de droit, la solidarité étaient nés. Les révolutions américaine et, surtout, française en sont les enfants légitimes.

À la charnière des XVIIIème et XIXème siècles, le libéralisme économique donne à la révolution industrielle sa légitimité (Adam Smith, Ricardo, etc.) tout en suscitant à partir du milieu du XIXème siècle surtout à travers la doxa marxiste, la constitution d’une contre-idéologie globale – sur la base d’un compendium écrit – capable de s’opposer au capitalisme triomphant.

Le capitalisme, idéologie mondiale

Tant que le capitalisme usait de sa force pour se sustenter toujours davantage par l’exploitation coloniale, par exemple, il continua à se développer. Développement qui entraîna les premières lourdes contradictions (guerre et révolution). Pour des raisons, trop longues pour en parler ici, le contre-projet révolutionnaire des bolcheviques de plus en plus oligarchique et donc de plus en plus policier, échoua de la pire des façons : l’implosion. En Occident, ceux qui tentèrent, tout en s’accommodant du système, de l’améliorer – les socio-démocrates – connurent d’abord des succès, puis peu à peu se firent gestionnaires. Quand le soviétisme s’effondra, ils se turent définitivement se contentant de privilégier faute de mieux des « avancées sociétales » tout en pratiquant les « bonnes oeuvres ».

Globalisé, sans contradicteur idéologique crédible, le capitalisme – à partir des années 80 – passa à la vitesse supérieure : la financiarisation du monde. Il se trouvait ainsi à l’abri des États – étant hors loi. Mieux encore, il fit accepter par les gouvernants et les gouvernés (dans une large majorité) que le profit privé était l’alpha et l’oméga de tout développement possible. Il ne s’agissait plus d’une « idéologie » puisque, claironnait-il, les idéologies étaient mortes. Tout cela est scientifique, disaient les experts médiatiques. Et les gens « sérieux » n’y voyaient rien à redire.

Autrement dit, le drame – intellectuel et politique – de notre époque, c’est l’absence de tout contre-projet idéologique. Les possédants et tous ceux qui vivent convenablement au sein de ce système n’ont pas besoin de théorie nouvelle, leur seul projet c’est de se maintenir. La gauche de la gauche, très minoritaire, fait semblant de chercher auprès du vieux Marx des réponses. Visiblement, ce n’est pas sérieux.

Aujourd’hui, de par son développement même, le capitalisme a mis à nu son incapacité à se réguler au point de tendre à la déliquescence et l’opinion publique comme ses dirigeants le reconnaissent, mais se sentent incapables de penser à une solution viable au long terme. Il n’y a pas de projet, pas de « nouvelles Lumières ». On s’indigne et on a peur. La révolte sans la solution. Face à un capitalisme même malade, c’est peu.

Conclusion

Beaucoup se disent in petto : cela ne durera pas. « Ils » vont devoir réagir pour leur propre bien. Mais, ils sont empêtrés dans un quotidien dont ils vivent bien (que mon voisin fasse le premier pas…) Cet avantage, ils tiennent à le conserver. Sans compter qu’ils estiment que leurs certitudes sont l’expression d’une réalité irréfragable. Le néolibéralisme, le libre-échange planétaire ne sont-ils pas des faits de nature ? On ne peut pas empêcher la terre de trembler, au mieux on peut construire des bâtiments selon des méthodes antisismiques toujours améliorées. Peut-on faire mieux dans la sphère du politico-économique puisque la théorie novatrice capable de modifier notre paradigme économique ne se déploie nulle part ?

Quel individu, quel groupe proposera, au-delà de l’indignation et de la peur, une théorie et une pratique capable de porter un projet novateur ?

Jérôme Grynpas
Philosophe

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257 réflexions sur « LA RÉVOLTE SANS LA SOLUTION, par Jérôme Grynpas »

  1. Entièrement d’accord avec France profonde sur la violence d’Etat.
    Songez que l’on a mobilisé officiellement 12 000 policiers pour le G8 de Deauville alors que nous sommes théoriquement en paix…
    Par contre, à mon sens, tu devrais creuser l’histoire républicaine.
    La démocratie représentative et d’essence conservatrice que nous connaissons, n’est qu’une figure de la démocratie.
    Aujourd’hui, il serait souhaitable de réaliser la démocratie sociale.
    Quand tout les gagnes petits comprendront enfin qu’ils défendent un système qui ne leur laisse que des miettes, peut-être alors auront-ils l’envie et la force d’en changer au lieu de rester dans la survie généralisée.
    Et n’oublions pas que ce ne sont pas les réseaux sociaux (n’en déplaisent aux grands médias) qui sont à la base des mouvements populaires (même si sociologiquement c’est très différent entre l’Europe et l’Afrique du Nord), c’est d’abord des vies difficiles, dans l’angoisse et sans perspective de mieux-être.
    Bien à vous.

  2. Les solutions existent. Comme souvent il faut au moins se donner la peine d’observer, analyser et comprendre. Les pays d’Amérique latine sont là pour nous dire que l’on peut faire autrement. L’Islande dans un degré moindre mérite également que l’on s’y attarde. L’expérience de ces pays doit nous servir non pas de modèle mais comme une autre explication, un autre sens du monde. Ces pays ont connu la stratégie des chocs portée par les néocon et leur école économique de Chicago avec son lot de souffrances, de disparus et de tortures. Mais ne nous y trompons pas, leurs émules sont aux responsabilités dans la plupart des pays européens. D’ailleurs Cameron n’a pas hésité une seconde pour indiquer qu’il fera appel à l’armée toujours dans la même vision mais là dans celle d’un affrontement entre pauvres mais d’ethnies, de couleur de peau différente. Les solutions existent mais elles seront difficiles à obtenir parce qu’elles débordent de la seule sphère économique. Elles envahissent la question démocratique (Fin de la démocratie représentative et délégataire pour une démocratie de citoyens acteurs décideurs et donc large); elles envahissent les questions sociales et sociologiques avec les questionnements autour de la mixité, des différences, des cultures et donc de la philosophie où les questions de rareté, de ressources infinies et illimitées interrogent jusqu’à l’avenir de nos enfants voire la survie de l’homme en tant qu’espèce animale. L’époque est des plus compliquée parce qu’un monde est entrain de disparaître, parce que l’Histoire se déroule devant nos yeux et qu’il va nous falloir l’écrire. Les vieilles lunes se sont éteintes une à une. D’autres ont commencé avant nous par la force de la nécessité. Patience notre tour viendra aussi.

  3. Les « Vandales » arrivent en Angleterre (et non plus les « sauvageons ») … il est étonnant de constater que leur méthode n’est pas si éloignée de ce que j’avais proposé, concernant le panier de pommes avariées de Descartes, qu’il faut vider. … ils considèrent simplement que toutes sont pourries !

    Ces vandales, (comme toute criminalité) ne sont que le résultat d’une société qui les a produit, car sinon de quoi d’autre ? des modèles de corruptions transmis par le haut de la société, et quoi encore ?

    1. Sur les murs d’un bâtiment à Sarcelle (95) dans les années 86 on pouvait lire en rouge « sclérosés ils deviennent terror#ste ».

    2. Ce ne sont pas des vandales, ce sont des consommateurs frustrés. Soumis quotidiennement à des incitations à consommer. Comme ils n’ont pas d’argent et qu’ils sont frustrés, ils vont se servir directement par le pillage. Mais en aucun cas ils ne remettent en cause le système. Rien à voir avec mai 68.

  4. Entre une classe dirigeante qui fera tout (jusqu’au pire) pour conserver son pouvoir , une classe moyenne refusant de voir les choses en face car profitant pas mal du systeme capitaliste et une classe de défavorisés souffrants mais facilement captive des idées simplistes , je crains que nous n’ayons pas le temps nécessaire pour exposer et faire comprendre la nécessité d’une société plus frugale , basé sur l’échange , la culture , la proximité , la simplicté ; ces idées sont tellement aux antipodes des symboles véhiculés par 99% des médias que la tâche est énorme , mais gardons la foi dans nos idées expliquons encore et encore il en restera peut être quelque chose ….suis peut etre un peu naïf

  5. Quel individu, quel groupe proposera, au-delà de l’indignation et de la peur, une théorie et une pratique capable de porter un projet novateur ?

    En tout cas, le dénommé Cameron (aussi bien Sarkozy, Merkel, Berlusconi, etc…) tient lui, et bien en main, un projet précis, rapporté par ce titre du Figaro :

    Émeutes : Cameron n’exclut pas de recourir à l’armée

    Notons la délicatesse du « n’exclut pas… »

  6. Quand je lis tout ça je me dis que moi aussi je pourrais faire le Philosophe, hélas je n’ai toujours eu la prétention que de faire l’amateurisme dans mes propos. Je ne crois pas que les lumières ont apportés tout le temps plus de lumière au monde, parce que moi voyez-vous je n’ai pas vraiment l’impression de constater cela au quotidien.
    Bien sur ce n’est pas du tout le genre de choses que la plupart des premiers de mon temps voudrait principalement entendre dans leurs oreilles. Oui dans ces moments là j’ai vraiment l’impression d’écrire en vain, à vrai dire le monde recherchera toujours des solutions les plus trompeuses et les plus plaisantes à tous. Enfin à chacun sa libre expresion, sur l’histoire, la lumière, la réelle remise en cause de l’homme en société, surtout dans notre temps, etc. Un projet novateur pensez d’abord comme nous l’histoire ou la lumière, parlons par exemple toujours un peu des mêmes choses capitalistes ou socialistes aux êtres, comme ça c’est sur on augmentera beaucoup plus les raisons d’avancer. Non désolé je n’ai vraiment rien à vous proposer de novateur sous la main peut-être demain sait-on jamais, on philosophe peut-être jamais assez com les premiers philosophes de la lumière ou de l’éclairage public.

    Moi en tous cas j’arrive très bien à fonctionner sans les premières idées d’untel ou d’untel dans ma tête, alors peut-être que pour les autres.

  7. Déjà faudrait avoir compris Marx . Un exemple il a écrit un opuscule ‘Critique du propramme d’
    Erfurt et de Gotha ‘ où il descendt en régle le programme du parti socialiste Allemand de l’époque et en particulier quoi ? : les NATIONALISATIONS . Autre remarque il qualifie la Commune , de folie . Se rappeler que Staline ne croyait pas au socialisme en Russie (ce en quoi il avait raison la question n’était pas celle-là) , mais voulait au contraire passer d’abord par le capitalisme , ce qu’il a réussi en envoyant les révolutionnaires ( survivants) inaugurer les goulags .
    Si on pose la question comme vous le faites dans le billet en confondant capitalisme et organismes financiérs actuels , créativité et individualisme , liberalisme et néo-libéraux ou libertariens , les mémes amalgames que p Jorion d’ailleurs alors effectivement il n’y a pas de solutions qui se profilent , c’est à dire de programme/doctrine/parti ( à part le votre ) capable de sauver le monde .
    Si vous considerez au contraire la multitude des initiatives et créations dans tous les domaines,
    vous découvrez que beaucoup sont déjà à la tache et que çà progresse , m’est avis que
    d’ailleurs çà contribue grandement à l’écroulement du systéme .

    On peut méme considerer comme Hegel que l’histoire avance par le mal : les CDS par ex
    ont le mérite de reveler une situation fausse en Europe méme s’ils agissent en faveur des US
    qui sont pire que nous , ils contribuent aussi à son effondrement .
    Ou encore que , supréme ironie , les Etats-Unis ont été les vrais pionniers de l’internationalisme déjà avec le plan Marchall ,
    mais se surpasse maintenant avec la Chine !…

  8. «Rien ne fonctionne sans idéologie»

    Si il y a bien une chose que la philosophie apprend, c’est qu’il n’existe aucune règle générale qui ne connaît aucune exception.

    Sortir de telle phrase est plus de l’invocation qu’autre chose.

    L’auteur nous ressort ici le mythe de Jésus : il faut un messie, un sauveur qui saura unir et guider le peuple face à un prétendu bloc unifié (ici le capitalisme). 2000 ans que cette idéologie fait des ravages, et pas seulement intellectuels.

    Commencez donc par démontrer que le capitalisme est un.

    1. Ha si seulement ce grand mythe avait pu produire moins de mites et de ravage intellectuel, le monde serait certainement devenu plus merveilleux et intellectuel semblable à moi, à nous, à notre temps, le monde de nos jours ne veut surtout pas avancer vers une plus grande connerie humaine.

      1. C’est surtout que le mythe de Jésus, ou mythe du messie, empêche l’être humain de prendre son destin en main.

        Il est bien trop occupé à attendre son sauveur pour comprendre qu’il peut se sauver lui-même.

        Je comprends l’idée qu’il est nécessaire pour le peuple d’avoir une certaine cohésion, organisation, méthodologie, bref une certaine unification pour réagir. Mais faut-il nécessairement un seul «guide», un seul porte-parole ? Il me semble préférable de se tourner vers des systèmes de type fédérations.

        Et entre nous, à l’heure de l’individualisme revendiqué, Jésus ou pas, il aura bien du mal à tous les unir.

      2. Et entre nous, à l’heure de l’individualisme revendiqué, Jésus ou pas, il aura bien du mal à tous les unir.

        C’est sur le monde n’aime pas entendre les divers sages de l’histoire,

        On voudrait toujours que le changement vienne principalement de gens comme nous mais déjà dans mon quotidien en quoi donc je contribue bien peu au changement des choses. Des êtres constamment occupés à vouloir attendre pareillement du collectif conditionné un peu le même genre d’illusions de changement.

        Croyez-vous vraiment que des êtres de plus en plus conditionnés matériellement sur terre, puissent réellement
        être en mesure de nous apporter de réelles solutions de changement ? Vous êtes vous déjà au moins poser ce genre
        de questions, quand bien même vous sauriez beaucoup mieux que moi comment mieux prendre votre destin ou le destin du monde en main ?

        Il me semble préférable de se tourner vers des systèmes de type fédérations.

        Tout ce que vous préférez d’abord voir et entendre chez vous, moi aussi je suis peut-être très contreproductif pour les gens de mon temps n’est ce pas ? En fait vous trouverez toujours les bonnes raisons du monde, de vouloir toujours tout mettre principalement sur le dos de JC ou alors des gens du capitalisme à chaque fois, sans même parfois dans votre socialisme mieux rechercher à faire votre propre examen de conscience, et plus vous rencontrez des gens qui fonctionneront comme vous, et plus vous direz alors que Jérémie n’est vraiment pas quelqu’un de très sain à suivre, non seulement en matière de changement mais aussi pour aller mieux faire à certains moments de la journée, méthodologie et organisation avant tout.

      3. @ Jérémie,

        Avoir les bons mots, les bonnes questions aux bons moments afin d’éveiller les consciences, c’est peut-être tout ce que vous apportez, mais c’est déjà beaucoup.

        Face à une force, il se trouvera très souvent une force opposée. Ainsi, face au consumérisme et au matérialisme se trouvent des dynamiques comme la «décroissance» et la «simplicité volontaire». Peu importe que ces dynamiques ne sont pas embrassées par toute la société, leur raison d’être n’est pas là. Non, leur raison d’être se trouve dans l’opposition au système dominant, opposition de laquelle naît un éveil des consciences qu’il faut ensuite partager.

        Pour changer le monde, il faut faire autre chose.

      4. @ Taneleo

        Ha quand même je ne suis donc pas une trop grosse mite dérangeante pour votre parquet, mais dans le futur les gens se rappeleront-ils bien encore du neuneu ?

        Il y a à la fois deux choses en vous comme en chacun de nous, l’une acceptant bien malgré elle ce que j’essaie tant bien que mal de vous faire comprendre, et une autre voyez-vous qui recherchera souvent à nous souffler autre chose,
        c’est bien joli tout ce qu’il te dit le pauvre Jérémie mais il faut faire encore autre chose de plus.

        Pourquoi ne commencerions-nous pas déjà par honorer nos ancètres bien oubliés, pourquoi dans l’histoire les plus terre-à-terre des premières idéologies humaines recherchent souvent à être les premiers en toutes choses ? Si nous voulons bien courageusement changer d’êtat d’esprit, aidez moi plutôt à prendre spirituellement la crise autrement, et si ce n’est toujours pas suffisant essayer encore de me faire voir la crise autrement.

        Vous savez il y a bien longtemps que je ne recherche plus à changer le sens giratoire de la terre, la gravitation est déjà si forte dans un tel monde de marchandises, de marchands de tapis, d’illusion, de libéraux, de matériel en plus, on peut toujours essayer de faire au mieux, mais n’allons pas plus nous prendre le choux, le monde n’a jamais été aussi près de sa propre autodestruction.

        Bref vous l’aurez compris JC n’était en fait qu’un très grand mythe vaporeux pour l’humanité, n’apportant pas mieux en son temps les bons mots, les bonnes questions aux bons moments, comme dans notre temps ce genre de choses ce n’est bien sur jamais assez.

        Vous me dites il faut faire autre chose et moi je vous répondrais, non il faut rechercher avant tout à être autre chose, peut-être même que nous sommes pas encore réellement des êtres de grande courage spirituel, comment mieux alors le savoir ?

        Je sais bien que ce n’est pas du tout la première chose que vous auriez préféré entendre aujourd’hui, com pour demain, peut-être même qu’il y a des choses que l’on pourra jamais vraiment changer dans l’histoire humaine.

        Je vois bien que je suis carrément en décalage avec la pensée du plus grand nombre c’est le meilleur des mondes.

        .

      5. @ Jérémie,

        C’est peut-être parce qu’à l’époque de JC, des philosophes avaient déjà renoncé qu’il ne restait plus que son message à écouter.

        Tout ce que je vous dis, c’est que l’idée selon laquelle nous ne pouvons rien faire temps que nous ne serons pas tous réunis, et que pour l’être il nous faut attendre un «super porte-parole», et bien cette idée est selon moi vaine et provient du mythe Jésus.

        Est-ce parce que vous avez renoncé que vous attendez que quelqu’un d’autre fasse le travail ? 😉

      6. Il faut, me semble-t-il, quand même préciser cela :

        Bien sûr que le plus souvent pour agir différemment, il faut déjà être différent. Mais il ne suffit pas de prétendre être différent pour que ce soit réellement le cas et pour que cela change les choses : il faut qu’il y ait une manifestation, dans l’acte, de ce changement.

        C’est la première raison pour laquelle je préfère dire qu’il faut «faire» autre chose, et pas seulement «être». La seconde raison est que cela introduit un verbe que nous avons tendance à oublier : le verbe agir. Reprendre conscience que c’est en modelant les choses qu’elles changent, et reprendre conscience que nous avons tous une capacité d’action, aussi minime soit-elle.

      7. @ Taneleo

        Non c’est juste une idée reçue venant même pas de vous à l’origine, moi je n’y suis pour rien, demain peut-être vous vous direz que cela vient pas forcément du mythe Jésus ou autre.

        Est-ce parce que vous avez renoncé que vous attendez que quelqu’un d’autre fasse le travail ?

        Renoncé à quoi Taneleo ? Vouloir faire PLUS selon les premières attentes sociétales du monde marchand actuel, dites moi vous n’auriez pas plutôt une banane dans l’oreille, je ne peux pas non plus faire ce premier travail de dégustation à votre place.

        A vrai dire, ne devrions pas plutôt rechercher à moins nuire à notre santé et moral en société, surtout si les choses sont bien partis pour durer, dans l’aveuglement des plus grands dirigeants terrestres.

        Alons comprenez moi il m’arrive parfois d’avoir des petites pannes, enfin vous voyez ce que je veux dire, et donc dans ces moments là j’aimerais bien de temps en temps entendre un peu plus de spiritualité au sujet des choses de
        la crise, mais peut-être que c’est encore trop demander aux gens de mon temps, il est vrai que je suis parfois si ringard dans mes propos.

        Apparemment voyez-vous c’est pas toujours bien compris par nos premières élites terrestres pour ça peut-être que les gens de condition modeste ne se sentent pas toujours très bien sans l’avoir, sans le faire plus pour se sentir moins malheureux.

        Et si l’Enfer sur terre venait avant tout d’un plus grand désir sociétal d’en faire plus, oh vous savez personne y échappe pas même moi, en voulant vous en écrire plus à ce sujet.

        Allons soyez gentil, allez raconter à un autre que JC n’était qu’un grand mythe pour l’humanité.

      8. Oui certes mais dans un tel monde, vous autorise vraiment à être différent, ne recherchons pas plutôt dans notre monde, à vivre plutôt dans la peur de moins faire. Il faut ceci, il faut cela, il faut qu’il y ait véritablement manifestation visible de quelque chose qui se passe autour de moi, sinon comment réel changement.

        Toujours autre chose en fait, qui vienne si possible d’abord de l’homme de notre temps, et non du celui d’hier, d’avant moi, d’avant ma propre parole et pas seulement « ceci ». L’autre raison et que pour faire meilleur changement, je demande surtout à l’autre, le verbe agir et penser com moi, que c’est bien évidemment en modelant d’abord les choses à ma propre guise temporelle que les choses se fassent toujours mieux, c’est évident que vous avez une capacité d’action aussi minime soit-elle.

    2. Je pense que vous êtes trop rigoureux dans l’interprétation du lexique utilisé.
      A mon humble avis, «Rien ne fonctionne sans idéologie» signifie davantage que l’être humain à forcement besoin de croire pour avancer.

      Si vous ne croyez en rien, comment vous fixez vous les buts à atteindre ; d’ou viennent donc les motivations qui causent vos actions ?

      Les croyances/idéologies sont multiples et variées ; certaines sont plus nobles que d’autres, mais tout un chacun se forge a travers son vécu une conception du soi et des autres. C’est cette conception même qui guide son être et le pousse à agir et réagir !

      « L’idéologie » est un mot bien vague, et il serait incorrect de le limiter aux quelques instances qui en ont été théorisées.

      Quant au « mythe » du messie, j’ai ma petit idée sur le pourquoi de sa nécessité. Je pars du postulat que l’homme est curieux et qu’il se pose des questions. Sa curiosité lui permet d’avancer, mais l’absence de réponses l’angoisse.

      Lorsque les religions sont apparues, l’éducation et la science « n’existaient pas » (tout comme les distractions de l’esprit contemporaines qui envahissent désormais notre vie de façon incessante). Dès lors comment répondre à la question à la fois première et ultime : « pourquoi » ?
      J’assimile personnellement la réponse « Dieu » à la réponse « parceque ».

      Les religions ont depuis considérablement évoluées, et se présentent aujourd’hui davantage comme un moyen de canaliser les espérances que comme une source d’explications du monde. Bien que le fanatisme perdure, je pense que l’éducation et la « justice » finiront par en avoir la peau (pas à court terme évidemment).

      1. Hein !

        Drôle de conception,

        Les religions ont depuis considérablement évoluées

        , mais dieU n’a pas changé et il t’attend toujours d’ailleurs.
        Allez laisse-toi aller bébé, ouvre ton cœur au divin.

  9. « Beaucoup se disent in petto : cela ne durera pas. « Ils » vont devoir réagir pour leur propre bien. Mais, ils sont empêtrés dans un quotidien dont ils vivent bien (que mon voisin fasse le premier pas…) Cet avantage, ils tiennent à le conserver. Sans compter qu’ils estiment que leurs certitudes sont l’expression d’une réalité irréfragable. Le néolibéralisme, le libre-échange planétaire ne sont-ils pas des faits de nature ?,,, »

    Je ne crois pas que les sans-culottes qui ont déferlé vers la Bastille portait avec un petit livre culotté à côté de leur faux et de leur pique.

    Je ne crois pas non plus que mon voisin d’immeuble à trois-quart de temps responsable de rayon à Leclerc vive dans une mollesse émoliente. Même chose pour ma voisine du dessous qui m’a fortement incité à mettre des chaussures souples le soir, en regard de la transparence des plafonds et de son endormissement peut-être empêché par deux ans et demi de chomâge. Je passe quelques millions d’exemples supplémentaires.

    A moins d’être capable de lire la déferlante d’ouvrage proposant une autre vision des choses, d’autres axes idéologiques que le capitalisme non pas « déliquescent » mais pourrissant, je comprends qu’on prenne également le raccourci pour lancer tranquillement qu’il n’y aurait pas d’idéologie capable de rivaliser avec ce capitalisme tout à fait naturel, et naturellement malheureux sans doute.

    Dans le même sprint philosophico-journalistique, l’auteur évacue la gauche de gauche, la gauche donc, d’un revers de main. Elle est tout à fait minoritaire. Sous-entendu, on ne l’entend pas.
    Faut-il rappeler à notre sprinter que selon les statistiques données par le CSA sur le temps de parole politique – recensé chaque mois par les chaines et livré en fichiers par le CSA sur son site – le temps de parole, par exemple, du NPA est 8000 fois inférieur à celui de l’UMP, pour les quelques mois où je me suis amusé à additionner et soustraire les minutes et les heures ?…
    On peut avoir une idéologie cohérente et tenue, si personne ne l’entend, elle fera comme l’intellectuel assis.

    Enfin, le philosophe de la déploration passe sous silence le marxisme qui demeure l’idéologie rivale, par excellence, du capitalisme. La preuve, dès les crises révélées, vers 2009, les premiers mots pour les reconnaître avant de les dénoncer qui sont venus à la bouche de Sarkozy et autres chefs d’états ce sont les maîtres-mots de l’idéologie marxiste, « capital », « capitalisme ». Sans oublier que le marxisme porte en lui le communisme et que l’idéologie, certes en pièces détachées et répartie dans différents coins de la gauche de gauche, n’est rien moins qu’un nouveau communisme, là, sous la surface.

  10. Une solution sans révolte
    Voilà quelque chose qui arrangerait tout le monde
    Je propose un lancé de pantoufle sur la Bastille le jour de la Saint Juste vendredi 14 octobre 2011, suivit d’un saute mouton géant jusqu’à L’Élysée.

    1. Peut être un vaccin anti mauvaise pensée.. !!??
      Dès qu’une mauvaise pensée arrive chez un individu, cela déclenche en lui, une rage de dents, des crampes dans les cuisses et mollets et une diarrhée .. Sourires

    2. Et pour finir, un jeu de chaises musicales avec la participation du résident Number One, qui ferait l’arbitre, naturellement.
      L’enfumage à de ces contours aujourd’hui…

  11. Si 60 millions de moutons paniqués et excédés piétinent quelques dizaines de milliers de bergers malveillants, que restera t’il de ces derniers ??

  12. Le capitalisme, idéologie mondiale

    M. Grynpas, il s’agit d’une erreur de diagnostic.
    Le « capitalisme » est en effet une idéologie basée sur le capital, comme son nom l’indique, c’est-à-dire sur l’épargne.
    Vous pourrez donc constater que le capitalisme n’est pas l’idéologie des nations occidentales.
    L’idéologie mondiale est aujourd’hui la social-démocratie, qui est basée sur la consommation et la dette.
    A titre d’exemple, si pendant des millénaires les êtres humains ont épargné pour leurs vieux jours, aujourd’hui les retraites sont ponctionnées sur la population active et complétées par des emprunts. Il n’ya donc pas création mais destruction de capital.
    Quant à la « financiarisation » du monde que vous dénoncez, vous pourrez observer qu’elle est une pure création politique, notre monnaie étant manipulée par des banques centrales irresponsables.

    1. @ toffcris

      Superbe objection… sans aucun intérêt.

      Pour s’endetter, il faut emprunter. En général, on emprunte à quelqu’un qui a épargné. Ensuite, c’est l’œuf et la poule. Un système basé sur la dette ou un système basé sur l’épargne et le versement d’intérêts ?

      Quant à la « financiarisation » du monde que vous dénoncez, vous pourrez observer qu’elle est une pure création politique, notre monnaie étant manipulée par des banques centrales irresponsables.

      Vous serez gentil de nous indiquer où est le point d’observation et s’il se situe sur Terre.

      1. Vous shunter un implicite de toffcris , qui est fondamental à mon avis .
        L’Etat lui emprunte en créant un actif pour la banque . Avec la monétisation de la dette que
        pratique FED et BCE en ce moment le processus est mis à nu . Je veux bien vous concéder
        que les credits ne font pas les dépots , et donc qu’il n’y pas de création monétaire ex nihilo ,
        çà ne fait que déplacer la question . La contre-partie est la dévaluation de la monnaie et une
        spoliation de l’épargne . La phrase de Keynes ‘euthanasie des rentiers’ le ferait passer pour un gauchiste , si on ne prenait garde que seuls les petits sont ‘euthanasiés’ . C’est là qu’on voit
        ses dents de loup Malthusien .

      2. @Julien

        Vous serez gentil de nous indiquer où est le point d’observation et s’il se situe sur Terre.

        Sur terre, Julien, sur terre… Mais le point d’observation est à une altitude inusitée par le commun des mortels. Pas l’Everest, le Kilimandjaro, l’Annapurna, le Mac Kinley, l’Aconcagua le Mont Blanc, ou la dune du Pyla, non, ni même le Mont Olympe, encore moins le Golgotha ou le Sinaï.
        Juste le sommet du clocher branlant de l’Eglise du Mont Pelerin ! Accroché au paratonnerre obsolète – en fait un parad radioactif… – on voit le fin fond de l’âme humaine et les effets pervers des outrages politiques à l’Ordre Naturel du monde. Vertigineux, non ?

    2. Cher amis, vous devriez lire ou relire Engels et Marx sur l’origine de la famille et de la propriété privée.
      Même en étant pas communiste, c’est un ouvrage très instructif sur la construction des grandes fortunes et l’appropriation (le vol en fait) de la terre, à l’origine de la construction des grandes fortunes qui ont donné au monde économique le sens de leurs intérêts.
      « L’idéologie mondiale est aujourd’hui la social-démocratie, qui est basée sur la consommation et la dette. ». Je suis très curieux de savoir d’où vous tenez cette information, pourriez-vous m’en dire plus?
      Vous me direz si je me trompe mais il me semble à vous lire que vous n’appréciez guère ce que l’on appelle l’État Providence?
      Est-ce à dire que vous estimez qu’il faudrait que les travailleurs dans leur ensemble, travaillent à nouveau 60 heures semaine, avec leur seul dimanche pour se reposer et sans salaire minimum?
      Est-ce à dire également que vous trouvez qu’ils n’ont plus à bénéficier d’une couverture maladie garantie par la solidarité nationale? et donc mourir plus jeune…(donc plus de problème de retraite il est vrai).
      Est-ce à dire encore, pour aller au fond des choses, que d’après vous les enfants à partir de 4 à 5 devraient être mis dans les entreprises (comme cela était le cas dans le Nord au XIXième siècle ou ailleurs)?
      Il est vrai qu’avec une main œuvre aussi peu dotée de droit, il était facile pour les possédants d’épargner…car et, vous l’oubliez à mon sens, les « avantages » ou les conquis sociaux des travailleurs sont vraiment très très récents à l’échelle de l’histoire des hommes.

      Bien à vous.

      1. Test
        Je souhaiterais vraiment vous répondre, mais ma réponse à J. alexandre sont en attente de modération depuis plus d’une heure.
        Question: comment éviter la censure?

        1. @ toffcris

          Vous foulez pas trop, vu que c’est pour nous expliquer que les banques commerciales créent de l’argent à partir de rien et qu’il n’y a plus besoin d’épargne pour prêter et donc s’endetter (sic triple sic)

      2. @Julien

        Utile et nécessaire, vital même tes « sic » dans le cas présent…
        Té ! à propos de « sic », tu connais une des plus jouissives de ce bon vieil Allais (Alphonse le génie, pas Maurice le poisson rouge, évidemment ! ) ?
        Lorsqu’il citait le nom d’un certain critique (appelons le Tartempion) qu’il méprisait « par dessous » tout, il notait juste, sans autre forme de commentaire désagréable : « Le critique littéraire bien connu Tartempion (sic)a dit… »
        Définitif le bazar… J’appelle ça de l’atomisation entre parenthèses.
        Et donc, ici, nous pouvons de même appliquer la sentence allaisienne :
        « Le néo-commentateur du blog à Jorion toffcris (sic) a dit… »

  13. « Mais l’essentiel est ailleurs : il est dans le fait que jamais un groupe d’intérêt aussi puissant que celui qui s’est constitué autour de la finance lato sensu ne renoncera de lui-même au moindre de ses privilèges, et que seuls peuvent le mettre à bas la force d’un mouvement insurrectionnel – puisqu’il est bien clair par ailleurs qu’aucun des partis de gouvernement nulle part n’a le réel désir de l’attaquer –, ou bien la puissance dévastatrice d’une catastrophe que son système aura lui-même engendré. A l’évidence, c’est cette dernière hypothèse qui tient la corde, et puisqu’elle déploie maintenant ses effets avec la force de fatalité du tsunami évoqué en ouverture, il ne reste plus qu’à attendre qu’elle accomplisse pleinement ses virtualités… pour en tirer le meilleur parti : reconstruire les institutions de la création monétaire souveraine [11], avec tout ce qu’elle suppose et de possibilités rouvertes et aussi de rigoureux encadrements [12] ; réinventer des structures bancaires qui à la fois échappent aux prises d’otage de la banque privée et dépassent la forme « nationalisation » vers un système socialisé du crédit [13] ; réduire au minimum minimorum la structure des marchés de capitaux pour lui ôter tout pouvoir de nuisance et d’usurpation [14]. Soit, sur les ruines, enfin tout rebâtir. »
    F.Lordon.

    Voilà qui est clair.

    1. C’est sur et certain seul un plus grand mouvement insurrectionnel pourra réellement faire preuve d’un plus grand changement comportemental de l’homme en société.

      Peut-être même qu’il me faudrait davantage ressembler en conduite et en penser à ce monsieur F.Lordon comme ça couic plus besoin de la nécessité du Jérémie ensuite.

      Pourquoi devrais-je penser le changement, alors que je suis déjà en train de lire quelqu’un qui a grandement exprimer la chose en matière de changement sociétal pour moi,

      En plus moi qui n’aime déjà pas beaucoup réfléchir autrement, ça tombe vraiment au poil comme ça dans le futur je pourrais de nouveau regarder mon autre émission favorite.

      Oui ce n’est pas du tout cet autre pauvre qui va commencer à nous faire voir la crise spirituelle du monde autrement, faut partout s’unir et penser pareillement le premier malheur de l’homme en société.

      Ha si seulement je pouvais être plus clair, plus intellectuel sur les bords, je pense moi aussi en matière de changement et de solution acheter des espadrilles.

  14. Jérôme,

    Super billet. Heureux de voir que les philosophes n’ont pas déserté le blog bien qu’il ait mangé son chapô. Heureux, parce que ça répond à votre question.

    « Quel individu, quel groupe proposera, au-delà de l’indignation et de la peur, une théorie et une pratique capable de porter un projet novateur ? » : moi. Mais par principe no futur (juste pour ne pas être sérieux, après j’arrête : no future, ça marche encore. Certains feignent de s’en étonner.) : propose.

    AA+ (quand chuis content je bégaie)

    PS : un grand bravo à Pham Minh Hoang : il fait appel !

  15. Il n’y a pas de projet, pas de « nouvelles Lumières »

    Et bé non, pardi. Pas besoin de nouvelles Lumières tant que l’on croit que les anciennes nous éclairent encore. C’est aprés complète extinction des feux dans notre deuxième sous-sol climatisé que l’on pensera peut-être à chercher un nouvel interrupteur, voire à repasser par l’étage supèrieur, celui de la Caverne, y allumer de nouveaux lumignons, et peut-être enfin trouver la sortie vers le grand jour.
    C’est pas facile de prendre la marche-arrière… et alors dans le noir.

    1. Résumons… (puisque visiblement pas mal de monde adore les images)

      C’est l’hiver, il neige. Il gèle. Il fait nuit. Les routes de montagne sont verglacées.
      (les conditions idéales)
      Votre voiture est une propulsion de 400ch avec toutes les options.
      Vous venez de faire le plein ce matin dans la vallée.
      Votre véhicule (boîte automatique bien entendu) n’a plus du tout de marche arrière
      (vous le saviez intuitivement). Bon dieu, hier c’était encore OK. (malgrès les petits craquements)
      Faisant fi des avertissement des petits engrenages si délicats, ce matin, vous
      avez décidé unilatéralement de prendre la route. C’est du solide.
      Rien à craindre.

      Y a le ciel de toit qui se décolle, pas important.

      Manque de bol : plus de phares… vite vite les anti-brouillards !!
      Pourquoi avez-vous oublié cette satanée boîte de fusibles et d’ampoules
      oubliée à proximité de l’aspirateur la semaine passé ?

      c’est pas top top la visibilté mais on va faire avec.

      Sur ce véhicule de standing, nous avons donc 2 problèmes simultanément.

      Les feux arrières, feux stop et les warning eux fonctionnent encore.
      OUF !

      Vous savez que le prochain gîte se trouve à 12km…
      La pente est à 7%, vous roulez à 15km/h…

      Visibilité nulle car maintenant le givre s’en mèle
      et dessine de jolis motifs sur votre pare-brise.

      Normal, le système de ventilation/chauffage est aux abonnés
      absents depuis une bonne demi-heure.

      3 pannes.
      Vous avez un excellent V8.
      La sono diffuse un mélange suave
      de bossa-nova et de free jazz énergique.

      Les essuis-glace répondent mais frottent le givre à sa surface.
      A présent, vous ne voyez plus rien.
      Opaque.

      Vous stoppez la musique.

      Heureusement, il n’y a jamais personne sur cette route.
      Vous sortez de l’habitacle – l’air glacé vient de s’engouffrer.
      Vous sortez votre grattoir, puisque vous en avez un.
      Vous grattez.

      Vous venez de parcourir 700 mètres.
      Heureusement, il n’y a jamais personne sur cette route.
      Vous sortez de l’habitacle – l’air glacé vient de s’engouffrer.
      Vous sortez votre grattoir, puisque vous en avez un.
      Vous grattez.

      Vous venez de parcourir 600 mètres.
      Heureusement, il n’y a jamais personne sur cette route.
      Vous sortez de l’habitacle – l’air glacé vient de s’engouffrer.
      Vous sortez votre grattoir, puisque vous en avez un.
      Vous grattez.

      Vous venez d’avoir une idée lumineuse !
      ——————————————————————————————————-
      Je vous laisser continuer… « interchanger les fusibles toussa »
      en sachant que la marche arrière ne fonctionne plus

  16. Mr Grynpas nous fait la un discours parfaitement conservateur qui sous couvert d’appel au changement nous dit que celui ci n’est hélas pas possible car la solution clé en main n’est pas disponible, excusant nos dirigeants par la même occasion. c’est par contre absolument cohérent avec le tout, tout de suite qui caractérise notre monde décadent. Un sous-marin de la caste dirigeante ne ferait pas mieux.
    le monde d’après nous allons donc le construire et l’on va prendre un certain nombre de mesures qui vont produirent leurs effets, certains immédiats, d’autres à plus longue échéance en fonction d’un projet de société refondé sur d’autres valeurs, signant la fin de l’extravagance.
    ces mesures (pour les financières, voir les conseils de Paul) sont à chercher dans les multiples réflexions du monde alternatif qui les produit depuis déjà 40 ans. et pour l’immédiat, il y a une formation politique nouvelle qu’est le front de gauche et qui porte, et lui seul le fait, ce projet de radicalité avec nombre de mesures parfaitement pensées.
    j’entends déjà le « ah mais oui mais non ».
    Avez vous lu le programme du front de gauche ?

  17. L’article initial et les réactions me paraissent très « occidentalo-centrés », pardon pour ce vilain néologisme.
    L’épuisement intellectuel constaté par Jérôme Grynpas va de pair avec un net reflux de la domination économique occidentale. Avoir parié sur le fait que nous pouvions confier la production, l’exécution au reste du monde et vivre de la conception dans un monde occidental hyper éduqué n’avait pas de sens. De fait, l’avance scientifique et technologique des états occidentaux fond comme neige au soleil.

    Nous oublions trop que la crise actuelle en Europe et au USA est un épiphénomène du transfert de la puissance économique du monde occidental vers un certains nombre de pays émergents, Chine, Brésil, Inde, et d’autres certainement dans un futur proche.

    N’est-ce pas dans ces pays que naîtront les grandes idéologies de demain?

  18. Les mêmes causes ayant les mêmes effets, on risque d’attendre longtemps.
    Mais je vais quand même de ce pas, scruter ces lointains horizons où le capitalisme et la financiarisation de l’économie ne règnent pas encore. Il est vrai que le Chili, l’Argentine, le Japon sont très proches de le l’Occident.

    Bien à vous.

  19. Le fond du problème est que le tyran n’est pas extérieur à nous, mais il est en nous.
    Nous sommes esclaves de nos propres désirs sans cesse renouvelés par les techniques les plus subtiles de marketing et de publicité.
    Si nous nous endettons de façon déraisonnable et devenons esclave des usuriers c’est parce que nous sommes incapables de résister à nos pulsions d’avoir ou de paraître.
    Le malaise est non seulement dans notre civilisation, mais en chacun de nous.
    J’ai toujours pensé que la consommation frénétique est une façon de s’étourdir et d’oublier notre condition mortelle. Comme si une débauche d’avoir, pouvait exorciser le manque d’être ou la perspective du néant. Nous sommes accro à la carte de crédit, comme le toxico l’est à sa drogue.
    Dans un cas comme dans l’autre il s’agit de combler un vide existentiel et d’oublier les réalités qui nous dérangent.
    Je ne crois pas que le salut viendra d’une nouvelle idéologie, en effet on sait que la mise en pratique d’une idéologie, même tout à fait sympathique, aboutit invariablement à des horreurs.
    Que chacun apprenne à penser par lui même, ne se repose pas sur du prêt à penser et peut-être que les choses iront en s’améliorant.

    1. « Nous sommes accro à la carte de crédit, comme le toxico l’est à sa drogue. »

      Évidemment, vu ainsi…Je dois être un drogué tout à fait minimaliste. Mais chacun sa lumière dans sa châtelaine résidence…

      1. C’est le danger de toute généralisation…
        Mais aux USA et en Grande Bretagne il n’est pas rare que les gens aient 4, voire plus, cartes de crédit avec des débits importants sur chacune.
        Je sais que c’est beaucoup moins vrai en France, ou nous avons une plus grande propension à épargner. Quand nous en avons les moyens bien entendu…
        Mais dans le cas des subprimes aux USA ce sont souvent des gens modestes que des escrocs ont incité à s’endetter au delà du raisonnable. Justement parce qu’ils rêvaient, non de devenir des châtelains, mais simplement d’avoir un chez eux,bien à eux.

  20. Ce sont des « Révoltes sans solutions », car elles ne sont pas le fait de révolutionnaires animés par une quelconque idéologie. elles sont le fait de consommateurs frustrés. Qui profitent de l’anarchie pour s’approprier par le vol, ce que leur moyens ne leur permettent pas de s’acheter. En aucun cas ils ne remettent en cause le système, à l’inverse ils voudraient eux aussi davantage profiter du système.
    Nous vivons dans un monde dans lequel tout le monde veut profiter du bon côté des choses, mais surtout éviter les inconvénients inhérents à notre condition. Evidemment cela ne peut pas marcher.

    1. « Nous vivons dans un monde dans lequel tout le monde veut profiter du bon côté des choses, mais surtout éviter les inconvénients inhérents à notre condition »

      Je crois que tu devrais sortir un peu dans les allées non bordurées de la société, ou consulter, qui sait…

      1. J’ai dit: « tout le monde veut profiter … », mais je n’ignore pas que « tout le monde ne peut profiter… »
        Je crois ne pas ignorer que nous ne vivons pas dans un monde de bisounours.
        Tous sont égaux mais certains le sont plus que d’autres, cela ne m’avait pas échappé…

  21. Je propose d’ores et déjà, au futur Jésus, un commandement pour la nouvelle religion :
    Dans les champs qui s’étendent au delà de ta vue, remplis de meules pareilles les unes aux autres, tu t’abstiendras d’ajouter la tienne. Dans les meules remplies de brins de paille pareils les uns aux autres, tu t’abstiendras d’ajouter le tien. Efforce-toi de transformer ta meule ou ta paille en épingle et ne la cache pas dans la meule d’un autre. Efforce-toi sinon de les transformer en poutre, et n’assomme pas tes frères en la faisant plus lourde que nécessaire.

    (ce n’est encore qu’un brouillon, plus lourd que nécessaire, mais le messie affinera… des volontaires ? 😉

  22. Les affirmations de l’un et les réactions des autres manquent peut être de distance.
    Le prisme sociologico-economico-politique est insuffisant.
    La psychanalyse (on dirait un mot qui sort du moyen âge) qui n’est peut être pas assez scientifique (ou rentable à court terme) a sûrement des choses à nous rappeler ou des parallèles à établir.
    Il n’y aura pas de solution idéale à court terme après plus de 5000 ans de société patriarcale, de religion, de répression des pulsions individuelles…

    Le soi-disant échec du marxisme n’est que l’échec des expériences passées.
    Le long travail d’évolution qui nous reste à accomplir sur le plan individuel-émotionnel résonne assez bien avec le goût du ‘travail bienfait’ que vous semblez apprécier ici.

    Je pense que les 50 dernières années ont plutôt été légèrement positives pour l’humanité, sur le plan émotionnel s’entend. De plus graves dangers sont apparus : réchauffement, risque nucléaire, etc. Il y a un peu moins de chance de voir réapparaître le fascisme mais ce n’est pas exclu.
    Néanmoins la tendance semble s’inverser : le capitalisme sous ses formes actuelles aggrave la situation : plus de misère matérielle et morale font régresser la démocratie.

    Le communisme n’est certes pas applicable dans son idéal : il est possible de prendre le pouvoir mais les individus ne sont pas capables de se gérer aux-mêmes (la 2 ème étape souhaitée par Lénine).

    Il nous faut comprendre les racines de cette malédiction et y apporter des remèdes.
    L’homme ne connaîtra peut être jamais une société vraiment libre, mais en attendant, la moins irrationnelle des choses à faire est de faire du bon boulot.

    1. « il est possible de prendre le pouvoir mais les individus ne sont pas capables de se gérer aux-mêmes (la 2 ème étape souhaitée par Lénine). »

      Pétition de principe, en principe validée par madame Irma.

      1. J’aurais du préciser ‘encore aujourd’hui…’
        C’est Castoriadis qui se plaignat peu avant son décès que personne n’ait tiré les leçons de ce qui s’est passé en Russie autour de 1930.
        Quelqu’un, qui suivait de près ces évènements, a apporté quelques éléments, c’est Wilhelm Reich (Psycholgie de Masse du Fascisme).
        Ce défaut de réflexion est le trou béant ou dort aujourd’hui le communisme.

    2. ///// Je pense que les 50 dernières années ont plutôt été légèrement positives pour l’humanité, sur le plan émotionnel s’entend.////////

      Tu aurais du ecrire « Je crois que … » …parce que tu es en « croyance » ..tu n’as aucune base ou ref pour affirmer celà … et qd on met « FACE  » à  » FACE » un cadre moyen bedonnant en costard et un survivant archaique …. on a comme un doute sur le « sens » de l’évolution .

  23. Pourquoi voulez-vous une nouvelle théorie pour contrer le capitalisme ?
    D’autant que le capitalisme a déjà trouvé sa contradiction et que la bataille fait rage sous nos yeux. La grande contradiction du capitalisme ce sont les identités culturelles. Ce sont elles qui fractionnent, créent des frontières, contredisent le standard, irrationnalisent les comportements et les choix, freinent la marchandisation du monde, réfutent l’homo économicus unidimensionnel, proposent des valeurs en lieu et place des produits… Ce sont ces identités culturelles qui partout organisent et norment le fonctionnement des sociétés, car l’identité culturelle est affaire collective. Ce sont les identités qui expliquent aujourd’hui comme hier l’urbanisme, l’art, la guerre, l’amour, les relations sociales, matrimoniales et familiales, le travail, l’organisation de la société, la place de l’homme dans la Cité… On comprend bien que les identités sont un frein au capitalisme à vocation mondiale : elles s’entourent de frontières, sont la cause d’une diversité humaine impropre au standard, proposent des choix de vie complètement irrationnels et différents, distraient le consommateur avec des valeurs, proposent d’autres voies que la marchandise, et puis le capitalisme est mal à l’aise avec ce qui ne peut ni s’additionner, ni se comptabiliser.
    Comment le capitalisme mène-t-il le combat contre les identités humaines ? Il propose certes une représentation du monde « politiquement correcte » (celle que vous voyez à la télé, celle que l’on nous enseigne à l’école…), il cherche à nous abêtir culturellement, mais surtout il jette les identités les unes contre les autres, comme des atomes à désintégrer. Par quelle prouesse ? C’est très simple, en provoquant des migrations de populations qui mettent en contact des identités différentes. La raison d’être d’une identité c’est d’organiser la société en fonctions de valeurs culturelles particulières. Quand plusieurs identités coexistent sur un même territoire politique, il n’est plus possible, sous peine de guerre civile, qu’une identité en particulier norme le fonctionnement social. On décrète alors que l’identité est une affaire privée et qu’elle ne doit plus influencer la sphère publique (on espère qu’avec le temps l’identité se dessèche et devienne une sorte de folklore sans danger). Dès lors privée de son identité, une société peut devenir une pure mécanique sociale rationnelle et autorégulée peuplée de clones produisant et consommant. Elle peut se joindre aux autres sociétés car les frontières identitaires ont disparu et former bientôt une termitière mondialisée. De ce point de vue, les idéaux républicains ont été les portes d’entrée du capitalisme en France.
    Désormais, il nous faut choisir : préfère-ton le capitalisme et sa termitière humaine mondialisée et pacifiée, ou un monde pleinement humain fait de diversité identitaire ? Le clone calibré ou l’homme enraciné ? Le clone pourra dormir en paix, l’humain devra lutter : choisir l’identité c’est s’impliquer.

    1. @ i(GRECE)ves
      Vos gros sabots font des bruits de bottes.
      « identités culturelles », perte d’identité sociale, migrations de populations provoquées, choisir son identité.
      Beurk !

      1. Pas terrible le  » Beurk « comme réponse a un tel argumentaire correspondant a une idéologie très active (choc des civilisations).
        L erreur se situe dans la thèse de l affrontement violent nécessaire, au lieu de la confrontation pacifique nécessaire. L erreur vient de la transposition des comportements passés, aux comportements futurs, sans tenir compte du changement induit dans chaque société par le développement des échanges, l éducation, les communications…
        Le raisonnement est faux au moment ou il évacue la solution du lent travail local de confrontation pacifique des points de vues pour construire le reel, au profit de l effacement rapide et brutal par la force du point de vue le plus faible. Ce type de vision legitime la loi du plus fort comme nécessaire et naturelle, c’ est ce qui vous donne la nausée.
        Ce type de vision ne tient pas compte des risques de destruction massives (voir ce qu un accident peut provoquer a Fukushima, alors imaginez une guerre…), il est suicidaire.

      2. @Tigue le 14 août 2011 à 11 h 00

        Si vous avez mieux allez-y, mais si vous croyez que les gens qui se promènent avec l’identité en bandoulière ratiocinent entre « l affrontement violent nécessaire » et « la confrontation pacifique » vous vous mettez le doigt dans l’oeil avant de risquer de prendre une fourchette dans les yeux.
        Selon moi, aucune discussion ne peut être plus laconique que celles à propos d’identité, par définition d’ailleurs.

      3. Un peu rapide le « Beurk » … …..Yves a simplement mis en évidence le seul débat qui mérite d’etre :
        centralisation ou parcellisation …..constructivisme ou naturalisme .
        Et il ne faut pas resortir Hayek ou autre squateurs qui pervertissent le débat ……Les système naturels sont TOUS basés sur la pluralité , sur l’altérité , de façon a anticiper de façon endogène un maximum de problèmes exogènes … ….. Les differentes forme de constructivisme ont montré leur limite et l’arrogance de notre espèce a vouloir sur^passer en qualité ou simplement en efficience l’outil complexe …… Beurk vraiment? …il faudrait argumenter un peu plus loin .

      4. @Tique et Kergosse

        Soit vous n’avez aucun flair, soit vous êtes dénués d’odorat.

        Sur un blog le laconisme s’exprime d’un mot (« identité », auto-reférence abyssale et régressive, ou trop poliment, certes, « Beurk ») ; dans la réalité pas de forum avec les fafs®, que du fort-homme : les nomopathes paranoïaques, quelque soit leur ancrage narcissique, n’en laissent pas le choix. Ceux qui croient s’être trouvés eux-mêmes absolument cherchent les noises aux autres. N’encouragez pas ces flatulences de vos piètres doutes.

        Pourquoi me demandez-vous d’argumenter ? Faites-le donc ! Pour moi, il me suffit de rappeler, et même de suggérer, que l’identité signifie positivement rien du tout et ne fait que signaler l’indéfini Graal Ich und Mine uber alles. Vous pouvez bien appeler cela « parcellisation » ou « natutalisme » si ça vous chante, c’est bien inquiétant que cela vous chante…

      5. à tigue

        Ce type de vision ne tient pas compte des risques de destruction massives (voir ce qu un accident peut provoquer a Fukushima, alors imaginez une guerre…), il est suicidaire.

        pas besoin d’imaginer, des guerres il y en a partout et de plus en plus. http://fr.wikipedia.org/wiki/Mini-nuke

        ce qui tend à faire de vous comme de schizosophie des hypocrites ou des bien-pensants, c’est selon. ce blog regorge de gens comme vous, hébétés quand à chaque éternuement boursier ils se rendent compte que leurs croyances économiques sont balayées par la real-politik.

        quoi qu’il en soit, le cours des évènements semble vous infirmer. l’italie mit quasi quinze siècles à se réunifier après la chute de l’empire romain… la seule question (et crise) est: quand éclatera la fédération américaine? à moins qu’elle ne se transforme dans un sens qui vous déplaise. dans les deux cas il faudra bien faire avec (les yves).

      6. @Schizomachin :

        L’etre humain est aussi con dans une méga-structure que dans son groupe archaique ….mais sa connerie y fait plus de dégat pour des raisons mathématiques : elle récupère le gain de productivité qui a nécessité cette évolution (?) …. Si les systèmes naturels n’évoluent pas dans cette direction c’est parce que les systèmes morcelés contraignent ces déviances …..
        C’est une théorie qui mérite d’etre discutée …soutenue par Prigogine et d’autres , l’auto organisation a des mérites qui attendent toujours d’etre infirmés ……
        Nous serions donc tellement supérieurs , pour pouvoir inventer d’autres outils (simplifiés) ?
        l’experience montre que non ,…insulter les gens ne sert pas d’argument .

      7. @methode le 14 août 2011 à 14 h 02

        Superbe défilé sur ce fil… (j’hésite sur la couleur des chemises : noires, vertes… ?)

        Pour écrire que schizosophie « hébété[] quand à chaque éternuement boursier[,] se [rend] compte que [ses] croyances économiques sont balayées par la real-politik » c’est que vous ne m’avez pas lu, ou si mal… qu’avec les yeux et sans la tête. Mais quelqu’un qui croit l’histoire capable de se plonger dans un laiteux bain de jouvence en affirmant que l’Italie s’est unifiée (oui, oui, « ré ») après la chute de l’Empire romain, buvant ainsi le petit lait de Benito ou de la Louve, peut-il lire ?

        Pour l’uranium dans les cartouches yankee en Afghanistan, on sait, et merci à Bradley Manning, c’est sur un site ultra-méga-secret : Skyrock ; pour autant les mini-nuke, etc. n’autorisent pas n’importe quelle hystérie géopolitique pope-anal-ytique.

        PS. Va falloir faire gaffe, c’est le type de discussions susceptibles de se retrouver copiées chez le blog au dragueur Soral. Quand je vous disais que ça pue…

      8.  » n encouragez pas ces flatulences de vos piètres doutes… »

        Vous pourriez tout aussi permuter « flatulences » et « doutes » dans votre proposition, elle sent le même dédain, la même assurance vaniteuse de l enfant qui toise un danger qu il ne comprend pas.
        Ni Dieu, ni Maître n est ce pas ?
        Je n ai rien a voir avec vous.

      9. @methode

        Pffff… T’as pas plus fin comme râpe à fromage ? Non pasque là c’est à peine du niveau dedefensa tes Grandes Vérités Zintemporelles. Tu vas y finir au fond du trou noir mon bon methode si tu continues comme ça. T’as même les deux pieds d’dans. Essaye de lire des gens un peu fin dans le genre, j’sais pas moi, Leo Strauss par exemple, lache ton Philippe Murray, tu vas finir comme un blaireau autrement : toujours braillard et de mauvais poil, mais les reins bel et bien pétés et sur le bord de la route.

      10. A Methode,

        Hypocrite vous même.
        Je ne suis pas hébété, je crois etre suffisament clairvoyant, pour vous dire que je n ai rien a voir ni a construire avec des gens animes de cette froide assurance qui vous caracterise vous aussi.

      11. @Tigue, Kercoz, Methode…
        Je ne m’inscris pas dans la logique de « choc des civilisations » d’un Huntington. Ce que je déplore ici c’est précisément qu’un choc des civilisations ait été provoqué artificiellement pour éradiquer toutes (je dis bien « toutes ») les civilisations au profit d’une sous-culture marchande mondialisée. Le capitalisme tend à éliminer effectivement la pluralité et l’altérité et le meilleur moyen qu’il a trouvé pour cela est selon moi la migration de populations, migration qui entraîne mécaniquement confrontations civilisationnelles violentes et non plus coopérations pacifiques.
        Je fais trois constats :
        – Tout dans la Nature est autorégulation, évolution produite par des éléments pluriels interagissant spontanément et d’une certaine manière, si l’on observe par exemple les sociétés des insectes sociaux, « rationnellement ». Une termitière fait toujours les meilleurs « choix » en termes d’efficacité, de rendement, d’économie d’énergie, de réactivité… et cela sans commandement central, seulement par la « coopération spontanée » d’individus « libres ».
        – Les sociétés humaines quant à elles font des choix qui ne découlent pas (seulement) d’une relation mécanique entre leurs membres mais de « valeurs ». Ces valeurs, changeantes d’une société à l’autre, font l’identité d’une société et peuvent seules expliquer un certain nombre de comportement irrationnels, « économiquement » non rentables et occasionnant des déperditions forte d’énergie : la construction des pyramides ou des cathédrales, la poésie, l’art, les « justes guerres», l’opposition de cellules familiales, tribales, claniques, les distinctions sociales, la prière, les manières de table…
        – Les ultralibéraux empruntent d’ailleurs leur vocabulaire à celui des entomologistes : ils parlent « autorégulation », « coopération spontanée », « interactions » et ne jurent que par la fin du commandement central (l’Etat) : à l’évidence, ils conçoivent la société comme une ruche peuplée de clones interchangeables et en interaction mécanique.

        Ce qui dérange certains, c’est précisément que j’observe d’une part que l’identité des sociétés humaines (leurs valeurs culturelles) constitue le seul barrage qui est fait au capitalisme (tant que ces sociétés feront des choix en fonction de valeurs et non pas d’une rationalité économique elles ne seront pas des ruches rentables) ; c’est que d’autre part , et surtout peut-être, j’observe que les migrations de populations (où qu’elles se passent) rendent à terme IMPOSSIBLE de ne pas changer la société en ruche humaine. La déshumanisation de nos sociétés (si l’on considère que ce qui les rend humaines c’est précisément leur capacité à faire des choix en fonction de valeurs) est une conséquence incontournable de la présence de plusieurs populations culturellement différentes sur un même territoire politique : en fonction de quels valeurs allez-vous faire des choix sans créer des crises, quelle identité aura « naturellement » la primeur pour normer le fonctionnement de la société ? Il n’y a pas de solution viable si ce n’est de nier TOUTES les identités, de les neutraliser dans la sphère publique et de les réduire à l’état de folklore. A partir de ce moment la société devient obligatoirement neutre identitairement et ne peut se justifier que par sa rationalité, son efficacité et sa rentabilité économique. Elle devient (idéalement) une mécanique sociale rationnelle, prévisible et très rentable.
        En résumé :
        – l’obstacle au capitalisme mondialisé existe : il n’est pas idéologique mais identitaire.
        – La confrontation civilisationnelle fait le jeu du capitalisme car il pousse à penser qu’il faut sortir des identités pour rationnaliser nos sociétés (société de consommation)
        – TOUTES les identités ont intérêt à s’entendre face à cette menace commune : le pourront-elles ? C’est en tous cas ce que j’appelle de mes vœux, je ne me sens pas trop dans la peau d’une termite.

      12. @Tigue le 14 août 2011 à 15 h 07
        Non, non, je n’aurais pas écrit « n’encouragez pas ces doutes de vos piètres flatulences », ni « n’encouragez pas ces piètres doutes de vos flatulences » : l’identité n’en a pas… de doute.

        C’est cela son apparente domination, la même que celle des religions. Ni flatulences, ni plein d’autres trucs qui occupent les têtes qui doutent de tout et pas de la genèse de ce qu’on sait et de ce qu’on ne sait pas. Cette certitude abyssale auto-référencée pleine de vide, dont la proie est le doute abyssal, s’appelle la peste émotionnelle. Il faut donc s’en méfier comme d’elle.

      13. @Yves :
        Votre démarche rejoint , il me semble celle de Zyzek (ZIZEK ?) dans « réhabiliter l’intolérance » …titre provocateur qui cache une remarquable démo sur le fait que la tolérance optimum a été boostée par les libéraux , car elle etait nécessaire a la mondialisation ….
        Vous avez raison . Le problème n’est pas idéologique mais structurel . Il semble que vous voyez une démarche machiavélique dans le désastre centralisateur actuel ,…alors qu’a mon sens il est structurellement une dynamique de toute civilisation (pour moi , une civilisation est une perversion dénaturée du système initial) …
        Les civilisations anciennes ont mis longtemps a s’écrouler , a épuiser leur ressource du fait du frein « temps /énergie » … l’acces a ces energies nous fait exploser le système .
        Si les ultra liberaux récupèrent le concept , ils oublient de dire qu’avant de réutiliser la complexité et l’autorégulation , ils ont « spécialisé » les taches , et destructuré le groupe initial , ce qui perturbe sinon supprime l’effet régulateur (je pense que la taille réduite des groupe est contrainte par l’affect qui oblige les acteurs a se connaitre pour se valoriser).
        A remarquer aussi :
        Le sytème parcellisé originel etait basé sur l’unité de lieu …L’ hypertrophie du groupe qui rend l’individu « solitaire » le force a rechercher un groupe …qu’il va recréer de façon « virtuelle » et communautariste ( motards , holligans , bretons , juifs , ecolo etc … ) . Cette compensation , la seule qui puisse réidentifier l’individu est endogame et dangereuse car elle n’a pas l’historicité de l »ancien modèle qui a su réguler l’agressivité intergroupe . De plus la diversité des individus des groupes « géographique » contraint a réprimer l’agressivité intra-spécifique (si votre voisin a un 4×4 , vous ne lui faites pas un bras d’honneur tous les matins …Vigneron serait pendu haut et ourt ds son quartier s’il s’ y comportait comme il se comporte ici !
        ce retour a un fractionnement virtuel communautariste est des plus grave ..j’en reviens donc au problème structurel .. et au constructivisme qui est en cause .
        Je pense qu’il est important de se rappeler que l’individu solitaire n’existe pas et qu’il ne peut qu’exister que référé a un groupe …et pas n’importe lequel , celui qui l’ a formaté durant es millions d’années .

      14. schizoïde sophiste,

        je pensais plutôt à garibaldi en effet, aux guerres entre milan, venise, florence, gêne, pise, amalfi et j’en passe… vous voyez ça c’est focaliser de manière obsessionnelle, partant être hypocrite. le problème est plus complexe qu’un petit beurk infantile entre gens biens.

        à tigue,

        vous n’avez rien à construire en france dans ce cas, immigrez.

        à vigneron le coquet pourfendeur,

        un kepon au bord de la route, rien d’anormal. non j’ai pas plus fin. il faudra faire avec tout le monde, comme vous vous accommodez silencieusement d’un jducac… alors froidement pragmatique, je crois bien que vous êtes le pire dans ce domaine. mais si vous avez un plan, un truc un peu dégagé des lignes droite/gauche, vous gênez pas je le lirai humblement. en attendant cogiter attali (ouh c’est fin ça) apparemment c’est faire la part belle aux idéologies anti-sociales.

        discussion close.

      15. @kercoz
        Merci pour votre commentaire argumenté.
        Si je peux résumer votre pensée : vous estimez que le constructivisme a causé une sorte d’entropie des civilisations qui a permis à son tour l’émergence d’une sous-culture mondiale et une hypertrophie du groupe. Cette hypertrophie engendre individualisme et solitude, d’où le besoin de se référer à des « communautés » plus restreintes qui causent un fractionnement et sont potentiellement source de conflit ?
        Vous ai-je bien compris ?

      16. @Tigue, Kergoz, methode

        Encouragé par vos doutes, l’y(GRECE)fik vous fait sa danse du ventre fécond différentialiste à 15 h 50.

        Les prols ayant « intérêt à s’entendre face à cette menace commune » sont bien gardés dans les enclos dressés des charia des Berry libres de chaque lieu originel de la mappe monde capitaliste mondialisée. Tant que l’émancipation s’arrête aux frontières culturalo-naturalo-nostalgiques on est bien rassuré, « sécurisé » même. Voilà ce que vous dit l’y(GRECE)fik.

        Lutte des classes ou bien lutte des races (bon on dit « des cultures » maintenant, quand on évite le « civilisations » d’Huntington) ? Devenir ou barbarie ? y(GRECE)fik a choisi. La connerie de l’humanité n’est pas fatale, sauf si on y cède.

        « Beurk ! » ne vous suffit pas, mais vous ne lui opposez rien, à l’y(GRECE)fik. Garibaldi et Zizek mériteraient mieux que vos adoubements.

      17. @Yves du 14/ 18h 19:
        Je base ma réflexion sur le fait qu’il n’ y a que deux modèles de gestion des groupes :
        -Le modèle naturel , archaique , qui utilise l’ outil complexe (voir Th . Du chaos) en usage ds tous les systèmes vivants : c’est le Naturalisme
        -Le modèle du gigantisme utilisant un outil inventé , linéaire de gestion du groupe , imposé pour pouvoir bénéficier du gain de productivité obtenu par une spécialisation …c’est le constructivisme .
        Le modèle « naturaliste » reste dans l’equilibre biologique de sa boucle ou cycle trophique d’interactivité avec son milieu (C’est théorique , bien sur) .
        Le groupe archaique , sur ce modèle est limité par sa zone d’approvisionnement et la qualité de celle ci …. en moyenne c’est 50 individus sur un territoire de 8 jours de marche . Ce qui correspond a la densité de population d’avant le néolithique ….. ce groupe ne rencontre que tres rarement d’autres groupes et ceux ci sont a priori de son ethnie . endogamie culturelle tres forte : le nom de la tribu signifie toujours « homme », les autres n’en etant pas ….
        L’ homme en tant qu’entité n’existe pas, ou n’existe plus depuis le « contrat social » , depuis sa socialisation , ou il a dealé sa liberté (agressivité intra specifique LORENZ) contre la protection /sécurité du groupe …… Ce process a mis des millions d’années a se formater entre groupe et individu …. bien avant l’ homminidification ……. cette interaction individu groupe , a perduré jusqu’aux années 50 par la rémanence du système agraire (Jackez Heilaz le cheval d’orgueil) ..les rites relationnels y subsistaient et un blaireau ne pouvait pas etre ministre s’il avait deux freres en tole : le flic ds la tete n’etait pas délocalisé ds un car de cRS …Les villes taient encore des groupes de villages (Fernand Braudel) …
        Ce système morcelé traditionnel , a été remplacé par un centralisme démesuré .
        Le seul interet de l’individu st d’etre reconnu , de valoriser sa « FACE » par des interactions (palabres , bistrots …) …pour etre reconnu , il faut etre connu ! et ce ne peut se faire que ds un groupe restreint …. ou les trois plumes sont trois ennemis morts et ce n’est pas contesté , …alors qu’un 4×4 ou une blondasse ostentatoire ne supposent qu’une sexualité défaillante ………L’individu ressent une frustation de ne pas etre valorisé et pour compenser …va consommer …alors que l’archaique satisfait retourne a son hamac ….
        Pour moi le problème n’est pas idéologique mais structurel …notre comportement possède une rigidité , il est formatés , comme le sabot d’un cheval ou la forme d’une aile , …bien sur il y a une certaine malléabilité : on peut survivre 5 ans ds un camp ! …. mais si on veut optimiser nos capacités , il faut se rapprocher de ce modèle originel …….
        Notre problème est que revenir a des modèlmes plus morcelés comme des villages ou les gens , non seulement dorment mais vivent et travail s’oppose au « gain de productivité » …Mais en fait est ce réelement le cas ?.
        Si ça peut vous interesser j’appuie ma réflexion sur :
        -La th du chaos /complexité (GLEICK ; EKELAND , PRIGOGINE)
        – les interaction et rites interactifs ( BOURDIEU et surtout GOFFMAN)

      18. shizosophie,

        vous écrivez « Beurk ! » ne vous suffit pas, mais vous ne lui opposez rien, à l’y(GRECE)fik.

        tigue, hormis la petite remarque bien bien convenue que j’ai relevé plus haut sur la guerre et les accidents nucléaires, me semblait avoir mis intelligemment l’accent sur le problème que pose ce genre de raisonnement. laissez les gens juges et responsables, en étouffant systématiquement toute forme de réflexion sur le sujet des identités vous faites la part belle aux pires néo-libéraux.

        tigue: L erreur se situe dans la thèse de l affrontement violent nécessaire, au lieu de la confrontation pacifique nécessaire. L erreur vient de la transposition des comportements passés, aux comportements futurs, sans tenir compte du changement induit dans chaque société par le développement des échanges, l éducation, les communications…
        Le raisonnement est faux au moment ou il évacue la solution du lent travail local de confrontation pacifique des points de vues pour construire le reel, au profit de l effacement rapide et brutal par la force du point de vue le plus faible. Ce type de vision legitime la loi du plus fort comme nécessaire et naturelle, c’ est ce qui vous donne la nausée.

        quant à mes doutes, quand j’observe la violences des émeutes britanniques, et avec quelle hargne les émeutiers se sont rués sur des biens de consommation (!!), accordez moi un peu d’indulgence et réservez vôtre mépris à une élite décadente au fait de toutes les rapines et détournements de fond. et puisqu’on est dans l’emphase d’ajouter que l’endogamie sociale dont cette élite s’ingénie à faire preuve, particulièrement en grande-bretagne, marque aussi une certaine forme d’eugénisme light… beurk.

        http://www.communautarisme.net/Plus-les-societes-deviennent-inegalitaires-plus-elles-sont-attachees-a-la-diversite_a1036.html

        Des gens comme le Black Panther Bobby Seale ont toujours estimé qu’on ne peut pas combattre le capitalisme par le capitalisme noir, mais par le socialisme.

        cdt

      19. @Kercoz le 14 18h18
        Merci pour ces pistes de reflexion. Je vais m’intéresser aux auteurs que vous citez

    2. Personne ne nous impose la babouche. Ce n’est pas en mettant des rangers qu’on retrouve ses savates.

    3. @Schisosophie

      Pas léger léger non l’Yfik enraciné… Très lourd même. J’ai comme une lourdeur, comme du plomb au fond du ventribus, des trucs à te faire voter Madelin ou à coller un poster géant de Greenspan, Ayn Rand ou Rothbart au plafond en ciel de lit…Ou lire tout Leo Strauss, notes comprises et dans le texte, pour leur rentrer dans l’pichet par l’coté ou ça leur f’rait mal, aux fafs® de chez fafs®…
      Mais d’où et pourquoi qu’ils viennent ces dinosaures ? On a pas fini de fermer, refermer et rerefermer Jurassik Park, sûr !

    4. @vigneron le 12 août 2011 à 22 h 53
      Ouais, pendant qu’innocemment d’aucuns croient n’avoir plus que des lapins à fouetter, on en oublierait que le principe de réalité est lourd de celui du cauchemar. Le genre à nous faire perdre tout humour, ‘tain.

    5. @tique

      Le laconique schizosophico-beurkien vous incommode ? Moi je préfère de beaucoup ce mode laconique là aux 17 occurrences yfico-identitaires en 27 lignes et au débat que vous semblez vous croire obligé de leur ouvrir en réponse. Il me semble que le débat est clos. A fortiori lorsqu’on prétend en forcer la réouverture par des moyens aussi vils et caricaturaux que ceux de cet Yfik.

      1. Tiens, je vous avais oublié…
        encore le thème des animaux blessés sur le bord de la route, toujours ce ton menaçant, cette violence a peine contenue…
        Je ne sais pas ce que c est un yfik. Je ne connais que des êtres humains, qui peuvent être sincèrement dans l’ erreur.
        Je ne partage pas le point de vue évoqué, et je trouve plus pertinent d en comprendre les rouages pour y trouver la contradiction, plutôt que de le nier de façon laconique ou menaçante, ce que vous faites souvent, avec il est vrai, un certain panache…

    6. A Methode,
      Vous me trouvez Hypocrite ? Hébété ?
      Vos propos sont teintés de la même froide assurance de Schizo…
      Je vous conseille de relire le post http://www.pauljorion.com/blog/?p=27439#comment-212728
      qui me semble contenir l’ état d’ esprit nécessaire pour aborder le truc.
      Réconciliez vous donc avec Schizo, vous n’ êtes pas si différents.
      Amusez vous bien.

      1. lu, intéressant.

        mais une simple question : est-il possible dans un futur proche de concevoir un monde sans champ de bataille?

        –> peut-il se trouver une paix globale et perpétuelle? –> un système peut-il vraisemblablement être appliqué sans organiser au sens strict la guerre? –> peut-on dès lors raisonnablement se proclamer du côté de la paix? –> les grands hommes de paix n’ont-ils d’ailleurs pas tous une part obscure?

        c’est là que je vois une légère hypocrisie, rassurez-vous partagée.

        la papauté semble s’être imposée à la fin du haut moyen-âge en europe de cette façon, en donnant recommandations et arbitrages, en ce sens l’universalisme religieux même limité géographiquement fut d’abord un progrès (ce qui rejoint votre lien).

        partant de là je ne suis pas plus d’accord que vous avec yves, quand celui ci affirme que ce sera ou le ‘clone’ calibré et pacifié, ou l’homme enraciné, c’est déconnecté du réel*. des racines je n’en ai pas, pas de maison d’enfance par ex, à peine eu le temps de m’en fabriquer, alors il ne va pas me faire croire ça. le ‘clone’ calibré, clone par défaut d’éducation et prolétarisation, devra se battre et s’impliquer lui aussi, ce sont ses finalités qui changeront.

        *quelques précisions ici: http://www.pauljorion.com/blog/?p=27439#comment-213915

    7. « Désormais, il nous faut choisir : préfère-ton le capitalisme et sa termitière humaine mondialisée et pacifiée, ou un monde pleinement humain fait de diversité identitaire ? Le clone calibré ou l’homme enraciné ? Le clone pourra dormir en paix, l’humain devra lutter : choisir l’identité c’est s’impliquer. »

      Mais d’ autres idéologies sont sur les starting Blocs pour remplacer le capitalisme, elles couvent ici même. D autres idéologies, d autres intégrismes l’ ont précédé.
      Il n y a pas un choix bivalent a faire entre lui et sa soit disant négation (qui serait donc le concept d’ identités culturelles « ).
      Que ce concept soit un mode de résistance a la diffision du capitalisme semble évident, mais l histoire nous apprend que ce concept a mené a la guerre des états nations en 14 -18.

      La racine du mal est bien cette incapacité que nous avons a reconnaitre qu il n existe pas un réel objectif indépendant de nous qui n attendrait que d etre découvert, sous un etendart ou un autre, mais que nous construisons le réel en permanence en confrontant nos conceptions, que nous ne devrions jamais tenir pour objectivement vraies ou définitives.
      Notre travail devrait etre de trouver les moyens, les methodes (linguistiques ou autres) de debarasser nos conceptions de tous ces préjugés ou faux problèmes qui parasitent la compréhension intersubjective.

      C est pour cette raison que le « Beurk » de Schiso, les dénigrements de Vigneron, les invitations a Émigrer de Methode, m’ apparaissent non contributives dans cet espace unique.

      PS: a Methode : je ne sais pas ce qui vous fait penser que la discussion est close. un consensus intersubjectif pourrait etre qu elle est close pour vous.

      1. @tigk… vos paysages à vélo de salon, frontières guidonnées où se tord votre nez – je comprends votre colère, dieu que le temps passe vite, et ce rétroviseur où s’est fixé votre profil – très intersubjectivement vôtre

      2. @Tigue
        L’identité culturelle n’est pas selon moi un « concept » : c’est une réalité palpable comme l’air ou l’eau, un fait qui s’impose naturellement à chacun de nous, qui rythme nos vies, conditionne en large partie nos choix individuels et dont on ne peut que très difficilement s’affranchir. Vous avez raison cependant : cette réalité n’est pas indépendante de nous, puisque nous, les hommes, l’avons crée …et c’est d’ailleurs cette réalité culturelle qui distingue une société humaine d’une société animale.
        Que cette réalité puisse aussi engendrer des conflits, cela est vrai. Mais on ne peut la nier au risque de la subir brutalement en retour, et il est inacceptable, selon moi, de chercher à la détruire car cela revient à nous déshumaniser (deux erreurs que fait notre système politique, ce qui est beaucoup pour espérer durer).
        Ceci dit, je vous rejoins totalement sur le principe que vous énoncez : il ne faut jamais considérer un point de vue comme définitif et être toujours prêt à le faire évoluer par la confrontation des idées et la prise en compte de faits nouveaux. C’est pourquoi je me méfie des idéologies : toutes cherchent à contraindre le réel plutôt qu’à s’incliner devant lui.

      3. A Yves,
        Vous écrivez :
        « L’ identité culturelle n est pas un concept…c’ est une réalité palpable comme l’ air ou l’ eau »

        Qu’ est ce qui vous fait penser que l’ air ou l’ eau seraient plus réels que le chagrin qu éprouverai votre Maman a qui vous n’ auriez peut etre pas rendu visite ce long week end ?
        Ce chagrin est tout aussi réel que l’ air et l’ eau.
        On ne peut connaitre a chaque instant la position et la vitesse de chaque molécule de telle masse d’ air ou d’ eau, il faut bien se les représenter sous forme de concept (physique), sur lequel notre cerveau et nos sens travaillent et établissent des consensus intersubjectifs sur ce qui a été conceptualisé.

        Ce qui n’ est pas conceptualisable nous est à jamais inconnu.

        http://www.editions-bayol.com/PMF/ch1s5_1.php

        http://v14.lscache7.googlevideo.com/videoplayback?id=b3c8ddbb3937b781&itag=7&begin=0&ratebypass=yes&title=%22Le+Tissage+des+Connaissances%22+par+Mioara+Mugur-Schächter&ip=0.0.0.0&ipbits=0&expire=1313410345&sparams=ip,ipbits,expire,id,itag,ratebypass,title&signature=0E4FD586D4E590C3F0E1F926E24C94512FC98745.37CAA1C4D0BE6B9DC72C56D150D412E26F4C16BE&key=ck1

  24. Et Hanibal, armé de ces éléphants et d’un voyage par les alpes qui a de quoi le remplir d’orgueil, attend avant d’attaquer Rome, elle mourra toute seule plus tard…, quoique elle s’adaptera au christianisme et choisira une domination toujours militaire contre les autres papautés, pour ce contenter d’une domination spirituelle.
    Le problème des contre-idéaux, c’est qu’ils (oui je sais ce « ils » ne vient rien dire, sauf cet innocent: « c’est nous les gentils ») s’adapteront plus vite que nous 🙂

  25. Mr Grynpas,

    « Rien ne fonctionne sans idéologie »

    Cette simple phrase m’a fait froid dans le dos. Vous assenez des raccourcis comme des vérités intouchables. Les civilisations « du livre » dans l’antiquité… faudra juste m’expliquer sur quel livre « unique » étaient fondées les civilisations gréco-romaines (et ce n’est qu’un exemple).

    Ces idéologies dont vous semblez regretter la disparition, comme modèle « structurant » d’une société, ont surtout servi de prétexte à d’abominables boucheries pendant 2000 ans : on s’est étripé au nom de dieu, de la révolution, du communisme, du nazisme, j’en passe et des meilleures…

    Bref on sait où ça conduit « les grandes idées », le XXème siècle et ses dizaines de millions de mort a été l’apothéose des doctrines. Les gens en ont peut-être simplement marre, et voudrait simplement retrouver « la paix ».

    Aux grands idéaux, on peut simplement opposer le pragmatisme, et on en fait cruellement défaut en ce moment, ça c’est sûr…

    1. Aux grands idéaux, on peut simplement opposer le pragmatisme, et on en fait cruellement défaut en ce moment, ça c’est sûr…

      Le pragmatisme, c’est la résignation.

      1. La résignation peut être le début d’un consensus.

        À l’inverse l’idéologie est souvent le début d’un totalitarisme.

      2. @ Julien Alexandre 12 août 2011 à 21:43
        Tout à fait d’accord. Le pragmatisme, c’est le renoncement à l’aventure. C’est préférer la sûreté à l’aléatoire.

        Le pragmatisme est une démarche scientifique fondée sur l’analyse expérimentale. Elle part de l’exploitation des faits du passé, y compris et surtout du passé récent, qui sont autant de preuves enregistrées dans ses démarches personnelles que dans celles des autres. Le pragmatisme pratique le « retour d’expérience ». Il tire ses leçons d’expériences réussies, mais il exploite tout autant celles qui ont échoué.

        Le pragmatisme est une démarche de progrès. Il réplique les processus éprouvés et introduit des actions correctives là où cela s’impose pour accroître la fiabilité. Il met en place des actions en prévention de risque dans les parties du projet qui sont innovantes. Ses innovations sont limitées, mais continues pour maintenir le processus exploité au top de l’efficacité et de la qualité. C’est une façon de progresser nettement plus sûre que de partir dans une aventure aussi hasardeuse que la mise en application d’une théorie nouvelle mettant en jeu des millions d’individus dont les résultats seront mesurés des décennies plus tard.

        Il faut bien voir que les penseurs professionnels, les intellectuels, les idéologues sont, la plupart du temps, des personnes qui antérieurement n’ont jamais rien fait de concret qui puisse prouver leur expérience, leur sagesse, leur compétence, permettant d’apporter une assurance, une garantie de réussite. Issus de milieux privilégiés ou protégés par le mécénat ou dans des structures étatiques, ils n’ont souvent pas eu besoin de se coltiner avec la réalité des choses.

        Les théories nouvelles, souvent portées par de beaux parleurs, à l’oral ou à l’écrit, sont la plupart du temps simplistes pour séduire plus facilement. Elles ont souvent besoin pour se développer, de s’appuyer sur des foules incultes ou sans expérience, prêtes à s’y engager, pensant n’avoir rien à perdre et tout à gagner. Elles puisent leur force davantage dans l’impulsion que dans la réflexion.

      3. Jducac,

        « Ses innovations sont limitées, mais continues pour maintenir le processus exploité au top de l’efficacité et de la qualité. » : Bon sang mais c’est bien sûr s’exclament en choeur les cornards de l’Afrique, les forêts primaires, les élevés intensifs, les rivières polluées, et tout et tout !

        « C’est une façon de progresser nettement plus sûre » : c’est sûr ! Y’a des « théories » en place qui mettent en jeu les vies de milliards d’individus sans se préoccuper du « plus tard » !

        « Il faut bien voir que les penseurs professionnels, les intellectuels, les idéologues sont » avant tout les purs produits de la théorie en place !

        « Les théories nouvelles, souvent portées par de beaux parleurs, à l’oral ou à l’écrit, sont la plupart du temps simplistes pour séduire plus facilement. » : c’est une théorie simpliste qui a « besoin pour se développer, de s’appuyer sur des foules incultes ou sans expérience, prêtes à s’y engager, pensant n’avoir rien à perdre et tout à gagner. »

        Bonne journée

      4. @ Fab 13 août 2011 à 09:56
        D’accord vous avez copié beaucoup de passages de ce que j’ai écrit pour expliquer une démarche pragmatique d’application courante dans l’industrie et qui peut servir dans la conduite d’une vie personnelle.

        Ne faisons-nous pas tous un peu comme cela sans le savoir. Comme Monsieur Jourdin ?

        Si vous étiez un peu moins sibyllin, peut être que j’apprécierais ce que vous voulez dire. Merci d’expliciter SVP !

      5. jducac,

        « Merci d’expliciter SVP ! » : votre théorie est morte : elle a trop détruit.

        Ça se suffit en soi pour moi, mais pour vous pas sûr, je continue*. Va pour sybillin. Je souhaiterais vous compter parmi nous (*) (observez la similitude des signes : http://www.sculpturebois.eu/resources/muslim+3+copy.jpg).

        Un coup de balai – on vire la tyrannie de l’échange monétisé – et il n’y paraîtra bientôt plus. Enfin on va pouvoir respirer, rêver, cosmogoniser, etc. Une fois les tâches ménagères accomplies bien sûr : on n’est pas des gorets.

        Le paragraphe précédent est l’Å’conomie (*).

        Je veux bien payer ma place dans la société (c’est un devoir) avec la seule richesse dont je dispose – mon temps de vie – et je veux bien consacrer de ce temps de vie à construire le monde que j’imagine, à imaginer le monde [c’est un droit := le contre-don du devoir (sur celle-là je mets un copyright personnel : « ne peut être utilisé qu’en échange d’un truc du même genre »)]. (*)

        La méthode je pense que vous la connaissez maintenant. C’est simple et efficace : humain. Maintenant, que certains aient peur de s’emmerder s’ils ne sont pas occupés : je sais, je connais le problème. Les psys auront de nouveaux clients, c’est tout. Et c’est normal : ce sont finalement ceux qui ne savent pas vivre avec leur conscience qui iront les voir, la machine à formater ne fonctionnant plus. On enverra simplement les robots à la révision, on leur implantera un nouveau logiciel qui leur fera totalement oublier leur ancienne programmation, ou une bonne dose d’opium, et tout se passera bien. On n’arrête pas le progrès.

        Ayez confiance

  26. C’est même plus la peine d’être conservateur pour comprendre « d’intelligence » que toute proposition pour de nouvelles formes financières est inexacte, d’avance inexacte, puisque n’ayant pas été éprouvée, elle ne risquera pas de faire preuve!
    A cet argument imparable, insurmontable par la simple pensée de qui s’est confit de droit, cette pensée de qui le même, c’est la pensée du rat à quitter le navire….

    Ras le bol des avocats, ces gouvernants devenus pâlissants, qui pâlissent devant la complexité du droit, en vivent cependant, et obligent l’idéologie dans son acception politique la mieux admise pour être la mieux partagée, celle du « tirer parti par l’épingle du jeu »…

    Aucune imagination quant au jeu, simplement l’observance des règles, la participation à leurs modifications pour un même jeu.
    Tous les moyens passeraient-il au poker, ils vous diront toujours que nous jouons au rami!
    Et voilà comment vont les mises!
    Ils s’agirait de ramener toujours tout un chacun à la table de rami….

    Ici, il est souvent question de sciences, et sa trouble car très exiguë observation des réalités, tandis qu’en politique, il s’agit toujours d’observer un englobant…une sorte de vérité encadrée par le droit
    La désuétude de l’examen des réalités par la science, au prétexte qu’il serait exiguë, tandis qu’il ne l’est que par nature, engagent les apôtres du droit a remettre la faveur du jugement en instances devenues délétères….ils commencent à sacrément pêcher en scientificité!
    Les vérités sont attendues, les réalités ne s’examinent plus, en tout cas plus avec les possibilités de la science. Le droit n’entend rien aux apparitions, même si l’apparition est aujourd’hui prolixe, dans tous domaines, alors très réelle!

    Comment va idéologiquement être considérée l’apparition?
    Avec les mêmes, il y aura toujours de la métaphysique de l’espérance par la religion, de la physique comptable par la force terrestre qui puisse s’exercer…
    L’argent modérateur et transmetteur s’amenuise…je n’ose dire « comme valeur » puisque justement cela a été si bien déclaré ici, ce moyen ordinaire est comme transmué en possible preuve pour tous jugements.

    Avant l’inévitable généralisation du troc, il faut greffer de nouvelles monnaies aux systèmes en cours.

    Les monnaies des systèmes en cours ne parviennent plus à financer les attentes particulières, en réalité les plus nombreuses, des habitants de la planète?
    Alors il faut dévaluer les monnaies défaillantes en organisant parallèlement le financement d’activités et d’aspirations qui doivent être examinés comme apparitions!
    Et si cela est souhaitable puisque d’aspiration réelle, avant que de n’être que vrai, pourquoi la monnaie greffée serait-elle le rouble?
    Marx! reviens comme avant le rouble!!!

    Nos moyens, pour couvrir le minimum nécessaire à une digne survie sont tellement apparus, -que le jeu de la survie qui toujours s’autorise dans l’idéologie, ce préjugé qui promeut aujourd’hui ici mais ailleurs l’industrie du luxe et contradictoirement celui des disparitions, même si ce sont des disparitions à échelle certainement néfaste à l’esprit du luxe…
    -et que ces moyens surpuissants en sont à l’idée, pas encore exprimée comme idéologie, de la disparition pure et simple de quiconque fait surnombre dans la manière du luxe…
    …alors que nos moyens ne s’engagent pas où il faut.

    Les envies de faire (offres en crise), et non de consommer (demande devenue en crise) existent extraordinairement:
    Faut-il les financer à coup d’argent greffé, puisque l’argent pré-jugé n’y suffit plus?

    La simple dignité sans doute se passe-t-elle de la moindre idéologie?
    Ah!.., Béhh!,… »C’est en cours »!

  27. Une solution , c’est dire oui à .

    Une révolte , c’est dire non à .

    La solution n’en est une que si elle est un moyen de supprimer l’objet de la révolte .

    Quel est l’objet de la révolte que d’aucuns imaginent ?

    1. L’existence de paradis fiscaux.
      Si vous avez une idée pour les neutraliser de façon pacifique, je viens.
      On pourrait couper l’électricité dans ces pays ou hacker leurs systèmes informatiques; malheureusement, ils sont probablement assurés contre ces sortes de choses et en finale les assurances, c’est nous qui les payons.
      Quelqu’un a une autre idée ?

      1. On dirait que non .

        La révolte n’est pas pour demain , ou alors ceux qui la feront ne sont pas là .

    2. @juan nessy le 12 août 2011 à 22 h 57
      Elle me plaît bien cette antienne, Dom Juan. En v’là d’la bien bonne dialectique qui me botte !

      1. Et j’ai fait ça tout seul de mes petites mains .

        J’espère qu’antienne est à prendre dans son sens originel et liturgique ( chant alternatif ) , et non pas dans celui de rabâchage ( je me surveille , mais je reconnais que ça m’arrive ) .

  28. La gauche de la gauche, très minoritaire, fait semblant de chercher auprès du vieux Marx des réponses. Visiblement, ce n’est pas sérieux.

    Cette assertion assenée comme un vérité indépassable m’a fait bondir. Je me suis d’abord précipitée sur mon clavier. Et puis… j’ai pris le temps de parcourir les très nombreuses réponses, la plupart réfléchies et de bonne facture. J’en ai élaboré une sorte de florilège personnel, que je vous offre, Monsieur Grynpas. Je crois que mes propres objections y transparaissent clairement. Indéniablement, que l’on vous suive ou non, votre mérite n’est pas mince d’avoir provoqué une telle abondance de réponses et de commentaires…
    Florilège :
    6. Wykaa et réponse de Charles A.
    8. Leboutte citant Généreux et la Dissociété. réponse de Merlin II : le retour au local.
    13. Un Belge. La rivalité mimétique selon Girard. Le poids négligé de l’irrationnel.
    17. HM pointe le sophisme principal : l’évacuation de l’unique ébauche de solution.

    Allez voir le site du Parti de Gauche et vous trouverez quelques débuts de réponse.

    25. réponse de Charles A. :

    la gauche impuissante, un autre mitterrand (Mélenchon compris)

    et plus loin :

    La réponse d’un vrai pouvoir de gauche, c’est d’abord d’abolir la présidence

    – mon commentaire : Mais que propose d’autre, en premier lieu, le Front de Gauche, dont Mélenchon est le candidat ? –
    26. Léopold Blanc, analyse à citer intégralement :

    Eh ben voilà, emballé c’est pesé : « Très minoritaire », « fait semblant », « vieux » « pas sérieux ». Alain Minc, Philosophe. Bon, je note que le refrain change : ça n’est plus « on est désolés, mais il faut vous serrer la ceinture, parce qu’il n’y a pas d’alternative » mais « c’est dramatique, personne n’a trouvé d’alternative, mais gardez vous bien de perdre votre/notre temps en regardant du cote du vieux Marx ». Chassez le naturel, il revient au galop

    ! Bas les masques, Alain Minc, on t’as reconnu !
    … et réponse de Nico_38 :

    Curieusement, les seuls en mesure d’imaginer des méthodes pour faire évoluer l’économie plus ou moins dans la direction proposé dans ce blog sont les partis anticapitalistes (front de gauche, NPA , altermondialistes et composante gauche d’EELV).

    (À moi, ça ne paraît pas curieux…)
    … suivie des nuances d’Hema
    35. Alain V.
    36. Caleb Irri : Une constituante. (C’est au programme partagé du Front de Gauche…)
    40. Pucciarelli :

    je crois contrairement a vous que, comme souvent, l’avenir pointe son nez pour peu qu’on veuille le voir naître sous nos yeux.

    44. Jean-Luce Morlie :

    Le monde qui s’écroule a une longueur d’avance, il contient déjà sa suite, préparée de longue date. L’économie sociale et solidaire, appuyée de – partenariat public privé – et la transition attendent leur heure, pour « tout changer et rester le même »

    .
    52. Chantal :

    Votre analyse est sévère, bien trop sévère, Monsieur le Philosophe. Par contre, la lecture des commentaires déposés sous « inventaire de demain » sur ce blog donne de l’espoir. Les semences sont là et elles germent et germeront nécessairement.

    56. pdeg :

    merci de lire le programme du parti de gauche avant de dire conclure qu’il n’y a pas de perspectives d’avenirs, il y a toujours des solutions.

    58. Betov :

    … Pour solutionner le problème social, il faut et il suffit de criminaliser l’excès de richesse. Pour réaliser la chose, il faut et il suffit de voter pour un parti politique qui propose cette pénalisation. Les riches donc peuvent dormir tranquille : ce qui ressemble le plus à un parti de gauche, en France, est le Front de Gauche. C’est dire dans quelle merde on est.

    (cum grano salis ?)
    62. christian steinmann :

    Les solutions existent. Comme souvent il faut au moins se donner la peine d’observer, analyser et comprendre. Les pays d’Amérique latine sont là pour nous dire que l’on peut faire autrement. L’Islande dans un degré moindre mérite également que l’on s’y attarde. L’expérience de ces pays doit nous servir non pas de modèle mais comme une autre explication, un autre sens du monde.

    70. Contempteur :

    Dans le même sprint philosophico-journalistique, l’auteur évacue la gauche de gauche, la gauche donc, d’un revers de main. Elle est tout à fait minoritaire. Sous-entendu, on ne l’entend pas. Faut-il rappeler à notre sprinter que selon les statistiques données par le CSA sur le temps de parole politique – recensé chaque mois par les chaines et livré en fichiers par le CSA sur son site – le temps de parole, par exemple, du NPA est 8000 fois inférieur à celui de l’UMP, pour les quelques mois où je me suis amusé à additionner et soustraire les minutes et les heures ?… On peut avoir une idéologie cohérente et tenue, si personne ne l’entend, elle fera comme l’intellectuel assis.

    71. Eza, plus radical :

    Une solution sans révolte

    Voilà quelque chose qui arrangerait tout le monde
    Je propose un lancé de pantoufle sur la Bastille le jour de la Saint Juste vendredi 14 octobre 2011, suivit d’un saute mouton géant jusqu’à L’Élysée.

    74. Lau, citant Frédéric Lordon : on est toujours dans les mêmes eaux (nonobstant Héraclite)…
    77. avionnette :

    Mr Grynpas nous fait la un discours parfaitement conservateur qui sous couvert d’appel au changement nous dit que celui ci n’est hélas pas possible car la solution clé en main n’est pas disponible, excusant nos dirigeants par la même occasion. c’est par contre absolument cohérent avec le tout, tout de suite qui caractérise notre monde décadent. Un sous-marin de la caste dirigeante ne ferait pas mieux. […] …et pour l’immédiat, il y a une formation politique nouvelle qu’est le front de gauche et qui porte, et lui seul le fait, ce projet de radicalité avec nombre de mesures parfaitement pensées. J’entends déjà le « ah mais oui mais non ». Avez vous lu le programme du front de gauche ?

    78. A. Lemenet donne un autre éclairage très intéressant :

    L’épuisement intellectuel constaté par Jérôme Grynpas va de pair avec un net reflux de la domination économique occidentale. […] Nous oublions trop que la crise actuelle en Europe et au USA est un épiphénomène du transfert de la puissance économique du monde occidental vers un certains nombre de pays émergents, Chine, Brésil, Inde, et d’autres certainement dans un futur proche. N’est-ce pas dans ces pays que naîtront les grandes idéologies de demain ?

    Je constate que les lecteurs de ce blog sont porteurs d’espoir, contrairement à vous, Monsieur Grynpas. Mais c’est votre mélancolique, crépusculaire papier qui les a provoqués à parler. Sans doute parce que sa construction établit un peu d’ordre – même si c’est le vôtre, et qu’on peut ne pas le partager – dans le chaos actuel. Alors merci, Monsieur Grynpas.

    1. Bel état des lieux; J’avoue que le début est alléchant, on passe en revue les idéologies, un monde sans idéologie; c’est vrai mais l’existence ne détermine t’elle pas la conscience? (je sais le vieux Marx – soit dit en passant on pourrait écrire des pages sur l’utilisation à point nommé du terme « vieux » – pas par hasard; il donne en un mot le type des représentation de son auteur à propos de Marx.
      Mais il donne aussi en creux, la suite de l’histoire car si le vieux ne donne pas les clefs- le « soviétisme » en donne une autre …
      restons sur le plan « philosophique’, philosophie « idéaliste » à la Hégel, la dialectique en moins. J’avoue ne pas m’être beaucoup plongé dans les écrits de nos « intellectuels » fussent-ils brillants (à part peut-être Bourdieu en son temps car c’est bien du temps dont il s’agit.

      La plupart des intervenants à quelques exceptions près sont dans le ciel des idées et y cherchent un réconfort qu’ils ne trouvent apparemment pas sur la terre des hommes, s’échinant à réinventer une pensée idéaliste dont le lieu commun réside dans la prise de conscience individuelle et individualiste qu’on nous ressasse depuis plus de 30 ans (je vous parle d’un temps ….).

      Maintenant quelques éléments de méthode :

      La crise du capitalisme est inscrite dans son mode de fonctionnement naturel, depuis Marx : pa

    2. Fausse manip texte effacé : alexandria : bravo pour ton florilège, il faudrait pouvoir créer un espace de débat plus convivial question à creuser ….
      Je reprends du ciel des idées vers la terre des hommes : la crise mondiale c’est la crise de qui ? Du système capitaliste et on assiste à travers ce cycle de crises (notez cycle et non pas crise …) une redistribution du capital sous l’égide des Etats-Unis qu’on le veuille ou non, même sur le plan de l’endettement, ils exportent tout.
      1) On nous parle de l’état comme d’un instrument de régulation ; régulation de quoi et au profit de qui ? Même les socialistes les plus bornés sont aujourd’hui forcés de mettre en avant les 82 % d’endettement de la France comparés aux QUELQUES 61% d’il y a 5 ans avant Sarko sous Chirac connu pour être un gauchiste notoire !
      2) Qu’est-ce que l’endettement d’un pays ? Que représentent des services sociaux pour l’OMC si ce n’est une part de capital redistribué afin de permettre son fonctionnement et dans ce schéma la crise signifie supprimer cette part du capital pour la réinjecter dans le circuit pour le « sauver ».
      3) Revenons sur l’état : c’est nouveau, l’état serait une structure mais citons plutôt (pas le chien …) l’auteur : « Et pourtant, l’État, ou quelque autre forme d’autorité publique représentant l’intérêt public, est plus indispensable que jamais pour contrer les iniquités sociales et écologiques de l’économie de marché ou même, comme l’avait montré la réforme du capitalisme dans les années 1940, pour faire fonctionner de manière satisfaisante le système économique. »
      « L’état ou quelque autre forme d’autorité publique représentant l’intérêt public » : comme si l’état -structure ex nihilo – représentait l’intérêt public ; mais qu’est-ce donc que cet intérêt qui confond celui des travailleurs et celui des capitalistes qui les exploitent, comme si les profits de la société Total n’avaient pas pour corollaires le prélèvement des bénéfices à la pompe ou ceux de bien des entreprises (Renault) délocalisant pour des salaires de 400 E mensuels (en Roumanie ?).
      Pour ma part, je préfère citer un « vieux » penseur Friedrich Engels à propos de la « lutte des classes »
      « L’Etat, dit Engels en tirant les conclusions de son analyse historique, n’est donc pas un pouvoir imposé du dehors à la société; il n’est pas d’avantage « la réalité de l’idée morale », « l’image et la réalité de la raison », comme le prétend Hegel. Il est bien plutôt un produit de la société à un stade déterminé de son développement; il est l’aveu que cette société s’empêtre dans une insoluble contradiction avec elle-même, s’étant scindée en oppositions inconciliables qu’elle est impuissante à conjurer. Mais pour que les antagonistes, les classes aux intérêts économiques opposés, ne se consument pas, elles et la société, en une lutte stérile, le besoin s’impose d’un pouvoir qui, placé en apparence au-dessus de la société, doit estomper le conflit, le maintenir dans les limites de l' »ordre »; et ce pouvoir, né de la société, mais qui se place au-dessus d’elle et lui devient de plus en plus étranger, c’est l’Etat » (pp. 177-178 de la sixième édition allemande).

      Pardon de citer de vieux penseurs mais depuis l’état aurait-il changé de nature, ne serait-il pas dirigé au profit de la classe capitaliste : réforme des retraites, chômage, enrichissement des plus riches et appauvrissement des plus pauvres.

      Aujourd’hui (dixit le secrétaire général de l’UMP) « il faut s’attaquer au déficit chronique de la sécu ». Et oui c’est un gâteau qui appartient aux salariés depuis 1945 (le fameux CNR) et qui doit revenir au privé ; au privé quelle horreur ! Entendez plutôt par là la réinjection dans le capital financier de plus de 50 milliard d’€ ; tant pis si on ne peut plus se soigner (l’intérêt général du capitalisme est passé par là)- l’école – la santé – les transports – l’énergie : des domaines chers (très chers) à Bruxelles.
      Eh oui, il fallait bien y venir les commissaires de Bruxelles : liquidation des systèmes de retraites : Grèce, Portugal, Italie, France et ainsi de suite ; à leur tête : Baroso un ex maoïste (il devait être camarade avec Georges Frêche) ; l’Union Européenne , instrument docile du capital financier qui compte bien réinjecter tous ces milliards pour les livrer à la concurrence, en pratiquant un dumping social dont l’élargissement est la clef.
      Inutile de multiplier les exemples, la cause est entendue …. Pour qui veut l’entendre !

      Après ces quelques remarques d’autres suivront sans doute, mais que l’on arrête de nous faire prendre des vessies pour des lanternes avec des arguments qui vont de la bondieuserie le plus maladroite au cynisme le plus éhonté.
      Bonne soirée à tous, à vous lire !

  29. Je comprends ce ce texte de la façon suivante:
    Le Capitalisme dans le cadre de la mondialisation est devenu totalitaire, le macro-économique, la grande échelle.
    Ce système est censé s’autoréguler par la main invisible. Pas au profit de tous, puisque « la main invisible » la concurrence spontanée débouche sur la « triche », la véritable concurrence. Lorsqu’il a créé un outil l’homme a commencé à tricher avec les animaux, la religion ? Une triche avec la mort – pardon pour les croyants, je les respecte mais j’ai droit à mon interprétation-. La technique ? Une triche pour exploiter la nature. Cette « triche » demande une régulation sinon elle se retourne contre nous.
    Une idéologie répondant à au totalitarisme capitaliste ne peut donc aussi que devenir totalitaire sans régulation.
    Qu’est-ce qui a la capacité de réguler ?
    Des retro-actions forcément limitées ( au regard de la puissance totalitaire ) , limitées à la petite échelle, le micro-économique. L’auto-organisation des citoyens.
    En remontant le cours du temps on en trouve un exemple:
    «  » …En France, l’organisation des métiers sous l’Ancien Régime est construite autour des corporations et de trois états: apprenti, compagnon et maître. Pour les compagnons, il était extrêmement difficile, à moins d’être fils ou gendre de maître, d’accéder à la maîtrise. De plus, le « livre des métiers », rédigé en 1268 à la demande de Louis IX, interdisait à tout ouvrier de quitter son maître sans son accord8. C’est par réaction à ces mesures que seraient nées les premières sociétés de compagnons indépendantes des corporations. Elles ne prirent le nom de « compagnonnages » qu’au XIXe siècle et se nommaient jusque là des « devoirs ».
    ………. » » »
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Compagnonnage

    Cet exemple démontre des possibilités mais aussi la difficulté d’éviter la confrontation de tendances corporatistes diverses que l’on pourrait comparer à l’éclatement des Etats-nations ou de Fédérations d’Etats sur le mode européen.
    Ce qui nous manque donc c’est la diversité d’actions et de pensées, la mondialisation est principalement un formatage culturel stérilisant. Les cultures sont devenues aussi des OGM. sous régime totalitaire, sclérosant les alternatives à petite échelle.

    Un espoir ? Les réseaux qui se développent grâce à l’informatique et qui combinent la grande et la petite échelle. L’accès aux textes de l’Unesco et aussi à celui de Monsieur X, sa vie , ses , enfants, son chien, ses photos de famille.
    Facebook n’est pas un hasard, c’est le remplissage des réseaux sociaux par du contingent, de l’occupationnel, alors qu’ils offrent un espace formidable, mais neutralisé par l’individualisme fallacieux, le politiquement correct, la propagande, au partage et à la confrontation des idées.
    Un espace s’ouvre à nous citoyens, sachons l’utiliser; il ne faut pas laisser ce monopole aux bourses et aux banques.

    J’espère en la diversité et les petits leviers.
    Un espace, une perspective, comme ce blog-ci.

    Je profite de l’occasion pour remercier les intervenants , les réalistes,, les pacifiques, les teigneux, les savants, les réactionnaires, les anarchistes, les marxistes, les utopistes et les appenti(e)s comme moi, dont les écrits nourissent ma réflexion et me font progresser dans la connaissance.

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