L’actualité de la crise : LA FIN DES HARICOTS, par François Leclerc

Billet invité

Est-il admissible pour le gotha des banquiers centraux de s’entendre dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas ? Visiblement non, car les oreilles de Christine Lagarde, directrice générale du FMI, ont tinté après qu’elle se soit exprimée à Jackson Hole, haut-lieu de l’Université d’été des banques centrales où elle été invitée au dernier moment à prononcer un discours.

Considérant que « nous sommes dans une phase dangereuse », elle a prodigué des avertissements sans équivoques aux Européens et aux Américains.

Aux premiers, elle a vivement recommandé de rendre obligatoire d’urgence le renforcement des fonds propres de leurs banques, « clé permettant de couper la chaîne de la contagion ». Préconisant d’utiliser tous les moyens, privés et publics, et plus particulièrement le fonds européen de stabilité financière (FESF).

Aux seconds, d’amortir une partie importante du principal des prêts immobiliers en actionnant Fannie Mae et Freddie Mac et de contribuer au refinancement des crédits immobiliers à des taux plus bas, expliquant que « l’heure n’était plus aux demi-mesures et aux atermoiements » alors que les prix des maisons continuent de baisser, tirant la consommation vers le bas et accroissant l’incertitude sur l’économie.

Grands spécialistes du rideau de fumée, surtout lorsqu’il s’agit de leurs banques qu’ils couvent comme des poules, les banquiers centraux n’ont pas spécialement apprécié de s’entendre dire ainsi leur fait et ont vivement répliqué, d’après les envoyés spéciaux. Les déclarations de Christine Lagarde seraient « confuses » et « mal orientées » et ils envisageraient de lui demander de « clarifier ses propos », car la question-clé pour les banques est celle de leur approvisionnement en liquidités, et il faut donc en rester-là. Encore et toujours le même déni.

Celui-ci est moins surprenant que les mises en garde prononcées au nom du FMI, impliquant de s’interroger sur leur signification. L’histoire de La Grande Perdition a déjà été traversée de déclarations hétérodoxes proférées par ceux dont on s’attendait le moins à ce qu’ils les prononcent. Par exemple de grands argentiers et régulateurs de la City, Mervyn King ou Lord Turner. Cela a signalé à chaque fois des moments d’élargissement de la crise et n’est pas résulté de coups de folie individuels.

Les autorités des pays développées planchent depuis quelques jours sur un nouveau sujet et Barack Obama va le premier devoir rendre sa copie au début du mois prochain. Comment conjuguer la réduction à long terme des déficits publics avec une relance à court terme de l’économie ? Avec quels moyens et quels objectifs ?

C’est ce moment-là que choisit la Grèce pour déraper à nouveau sous les projecteurs de La Troïka venue inspecter ses comptes, menaçant de nouveau à elle seule de faire sombrer toute la zone euro, elle-même au bord de l’explosion en raison de ses contradictions internes. « La dynamique de la décision du 21 juillet a été perdue » rapporte le quotidien grec To Vima en attribuant ce constat à une source « proche du dossier ». De fait, les comptes du pays sont à nouveau sortis de l’épure et le montage financier de la nouvelle aide de 159 milliards d’euros bat de l’aile. Les banques ne se précipitant pas pour y participer et les petits pays européens réclamant des garanties.

Il faudra un jour expliquer comment la Grèce – qui contribue si faiblement au PIB de la zone euro – peut à elle seule en menacer la solidité. Et sans aucun doute doute trouver dans les déclarations de la directrice générale du FMI à propos des « chaînes de contagion » que les banques représentent la clé de la compréhension de cette étrange situation.

Sur ces entrefaites, Angela Merkel et Barack Obama se sont concertés samedi dernier par téléphone, et, selon la Maison Blanche « les deux dirigeants sont tombés d’accord sur l’importance d’une action concertée, dont une action à travers le G20, pour affronter les défis économiques actuels et stimuler la croissance et les créations d’emploi dans l’économie mondiale ». Mais aucune indication n’est venue préciser comment cette pétition de principe allait être mise en œuvre. Car il s’agit d’opérer une transgression majeure par rapport à ce qui hier encore était présenté comme prioritaire : la réduction sans tarder des déficits. À laquelle les autorités allemandes continuent en Europe de se cramponner comme à une bouée de sauvetage et les républicains américains comme à la seule chance que les États-Unis retrouvent leur prospérité passée.

Cette volte-face est aussi significative que les déclarations inattendues du FMI à Jackson Hole, où l’événement n’a pas été du fait des banques centrales dont les représentants ont expliqué qu’elles ne pouvaient pas tout faire, sous-entendu qu’elles ne savaient plus quoi faire.

Plus incongrues, mais n’en signifiant pas moins le désarroi qui se répand, on a vu refleurir en France les déclarations sur les spéculations financières anglo-saxonnes et le complot des Américains visant à détourner l’attention sur l’Europe pour mieux masquer leurs propres difficultés. Plus discrètement, François Baroin prononçait l’éloge funèbre de la mesure phare du dernier sommet Merkel-Sarkozy en reconnaissant que le dossier de la taxe sur les transactions financières était vide de tout contenu.

La conférence de Jackson Hole fera date dans les livres d’histoire. L’occasion pour les banquiers centraux d’implicitement déplorer l’incapacité des dirigeants politiques tout en reconnaissant en même temps qu’ils n’ont pas les moyens de se substituer à eux. Que reste-t-il alors à entreprendre, une fois cela admis, sinon de changer de stratégie. Mais laquelle ? En attendant, la confusion gagne du terrain.

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153 réflexions sur « L’actualité de la crise : LA FIN DES HARICOTS, par François Leclerc »

  1. On est dans une période un peu difficile, prisonnier de l’espace-temps, en stand-by ,entre l’oeil du cyclone et la fin des haricots ,si vous voyez ce que je veux dire.Si quelqu’un a une idée pour nous sortir de là,on est preneur.

    1. – HARPAGON Il faudra de ces choses dont on ne mange guère, et qui rassasient d’abord ; quelque bon haricot bien gras, avec quelque pâté en pot bien garni de marrons.
      Notons que le haricot , de mouton par exemple , est accompagné de navets.
      Un plat de pauvres qu’il fait bon manger pendant un cyclone par exemple.

      1. Un plat de pauvres qu’il fait bon manger pendant un cyclone par exemple.

        Sur une toile cirée bien sûr!

  2. Comment voulez vous lorsque vous avez 2000 Euros,rembourser une dette de 17 000 euros ?
    Impossible ! Catastrophe !En plus ,on arrête pas d’insinuer sans arrêt que vous êtes dépensier et que vous ne faites pas vos comptes…
    Maintenant ,si en regardant de plus près les 17 000 euros, vous vous aperceviez en fait que 98 % des 17 000 euros ne sont en fait que de l’argent « photocopiée »et perdue au jeu appartenant à des joueurs invétérés de casino qu’on a « adjoint involontairement »à vos dettes,si,si…!Eh beh,il vous suffirait d’opposer votre refus au « remboursement » de ces soi-disant 16 660 euros ou de simplement proposer de remettre ces « dettes » à leur propriétaire ou à celui du casino concerné,fin d’l’histoire…
    Maintenant avec vos 2000 euros,les 340 restant….

    1. Il manque sur ce blog un petit bouton, pour dire « J’aime » quand un commentaire plaît sans qu’il soit besoin d’y rajouter quelque chose.
      J’aime cette brève démonstration.

    2. Vous exprimez exactement le sentiment des pauvres du monde entier quand on leur serine qu’ils étaient trop dépensiers et qu’ils devront se soumettre à un plan d’austérité, se serrer encore plus la ceinture, pour sauver le casino des riches .

      La population de certains pays refuse par referendum de rembourser des dettes de jeu dont elle n’est pas responsable, les dettes de jeu des autres…

      1. Donc vous devriez soutenir et vous battre conjointement avec ceux qui poussent pour une (ré)instauration du Glass-Steagall Act ou loi dite de « séparation des différents métiers Bancaires et société d’assurance,ou mise en faillite organisée du système financier international….regardez bien,les socialos commencent à s’y mettre….

  3. …tiens, je viens d’arracher 3 rangs de haricots de mon jardin.
    Après avoir soigneusement disposé les graines dans des rangs tirés au cordeau, ceux-ci ont eu bien du mal à fructifier, après une floraison pourtant prometteuse. L’humidité persistante ainsi que le manque de perspectives ensoleillées, ont été mises à profit par les pucerons devenus à ce point envahissants, qu’ils en ont mis à mal leur croissance. Il ne me restait plus qu’à tout arracher pour éliminer mes plants malades ainsi que les pucerons. J’ai gaspillé mes graines, de l’eau, du temps, perdu mes plants, mes espoirs de récolte, éliminé les parasites…Renseignements pris mes plants avaient contracté un HDS (haricot default swap) ! Merci M. Leclerc pour le titre !

  4. Je m’inscris en faux ! Pourquoi dire ‘la fin des haricots’ alors que le haricot est toujours, que je sache, la monnaie officielle des cours de récréation, et qu’il pourrait bien être la monnaie de demain !
    Ah la la, quel manque de clairvoyance . . .
    En plus, je rappelle qu’il y a des haricots qui montent jusqu’au ciel.

    1. Au moins, les haricots, ça se mange quand cela ne vaut plus rien comme monnaie . On ne peut pas en dire autant du dollar ou de l’euro .

  5. « Ce qui me plait chez Dudley et chez quelques autres, c’est qu’ils ont l’intelligence de refuser tout travail. Ils préféreraient mendier, emprunter, voler. Six mois sous le joug et ils ont compris. Dudley pourrait être metteur en scène s’il le voulait. Lafe pourrait être, s’il le désirait, à la tête d’une compagnie d’assurances. Mais ils ne le désirent pas. Nage ou coule, telle est leur devise. Ils regardent leurs pères, leurs grand-pères, qui ont tous fait une brillante carrière dans le monde des jacasseurs américains. Ils aiment mieux rester dans la merde. Bravo ! Je les salue. ils savent ce qu’ils veulent au moins. »

    Henry Miller, Le cauchemar climatisé. p 180.

    1. Merci,c’est magnifique. »…le monde des jacasseurs américains… », quel sens de la formule pour illustrer une forme de suffisance et de vacuité !…et quel courage lucide et désespéré(?)de ces deux là.Quant à « Le cauchemar climatisé »,voilà là aussi une belle trouvaille si expressive; en ces deux mots,tout est dit.
      Dans un autre type d' »ambition »,certes plus enviable à mes yeux, Victor Hugo aurait dit qu’il souhaitait « être chateaubriand ou rien ».Mais n’est pas victor hugo qui veut…

  6. « Ceux qui se présentent comme les guides de demain (y compris le Caporal Mélenchon) me paraissent plus suspects que ceux qui admettent ne plus savoir quoi faire. Dans la « Fosse aux Vents », le silence et l’attention me semblent préférables aux gesticulations. »

    Réflexion tout à fait pertinente, pour un ressortissant de Belgique, qui nous prouve que l’on peut vivre sans gouvernement.
    Ainsi, nos politiques avouant ne plus savoir que faire, et se terrant désormais dans un silence assourdissant vous agréerait!

    La politique c’est la volonté
    Si ceux là n’en ont pas, qu’il dégage !

    1. « La politique c’est la volonté »… D’où sortez-vous cette définition? Sulitzer? Belmondo?
      Dans la même série, je propose : « La finance, c’est l’appétit », « Réussir, c’est dominer », et tous ces slogans à la Bernard Tapie, autre « volonté » de la belle époque.
      Je croyais que la politique, c’était l’art de faire de la Cité un lieu habitable. A ce titre, oui, je préfère la crise belge aux « passages en force » répétés de l’exécutif français.
      Si vous aimez à ce point les hommes (et femmes) à poigne, je suis heureux pour vous : vous allez prendre votre pied en 2012.

  7. La fin des haricots?
    Il faut remettre les pare-feu anti-spéculation mis en place par Roosevelt après 1932 et par le CNR en France après 1945 et il faut en imaginer d’autres: interdire les paris sur les prix.

    1. Bonjour Merl.
      Mais il a fallu des circonstances particulières pour que cela devienne obligatoire.
      Or, nous n’en sommes pas encore là.

      Quelle circonstance préfères-tu..?? 😉

      Et ceci dit, je suis admiratif du courage, de l’abnégation, de la volonté, de l’espoir, de la croyance, de la « sauvegarde de ses petits intérêts », de … à essayer de conserver le même système.
      Pour un peu, nous pourrions en sentir une pointe de complexe de supériorité émerger de l’individualisme majoritaire.
      Car, nous en sommes là avec la dette qui a étouffé la création de valeur.

      Je sais que je ne vais pas passer pour un fayot en écrivant cela, mais j’ai l’habitude 🙂

  8. Beaucoup de commentaires comiques voir hilarants ce soir suite à ce billet; l’humour reprend ses droits;
    voilà enfin l’antidote de bon aloi qui nous manque au quotidien; j’aime en particulier: « entre oeil du cyclone et fin des haricots…. »
    Merci à tous

  9. Tiens, question de plat de lentilles, paraît qu’en Grèce la bourse est euphorique, rapport à la fusion de deux banques grecques, qui en fera un mastodonte plus-qu’hellénique.

    Cela me rappelle une blague de Desproges :
    « Fin de la crise et avènement de la croissance en Grèce. C’est les pauvres qui vont s’en frotter les moignons »

    1. La farine non plus, pour mieux avoir la figure enfarinée com tant d’autres.

      De toutes façons les haricots je n’en achète plus beaucoup, c’est com la viande et les petits poissons contaminés.
      Avec une naïve confiance, sans se méfier le moins du monde… « Et com un autre je suis arrivé la gueule enfarinée, un lundi matin, à mon bureau… La plaque sur la porte avait changé… Il n’y avait même plus mon nom … J’étais déjà tout de suite renvoyé, remplacé par un autre de beaucoup plus, comment dire vendable, productif, normal, mieux formaté de la tête aux pieds… Com un autre je n’avais même pas vu venir le coup pendant les vacances… sans doute que j’étais encore trop lent pour faire de l’argent, pour faire croissance, si si je vous assure Juda a réellement bien existé dans l’histoire, peut-être même qu’il voulait davantage s’occuper des seules choses de l’argent ou d’autre chose … Dans un tel monde comment mieux savoir vendre aussi son propre frère aux premiers démons de la bourse, de la bureaucratie ? »

      Nous faire croire constamment des choses vaines, oui, ils ont bien roulés tout leur monde dans la farine depuis des lustres, abusant continuellement le monde par de beaux discours lénifiants de plus, en quoi donc le monde actuel
      était-il plus différent de celui de 39-40 ? Par des paroles toujours plus prometteuses de bien marchand et matériel à l’image … Toujours cette idée que la farine amortit la dure réalité du quotidien … Mais aussi ce souvenir que la grande farine médiatique est à la base du masque, de l’hypocrise à outrance, celui du fond de teint, celui du grand maquillage commercial … qu’il sert à se masquer et à se déguiser davantage en société… même si pour voir hélas toujours plus de clowns à l’image …

  10. Les commentaires de ceux qui tirent à boulet rouge sur l’euro et la zone euro et les banques euro , même s’ils peuvent s’avérer justes , seront toujours entachés du fait que les états unis détiennent la seule monnaie de référence et veulent la conserver pour maintenir leur dette.
    En l’occurence méfions nous de qui parle , quels sont ses intérêts , la pression anglosaxonne mérite de s’en méfier.
    Exemple : Lagarde ministre français , nos banques sont les meilleures .
    La même dirigeant le FMI américain : les banques euro sont à recapitaliser , 2 sons d’une même bouche n’augurent pas de son honnéteté.

  11. pourquoi ne pas proposer à la Grèce de battre des Euros Grecs, dévalués, comme il y a des dollars de Singapour ou de Hong-Kong, le temps de se refaire une santé, 2-3 ans, avant de revenir aux Euros purs

  12. Il n’y a pas non plus que la fin des haricots dans un tel monde matérialiste en sursis.

    Car, dans les jours qui précédèrent l’autre grande info, les hommes se goinfraient et s’enivraient, se conditionnaient même davantage en masse, jusqu’au jour où l’un des autres prophètes méconnus des écritures prit de nouveau contact avec les petits hommes verts au petit café du coin ; grand nombre de premiers à ce moment là ne se doutèrent de rien, jusqu’au jour où ils furent de moins en moins en position de vouloir faire sans cesse les mêmes choses très machinales entre-eux, cela ne ressemblera pas du tout aux mêmes jours que l’on a si souvent l’habitude de voir chez les gens les plus superficiels de ce monde en sursis.

    C’était pourtant pas du tout écrit en mandarin chinois dans les écritures, mais non les premiers dans le meilleur des mondes préfèrent toujours très mal recevoir les êtres étant moins terre à terre, pourtant moi j’ai toujours su voir venir les choses douloureuses de loin, naturellement au final toutes ces petites catastrophes finissent par coûter très cher aux assurances, peut-être qu’au deux tiers de l’humanité, nos premières élites terrestres en finiront par perdre davantage autre chose, et des hausses toujours plus visibles derrière le dos des gens, c’est le grand commerce politique du monde principalement pour les nouveaux petits Maitres esclavagistes, savoir mieux se vendre jusqu’à la fin, bref il n’y a que les plus touchés qui peuvent déjà ouvrir les yeux, pas vous Mr ou Mme la journaliste officielle devant votre prompteur, redire jour après jour les mêmes choses aux gens, com un autre même jour sans fin.

    La désinformation est tellement présente dans les divers médias, aux émissions toujours plus débiles et bien trompeuses à l’image, si encore ce n’était que la fin des haricots mais non le monde se retrouve en réalité
    bien plus pris au piège ces derniers temps, quel grand chantage global de plus pour l’humanité.

    1. Logique petit B et A, BêtA. La pauvreté étant toujours mesurée relativement à un revenu médian, lui même influencé par la progression des hauts (+ de 4 000 €) et très hauts revenus (+ de 7 500 €), fatalement, plus les riches font de pognon ou plus il y a de riches et plus il y a de monde en dessous du seuil de pauvreté (à 50 % comme à 60 % du revenu médian, les minima sociaux étant toujours en dessous des seuils et le SMIC temps-plein étant tout juste au-dessus du seuil des 60 %, de l’ordre de 900 €…), et ce indépendamment de la montée du chômage, des boulots precaires ou du déclassement des moyennards.

    2. C’est un peu partout pareil, pas seulement en France les pauvres deviennent de plus en plus sages et réfléchis et les riches de plus en plus fous et déraisonnables en matière de civisme et de conduite.

      « Paie davantage plus mal, et tu deviendras plus riche qu’autrui dans le pays voisin au tien. »

      « Nul pauvre ne peut avoir raison et droit avec lui devant un autre homme riche et puissant. »

      La pire offense que l’on puisse de nouveau causer à un citoyen lui voler de nouveau la parole,
      la crise, l’opportunité même de remettre un plus grand nombre de gens à leur place.

      Depuis que ça dure ne vaudrait-il pas mieux dire que nos premières élites terrestres sont de mieux en mieux installés confortablement com les plus mauvais rois et petites princesses d’antan et les électeurs de plus en plus pauvres et sans réels avocats en matière de droit.

  13. http://www.express.be/business/fr/economy/angela-merkel-nest-plus-soutenue-par-sa-propre-coalition-lhysterie-gagne-lallemagne/151452.htm
    J’avoue ne rien y comprendre avec ce genre d’info et les déclarations récentes de Christine Lagarde. Info? Intox pour faire monter la pression?

    Allemagne: pour ou contre le FESF et le MES? pour ou contre les eurobonds (compatibilité avec l’option précédente?) pour ou contre son maintien dans la zone euro?
    Des analystes aussi éloignés politiquement que Charles Gave et Frédéric Lordon arrivent à la même conclusion que l’Allemagne va quitter la zone euro. Pour moi la nomination de Draghi à la tête de la BCE est un indice, sinon un argument, qui va dans ce sens.

    Help!

  14. Bonjour,j’ai vu recement a la tele que les etats unis possedait la 1ere reserve d’or du monde la france arriverait en 3eme position.A quoi sert cet or? ne peut on pas le vendre?
    A moins qu »il n’inspire pas confiance?

    1. Bienvenue Eric.
      Vous commencez à vous inquiéter aussi…??? Rassurez-vous, c’est trop tard.

      Sinon, non. La première réserve d’or physique est la zone Euro.
      Et ensuite, cet « or » garantit d’une certaine façon la monnaie des pays qui en possèdent.
      Le vendre, comme l’a fait Mr Sarkozy il y a quelque temps, est une hérésie complète car le système monétaire pourrait s’effondrer et il ne resterait plus que ce métal pour reconstruire « quelque chose ».
      En interdisant sa possession aux particuliers, bien sûr.
      Renseignez-vous sur les mesures prises par Roosevelt. Après la légère crise de 1929.

      1. Faudrait arrêter de répéter ce genre de bêtise, fausse : Roosevelt a seulement décidé que les dollars en pièces d’or n’avaient plus cours mais que chacun pouvait les faire changer contre le même nombre de dollars en billets. Il n’a jamais été question de confisquer quoi que ce soit ni d’obliger le gens à vendre ou donner leur or, que ce soit sous forme de pièces ou autre.

  15. Au temps des Romains, les esclaves naissaient desargentés avec « zéro quelque chose », aujourd’hui, ils naissent avec « moins quelque chose » qu’on appelle « dette »..
    Vous parlez d’un progrès !!!
    D’ailleurs, un progrès étant une réalisation qui profite à Tous, je crois qu’il y a pas trop de doigts dans une main pour les compter..

    Etant donné que l’Humanité n’a que 10 ans d’âge mental moyen, je reviendrai faire le point dans 5 ou 6000 ans, pour voir si elle a quelque peu mûri, en acquérant un zeste de sagesse !!!

    1. de mémoire , albert jacquart avançait une durée de 30 000 ans pour que l’humanité sache un peu mieux appréhender les outils audiovisuels hors peinture rupestre et tv …

      il est optimiste .

    1. Rien de nouveau . La plupart des îlots sympas , des quartiers entiers de villes côtières avec hôtels et plages privées ont été vendus à de riches étrangers, en France comme ailleurs …
      C’est un privilège des riches spéculateurs internationaux ou d’artistes en vogue d’acheter une île privée ou un bord de mer quelque part dans le monde. Même des iles anglo-Normandes comme Chausey appartiennent à des privés.

  16. Réquisition des banques !
    Tribune dans Libération
    http://www.npa2009.org/content/r%C3%A9quisitionnons-des-banques-parue-dans-lib%C3%A9ration-du-29-ao%C3%BBt
    La conclusion:

    Sauver et conserver le système bancaire est l’étendard de ceux qui veulent continuer comme avant. A la propriété privée de ce secteur de l’économie, opposons la propriété publique, paralysons ce système financier aussi nuisant que puissant, en réquisitionnant les banques dans un seul et même service public qui détiendrait le monopole du crédit. En France, et en Europe. Sortir l’humanité et la planète de l’emprise du capitalisme ou s’entêter dans l’illusion que l’on peut le réguler et le moraliser, telle est l’alternative.

    1. Vous voulez remplacer la monnaie courante par des haricots,des fèves,des asticots,quelque chose…? Vous préférez le troc: je t’échange 2 millions de tonnes de barils de pétrole contre la tour effel,c’est quoi vot’truc?
      D’un côté,vous avez une création de richesse si tout va bien avec une plus-value,et de l’autre vous avez des échanges commerciaux.Dans tous les cas la monnaie est là pour faciliter les échanges.
      C’est ça le Capitalisme ! Maintenant le problème qui se pose,c’est comment faire en sorte que ce système bénéficie à tous . Nous avons une constitution dans laquelle il est inscrit la notion de gouvernement »du peuple,par le peuple,pour le peuple »…cela reste théorique,la question reste que cela devienne réel,c’est ça notre problème et certainement une partie de la solution en ce qui concerne les enjeux internationaux…!

  17. Peut-être qu’en étant au Fmi et malgré ce qu’elle est une personne ayant très à coeur de faire souvent au mieux, elle se sent un peu plus libre d’exprimer le fond d’une pensée ou d’une observation bien plus dérangeante à faire entendre, au sous-entendu des mêmes pratiques bien peu inavouables et bancales en cours, peut-être même que les nouvelles jambières des banquiers sont de très inégales longueurs. Qui ne repose en fait pas du tout sur quelque chose de réel.

    « Si tu réprimes bien peu d’erreurs le banquier en toi, tu en corrigeras bien peu autour de toi dans les affaires. »

    « Le premier renard dans un terrier change souvent d’apparence politique mais guère de mœurs, combien de dirigeants secrets dirigeant brutalement le monde par la combine, la séduction, le carnet de chèque, le chantage. »

    « Par les temps qui courent, la complaisance fait bien plus d’ami(e)s et de cadeaux parmi nos premières élites terrestres, remplissant bien à chaque fois leur premier devoir d’une mission, faut tout dévoyer, corrompre. »

    « Là où il n’y a plus guère d’équité, de probité, de courage, de droit, il n’y a plus guère de société et de
    marché qui tienne debout bien longtemps et c’est déjà un autre mauvais cauchemar de plus pour l’humanité. »

    « Qu’on le veuille ou non l’autre prophète plus dérangeant à venir recevra sans doute une balle dans la peau. »

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