163 réflexions sur « PIQÛRE DE RAPPEL : La dette est-elle un boulet ou un prétexte ? »

  1. Le creusement de la dette par la droite n’est-il pas un stratagème pour justifier l’alpha et l’omega de la pensée Hayeckienne: LA DESTRUCTION DE L’ETAT ???

    1. Le creusement de la dette par la droite vaut bien le creusement de la dette par la gauche surtout quand on sait à quel point l’inertie de la dette dépasse les partis et quand on sait que la gauche n’est pas la première à exiger le zéro déficit. Mise à part Bayrou qui en parle depuis longtemps je ne vois pas.

      A cet égard je considère que tous ceux de gauche comme de droite qui ne sont pas prêts à mettre en œuvre tout de suite le zéro déficit sont les pires spéculateurs qui soient car ils parient sur un futur qu’ils idéalisent inconsidérément et ils le font sur le dos des générations à venir qui auront déjà tant à supporter et qui commencent déjà à se révolter un peu partout sur Terre.

      « Ne remets pas à demain ce que tu peux faire aujourd’hui » car tu pourrais très bien te retrouver incapable de faire demain ce que tu pouvais faire hier. La procrastination mène à l’impuissance. Dire la vérité / Rembourser nos dettes / Quitter le pétrole avant qu’il ne nous quitte : Plus on attend et plus cela devient difficile jusqu’à un certain point ou cela devient pratiquement impossible.

      1. La dette publique a été stabilisée sous la Gauche à 60% du PIB en 2001; elle a augmenté de 50% avec la Droite et représente environ 90% du PIB aujourd’hui. (site INSEE).
        Les deux tiers de cet accroissement de la dette sont dûs aux cadeaux fiscaux faits aux riches et un tiers au contre-coup de la crise de 2008; cette dernière est le résultat de la politique pro Finance de la Droite initiée par Reagan Thatcher Friedman. La fausse gauche a suivi: en France en 85…
        Le zéro déficit comme objectif immédiat peut avoir des conséquences pires que le mal, à savoir la baisse du PIB qui entraine mécaniquement la baisse des impôts, donc la hausse du déficit. C’est une spirale dépressive type 1929-1932 qui s’enclenche: voir site OFCE et la dépression en Grèce depuis plus d’un an.
        Le livre de J.Généreux, « Nous on peut », sortie le 15 septembre, permettra d’avoir les idées plus claires.

    2. @Lars,

      vous devez confondre avec l’alpha et l’omega de la pensée autrichienne, tendance Rothbardienne. Hayek n’a jamais été pour la destruction de l’état. Dans son magnum opus, Droit, Législation et Liberté, il s’exprime longuement sur le fait que l’état est « nécessaire » pour notamment : (cf ch.14 « le secteur public et le secteur privé ») :

      -« assurer la police du droit et la défense contre les ennemis extérieurs »
      – « dans une société avancée, l’Etat doit utiliser son pouvoir de lever des fonds au moyen de l’impôt pour assurer un certain nombre de services qui, pour diverses raisons, ne peuvent pas être fournis, ou pas suffisamment, par le marché »
      notamment:
      – « la protection contre la violence, les épidémies, et les forces naturelles comme les inondations et les avalanches, mais aussi nombre des aménagements qui rendent la vie tolérable dans la plupart des villes, la majorité des routes… La fourniture des normes de mesure, et d’un grand nombre d’informations dont le cadastre, les cartes et les statistiques, la certification de la qualité de certains biens ou services offerts sur le marché »
      -« l’assurance d’un certain revenu minimum pour tous »
      – » les hommes de l’Etat doivent répartir leurs dépenses dans le temps de manière à intervenir lorsque l’investissement privé fléchit. Ils doivent financer les écoles et la recherche de même qu’imposer des règles de construction, des règles sanitaires, des conditions d’entrée dans certaines professions, la restriction de la vente de certains produits dangereux (tels que les armes, les explosifs, les poisons et les drogues), de même que certains règlements d’hygiène et de sécurité pour les processus de production et le maintien d’institutions publiques telles que les théâtres, terrains de sport, etc. »
      -‘ »il y a des raisons de penser qu’avec l’accroissement de la prospérité générale et de la densité de la population, la proportion des besoins qui ne peuvent être satisfaits que par l’action collective continuera à s’accroître »

      Il est intéressant de noter comme les anarcho-capitalistes de l’école autrichienne, les Rothbardiens comme Hans-Hermann Hoppe, qui militent réellement pour la destruction de l’état, démolissent Hayek qu’ils considèrent comme incohérent et impossible de distinguer d’un social-démocrate moderne!

      1. Hayek est pour l’Etat minimum dix neuvièmiste, quand les syndicats étaient interdits et les salaires de misère, même si quelques cinglés sont plus extrème droite que lui. Il est pour la suppression du salaire différé. Les retraites par répartition devraient selon lui être remplacées par le système des retraites par capitalisation qui vient de faire faillite aux USA (Frédéric Lordon, Fonds de pension pièges à cons); il est pour l’éducation payante qui garantit que les enfants de l’oligarchie garderont le pouvoir; il considère qu’il n’y a pas de groupes sociaux , que le milliardaire et l’intouchable qui va mourir ce soir sur un trotoir indien sont interchangeables; il est pour la santé payante qui garantit que les pauvres mourront beaucoup plus vite etc. C’est le programme caché de la Droite si elle repasse aux élections, tout ceci afin de préserver la rente financière de l’oligarchie.
        Hayek est un ultra-libéral qui a été réhabilité par la Droite pour exploiter toujours plus les travailleurs. A la marge il y a quelques idées mais son message central est profondément archaique et réactionnaire.

  2. LES MESURES DE HAUSSE DES PRIX SONT PROVISOIRES, ANNONCE LE PREMIER MINISTRE.
    Dans un communiqué à la presse ce matin, le Premier ministre François Fillon a précisé que les mesures de hausse sur le tabac, les alcools, les boissons sucrées et les entrées des parcs à thème prendront fin dès que le déficit aura été ramené à 3% du PIB.
    Non, rassurez-vous je blague. Fillon n’a pas été victime d’un AVC.

  3. L’avenir est dans vos mains. Ne votez plus pour personne, distribuez des bêches à vos députés et futurs candidats, afin qu’ils se recyclent dans le jardinage bio, car ils ne servent plus a rien en politique et ne représentent plus le Peuple. Ils sont inféodés aux banquiers.. Nous irons voir directement, d’une manière musclée, les banquiers et financiers pour la gestion du pays.

  4. Extrait tiré du livre de Paul Jorion : « Comment la vérité et la réalité furent inventées », P. 258, L’émergence de l’universel.
    « un phénomène aléatoire, se déroulant apparemment au hasard, apparaît tel uniquement parce qu’il est envisagée au sein d’un espace d’une dimensionnalité insuffisante: « (…) quand un phénomène est apparemment indéterminé, on peut s’efforcer de réinstaurer le déterminisme en multipliant l’espace donné U par un espace (interne ) S de variables cachées; on considérera le phénomène initial dans U comme projection d’un système déterministe dans le produit herméneutique U x S. La statistique, de ce point de vue, n’est pas autre chose qu’une herméneutique déterministe, visant à réinstaurer le déterminisme là où il tombe apparemment en défaut. »
    René THOM, « Halte au hasard, silence au bruit. »

    Extrait tiré du livre de Paul Jorion : « Comment la vérité et la réalité furent inventées », Page 258 L’émergence de l’universel.

    1. Peut-être plus éclairant pour les non matheux, ce paragraphe de la conclusion d’Esquisse d’une sémiophysique intitulé « Démiurgie et herméneutique » dont voici des extraits:

      « Là on se place dans la situation de l’homme assis dans la caverne de Platon, qui voit les ombres projetées par la lumière d’un feu sur le mur de la caverne. Et l’on essaie de reconstruire les êtres dont on voit les ombres. Reconstituer un corps tridimensionnel à partir de son contour apparent, telle est la tâche herméneutique par excellence.

      La Science moderne a eu tort de renoncer à toute ontologie en ramenant tout critère de vérité au succès pragmatique. Certes, le succès pragmatique est source de prégnance, donc de signification. Mais il s’agit alors d’un sens immédiat, purement local. Le pragmatisme -en ce sens- n’est guère que la forme conceptualisée d’un retour à l’animalité. »

      Pour ceux intéressés par l’aspect mathématique:
       » Comme les prisonniers de la caverne de Platon, nous ne voyons jamais que les ombres des choses, leurs contours apparents. Il importe, connaissant les contours apparents d’une forme (F), de savoir reconstituer cette forme. On interprétera de cette manière les théorèmes de désingularisation de Hironaka. Etant donné un « bon » ensemble E plongé dans un espace euclidien Rk, on le considérera comme la projection d’un ensemble plus simple E’ plongé dans Rn pour une projection linéaire de Rn sur Rk. On cherche à rendre E’ aussi proche que possible d’une variété lisse. Le théorème de Hironaka montre qu’on ne peut éviter les variétés à coins.

      Cette persistance des coins est l’un des faits les plus mystérieux des singularités analytiques.  »
      Apologie du Logos p. 311

      1. Vous croyez… lorsqu’on s’en tient aux dimensions 2 et 3 de l’espace euclidien, je ne vois pas ce que représentent les « coins » :

        Imaginons 2 points dans l’espace (R3), donc un ensemble simple, eh bien la projection linéaire sur un plan formera encore 2 points, ou moins, et jamais davantage qu’il y en a dans l’espace Rn.

        Un ensemble plus complexe ne peut résulter d’une projection d’un ensemble (de points) simple.

      2. Les ensembles doivent être des variétés d’un seul tenant, connexes.
        Je vois le résultat de Hironaka comme la version géométrique de celui de Lindemann (résolution négative du problème de la quadrature du cercle):
        un carré ne peut être le contour apparent d’une sphère.
        Pour les variétés en plusieurs morceaux, c’est plus difficile: théorie du cobordisme, classes de Stiefel-Withney, etc.

      3. Pour éventuellement rebondir sur le billet « Univers dédoublés ».

        La théorie du cobordisme permet de réunifier des univers séparés. L’exemple type est celui de trois cercles disjoints qui peuvent être réunifiés grâce à un pantalon, les trois cercles constituant le bord (taille et bas) de la « variété » pantalon.

  5. Courage Fuyons, plus que quelques mois à tenir et le dernier budget du quinquennat.

    Ainsi la taxation de la limonade et des gâteaux d’anniversaires va enfin nous sortir de l’ornière.
    Réjouissons nous que cette potion ait enfin été découverte avant le grand cataclysme.

    Rappelons vite nos gabelous postés aux frontières de l’espace Shengen pour qu’ils traquent sans pitié les trafiquants de sucre en poudre qui rodent la nuit tombée sur les chemins de France et de Navarre..

    Plus inspirée est la taxation sur l’inflation réelle, ainsi le fait qu’une chaumière secondaire voit son prix augmenter considérablement plus vite que l’inflation officielle sur une période de dix ans constitue une plus value désormais taxable.

    Les observateurs de ce forum noteront sans doute que lorsque tous les biens d’une même catégorie augmente de manière uniforme, on peut s’interroger sur la valeur de la monnaie qui sert à coter le bien.

    Les acquéreurs devront donc être doublement motivés pour acquérir un bien non délocalisable qui est désormais à la merci de tous les organismes impécunieux susceptibles de suivre les traces du gouvernement. (commune, département, régions etc).

    Puisqu’on ne peut plus s’enrichir allongés dans sa chaise longue en regardant ses petits enfants jouer dans le jardin. tant pis.

    J’espère seulement qu’il est prévu un panneau pédagoqique à coté de chaque maison à vendre précisant l’année et le prix d’achat afin d’éduquer les générations futures aux subtilités de la fiscalité rétroactive et à la valeur relative de la monnaie.

  6. Peut-on mesurer la valeur d’un pays à la hauteur de sa dette ? Peut-on revendre sa dette ou puiser un pouvoir économique et politique avec ? Avoir de grosses dettes est aussi une façon de valoir quelque chose. C’est bien pour ça d’ailleurs qu’on ne me permet pas de m’endetter beaucoup !

    1. Peut-on mesurer la valeur d’un pays à la hauteur de sa dette ?

      Non, pas plus qu’on peut estimer la valeur du patrimoine de quelqu’un à la hauteur de sa dette. Si vous achetez une maison pour 200 000 Euros (frais compris) et que vous avez financé l’achat par une dette, un crédit hypothécaire de 180 000 Euros, et 20 000 Euros d’apport personnel, le simple fait d’acheter cette maison et de contracter cette dette ne vous a pas soudainement enrichi de 180 000 Euros!

      1. eh bien si monsieur chris 06 , puisqu’on ne prête qu’aux riches.
        En outre votre exemple n’est pas bon , si votre client avait 20000 € , il se retrouve à devoir 600000 € , mais si cet investissement est productif , il peut être considéré comme re-endettable dès que le rendement est prouvé.
        Mais il faut se déclarer pauvre pour s’endetter et prêter de l’autre main.
        En l’occurence plus vous êtes endetté plus vous êtes riche………………

      2. Pourtant, il me semble que Bernard Tapie et un fameux trader valaient bien cher il n’y a pas longtemps.

      3. Peut-on mesurer la valeur d’un pays à la hauteur de sa dette ?

        Je crois que la réponse peut être oui, si cette dette finance un capital. L’exemple de la maison le démontre et c’est d’ailleurs un peu se qu’explique Paul Jorion dans son article. C’est bien pourquoi il n’y a pas de véritable urgence à régler la dette mais bien des intérêts pour sauvegarder le système économique actuel.

    2. Il est du moins certain que la hauteur de la dette mesure le degré d’asservissement de l’emprunteur au prêteur . Donc au marché , si l’on admet qu’il faut avoir recours à l’emprunt pour passer un mauvais cap ou parier sur l’avenir .

      D’où la nécessité de ne pas pèter plus haut que son cul , et de ne pas tolérer la concentration de trop grandes richesses dans trop peu de mains , car la relation ne peut alors qu’entrer en « réaction  » comme une bombe atomique .

      Le pari sans « arrières » et de facilité de l’un ( l’emprunteur ) se nourrissant de et alimentant les paris sur les paris, de plus en plus juteux , fous et obscènes de l’autre ( le prêteur ).

      En clair: « interdiction des paris sur les fluctuations de prix  » , et ne pas pèter plus haut que son cul .

      « Jamais trop « 

      1. La règle est simple :
        empruntez si vous penser que vous ne pourrez jamais vous l’acheter cash
        sinon patienter vous en aurez deux pour le prix d’une.

        Les autres emprunts sont utilises pour faire du portage :
        Vous achetez en espérant qu’à la revente la plus value couvrira les frais financiers
        vous devenez un marchand de biens et vous prenez le risque de d’assumer la baisse du marché.

        Le seul inconvénient, c’est vous qui prenez tous les risques et vous touchez les bénéfices en dernier après vos associés : l’état, le banquier etc…

  7. La crise ???? quelle crise???????? Rien ne change,,,,,,,,,rien ne changera,,,,,,,,,,,,,
    Si vous voulez le changement , vous devez combattre pour lui.
    Sinon acceptez votre condition………………..

  8. Le livre qui va paraître de Jacques Généreux, professeur d’Economie, annoncé au 15 septembre, « Nous on peut » traite justement de cette question.

    Pourquoi et comment un pays peut toujours faire ce qu’il veut face aux marchés, face aux banques, face aux crises, etc.
    Par Jacques Généreux• Mes livres• Lundi 22/08/2011

    http://jacquesgenereux.fr/

    Texte de la 4e de couverture

    On connaît tous la rengaine de l’impuissance : « Dans une économie mondialisée, le gouvernement d’un seul pays ne peut plus faire grand-chose pour contrer le pouvoir de l’argent et des marchés. Ne songez donc pas à faire payer les riches, à mater les spéculateurs ou à présenter la facture des crises aux vrais responsables ! Ce n’est plus possible, et les peuples doivent accepter la régression sociale nécessaire pour payer la crise à la place des banquiers et des rentiers qui l’ont provoquée ! C’est ignoble, mais c’est ainsi : on ne peut pas faire autrement ! »

    Eh bien, Nous on peut !, comme l’explique ce bref précis d’économie politique à l’usage du simple citoyen. « Nous », c’est-à-dire l’autre gauche incarnée ici par le secrétaire national à l’économie du Parti de gauche et par le candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, qui préface l’ouvrage. Avec le talent pédagogique qui fait le succès permanent de ses livres d’économie, Jacques Généreux montre que la mondialisation néolibérale n’est pas une fatalité : c’est un processus politique entièrement commandé par des gouvernements nationaux qui font en réalité ce qu’ils veulent. Il explique comment un gouvernement déterminé peut se débarrasser des spéculateurs, reprendre le contrôle de la finance, surmonter la crise de la dette publique, s’affranchir du carcan imposé par les traités européens, sans même sortir de l’Union européenne ou de l’euro.

    « Donnez-nous une semaine, un mois peut-être, et, en voyant ce que, nous, on peut faire, tous les Européens sauront aussitôt que le seul et unique obstacle à une autre politique… c’est leur gouvernement. »

    Table des matières

    Place au peuple ! Préface de Jean Luc. Mélenchon

    1. Face à la rengaine de l’impuissance (introduction générale)

    2. La politique gouverne toujours l’économie

    Quand, pourquoi, comment ? Les trois âges du capitalisme

    Qui a passé les menottes aux États, et dans quel but ?

    Qui perd réellement du pouvoir ? Les citoyens, pas les États !

    Le cas singulier de l’Union européenne

    La seconde victoire politique du néolibéralisme

    La mondialisation qui n’a pas eu lieu

    3. Comment gouverner face aux banques, face aux marchés, sans faire payer aux peuples les crises de la finance ?

    D’où viennent les crises du capitalisme ?

    La déraison de la finance libre

    D’où vient la crise contemporaine ?

    L’origine de la crise de la zone euro : la crise privée changée en crise publique

    Comment les gouvernements de l’UE se servent des crises

    Comment gouverner face aux banques et aux marchés financiers ?

    Comment surmonter la crise de la dette publique ?

    N’ayez pas peur des représailles

    4. Faut-il sortir de l’euro ? Comment s’affranchir de l’eurolibéralisme sans sortir de l’Union européenne ?

    La nécessaire refondation de l’Union monétaire

    L’Union monétaire est devenue l’instrument d’une régression économique et sociale

    Ce n’est pas l’euro qui engendre la crise, mais le capitalisme et les politiques néolibérales

    Le retour d’une monnaie nationale n’est pas nécessaire pour mener une politique nationale autonome

    Une stratégie alternative : sortir du traité de Lisbonne en restant dans l’Union européenne.

    Les options possibles face à un éventuel éclatement de la zone euro

    En guise de conclusion : la révolution citoyenne passe par le bouleversement des possibles

    1. Puisque le livre n’a pas encore été publié, vous pouvez peut être nous expliquer en quelques mots pourquoi le PS ne reprends pas à son compte ce genre d’analyse?

      1. Jacques Généreux a quitté le PS…comme d’autres. Ah si seulement ce parti voulait enfin se remettre à penser.

      2. Je suis ni le PS, ni J.Généreux.
        La social démocratie est restée le principal parti de gauche dans les pays ouest-européens. Compte tenu de ses compromis avec la Droite, elle a suscité des oppositions dans son aile gauche qui ont pu aller jusqu’à la scission: en France PCF et soutien à la révolution russe (1920); PSU et lutte contre le colonialisme (1960); Mouvement Républicain Citoyen de Chevènement et lutte contre le néo-libéralisme européiste (1993); Parti de Gauche et lutte contre le Traité de Lisbonne néo-libéral de J.L.Mélenchon et J.Généreux.
        J.Généreux a été à la gauche du P.S. mais l’a quitté. Dans la Primaire PS et radicaux de gauche Arnaud Montebourg est le seul qui a voté Non au TCE comme 55% des Français. Il est plus proche relativement des idées de J.Généreux. Les autres candidats à la primaire , ouistes, en sont plus éloignés, mais les évènements peuvent faire bouger les lignes.

      3. @ludo
        il n’y a pas si longtemps le candidat naturel du ps était dsk
        il n’y a donc pas de danger que le ps adopte un programme de ce type

  9. Le point positif c’est que l’on a trouvé la solution.
    Le problème c’est la bulle, il faut donc lutter contre les bulles

    Et les bulles elles sont où ?

    Dans la limonade.

    Il fallait bien commencer par quelque chose de concret pour se sortir de cette crise.
    sinon on passe pour des guignols au prochain G20

    1. Té … y’a pas que les bulles (de champagne).

      Au GFaim de Séoul, un con-sensus unanime a été établi. TOUS les pays sont tombés d’accord sur une chose.
      Une chose absolue. Fondamentale.
      Qui allait peser sur l’avenir de la planète entière et même peut-être aussi les humains.

      Le repas était très bon.
      Je ne blague pas, car se fut le premier article de compte-rendu de ce « sommet ».
      Entrée : flétan. Poisson en voie rapide de disparition.
      Plat de résistance : une viande dont le bilan énergétique de production ferait pâlir de honte un 4×4 Ricain en lui donnant des airs de « pauvre-qui-n’a-pas-les-moyens-de-s’offrir-du-pétrole ».
      (plus le nom en tête mais j’ai été choqué d’abusif)

      Alors je t’explique pas à quel point il faudra que le repas du GFaim français soit encore meilleur…
      Et tu voudrais taxer le champagne, toi…???

  10. Suis-je seul à penser que le président français à jouer un très bon coup niveau stratégie politique pour les élections ?

    Envoyer Fillon faire la (fausse) annonce du nouveau plan de rigueur, se faire flinguer dans les média et, en parallèle, lui qui s’exprime sur la délivrance de la lybie. Très subtile.

    Je me trompe peut être, mais, même si ce n’est pas toujours ce qu’il y a de plus représentatif, je ne serai pas surpris de voir la cote de popularité du président monter et celle du premier ministre chuter.

    1. Je pense que c’est mieux que pire : taxation des PV immo et réforme des déficits reportables et autres carry back (IS), cela a un sens, idem pour l’augmentation des CS sur les revenus du patrimoine.

      Le reste : clopes, soda, alcool concerne les plus pauvres (plus tu es pauvres, plus on fait attention à ta santé, altruiste le pouvoir c’est drôle!!) et enfin, les heures sup, cela encouragera-t-il les embauches ? si oui c’est pas mal.

      Je ne m’abaisserais pas à évoquer la taxe exceptionnelle sur les riches blindés, d’autres l’ont fait bien mieux que je ne le pourrais.

      MAIS, après les élections, la vrai rigueur viendra : « Winter is coming » (Game of Thrones)

  11. Désolé mais quelque chose de très très étrange vient de se produire sur les marchés quelques minutes après un chiffre catastrophique de l’emploi US…

    Déjà une explication foireuse dans les tuyaux (Buffet et ses 5 Mds sur BoA). Au moins c’est pas l’augmentation de la gnôle et des clopes.

    Pardonnez leur Mon Dieu car ils ne savent pas ce qu’ils font.

    1. J’appelle ça (à chaud) une démonstration de force du système…ne l’enterrez pas trop vite. Sa puissance de feu reste redoutable.

      1. Ok, merci de la précision VV. Cela me permet de comprendre.

        Et bienvenu dans les arcanes de la « bourse ».

        Sinon, coté puissance, il faut bien se rendre compte des astuces qui ont du être mises en place à cause de la chute de Lehman afin que les banques restent tout de même « vivantes »… Ceci EN PLUS de la quasi-annulation de la « valeur » de la titrisation…
        Leur puissance, nous la connaissons. Et nous amusons à les voir de moins en moins la maitriser.
        Reste à espérer qu’au bout du compte, il nous reste tout de même un Kopec pour qu’ils puissent nous vendre la corde.
        Note, je peux aussi la tresser moi-même…
        Chose que ne savait peut-être pas faire l’intellectuel Marx.
        Chacun son truc.

      1. @Yvan…regardez les courbes :

        14H30 chute sur tous les marchés et 15H hausse symétrique sans aucune raison. J’exclus l’Allemagne qui s’effondre toute seule comme une grande.

    2. Des prix prohibitifs, voilà qui appelle la prohibition, et ses as du marché noir, assurément.

  12. J’ai pas bien compris le coup des taxes sur les cotisations des mutuelles santé: ça n’est pas contradictoire avec l’augmentation du prix des cigarettes, de l’alcool et du coca pas light ?

    1. Je propose, avec mon esprit mutin habituel, de faire un concours de contradictions.
      Ce serait pas chouette, ça..???

      Allez, une première :
      La fortune réelle du dernier gros possédant viré du pouvoir est entre 5 à 10 fois sa fortune « officielle du classement Forbes ».
      (comme celle de tous les précédents, d’ailleurs)
      Et « on » nous dit que les paradis fiscaux n’existent plus…

      Allez-y, lancez-vous, c’est moi qui régale 🙂

  13. Je n’avais pas lu ce texte à l’époque mais force est de constater que tout y est. Achèvement du programme ultra-libéral. Encore la fameuse « théorie du choc » de Naomi Klein. Ou comment profiter du moment de choc lors d’une crise pour faire accepter à des populations entières des programmes qu’elles n’auraient jamais tolérés en temps normal. Jusqu’au jour où… Mais ça, c’est l’histoire qui s’écrit et c’est pour un futur indéterminé.

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