L’ÉCHO

Warren Buffett, hier, dans le New York Times, Stop Coddling the Super-Rich :

Tandis que les pauvres et les classes moyennes se battent pour nous en Afghanistan, et alors que la majorité des Américains se débattent pour nouer les deux bouts, nous, les méga-riches, continuons de bénéficier de nos extraordinaires niches fiscales.

Gérard Béaur, avant-hier, dans Le Monde, Le long passé de la dette publique :

Si la monarchie succomba, c’est parce qu’elle ne fut pas capable de supprimer les avantages fiscaux des privilégiés.

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97 réflexions sur « L’ÉCHO »

  1. Bonjour. De toute évidence, la “lutte des classes” bat son plein, sauf qu’elle se déploie dans le sens contraire de celui qu’elle a emprunté au XXe siècle, à savoir qu’aujourd’hui, les riches traquent tout ce qui ressemble à une avancée sociale avec un aplomb et une fraîcheur étonnants, dans un consensus médiatique impressionnant. Ne serait-il pas temps de coupler le temps de l’analyse et de l’explication technique et économique à celui du regard “politique”? Regarder gesticuler nos personnels politiques, qui laissent soigneusement bouillir la marmite en préparant tranquillement de nouvelles attaques contre les droits sociaux et les services publics (c’est là à mon avis le vrai sens de la “paralysie” de nos élites face aux marchés “inquiets”, belle farce et superbe manipulation, ou encore manoeuvre de grand style), ou nos élites européennes gesticuler, la majorité d’entre eux (personnels politiques français et européen)étant la système néolibéral lui-même en action,ne demande-t-il pas une analyse plus poussée de la situation? Par exemple mettre au jour les rapports organiques de nos excellences de tous bords avec les milieux marchands et financiers, ou bien relever la complicité objective actuelle des socialistes avec l’oligarchie financière, qui se traduit par l’absence de tout projet de changement réel de la donne, bref, donner à penser et à entendre pour peser autant que possible sur l’opinion. Les relations incestueuses personnels politiques/milieux d’affaires ne sont un secret pour personne aux Etats Unis, elle sont même une norme, pas en Europe. Je vous écris cela à la suite d’une réponse à mon dernier commentaire sur votre blog, où je stipulais que vos appels au bon sens de nos “hommes grands” ne servaient sans doute à rien, l’intérêt de ces gens là étant précisément que la foire se poursuive au moins le temps de récupérer le plus de “social” possible sur le dos des citoyens, étant entendu que, dans le cadre actuel, les pertes seront de toute manière socialisée. Un internaute s’est déclaré pour le “nécessaire espoir” qui de toute évidence ne transparaît pas dans mon propos. Il a raison. Mais quel espoir peut naître en l’absence presque totale d’un relais politique, si j’excepte la tentative Mélanchon ou le combat solitaire de Montebourg? Le combat idéologique, au sens libérateur du terme, avec en ligne de mire une société plus juste et un capitalisme muselé mérite sans doute en cet été 2011 une fermeté plus grande, dès lors que l’on a à faire à des idéologues parfaitement conscients de leurs actes et, partant, sourds à toute argumentation contraire à leurs intérêts. Je ne vous cache pas que, aux portes de la retraite (porte qui pourrait bien se fermer un de ces quatre!), j’entends, à mon niveau et avec mes capacités réelles ou supposées, consacrer du temps aux batailles furieuses qui se profilent, pour par exemple, que mes (jeunes) enfants aient un avenir à leur disposition. Aujourd’hui, tel n’est pas le cas. Encore merci pour votre clairvoyance et votre courage. Au grand plaisir de vous entendre.
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    1. Je vois le blog comme un “think tank”. D’autres que vous citez (Montebourg, Mélenchon et le “Front de Gauche”) sont les relais politiques adéquats. Ils sont encore peu suivis, presque inexistants dans les médias – mais est-ce une tare, vu ce que sont devenus les grands médias ? Après tout, De Gaulle, comme Lénine, avaient peu de supporters à leurs débuts.
      La campagne présidentielle va bientôt commencer. Bloguer ne suffira plus, il faudra aller vers les gens et tenter de les convaincre que ça peut changer. Et, au moment des élections, procéder à un double comptage des votes … comme en RDA en 1989.

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