LA RÉVOLTE SANS LA SOLUTION, par Jérôme Grynpas

Billet invité

Ce qu’il y a de patent, c’est le sentiment d’impuissance, à l’échelle des individus comme au niveau le plus élevé des décideurs des États les plus puissants. On ne peut que constater l’incapacité de ces décideurs et de leurs conseillers de penser hors du système, alors même qu’ils en fustigent les errements. Il faut dire qu’ils ont une excuse et ceci est vrai aussi pour les sphères dirigeantes européennes et leurs experts. Où puiseraient-ils un discours politique cohérent qui puisse être un contre- projet novateur et réalisable ?

L’indignation et ensuite ?

Il ne reste aux citoyens qu’une indignation plus ou moins violente. Ce n’est pas neuf. Rappel. Avant le XVIIème siècle, on a connu des révoltes jamais abouties et toujours durement réprimées comme celle des « fratellini » dans l’Italie du moyen-âge, la guerre des paysans en Allemagne à la Renaissance, les « troubles » causés par les famines à travers toutes les époques, etc.

Maintenant, l’indignation est toute de gesticulations. Dans les pays arabes, plus vigoureuse, cette indignation est soit réprimée (Syrie, Émirats, etc.), soit forte d’un premier succès (Égypte et Tunisie). Elle n’en reste pas moins grosse du meilleur comme du pire. En effet, les seuls à avoir un discours cohérent, quantitativement significatif, avec une vraie capacité organisationnelle, sont les religieux. Les autres ont des indignations, des aspirations mais cela ne fait pas un projet politique propre à conquérir idéologiquement une fraction importante de la population. La même situation d’indignation (pour le moment non violente) se déploie sous nos yeux tant en Europe (Israël compris) qu’en Amérique.

Rien ne fonctionne sans idéologie

Toutes les sociétés sont construites sur des idéologies. Dans l’antiquité, elles se construisent sur les religions du Livre, le bouddhisme ou en Chine à travers le confucianisme… Toutes ont vécu sur des corpus idéologiques – des textes. Ceux-ci avaient pour prétention, d’une part, d’offrir une représentation du monde ici-bas (et pour la plupart de l’au-delà) et, d’autre part, de proposer une pratique tant collective qu’individuelle déduite de cette idéologie.

À partir du milieu du XVIIème siècle, la modernité occidentale a suivi la même voie. Elle s’est exprimée d’abord idéologiquement dans ce qu’on appelle les « Lumières ». Celles-ci, face au pouvoir monarchique absolutiste appuyé par une caste de privilégiés, ont développé la théorie de l’égalité juridique de tout un chacun et, donc, sa capacité (selon ses mérites) à participer de plein droit au pouvoir et dans tous les secteurs de la vie au quotidien. Certes, il s’agissait de principes et le développement a été long et en dents de scie. Mais la démocratie, l’État de droit, la solidarité étaient nés. Les révolutions américaine et, surtout, française en sont les enfants légitimes.

À la charnière des XVIIIème et XIXème siècles, le libéralisme économique donne à la révolution industrielle sa légitimité (Adam Smith, Ricardo, etc.) tout en suscitant à partir du milieu du XIXème siècle surtout à travers la doxa marxiste, la constitution d’une contre-idéologie globale – sur la base d’un compendium écrit – capable de s’opposer au capitalisme triomphant.

Le capitalisme, idéologie mondiale

Tant que le capitalisme usait de sa force pour se sustenter toujours davantage par l’exploitation coloniale, par exemple, il continua à se développer. Développement qui entraîna les premières lourdes contradictions (guerre et révolution). Pour des raisons, trop longues pour en parler ici, le contre-projet révolutionnaire des bolcheviques de plus en plus oligarchique et donc de plus en plus policier, échoua de la pire des façons : l’implosion. En Occident, ceux qui tentèrent, tout en s’accommodant du système, de l’améliorer – les socio-démocrates – connurent d’abord des succès, puis peu à peu se firent gestionnaires. Quand le soviétisme s’effondra, ils se turent définitivement se contentant de privilégier faute de mieux des « avancées sociétales » tout en pratiquant les « bonnes oeuvres ».

Globalisé, sans contradicteur idéologique crédible, le capitalisme – à partir des années 80 – passa à la vitesse supérieure : la financiarisation du monde. Il se trouvait ainsi à l’abri des États – étant hors loi. Mieux encore, il fit accepter par les gouvernants et les gouvernés (dans une large majorité) que le profit privé était l’alpha et l’oméga de tout développement possible. Il ne s’agissait plus d’une « idéologie » puisque, claironnait-il, les idéologies étaient mortes. Tout cela est scientifique, disaient les experts médiatiques. Et les gens « sérieux » n’y voyaient rien à redire.

Autrement dit, le drame – intellectuel et politique – de notre époque, c’est l’absence de tout contre-projet idéologique. Les possédants et tous ceux qui vivent convenablement au sein de ce système n’ont pas besoin de théorie nouvelle, leur seul projet c’est de se maintenir. La gauche de la gauche, très minoritaire, fait semblant de chercher auprès du vieux Marx des réponses. Visiblement, ce n’est pas sérieux.

Aujourd’hui, de par son développement même, le capitalisme a mis à nu son incapacité à se réguler au point de tendre à la déliquescence et l’opinion publique comme ses dirigeants le reconnaissent, mais se sentent incapables de penser à une solution viable au long terme. Il n’y a pas de projet, pas de « nouvelles Lumières ». On s’indigne et on a peur. La révolte sans la solution. Face à un capitalisme même malade, c’est peu.

Conclusion

Beaucoup se disent in petto : cela ne durera pas. « Ils » vont devoir réagir pour leur propre bien. Mais, ils sont empêtrés dans un quotidien dont ils vivent bien (que mon voisin fasse le premier pas…) Cet avantage, ils tiennent à le conserver. Sans compter qu’ils estiment que leurs certitudes sont l’expression d’une réalité irréfragable. Le néolibéralisme, le libre-échange planétaire ne sont-ils pas des faits de nature ? On ne peut pas empêcher la terre de trembler, au mieux on peut construire des bâtiments selon des méthodes antisismiques toujours améliorées. Peut-on faire mieux dans la sphère du politico-économique puisque la théorie novatrice capable de modifier notre paradigme économique ne se déploie nulle part ?

Quel individu, quel groupe proposera, au-delà de l’indignation et de la peur, une théorie et une pratique capable de porter un projet novateur ?

Jérôme Grynpas
Philosophe

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257 réflexions sur « LA RÉVOLTE SANS LA SOLUTION, par Jérôme Grynpas »

  1. Le Confucianisme c’est la face « morale » de la pensée Chinoise, ne pas oublier la face beaucoup plus théologique ou mystique, qu’est le Taoisme, et l’Antiquité c’est aussi les païens (Egyptiens, Grecs, Romains et aussi Sumériens, Achéménites etc), non ?

  2. Moi je ne m’inquiète pas.

    Il faut penser les temps qui se chevauchent.
    Il y a le temps d’une existence humaine, au sein de laquelle nous sommes très impatients, et celui de l’histoire par exemple – sinon celui des rythmes géologiques, dans lesquels l’humanité commence à intervenir autant qu’elle commence à les connaître. Ne parlons pas du temps des législatures, qui est malheureusement l’horizon de décision des gouvernants que se donne notre forme de démocratie très limitée.

    Les défis dans lesquels nous sommes ont certes un caractère pressant et angoissant, mais il est certain qu’ils sont posés au temps historique et non au temps individuel.

    Vous nous dites qu’il y a une révolte qui pointe le nez, et pas de solution. Heureusement! Ceux qui ont la solution sans mouvement social, on les connaît. Ce sont les généraux sans troupes de la gauche de la gauche.

    D’où les solutions peuvent-elles venir?

    Moi, je fais le pari qu’il y a actuellement un Siècle des lumières à l’oeuvre.

    Quand Ricardo Petrella publiait avec le Club de Rome, Halte à la croissance (1970), un livre de critique du capitalisme néo-libéral sortait tous les ans ou tous les six mois. Aujourd’hui, il s’en édite plusieurs par semaine, et vu que les éditeurs tiennent des comptes, cela nous dit qu’il y a un sacré lectorat, outre le fait que les auteurs se multiplient.

    Qui aurait prévu la chute du mur de Berlin la semaine avant qu’il ne s’écroule? Le printemps tunisien? Les indignés espagnols?
    D’innombrables semences sont posées dans d’innombrables cerveaux.

    L’histoire est en mouvement, en plein mouvement.

  3. « Autrement dit, le drame – intellectuel et politique – de notre époque, c’est l’absence de tout contre-projet idéologique »

    Je ne suis pas d’ accord il y as des gens qui proposent des solutions.

    Mais le système tient tout le monde politique de droite à gauche par les c….. par la corruption, la menace, le chantage…. CF Coluche à son époque.
    Je crois à un Collège d’ hommes instruits et qui ont fait preuve durant leur carrière d’ intégrité et de véritables convictions comme Mr Jorion notamment, Jean Pierre Petit, Albert Jacquart
    Aussi d’ écrivains comme Bernard Werber entre autre!
    C ‘ est à ces gens qui NE SONT PAS DES POLITIQUES qui proposent des solutions réelles et non violentes non racistes de nous prendre en main!
    Mais malheureusement il faut ( en tous cas pour la France et en Europe de l’ ouest ) que les gens crèvent un peu de faim pour réaliser toute cette mascarade de société. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Plaque_de_d%C3%A9chets_du_Pacifique_nord
    Il faut un effondrement pour une prise de conscience.

    CONTINUEZ LES GARS VOUS FAITES DU BON BOULOT CA VA VENIR CAR LA JEUNESSE
    VOUS ECOUTE ET SAIT DISCERNER LES ESCROCS DES VRAIS HOMMES.

  4. @jjerome

    Il y a un bon point de départ, c ‘est ce qu’a dit paul jorion dans l entretien de france 24.
    En gros il dit que les hypothèses de concurrence et parfaite qui font de la théorie smithienne la meilleure des théoties dans notre monde ne sont plus respectées.

    Ces hypothèses quelles sont elles : 1/ atomicité des agents ( ce que paul jorion appelle les rapports de force). On voit bien aujour dhui qu il y a plusieurs catégories ( travailleurs, politiques, actionnaires ) qui ont des intertets divergents qui se sont accentués.
    2/transparence de l’information : on voit bien que cette hypothèse cruciale est sujette à bp de problemes. Les banques possedent des informations exetraordianires et sont capables de reunir sur le meme toit une quantité d interet divergents ( clients, fonds propres …). Ce qui fait qu elle peut prendre des positions qui lui seront benefiques mais pas globalement.
    3/ libre circulation des facteurs de production travail et capital. A mon sens c est l hypothese la plus fausse qui est fondamentale. Le capital est en effet doté d une parfaite mobilité alors que le travail est lui intrinsequement immobile du fait qu il correspond à l etre humain.

    Une autre chose qui met un frein au paradigme néoclassique, c est l hypothese de ressources illimitées. Or on sait que c est pas le cas. Introduire le concept de ressources limitées ne peut aller que vers une solution ou l etat reglerait par la loi les comportements individuels. Il n y a qu a voir la violence avec laquelle le tea party rejette ça ( rejet du rechauffement de la planète, droit des americains à leur mode de vie….) pour vous dire que ce concept est une vraie breche dans l edifice libero liberal/

  5. Que l’opinion publique se sente impuissante, nul n’en doute. On ne s’acharne pas à la diviser et à la manipuler pour rien.
    Ses dirigeants, vivants convenablement du système et appartenant souvent aux possédants, n’ont pour but que de se maintenir, et de maintenir l’idéologie « libérale », en place.
    Nous nous dirigeons donc probablement vers un renforcement de l’état policier, jusqu’à l’explosion.
    A quand la démocratie ?

    1. Je pense comme vous nous sommes en marche s’ils continuent sur cette lancée pour le fascisme et peut être allons nous voir resurgir aussi des sortes de Stasi.

      Hier je lisais qu’une de proposition pour faire face à la dette italienne, c’était de supprimer tous les jours fériés tombant en semaine pour les mettre au dimanche pour assurer plus de compétitivité.

      Compétitivité de quoi de la connerie humaine ????

      Ils ont vendu nos emplois (grâce à cet euro fort qu’ils ont tellement voulu) aux pays à bas coup pour qu’une minorité détenant les capitaux s’en mettent plein les poches et ils veulent qu’on soit compétitifs ????

      Et le servage direct, allons y tout de suite puisque c’est ça qu’ils demandent

  6. « La gauche de la gauche, très minoritaire, fait semblant de chercher auprès du vieux Marx des réponses. Visiblement, ce n’est pas sérieux. »
    Et pourquoi ne serait-ce pas sérieux ?
    Seriez-vous l’un de ceux, nombreux, qui confondent marxisme et communisme qui en est sa forme totalement dévoyée.
    La théorie et la pratique, capable de porter un projet novateur est de replacer l’humain au centre de la société (à la place de l’argent). Chacun doit pouvoir éduquer ses enfants, manger à sa faim, se loger décemment, pratiquer un minimum de loisir sans se ruiner, etc. (on pourrait dresser une longue liste). Aujourd’hui, les pays les plus riches jettent 30% de leur nourriture (gaspillage) alors qu’un milliard d’être humains ne mangent pas à leur faim. On marche sur la tête.
    Le système (il n’y a pas besoin de théorie ou d’idéologie nouvelle) est de réguler fortement les activités financières en les taxant, de définir une fourchette de salaire (et de rémunération autre que salariale) qui soit décente et acceptable par tous. Tout ceci est possible.
    Je sais, tout cela ne fait pas un programme, mais si on se débarrasse d’abord des maffias qui nous gouvernent alors le peuple peut reprendre le pouvoir. Evidemment cela passe par une période de chaos car il faudra bien faire une révolution. C’est inévitable car les maffias ne donnent jamais le pouvoir, il faut le lui arracher.

    1. La gauche de gauche, cad indépendante des politiciens,
      fait bien de ne pas proposer de système, de solution clé en main.

      Il est plus utile de faire un bon diagnostic:
      l’appropriation privée des moyens de production conduit à la catastrophe économique,
      mais aussi sociale et écologique.
      Et de travailler à abattre cette tyrannie du capital, condition de la démocratie.

      La fin de cette tyrannie permet d’envisager et d’expérimenter,
      avec les variantes propres à chaque culture et héritage,
      toutes les formes de propriété démocratique, cad collective et sociale.

      La démocratie, cela veut dire justement de ne pas arriver solution clé en main.
      De priviligier l’expression de chacun et la décision démocratique.

      Le role d’un parti pour la révolution n’est pas seulement être un outil de la révolution.
      C’est, sur la base des expériences passées (tentatives avortées de socialisme),
      de proposer et défendre les formes les plus avancées de démocratie,
      sans jamais prétendre à exercer le pouvoir.
      Au contraire en défendant un pouvoir des travailleurs et des citoyens.

      Voilà l’ambition de la gauche qui n’a pas renoncé.
      Elle est porteuse d’avenir, car sans illusion sur la tyrannie,
      et défend la démocratie dans toutes ses dimensions.

      1. @ Charles A. 12 août 2011 à 10:18

        Comme beaucoup d’autres, vous cherchez une voie pour sortir des difficultés dans lesquelles nous nous trouvons. Depuis que l’on vous lit, on constate que pour vous, la solution passe par l’extermination du capital et la sacralisation de la mise en commun.

        En imaginant une voie qui se construit à la fois sur l’exclusion et sur l’exclusif, êtes vous bien certain de faire le bon choix ? Tout miser sur le radicalisme, n’est-ce pas se priver des avantages de ce que peut apporter chacune des solutions en concurrence ?

        A contrario, c’est vrai, chacune des 2 options, prise dans son orthodoxie la plus pure, comporte des inconvénients. Mais ils se sont se révélés de manière suffisamment marquante dans la vie de l’humanité, pour nous rendre vigilants. Il devrait donc être possible d’éviter leur réédition en prenant des dispositions préventives pour ne pas qu’ils se renouvellent.

        Personnellement il me semble que la recherche d’une voie qui associe la défense du capital et de la mise en commun me semble être la seule qui puisse nous offrir une porte de sortie. Que chacun adopte un esprit de protection du capital mis au service du bien commun des humains d’aujourd’hui et de demain, voila probablement la meilleure voie à prendre.

    2. @ wykaaa 12 août 2011 à 00:42

      Je sais, tout cela ne fait pas un programme, mais si on se débarrasse d’abord des maffias qui nous gouvernent, alors le peuple peut reprendre le pouvoir

      Il y a quand même un sérieux problème avec le pouvoir. C’est, semble-t-il, un terreau fertile pour faire naître et se développer les maffias. Cette chienlit, ce chiendent, s’acclimate sous toutes les latitudes. Les peuples et leurs gouvernements, généreront probablement toujours des maffias sous diverses formes, tant que la morale -ou l’éthique, pour ceux qui préfèrent ce mot- n’aura pas reconquis la place qu’il lui faut occuper dans la conscience de chacun pour réellement servir l’humanité et pas seulement quelques-uns de ses piètres représentants.

      Les formes de maffia sont multiples, certaines sont même redoutables. Elles peuvent mettre les démocraties sous leur coupe.

      Evidemment cela passe par une période de chaos car il faudra bien faire une révolution. C’est inévitable car les maffias ne donnent jamais le pouvoir, il faut le lui arracher.

      Pourquoi, en évoquant le chaos et la révolution, ouvrir la porte à ce qu’il y a de moins noble chez l’homme ?

      C’est très difficile de s’éloigner de la violence et de la barbarie. Il nous a fallu des millénaires pour progresser un peu. Ne serait-il pas plus raisonnable de faire une infinité de révolutions dans les consciences individuelles, pacifiquement, intelligemment, de façon réfléchie, raisonnée et rationnelle ?

      Arracher le pouvoir à une maffia pour le confier à une autre, où serait le progrès ?

      1. Les peuples et leurs gouvernements, généreront probablement toujours des maffias sous diverses formes, tant que la morale -ou l’éthique, pour ceux qui préfèrent ce mot- n’aura pas reconquis la place qu’il lui faut occuper dans la conscience de chacun pour réellement servir l’humanité et pas seulement quelques-uns de ses piètres représentants.

        Entierement d’accord. Vous avez tout resumé en quelques lignes ! 🙂

      2. L’infiltration mafieuse dans la politique se traduit par l’infiltration des institutions d’un état par des organisations criminelles se consacrant à des activités telles que vente d’armes, trafic de drogue, proxénétisme, racket, jeux d’argent, contrebande et se caractérisant par le fait qu’elles survivent à ceux qui en font partie (Cosa Nostra existe depuis le milieu du XIXe siècle.) D’après Wikipedia, le produit économique des mafias italiennes représenterait un chiffre équivalent à environ 15 % du PIB de l’Italie, soit près de 220 milliards d’Euros.

        Quand des hommes politiques utilisent des pratiques illégales pour se procurer de l’argent pour leurs fonds électoraux voire dans un but d’enrichissement personnel, quand ils font appel aux services de trafiquants d’armes ou au milieu, etc, on est tenté de parler de méthodes mafieuses mais ce type de pratiques est plus facilement dénoncé par la presse et combattu par la justice.

        Le lobbying se pratique lui de manière tout à fait légale…

  7. Etre la vérité ou avoir raison ?

    C’est peut-être cet échec du sens, cet « échec de la raison », dont parlait Albert Camus qui nous poussera collectivement à nous détourner de l’idée et de son développement l’idéologie. Cette civilisation de la raison est-elle déjà à l’agonie ?
    Que sais-je que je n’ai pas appris ?
    Toutes les religions portent en elles un enseignement ésotérique désignant la même vérité : l’idée est un phénomène, une forme, et les avant-postes de la physique contemporaine ont rejoints les Upanishads et le cœur de la philosophie Bouddhiste en détruisant l’illusion d’une matière objective !

     » On peut douter de tout sauf de celui qui doute. »

    C’est une civilisation de l’être qui pourra remplacer une civilisation de l’avoir.

    Franck Terlin

    Photographe

      1. On pourrait semble-t’il s’appuyer sur un effet de seuil qui s’appuyant sur une quantité croissante d’individus matures déclencherait une transformation collective. Il faudra d’abord faire soi-même le chemin vers cette maturité. Elle se mesure par notre capacité à reconnaitre notre impuissance et notre ignorance et notre volonté d’être d’abord responsable avant d’être libre.
        Dans mon cas, il reste beaucoup de travail mais je vois que quelque chose est possible. pour les autres, je n’ai pas à préjuger ni même à m’en inquiéter.

      2. Je ne voudrais pas qu’un Occident ayant connu sa « chute du mur » jette le bébé de l’individualisme avec l’eau sale du bain néolibérale.

  8. La solution se construira entre intellectuels et mouvement social, non?

    Le mouvement social, il surprend toujours. Il est indécidable.

    Du côté des intellectuels, je dirais qu’il y a les oeuvres de démontage et de déligitimation du capitalisme, et les chantiers de l’utopie. Le site où nous intervenons ici est quelque part dans ces eaux-là.

    Du côté des auteurs, il y a Jacques Généreux et son ouvrage La dissociété, il y a Serge Latouche et ses travaux sur la décroissance, et plus généralement le Mauss et le dévoilement du don à l’oeuvre dans toute société humaine – un secret bien gardé et quasiment impensable dans notre société obsédée par l’économie envahissante.

    Il y a je pense un courant d’émancipation qui a été historiquement sali et déformé par les pouvoirs de toutes sortes, les pouvoirs bourgeois historiques autant que ceux qui se sont installés en se réclamant de Karl Marx. Ce courant déprécié mais incontournable a pris la forme de l’anarchie (des anarchies) et du socialisme radical pré-marxiste et non marxiste. Ces mouvements expriment le désir éternel des peuples, qui est le vrai défi que posent à l’humanité les temps historiques: comment construire une société fraternelle axée sur le vivre ensemble et la protection de tous, en particulier des plus faibles, une société qui combat en l’homme les tendances innées à la prédation et au meurtre à l’intérieur même de l’espèce.

    Les jacqueries allemandes du haut moyen-âge exprimaient déjà haut et fort cet objectif, qui est resté, pour eux, très …idéal.
    Nous ne l’atteindrons pas la semaine prochaine, ni l’année prochaine, peut-être pas ce siècle-ci, même, mais il est le seul qui vaille pour les petits-enfants de nos petits-enfants.

    Et donc pour nous aujourd’hui et tout de suite.

    1. @Leboutte

      comment construire une société fraternelle axée sur le vivre ensemble et la protection de tous, en particulier des plus faibles, une société qui combat en l’homme les tendances innées à la prédation et au meurtre à l’intérieur même de l’espèce.

      Les kibboutz sont (étaient) une forme de réponse à cette question. Les communautés religieuses aussi.
      L’idée, dans ce monde aux ressources limitées, ce serait de produire 80% de nos besoins localement et de limiter le commerce au strict nécessaire.
      En produisant et consommant localement, on vit en symbiose avec son environnement, on favorise la démocratie parce que la démocratie est impossible à grande échelle, on réduit les conflits parce que le contrôle social peut s’exercer, on évite les déperditions d’énergie sociale; pas besoin de banques, d’assurances, de police, de justice, de prisons, pas de fonctions commerciales inutiles, pas d’hypermarchés, et pourquoi pas – à terme – plus d’argent
      Réfléchissons aux gaspillage d’énergie sociale que représente la tertiarisation de la société.
      Travaillons plutôt dans les champs, les vergers, les énergie renouvelables, l’éco-construction, la petite manufacture.
      Du tertiaire, ne gardons que l’éducation, la santé et la recherche.
      Et produisons des biens et équipement durables au lieu d’entretenir le cycle capitaliste « extraire, transformer, vendre, jeter »
      Les solutions sont à notre portée.
      Plus de capitaux, plus de capitalistes !
      Il va bien falloir creuser sérieusement cette idée de décroissance

  9. Une suggestion. L' »assemblearisme » pourrait-il être cette idéologie qui manque tant selon vous pour que les révoltes actuelles puissent être porteuses d’un projet politique s’apparentant à une solution? Je vis à Barcelone, et depuis le 15 mai, l’horizontalité et le fonctionnement par assemblées sont ce qui structure le mouvement des « indignés ». C’est loin d’être parfait, et on est beaucoup plus en phase d’apprentissage qu’en mesure de proposer LA solution, mais comme disent certaines pancartes des manifestants: « nous allons lentement, parce que nous allons loin »

  10. Bonsoir,
    Non il n’y aura pas un Livre nouveau qui guidera les masses. Ou plutôt pas encore. C’est par l’apprentissage , difficile, d’une vie dans l’interstice de ce que l’on nous laisse, qu’une accumulation d’habitudes, de procédures nouvelles, qu’un jour, peut-être, viendra une lumière qui saura en faire la synthèse. Pour l’instant, déliquessons ensemble.. la rapacité n’a pas encore usé la corde sur laquelle elle se maintient.
    Cordialement

  11. Marcel Duchamps disait quelque chose de ce genre : « il n’y a pas de problèmes, il n’y a que des solutions », …
    Cette espèce de maxime, peut-être ce sont plus la tendance « activiste », (ex: Jose Bové contre les OGM), mais aussi d’autres, qui réussissent de la porter (le PS est bien handicapé de l’ouvrir)
    mais sur ce blog, il est bien quelques idées très concrètes (reste à suivre, il faut du temps pour faire remonter les idées -même pour les « activistes »-, après si elles sont mises en oeuvre, peut-être feront elles avancer les choses ou les faits vers la solution …

    1. Et Rimbaud écrivait « Oui l’heure nouvelle est au moins très-sévère. »

      Une saison en enfer et les illuminations, clairement les livres les plus actuels aujourd’hui (et depuis un moment)

  12. Interdiction des ventes à découvert adoptée dans 4 pays, dont la Belgique… Effet Jorion? Vers la fin de la spéculation ou mesure de diversion?

    1. Il s’agit juste d’une mesure temporaire (l’interdiction durera 15 jours). Les autorité de surveillance des marchés veulent simplement calmer le jeux un petit moment, mais en aucun cas fermer le casino !

  13. Pour le redire encore une fois, la théorie de la « rivalité mimétique » de Girard décrit à mon avis très simplement ce qui est en train de se passer. On pourrait le comparer aux prémisses d’une bagarre générale à l’échelle du monde, la violence étant physique, économique, verbale… ou intellectuelle selon le tempérament et les compétences des protagonistes.

    Comme cela a été suggéré par plusieurs commentaires, la rage destructrice des émeutiers de Londres est de la même nature que les « pillages » toujours recommencés des spéculateurs. Les uns et les autres sont possédés par une même volonté de détruire ce qui est à leur portée (et qui pourrait être n’importe quoi) avec leurs outils respectifs.

    Ils ont chacun trouvé un « bouc émissaire », non pas à un niveau rationnel, motivé par une décision, mais à un niveau irrationnel (et inconscient), tout comme cela se produit dans la violence conjugale, dans le vandalisme ordinaire… ou dans certaines diatribes passionnées contre un individu ou un groupe isolé, devenu responsable de tous les maux : le musulman, le rom, le nègre, Jean-Claude Trichet, Obama, Bush, la sorcière du Moyen-Age, Papa, Maman. L’étape suivante, ce peut être la mise à mort du bouc émissaire, par meurtre isolé ou lynchage collectif (ou d’abord par son simulacre symbolique)… Et c’est évidemment regrettable de croire que les sacrifices humains appartiennent à une époque révolue.

    Selon Girard, la rivalité mimétique consiste à désirer ce que l’Autre désire déjà, (par exemple, l’argent ou la renommée), alimentant à son tour le désir de cet Autre. Une rivalité croissante, potentiellement violente, se développe alors rapidement. Le rite est un moyen de canaliser cette violence, de lui donner une structure répétable sans victime réelle. C’est ce qui peut fonder une culture collective, si ce rite est admis par une communauté.

    Etant « déjà là au niveau animal », la rivalité mimétique n’est pas une mauvaise habitude due à une intelligence médiocre ou à une morale défaillante. Elle est à l’oeuvre nécessairement dans toute relation humaine : affective, sociale, économique, politique… et ici et maintenant entre nous sur ce blog. Au cours du vingtième siècle, la télévision puis Internet ont seulement élargi la portée de ce mécanisme à la planète entière, accélérant et décuplant ses effets. En même temps, dans l’ombre du discours romantique, chacun s’est rêvé (et se rêve encore sous nos climats) essentiellement autonome, libéré, maître de lui ou d’elle-même.

    Or, NE PAS SAVOIR QUE CE MECANISME EST A L’OEUVRE, c’est évidemment accroître son pouvoir. Dans le cas de la crise actuelle, commenter les événements en terme d’erreurs stratégiques ou de déchéance morale, c’est manquer la dimension non rationnelle du processus et de sa violence croissante. C’est aussi sous-estimer dramatiquement sa propre participation à ce processus et à cette violence, dans son propre comportement jour après jour (en voiture, au supermarché, en famille, etc).

    La solution n’est donc pas à chercher seulement dans le domaine rationnel du discours ou de l’analyse, même si l’effort d’information et de pédagogie réalisé sur ce blog est admirable et nécessaire.

    « Tous les penseurs voient l’origine de la société dans une décision volontaire, née… de la nécessité de s’entendre sur certaines choses. (…) C’est cette idée d’un point de départ réfléchi contre lequel je m’insurge. (…) Il n’y a que les universitaires et les bureaucrates pour s’imaginer que tout commence toujours par des comités. » (Quand ces choses commenceront… , Arléa, 1994 — je précise que j’ai moi-même été universitaire et que je me retrouve souvent assis à mon bureau, donc pas de problème avec ça.)

    On peut discuter les positions de Girard sur la psychanalyse et sa lecture des Evangiles, mais je crois que c’est dans un premier temps secondaire, tant la force de son intuition centrale est remarquable et féconde.

    Maintenant, de trois choses l’une à mon avis :

    1) l’escalade (« mimétique », dirait Girard; « symétrique » dirait Bateson) se poursuit et la violence converge de manière non rationnelle vers un « bouc émissaire mondial » dont la destruction est censée évacuer la violence. Guerres, massacres, au niveau local et/ou global : on sait ce que cela a donné au vingtième siècle.

    2) l’escalade se poursuit et conduit l’humanité à retourner sa propre violence contre elle-même, par exemple lors d’une catastrophe écologique ou nucléaire (locale et/ou globale) éventuellement d’une ampleur jamais vue. Elle pourrait naître d’une « négligence » ou d’une « erreur fatale », rationnellement inexplicable car d’origine tout aussi irrationnelle. Ici, il faudrait relire Jung. Au départ, ce peut être aussi bête que le déchargement de déchets radioactifs dans l’Ain, avant hier. A ce sujet, le récent petit livre de Thérèse Delpech, « L’Appel de l’Ombre », est fondamental.

    3) l’escalade est enrayée par une prise de conscience de la « crise mimétique » à l’oeuvre. Dans ce cas de figure, à un niveau local et/ou global, une part significative de l’humanité fait une sorte de saut qualitatif et émerge à une forme de rapport au monde renouvelé.

    Naturellement, une combinaison des trois est possible, et le processus peut prendre du temps. En fait, n’y sommes nous pas déjà, suspendus (tous ensemble) à notre propre effort de dépassement ?

    1. Bonjour!

      Vous devriez lire Thorstein Veblen, si ce n’est déjà fait, et notamment son concept de consommation ostentatoire. C’est très interessant.
      Merci pour Girard que je ne connaissais pas.

      Bien à vous.

      1. Très intéressant en effet. A voir si Veblen tient la consommation ostentatoire pour une tendance sociale ou psychologique susceptible d’être corrigée… ou (comme Girard) pour l’expression particulière (parmi d’autres) d’un mécanisme de comportement au coeur de notre nature d’être vivant… Je note en tout cas la référence. Merci à vous.

      1. Alors, c’est plutôt vers Jung qu’il faut aller voir, notamment ce qu’il dit de l’Ombre et de l’Animus/Anima. Voir par exemple « L’Homme et ses Symboles », chez Laffont, très accessible et clair (et illustré).

    2. @Un belge

      Tout à fait d’accord avec vous et René Girard
      Il y a aussi la thèse développée dans le film d’Alain Resnais; « Mon Oncle d’Amérique » (inspiré d’Henri Laborit) ou l’on voit qu’en situation de stress (dans le film ce sont des rats de laboratoire, ou deux collègues de bureau en situation de concurrence), il n’y a que trois alternatives possibles:
      * La lutte
      * La soumission
      * La fuite

      Quelle solution va-t-on adopter collectivement face au capitalisme débridé ?

      Pour être complet il y aurait aussi la solution zen, comme mettre une chaussure sur sa tête.

      1. D’accord avec vous sur la pertinence du film du Resnais.
        J’ajoute que quand ni la lutte, ni la fuite ne sont possibles, Henri Laborit parle (dans le même film) du circuit biologique de l’Inhibition de l’Action, qui débouche sur l’angoisse et une vulnérabilité accrue à toute pathologie.
        Grâce à vous, j’entrevois aussi que le koan Zen met exactement l’élève dans cette situation, dont il ne peut se sortir par la réflexion, mais uniquement par le saut (involontaire et miraculeux) dans l’action efficace.

        Par exemple :

        « Qu’est-ce que ceci ?
        Si tu me dis que c’est est un bâton, je te frappe.
        Si tu me dis que ce n’est pas un bâton, je te frappe.
        Si tu ne dis rien, je te frappe. »

    3. 3) l’escalade est enrayée par une prise de conscience de la « crise mimétique » à l’oeuvre. Dans ce cas de figure, à un niveau local et/ou global, une part significative de l’humanité fait une sorte de saut qualitatif et émerge à une forme de rapport au monde renouvelé.

      C’est ce qui me semble de plus en plus probable. Je sens tellement d’intelligence à l’oeuvre en ce moment que j’espère assister de mon vivant à cette mutation.
       » L’heure la plus sombre est juste avant l’aurore. »

      Merci

      1. Merci aussi.
        Souhaitons-nous de vivre ce passage avec vigilance, conscience, et si possible en beauté.

  14. Désolé pour le fil mais important (me semble-t-il) :

    «  »C’est la pire chose à faire maintenant, estime Abraham Lioui, professeur à l’Edhec, cité par le FT. Cela envoie le signal aux marchés que quelque chose de très grave est en train de se produire ». »

    April Group, Axa, BNP Paribas, CIC, CNP Assurances, Crédit Agricole, Euler Hermès, Natixis, Paris Ré, Scor et la Société Générale.
    Que les banques soient citées, nulle surprise.
    Que les assureurs et bancassureurs le soient, on ne l’est pas non plus exagérément (quoique, AXA et CNP en même temps, c’est du très lourd).
    Mais que l’on cite des réassureurs, comme Scor, alors là, on atteint les niveaux d’AIG de 2008 …

    Concernant l’Espagne, FT Alphaville publie le communiqué (en anglais dans son article mais avec un lien vers l’original).
    Alors que l’autorité de régulation française ne ait que suspendre les ventes à découvert pour 11 organismes pendant 15 jours, l’autorité espagnole elle précise ceci :
    « La prohibición cautelar afecta a cualquier operación sobre acciones o índices,
    incluyendo operaciones de contado, derivados en mercados organizados o
    derivados OTC
    , que suponga crear una posición corta neta o aumentar una
    preexistente, aunque sea de forma intradiaria. Se entenderá por posición corta
    aquella que resulte en una exposición económica positiva ante una caída del precio
    de la acción. »
    La mention des dérivés, en chambre de compensation ou en OTC, n’est pas passée inaperçue puisque l’autorité française ne la mentionne pas …
    La différence par contre entre Espagne et France est pour l’une les caisses et pour l’autre la présence des réassureurs/assureurs.

    Et il s’avère que pour chacun des pays, les restrictions sont quelque peu différentes.
    Pour la Belgique, c’est plutôt ceci :
    « A partir du 12 août 2011, la notion de « transactions à découvert” est élargie, en ce sens que la couverture par des actions empruntées n’est plus considérée comme une couverture complète[2]. Sont donc désormais interdits non seulement le « naked shorting », mais également le « covered shorting ». »
    La liste des organismes concernés : Ageas, Dexia, KBC Groep et KBC Ancora.
    On y retrouve évidemment Dexia.

    Par contre, étrangement, sur le site de la Consob, on ne trouve pas d’annonce sur ce type d’action.
    Une liste trop longue ?

    Globalement, tout ceci nous permet de définir ‘l’empire du mal’ :
    ventes à découvert, produits dérivés (en chambre de compensation ou en OTC), couverture incomplète (actions).
    Peut-être commencent-ils à voir qu’une interdiction globale des paris provenant de ce type d’actions est nécessaire et pas que pendant 15 jours, et que même des positions ‘couvertes’ doivent l’être par un certain type de sous-jacents (en gros, dont le prix n’est pas lui-même sujet à fluctuations, comme les actions : donc, non cotées).

    On va rentrer dans le dur, là …

    1. J’attire l’attention sur quelques points :
      – SCOR Global Life est un poids lourd mondial de la réassurance … Vie, ce qui expliquerait cela : si des obligations sont plombées, les effets se feront sentir chez ceux qui fournissent de l’AV, soit les assureurs et bancassureurs (AXA et CNP, notamment), d’où la nécessité que le réassureur tienne le coup, ce qui apparemment n’est pas forcément le cas. Après le réassureur, il n’y a plus que l’Etat, comme pour AIG. Or, nous savons depuis 2008, l’Etat ne peut plus. Reste donc la BCE … ;
      – Euler Hermès, c’est encore autre chose et ça sent pas bon : n°1 mondial de l’assurance-crédit des entreprises … Là, pour le coup, on intègre la dette privée, celle des entreprises.
      « Leader mondial de l’assurance-crédit, Euler Hermes assure ses clients contre les pertes découlant, d’une part, des défaillances des acheteurs domestiques ou étrangers, d’autre part du risque politique. »

      En gros, si on comprend bien la décision des autorités de régulation, on décide de protéger contre la spéculation ceux-là même qui sont censés protéger ceux qui assurent contre les risques, que ce soit pour les entreprises ou pour les particuliers, soit les derniers remparts.
      Sachant que les états ne sont plus fonctionnels et que la BCE a déjà ré-entamé (on saura à quel niveau lundi) son programme de rachats des obligations italiennes et espagnoles, on sait donc maintenant que les spéculateurs attaquent le dernier maillon.

      Après, il n’y a plus rien.
      Soit le système, dans son ensemble, pète, soit l’euro explose.

      Echec et mat.

      1. Et si tout ceci n’est pas du vent ou de la manip monstrueuse et au vu des entités nommées côté français, je comprends mieux pourquoi Sarko s’est pointé dare-dare à l’Elysée …

        15 jours.

      2. Tout à fait d’accord avec çà Dark Vador est à la manoeuvre , il se bourre de CDS acheté avec
        effet de levier , par crédit à tx presque zéro auprés des premiers dealers de la FED qui eux l’ont
        à zéro . Contraindre à se refugier en Treasureries , financer l’empire du Mal , et ramasser le prix
        de son ignominie .

    2. Il faut surtout espérer que la mesure d’interdiction de ventes à découvert ne soit pas temporaire mais à long terme, voire définitive et pas seulement pour les financières mais pour toutes les valeurs.
      Les propos de de Lioui sont l’exemple même de la mauvaise foi de ceux qui défendent la spéculation.
      Ce matin, on en a encore eu un bel exemple sur l’émission « Matin première » de la RTBf où l’on a, grande première quand même, opposé le dirigeant du PTB (parti des travailleurs de Belgique), marxiste bon teint à Bruno Colman, capitaliste grand tient. A remarquer le profil très bas de l’habile ex-patron de la Bourse de Bruxelles sur les fondamentaux théoriques mais son raidissement et ses pirouettes intellectuelles (brillantes) dès que des mesures concrètes limitant la spéculation sont avancées.
      Je trouve qu’il serait bien de se (nous) lancer dans la rédaction d’un petit ouvrage sur « les réponses aux sophismes des défenseurs du marché spéculatif ». Utile et clarifiant nos propres positions, ne serait-ce pas?

  15. La révolution a mit fin à l’idéologie d’une société basée sur la royauté de droit divin soutenue par la théologie, le sabre et le goupillon, on a eu l’idéologie sociale basé sur l’état et la démocratie, après guerre, et depuis l’effondrement de l’URSS c’est le temps de l’argent-roi et de sa théologie particulière.
    Je suppose que la prochaine étape, celle qui commence maintenant, sera, par réaction, « pas d’idéologie du tout ». Pas de part belle au capitalisme ou à la souveraineté populaire ou religieuse, juste une discrète mécanique redistributrice qu’on ne tripote pas tout le temps pour raisons électoralistes.
    La démagogie et l’électoralisme sont les cancers de la démocratie, ne devraient accéder à des fonctions publiques importantes que ceux qui ont fait leurs preuves, pas les petits mégalos manoeuvriers.

    La Belgique est un curieux pays : relativement démocratique, avec plusieurs gouvernements régionaux plutôt proches du peuple, pas de gouvernement fédéral, donc pas de majorité ni d’opposition (à quoi??). Et puis ça marche quand même, et plutôt bien, par rapport à ce qu’on voit ailleurs. Le gouvernement sortant, sortant depuis plus d’un an, et notamment le premier ministre considéré au début comme un peu benêt, est maintenant bien rôdé, travaille efficacement en collaboration avec le parlement et les instances européennes, tout en se faisant discret.
    Peut-on espérer mieux?

    1. Oui, les apparences sont trompeuses, la Belgique n’est déjà plus « un pays ».
      Ce qu’il en reste est complètement bloqué, l’impuissance politique et démocratique font illusion.
      Personne ne sait vers quoi la « Belgique » s’oriente et les « Belges » retiennent leur souffle avant le dénouement final.

  16. Ce n’est pas un projet novateur puisqu il a été proposé il y a 60 ans mais pourquoi ne pas proposer, sur base de l’initiative adoptée ce soir par la France, l’Italie, l’Espagne et la Belgique pour interdire les ventes à découvert, un pacte de paix tel que celui qui a été à la base de la construction européenne? Pour rappel, l’Europe a été construite pour éviter de revivre une 3eme guerre mondiale! Le Traité CECA, signé en 1952, assurait une régulation de la production de charbon et d’acier (instruments de guerre à l’époque) et devait assurer les conditions de paix! 6 pays fondateurs, dont la France et l’Allemagne (mais aussi la Belgique), à l’époque à la manoeuvre. Par la suite, la construction européenne a dévié de sa trajectoire initiale, pour créer aujourd’hui à nouveau elle-même les conditions de guerre (les émeutes anglaises en sont peut être les prémisses, la montée généralisée des fascismes en est en tous cas un symptôme). Proposons un nouveau traité de paix européen pour maintenir la paix, avec cette fois la régulation de l’instrument de destruction massive que représente le capital! Sautons sur l’initiative prise par ces 4 pays pour interdire la spéculation et recréer les conditions de développement d’une Europe economique au service du social…

  17. « Quel individu, quel groupe proposera, au-delà de l’indignation et de la peur, une théorie et une pratique capable de porter un projet novateur ? »
    est précédé de
    « La gauche de la gauche, très minoritaire, fait semblant de chercher auprès du vieux Marx des réponses. Visiblement, ce n’est pas sérieux. »
    Si on évacue d’avance la source des solutions, l’analyse marxiste et la lutte des classes, ne nous etonnons pas d’être dans l’impuissance. Vous contribuez vous-même à cette impuissance M.Grynpas. D’autre part la pensée marxiste est vivante et en pleine évolution, intégrant aussi bien les leçons des échecs du stalinisme que les questions écologiques!
    Allez voir le site du Parti de Gauche et vous trouverez quelques débuts de réponse.
    PS:La gauche de la gauche « très minoritaire » a quand même fait 10% aux cantonales avec le Front de Gauche, malgré un système médiatique clairement hostile et est en pleine progression.
    Allez voir aussi les conférences de Remi Herrera: http://vimeo.com/21013336
    Renseignez-vous sur les mouvements de la décroissance.
    En résumé, les solutions sont tout autour de nous, il est seulement de bon ton de les ignorer dans certains cercles.

  18. Encore un constat. C’est bien, surtout qu’il est plutôt lucide.
    Mais toujours aucune proposition.

    Quel individu, quel groupe proposera, au-delà de l’indignation et de la peur, une théorie et une pratique capable de porter un projet novateur ?

    Normalement, toute action engendre une réaction, alors pourquoi rien de sérieux n’émerge ?

  19. il me semble qu’il existe une idéologie politique parfaitement constituée et forte de nombreuses réflexions et idées radicalement anti-capitalistes : c’est l’écologie politique. Une économie respectueuse des équilibres et des ressources, une vision sociale d’entraide et de participation.

    Anti-capitaliste et novatrice par excellence : par la redéfinition de la valeur intrinsèque des objets échangés, par le refus d’accumuler les plus-value grâce au capital pour préférer un réinvestissement immédiat sous la forme d’une économie de moyens, par l’abandon du principe de base du capitalisme qui est d’épuiser les ressources et de spéculer sur la rareté …
    Etc, on pourrait développer… l’écologie politique est véritablement une idéologie qui synthétise les oppositions théoriques au modèle capitaliste, libéral, global.

    Et c’est aussi une forme revivifiée d’humanisme… donc…

    1. Entièrement d’accord avec vous. Pour moi c’est la seule variante de la gauche qui est porteuse d’une vision pour l’avenir. Les jeunes ne s’y trompent pas: beaucoup de mes étudiants/amis sautent sur des emplois moins bien rémunérés, mais qui ont une connotation verte, preuve qu’ils aspirent à « autre chose ».

      La question à cinq francs est « pourquoi l’écologie politique n’est pas prise sérieux dans les milieux intellectuels? ». C’est maintenant un corpus intellectuel raisonnablement bien charpenté qui allie revenu inconditionnel, promotion de l’autonomie de la personne, de la liberté (de participer et d’entreprendre), égalisation des capabilités, gestion des limites et du capital naturel, économie tenant compte des sphères physique et sociale, subsidiarité. Je pense que les propositions de Paul Jorion s’y intègre assez naturellement (mais je ne suis pas sûr qu’il soit de cet avis).

      Il y a certainement le problème d’une certaine image « hippie », écolo-rigolo. Il y a aussi le fait que les paris écologistes ne défendent pas un groupe social déterminé (les travailleurs et chômeurs pour la gauche, les commerçants, cadres et capitalistes pour la droite, les chrétiens pour les partis d’obédience chrétienne, etc…), ce qui rend le discours suspect au niveau politique. Finalement, c’est une vision qui boulverse fondamentalement l’ordre établi, et qui rencontre des résistances de toutes parts (des syndicats ET des patrons!). Voyez-vous d’autres blocages?

      1. C’est maintenant un corpus intellectuel raisonnablement bien charpenté

        Voyez-vous d’autres blocages?

        Je vous suis sur l’axe à suivre, cependant quand vous dites que c’est un corpus raisonnablement bien charpenté, je vous trouve « déraisonnablement » optimiste, pour la raison que vous évoquez vous-même, personne parmi les leaders d’opinion et les corps constitués n’en veut, et ça constitue un sacré blocage.
        Il reste l’initiative locale , voire individuelle, forcément restreinte,… et la foi pour espérer que ces initiatives auront le temps de croître, de s’agréger puis de faire masse, alors on arrivera peut-être, si il n’y a pas de guerre entre les différentes « tribus », à un corpus intellectuel raisonnablement bien charpenté.
        J’ai tout de même le sentiment:
        1) que ça prendra du temps,
        2) que l’issue positive est incertaine,
        3) qu’il faudrait autre chose…
        Si vous avez des idées sur le 3 , je suis à l’écoute.

        Cordialement

  20. Voila un article, clair, brillant, profond, et qui replace la crise actuelle dans une perspective historique sans laquelle elle est impossible à comprendre.

    Cependant, je le trouve nul. Ce n’est pas pour être méchant, vous êtes certainement un homme intelligent et brillant, cela se voit à votre façon de vulgariser pour nous, le commun des mortels, tout en gardant l’essence de votre pensée, cependant vous exhibez le meme defaut que la plupart des gens de gauche (dont je suis d’ailleurs et je suppose que vous etes, si tant est que ce clivage ait encore un sens aujourd’hui ….) : une excelente analyse du probleme et l’incapacité à, ne serait ce que proposer une solution !

    Résultat : quand je lis votre article mon moral baisse et mon angoisse monte. Etait-ce votre but ? J’en doute !

    Vous etes philosophe. Je crois, si je ne m’abuse que votre metier est de proposer au grand public des pistes de pensée pour comprendre la Vie. Ca c’est ma definition au feeling…Celle donnée dans la wikipedia est plus précise : « une personne qui réfléchit avec sa raison sur le monde et la pensée, pour accéder à la sagesse ou pour comprendre le sens de la vie, dans l’espoir d’être plus heureux ou libre ». Mmmmh oui elle est bien plus précise.

    Bref « Quel individu, quel groupe proposera, au-delà de l’indignation et de la peur, une théorie et une pratique capable de porter un projet novateur ? » , pour moi, c’est votre boulot de répondre à ce genre de question.

    Mon introduction, et la mise en paralelle, volontairement provocatrice, avec votre metier de philosophe, à pour but d’introduire une idée simple, mais que je trouve relativement peu répandue. Très certainement, parcequ’elle est stupide, mais je me permets tout de meme de l’exposer à votre regard de professionel de la pensée : et si cette crise n’etait pas une crise économique mais spirituelle ?

    Non s’il vous plait, ne me taxez pas de hippie, j’ai horreur de ça 🙂

    Ce que je veux dire par là, c’est que malgré les tentatives répétées des economistes (à quelques exceptions pres, dont l’auteur de ce blog, mais aussi Stiglitz et quelques autres qui font un vrai effort de vulgarisation) de nous faire croire que l’économie est une science réservée à une petite élite, , le probleme économique de fond actuel est relativement simple, me semble t’il :

    1) les marchés sont transnationaux
    2) les peuples n’ont donc aucun controle dessus (je ne me souviens pas avoir voté pour les membres de la banque mondiale, du FMI, ou meme de la BCE ….)
    3) les marchés eux, par contre ont un controle direct sur les peuples, au travers des états qui ont, plus ou moins les pieds et poings liés.

    Imaginons que l’on ait un vrai president de gauche voulant faire une vraie politique de gauche. Il serait bien embetté de trouver le budget necéssaire etant donné :
    – les interets de la dette nationale à verser
    – le fait qu’augmenter les prélevements obbligatoires (ou en tout cas, à les remodeler) menerait à des délocalisations des entreprises et à l’evasion fiscale des plus riches, donc à un chomage et un cout de la solidarité nationale plus élevé.

    Evidemment, je passe sur les subprimes et autres « détails » , mais grosso modo, le concept est relativement simple.

    Ce qui est intrigant, c’est : qu’est ce qui pousse les gens à faire ça ? Qu’est ce qui pousse les traders, les dirigeants de grandes multinationales, les banques d’affaires, et plus généralement, les gens ayant trait à la finance de haute volée, à faire fi de l’existence de milliers de salariés, pour amasser de l’argent, dont, objectivement ils n’ont pas besoin ?

    L’affaire Mark Zuckerberg contre les frèeres Winklevoss en est un exemple troublant : prétendant avoir la paternité de Facebook, ces derniers ont attaqué le premier en justice, se sont vus offrir une compensation « à l’amiable » de 60 millions de dollars U.S, l’ont refusée et on continué leurs periple judiciaire.

    Je ne sais pas vous, je manque peut etre d’imagination, mais je n’ai AUCUNE idée de comment je pourrais, meme en sur-gatant mes amis, ma famille, et les SDF de ma ville arriver a depenser autant d’argent, à l’échelle d’une vie.

    Aussi, s’est insinuée en moi la question qui est : le probleme ne vient il pas simplement d’une quete de sens ?

    Au début de votre article, vous mentionnez plusieurs fois les religions. Ces dernieres et leurs nombreuses contradictions (ma préférée étant l’exode de Moïse d’Egypte vers la terre promise, alors qu’a cette époque, selon les historiens, la terre d’Israel etait sous controle égyptien. Fin de l’annecdote amusante), ont eu du mal à survivre aux attaques conjointes de l’Histoire et de la Science (Dieu créateur vs Big Bang par exemple) et de la philosophie des lumieres. A l’exception peut etre de l’Islam.

    Cependant malgré tous leurs defauts, ces religions avaient l’avantage de donner un semblant de sens à la vie de l’homme. Que ce soit à travers de l’espoir d’un au dela meilleur, ou au travers des ideaux de bonté, de générosité, d’aitruisme qu’elles préchaient, du moins en théorie.

    Tout ceci à simplement disparu. Le dieu actuel s’apelle le Dollar. Le prochain s’apellera le Yuan. Et aucun de ces dieux ne nous apportera les réponses aux questions existentielles que nous nous posons tous ici bas : qu’est ce qu’on fout là ? C’est quoi le but du jeu ?

    Je pense que nous avons été un peu trop vite en dénigrant toute spiritualité au fur et a mesure des percées dans la conaissance du monde physique, en oubliant un peu vite qu’il y a une barriere que nous ne pourrons jamais franchir (et vous devez le savoir mieux que quiconque en tant que philosophe) : c’est la barriere située entre le monde des phénomenes, le monde phyisique, et le monde métaphysique.

    Autrement dit, tout le monde s’est rabattu sur le matérialisme, comme mon chat sur sa gamelle de croquettes….faute de mieux ! Meme les religieux, pour la plupart, se complaisent dans des dogmes surranés sans pour autant essayer -au moins, essayer – de revenir au fond des choses.

    Pour moi, resoudre la crise économique sera un effet de bord, de la resolution de la crise spirituelle à laquelle nous faisons face. Et ça…..c’est votre boulot ! 🙂

    En esperant que vous pardonnerez ma provocation du début, et avec mes salutations respectueuses. J’espere que vous daignerez réagir à l’expression respectueuse de mon humble avis.

    1. Donc, l’article n’est pas si nul.

      je note dans les commentaires, un fait nouveaux, spiritualités, analyse par le religieux ( Girard), sans que se lèvent les hallebardes.
      c’est presque « réconfortant » en ces temps où l’amathème est roi, la dénonciation tout azimut est telle, que le peu de voix « sage » devient inaudible, et que ceux qui « pourraient » en sont réduit à la « contriction » dans une telle ambiance.

    2. Vous serez intéressé par cet essai de Marc Augé paru en 2003 : « Pourquoi vivons-nous »

      Présentation sur l’amazone :

      « Pour quoi vivons-nous ? La question a-t-elle seulement un sens pour nous qui avons pris acte du désenchantement du monde et de la mort de Dieu ? Oui, sans doute, puisque rien n’est plus caractéristique des sociétés occidentales depuis la fin des grandes idéologies que le sentiment du vide, l’aspiration à donner un sens à sa vie
      Au cœur du désarroi actuel, le silence des grandes institutions sur les finalités de l’expérience humaine. A l’ambition politique elles préfèrent la gestion ; au vacarme de la rue, le silence des living-rooms à vingt heures ; à l’imagination, l’apologie de l’immédiateté et de la consommation. Or cette montée du silence – la fin des questions entraînant celle des réponses et réciproquement -, c’est très exactement ce que les ethnologues ont eu l’occasion de repérer dans les années 1970, quand les rodomontades du colonialisme se sont tues. C’est pourquoi les anthropologues ont, plus que d’autres sans doute, à nous dire sur nos ambivalences actuelles, sur ces conforts que nous souffrons de payer au prix fort, mais aussi sur les voies qu’il nous est loisible d’arpenter pour en sortir. Et d’abord ceci, en forme d’avertissement : le global s’évertue à tuer les fins en faisant mine de les réaliser. Nous n’avons pourtant jamais été aussi près de pouvoir effectivement les percevoir pour ce qu’elles sont : des incitations à la fraternité, à la pensée, au savoir. »

      1. effectivement : le préambule à toute économie, c’est la représentation du monde que nous proposons en un lieu et un temps donné. Egalement vrai, ce silence, ou plutôt le refus de poser les questions essentielles.

    3. Excellent
      Perso je suis arrivé a la même conclusion, et je ne suis pas croyant.
      L idéologie libérale a été inventé par des gens croyant, et en generale craignant dieu.
      Les capitaines de bateaux sont les seuls maitres a bord apres DIEU.
      Le roi soleil ( comme tous les rois ) , était extremement croyant et n osait imaginé aller a l encontre de la volonté divine.
      Tous ses gens avaient un blocage mentale qui limitait leur ego, leur puissance.
      Aujourd hui nous avons des patrons qui gagnent 3,4,5 000 000 d euros plus stock option, parachute doré, retraite faramineuse, un trader peu gagné plusieurs millions de $ par an.
      Il n y a plus de limite, les hommes sont devenu fou. Des hommes peuvent gagner autand que le PIB d un pays. Leur royaume est mondiale, et surtout sans contre pouvoir.
      ILS NE CRAIGNENT PLUS RIEN NI PLUS PERSONNE, ILS SONT ( S IMAGINENT) DES DIEUX

    4. @Dinaiz – Raisonnement intéressant. Nous sommes nombreux à chercher une « vérité ». Elle est multiple bien sûr. Votre question du SENS est vital aujourd’hui. Notre époque, dans les pays développés, est axée sur l’individu, l’individualisme, la jouissance, le toute de suite, le narcissisme, le nombrilisme… Alors que l’Homme est de toute évidence un être social, donc lié. O. Todd propose quelques idées à ce propos dans « Après la démocratie ».

  21. Bravo Jerome! votre billet a un merite principal : il pose LA bonne question que personne ne pose ailleurs (en tout cas pas dans les mainstream media). Esperons qu’il (votre message) sera entendu. Merci en tout cas de l’avoir ecrit.

  22. pourquoi ne parlez vous pas des émeutiers à Londres ? Sont – ils différents de ce qui passe hors de l’Europe.

    En Europe, la révolution gronde. Il n’y a qu’à écouter les gens de la rue pour s’en apercevoir…

  23. Quel individu, quel groupe proposera, au-delà de l’indignation et de la peur, une théorie et une pratique capable de porter un projet novateur ?
    Réponse : Paul Jorion il suffit de lire ces livres pour comprendre qu’il fera probablement partie d’un groupe de penseurs qui nous permettra d’avancer vers ce que nous semblons ignorer ou en tout cas ce dont nous nous sommes éloignés peut-être involontairement…Mais il n’est jamais trop tard pour réellement changer.

    1. Imaginons que l’on ait un vrai president de gauche voulant faire une vraie politique de gauche. Il serait bien embetté de trouver le budget necéssaire etant donné :
      – les interets de la dette nationale à verser
      – le fait qu’augmenter les prélevements obbligatoires (ou en tout cas, à les remodeler) menerait à des délocalisations des entreprises et à l’evasion fiscale des plus riches, donc à un chomage et un cout de la solidarité nationale plus élevé.

      En choisissant la gauche impuissante, un autre mitterrand (Mélenchon compris), il est facile de conclure sur l’impuissance de l’action politique et le besoin du refuge « spirituel ».
      La réponse d’un vrai pouvoir de gauche, c’est d’abord d’abolir la présidence,
      ensuite, sur les deux points cités:
      – répudier la dette vis à vis des banksters
      – exproprier le capital, ce qui réduit à néant tout chantage de celui-ci.
      Autrement dit, la démocratie n’a rien à craindre quand elle est fondée sur la fin de la tyrannie du capital.

      1. Expéditif, mais efficace…Et comment doit-on si prendre pour atteindre un tel objectif…Vite la recette, que je m’entraîne au plus vite.

      2. Ah oui …on peut voir les choses comme ça, cependant je prends les paris avec vous que si par miracle ça arriverait, on se retrouverait direct avec les tanks americains à nos frontieres. Je vous renvoie à « l’engrenage » de JP Sartre qui met en scene ce scénario précis.

        Le seul moyen pour que votre solution fonctionne est que le meme genre de revolution arrive à la fois dans tous les pays puissants industriellement et militairement (c’est pas une idée nouvelle, elle est déja citée dans le manifeste du Parti Communiste ecrit en … 1848 !).

        Quand vous dites « il est facile de conclure sur l’impuissance de l’action politique et le besoin du refuge « spirituel ». », je trouve au contraire qu’il est très difficile pour des rejetons de l’idéal démocratique que nous somme d’accepter ce fait.

        Mais il n’y a que deux solutions :
        – changeons le Systeme et l’Homme suivra : tenté maintes fois, et à chaque fois ce furent plus ou moins des echecs (Stalinisme par exemple … :-/)
        – changeons l’Homme et le Systeme suivra. C’est l’idée que je propose. Ce sera long, très long (on ne verra surement pas le resultat de notre vivant), très difficile, mais c’est la seule chose qui a une chance de fonctionner.

  24. « La gauche de la gauche, très minoritaire, fait semblant de chercher auprès du vieux Marx des réponses. Visiblement, ce n’est pas sérieux. »

    Eh ben voilà, emballé c’est pesé : « Très minoritaire », « fait semblant », « vieux » « pas sérieux ». Alain Minc, Philosophe. Bon, je note que le refrain change : ça n’est plus « on est désolés, mais il faut vous serrer la ceinture, parce qu’il n’y a pas d’alternative » mais « c’est dramatique, personne n’a trouvé d’alternative, mais gardez vous bien de perdre votre/notre temps en regardant du cote du vieux Marx ».

    Chassez le naturel, il revient au galop 😉

    1. Ce passage m’a effectivement gêné.

      « très minoritaires » : cela peut changer en fonction des circonstances, et du charisme de ses représentants…
      « fait semblant de chercher après du bon vieux Marx » : il n’avait pas tord sur tout… et les programmes des partis de la « vraie » gauche ont largement été réadaptés.
      « ce n’est pas sérieux » : c’est ce que je pensais jusqu’à ce que je les aie lu et qu’ils m’aient convaincu…

      Curieusement, les seuls en mesure d’imaginer des méthodes pour faire évoluer l’économie plus ou moins dans la direction proposé dans ce blog sont les partis anticapitalistes (front de gauche, NPA , altermondialistes et composante gauche d’EELV).

      1. Curieusement, les seuls en mesure d’imaginer des méthodes pour faire évoluer l’économie plus ou moins dans la direction proposé dans ce blog sont les partis anticapitalistes

        Pourquoi vous trouvez ça curieux ? c’est plutôt normal de retrouver quelques synergies, Paul ne me semble pas un ardent défenseur du capitalisme actuel.

        Toutefois pour aller plus loin, il me semble que le coté très « syndicaliste » du NPA ou du front de gauche, (qui a été très performant à une époque, dans un monde en cours d’industrialisation et avec un PIB en croissance), rendent ces partis un peu démunis face aux nouvelles contraintes (limites de la planète et recul subséquent de l’industrialisation de masse et des emplois qui allaient avec).
        Il suffit de participer à une manifestation et d’y discuter avec les uns et les autres pour s’en rendre compte.
        Et sur ce sujet, malgré les efforts louables de Mélenchon par exemple (transition écologique, promotion des SCOP,…) son discours reste encore massivement axé sur son « public » traditionnel, et en ce sens, les solutions qu’il peut proposer sont parfois un peu dépassées.

        Quand à EELV, j’ai beaucoup de mal à voir où ils veulent aller et comment ils veulent y arriver.
        Entre Yves Cochet qui nous prédit l’apocalypse pour demain et d’autres qui se contenteraient d’une couche de vert sur le système actuel, chui un peu paumé.

        En fait la « solution » rêvée par « Politis » m’irait bien:
        http://www.politis.fr/Les-cent-jours-qui-ont-change-la,14957.html

  25. Ce matin annonce de l’interdiction des ventes à découvert sur les valeurs financières. Revue de presse rapide (Monde, Figaro, Libé). Aucun ne cite Paul qui préconise depuis longtemps et sans relâche cette mesure. Un comble.

    1. il y a eu en libre accés, hier ou avant-hier, sur Mediapart, une allusion à un Breton-Wood , appel social-démocrate ? …

      aujourd’hui, article « prédateurs d’en haut, prédateurs d’en bas »:
      http://blogs.mediapart.fr/blog/dominique-g-boullier/120811/londres-predateurs-d-en-haut-predateurs-d-en-bas
      La prédation comme événement
      … »Anthropologie de la prédation

      Dans la prédation telle que la décrit l’anthropologie, ses cibles doivent être ni trop proches ni trop lointaines, dit Descola, pour pouvoir être incorporées. Il ne semble pas venir à l’idée des émeutiers de piller la City, car elle est trop loin et surtout ses biens sont trop invisibles et impossibles à s’approprier (des titres immatériels et des valeurs mobiles, attaquer un siège social n’a guère de sens). Mais la prédation s’impose, malgré cela, comme un schéma de relation partagée. Descola a proposé un tableau des relations entre les êtres, dans lequel la prédation prend toute sa place, comme une forme présente dans toutes les sociétés et non seulement dans les sociétés traditionnelles. Il la distingue du don et de l’échange, puisqu’elle est orientée négativement, mais aussi de la production, de la protection et de la transmission (qui tisse des relations asymétriques et génétiques entre les entités). Or, si l’on reprend chacun de ces schémas, qui composent toute société à des degrés divers, il faut alors se souvenir que les diagnostics, savants ou ordinaires, sur les causes des émeutes mentionnent finalement sans cesse l’affaiblissement de tous les autres schémas, affaiblissement qui favoriserait ainsi l’extension du domaine de la prédation. Transmission problématique voire disparue (et la présence d’enfants de dix ans parmi les émeutiers en est un indice), production anémiée (et absence de postes de travail, industriel ou de service), protection démantelée (comme celle des services sociaux du modèle de l’état providence), don réduit aux occasions rares ou aux solidarités très proches ou militantes, échange dominé par le marchand mais raréfié par la faiblesse des ressources. Reste la prédation, dont l’avenir est certain, mais qui a toujours eu sa place.

      La prédation financière

      A tel point que l’on doit même considérer qu’elle constitue le mode dominant des relations instituées par l’économie financière. Depuis trente ans en effet, la répartition des richesses a basculé massivement du coté de la rente et des actionnaires qui prélève une part de en plus en plus importante sur la valeur ajoutée des entreprises. Mieux encore, toute une partie de la rémunération de ces actifs financiers repose de plus en plus sur des montages spéculatifs qui profitent autant des hausses que des baisses, dans l’indifférence complète aux supposés « fondamentaux » d’une supposée « économie réelle » et de la supposée « valeur ». La prédation par la finance fait en réalité partie de ces fondamentaux désormais, aussi irrationnelle soit-elle si l’on se situait dans un autre cadre d’analyse que celui de la prédation. De façon symétrique, certains s’étonnent de l’irrationalité des émeutiers qui détruisent en même temps leurs propres quartiers, et y sabotent tous les liens de sociabilité, en perdant le sens des « valeurs ». Mais les valeurs comme la valeur sont désormais portées par les rapports de prédation et sont dès lors tout à fait explicables à condition d’éviter le registre de l’indignation qui peine à reconnaitre le monde qui est le nôtre. Les prédateurs d’en haut comme ceux d’en bas ont le sens des valeurs, mais ce ne sont pas celles d’une démocratie solidaire ni celles d’une production industrielle… »

  26. Comment résoudre autrement que par l affrontement (judiciaire ou non) le litige exposé ci apres :
    http://www.romandie.com/news/n/_L_UE_porte_plainte_aupres_de_l_OMC_sur_des_energies_vertes_au_Canada110820111608.asp

    Nous avons ici deux pays qui se soucient de promouvoir les énergie renouvelables, des usagers qui ont accès a de l énergie bon marché, et pourtant il existe une insatisfaction de l UE.

    Ne pourrait on pas plutôt se focaliser sur une solution qui permettrait d’ obtenir une compensation de meme nature pour les usagers de l’ UE, plutôt qu une compensation qui passe par la monnaie, dont les usagers ne verront jamais la couleur…Comment les citoyens de l’ UE peuvent t ils atteindre leurs cousins de l Ontario pour s entendre directement avec eux, est la veritable revolution, car elle permet de se passer des Machins qui les empêchent de le faire.
    Se passer des machins et SE parler EST le premier pas.
    C est en toute logique là que le système va concentrer toute sa puissance destructrice, pour sa propre survie.

    Pour PSDJ : Le système du Bancor peut il produire cet effet ?
    Peut il rendre ce type de litige impossible ?

  27. henri Bergson raconte dans un de ses ouvrages « l’arrivée » de la première guerre mondiale. Elle était à la fois impossible et probable. Personne ne pouvait imaginer qu’une telle chose put arriver. Et soudain elle fut là, avec une facilité déconcertante. De même aujourd’hui personne n’imagine que ça puisse s’effondrer. Et pourtant, tout, depuis 1971- data à laquelle Nixon a supprimé l’arrimage du $ à l’or- le ver est dans le fruit. Maintenant le fruit est rongé jusqu’au trognon…Plus personne n’y peut rien…

  28. Bonjour,

    1) n’oubliez pas la Réforme au XVIème siècle, surtout puisque vous soulignez le rôle idéologique des religieux, sa signification et sa portée politiques, vu les rapports et similitudes entre Papauté et Monarchie, Eglise et Pouvoir.
    2) toutes les idéologies ne sont pas appuyées sur ou par un texte. Il s’a

  29. la suite..;
    (…) Il s’agit parfois de traditions purement orales, regardez les Royaumes et Empires du Pérou antique et moyenâgeux.

  30. Votre discours est surprenant .
    Vous avez l’air de penser que l’idéologie dominante n’a pas de détracteurs pour s’y opposer ou proposer autre chose .
    J’ai tendance à penser que les néolibéraux , partout au pouvoir ,laissent peu de place à la discussion et à la confrontation d’idées innovantes , dans les médias dominants qui sont tous aux mains de cette oligarchie qui nous berce de son TINA …
    Et que ces néolibéraux malgré ce monde déséquilibré et chaotique qu’il propose à une grande majorité , n’ont pas vraiment envie de voir le pouvoir leur échapper .
    Et qu’ils feront tout pour bénéficier de ce système qui bénéficie à la rente et à la spéculation ,au risque de faire sombrer des populations entières dans la misère et l’esclavage . Et sans doute les engager dans des guerres .
    Donc, monsieur le philosophe , ne dites pas qu’en dehors de l’idéologie dominante il n’y a rien .
    Louis XIV , de la monarchie absolue , disait tenir son pouvoir de dieu et qu’il n’avait à rendre compte qu’à dieu . Et quiconque s’y opposait le payait lourdement .
    Aujourd’hui , ce système n’a de compte à rendre qu’au marché de droit divin, qui a pouvoir de vie ou de mort sur nos pauvres têtes .
    Mais cela va surement changer : ce matin sur FI , un économiste brillant et parfaitement inconnu , va répondre à nos questions . Il s’agit de Monsieur Elie Cohen .
    Nul doute qu’il va nous parler d’autre chose que de nous soumettre aux diktats des marchés , qu’il va défendre que nos démocraties n’ont pas à s’agenouiller devant eux , qu’il existe d’autres valeurs que l’argent roi et que pour l’avenir il y a d’autres solution que de nous serrer la ceinture pour maintenir l’ordre capitaliste actuel .

    1. Et si justement il fallait renoncer, foutre à la poubelle de l’histoire toutes les idéologies, donc revenir sur terre !

  31. Très intéressant… d’autant que c’est exactement le sujet que je publierai à la rentrée (la mienne, après le 15 août) ! Son titre : « Passer de l’indignation à la reconstruction ».

    Il reprendra à peu près le même constat que celui fait ici, mais sera plus précis sur « l’individu, le groupe » de propositions alternatives au capitalisme moribond.

    Ce groupe de salut public, sorte de nouveau Front populaire, hétéroclite (de gauche à droite) mais décidé, doit aussi comporter dans ses rangs… nous-mêmes, les Paul Jorion, François Leclerc, les lecteurs de ce blog… Mais encore les Frédéric Lordon, Emmanuel Todd et tous ces nouveaux intellectuels de toutes spécialités qui ne peuvent plus, sauf à être inutiles et vains, se contenter d’être de simples observateurs ou analystes passifs, mais doivent mouiller leur chemise et s’engager activement.

    1. Reconstruction ?
      Comme toujours , en conservant 80% de l’ancienne pyramide ….ça laisse peu de surface constructible ..

      1. En observant les pyramides, on voit bien que dès l’antiquité déjà, les ouvriers avaient tendance à travailler de moins en moins

    2. Dans un post précédent, j’ai tenu exactement les mêmes propos que vous. Julien Alexandre m’a répondu en me disant que la réunion de ces intellectuels dans la même pièce se finirait très certainement en pugilat. Son silence actuel, me réjouit et me laisse à penser que l’idée fait son chemin.

      1. @ NAD

        Je maintiens à la virgule près et je vous explique pourquoi : il y a parmi les penseurs éclairés de la crise des jusqu’au-boutistes qui se refusent à tout compromis (et qui refusent même parfois d’échanger le plus simplement du monde avec leurs homologues, en leur reprochant telle ou telle accointance qui les disqualifieraient…). Ne me demandez pas de noms, je ne les donnerais pas, mais je maintiens que l’attelage de rêve est improbable. Et franchement, à les lire les uns et les autres, je ne vois pas très bien comment on pourrait aboutir à une position de compromis qui présente encore un peu de sens pour réformer le système. Je ne dis pas que certaines approches soient moins bonnes ou meilleures que les autres, mais chacune à sa cohérence. Or, à moins de rallier les autres à ses propres positions sans réserve, le puzzle de mesures n’aurait aucune cohérence.

      2. @Julien
        C’est un peu court, ce n’est pas parce que Lordon ne soutient pas Jorion à cause d’Attali, qu’il faut faire un trait sur tout rapprochement possible, de toutes façons, des 3, c’est Attali qui prendra la direction du vent et il a, c’est un fait, une audience qui pourrait être utile.
        Ce n’est nullement un reproche pour Paul, qui en tant que dernier arrivant dans cette basse-cour et n’étant pas le plus bête, crée des jalousies, mais ce sont ces problèmes d’ego qui nuisent terriblement à la diffusion des messages.
        Les commentateurs de certains blogs et les citoyens qui veulent comprendre peuvent voir cela mais massivement ne l’acceptent pas. C’est petit, mesquin, ridicule, et pas à la hauteur des enjeux.
        Même si la réalité est ce qu’elle est, à ce niveau là, et au moins sur ce blog, il me semble qu’on pourrait sortir du bac à sable.

      3. Ce jusqu’ auboutisme est inquiétant ici.
        Cette crise plonge ses racines dans notre incapacité a admettre qu’ un réel objectif qui serait indépendant de nos conceptions, n’ existe pas ( voir concept de la valeur).
        Le travail qui attend les hommes de bonne volonté est de décrire chacun leur propres conceptions en ayant toujours a l esprit leur caractère nécessairement subjectif.
        L état d esprit nécessaire est celui de l observateur qui décrit avec humilité et de là ou il observe , une chose qu il n a jamais vue, en apprenant a d’ autres a faire comme lui, avec les mêmes outils, le même état d esprit , mais a partir d autres lieux d observation.

        Ce n est pas l état d esprit des Conquistadores qu il faut avoir…

  32. « Quel individu, quel groupe proposera, au-delà de l’indignation et de la peur, une théorie et une pratique capable de porter un projet novateur ? »
    Au-delà de l’UMPS, regarder du côté du Front de Gauche, peut-être …

  33. Monsieur Grynpas,

    il existe des solutions, et la plupart passent par la création d’une Assemblée Constituante ( http://lavoiedespeuples.unblog.fr/2011/02/22/les-solutions-existent-elles-passent-par-la-creation-dune-assemblee-constituante/ ).

    Nous réfléchissons à la mise en place de celle-ci sur un forum, http://laconstituante.forumgratuit.fr/ , forum que nous sommes en train de reformer, et dont nous souhaitons l’union avec tous les partisans de changements…

    1. @Caleb Irri

      Une constituante… bien bien, l’idée est bonne.

      Toutefois, cette constituante ne pourra vraiment se faire que sous un rapport de force nettement favorable aux tenants de celle-ci ce qui n’est pas encore le cas aujourd’hui..

      La masse d’individus favorables aux changements n’est pas encore une troupe capable d’imposer un renversement aussi radical. Il lui manque d’abord une mutation de ce ras le bol dans la pensée à un ras le bol dans les tripes. Avec un peu de chance nous y serons bientôt.
      Il lui manque ensuite des formes d’action susceptibles de montrer que le rapport de force est largement en sa faveur.

      Sans cela, il ne s’agit que d’une piqure de moustique sans réelle conséquence pour le système en place.

      1- Ceci étant le préalable à toute constituante, comment comptez-vous transformer ces idées en vrai mouvement de masse?

      2- Etes-vous prêt à assumer la violence sociale « probable » qui démontrerait que ce rapport de force est bien en votre faveur?

      Je suis assez séduit par cette idée de constituante, mais je ne vois pas bien quelles seront les modalités de mise en place. Un appel à tous ceux qui, comme intellectuels communicants, se démènent actuellement dans les médias et sur le web? Des historiens, sociologues, anthropologues, économistes, philosophes, politiques auxquels se joindraient tous les « sans-grade » dont je suis?

      Et si, devant les réactions violentes que ne manqueraient pas de déclencher le pouvoir, il fallait répondre à la violence par la violence, est-ce, pour vous, une option possible? Si oui, sous quelle forme et dans quelles limites?

      Merci de votre réponse.

  34. Bonjour,

    Les premiéres paroles réalistes que je lis sur cet excellent blog. La dénonciation sans la possibilité de solution risque d’amener au pire.

  35. C’est ainsi que les civilisations disparaissent sous le poids de leurs propres excès.
    Elles ne sont pas victimes des assauts barbares.
    Les »barbares » plus ou moins agressifs s’installent à leur place et un jour périclitent à leur tour.
    Naturellement.

  36. Lire Jean-Claude Michéa, Impasse Adam Smith, sous-titré « De l’impossibilité de dépasser le capitalisme ». Ce qu’on appelle la gauche fait partie du capitalisme au pouvoir depuis 1789, elle fait partie du problème.

    Il ne nous faut pas une autre gauche, nom d’un projet belge, il nous faut une « outre-gauche ».

    Et elle se construira, elle se construit inévitablement, elle est en route. Combattue déjà par tous les partisans de « l’illusion électorale », expression empruntée à Howard Zinn, elle ne peut que continuer à se dessiner. On peut la distinguer dans le mouvement espagnol, le seul mouvement social massif actuellement en Europe, avec le grec.

  37. Nos hommes politiques et nos decideurs n’ont aucune solution alternative pour la simple raison que leur job est la preservation et l’approfondissement d’un systeme dont ils sont les agents, apres en avoir ete les initiateurs. Ils « sont » le systeme actuel, et ils poursuivront leur tache tant qu’ils ne seront pas obliges de faire une autre politique ou un autre travail. Au-dela du fait que vous envoyez bien vite le « vieux Marx » aux oubliettes, je vous rappelle que les bases d’un projet novateur existent, tant sur le plan economique (economistes atterres par exemple), social, ecologique, (Des livres passionnants sont sortis sur ces sujets), et des formules politiques en gestation (parti de gauche?) sont susceptibles de contribuer a la formulation du « projet novateur » que vous appelez de vos voeux. Rien n’est acquis, mais je crois contrairement a vous que, comme souvent, l’avenir pointe son nez pour peu qu’on veuille le voir naitre sous nos xeux. Alors, la question essentielle pour moi est de savoir dans quelle mesure les citoyens concernes ont le desir et la capacite de s’impliquer dans ce qui risque d’etre une bataille politique de grande envergure, car, je le concede, pour l’heure les relais politiques sont a quelques exceptions pres aux abonnes absents. Cordialement: (tape sur un clavier non francophone)

  38. @Jérôme Grynpas

    « Je désespère de tout, mais avant tout de l’espoir » aurait raturé Cioran.
    Hush, hush… ça sourd, ça sourd ; puis ça jaillit d’on ne sait où et en même temps. Elle est comme ça la praxis ou la poiésis historique, elle se surprend elle-même. Pas de vade-mecum révolutionnaire, mais beaucoup d’idées en apparent bordel. Jazz en mineur.

  39. //////// Rien ne fonctionne sans idéologie

    Toutes les sociétés sont construites sur des idéologies.///////
    lire:  » toute société fonctionne sur une idéologie »
    Ce ne me semble pas exact . Comme beaucoup, vous confondez société et civilisation . Il y a , il est vrai ambiguité ds ces termes .
    On peut conserver le pluriel pour les sociétés anciennes , puisque société il y a dès le regroupement des animaux .
    Dire que les loups ont une idéologie serait incorrect …donc l’idéologie survient ulterieurement a la société .
    Les loups ont des « rites » (rituels inconscients au sens de Goffman) , et ces rites sont semblables à la « morale » (K/LOrenz) , ……On peut dire que ces rites deviennent morale parce que l’animal humain a voulu « expliquer » des procédures illogiques …
    On peut aussi remarquer que ces idéologies-civilisations sont des dérives tres récentes et occupent une place infime ds l’histoire de l’humanité ….est il pertinent de donner a ces dérives tant d’importance ?
    la multiplicité des groupes archaiques et donc des idéologies assurait la stabilité de l’ensemble du système , l’ hypertrophie des « civilisations » les condamnent a echouer .

    1. L’idéologie, les idéologies sont les béquilles de ceux qui sont incapables de penser librement par eux mémes.

      1. /// Penser librement // c’est deja un oxymore , mais par EUX meme , on a là un pléonasme qui conserve l’ oxymore …pas mal !

      2. Comme c’est beau ! la Liberté, l’Individu qui pense tout seul … Je ne pensais plus lire ces vieilles lunes et c’est Marx le « vieux » … La meilleure prison est celle qui donne l’illusion de la liberté ou pour reprendre un classique : Nul n’est plus esclave que celui qui se croit libre sans l’être. Goethe.
        Et aussi Rosa Luxembourg : « ceux qui ne bougent pas, ne sentent pas Leurs chaînes …
        Pour finir avec le vieux Marx : dans une société divisée en classe (mais la nôtre ne l’est pas, n’est-ce pas ) l’idéologie dominante est toujours l’idéologie de la classe dominante.

    2. Le mondialisme OMCiste étant « de fait », vous pourrez confondre société et civilisation.
      Pour la première fois de l’histoire humaine probablement…
      Ce qui rendra le collapsus plus terrible.

  40. Pour que quelque chose de radicalement nouveau puisse émerger, il faut d’abord une catastrophe à l’échelle planétaire…hélas, mais c’est ainsi !

    1. Ou une volonté du peuple de se prendre en main pour construire une société de proximité (peak oil).
      Ce qui est déjà possible en attendant l’onde de choc.
      Prise de conscience des ressources naturelles comme biens de l’humanité et non tributaires d’un casino.
      Développer l’énergie renouvelable sous toutes ses formes (transport, habitat…).
      Une ré-industrialisation suffisante.
      Une maîtrise de la démographie, avec une occupation des sols sans désert rural.

      Une assemblée où le peuple est majoritaire pour maintenir au moins ces 5 points :

      L’écologie
      L’éducation
      L’alimentation pour tous et de qualité.
      Un toit (architecture économe en énergie)
      Un chauffage (économe en énergie)
      ~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
      Pas très intellectuel, mais simplet
      Excusez-moi j’ai oublié la bourse
      (beurk !)

  41. Proposer et construire une nouvelle forme d’organisation politique et économique qui ne soit pas le prétexte à la mise en place nouvelle domination est une tâche nécessaire, mais non suffisante.
    Le mode qui s’écroule a une longueur d’avance, il contient déjà sa suite, préparée de longue date . L’économie sociale et solidaire, appuyée de – partenariat public privé – et la transition attendent leur heure, pour « tout changer et rester le même » . Je crois qu’il est utile (et prioritaire) de reconnaître ce qui, dans le neuf, perpétue l’ancien . Sans doute faut-il réapprendre à penser en terme de rapport de forces entre classes sociales, mais alors, il faut dire lesquelles avec précisions, l’invocation d’un rapport référentiel « prolétariat / bourgeoisie » masque les intentions.

  42. Programme de redressement de la France:
    Organisation de tribunaux de la déspéculation immobilière.
    Décourager la création d’entreprises de service.
    Permettre le financement de matériels d’occasion aussi bien que neuf.
    Envoyer en vacances de prospection à l’étranger les inactifs.
    Créer des émissions télévisées sur le bonheur au travail.
    Médiatiser des humbles héros de l’entreprise.
    Instaurer des droits de douane sélectifs.
    Inciter les vacances en France.
    Interdire la cession de savoir faire.
    Chaque jour de nouvelles solutions si vous êtes demandeurs…..demandez.

  43. Un peu beaucoup de simplisme et de mécréance :
    Dans les tables de la loi
    Supprimer :
    « Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni aucune chose qui appartienne à ton prochain. »
    Et remplacer par :
    « La richesse tu répartiras »
    « La planète tu préserveras »

  44. Globalement tout à fait d’accord, et les avalanches de bons sentiments genre « c’est les autres et pas moi, ils faut qu’ils arrêtent » sur ce blog sont une bonne illustration de ce billet.

  45. S’il vous plait, arrêter de parler « d’intellectuels ». L’aveuglement de la technocratie à anticiper les difficultés depuis 40 ne vous suffit pas? Intelligence n’est pas sagesse.

    Je souscris très largement à cette analyse. Vous allez me trouver dur mais notre époque plus que de philosophe, de penseurs, requiert d’urgence des individus qui agissent.
    Et donc, des citoyens qui trouvent des convergences politiques au-delà des partis-pris comme l’avait fait, dans la douleur il est vrai, le CNR durant la seconde guerre mondiale.
    Car n’oublions jamais que le programme mis en place en 1945 a été le fruit d’intenses tractations, conflits, négociations entre gaullistes, communistes, nationalistes royaliste, socialistes et centristes.
    Serions-nous moins intelligent aujourd’hui ou l’individualisme a-t-il eu définitivement la peau de notre capacité à nous rassembler, nous entendre pour faire avancer un projet collectif?
    Aujourd’hui, pour finir, je lis, j’entends et vois beaucoup de pensée critique que ce soit sur internet, dans la rue, dans des soirées. Mais je vois plus rarement, voir jamais dans certains quartiers, des citoyens faire du porte à porte pour défendre une alternative ou des types qui mouillent le maillot, comme Paul Jorion ou dans un autre domaine Albert Jacquard.
    Bien à vous

    1. Il est plus facile de créer à partir d’une « tabula rasa ».
      L’éthique globale du CNR fût admirable…
      Reste à évaluer le coût de la tabula rasa mondiale?
      Le World Comity n’est pas né; de plus il est fermé de l’intérieur.

      1. Il est très juste que les contextes sont très différents, quoique…
        En 1941, il devait être difficile d’envisager autre chose que la continuité des victoires allemandes, non?
        Et aujourd’hui, le capitalisme et son rejeton, le libéralisme, indépassable aussi?
        Pour ce qui est du World Comity, cher ami, s’il n’est pas né on voit mal comment il peut-être fermé de l’intérieur.
        Enfin quoi, c’est l’œuf qui fait la poule ou …

        Bien à vous.

  46. La lecture de cet article est déprimante. La pensée d’une personne qui a peut-être trop pensé ?

    Votre analyse est sévère, bien trop sévère, Monsieur le Philosophe.

    Par contre, la lecture des commentaires déposés sous « inventaire de demain » sur ce blog donne de l’espoir. Les semences sont là et elles germent et germeront nécessairement.

    S’ il n’y a pas de solution, c’est qu’il n’y a pas de problème.

  47. J’ai oublié d’ajouter une question qui me taraude:
    Est-ce que je fais des commentaires pour me faire plaisir ou dans le but d’enrichir une pensée partagée?

    1. Faites-le, on ne sait jamais, se faire plaisir en enrichissant son prochain voilà un grand changement de paradigme.

  48. Bonjour,

    Ce texte prend le parti d’acter une absence de d’idéologie « civile » en l’opposant à une idéologie religieuse qui en Europe ne s’impose pas (je ne veux pas m’avancer pour les USA que je ne connais pas), l’idéologie majeur qui est présente, le capitalisme, est présentée dans son impasse actuelle. Présenter l’idéologie sous sont seul aspect économique sans la lier au régime politique me semble un amalgame simplificateur, le capitalisme est autant présent en Europe et aux USA qu’en Russie (régime de plus en plus totalitaire) ou dans les pays dictatoriaux en Afrique ou en Asie où les multinationales exploitent les matières premières en pratiquant la corruption.

    A ma connaissance, il y a pourtant trois autres idéologies qui existent mondialement :
    1) La Chine qui expérimente une idéologie totalitaire (que je ne souhaite pas, je veux être clair sur ce point) en utilisant des « outils » de l’économie capitaliste tout en ayant une volonté dirigiste de cette économie avec une large intervention de l’état

    2) Dans quelques pays d’Amérique Latine où un régime démocratique côtoie un capitalisme là aussi avec une large intervention de l’état dans l’économie, même si les capitalistes (relayés par les médias) crient au scandale à chaque intervention.

    3) Dans les pays occidentaux, l’idéologie décroissante fait aussi son chemin en proposant aux gens une action quotidienne de terrain qui consiste pour une large part à tourner le dos au consumérisme, à contourner la marchandisation du temps et dans une moindre part à tourner le dos au capitalisme (en effet, le capital demeure sous la forme de la propriété privée des terres et des logements, le logement communautaire est expérimenté à plusieurs endroits mais reste marginal). Dans cette idéologie le concours de chacun au quotidien est appelé pour changer soi même sa vie, l’indignation se donne le moyen d’actions concrètes dans la vie quotidienne. Le moyen de tourner le dos au capitalisme s’exprime de manière diverse de manière « plus sociaux démocrate » (redistributive), de manière plus communiste ou encore via l’allocation universelle pour le revenu, ce virage par rapport au capitalisme tout en étant reconnu nécessaire ne se traduit pas par une voie déjà tracée, il y a encore beaucoup de tâtonnements. (*)

    Je ne tiens pas ma liste pour exhaustive, je veux juste citer trois exemples qui montrent que l’absence d’idéologie n’est pas si présente que ce texte le présente.

    (*) : Paul Jorion établie une liaison entre la décroissance / simplicité volontaire et le mouvement religieux des Quaker ce qui nous ramènerait à une opposition de l’idéologie capitaliste avec l’idéologie religieuse, la filiation est plutôt multiple comme le décrit ici (page 11 à 25) ce mémoire universitaire.

  49. Les doux rêveurs seront surpris par la violence de la classe dominante lorsqu’elle placera ses mercenaires (armée, police) dans les rues, les entreprises et les hôpitaux. N’oublions pas le passé, et les millions d’êtres humains brimés par quelques-uns, l’univers concentrationnaire.
    Si vous croyez que l’oligarchie ploutocraque ou l’ UMPS va lâcher le morceau, vous vous trompez. Ces gens là détruisent la planète, saccagent des vies pour … LE POUVOIR.
    Quant à la démocratie, on a bien vu ce que cela donne, quand il s’agit de voter une fois tous les 5 ans, et pour élire un Président, pas marquer son avis sur une décision de société.
    La démocratie, en France profonde, marquée par 30 ans de TF1 et de désinformation,c’est ce que vous entendez quand Sarko pêche des voix du côté du F Haine.
    De gros beaufs racistes qui veulent rouler en 4×4 et gagner au loto, pensent que les éoliennes polluent le paysage et que l’Internet est un outil utilisé par les terroristes et les pédophiles…
    Bon courage !

    1. FP pense que les terroristes et les pédophiles en sont encore au pigeon voyageur.
      Les lecteurs des thèses du FN seraient possesseurs de 4×4, de bergers allemands et détesteraient les éoliennes, c’est réducteur.

  50. Les idées les plus simples sont souvent les meilleures et les plus simple à mettre en oeuvre. Pour s’imaginer ce que pourrait-être une société de libre échange construite autour de vertus simple mais efficace, je recommande la lecture du « Manifeste hédoniste » de Michel Onfray.
    « Jouir, faire jouir, sans entraver l’autre » Tout est dit. Aujourd’hui, le problème est que l’orgasme d’une infime minorité met à genoux la majorité des habitants de la planète.

    La citation originale est de Sébastien-Roch Nicolas de Chamfort « Jouis et fais jouir, sans faire de mal, ni à toi, ni à personne » –

    1. Vous êtes sérieux Roger ? Car moi ça me fait déjà un peu quelque chose dans les cotes.

      Et si ce genre de Monsieur qui parle souvent à la radio ne permettait guère mieux au monde de passer à autre chose de moins libéral, de moins jouissif, de moins médiatique dans les corps, de moins Onfray. Comment réellement savoir si mon propre propos quotidien dans une société, fait authentiquement le bien de l’autre ? Fait réellement moins de mal à l’homme ? Serait-ce parce que je serais plus autorisé à m’exprimer plus souvent à la radio ou sur les ondes ?

      Non désolé Roger j’accroche vraiment pas envers ce Monsieur, ne plus vouloir faire jouir plus longtemps les premiers gens de radio ou de l’image. Car ces gens ne rechercheront avant tout que leur propre intérêt médiatique avant tout dans la vie.

      Les gens d’un système quand vous les rencontrez dans la vie, dans une société, vous voyez bien d’ailleurs que vous ne faites pas du tout parti de leur beau monde, vous n’existez pas, vous ne servirez en fait que tout le temps de faire valoir médiatique, les faire jouir plus longtemps sur les ondes et ça prétend faire moins de mal à l’homme.

      1. Michel Onfray est tout le contraire de homme d’un système. Il a rompu avec la pseudo-élite parisianno-parisianniste en s’exilant en Normandie, ce qui lui vaux d’ailleurs, de part ces élites auto-proclamés, le titre de philosophe du bocage.
        Si Michel Onfray avait voulu être celui que vous décrivez il se serait vautré avec les BHL, Ferry et autre Finkielkraut dans les miasmes du marais de la capital.
        Lisez son Manifeste Hédoniste, à la rubrique Economie, et revenez sur ce blog pour me dire ce qui vous choque dans ses propositions.
        Bien à vous

  51. « Quel individu, quel groupe proposera, au-delà de l’indignation et de la peur, une théorie et une pratique capable de porter un projet novateur ? »

    Celui qui ne craindra pas de passer pour fou. Un exemple, au hasard : moi.

    Pour solutionner le problème social, il faut et il suffit de criminaliser l’excès de richesse. Pour réaliser la chose, il faut et il suffit de voter pour un parti politique qui propose cette pénalisation.

    Les riches donc peuvent dormir tranquille : ce qui ressemble le plus à un parti de gauche, en France, est le Front de Gauche. C’est dire dans quelle merde on est.

    1. On avance bien.
      Criminaliser l’excès de vitesse.Qui va étalonner le radar à richesse?

      Interdire la richesse excessive au VietNam ou à WashingtonDC?

      Interdire les paris sur les fluctuations de prix semble plus facile.

      D’autre part il n’y a plus de partis politiques.

  52. Hello Jerome !! As tu pensé à libeller les prix des services et des produits en minutes de bonnes actions réalisées?
    Bonnes actions à comptabiliser sur un support infalsifiable et individuel.. Tu fais des bonnes actions, tu peux consommer, sinon tu ne consommes pas..

    Quelqu’un a t’il d’autre SOLUTION à proposer.. Les constats c’est bien, les solutions, c’est mieux !!

  53. Re-désolé, suivi de l’annonce de l’interdiction de vente à découvert d’hier soir :
    – malgré l’annonce, la bourse de Paris qui avait ouvert en hausse a tourné au rouge au bout de 2 minutes, plombée par la chute des financières. De sorte que ce type de décision, sollicitée apparemment par les organismes concernés a peut-être pu stopper la spéculation par la vente à découvert … mais a contribué à diffuser la panique sur ces organismes.
    – par ailleurs, je me demande si l’interdiction française concerne uniquement les ventes à découvert d’actions ou aussi de produits dérivés (positions explicitée par l’Espagne, par exemple) : « sur les titres de capital ou donnant accès au capital des établissements » ? Dans le premier cas, ce serait un coup d’épée dans l’eau …
    – autre élément, qui permettrait d’expliquer la panique quant aux ‘rumeurs’ sur la Société Générale et qui a fait plonger son titre en bourse, donné par Bloomberg aujour’dhui :
    « “The primary culprit for the share-price decline is funding concerns for European banks in general and French banks in particular,” RBS analysts including Stefan Stalmann said in a note to clients yesterday. “The mix of euro doubts and rating fears in recent days and weeks may have dented the confidence of funding counterparties, which has then fed back into equity markets.” »
    « Societe Generale, Credit Agricole, Spain’s Bankia SA, Italy’s UniCredit SpA (UCG) and Intesa Sanpaolo SpA (ISP) as well as Germany’s Commerzbank AG (CBK) are among banks with the lowest net stable funding ratios and are most reliant on short-term sources of wholesale funding, RBS said. »
    Soit, donc la combinaison de deux facteurs, pouvant expliquer la panique : les ratios en Tier One les plus faibles parmi les bancaires et la dépendance la plus grande envers des financements à court terme …
    On est donc loin de ‘rumeurs’, propagées par un journal anglo-saxon mais bien par l’analyse d’une bancaire elle-même, RBS, diffusée auprès de ses clients hier.

    Bloomberg donne aussi le point de vue de Jim Chanos :
    “The vast majority of short-selling financial shares is by other financial institutions, hedging their counterparty risks, not speculators. The interbank lending market froze up completely in October to December 2008 — after the short-selling bans.”

    Cette action d’interdiction de vente à découvert dans 4 pays fait suite à celles prises dans 2 autres pays déjà, aux prises avec la spéculation : la Grèce et la Corée du Sud.
    La liste s’allonge donc.

    Pour finir, la décision de la Consob, qui a été décalée par rapport aux trois autres parce qu’une réunion devait se tenir cette nuit avant l’ouverture des marchés ce matin :
    http://www.consob.it/main/documenti/comunicatistampa/cs-2011.html#20110812
    On comprend mieux pourquoi la décision a été ‘décalée’ :
    « Tale divieto si applica a chiunque, persone fisiche o giuridiche e altri soggetti giuridici, sia italiani che esteri. » : « Cette interdiction s’applique à toute personne, personnes physiques ou morales et autres entités juridiques, qu’elles soient italiennes ou étrangères. »
    Cette décision s’applique donc à TOUS les organismes financiers et quelque soit leurs nationalités, contrairement aux décisions des autres régulateurs belge, français et espagnol : c’est donc que c’est encore pire en Italie, pour l’étendre à tous les organismes …

    En conclusion sur cette interdiction, les régulateurs ont pris cette décision mais avec des applications variables selon « l’état du pays » concerné (du pire au moins pire : Italie, Espagne, France, Belgique).
    Cette décision n’est pas, du tout, basée sur de ‘fausses rumeurs’, mais bien sur une analyse d’une banque (RBS) à ses clients et que le Daily Miror a retransmis.
    Sachant que l’excuse de ‘la rumeur’ ferait long feu, les régulateurs ont donc pris les devants et décidé l’interdiction des ventes à découvert.
    Néanmoins, cet acte n’empêche en rien les cours de plonger ce matin, cette décision provoquant d’autres conséquences non prévues (doute, perte de confiance, panique, …).

    En conclusion, ça craint, si l’analyse de RBS s’avère justifiée : les banques françaises (notamment la SG) ont les capitaux propres les plus faibles du monde bancaire et sont les plus exposées au financement à court terme.
    A part ça, les banques françaises, c’est du solide …

    1. Restrictions, pas interdiction. C’est une énorme nuance, alors qu’il faudrait, bien entendu, interdire, définitivement cette pratique.

  54. Entièrement d’accord avec France profonde sur la violence d’Etat.
    Songez que l’on a mobilisé officiellement 12 000 policiers pour le G8 de Deauville alors que nous sommes théoriquement en paix…
    Par contre, à mon sens, tu devrais creuser l’histoire républicaine.
    La démocratie représentative et d’essence conservatrice que nous connaissons, n’est qu’une figure de la démocratie.
    Aujourd’hui, il serait souhaitable de réaliser la démocratie sociale.
    Quand tout les gagnes petits comprendront enfin qu’ils défendent un système qui ne leur laisse que des miettes, peut-être alors auront-ils l’envie et la force d’en changer au lieu de rester dans la survie généralisée.
    Et n’oublions pas que ce ne sont pas les réseaux sociaux (n’en déplaisent aux grands médias) qui sont à la base des mouvements populaires (même si sociologiquement c’est très différent entre l’Europe et l’Afrique du Nord), c’est d’abord des vies difficiles, dans l’angoisse et sans perspective de mieux-être.
    Bien à vous.

  55. Les solutions existent. Comme souvent il faut au moins se donner la peine d’observer, analyser et comprendre. Les pays d’Amérique latine sont là pour nous dire que l’on peut faire autrement. L’Islande dans un degré moindre mérite également que l’on s’y attarde. L’expérience de ces pays doit nous servir non pas de modèle mais comme une autre explication, un autre sens du monde. Ces pays ont connu la stratégie des chocs portée par les néocon et leur école économique de Chicago avec son lot de souffrances, de disparus et de tortures. Mais ne nous y trompons pas, leurs émules sont aux responsabilités dans la plupart des pays européens. D’ailleurs Cameron n’a pas hésité une seconde pour indiquer qu’il fera appel à l’armée toujours dans la même vision mais là dans celle d’un affrontement entre pauvres mais d’ethnies, de couleur de peau différente. Les solutions existent mais elles seront difficiles à obtenir parce qu’elles débordent de la seule sphère économique. Elles envahissent la question démocratique (Fin de la démocratie représentative et délégataire pour une démocratie de citoyens acteurs décideurs et donc large); elles envahissent les questions sociales et sociologiques avec les questionnements autour de la mixité, des différences, des cultures et donc de la philosophie où les questions de rareté, de ressources infinies et illimitées interrogent jusqu’à l’avenir de nos enfants voire la survie de l’homme en tant qu’espèce animale. L’époque est des plus compliquée parce qu’un monde est entrain de disparaître, parce que l’Histoire se déroule devant nos yeux et qu’il va nous falloir l’écrire. Les vieilles lunes se sont éteintes une à une. D’autres ont commencé avant nous par la force de la nécessité. Patience notre tour viendra aussi.

  56. Les « Vandales » arrivent en Angleterre (et non plus les « sauvageons ») … il est étonnant de constater que leur méthode n’est pas si éloignée de ce que j’avais proposé, concernant le panier de pommes avariées de Descartes, qu’il faut vider. … ils considèrent simplement que toutes sont pourries !

    Ces vandales, (comme toute criminalité) ne sont que le résultat d’une société qui les a produit, car sinon de quoi d’autre ? des modèles de corruptions transmis par le haut de la société, et quoi encore ?

    1. Sur les murs d’un bâtiment à Sarcelle (95) dans les années 86 on pouvait lire en rouge « sclérosés ils deviennent terror#ste ».

    2. Ce ne sont pas des vandales, ce sont des consommateurs frustrés. Soumis quotidiennement à des incitations à consommer. Comme ils n’ont pas d’argent et qu’ils sont frustrés, ils vont se servir directement par le pillage. Mais en aucun cas ils ne remettent en cause le système. Rien à voir avec mai 68.

  57. Entre une classe dirigeante qui fera tout (jusqu’au pire) pour conserver son pouvoir , une classe moyenne refusant de voir les choses en face car profitant pas mal du systeme capitaliste et une classe de défavorisés souffrants mais facilement captive des idées simplistes , je crains que nous n’ayons pas le temps nécessaire pour exposer et faire comprendre la nécessité d’une société plus frugale , basé sur l’échange , la culture , la proximité , la simplicté ; ces idées sont tellement aux antipodes des symboles véhiculés par 99% des médias que la tâche est énorme , mais gardons la foi dans nos idées expliquons encore et encore il en restera peut être quelque chose ….suis peut etre un peu naïf

  58. Quel individu, quel groupe proposera, au-delà de l’indignation et de la peur, une théorie et une pratique capable de porter un projet novateur ?

    En tout cas, le dénommé Cameron (aussi bien Sarkozy, Merkel, Berlusconi, etc…) tient lui, et bien en main, un projet précis, rapporté par ce titre du Figaro :

    Émeutes : Cameron n’exclut pas de recourir à l’armée

    Notons la délicatesse du « n’exclut pas… »

  59. Quand je lis tout ça je me dis que moi aussi je pourrais faire le Philosophe, hélas je n’ai toujours eu la prétention que de faire l’amateurisme dans mes propos. Je ne crois pas que les lumières ont apportés tout le temps plus de lumière au monde, parce que moi voyez-vous je n’ai pas vraiment l’impression de constater cela au quotidien.
    Bien sur ce n’est pas du tout le genre de choses que la plupart des premiers de mon temps voudrait principalement entendre dans leurs oreilles. Oui dans ces moments là j’ai vraiment l’impression d’écrire en vain, à vrai dire le monde recherchera toujours des solutions les plus trompeuses et les plus plaisantes à tous. Enfin à chacun sa libre expresion, sur l’histoire, la lumière, la réelle remise en cause de l’homme en société, surtout dans notre temps, etc. Un projet novateur pensez d’abord comme nous l’histoire ou la lumière, parlons par exemple toujours un peu des mêmes choses capitalistes ou socialistes aux êtres, comme ça c’est sur on augmentera beaucoup plus les raisons d’avancer. Non désolé je n’ai vraiment rien à vous proposer de novateur sous la main peut-être demain sait-on jamais, on philosophe peut-être jamais assez com les premiers philosophes de la lumière ou de l’éclairage public.

    Moi en tous cas j’arrive très bien à fonctionner sans les premières idées d’untel ou d’untel dans ma tête, alors peut-être que pour les autres.

  60. Déjà faudrait avoir compris Marx . Un exemple il a écrit un opuscule ‘Critique du propramme d’
    Erfurt et de Gotha ‘ où il descendt en régle le programme du parti socialiste Allemand de l’époque et en particulier quoi ? : les NATIONALISATIONS . Autre remarque il qualifie la Commune , de folie . Se rappeler que Staline ne croyait pas au socialisme en Russie (ce en quoi il avait raison la question n’était pas celle-là) , mais voulait au contraire passer d’abord par le capitalisme , ce qu’il a réussi en envoyant les révolutionnaires ( survivants) inaugurer les goulags .
    Si on pose la question comme vous le faites dans le billet en confondant capitalisme et organismes financiérs actuels , créativité et individualisme , liberalisme et néo-libéraux ou libertariens , les mémes amalgames que p Jorion d’ailleurs alors effectivement il n’y a pas de solutions qui se profilent , c’est à dire de programme/doctrine/parti ( à part le votre ) capable de sauver le monde .
    Si vous considerez au contraire la multitude des initiatives et créations dans tous les domaines,
    vous découvrez que beaucoup sont déjà à la tache et que çà progresse , m’est avis que
    d’ailleurs çà contribue grandement à l’écroulement du systéme .

    On peut méme considerer comme Hegel que l’histoire avance par le mal : les CDS par ex
    ont le mérite de reveler une situation fausse en Europe méme s’ils agissent en faveur des US
    qui sont pire que nous , ils contribuent aussi à son effondrement .
    Ou encore que , supréme ironie , les Etats-Unis ont été les vrais pionniers de l’internationalisme déjà avec le plan Marchall ,
    mais se surpasse maintenant avec la Chine !…

  61. «Rien ne fonctionne sans idéologie»

    Si il y a bien une chose que la philosophie apprend, c’est qu’il n’existe aucune règle générale qui ne connaît aucune exception.

    Sortir de telle phrase est plus de l’invocation qu’autre chose.

    L’auteur nous ressort ici le mythe de Jésus : il faut un messie, un sauveur qui saura unir et guider le peuple face à un prétendu bloc unifié (ici le capitalisme). 2000 ans que cette idéologie fait des ravages, et pas seulement intellectuels.

    Commencez donc par démontrer que le capitalisme est un.

    1. Ha si seulement ce grand mythe avait pu produire moins de mites et de ravage intellectuel, le monde serait certainement devenu plus merveilleux et intellectuel semblable à moi, à nous, à notre temps, le monde de nos jours ne veut surtout pas avancer vers une plus grande connerie humaine.

      1. C’est surtout que le mythe de Jésus, ou mythe du messie, empêche l’être humain de prendre son destin en main.

        Il est bien trop occupé à attendre son sauveur pour comprendre qu’il peut se sauver lui-même.

        Je comprends l’idée qu’il est nécessaire pour le peuple d’avoir une certaine cohésion, organisation, méthodologie, bref une certaine unification pour réagir. Mais faut-il nécessairement un seul «guide», un seul porte-parole ? Il me semble préférable de se tourner vers des systèmes de type fédérations.

        Et entre nous, à l’heure de l’individualisme revendiqué, Jésus ou pas, il aura bien du mal à tous les unir.

      2. Et entre nous, à l’heure de l’individualisme revendiqué, Jésus ou pas, il aura bien du mal à tous les unir.

        C’est sur le monde n’aime pas entendre les divers sages de l’histoire,

        On voudrait toujours que le changement vienne principalement de gens comme nous mais déjà dans mon quotidien en quoi donc je contribue bien peu au changement des choses. Des êtres constamment occupés à vouloir attendre pareillement du collectif conditionné un peu le même genre d’illusions de changement.

        Croyez-vous vraiment que des êtres de plus en plus conditionnés matériellement sur terre, puissent réellement
        être en mesure de nous apporter de réelles solutions de changement ? Vous êtes vous déjà au moins poser ce genre
        de questions, quand bien même vous sauriez beaucoup mieux que moi comment mieux prendre votre destin ou le destin du monde en main ?

        Il me semble préférable de se tourner vers des systèmes de type fédérations.

        Tout ce que vous préférez d’abord voir et entendre chez vous, moi aussi je suis peut-être très contreproductif pour les gens de mon temps n’est ce pas ? En fait vous trouverez toujours les bonnes raisons du monde, de vouloir toujours tout mettre principalement sur le dos de JC ou alors des gens du capitalisme à chaque fois, sans même parfois dans votre socialisme mieux rechercher à faire votre propre examen de conscience, et plus vous rencontrez des gens qui fonctionneront comme vous, et plus vous direz alors que Jérémie n’est vraiment pas quelqu’un de très sain à suivre, non seulement en matière de changement mais aussi pour aller mieux faire à certains moments de la journée, méthodologie et organisation avant tout.

      3. @ Jérémie,

        Avoir les bons mots, les bonnes questions aux bons moments afin d’éveiller les consciences, c’est peut-être tout ce que vous apportez, mais c’est déjà beaucoup.

        Face à une force, il se trouvera très souvent une force opposée. Ainsi, face au consumérisme et au matérialisme se trouvent des dynamiques comme la «décroissance» et la «simplicité volontaire». Peu importe que ces dynamiques ne sont pas embrassées par toute la société, leur raison d’être n’est pas là. Non, leur raison d’être se trouve dans l’opposition au système dominant, opposition de laquelle naît un éveil des consciences qu’il faut ensuite partager.

        Pour changer le monde, il faut faire autre chose.

      4. @ Taneleo

        Ha quand même je ne suis donc pas une trop grosse mite dérangeante pour votre parquet, mais dans le futur les gens se rappeleront-ils bien encore du neuneu ?

        Il y a à la fois deux choses en vous comme en chacun de nous, l’une acceptant bien malgré elle ce que j’essaie tant bien que mal de vous faire comprendre, et une autre voyez-vous qui recherchera souvent à nous souffler autre chose,
        c’est bien joli tout ce qu’il te dit le pauvre Jérémie mais il faut faire encore autre chose de plus.

        Pourquoi ne commencerions-nous pas déjà par honorer nos ancètres bien oubliés, pourquoi dans l’histoire les plus terre-à-terre des premières idéologies humaines recherchent souvent à être les premiers en toutes choses ? Si nous voulons bien courageusement changer d’êtat d’esprit, aidez moi plutôt à prendre spirituellement la crise autrement, et si ce n’est toujours pas suffisant essayer encore de me faire voir la crise autrement.

        Vous savez il y a bien longtemps que je ne recherche plus à changer le sens giratoire de la terre, la gravitation est déjà si forte dans un tel monde de marchandises, de marchands de tapis, d’illusion, de libéraux, de matériel en plus, on peut toujours essayer de faire au mieux, mais n’allons pas plus nous prendre le choux, le monde n’a jamais été aussi près de sa propre autodestruction.

        Bref vous l’aurez compris JC n’était en fait qu’un très grand mythe vaporeux pour l’humanité, n’apportant pas mieux en son temps les bons mots, les bonnes questions aux bons moments, comme dans notre temps ce genre de choses ce n’est bien sur jamais assez.

        Vous me dites il faut faire autre chose et moi je vous répondrais, non il faut rechercher avant tout à être autre chose, peut-être même que nous sommes pas encore réellement des êtres de grande courage spirituel, comment mieux alors le savoir ?

        Je sais bien que ce n’est pas du tout la première chose que vous auriez préféré entendre aujourd’hui, com pour demain, peut-être même qu’il y a des choses que l’on pourra jamais vraiment changer dans l’histoire humaine.

        Je vois bien que je suis carrément en décalage avec la pensée du plus grand nombre c’est le meilleur des mondes.

        .

      5. @ Jérémie,

        C’est peut-être parce qu’à l’époque de JC, des philosophes avaient déjà renoncé qu’il ne restait plus que son message à écouter.

        Tout ce que je vous dis, c’est que l’idée selon laquelle nous ne pouvons rien faire temps que nous ne serons pas tous réunis, et que pour l’être il nous faut attendre un «super porte-parole», et bien cette idée est selon moi vaine et provient du mythe Jésus.

        Est-ce parce que vous avez renoncé que vous attendez que quelqu’un d’autre fasse le travail ? 😉

      6. Il faut, me semble-t-il, quand même préciser cela :

        Bien sûr que le plus souvent pour agir différemment, il faut déjà être différent. Mais il ne suffit pas de prétendre être différent pour que ce soit réellement le cas et pour que cela change les choses : il faut qu’il y ait une manifestation, dans l’acte, de ce changement.

        C’est la première raison pour laquelle je préfère dire qu’il faut «faire» autre chose, et pas seulement «être». La seconde raison est que cela introduit un verbe que nous avons tendance à oublier : le verbe agir. Reprendre conscience que c’est en modelant les choses qu’elles changent, et reprendre conscience que nous avons tous une capacité d’action, aussi minime soit-elle.

      7. @ Taneleo

        Non c’est juste une idée reçue venant même pas de vous à l’origine, moi je n’y suis pour rien, demain peut-être vous vous direz que cela vient pas forcément du mythe Jésus ou autre.

        Est-ce parce que vous avez renoncé que vous attendez que quelqu’un d’autre fasse le travail ?

        Renoncé à quoi Taneleo ? Vouloir faire PLUS selon les premières attentes sociétales du monde marchand actuel, dites moi vous n’auriez pas plutôt une banane dans l’oreille, je ne peux pas non plus faire ce premier travail de dégustation à votre place.

        A vrai dire, ne devrions pas plutôt rechercher à moins nuire à notre santé et moral en société, surtout si les choses sont bien partis pour durer, dans l’aveuglement des plus grands dirigeants terrestres.

        Alons comprenez moi il m’arrive parfois d’avoir des petites pannes, enfin vous voyez ce que je veux dire, et donc dans ces moments là j’aimerais bien de temps en temps entendre un peu plus de spiritualité au sujet des choses de
        la crise, mais peut-être que c’est encore trop demander aux gens de mon temps, il est vrai que je suis parfois si ringard dans mes propos.

        Apparemment voyez-vous c’est pas toujours bien compris par nos premières élites terrestres pour ça peut-être que les gens de condition modeste ne se sentent pas toujours très bien sans l’avoir, sans le faire plus pour se sentir moins malheureux.

        Et si l’Enfer sur terre venait avant tout d’un plus grand désir sociétal d’en faire plus, oh vous savez personne y échappe pas même moi, en voulant vous en écrire plus à ce sujet.

        Allons soyez gentil, allez raconter à un autre que JC n’était qu’un grand mythe pour l’humanité.

      8. Oui certes mais dans un tel monde, vous autorise vraiment à être différent, ne recherchons pas plutôt dans notre monde, à vivre plutôt dans la peur de moins faire. Il faut ceci, il faut cela, il faut qu’il y ait véritablement manifestation visible de quelque chose qui se passe autour de moi, sinon comment réel changement.

        Toujours autre chose en fait, qui vienne si possible d’abord de l’homme de notre temps, et non du celui d’hier, d’avant moi, d’avant ma propre parole et pas seulement « ceci ». L’autre raison et que pour faire meilleur changement, je demande surtout à l’autre, le verbe agir et penser com moi, que c’est bien évidemment en modelant d’abord les choses à ma propre guise temporelle que les choses se fassent toujours mieux, c’est évident que vous avez une capacité d’action aussi minime soit-elle.

    2. Je pense que vous êtes trop rigoureux dans l’interprétation du lexique utilisé.
      A mon humble avis, «Rien ne fonctionne sans idéologie» signifie davantage que l’être humain à forcement besoin de croire pour avancer.

      Si vous ne croyez en rien, comment vous fixez vous les buts à atteindre ; d’ou viennent donc les motivations qui causent vos actions ?

      Les croyances/idéologies sont multiples et variées ; certaines sont plus nobles que d’autres, mais tout un chacun se forge a travers son vécu une conception du soi et des autres. C’est cette conception même qui guide son être et le pousse à agir et réagir !

      « L’idéologie » est un mot bien vague, et il serait incorrect de le limiter aux quelques instances qui en ont été théorisées.

      Quant au « mythe » du messie, j’ai ma petit idée sur le pourquoi de sa nécessité. Je pars du postulat que l’homme est curieux et qu’il se pose des questions. Sa curiosité lui permet d’avancer, mais l’absence de réponses l’angoisse.

      Lorsque les religions sont apparues, l’éducation et la science « n’existaient pas » (tout comme les distractions de l’esprit contemporaines qui envahissent désormais notre vie de façon incessante). Dès lors comment répondre à la question à la fois première et ultime : « pourquoi » ?
      J’assimile personnellement la réponse « Dieu » à la réponse « parceque ».

      Les religions ont depuis considérablement évoluées, et se présentent aujourd’hui davantage comme un moyen de canaliser les espérances que comme une source d’explications du monde. Bien que le fanatisme perdure, je pense que l’éducation et la « justice » finiront par en avoir la peau (pas à court terme évidemment).

      1. Hein !

        Drôle de conception,

        Les religions ont depuis considérablement évoluées

        , mais dieU n’a pas changé et il t’attend toujours d’ailleurs.
        Allez laisse-toi aller bébé, ouvre ton cœur au divin.

  62. « Beaucoup se disent in petto : cela ne durera pas. « Ils » vont devoir réagir pour leur propre bien. Mais, ils sont empêtrés dans un quotidien dont ils vivent bien (que mon voisin fasse le premier pas…) Cet avantage, ils tiennent à le conserver. Sans compter qu’ils estiment que leurs certitudes sont l’expression d’une réalité irréfragable. Le néolibéralisme, le libre-échange planétaire ne sont-ils pas des faits de nature ?,,, »

    Je ne crois pas que les sans-culottes qui ont déferlé vers la Bastille portait avec un petit livre culotté à côté de leur faux et de leur pique.

    Je ne crois pas non plus que mon voisin d’immeuble à trois-quart de temps responsable de rayon à Leclerc vive dans une mollesse émoliente. Même chose pour ma voisine du dessous qui m’a fortement incité à mettre des chaussures souples le soir, en regard de la transparence des plafonds et de son endormissement peut-être empêché par deux ans et demi de chomâge. Je passe quelques millions d’exemples supplémentaires.

    A moins d’être capable de lire la déferlante d’ouvrage proposant une autre vision des choses, d’autres axes idéologiques que le capitalisme non pas « déliquescent » mais pourrissant, je comprends qu’on prenne également le raccourci pour lancer tranquillement qu’il n’y aurait pas d’idéologie capable de rivaliser avec ce capitalisme tout à fait naturel, et naturellement malheureux sans doute.

    Dans le même sprint philosophico-journalistique, l’auteur évacue la gauche de gauche, la gauche donc, d’un revers de main. Elle est tout à fait minoritaire. Sous-entendu, on ne l’entend pas.
    Faut-il rappeler à notre sprinter que selon les statistiques données par le CSA sur le temps de parole politique – recensé chaque mois par les chaines et livré en fichiers par le CSA sur son site – le temps de parole, par exemple, du NPA est 8000 fois inférieur à celui de l’UMP, pour les quelques mois où je me suis amusé à additionner et soustraire les minutes et les heures ?…
    On peut avoir une idéologie cohérente et tenue, si personne ne l’entend, elle fera comme l’intellectuel assis.

    Enfin, le philosophe de la déploration passe sous silence le marxisme qui demeure l’idéologie rivale, par excellence, du capitalisme. La preuve, dès les crises révélées, vers 2009, les premiers mots pour les reconnaître avant de les dénoncer qui sont venus à la bouche de Sarkozy et autres chefs d’états ce sont les maîtres-mots de l’idéologie marxiste, « capital », « capitalisme ». Sans oublier que le marxisme porte en lui le communisme et que l’idéologie, certes en pièces détachées et répartie dans différents coins de la gauche de gauche, n’est rien moins qu’un nouveau communisme, là, sous la surface.

  63. Une solution sans révolte
    Voilà quelque chose qui arrangerait tout le monde
    Je propose un lancé de pantoufle sur la Bastille le jour de la Saint Juste vendredi 14 octobre 2011, suivit d’un saute mouton géant jusqu’à L’Élysée.

    1. Peut être un vaccin anti mauvaise pensée.. !!??
      Dès qu’une mauvaise pensée arrive chez un individu, cela déclenche en lui, une rage de dents, des crampes dans les cuisses et mollets et une diarrhée .. Sourires

    2. Et pour finir, un jeu de chaises musicales avec la participation du résident Number One, qui ferait l’arbitre, naturellement.
      L’enfumage à de ces contours aujourd’hui…

  64. Si 60 millions de moutons paniqués et excédés piétinent quelques dizaines de milliers de bergers malveillants, que restera t’il de ces derniers ??

  65. Le capitalisme, idéologie mondiale

    M. Grynpas, il s’agit d’une erreur de diagnostic.
    Le « capitalisme » est en effet une idéologie basée sur le capital, comme son nom l’indique, c’est-à-dire sur l’épargne.
    Vous pourrez donc constater que le capitalisme n’est pas l’idéologie des nations occidentales.
    L’idéologie mondiale est aujourd’hui la social-démocratie, qui est basée sur la consommation et la dette.
    A titre d’exemple, si pendant des millénaires les êtres humains ont épargné pour leurs vieux jours, aujourd’hui les retraites sont ponctionnées sur la population active et complétées par des emprunts. Il n’ya donc pas création mais destruction de capital.
    Quant à la « financiarisation » du monde que vous dénoncez, vous pourrez observer qu’elle est une pure création politique, notre monnaie étant manipulée par des banques centrales irresponsables.

    1. @ toffcris

      Superbe objection… sans aucun intérêt.

      Pour s’endetter, il faut emprunter. En général, on emprunte à quelqu’un qui a épargné. Ensuite, c’est l’œuf et la poule. Un système basé sur la dette ou un système basé sur l’épargne et le versement d’intérêts ?

      Quant à la « financiarisation » du monde que vous dénoncez, vous pourrez observer qu’elle est une pure création politique, notre monnaie étant manipulée par des banques centrales irresponsables.

      Vous serez gentil de nous indiquer où est le point d’observation et s’il se situe sur Terre.

      1. Vous shunter un implicite de toffcris , qui est fondamental à mon avis .
        L’Etat lui emprunte en créant un actif pour la banque . Avec la monétisation de la dette que
        pratique FED et BCE en ce moment le processus est mis à nu . Je veux bien vous concéder
        que les credits ne font pas les dépots , et donc qu’il n’y pas de création monétaire ex nihilo ,
        çà ne fait que déplacer la question . La contre-partie est la dévaluation de la monnaie et une
        spoliation de l’épargne . La phrase de Keynes ‘euthanasie des rentiers’ le ferait passer pour un gauchiste , si on ne prenait garde que seuls les petits sont ‘euthanasiés’ . C’est là qu’on voit
        ses dents de loup Malthusien .

      2. @Julien

        Vous serez gentil de nous indiquer où est le point d’observation et s’il se situe sur Terre.

        Sur terre, Julien, sur terre… Mais le point d’observation est à une altitude inusitée par le commun des mortels. Pas l’Everest, le Kilimandjaro, l’Annapurna, le Mac Kinley, l’Aconcagua le Mont Blanc, ou la dune du Pyla, non, ni même le Mont Olympe, encore moins le Golgotha ou le Sinaï.
        Juste le sommet du clocher branlant de l’Eglise du Mont Pelerin ! Accroché au paratonnerre obsolète – en fait un parad radioactif… – on voit le fin fond de l’âme humaine et les effets pervers des outrages politiques à l’Ordre Naturel du monde. Vertigineux, non ?

    2. Cher amis, vous devriez lire ou relire Engels et Marx sur l’origine de la famille et de la propriété privée.
      Même en étant pas communiste, c’est un ouvrage très instructif sur la construction des grandes fortunes et l’appropriation (le vol en fait) de la terre, à l’origine de la construction des grandes fortunes qui ont donné au monde économique le sens de leurs intérêts.
      « L’idéologie mondiale est aujourd’hui la social-démocratie, qui est basée sur la consommation et la dette. ». Je suis très curieux de savoir d’où vous tenez cette information, pourriez-vous m’en dire plus?
      Vous me direz si je me trompe mais il me semble à vous lire que vous n’appréciez guère ce que l’on appelle l’État Providence?
      Est-ce à dire que vous estimez qu’il faudrait que les travailleurs dans leur ensemble, travaillent à nouveau 60 heures semaine, avec leur seul dimanche pour se reposer et sans salaire minimum?
      Est-ce à dire également que vous trouvez qu’ils n’ont plus à bénéficier d’une couverture maladie garantie par la solidarité nationale? et donc mourir plus jeune…(donc plus de problème de retraite il est vrai).
      Est-ce à dire encore, pour aller au fond des choses, que d’après vous les enfants à partir de 4 à 5 devraient être mis dans les entreprises (comme cela était le cas dans le Nord au XIXième siècle ou ailleurs)?
      Il est vrai qu’avec une main œuvre aussi peu dotée de droit, il était facile pour les possédants d’épargner…car et, vous l’oubliez à mon sens, les « avantages » ou les conquis sociaux des travailleurs sont vraiment très très récents à l’échelle de l’histoire des hommes.

      Bien à vous.

      1. Test
        Je souhaiterais vraiment vous répondre, mais ma réponse à J. alexandre sont en attente de modération depuis plus d’une heure.
        Question: comment éviter la censure?

      2. @ toffcris

        Vous foulez pas trop, vu que c’est pour nous expliquer que les banques commerciales créent de l’argent à partir de rien et qu’il n’y a plus besoin d’épargne pour prêter et donc s’endetter (sic triple sic)

      3. @Julien

        Utile et nécessaire, vital même tes « sic » dans le cas présent…
        Té ! à propos de « sic », tu connais une des plus jouissives de ce bon vieil Allais (Alphonse le génie, pas Maurice le poisson rouge, évidemment ! ) ?
        Lorsqu’il citait le nom d’un certain critique (appelons le Tartempion) qu’il méprisait « par dessous » tout, il notait juste, sans autre forme de commentaire désagréable : « Le critique littéraire bien connu Tartempion (sic)a dit… »
        Définitif le bazar… J’appelle ça de l’atomisation entre parenthèses.
        Et donc, ici, nous pouvons de même appliquer la sentence allaisienne :
        « Le néo-commentateur du blog à Jorion toffcris (sic) a dit… »

  66. « Mais l’essentiel est ailleurs : il est dans le fait que jamais un groupe d’intérêt aussi puissant que celui qui s’est constitué autour de la finance lato sensu ne renoncera de lui-même au moindre de ses privilèges, et que seuls peuvent le mettre à bas la force d’un mouvement insurrectionnel – puisqu’il est bien clair par ailleurs qu’aucun des partis de gouvernement nulle part n’a le réel désir de l’attaquer –, ou bien la puissance dévastatrice d’une catastrophe que son système aura lui-même engendré. A l’évidence, c’est cette dernière hypothèse qui tient la corde, et puisqu’elle déploie maintenant ses effets avec la force de fatalité du tsunami évoqué en ouverture, il ne reste plus qu’à attendre qu’elle accomplisse pleinement ses virtualités… pour en tirer le meilleur parti : reconstruire les institutions de la création monétaire souveraine [11], avec tout ce qu’elle suppose et de possibilités rouvertes et aussi de rigoureux encadrements [12] ; réinventer des structures bancaires qui à la fois échappent aux prises d’otage de la banque privée et dépassent la forme « nationalisation » vers un système socialisé du crédit [13] ; réduire au minimum minimorum la structure des marchés de capitaux pour lui ôter tout pouvoir de nuisance et d’usurpation [14]. Soit, sur les ruines, enfin tout rebâtir. »
    F.Lordon.

    Voilà qui est clair.

    1. C’est sur et certain seul un plus grand mouvement insurrectionnel pourra réellement faire preuve d’un plus grand changement comportemental de l’homme en société.

      Peut-être même qu’il me faudrait davantage ressembler en conduite et en penser à ce monsieur F.Lordon comme ça couic plus besoin de la nécessité du Jérémie ensuite.

      Pourquoi devrais-je penser le changement, alors que je suis déjà en train de lire quelqu’un qui a grandement exprimer la chose en matière de changement sociétal pour moi,

      En plus moi qui n’aime déjà pas beaucoup réfléchir autrement, ça tombe vraiment au poil comme ça dans le futur je pourrais de nouveau regarder mon autre émission favorite.

      Oui ce n’est pas du tout cet autre pauvre qui va commencer à nous faire voir la crise spirituelle du monde autrement, faut partout s’unir et penser pareillement le premier malheur de l’homme en société.

      Ha si seulement je pouvais être plus clair, plus intellectuel sur les bords, je pense moi aussi en matière de changement et de solution acheter des espadrilles.

  67. Jérôme,

    Super billet. Heureux de voir que les philosophes n’ont pas déserté le blog bien qu’il ait mangé son chapô. Heureux, parce que ça répond à votre question.

    « Quel individu, quel groupe proposera, au-delà de l’indignation et de la peur, une théorie et une pratique capable de porter un projet novateur ? » : moi. Mais par principe no futur (juste pour ne pas être sérieux, après j’arrête : no future, ça marche encore. Certains feignent de s’en étonner.) : propose.

    AA+ (quand chuis content je bégaie)

    PS : un grand bravo à Pham Minh Hoang : il fait appel !

  68. Il n’y a pas de projet, pas de « nouvelles Lumières »

    Et bé non, pardi. Pas besoin de nouvelles Lumières tant que l’on croit que les anciennes nous éclairent encore. C’est aprés complète extinction des feux dans notre deuxième sous-sol climatisé que l’on pensera peut-être à chercher un nouvel interrupteur, voire à repasser par l’étage supèrieur, celui de la Caverne, y allumer de nouveaux lumignons, et peut-être enfin trouver la sortie vers le grand jour.
    C’est pas facile de prendre la marche-arrière… et alors dans le noir.

    1. Résumons… (puisque visiblement pas mal de monde adore les images)

      C’est l’hiver, il neige. Il gèle. Il fait nuit. Les routes de montagne sont verglacées.
      (les conditions idéales)
      Votre voiture est une propulsion de 400ch avec toutes les options.
      Vous venez de faire le plein ce matin dans la vallée.
      Votre véhicule (boîte automatique bien entendu) n’a plus du tout de marche arrière
      (vous le saviez intuitivement). Bon dieu, hier c’était encore OK. (malgrès les petits craquements)
      Faisant fi des avertissement des petits engrenages si délicats, ce matin, vous
      avez décidé unilatéralement de prendre la route. C’est du solide.
      Rien à craindre.

      Y a le ciel de toit qui se décolle, pas important.

      Manque de bol : plus de phares… vite vite les anti-brouillards !!
      Pourquoi avez-vous oublié cette satanée boîte de fusibles et d’ampoules
      oubliée à proximité de l’aspirateur la semaine passé ?

      c’est pas top top la visibilté mais on va faire avec.

      Sur ce véhicule de standing, nous avons donc 2 problèmes simultanément.

      Les feux arrières, feux stop et les warning eux fonctionnent encore.
      OUF !

      Vous savez que le prochain gîte se trouve à 12km…
      La pente est à 7%, vous roulez à 15km/h…

      Visibilité nulle car maintenant le givre s’en mèle
      et dessine de jolis motifs sur votre pare-brise.

      Normal, le système de ventilation/chauffage est aux abonnés
      absents depuis une bonne demi-heure.

      3 pannes.
      Vous avez un excellent V8.
      La sono diffuse un mélange suave
      de bossa-nova et de free jazz énergique.

      Les essuis-glace répondent mais frottent le givre à sa surface.
      A présent, vous ne voyez plus rien.
      Opaque.

      Vous stoppez la musique.

      Heureusement, il n’y a jamais personne sur cette route.
      Vous sortez de l’habitacle – l’air glacé vient de s’engouffrer.
      Vous sortez votre grattoir, puisque vous en avez un.
      Vous grattez.

      Vous venez de parcourir 700 mètres.
      Heureusement, il n’y a jamais personne sur cette route.
      Vous sortez de l’habitacle – l’air glacé vient de s’engouffrer.
      Vous sortez votre grattoir, puisque vous en avez un.
      Vous grattez.

      Vous venez de parcourir 600 mètres.
      Heureusement, il n’y a jamais personne sur cette route.
      Vous sortez de l’habitacle – l’air glacé vient de s’engouffrer.
      Vous sortez votre grattoir, puisque vous en avez un.
      Vous grattez.

      Vous venez d’avoir une idée lumineuse !
      ——————————————————————————————————-
      Je vous laisser continuer… « interchanger les fusibles toussa »
      en sachant que la marche arrière ne fonctionne plus

  69. Mr Grynpas nous fait la un discours parfaitement conservateur qui sous couvert d’appel au changement nous dit que celui ci n’est hélas pas possible car la solution clé en main n’est pas disponible, excusant nos dirigeants par la même occasion. c’est par contre absolument cohérent avec le tout, tout de suite qui caractérise notre monde décadent. Un sous-marin de la caste dirigeante ne ferait pas mieux.
    le monde d’après nous allons donc le construire et l’on va prendre un certain nombre de mesures qui vont produirent leurs effets, certains immédiats, d’autres à plus longue échéance en fonction d’un projet de société refondé sur d’autres valeurs, signant la fin de l’extravagance.
    ces mesures (pour les financières, voir les conseils de Paul) sont à chercher dans les multiples réflexions du monde alternatif qui les produit depuis déjà 40 ans. et pour l’immédiat, il y a une formation politique nouvelle qu’est le front de gauche et qui porte, et lui seul le fait, ce projet de radicalité avec nombre de mesures parfaitement pensées.
    j’entends déjà le « ah mais oui mais non ».
    Avez vous lu le programme du front de gauche ?

  70. L’article initial et les réactions me paraissent très « occidentalo-centrés », pardon pour ce vilain néologisme.
    L’épuisement intellectuel constaté par Jérôme Grynpas va de pair avec un net reflux de la domination économique occidentale. Avoir parié sur le fait que nous pouvions confier la production, l’exécution au reste du monde et vivre de la conception dans un monde occidental hyper éduqué n’avait pas de sens. De fait, l’avance scientifique et technologique des états occidentaux fond comme neige au soleil.

    Nous oublions trop que la crise actuelle en Europe et au USA est un épiphénomène du transfert de la puissance économique du monde occidental vers un certains nombre de pays émergents, Chine, Brésil, Inde, et d’autres certainement dans un futur proche.

    N’est-ce pas dans ces pays que naîtront les grandes idéologies de demain?

  71. Les mêmes causes ayant les mêmes effets, on risque d’attendre longtemps.
    Mais je vais quand même de ce pas, scruter ces lointains horizons où le capitalisme et la financiarisation de l’économie ne règnent pas encore. Il est vrai que le Chili, l’Argentine, le Japon sont très proches de le l’Occident.

    Bien à vous.

  72. Le fond du problème est que le tyran n’est pas extérieur à nous, mais il est en nous.
    Nous sommes esclaves de nos propres désirs sans cesse renouvelés par les techniques les plus subtiles de marketing et de publicité.
    Si nous nous endettons de façon déraisonnable et devenons esclave des usuriers c’est parce que nous sommes incapables de résister à nos pulsions d’avoir ou de paraître.
    Le malaise est non seulement dans notre civilisation, mais en chacun de nous.
    J’ai toujours pensé que la consommation frénétique est une façon de s’étourdir et d’oublier notre condition mortelle. Comme si une débauche d’avoir, pouvait exorciser le manque d’être ou la perspective du néant. Nous sommes accro à la carte de crédit, comme le toxico l’est à sa drogue.
    Dans un cas comme dans l’autre il s’agit de combler un vide existentiel et d’oublier les réalités qui nous dérangent.
    Je ne crois pas que le salut viendra d’une nouvelle idéologie, en effet on sait que la mise en pratique d’une idéologie, même tout à fait sympathique, aboutit invariablement à des horreurs.
    Que chacun apprenne à penser par lui même, ne se repose pas sur du prêt à penser et peut-être que les choses iront en s’améliorant.

    1. « Nous sommes accro à la carte de crédit, comme le toxico l’est à sa drogue. »

      Évidemment, vu ainsi…Je dois être un drogué tout à fait minimaliste. Mais chacun sa lumière dans sa châtelaine résidence…

      1. C’est le danger de toute généralisation…
        Mais aux USA et en Grande Bretagne il n’est pas rare que les gens aient 4, voire plus, cartes de crédit avec des débits importants sur chacune.
        Je sais que c’est beaucoup moins vrai en France, ou nous avons une plus grande propension à épargner. Quand nous en avons les moyens bien entendu…
        Mais dans le cas des subprimes aux USA ce sont souvent des gens modestes que des escrocs ont incité à s’endetter au delà du raisonnable. Justement parce qu’ils rêvaient, non de devenir des châtelains, mais simplement d’avoir un chez eux,bien à eux.

  73. Ce sont des « Révoltes sans solutions », car elles ne sont pas le fait de révolutionnaires animés par une quelconque idéologie. elles sont le fait de consommateurs frustrés. Qui profitent de l’anarchie pour s’approprier par le vol, ce que leur moyens ne leur permettent pas de s’acheter. En aucun cas ils ne remettent en cause le système, à l’inverse ils voudraient eux aussi davantage profiter du système.
    Nous vivons dans un monde dans lequel tout le monde veut profiter du bon côté des choses, mais surtout éviter les inconvénients inhérents à notre condition. Evidemment cela ne peut pas marcher.

    1. « Nous vivons dans un monde dans lequel tout le monde veut profiter du bon côté des choses, mais surtout éviter les inconvénients inhérents à notre condition »

      Je crois que tu devrais sortir un peu dans les allées non bordurées de la société, ou consulter, qui sait…

      1. J’ai dit: « tout le monde veut profiter … », mais je n’ignore pas que « tout le monde ne peut profiter… »
        Je crois ne pas ignorer que nous ne vivons pas dans un monde de bisounours.
        Tous sont égaux mais certains le sont plus que d’autres, cela ne m’avait pas échappé…

  74. Je propose d’ores et déjà, au futur Jésus, un commandement pour la nouvelle religion :
    Dans les champs qui s’étendent au delà de ta vue, remplis de meules pareilles les unes aux autres, tu t’abstiendras d’ajouter la tienne. Dans les meules remplies de brins de paille pareils les uns aux autres, tu t’abstiendras d’ajouter le tien. Efforce-toi de transformer ta meule ou ta paille en épingle et ne la cache pas dans la meule d’un autre. Efforce-toi sinon de les transformer en poutre, et n’assomme pas tes frères en la faisant plus lourde que nécessaire.

    (ce n’est encore qu’un brouillon, plus lourd que nécessaire, mais le messie affinera… des volontaires ? 😉

  75. Les affirmations de l’un et les réactions des autres manquent peut être de distance.
    Le prisme sociologico-economico-politique est insuffisant.
    La psychanalyse (on dirait un mot qui sort du moyen âge) qui n’est peut être pas assez scientifique (ou rentable à court terme) a sûrement des choses à nous rappeler ou des parallèles à établir.
    Il n’y aura pas de solution idéale à court terme après plus de 5000 ans de société patriarcale, de religion, de répression des pulsions individuelles…

    Le soi-disant échec du marxisme n’est que l’échec des expériences passées.
    Le long travail d’évolution qui nous reste à accomplir sur le plan individuel-émotionnel résonne assez bien avec le goût du ‘travail bienfait’ que vous semblez apprécier ici.

    Je pense que les 50 dernières années ont plutôt été légèrement positives pour l’humanité, sur le plan émotionnel s’entend. De plus graves dangers sont apparus : réchauffement, risque nucléaire, etc. Il y a un peu moins de chance de voir réapparaître le fascisme mais ce n’est pas exclu.
    Néanmoins la tendance semble s’inverser : le capitalisme sous ses formes actuelles aggrave la situation : plus de misère matérielle et morale font régresser la démocratie.

    Le communisme n’est certes pas applicable dans son idéal : il est possible de prendre le pouvoir mais les individus ne sont pas capables de se gérer aux-mêmes (la 2 ème étape souhaitée par Lénine).

    Il nous faut comprendre les racines de cette malédiction et y apporter des remèdes.
    L’homme ne connaîtra peut être jamais une société vraiment libre, mais en attendant, la moins irrationnelle des choses à faire est de faire du bon boulot.

    1. « il est possible de prendre le pouvoir mais les individus ne sont pas capables de se gérer aux-mêmes (la 2 ème étape souhaitée par Lénine). »

      Pétition de principe, en principe validée par madame Irma.

      1. J’aurais du préciser ‘encore aujourd’hui…’
        C’est Castoriadis qui se plaignat peu avant son décès que personne n’ait tiré les leçons de ce qui s’est passé en Russie autour de 1930.
        Quelqu’un, qui suivait de près ces évènements, a apporté quelques éléments, c’est Wilhelm Reich (Psycholgie de Masse du Fascisme).
        Ce défaut de réflexion est le trou béant ou dort aujourd’hui le communisme.

    2. ///// Je pense que les 50 dernières années ont plutôt été légèrement positives pour l’humanité, sur le plan émotionnel s’entend.////////

      Tu aurais du ecrire « Je crois que … » …parce que tu es en « croyance » ..tu n’as aucune base ou ref pour affirmer celà … et qd on met « FACE  » à  » FACE » un cadre moyen bedonnant en costard et un survivant archaique …. on a comme un doute sur le « sens » de l’évolution .

  76. Pourquoi voulez-vous une nouvelle théorie pour contrer le capitalisme ?
    D’autant que le capitalisme a déjà trouvé sa contradiction et que la bataille fait rage sous nos yeux. La grande contradiction du capitalisme ce sont les identités culturelles. Ce sont elles qui fractionnent, créent des frontières, contredisent le standard, irrationnalisent les comportements et les choix, freinent la marchandisation du monde, réfutent l’homo économicus unidimensionnel, proposent des valeurs en lieu et place des produits… Ce sont ces identités culturelles qui partout organisent et norment le fonctionnement des sociétés, car l’identité culturelle est affaire collective. Ce sont les identités qui expliquent aujourd’hui comme hier l’urbanisme, l’art, la guerre, l’amour, les relations sociales, matrimoniales et familiales, le travail, l’organisation de la société, la place de l’homme dans la Cité… On comprend bien que les identités sont un frein au capitalisme à vocation mondiale : elles s’entourent de frontières, sont la cause d’une diversité humaine impropre au standard, proposent des choix de vie complètement irrationnels et différents, distraient le consommateur avec des valeurs, proposent d’autres voies que la marchandise, et puis le capitalisme est mal à l’aise avec ce qui ne peut ni s’additionner, ni se comptabiliser.
    Comment le capitalisme mène-t-il le combat contre les identités humaines ? Il propose certes une représentation du monde « politiquement correcte » (celle que vous voyez à la télé, celle que l’on nous enseigne à l’école…), il cherche à nous abêtir culturellement, mais surtout il jette les identités les unes contre les autres, comme des atomes à désintégrer. Par quelle prouesse ? C’est très simple, en provoquant des migrations de populations qui mettent en contact des identités différentes. La raison d’être d’une identité c’est d’organiser la société en fonctions de valeurs culturelles particulières. Quand plusieurs identités coexistent sur un même territoire politique, il n’est plus possible, sous peine de guerre civile, qu’une identité en particulier norme le fonctionnement social. On décrète alors que l’identité est une affaire privée et qu’elle ne doit plus influencer la sphère publique (on espère qu’avec le temps l’identité se dessèche et devienne une sorte de folklore sans danger). Dès lors privée de son identité, une société peut devenir une pure mécanique sociale rationnelle et autorégulée peuplée de clones produisant et consommant. Elle peut se joindre aux autres sociétés car les frontières identitaires ont disparu et former bientôt une termitière mondialisée. De ce point de vue, les idéaux républicains ont été les portes d’entrée du capitalisme en France.
    Désormais, il nous faut choisir : préfère-ton le capitalisme et sa termitière humaine mondialisée et pacifiée, ou un monde pleinement humain fait de diversité identitaire ? Le clone calibré ou l’homme enraciné ? Le clone pourra dormir en paix, l’humain devra lutter : choisir l’identité c’est s’impliquer.

    1. @ i(GRECE)ves
      Vos gros sabots font des bruits de bottes.
      « identités culturelles », perte d’identité sociale, migrations de populations provoquées, choisir son identité.
      Beurk !

      1. Pas terrible le  » Beurk « comme réponse a un tel argumentaire correspondant a une idéologie très active (choc des civilisations).
        L erreur se situe dans la thèse de l affrontement violent nécessaire, au lieu de la confrontation pacifique nécessaire. L erreur vient de la transposition des comportements passés, aux comportements futurs, sans tenir compte du changement induit dans chaque société par le développement des échanges, l éducation, les communications…
        Le raisonnement est faux au moment ou il évacue la solution du lent travail local de confrontation pacifique des points de vues pour construire le reel, au profit de l effacement rapide et brutal par la force du point de vue le plus faible. Ce type de vision legitime la loi du plus fort comme nécessaire et naturelle, c’ est ce qui vous donne la nausée.
        Ce type de vision ne tient pas compte des risques de destruction massives (voir ce qu un accident peut provoquer a Fukushima, alors imaginez une guerre…), il est suicidaire.

      2. @Tigue le 14 août 2011 à 11 h 00

        Si vous avez mieux allez-y, mais si vous croyez que les gens qui se promènent avec l’identité en bandoulière ratiocinent entre « l affrontement violent nécessaire » et « la confrontation pacifique » vous vous mettez le doigt dans l’oeil avant de risquer de prendre une fourchette dans les yeux.
        Selon moi, aucune discussion ne peut être plus laconique que celles à propos d’identité, par définition d’ailleurs.

      3. Un peu rapide le « Beurk » … …..Yves a simplement mis en évidence le seul débat qui mérite d’etre :
        centralisation ou parcellisation …..constructivisme ou naturalisme .
        Et il ne faut pas resortir Hayek ou autre squateurs qui pervertissent le débat ……Les système naturels sont TOUS basés sur la pluralité , sur l’altérité , de façon a anticiper de façon endogène un maximum de problèmes exogènes … ….. Les differentes forme de constructivisme ont montré leur limite et l’arrogance de notre espèce a vouloir sur^passer en qualité ou simplement en efficience l’outil complexe …… Beurk vraiment? …il faudrait argumenter un peu plus loin .

      4. @Tique et Kergosse

        Soit vous n’avez aucun flair, soit vous êtes dénués d’odorat.

        Sur un blog le laconisme s’exprime d’un mot (« identité », auto-reférence abyssale et régressive, ou trop poliment, certes, « Beurk ») ; dans la réalité pas de forum avec les fafs®, que du fort-homme : les nomopathes paranoïaques, quelque soit leur ancrage narcissique, n’en laissent pas le choix. Ceux qui croient s’être trouvés eux-mêmes absolument cherchent les noises aux autres. N’encouragez pas ces flatulences de vos piètres doutes.

        Pourquoi me demandez-vous d’argumenter ? Faites-le donc ! Pour moi, il me suffit de rappeler, et même de suggérer, que l’identité signifie positivement rien du tout et ne fait que signaler l’indéfini Graal Ich und Mine uber alles. Vous pouvez bien appeler cela « parcellisation » ou « natutalisme » si ça vous chante, c’est bien inquiétant que cela vous chante…

      5. à tigue

        Ce type de vision ne tient pas compte des risques de destruction massives (voir ce qu un accident peut provoquer a Fukushima, alors imaginez une guerre…), il est suicidaire.

        pas besoin d’imaginer, des guerres il y en a partout et de plus en plus. http://fr.wikipedia.org/wiki/Mini-nuke

        ce qui tend à faire de vous comme de schizosophie des hypocrites ou des bien-pensants, c’est selon. ce blog regorge de gens comme vous, hébétés quand à chaque éternuement boursier ils se rendent compte que leurs croyances économiques sont balayées par la real-politik.

        quoi qu’il en soit, le cours des évènements semble vous infirmer. l’italie mit quasi quinze siècles à se réunifier après la chute de l’empire romain… la seule question (et crise) est: quand éclatera la fédération américaine? à moins qu’elle ne se transforme dans un sens qui vous déplaise. dans les deux cas il faudra bien faire avec (les yves).

      6. @Schizomachin :

        L’etre humain est aussi con dans une méga-structure que dans son groupe archaique ….mais sa connerie y fait plus de dégat pour des raisons mathématiques : elle récupère le gain de productivité qui a nécessité cette évolution (?) …. Si les systèmes naturels n’évoluent pas dans cette direction c’est parce que les systèmes morcelés contraignent ces déviances …..
        C’est une théorie qui mérite d’etre discutée …soutenue par Prigogine et d’autres , l’auto organisation a des mérites qui attendent toujours d’etre infirmés ……
        Nous serions donc tellement supérieurs , pour pouvoir inventer d’autres outils (simplifiés) ?
        l’experience montre que non ,…insulter les gens ne sert pas d’argument .

      7. @methode le 14 août 2011 à 14 h 02

        Superbe défilé sur ce fil… (j’hésite sur la couleur des chemises : noires, vertes… ?)

        Pour écrire que schizosophie « hébété[] quand à chaque éternuement boursier[,] se [rend] compte que [ses] croyances économiques sont balayées par la real-politik » c’est que vous ne m’avez pas lu, ou si mal… qu’avec les yeux et sans la tête. Mais quelqu’un qui croit l’histoire capable de se plonger dans un laiteux bain de jouvence en affirmant que l’Italie s’est unifiée (oui, oui, « ré ») après la chute de l’Empire romain, buvant ainsi le petit lait de Benito ou de la Louve, peut-il lire ?

        Pour l’uranium dans les cartouches yankee en Afghanistan, on sait, et merci à Bradley Manning, c’est sur un site ultra-méga-secret : Skyrock ; pour autant les mini-nuke, etc. n’autorisent pas n’importe quelle hystérie géopolitique pope-anal-ytique.

        PS. Va falloir faire gaffe, c’est le type de discussions susceptibles de se retrouver copiées chez le blog au dragueur Soral. Quand je vous disais que ça pue…

      8.  » n encouragez pas ces flatulences de vos piètres doutes… »

        Vous pourriez tout aussi permuter « flatulences » et « doutes » dans votre proposition, elle sent le même dédain, la même assurance vaniteuse de l enfant qui toise un danger qu il ne comprend pas.
        Ni Dieu, ni Maître n est ce pas ?
        Je n ai rien a voir avec vous.

      9. @methode

        Pffff… T’as pas plus fin comme râpe à fromage ? Non pasque là c’est à peine du niveau dedefensa tes Grandes Vérités Zintemporelles. Tu vas y finir au fond du trou noir mon bon methode si tu continues comme ça. T’as même les deux pieds d’dans. Essaye de lire des gens un peu fin dans le genre, j’sais pas moi, Leo Strauss par exemple, lache ton Philippe Murray, tu vas finir comme un blaireau autrement : toujours braillard et de mauvais poil, mais les reins bel et bien pétés et sur le bord de la route.

      10. A Methode,

        Hypocrite vous même.
        Je ne suis pas hébété, je crois etre suffisament clairvoyant, pour vous dire que je n ai rien a voir ni a construire avec des gens animes de cette froide assurance qui vous caracterise vous aussi.

      11. @Tigue, Kercoz, Methode…
        Je ne m’inscris pas dans la logique de « choc des civilisations » d’un Huntington. Ce que je déplore ici c’est précisément qu’un choc des civilisations ait été provoqué artificiellement pour éradiquer toutes (je dis bien « toutes ») les civilisations au profit d’une sous-culture marchande mondialisée. Le capitalisme tend à éliminer effectivement la pluralité et l’altérité et le meilleur moyen qu’il a trouvé pour cela est selon moi la migration de populations, migration qui entraîne mécaniquement confrontations civilisationnelles violentes et non plus coopérations pacifiques.
        Je fais trois constats :
        – Tout dans la Nature est autorégulation, évolution produite par des éléments pluriels interagissant spontanément et d’une certaine manière, si l’on observe par exemple les sociétés des insectes sociaux, « rationnellement ». Une termitière fait toujours les meilleurs « choix » en termes d’efficacité, de rendement, d’économie d’énergie, de réactivité… et cela sans commandement central, seulement par la « coopération spontanée » d’individus « libres ».
        – Les sociétés humaines quant à elles font des choix qui ne découlent pas (seulement) d’une relation mécanique entre leurs membres mais de « valeurs ». Ces valeurs, changeantes d’une société à l’autre, font l’identité d’une société et peuvent seules expliquer un certain nombre de comportement irrationnels, « économiquement » non rentables et occasionnant des déperditions forte d’énergie : la construction des pyramides ou des cathédrales, la poésie, l’art, les « justes guerres», l’opposition de cellules familiales, tribales, claniques, les distinctions sociales, la prière, les manières de table…
        – Les ultralibéraux empruntent d’ailleurs leur vocabulaire à celui des entomologistes : ils parlent « autorégulation », « coopération spontanée », « interactions » et ne jurent que par la fin du commandement central (l’Etat) : à l’évidence, ils conçoivent la société comme une ruche peuplée de clones interchangeables et en interaction mécanique.

        Ce qui dérange certains, c’est précisément que j’observe d’une part que l’identité des sociétés humaines (leurs valeurs culturelles) constitue le seul barrage qui est fait au capitalisme (tant que ces sociétés feront des choix en fonction de valeurs et non pas d’une rationalité économique elles ne seront pas des ruches rentables) ; c’est que d’autre part , et surtout peut-être, j’observe que les migrations de populations (où qu’elles se passent) rendent à terme IMPOSSIBLE de ne pas changer la société en ruche humaine. La déshumanisation de nos sociétés (si l’on considère que ce qui les rend humaines c’est précisément leur capacité à faire des choix en fonction de valeurs) est une conséquence incontournable de la présence de plusieurs populations culturellement différentes sur un même territoire politique : en fonction de quels valeurs allez-vous faire des choix sans créer des crises, quelle identité aura « naturellement » la primeur pour normer le fonctionnement de la société ? Il n’y a pas de solution viable si ce n’est de nier TOUTES les identités, de les neutraliser dans la sphère publique et de les réduire à l’état de folklore. A partir de ce moment la société devient obligatoirement neutre identitairement et ne peut se justifier que par sa rationalité, son efficacité et sa rentabilité économique. Elle devient (idéalement) une mécanique sociale rationnelle, prévisible et très rentable.
        En résumé :
        – l’obstacle au capitalisme mondialisé existe : il n’est pas idéologique mais identitaire.
        – La confrontation civilisationnelle fait le jeu du capitalisme car il pousse à penser qu’il faut sortir des identités pour rationnaliser nos sociétés (société de consommation)
        – TOUTES les identités ont intérêt à s’entendre face à cette menace commune : le pourront-elles ? C’est en tous cas ce que j’appelle de mes vœux, je ne me sens pas trop dans la peau d’une termite.

      12. @Tigue le 14 août 2011 à 15 h 07
        Non, non, je n’aurais pas écrit « n’encouragez pas ces doutes de vos piètres flatulences », ni « n’encouragez pas ces piètres doutes de vos flatulences » : l’identité n’en a pas… de doute.

        C’est cela son apparente domination, la même que celle des religions. Ni flatulences, ni plein d’autres trucs qui occupent les têtes qui doutent de tout et pas de la genèse de ce qu’on sait et de ce qu’on ne sait pas. Cette certitude abyssale auto-référencée pleine de vide, dont la proie est le doute abyssal, s’appelle la peste émotionnelle. Il faut donc s’en méfier comme d’elle.

      13. @Yves :
        Votre démarche rejoint , il me semble celle de Zyzek (ZIZEK ?) dans « réhabiliter l’intolérance » …titre provocateur qui cache une remarquable démo sur le fait que la tolérance optimum a été boostée par les libéraux , car elle etait nécessaire a la mondialisation ….
        Vous avez raison . Le problème n’est pas idéologique mais structurel . Il semble que vous voyez une démarche machiavélique dans le désastre centralisateur actuel ,…alors qu’a mon sens il est structurellement une dynamique de toute civilisation (pour moi , une civilisation est une perversion dénaturée du système initial) …
        Les civilisations anciennes ont mis longtemps a s’écrouler , a épuiser leur ressource du fait du frein « temps /énergie » … l’acces a ces energies nous fait exploser le système .
        Si les ultra liberaux récupèrent le concept , ils oublient de dire qu’avant de réutiliser la complexité et l’autorégulation , ils ont « spécialisé » les taches , et destructuré le groupe initial , ce qui perturbe sinon supprime l’effet régulateur (je pense que la taille réduite des groupe est contrainte par l’affect qui oblige les acteurs a se connaitre pour se valoriser).
        A remarquer aussi :
        Le sytème parcellisé originel etait basé sur l’unité de lieu …L’ hypertrophie du groupe qui rend l’individu « solitaire » le force a rechercher un groupe …qu’il va recréer de façon « virtuelle » et communautariste ( motards , holligans , bretons , juifs , ecolo etc … ) . Cette compensation , la seule qui puisse réidentifier l’individu est endogame et dangereuse car elle n’a pas l’historicité de l »ancien modèle qui a su réguler l’agressivité intergroupe . De plus la diversité des individus des groupes « géographique » contraint a réprimer l’agressivité intra-spécifique (si votre voisin a un 4×4 , vous ne lui faites pas un bras d’honneur tous les matins …Vigneron serait pendu haut et ourt ds son quartier s’il s’ y comportait comme il se comporte ici !
        ce retour a un fractionnement virtuel communautariste est des plus grave ..j’en reviens donc au problème structurel .. et au constructivisme qui est en cause .
        Je pense qu’il est important de se rappeler que l’individu solitaire n’existe pas et qu’il ne peut qu’exister que référé a un groupe …et pas n’importe lequel , celui qui l’ a formaté durant es millions d’années .

      14. schizoïde sophiste,

        je pensais plutôt à garibaldi en effet, aux guerres entre milan, venise, florence, gêne, pise, amalfi et j’en passe… vous voyez ça c’est focaliser de manière obsessionnelle, partant être hypocrite. le problème est plus complexe qu’un petit beurk infantile entre gens biens.

        à tigue,

        vous n’avez rien à construire en france dans ce cas, immigrez.

        à vigneron le coquet pourfendeur,

        un kepon au bord de la route, rien d’anormal. non j’ai pas plus fin. il faudra faire avec tout le monde, comme vous vous accommodez silencieusement d’un jducac… alors froidement pragmatique, je crois bien que vous êtes le pire dans ce domaine. mais si vous avez un plan, un truc un peu dégagé des lignes droite/gauche, vous gênez pas je le lirai humblement. en attendant cogiter attali (ouh c’est fin ça) apparemment c’est faire la part belle aux idéologies anti-sociales.

        discussion close.

      15. @kercoz
        Merci pour votre commentaire argumenté.
        Si je peux résumer votre pensée : vous estimez que le constructivisme a causé une sorte d’entropie des civilisations qui a permis à son tour l’émergence d’une sous-culture mondiale et une hypertrophie du groupe. Cette hypertrophie engendre individualisme et solitude, d’où le besoin de se référer à des « communautés » plus restreintes qui causent un fractionnement et sont potentiellement source de conflit ?
        Vous ai-je bien compris ?

      16. @Tigue, Kergoz, methode

        Encouragé par vos doutes, l’y(GRECE)fik vous fait sa danse du ventre fécond différentialiste à 15 h 50.

        Les prols ayant « intérêt à s’entendre face à cette menace commune » sont bien gardés dans les enclos dressés des charia des Berry libres de chaque lieu originel de la mappe monde capitaliste mondialisée. Tant que l’émancipation s’arrête aux frontières culturalo-naturalo-nostalgiques on est bien rassuré, « sécurisé » même. Voilà ce que vous dit l’y(GRECE)fik.

        Lutte des classes ou bien lutte des races (bon on dit « des cultures » maintenant, quand on évite le « civilisations » d’Huntington) ? Devenir ou barbarie ? y(GRECE)fik a choisi. La connerie de l’humanité n’est pas fatale, sauf si on y cède.

        « Beurk ! » ne vous suffit pas, mais vous ne lui opposez rien, à l’y(GRECE)fik. Garibaldi et Zizek mériteraient mieux que vos adoubements.

      17. @Yves du 14/ 18h 19:
        Je base ma réflexion sur le fait qu’il n’ y a que deux modèles de gestion des groupes :
        -Le modèle naturel , archaique , qui utilise l’ outil complexe (voir Th . Du chaos) en usage ds tous les systèmes vivants : c’est le Naturalisme
        -Le modèle du gigantisme utilisant un outil inventé , linéaire de gestion du groupe , imposé pour pouvoir bénéficier du gain de productivité obtenu par une spécialisation …c’est le constructivisme .
        Le modèle « naturaliste » reste dans l’equilibre biologique de sa boucle ou cycle trophique d’interactivité avec son milieu (C’est théorique , bien sur) .
        Le groupe archaique , sur ce modèle est limité par sa zone d’approvisionnement et la qualité de celle ci …. en moyenne c’est 50 individus sur un territoire de 8 jours de marche . Ce qui correspond a la densité de population d’avant le néolithique ….. ce groupe ne rencontre que tres rarement d’autres groupes et ceux ci sont a priori de son ethnie . endogamie culturelle tres forte : le nom de la tribu signifie toujours « homme », les autres n’en etant pas ….
        L’ homme en tant qu’entité n’existe pas, ou n’existe plus depuis le « contrat social » , depuis sa socialisation , ou il a dealé sa liberté (agressivité intra specifique LORENZ) contre la protection /sécurité du groupe …… Ce process a mis des millions d’années a se formater entre groupe et individu …. bien avant l’ homminidification ……. cette interaction individu groupe , a perduré jusqu’aux années 50 par la rémanence du système agraire (Jackez Heilaz le cheval d’orgueil) ..les rites relationnels y subsistaient et un blaireau ne pouvait pas etre ministre s’il avait deux freres en tole : le flic ds la tete n’etait pas délocalisé ds un car de cRS …Les villes taient encore des groupes de villages (Fernand Braudel) …
        Ce système morcelé traditionnel , a été remplacé par un centralisme démesuré .
        Le seul interet de l’individu st d’etre reconnu , de valoriser sa « FACE » par des interactions (palabres , bistrots …) …pour etre reconnu , il faut etre connu ! et ce ne peut se faire que ds un groupe restreint …. ou les trois plumes sont trois ennemis morts et ce n’est pas contesté , …alors qu’un 4×4 ou une blondasse ostentatoire ne supposent qu’une sexualité défaillante ………L’individu ressent une frustation de ne pas etre valorisé et pour compenser …va consommer …alors que l’archaique satisfait retourne a son hamac ….
        Pour moi le problème n’est pas idéologique mais structurel …notre comportement possède une rigidité , il est formatés , comme le sabot d’un cheval ou la forme d’une aile , …bien sur il y a une certaine malléabilité : on peut survivre 5 ans ds un camp ! …. mais si on veut optimiser nos capacités , il faut se rapprocher de ce modèle originel …….
        Notre problème est que revenir a des modèlmes plus morcelés comme des villages ou les gens , non seulement dorment mais vivent et travail s’oppose au « gain de productivité » …Mais en fait est ce réelement le cas ?.
        Si ça peut vous interesser j’appuie ma réflexion sur :
        -La th du chaos /complexité (GLEICK ; EKELAND , PRIGOGINE)
        – les interaction et rites interactifs ( BOURDIEU et surtout GOFFMAN)

      18. shizosophie,

        vous écrivez « Beurk ! » ne vous suffit pas, mais vous ne lui opposez rien, à l’y(GRECE)fik.

        tigue, hormis la petite remarque bien bien convenue que j’ai relevé plus haut sur la guerre et les accidents nucléaires, me semblait avoir mis intelligemment l’accent sur le problème que pose ce genre de raisonnement. laissez les gens juges et responsables, en étouffant systématiquement toute forme de réflexion sur le sujet des identités vous faites la part belle aux pires néo-libéraux.

        tigue: L erreur se situe dans la thèse de l affrontement violent nécessaire, au lieu de la confrontation pacifique nécessaire. L erreur vient de la transposition des comportements passés, aux comportements futurs, sans tenir compte du changement induit dans chaque société par le développement des échanges, l éducation, les communications…
        Le raisonnement est faux au moment ou il évacue la solution du lent travail local de confrontation pacifique des points de vues pour construire le reel, au profit de l effacement rapide et brutal par la force du point de vue le plus faible. Ce type de vision legitime la loi du plus fort comme nécessaire et naturelle, c’ est ce qui vous donne la nausée.

        quant à mes doutes, quand j’observe la violences des émeutes britanniques, et avec quelle hargne les émeutiers se sont rués sur des biens de consommation (!!), accordez moi un peu d’indulgence et réservez vôtre mépris à une élite décadente au fait de toutes les rapines et détournements de fond. et puisqu’on est dans l’emphase d’ajouter que l’endogamie sociale dont cette élite s’ingénie à faire preuve, particulièrement en grande-bretagne, marque aussi une certaine forme d’eugénisme light… beurk.

        http://www.communautarisme.net/Plus-les-societes-deviennent-inegalitaires-plus-elles-sont-attachees-a-la-diversite_a1036.html

        Des gens comme le Black Panther Bobby Seale ont toujours estimé qu’on ne peut pas combattre le capitalisme par le capitalisme noir, mais par le socialisme.

        cdt

    2. @Schisosophie

      Pas léger léger non l’Yfik enraciné… Très lourd même. J’ai comme une lourdeur, comme du plomb au fond du ventribus, des trucs à te faire voter Madelin ou à coller un poster géant de Greenspan, Ayn Rand ou Rothbart au plafond en ciel de lit…Ou lire tout Leo Strauss, notes comprises et dans le texte, pour leur rentrer dans l’pichet par l’coté ou ça leur f’rait mal, aux fafs® de chez fafs®…
      Mais d’où et pourquoi qu’ils viennent ces dinosaures ? On a pas fini de fermer, refermer et rerefermer Jurassik Park, sûr !

    3. @vigneron le 12 août 2011 à 22 h 53
      Ouais, pendant qu’innocemment d’aucuns croient n’avoir plus que des lapins à fouetter, on en oublierait que le principe de réalité est lourd de celui du cauchemar. Le genre à nous faire perdre tout humour, ‘tain.

    4. @tique

      Le laconique schizosophico-beurkien vous incommode ? Moi je préfère de beaucoup ce mode laconique là aux 17 occurrences yfico-identitaires en 27 lignes et au débat que vous semblez vous croire obligé de leur ouvrir en réponse. Il me semble que le débat est clos. A fortiori lorsqu’on prétend en forcer la réouverture par des moyens aussi vils et caricaturaux que ceux de cet Yfik.

      1. Tiens, je vous avais oublié…
        encore le thème des animaux blessés sur le bord de la route, toujours ce ton menaçant, cette violence a peine contenue…
        Je ne sais pas ce que c est un yfik. Je ne connais que des êtres humains, qui peuvent être sincèrement dans l’ erreur.
        Je ne partage pas le point de vue évoqué, et je trouve plus pertinent d en comprendre les rouages pour y trouver la contradiction, plutôt que de le nier de façon laconique ou menaçante, ce que vous faites souvent, avec il est vrai, un certain panache…

    5. A Methode,
      Vous me trouvez Hypocrite ? Hébété ?
      Vos propos sont teintés de la même froide assurance de Schizo…
      Je vous conseille de relire le post http://www.pauljorion.com/blog/?p=27439#comment-212728
      qui me semble contenir l’ état d’ esprit nécessaire pour aborder le truc.
      Réconciliez vous donc avec Schizo, vous n’ êtes pas si différents.
      Amusez vous bien.

      1. lu, intéressant.

        mais une simple question : est-il possible dans un futur proche de concevoir un monde sans champ de bataille?

        –> peut-il se trouver une paix globale et perpétuelle? –> un système peut-il vraisemblablement être appliqué sans organiser au sens strict la guerre? –> peut-on dès lors raisonnablement se proclamer du côté de la paix? –> les grands hommes de paix n’ont-ils d’ailleurs pas tous une part obscure?

        c’est là que je vois une légère hypocrisie, rassurez-vous partagée.

        la papauté semble s’être imposée à la fin du haut moyen-âge en europe de cette façon, en donnant recommandations et arbitrages, en ce sens l’universalisme religieux même limité géographiquement fut d’abord un progrès (ce qui rejoint votre lien).

        partant de là je ne suis pas plus d’accord que vous avec yves, quand celui ci affirme que ce sera ou le ‘clone’ calibré et pacifié, ou l’homme enraciné, c’est déconnecté du réel*. des racines je n’en ai pas, pas de maison d’enfance par ex, à peine eu le temps de m’en fabriquer, alors il ne va pas me faire croire ça. le ‘clone’ calibré, clone par défaut d’éducation et prolétarisation, devra se battre et s’impliquer lui aussi, ce sont ses finalités qui changeront.

        *quelques précisions ici: http://www.pauljorion.com/blog/?p=27439#comment-213915

    6. « Désormais, il nous faut choisir : préfère-ton le capitalisme et sa termitière humaine mondialisée et pacifiée, ou un monde pleinement humain fait de diversité identitaire ? Le clone calibré ou l’homme enraciné ? Le clone pourra dormir en paix, l’humain devra lutter : choisir l’identité c’est s’impliquer. »

      Mais d’ autres idéologies sont sur les starting Blocs pour remplacer le capitalisme, elles couvent ici même. D autres idéologies, d autres intégrismes l’ ont précédé.
      Il n y a pas un choix bivalent a faire entre lui et sa soit disant négation (qui serait donc le concept d’ identités culturelles « ).
      Que ce concept soit un mode de résistance a la diffision du capitalisme semble évident, mais l histoire nous apprend que ce concept a mené a la guerre des états nations en 14 -18.

      La racine du mal est bien cette incapacité que nous avons a reconnaitre qu il n existe pas un réel objectif indépendant de nous qui n attendrait que d etre découvert, sous un etendart ou un autre, mais que nous construisons le réel en permanence en confrontant nos conceptions, que nous ne devrions jamais tenir pour objectivement vraies ou définitives.
      Notre travail devrait etre de trouver les moyens, les methodes (linguistiques ou autres) de debarasser nos conceptions de tous ces préjugés ou faux problèmes qui parasitent la compréhension intersubjective.

      C est pour cette raison que le « Beurk » de Schiso, les dénigrements de Vigneron, les invitations a Émigrer de Methode, m’ apparaissent non contributives dans cet espace unique.

      PS: a Methode : je ne sais pas ce qui vous fait penser que la discussion est close. un consensus intersubjectif pourrait etre qu elle est close pour vous.

      1. @tigk… vos paysages à vélo de salon, frontières guidonnées où se tord votre nez – je comprends votre colère, dieu que le temps passe vite, et ce rétroviseur où s’est fixé votre profil – très intersubjectivement vôtre

      2. @Tigue
        L’identité culturelle n’est pas selon moi un « concept » : c’est une réalité palpable comme l’air ou l’eau, un fait qui s’impose naturellement à chacun de nous, qui rythme nos vies, conditionne en large partie nos choix individuels et dont on ne peut que très difficilement s’affranchir. Vous avez raison cependant : cette réalité n’est pas indépendante de nous, puisque nous, les hommes, l’avons crée …et c’est d’ailleurs cette réalité culturelle qui distingue une société humaine d’une société animale.
        Que cette réalité puisse aussi engendrer des conflits, cela est vrai. Mais on ne peut la nier au risque de la subir brutalement en retour, et il est inacceptable, selon moi, de chercher à la détruire car cela revient à nous déshumaniser (deux erreurs que fait notre système politique, ce qui est beaucoup pour espérer durer).
        Ceci dit, je vous rejoins totalement sur le principe que vous énoncez : il ne faut jamais considérer un point de vue comme définitif et être toujours prêt à le faire évoluer par la confrontation des idées et la prise en compte de faits nouveaux. C’est pourquoi je me méfie des idéologies : toutes cherchent à contraindre le réel plutôt qu’à s’incliner devant lui.

      3. A Yves,
        Vous écrivez :
        « L’ identité culturelle n est pas un concept…c’ est une réalité palpable comme l’ air ou l’ eau »

        Qu’ est ce qui vous fait penser que l’ air ou l’ eau seraient plus réels que le chagrin qu éprouverai votre Maman a qui vous n’ auriez peut etre pas rendu visite ce long week end ?
        Ce chagrin est tout aussi réel que l’ air et l’ eau.
        On ne peut connaitre a chaque instant la position et la vitesse de chaque molécule de telle masse d’ air ou d’ eau, il faut bien se les représenter sous forme de concept (physique), sur lequel notre cerveau et nos sens travaillent et établissent des consensus intersubjectifs sur ce qui a été conceptualisé.

        Ce qui n’ est pas conceptualisable nous est à jamais inconnu.

        http://www.editions-bayol.com/PMF/ch1s5_1.php

        http://v14.lscache7.googlevideo.com/videoplayback?id=b3c8ddbb3937b781&itag=7&begin=0&ratebypass=yes&title=%22Le+Tissage+des+Connaissances%22+par+Mioara+Mugur-Schächter&ip=0.0.0.0&ipbits=0&expire=1313410345&sparams=ip,ipbits,expire,id,itag,ratebypass,title&signature=0E4FD586D4E590C3F0E1F926E24C94512FC98745.37CAA1C4D0BE6B9DC72C56D150D412E26F4C16BE&key=ck1

  77. Et Hanibal, armé de ces éléphants et d’un voyage par les alpes qui a de quoi le remplir d’orgueil, attend avant d’attaquer Rome, elle mourra toute seule plus tard…, quoique elle s’adaptera au christianisme et choisira une domination toujours militaire contre les autres papautés, pour ce contenter d’une domination spirituelle.
    Le problème des contre-idéaux, c’est qu’ils (oui je sais ce « ils » ne vient rien dire, sauf cet innocent: « c’est nous les gentils ») s’adapteront plus vite que nous 🙂

  78. Mr Grynpas,

    « Rien ne fonctionne sans idéologie »

    Cette simple phrase m’a fait froid dans le dos. Vous assenez des raccourcis comme des vérités intouchables. Les civilisations « du livre » dans l’antiquité… faudra juste m’expliquer sur quel livre « unique » étaient fondées les civilisations gréco-romaines (et ce n’est qu’un exemple).

    Ces idéologies dont vous semblez regretter la disparition, comme modèle « structurant » d’une société, ont surtout servi de prétexte à d’abominables boucheries pendant 2000 ans : on s’est étripé au nom de dieu, de la révolution, du communisme, du nazisme, j’en passe et des meilleures…

    Bref on sait où ça conduit « les grandes idées », le XXème siècle et ses dizaines de millions de mort a été l’apothéose des doctrines. Les gens en ont peut-être simplement marre, et voudrait simplement retrouver « la paix ».

    Aux grands idéaux, on peut simplement opposer le pragmatisme, et on en fait cruellement défaut en ce moment, ça c’est sûr…

      1. La résignation peut être le début d’un consensus.

        À l’inverse l’idéologie est souvent le début d’un totalitarisme.

      2. @ Julien Alexandre 12 août 2011 à 21:43
        Tout à fait d’accord. Le pragmatisme, c’est le renoncement à l’aventure. C’est préférer la sûreté à l’aléatoire.

        Le pragmatisme est une démarche scientifique fondée sur l’analyse expérimentale. Elle part de l’exploitation des faits du passé, y compris et surtout du passé récent, qui sont autant de preuves enregistrées dans ses démarches personnelles que dans celles des autres. Le pragmatisme pratique le « retour d’expérience ». Il tire ses leçons d’expériences réussies, mais il exploite tout autant celles qui ont échoué.

        Le pragmatisme est une démarche de progrès. Il réplique les processus éprouvés et introduit des actions correctives là où cela s’impose pour accroître la fiabilité. Il met en place des actions en prévention de risque dans les parties du projet qui sont innovantes. Ses innovations sont limitées, mais continues pour maintenir le processus exploité au top de l’efficacité et de la qualité. C’est une façon de progresser nettement plus sûre que de partir dans une aventure aussi hasardeuse que la mise en application d’une théorie nouvelle mettant en jeu des millions d’individus dont les résultats seront mesurés des décennies plus tard.

        Il faut bien voir que les penseurs professionnels, les intellectuels, les idéologues sont, la plupart du temps, des personnes qui antérieurement n’ont jamais rien fait de concret qui puisse prouver leur expérience, leur sagesse, leur compétence, permettant d’apporter une assurance, une garantie de réussite. Issus de milieux privilégiés ou protégés par le mécénat ou dans des structures étatiques, ils n’ont souvent pas eu besoin de se coltiner avec la réalité des choses.

        Les théories nouvelles, souvent portées par de beaux parleurs, à l’oral ou à l’écrit, sont la plupart du temps simplistes pour séduire plus facilement. Elles ont souvent besoin pour se développer, de s’appuyer sur des foules incultes ou sans expérience, prêtes à s’y engager, pensant n’avoir rien à perdre et tout à gagner. Elles puisent leur force davantage dans l’impulsion que dans la réflexion.

      3. Jducac,

        « Ses innovations sont limitées, mais continues pour maintenir le processus exploité au top de l’efficacité et de la qualité. » : Bon sang mais c’est bien sûr s’exclament en choeur les cornards de l’Afrique, les forêts primaires, les élevés intensifs, les rivières polluées, et tout et tout !

        « C’est une façon de progresser nettement plus sûre » : c’est sûr ! Y’a des « théories » en place qui mettent en jeu les vies de milliards d’individus sans se préoccuper du « plus tard » !

        « Il faut bien voir que les penseurs professionnels, les intellectuels, les idéologues sont » avant tout les purs produits de la théorie en place !

        « Les théories nouvelles, souvent portées par de beaux parleurs, à l’oral ou à l’écrit, sont la plupart du temps simplistes pour séduire plus facilement. » : c’est une théorie simpliste qui a « besoin pour se développer, de s’appuyer sur des foules incultes ou sans expérience, prêtes à s’y engager, pensant n’avoir rien à perdre et tout à gagner. »

        Bonne journée

      4. @ Fab 13 août 2011 à 09:56
        D’accord vous avez copié beaucoup de passages de ce que j’ai écrit pour expliquer une démarche pragmatique d’application courante dans l’industrie et qui peut servir dans la conduite d’une vie personnelle.

        Ne faisons-nous pas tous un peu comme cela sans le savoir. Comme Monsieur Jourdin ?

        Si vous étiez un peu moins sibyllin, peut être que j’apprécierais ce que vous voulez dire. Merci d’expliciter SVP !

      5. jducac,

        « Merci d’expliciter SVP ! » : votre théorie est morte : elle a trop détruit.

        Ça se suffit en soi pour moi, mais pour vous pas sûr, je continue*. Va pour sybillin. Je souhaiterais vous compter parmi nous (*) (observez la similitude des signes : http://www.sculpturebois.eu/resources/muslim+3+copy.jpg).

        Un coup de balai – on vire la tyrannie de l’échange monétisé – et il n’y paraîtra bientôt plus. Enfin on va pouvoir respirer, rêver, cosmogoniser, etc. Une fois les tâches ménagères accomplies bien sûr : on n’est pas des gorets.

        Le paragraphe précédent est l’Œconomie (*).

        Je veux bien payer ma place dans la société (c’est un devoir) avec la seule richesse dont je dispose – mon temps de vie – et je veux bien consacrer de ce temps de vie à construire le monde que j’imagine, à imaginer le monde [c’est un droit := le contre-don du devoir (sur celle-là je mets un copyright personnel : « ne peut être utilisé qu’en échange d’un truc du même genre »)]. (*)

        La méthode je pense que vous la connaissez maintenant. C’est simple et efficace : humain. Maintenant, que certains aient peur de s’emmerder s’ils ne sont pas occupés : je sais, je connais le problème. Les psys auront de nouveaux clients, c’est tout. Et c’est normal : ce sont finalement ceux qui ne savent pas vivre avec leur conscience qui iront les voir, la machine à formater ne fonctionnant plus. On enverra simplement les robots à la révision, on leur implantera un nouveau logiciel qui leur fera totalement oublier leur ancienne programmation, ou une bonne dose d’opium, et tout se passera bien. On n’arrête pas le progrès.

        Ayez confiance

  79. C’est même plus la peine d’être conservateur pour comprendre « d’intelligence » que toute proposition pour de nouvelles formes financières est inexacte, d’avance inexacte, puisque n’ayant pas été éprouvée, elle ne risquera pas de faire preuve!
    A cet argument imparable, insurmontable par la simple pensée de qui s’est confit de droit, cette pensée de qui le même, c’est la pensée du rat à quitter le navire….

    Ras le bol des avocats, ces gouvernants devenus pâlissants, qui pâlissent devant la complexité du droit, en vivent cependant, et obligent l’idéologie dans son acception politique la mieux admise pour être la mieux partagée, celle du « tirer parti par l’épingle du jeu »…

    Aucune imagination quant au jeu, simplement l’observance des règles, la participation à leurs modifications pour un même jeu.
    Tous les moyens passeraient-il au poker, ils vous diront toujours que nous jouons au rami!
    Et voilà comment vont les mises!
    Ils s’agirait de ramener toujours tout un chacun à la table de rami….

    Ici, il est souvent question de sciences, et sa trouble car très exiguë observation des réalités, tandis qu’en politique, il s’agit toujours d’observer un englobant…une sorte de vérité encadrée par le droit
    La désuétude de l’examen des réalités par la science, au prétexte qu’il serait exiguë, tandis qu’il ne l’est que par nature, engagent les apôtres du droit a remettre la faveur du jugement en instances devenues délétères….ils commencent à sacrément pêcher en scientificité!
    Les vérités sont attendues, les réalités ne s’examinent plus, en tout cas plus avec les possibilités de la science. Le droit n’entend rien aux apparitions, même si l’apparition est aujourd’hui prolixe, dans tous domaines, alors très réelle!

    Comment va idéologiquement être considérée l’apparition?
    Avec les mêmes, il y aura toujours de la métaphysique de l’espérance par la religion, de la physique comptable par la force terrestre qui puisse s’exercer…
    L’argent modérateur et transmetteur s’amenuise…je n’ose dire « comme valeur » puisque justement cela a été si bien déclaré ici, ce moyen ordinaire est comme transmué en possible preuve pour tous jugements.

    Avant l’inévitable généralisation du troc, il faut greffer de nouvelles monnaies aux systèmes en cours.

    Les monnaies des systèmes en cours ne parviennent plus à financer les attentes particulières, en réalité les plus nombreuses, des habitants de la planète?
    Alors il faut dévaluer les monnaies défaillantes en organisant parallèlement le financement d’activités et d’aspirations qui doivent être examinés comme apparitions!
    Et si cela est souhaitable puisque d’aspiration réelle, avant que de n’être que vrai, pourquoi la monnaie greffée serait-elle le rouble?
    Marx! reviens comme avant le rouble!!!

    Nos moyens, pour couvrir le minimum nécessaire à une digne survie sont tellement apparus, -que le jeu de la survie qui toujours s’autorise dans l’idéologie, ce préjugé qui promeut aujourd’hui ici mais ailleurs l’industrie du luxe et contradictoirement celui des disparitions, même si ce sont des disparitions à échelle certainement néfaste à l’esprit du luxe…
    -et que ces moyens surpuissants en sont à l’idée, pas encore exprimée comme idéologie, de la disparition pure et simple de quiconque fait surnombre dans la manière du luxe…
    …alors que nos moyens ne s’engagent pas où il faut.

    Les envies de faire (offres en crise), et non de consommer (demande devenue en crise) existent extraordinairement:
    Faut-il les financer à coup d’argent greffé, puisque l’argent pré-jugé n’y suffit plus?

    La simple dignité sans doute se passe-t-elle de la moindre idéologie?
    Ah!.., Béhh!,… »C’est en cours »!

  80. Une solution , c’est dire oui à .

    Une révolte , c’est dire non à .

    La solution n’en est une que si elle est un moyen de supprimer l’objet de la révolte .

    Quel est l’objet de la révolte que d’aucuns imaginent ?

    1. L’existence de paradis fiscaux.
      Si vous avez une idée pour les neutraliser de façon pacifique, je viens.
      On pourrait couper l’électricité dans ces pays ou hacker leurs systèmes informatiques; malheureusement, ils sont probablement assurés contre ces sortes de choses et en finale les assurances, c’est nous qui les payons.
      Quelqu’un a une autre idée ?

      1. On dirait que non .

        La révolte n’est pas pour demain , ou alors ceux qui la feront ne sont pas là .

    2. @juan nessy le 12 août 2011 à 22 h 57
      Elle me plaît bien cette antienne, Dom Juan. En v’là d’la bien bonne dialectique qui me botte !

      1. Et j’ai fait ça tout seul de mes petites mains .

        J’espère qu’antienne est à prendre dans son sens originel et liturgique ( chant alternatif ) , et non pas dans celui de rabâchage ( je me surveille , mais je reconnais que ça m’arrive ) .

  81. La gauche de la gauche, très minoritaire, fait semblant de chercher auprès du vieux Marx des réponses. Visiblement, ce n’est pas sérieux.

    Cette assertion assenée comme un vérité indépassable m’a fait bondir. Je me suis d’abord précipitée sur mon clavier. Et puis… j’ai pris le temps de parcourir les très nombreuses réponses, la plupart réfléchies et de bonne facture. J’en ai élaboré une sorte de florilège personnel, que je vous offre, Monsieur Grynpas. Je crois que mes propres objections y transparaissent clairement. Indéniablement, que l’on vous suive ou non, votre mérite n’est pas mince d’avoir provoqué une telle abondance de réponses et de commentaires…
    Florilège :
    6. Wykaa et réponse de Charles A.
    8. Leboutte citant Généreux et la Dissociété. réponse de Merlin II : le retour au local.
    13. Un Belge. La rivalité mimétique selon Girard. Le poids négligé de l’irrationnel.
    17. HM pointe le sophisme principal : l’évacuation de l’unique ébauche de solution.

    Allez voir le site du Parti de Gauche et vous trouverez quelques débuts de réponse.

    25. réponse de Charles A. :

    la gauche impuissante, un autre mitterrand (Mélenchon compris)

    et plus loin :

    La réponse d’un vrai pouvoir de gauche, c’est d’abord d’abolir la présidence

    – mon commentaire : Mais que propose d’autre, en premier lieu, le Front de Gauche, dont Mélenchon est le candidat ? –
    26. Léopold Blanc, analyse à citer intégralement :

    Eh ben voilà, emballé c’est pesé : « Très minoritaire », « fait semblant », « vieux » « pas sérieux ». Alain Minc, Philosophe. Bon, je note que le refrain change : ça n’est plus « on est désolés, mais il faut vous serrer la ceinture, parce qu’il n’y a pas d’alternative » mais « c’est dramatique, personne n’a trouvé d’alternative, mais gardez vous bien de perdre votre/notre temps en regardant du cote du vieux Marx ». Chassez le naturel, il revient au galop

    ! Bas les masques, Alain Minc, on t’as reconnu !
    … et réponse de Nico_38 :

    Curieusement, les seuls en mesure d’imaginer des méthodes pour faire évoluer l’économie plus ou moins dans la direction proposé dans ce blog sont les partis anticapitalistes (front de gauche, NPA , altermondialistes et composante gauche d’EELV).

    (À moi, ça ne paraît pas curieux…)
    … suivie des nuances d’Hema
    35. Alain V.
    36. Caleb Irri : Une constituante. (C’est au programme partagé du Front de Gauche…)
    40. Pucciarelli :

    je crois contrairement a vous que, comme souvent, l’avenir pointe son nez pour peu qu’on veuille le voir naître sous nos yeux.

    44. Jean-Luce Morlie :

    Le monde qui s’écroule a une longueur d’avance, il contient déjà sa suite, préparée de longue date. L’économie sociale et solidaire, appuyée de – partenariat public privé – et la transition attendent leur heure, pour « tout changer et rester le même »

    .
    52. Chantal :

    Votre analyse est sévère, bien trop sévère, Monsieur le Philosophe. Par contre, la lecture des commentaires déposés sous « inventaire de demain » sur ce blog donne de l’espoir. Les semences sont là et elles germent et germeront nécessairement.

    56. pdeg :

    merci de lire le programme du parti de gauche avant de dire conclure qu’il n’y a pas de perspectives d’avenirs, il y a toujours des solutions.

    58. Betov :

    … Pour solutionner le problème social, il faut et il suffit de criminaliser l’excès de richesse. Pour réaliser la chose, il faut et il suffit de voter pour un parti politique qui propose cette pénalisation. Les riches donc peuvent dormir tranquille : ce qui ressemble le plus à un parti de gauche, en France, est le Front de Gauche. C’est dire dans quelle merde on est.

    (cum grano salis ?)
    62. christian steinmann :

    Les solutions existent. Comme souvent il faut au moins se donner la peine d’observer, analyser et comprendre. Les pays d’Amérique latine sont là pour nous dire que l’on peut faire autrement. L’Islande dans un degré moindre mérite également que l’on s’y attarde. L’expérience de ces pays doit nous servir non pas de modèle mais comme une autre explication, un autre sens du monde.

    70. Contempteur :

    Dans le même sprint philosophico-journalistique, l’auteur évacue la gauche de gauche, la gauche donc, d’un revers de main. Elle est tout à fait minoritaire. Sous-entendu, on ne l’entend pas. Faut-il rappeler à notre sprinter que selon les statistiques données par le CSA sur le temps de parole politique – recensé chaque mois par les chaines et livré en fichiers par le CSA sur son site – le temps de parole, par exemple, du NPA est 8000 fois inférieur à celui de l’UMP, pour les quelques mois où je me suis amusé à additionner et soustraire les minutes et les heures ?… On peut avoir une idéologie cohérente et tenue, si personne ne l’entend, elle fera comme l’intellectuel assis.

    71. Eza, plus radical :

    Une solution sans révolte

    Voilà quelque chose qui arrangerait tout le monde
    Je propose un lancé de pantoufle sur la Bastille le jour de la Saint Juste vendredi 14 octobre 2011, suivit d’un saute mouton géant jusqu’à L’Élysée.

    74. Lau, citant Frédéric Lordon : on est toujours dans les mêmes eaux (nonobstant Héraclite)…
    77. avionnette :

    Mr Grynpas nous fait la un discours parfaitement conservateur qui sous couvert d’appel au changement nous dit que celui ci n’est hélas pas possible car la solution clé en main n’est pas disponible, excusant nos dirigeants par la même occasion. c’est par contre absolument cohérent avec le tout, tout de suite qui caractérise notre monde décadent. Un sous-marin de la caste dirigeante ne ferait pas mieux. […] …et pour l’immédiat, il y a une formation politique nouvelle qu’est le front de gauche et qui porte, et lui seul le fait, ce projet de radicalité avec nombre de mesures parfaitement pensées. J’entends déjà le « ah mais oui mais non ». Avez vous lu le programme du front de gauche ?

    78. A. Lemenet donne un autre éclairage très intéressant :

    L’épuisement intellectuel constaté par Jérôme Grynpas va de pair avec un net reflux de la domination économique occidentale. […] Nous oublions trop que la crise actuelle en Europe et au USA est un épiphénomène du transfert de la puissance économique du monde occidental vers un certains nombre de pays émergents, Chine, Brésil, Inde, et d’autres certainement dans un futur proche. N’est-ce pas dans ces pays que naîtront les grandes idéologies de demain ?

    Je constate que les lecteurs de ce blog sont porteurs d’espoir, contrairement à vous, Monsieur Grynpas. Mais c’est votre mélancolique, crépusculaire papier qui les a provoqués à parler. Sans doute parce que sa construction établit un peu d’ordre – même si c’est le vôtre, et qu’on peut ne pas le partager – dans le chaos actuel. Alors merci, Monsieur Grynpas.

    1. Bel état des lieux; J’avoue que le début est alléchant, on passe en revue les idéologies, un monde sans idéologie; c’est vrai mais l’existence ne détermine t’elle pas la conscience? (je sais le vieux Marx – soit dit en passant on pourrait écrire des pages sur l’utilisation à point nommé du terme « vieux » – pas par hasard; il donne en un mot le type des représentation de son auteur à propos de Marx.
      Mais il donne aussi en creux, la suite de l’histoire car si le vieux ne donne pas les clefs- le « soviétisme » en donne une autre …
      restons sur le plan « philosophique’, philosophie « idéaliste » à la Hégel, la dialectique en moins. J’avoue ne pas m’être beaucoup plongé dans les écrits de nos « intellectuels » fussent-ils brillants (à part peut-être Bourdieu en son temps car c’est bien du temps dont il s’agit.

      La plupart des intervenants à quelques exceptions près sont dans le ciel des idées et y cherchent un réconfort qu’ils ne trouvent apparemment pas sur la terre des hommes, s’échinant à réinventer une pensée idéaliste dont le lieu commun réside dans la prise de conscience individuelle et individualiste qu’on nous ressasse depuis plus de 30 ans (je vous parle d’un temps ….).

      Maintenant quelques éléments de méthode :

      La crise du capitalisme est inscrite dans son mode de fonctionnement naturel, depuis Marx : pa

    2. Fausse manip texte effacé : alexandria : bravo pour ton florilège, il faudrait pouvoir créer un espace de débat plus convivial question à creuser ….
      Je reprends du ciel des idées vers la terre des hommes : la crise mondiale c’est la crise de qui ? Du système capitaliste et on assiste à travers ce cycle de crises (notez cycle et non pas crise …) une redistribution du capital sous l’égide des Etats-Unis qu’on le veuille ou non, même sur le plan de l’endettement, ils exportent tout.
      1) On nous parle de l’état comme d’un instrument de régulation ; régulation de quoi et au profit de qui ? Même les socialistes les plus bornés sont aujourd’hui forcés de mettre en avant les 82 % d’endettement de la France comparés aux QUELQUES 61% d’il y a 5 ans avant Sarko sous Chirac connu pour être un gauchiste notoire !
      2) Qu’est-ce que l’endettement d’un pays ? Que représentent des services sociaux pour l’OMC si ce n’est une part de capital redistribué afin de permettre son fonctionnement et dans ce schéma la crise signifie supprimer cette part du capital pour la réinjecter dans le circuit pour le « sauver ».
      3) Revenons sur l’état : c’est nouveau, l’état serait une structure mais citons plutôt (pas le chien …) l’auteur : « Et pourtant, l’État, ou quelque autre forme d’autorité publique représentant l’intérêt public, est plus indispensable que jamais pour contrer les iniquités sociales et écologiques de l’économie de marché ou même, comme l’avait montré la réforme du capitalisme dans les années 1940, pour faire fonctionner de manière satisfaisante le système économique. »
      « L’état ou quelque autre forme d’autorité publique représentant l’intérêt public » : comme si l’état -structure ex nihilo – représentait l’intérêt public ; mais qu’est-ce donc que cet intérêt qui confond celui des travailleurs et celui des capitalistes qui les exploitent, comme si les profits de la société Total n’avaient pas pour corollaires le prélèvement des bénéfices à la pompe ou ceux de bien des entreprises (Renault) délocalisant pour des salaires de 400 E mensuels (en Roumanie ?).
      Pour ma part, je préfère citer un « vieux » penseur Friedrich Engels à propos de la « lutte des classes »
      « L’Etat, dit Engels en tirant les conclusions de son analyse historique, n’est donc pas un pouvoir imposé du dehors à la société; il n’est pas d’avantage « la réalité de l’idée morale », « l’image et la réalité de la raison », comme le prétend Hegel. Il est bien plutôt un produit de la société à un stade déterminé de son développement; il est l’aveu que cette société s’empêtre dans une insoluble contradiction avec elle-même, s’étant scindée en oppositions inconciliables qu’elle est impuissante à conjurer. Mais pour que les antagonistes, les classes aux intérêts économiques opposés, ne se consument pas, elles et la société, en une lutte stérile, le besoin s’impose d’un pouvoir qui, placé en apparence au-dessus de la société, doit estomper le conflit, le maintenir dans les limites de l' »ordre »; et ce pouvoir, né de la société, mais qui se place au-dessus d’elle et lui devient de plus en plus étranger, c’est l’Etat » (pp. 177-178 de la sixième édition allemande).

      Pardon de citer de vieux penseurs mais depuis l’état aurait-il changé de nature, ne serait-il pas dirigé au profit de la classe capitaliste : réforme des retraites, chômage, enrichissement des plus riches et appauvrissement des plus pauvres.

      Aujourd’hui (dixit le secrétaire général de l’UMP) « il faut s’attaquer au déficit chronique de la sécu ». Et oui c’est un gâteau qui appartient aux salariés depuis 1945 (le fameux CNR) et qui doit revenir au privé ; au privé quelle horreur ! Entendez plutôt par là la réinjection dans le capital financier de plus de 50 milliard d’€ ; tant pis si on ne peut plus se soigner (l’intérêt général du capitalisme est passé par là)- l’école – la santé – les transports – l’énergie : des domaines chers (très chers) à Bruxelles.
      Eh oui, il fallait bien y venir les commissaires de Bruxelles : liquidation des systèmes de retraites : Grèce, Portugal, Italie, France et ainsi de suite ; à leur tête : Baroso un ex maoïste (il devait être camarade avec Georges Frêche) ; l’Union Européenne , instrument docile du capital financier qui compte bien réinjecter tous ces milliards pour les livrer à la concurrence, en pratiquant un dumping social dont l’élargissement est la clef.
      Inutile de multiplier les exemples, la cause est entendue …. Pour qui veut l’entendre !

      Après ces quelques remarques d’autres suivront sans doute, mais que l’on arrête de nous faire prendre des vessies pour des lanternes avec des arguments qui vont de la bondieuserie le plus maladroite au cynisme le plus éhonté.
      Bonne soirée à tous, à vous lire !

  82. Je comprends ce ce texte de la façon suivante:
    Le Capitalisme dans le cadre de la mondialisation est devenu totalitaire, le macro-économique, la grande échelle.
    Ce système est censé s’autoréguler par la main invisible. Pas au profit de tous, puisque « la main invisible » la concurrence spontanée débouche sur la « triche », la véritable concurrence. Lorsqu’il a créé un outil l’homme a commencé à tricher avec les animaux, la religion ? Une triche avec la mort – pardon pour les croyants, je les respecte mais j’ai droit à mon interprétation-. La technique ? Une triche pour exploiter la nature. Cette « triche » demande une régulation sinon elle se retourne contre nous.
    Une idéologie répondant à au totalitarisme capitaliste ne peut donc aussi que devenir totalitaire sans régulation.
    Qu’est-ce qui a la capacité de réguler ?
    Des retro-actions forcément limitées ( au regard de la puissance totalitaire ) , limitées à la petite échelle, le micro-économique. L’auto-organisation des citoyens.
    En remontant le cours du temps on en trouve un exemple:
    «  » …En France, l’organisation des métiers sous l’Ancien Régime est construite autour des corporations et de trois états: apprenti, compagnon et maître. Pour les compagnons, il était extrêmement difficile, à moins d’être fils ou gendre de maître, d’accéder à la maîtrise. De plus, le « livre des métiers », rédigé en 1268 à la demande de Louis IX, interdisait à tout ouvrier de quitter son maître sans son accord8. C’est par réaction à ces mesures que seraient nées les premières sociétés de compagnons indépendantes des corporations. Elles ne prirent le nom de « compagnonnages » qu’au XIXe siècle et se nommaient jusque là des « devoirs ».
    ………. » » »
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Compagnonnage

    Cet exemple démontre des possibilités mais aussi la difficulté d’éviter la confrontation de tendances corporatistes diverses que l’on pourrait comparer à l’éclatement des Etats-nations ou de Fédérations d’Etats sur le mode européen.
    Ce qui nous manque donc c’est la diversité d’actions et de pensées, la mondialisation est principalement un formatage culturel stérilisant. Les cultures sont devenues aussi des OGM. sous régime totalitaire, sclérosant les alternatives à petite échelle.

    Un espoir ? Les réseaux qui se développent grâce à l’informatique et qui combinent la grande et la petite échelle. L’accès aux textes de l’Unesco et aussi à celui de Monsieur X, sa vie , ses , enfants, son chien, ses photos de famille.
    Facebook n’est pas un hasard, c’est le remplissage des réseaux sociaux par du contingent, de l’occupationnel, alors qu’ils offrent un espace formidable, mais neutralisé par l’individualisme fallacieux, le politiquement correct, la propagande, au partage et à la confrontation des idées.
    Un espace s’ouvre à nous citoyens, sachons l’utiliser; il ne faut pas laisser ce monopole aux bourses et aux banques.

    J’espère en la diversité et les petits leviers.
    Un espace, une perspective, comme ce blog-ci.

    Je profite de l’occasion pour remercier les intervenants , les réalistes,, les pacifiques, les teigneux, les savants, les réactionnaires, les anarchistes, les marxistes, les utopistes et les appenti(e)s comme moi, dont les écrits nourissent ma réflexion et me font progresser dans la connaissance.

  83. Bonjour à tous (tes)!

    Il m’est apparu à plusieurs reprises en lisant les postes que nombre de lecteurs se font une idée fausse du rôle de l’État.
    Comme le notait le regretté Eric Hobsbauwm il y a une quinzaine d’année : « Et pourtant, l’État, ou quelque autre forme d’autorité publique représentant l’intérêt public, est plus indispensable que jamais pour contrer les iniquités sociales et écologiques de l’économie de marché ou même, comme l’avait montré la réforme du capitalisme dans les années 1940, pour faire fonctionner de manière satisfaisante le système économique. ».
    Après avoir brillamment démontré, à mon sens, que l’État avait été un profond vecteur de modernisation (et ce quelque soit la couleur politique de l ‘exécutif, il concluait que l’un des traits les plus saillants de la fin du XXième siècle et du début XXIième était l’instabilité des États-Nations du fait, en grande partie, de la réduction par l’État de ses prérogatives et champs d’intervention.
    On ne peut pas raisonner sur le rôle de l’État à partir de poncifs (État aide les assistés, il y trop de fonctionnaires, l’État ponctionne trop les patrons….l’État ci, l’État ça…).
    Tout se passe comme si l’État était le réceptionnaire de toutes les déceptions, souffrances, angoisses, inquiétudes, frustrations…
    Je pense véritablement qu’à défaut d’un vrai travail de recherche individuel sur les rôles et places qu’il a joué dans la construction d’une communauté humaine, on risque simplement ‘d’enfiler des perles » et juste recracher une logorrhée libérale éculée et qui a montré son inefficacité.
    Car l’essence même de son discours: s’il y de la croissance, il y aura créations de richesses et donc d’emploi…. » est fausse.
    Comme le montrait un ancien article du Financial Times: l’économie de marché  » demeure, cependant, une force imparfaite, […] Près des deux tiers de la population mondiale n’ont pas gagné grand-chose ou n’ont tiré aucun avantage substantiel de la croissance économique rapide. Dans le monde développé, le dernier quartile a même vu ses revenus fondre. ».
    Cette analyse de Hobsbawm est peu ou prou celle de Hervé Kempf dans « comment les riches détruisent la planète ». C’est un système qui, au final, enrichit et conforte les plus riches et appauvrit et fragilise les plus défavorisés.

    Bien à vous.

  84. Petite rectification, Eric Hobsbauwm est toujours des nôtres bien que très âgé
    Allez savoir pourquoi je pensais à Bourdieu à ce moment là…
    En tout cas je vous recommande sa bibliographie, c’est vraiment l’un des historiens qui aura marqué le siècle.

    Bien à vous.

  85. Les 92 contributions à ce débat de l’idéologie de la « solution » capable de restaurer (créer ???) un monde meilleur est fort passionnant et peut-être porteur d’espoir. Les écritures hindoues quant à elles invoquent l’ère du Kali Yuga, phase de destruction dans les grands cycles…cfr http://en.wikipedia.org/wiki/Kali_Yuga

    La crédibilité des systèmes politico-économique est bien abimée et peu s’apprêtent à voir dans les émeutiers et les attentats suicides une forme de contestation radicale qui gagne de l’ampleur. Une terre peuplée de 7 milliards d’être humains est-elle capable d’auto-régulation ? Vas-t-on vers une réduction de la population suite à des cataclysmes un peu plus significatifs que les pertes de valeurs boursières ??

  86. Tous les sociologues, les théoriciens des jeux, les soignants, (liste incomplète ) les particuliers enfin connaissent les forces de coopération qui jouent dans leur objets d’études ou d’action, et dans leur vie propre, quand ils sont lucides.

    La concurrence pure et parfaite, la domination, la soumission, la peur ou l’ignorance sont impuissantes à rendre compte de notre contexte.

    Le saut qualiitatif a commencé, et l’on préfère déplorer le conformisme du voisin, ou pire le discours xénophobe, malgré ses résultats électoraux quasi nuls, plutôt que de s’intéresser aux réseaux émergeant créateurs de la société apaisée rêvée: passez à l’étape suivante en nous disant ce que peut dire la philosophie de la coopération, dont internet est né.

    Ne pas donner aux dominants plus d’influence qu’ils n’en n’ont!

    Dalio.

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