L’actualité de la crise : PENSER L’IMPENSABLE, par François Leclerc

Billet invité.

Alors que se tient un G7 finances dont on ne saura que des banalités, valait-il la peine de rédiger un énième papier sur le rebondissement de la crise du système financier, sous-jacente aux événements en cours, en détaillant l’analyse des difficultés grandissantes que les banques européennes rencontraient pour se financer ?

Bien que le roulement de leur dette soit vitale (le renforcement de leurs fonds propres et l’accroissement de leurs liquidités pouvant selon elles attendre), la question n’est-elle pas finalement secondaire en ces temps tumultueux où elles viennent encore de sévèrement dévisser, alors que le prix des CDS sur leur dette grimpe allégrement, compliquant encore leur situation ? Selon le Wall Street Journal, leur valeur en bourse aurait chuté en moyenne d’un tiers.

Ces difficultés sont un signe de plus que la machine est profondément atteinte. Après les Etats, les banques doivent également faire face à une crise de confiance dans leur solvabilité. Elles doivent en conséquence faire face au renchérissement de leurs ressources financières, phénomène auxquels échappent les Etats dont la dette souveraine représente un refuge ultime mais relatif.

On assiste à une ruée sur les obligations souveraines américaines, allemandes, et même françaises, ce que les analystes financiers appellent en temps normal la fuite vers la qualité, expression qui ne manque pas de saveur dans le contexte actuel. Ancien directeur général adjoint du FMI et désormais son conseiller spécial, John Lipsky vient d’ailleurs de mettre en garde ces pays à propos d’un brusque retournement du marché.

La fois précédente que les banques se sont trouvées dans cette situation, les Etats ont donné aux banques leur garantie pour qu’elles puissent emprunter dans les meilleures conditions, l’a-t-on oublié ? Mais aujourd’hui, l’aveugle peut-il soutenir le paralytique, selon la formule consacrée ?

Faut-il le répéter : en faisant porter tout le poids de la dette sur les Etats, on n’a contribué qu’à affaiblir dangereusement la qualité de leur signature, comme disent les banquiers. Le système était déjà en manque de points de repères, il est désormais à la recherche d’appuis. Alors qu’il est en Europe face à des restructurations de la dette souveraine dont il n’a pas les moyens. Impliquant qu’il soit renforcé malgré lui, si l’on suit le FMI. Par qui ? Mais inévitablement par les Etats, dans ces conditions, dont on exige la réduction de la dépense par ailleurs ! Cela s’appelle se mordre le bout de la queue.

Prévu pour être lent et progressif (et de plus en plus douloureux), le désendettement ne passe pas ! Il est trop gros pour être avalé, il n’y a pire vérité dérangeante.

Tardivement, une nouvelle préoccupation prend le dessus sur les autres. Sans relance économique, il ne peut pas être repris la main, est-il finalement admis. Mais comment y parvenir, les munitions financières ayant déjà été utilisées – et largement épuisées – seuls les fonds de tiroir pouvant encore être grattés ? Résultat, l’insolvabilité est généralisée, les dettes sont trop élevées.

Il va donc falloir se résoudre à penser l’impensable. Ce que l’on croit voir poindre dans les commentaires et les medias, qui affectaient auparavant de l’ignorer; laissant alors seuls quelques éclaireurs, iconoclastes ou traîtres, s’aventurer sur des pistes inexplorées.

Certes, il y aurait bien encore un dernier refuge de disponible, une stratégie de la dernière chance à employer en désespoir de cause, l’arme suprême de l’inflation. Mais « l’euthanasie des rentiers » – selon la célèbre formule de Keynes que l’on va beaucoup entendre – n’est pas une perspective réjouissante pour le monde de la finance, qui a le plus à y perdre et ne l’ignore pas ! Comment se résoudre à voir fondre sa chère cassette  ?

Il va pourtant bien falloir en passer par là ! Le seul choix étant de réveiller le monstre de l’inflation, à ses risques et périls, ou bien de trouver un moyen de restructurer la dette de manière ordonnée. Inutile de dire que nous n’y sommes pas encore, mais cela viendra.

L’impensable ne consiste pas uniquement à apurer le passé en cessant de croire à un miracle, mais aussi de préparer l’avenir. Ce qui suppose de s’atteler à deux questions loin d’être anodines: remettre l’activité financière à sa juste place et rééquilibrer le monde économique. Cela réclame d’être radical dans les deux cas, car il n’y a plus de demi-mesures possibles, elles sont là aussi épuisées. Il est trop tard, les choses sont allées trop loin. Ceux qui veulent s’y essayer s’y brûleront, ne disposant plus de marge de manœuvre.

A propos du rééquilibrage du monde, le débat oppose – rarement dans une grande clarté – les partisans de la mondialisation et ceux qui prônent d’une manière ou d’une autre de la détricoter en élevant des barrières plus ou moins élaborées. A l’heure de l’électronique, on ne construit plus la grande Muraille de Chine…

Mais que veut-on à l’arrivée, au-delà de mesures de protection diabolisées par les apôtres de la mondialisation, ce qui ne les rend pas pour autant acceptables ? Créer un espace économique planétaire viable pour les uns comme pour les autres, car pourquoi exclurions-nous certains ? Au nom de quoi ? Cela implique, si l’on veut y réfléchir, d’élaborer des modèles de développement et de société de part et d’autre de la frontière qui sépare ceux qui vivent dans les pays avancés de ceux qui le font dans des pays émergents (sans oublier les autres). Seront-ils d’ailleurs si différents, ces modèles, à bien y réfléchir ? L’idée est donc d’abattre un mur et non pas d’en construire un autre.

Pour trouver la réponse à cette interrogation, il est conseillé de faire la chasse aux idées toutes faites, aux conventions conformistes et aux rentes… de situation et de pouvoir. La notion de modèle de développement renvoie en effet à la définition de la croissance et à la mesure de la richesse, ainsi qu’à une pratique que réprouvent ceux qui ont du bien : le partage. Abomination d’où a été dérivé l’ironique partageux (le mot a disparu, le dédain est resté).

Or, il se trouve que cette valeur morale est également une valeur économique de première importance, comme la crise actuelle vient de le démontrer, en faisant la preuve par son contraire. Le déséquilibre dans la distribution de la richesse implique d’être compensé par un échafaudage financier de crédit, qui vient nécessairement un moment à s’écrouler. Que les banques, qui le disent et ce n’est pas seulement un élément de chantage de leur part, ne peuvent plus alimenter. Nous y sommes et cela devrait faire réfléchir ceux qui espèrent encore relancer la consommation pour faire repartir la machine. D’où va venir le pouvoir d’achat ?

Mais ce déséquilibre n’existe pas uniquement au niveau d’un pays donné, ou d’une région du monde, il est reconnu comme planétaire. Ne pas y remédier à cette échelle condamne in fine à l’échec. S’entourer de murs n’est pas plus une solution pour les pauvres… que pour les riches.

Où va nous conduire la dynamique de la Grande Perdition, qui se prépare à entamer sa quatrième année ? Il n’y a pas de réponse à cette question. A ce stade, il se confirme déjà que les espoirs de ceux qui pensaient pouvoir repartir comme avant sont illusoires. Ce qui ouvre des portes plus que cela n’en ferme.

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182 réflexions sur « L’actualité de la crise : PENSER L’IMPENSABLE, par François Leclerc »

  1. @Cher FL
    Nous sommes totalement d’accord, nous ne couperons pas à l’inflation, et tout compte fait, même en ayant perso tout à perdre, j’en suis partisan -, dans un esprit de justice – car ce sera une redistribution des cartes. Place aux jeunes, aux investisseurs…Seuls les nantis, lesquels se défendent becs et ongles ont du souci à se faire.

      1. Les réponses d’Arnaud Montebourg :
        Si je suis élu Président de la République, la première des lois que je demanderai au Parlement d’adopter en urgence sera une grande loi de sécurisation de l’économie qui réduira la dépendance à l’égard de la finance, réduira la dette et reprendra le contrôle du système financier.
        En voici les principales mesures :
        1- Prohibition, sous peine de confiscation des avoirs et de perte de licence des établissements bancaires, de toute forme de spéculation par les établissements financiers avec l’argent de leurs clients ;

        2- Fermeture des filiales des établissements financiers situés dans les paradis fiscaux, avec rapatriement obligatoire des avoirs appartenant aux ressortissants français sur le sol national, avec non opposabilité du secret bancaire ;

        3- Séparation obligatoire des activités entre banques de dépôts et banques d’investissement ;

        4- Mise sous tutelle des établissements bancaires exerçant sur le sol national, sans indemnité du trésor public, avec entrée dans le conseil d’administration de représentants du gouvernement, des usagers du crédit entreprises et ménages, et les salariés de la banque ;

        5- Abrogation des pouvoirs des autorités administratives indépendantes chargées de la surveillance des institutions et des marchés financiers et transmission de leurs pouvoirs au Ministre de l’Economie et des Finances ;

        6- Création d’une taxe sur les transactions financières de 0,1 % au plan national en cas de non création d’une telle taxe au plan européen, afin d’assurer le remboursement de la part de la dette de la République française constituée dans la crise financière ;

        7- Obligation d’investir tout ou partie de l’épargne collectée par le système bancaire dans l’économie nationale ou européenne ;

        8- Salaire maximum fixé par la loi des traders, courtiers et dirigeants des institutions financières.

        9- Démantèlement des agences de notation en interdisant aux investisseurs institutionnels d’y avoir recours en les contraignant d’évaluer les risques par eux mêmes, et en punissant les conflits d’intérêts dont les agences sont coutumières.

        10- Création de nouvelles normes comptables européennes aux exigences renforcées définies par la loi.
        11- Interdiction des rachats d’entreprises par voie de LBO et contrôle par le Gouvernement des OPA sur nos entreprises industrielles en provenance de fonds souverains non européens ;

        12- Effacement d’une partie du surendettement des particuliers en réduisant d’autorité et drastiquement par la loi les taux d’intérêt usuraires appliqués aux utilisateurs du crédit à la consommation, victimes des abus du système bancaire.

        Ces mesures de démondialisation financière ont l’attrait à la fois de l’intransigeance, et du réalisme, car il arrive que l’intransigeance devienne le seul moyen réaliste de ne pas aggraver nos malheurs.

        Etre réaliste aujourd’hui, c’est remettre en cause les préjugés néolibéraux sur lesquels toute une génération de dirigeants a construit sa formation intellectuelle, puis sa pratique gouvernementale.

        Etre réaliste aujourd’hui, c’est ouvrir les yeux sur les nouveaux phénomènes et les idées nouvelles qui émergent, c’est être attentif aux mouvements profonds qui affectent la science économique, c’est accepter de s’affranchir d’une pensée dominante, naguère «pensée unique », qui nous a conduit à tant d’erreurs.

        Etre réaliste aujourd’hui, c’est ne plus écarter d’emblée la radicalité dans un monde où l’exceptionnel succède à l’exceptionnel.

        Je lance un appel aux Français qui m’écoutent : je vous demande un mandat dans ces primaires des 9 et 16 octobre pour me permettre de concrétiser, réaliser, instaurer ces mesures de démondialisation financière. Elles seront utiles pour construire ensemble la nouvelle France, et le futur nouveau monde

      2. @ Alain Loréal

        Bon programme, qui semble réaliste. Ce qui l’est moins, ce sont les chances de Montebourg d’avoir une quelconque influence sur le programme de celui ou celle qui remportera la primaire. Il lui reste à avaler son chapeau une fois ou deux chez les socialistes pour rejoindre Mélenchon.

      3. Ces politiciens professionnels ont trente ans de retard.
        L’hydre capitaliste n’est plus réformable.
        Faute de vouloir l’attaquer, une fois de plus, il se coucheront devant

      4. @Alain Loréal
        Programme intéressant, on se demande ce que Montebourg fait encore à droite.
        A ce type de programme on aurait pu répondre auparavant qu’il allait provoquer une fuite massive de capitaux, mais au train où vont les choses, d’ici les élections les capitaux ne sauront même plus où aller.

      5. Les réponses d’Arnaud Montebourg :
        il a « avalisé » pendant des années la politique des sociaux-démocrate, ou est l’autocritique ??
        comment faire confiance à ceux qui ont pris les truelles pour construire ces châteaux de sable rémunérateurs pour une minorité, qui ont touché les subsides, et qui se préparent à nouveau à s’aligner comme des petits toutous devant le « Veau d’Or »…
        décidemment excepté Mélenchon qui déclare vouloir s’attaquer au « mur de l’argent » le reste ne sont que des berceuses pour nous enfumer à nouveau…

      6. à Alain Loréal
        je ne me mêle d’aucune primaire,
        par contre, je pense de plus en plus à l’abstention, car je déteste plus qu’absolument cette recente lubie des comportements va-t-en guerre dont s’autorise notre président , hors les socialistes n’ayant rien à en redire …

      7. « 2- Fermeture des filiales des établissements financiers situés dans les paradis fiscaux, avec rapatriement obligatoire des avoirs appartenant aux ressortissants français sur le sol national, avec non opposabilité du secret bancaire ;…  »

        il obtiendra ça comment?

      8. par contre j’ai un bon souvenir de Arnaud Montebourg, rapporteur parlementaire sur « l’affaire Clearstream, le plus gros scandale financier qui soit à mon sens.
        Suite à son rapport, Chirac avait du remettre une distinction à un politique ou un banquier lusembourgeois en guise d’excuses..

      9. à Alain Loréal,

        A quoi bon répéter les discours vains de Montebourg, puisque nous savons tous, et lui le premier, qu’il ne sera pas élu et qu’il n’auta donc pas à se parjurer.

        Cette démocratie là est de la poudre aux yeux.

      10. Il est gentil Arnaud Montebourg, simplement il se trompe de parti! C’est le programme du front de gauche qu’il nous livre là. Pov’Arnaud…

    1. La formule démondialisation financière n’est pas des plus heureuses car effet car elle peut laisser penser que l’on voudrait seulement un mouvement de retrait alors qu’il faut aussi instaurer, y compris (mais pas seulement) au niveau mondial, de nouvelles règles.
      Je pense évidemment à à une nouvelle monnaie universelle, au bancor.

      Ceci dit, si l’on s’attache strictement à ce que met Montebourg derrière sa formule, il faut bien dire qu’il se démarque de ses « collègues » socialistes. Il reste au milieu du gué, mais il pose néanmoins le préalable indispensable, incontournable pour reconstruire. Ce qu’il propose n’est ni plus ni moins que tourner le dos à quarante années de néolibéralisme. Alors oui, je pense également qu’il mérite qu’on se déplace pour lui aux primaires, sous réserve qu’il l’infléchisse pas son discours et surtout ne mette pas l’accent sur le protectionnisme au sens traditionnel du terme.

    2. Fermer la bourse, saisir (en effet) et nationaliser les banques
      Si le candidat du Front de Gauche est élu, voici les premières mesures qui seront appliquées:
      l’un de ses conseils, Jacques GENEREUX définit les actions prioritaires:
      ………Il faudrait alors « se mettre à l’abri des marchés » en contrôlant les capitaux aux frontières. Les bons flux (investissements à l’étranger justifiés, achat de marchandises) resteraient possibles mais les mauvais flux (transactions avec les paradis fiscaux, investissements spéculatifs de court terme) seraient complètement interdits. Cela n’est pas compatible avec les traités européens, donc il faudrait activer des clauses suspensives, méconnues mais qui existent dans ces traités. Si la France s’engage dans cette voie, d’autres pays fragilisés par leur dette pourraient suivre, comme l’Italie ou l’Espagne, et les traités seraient renégociés.

      M. Généreux n’hésite pas à proposer aussi, en toute simplicité, de fermer la bourse. Cela rejoint par exemple les idées de Frédéric Lordon.

      * Ensuite, il faut se donner les moyens financiers d’agir

      L’argent, pour M. Généreux, n’est pas un problème. Revenir à la fiscalité d’il y a quelques années permettrait de dégager 100 milliards d’euros par an. En particulier, la fiscalité sur les plus riches devrait être revue. M. Généreux cite l’exemple de Mme Bettencourt et de sa succession, lorsqu’elle quittera ce monde. Elle possède 17 milliards d’euros. Ses enfants doivent-ils toucher cette somme ? L’auront-ils méritée ? M. Généreux propose d’en rester à quelques millions par héritier, et de prendre le reste des biens pour la collectivité. Voilà qui est clair !

      En quelques phrases, M. Généreux empile les centaines de milliards. La dette publique serait « un problème simple à résoudre. » Il serait même possible de lancer de grands programmes afin d’adapter l’économie aux contraintes écologiques dans le cadre d’une planification écologique (isolation des bâtiments, nouveaux transports, programmes d’énergie…)……

      1. La solution, c’est le fixing, une fois par jour ou une fois par semaine, il faudrait voir. « Fermer la Bourse », ou bien c’est une simple expression-choc, ou bien cela signifie l’abolition de la propriété privée. Si c’est ça, il faut le dire et expliquer comment ça fonctionnera par ailleurs. Mais on ne peut pas dire : « On ferme la Bourse » et tout le reste fonctionne comme avant », ça n’a pas de sens.

      2. @Paul
        Mais c’est affreux ce que vous dites, d’une part on va mettre les ordinateurs au chômage, et d’autre part on sera obligé de se préoccuper de ce que fait l’entreprise avant d’acheter ou de vendre.

      3. Au travers de ces mesures drastiques, ce que Mélenchon annonce clairement vouloir obtenir est que la peur change de camp. Le peuple ne devrait pas avoir peur des gouvernements, ce sont les gouvernements qui devraient avoir peur du peuple (V for Vendetta).

        Voir aussi les analyses de Bernard Friot.

        Enfin, à chaque fois que j’entends — et c’est souvent en ce moment — parler de l' »hénaurmité » des dépenses publiques en France, je ne peux m’empêcher de songer que la part de ces dépenses dans le PIB est pourtant très stable depuis 30 ans… le problème me paraît donc bien être du côté des recettes et non des dépenses. Seule la terreur de l’État peut rétablir un équilibre.

        Citons aussi Julien Freund qui définissait la politique comme « l’activité sociale qui se propose d’assurer par la force, généralement fondée sur le droit, la sécurité extérieure et la concorde intérieure d’une unité politique particulière, en garantissant l’ordre en dépit des luttes qui naissent de la diversité et des divergences d’opinion et d’intérêts »

      4. Aucun sens de promettre de fermer la bourse et le reste
        sans annoncer la socialisation de tous les grands moyens de production et d’échange.

        Si tous ces politiciens professionnels voulaient autre chose
        qu’aller comme toujours à la soupe,
        ils diraient clairement qu’il faut en finir avec la propriété capitaliste,
        qu’il faut une révolution de civilisation.

        Ils auraient aussi appuyé la perspective de grève générale
        lors du tous ensemble pour les retraites.
        Ils ont au contraire fait tout pour saboter,
        Mélenchon et autres nomenclaturistes encore PC
        glissant même la peau de banane « référendum » !

        On va vérifier encore une fois qu’ils se coucheront,
        faute de volonté d’agir vraiment avec le peuple.

        Il faut donc se préparer à agir, malgré la manoeuvre habituelle de la bourgeoisie:
        user une équipe jusqu’à la corde, et en changer.
        De gôche quand ça grogne.
        Ou qu’il faut porter des coups si fort que seule la gôche peut tromper le peuple.
        Tous dehors.
        On s’en approche…

      5. @paul Jorion

        Le fixing n’a de sens que si il est encadré. Si à chaque fixing vous avez des sauts de 100% alors on retombe dans une société spéculative. Lors de la création de la zone euro des économistes avaient poussé pour qu’une loi soit votée qui permettait à la parité euro/dollar de ne fluctuer que dans un couloir de 10% pour limiter la spéculation. La finance n’en a pas voulu …

        ==>Le fixing à besoin d’un encadrement des fluctuations boursières pour être crédible

      6. Fermer les bourses, et aussi les banques.
        Interdire le prêt, et empécher que la monnaie puisse être accumulée.
        Abolir la propriété privée, affronter ceux qui veulent la conserver.

        Réveilles-toi, Marlowe, c’était juste un mauvais rêve !
        Va donc plutôt voter.

  2. « refuge ultime mais relatif » : ça fait penser à un troupeau de mammouths drossés vers la falaise par une tribu de néandertaliens. Finalement vous avez capté l’esprit des traders.

    1. Ce ne sont pas eux qui en prennent l’initiative, les exemples ne manquent pas. Je me souviens d’habitants d’une favela de Rio qui ont connu ce sort, à l’initiative des beaux quartiers.

      1. sans blague

        Mais, de quels murs pourraient s’enfermer les pauvres ?
        … sans parler de qui n’a même plus de toit, et pour qui il n’y a que les murs du dehors,
        ceux de tout le monde et de jamais personne
        (commentaire auquel vous avez répondu avant que je ne l’annule)

      2. En 2009, Sergio Cabral, le gouverneur de Rio, a voulu faire construire un mur de trois mètres de haut sur 2,8 km de long pour séparer la favela de Rocinha (100.000 habitants estimés) de la forêt, mais il a accepté ensuite de le rabaisser à 60 cms à certains endroits, devant les protestations.

  3. Je comprends mieux à présent l’obstination maladive de Trichet contre la Belgique, un des derniers pays ou l’indexation des salaires et allocs est encore automatique et finalement on ne s’en porte pas plus mal car je lisais hier que la Belgique est le 15ème pays le plus compétitif au monde.Pas trop mal pour un pays sans gouvernement après 465 jours et un ‘index’ qui garantit au moins un minimum de protection du pouvoir d’achat.La croissance a d’ailleurs été la plus forte (2.2 pct)juste après celle de l’Allemagne en 2011 jusqu’à présent.
    Une idée pour le MEDEF, l’indexation automatique pour relancer la croissance et oui ça marche.Toujours utile si forte inflation à venir.

      1. En fait l’indexation en belgique n’est pas si automatique que celà. Elle dépend de la commision paritaire donc du secteur d’activité et des conventions collectives. Il existe des secteurs ou les connvention paritaire n’existe pas cad ou les patons et employés n’organisent pas de négociation sectorièlles. Les employés tombent des lors dans une commission paritaire résiduaire ( ex Cp200) pour laquelle seul le salaire minimum est indexé comme en France. D’autre exeption existentent, par exemple les employés locaux d’ambassades qui ne dépendent d’aucunne commission paritaire. Les employés locaux de l’ambassade des états-unis ( Chauffeurs,employés de maintenance,secrétaires) ont vu leurs salaires bloqués pour deux ans minimum suite a un memo d’obama.

    1. Trichet fait plus que ce qu’il peut. La Belgique, les belges vivent plutôt bien des rentes et du black. Les belges s’en sortiront.

    2. Autrement dit, lorsque l’absence d’un gouvernement effectif empêche l’application des recommandations de l’OCDE, cela ne va pas plus mal.

  4. Dans un monde avec de tel disparité culturel la juste répartition n’est-elle pas une utopie?

    La richesse ou le besoin de richesse d’un nord américain est au antipode de celle d’un indien d’Amazonie.
    Ca me semble difficile de faire le grand écart.

    En tout cas les analyses sont toujours aussi inintéressante et constructive, grand bravo à l’équipe.

    1. Les écarts vont se resserrant.
      Ça c’est passé il y a quarante ans à Davos.
      Sur une piste rouge un skieur fait tomber un autre qui traversait la piste :
      – Je suis désolé, Monsieur.
      – Il n’y a pas de quoi.
      Etc.
      – Et vous faites quoi dans la vie ?
      – Je suis riche dans un pays riche. Et vous même ?
      – Je suis riche dans un pays pauvre. Et justement, ça tombe bien, j’ai une requête à vous présenter.
      -Ah ?
      – Mes pauvres, dans mon pays pauvre, sont vraiment trop pauvres. Vous ne pourriez pas faire quelque chose pour eux ?
      Le riche d’un pays riche réfléchit un instant et dit :
      – Vous avez raison. Nous allons partager la richesse de mes pauvre avec les vôtres.
      Depuis quarante ans, il tient parole.

      1. c’est aussi ce que j’ai compris, lorsqu’il y a bon nombre d’année, on nous expliquait de la société à deux vitesses et de la société à deux vitesse …

    2. Juste ne veut pas dire égal, mais équitable !
      (Je ne sais pas de qui est la phrase, je l’ai notée récemment…)
      A méditer. @+ 🙂

  5. Merci pour cet article François Leclerc.

    Je profite d’avoir quelques sachant sous la main pour enfin, peut-être, comprendre une chose qui me reste aussi mystérieuse qu’un trou noir. Voilà, puisque cela est évoqué, j’aimerai qu’on m’explique en quoi l’INFLATION est une porte de sortie ou une solution à tout ce fatras. J’offre ma reconnaissance éternelle à celui qui rendra moins grande mon ignorance.

    1. Vaste sujet de discussion entre économistes ! De manière générale, l’inflation est présentée comme une perte du pouvoir d’achat résultant de la baisse de la valeur de la monnaie. Elle-même conséquence de l’augmentation de la masse monétaire.

      .

      1. Oulla si c’est un vaste sujet entre économistes, autant dire que la porte de sortie de secours s’ouvre sur un cul de sac… Drôle d’idée ça de rajouter de la perte de pouvoir d’achat aux difficultés actuelles déjà liées à une perte de pouvoir d’achat. Et puis augmenter encore la masse monétaire oserais je dire, alors que déjà la bulle est énorme et menace de craquer de tous côtés, que tout ce « papier » ne vaut déjà rien d’autre que ce que je peux bien y projeter, c’est bien étrange comme comportement. Ou alors je n’ai rien compris. Voilà c’est exactement cela et ça me rassure bien en fait, d’être bête. Mais cela ne fait pas mon affaire.

      2. Après cette réponse, vous voici bénéficiaire d’une reconnaissance éternelle.
        Qu’allez vous en faire. La laisser végéter ? Non, bien sur ! Correctement placée votre reconnaissance éternelle peut grossir de 3 à 5% d’éternité chaque année. N’hésitez pas, Monsieur Leclerc et confiez vos reconnaissances éternelles à des professionnels qui sauront les faire fructifier.

      3. si l’inflation arrive , je vais dire a mon fils de s’endetter un max a taux fixe
        Dans les années 70 les maisons finalement n’ont pas coûtées très cher

      4. Ce n’est pas exact. Pour commencer J. Généreux distingue l’inflation par les coûts et l’inflation par la demande ; un autre concept est celui de l’élasticité des prix.

        Vous n’expliquez pas de quoi résulte la baisse de la valeur de la monnaie. Ce paramètre n’est pas directement accessible pour quiconque. En revanche les prix peuvent être ajustés.

        Donc moi je me place dans l’hypothèse majoritaire de l’inflation par la demande dans un premier temps, certains redoutent ensuite une inflation seconde, mais dans un premier temps l’hypothèse est que le coût du travail et des matières premières et produits intermédiaires n’est pas déterminant dans l’ajustement des prix, mais que la demande en revanche l’est, en dernière instance (sauf trust, entente, cartel etc).

        Au niveau de la consommation, le seul endroit où peut avoir lieu une inflation, l’inflation n’est pas pour moi en tout cas une perte de pouvoir d’achat, – se serait le cas si l’on était dans le cadre de l’inflation pas les coûts, ce qui suppose le consommateur entièrement captif – c’est la conséquence d’un gain provisoire de pouvoir d’achat, le temps que l’élasticité du réajustement de prix se fasse.

        L’inflation est l’euthanasie du capital, mais elle résulte d’une augmentation de la consommation du capital, elle nuit donc à l’épargne, à la liquidité. Mais elle ne nuit pas au capital investi (entreprise), car les chiffres d’affaire augmentent mécaniquement avec l’inflation.

        L’inflation basse est la tare mortelle de ce système qu’on ne dénonce pas assez, elle signe d’une part l’absence de consommation, dont elle est l’indice indirecte infalsifiable, d’autre part elle signe l’absence de croissance intérieure dans la mesure ou croissance et emploi sont liés encore. La croissance signifie des emplois qui engendrent de la consommation, si vous avez de la croissance, vous avez de l’inflation et réciproquement.

        Donc l’inflation basse est la mesure exacte de l’incapacité de la consommation a tirer les prix vers le haut donc une stagnation en fait, de la consommation. Pas d’amélioration. Allez faire un tour en Suisse, où à Bruxelles, les prix y sont plus élevés et comme par hasard, les gens plus riches.

      5. @lisztfr
        Vous ne m’avez pas convaincu de voter Melenchon, puisque c’est de cela qu’il s’agit.
        Je ne lis qu’une chose qui me semble juste : L’inflation est l’euthanasie du capital.
        Voilà le programme.
        Vous savez tres bien que l’inflation c’est faire marcher la planche à billet: on ajoute plus de billet dans le circuit et il en résulte qu’il faut plus de billet pour acheter la même quantité de bien. Quantity easing comme on dit aujourd’hui.
        La Belgique et la Suisse vous le savez bien aussi sont des pays de rentiers. Les loyers en Belgique, par exemple ne rentrent pas dans le calcul de l’impôt sur le revenu. Les prix de l’alimentaire, de l’électricité, de plein d’autres choses sont élevés (par rapport à la France?). Mais pas les loyers, l’immobilier… ni la bière!…

    2. C’est tout simple.
      L’inflation fait que la même quantité d’argent ne permet que d’acheter moins de marchandises.
      Il faut alors, pour récupérer le pouvoir d’achat, travailler plus.
      D’autres, véritables envoyés du diable rouge, suggèrent de faire alors la grève pour obtenir des augmentations de salaires qui sont elles mêmes très rapidement diluées, ou rattrapées, par l’augmentation des prix.
      il semble que ce phénomène, nommé inflation, ne convienne pas aux banques qui voient ainsi leurs actifs diminuer.
      La solution est de ne pas augmenter les salaires quand les prix, ceux de l’immobilier entre autres, augmentent et de faire des prêts, prêts qui courent le risque de ne pas être remboursés.
      Il faut alors refiler la patate chaude à tous les copains et parier sur le gain et sur la perte des uns et des autres.

      NB. Toute ressemblance avec des faits existants est le fruit du hasard.

      1. Je crois qu’il manque un paramètre.
        A la liaison salaires- inflation il faudrait ajouter le rapport chômage-emplois.
        Une inflation coïncidant avec un taux de chômage élevé risque de provoquer des troubles sociaux.
        Je suis très candide dans ce domaine, donc il s’agit d’une question.

    3. @ Dr Georges Clownet :

      En quoi l’inflation (ou plutôt l’hyper-inflation) résorberait la dette :

      La monnaie est une quantité comptable, qui reflète plus-ou-moins la valeur d’objets de la vie réelle.

      Dans le système actuel, les financiers ont joué avec la monnaie pure sans que celle-ci repose sur des produits réels, ce qui fait qu’il y a beaucoup trop de monnaie en circulation par rapport à la valeur nominale des produits réels en circulation (environ 10 à 20 fois trop). Ca ne pose pas de problèmes tant que tous ne réclament pas de convertir l’argent monnaie comptable en produits réels, et ceux qui manipulent les quantité pharamineuses de monnaie peuvent, à petite dose, la convertir et acheter des produits réels.

      Mais si, pour quelque raison, beaucoup de gens veulent convertir la monnaie comptable en produits réels,, on se rend compte qu’il n’y en a pas assez, et on se rend compte que beaucoup de cet argent-dette ne repose en fait sur rien de palpable, ce ne sont que des reconnaissances de dettes entre gens endettés. C’est ce qui se passe actuellement.

      Donc, en gonflant le prix des produits réels, leur prix nominal rejoint la quantité de monnaie comptable, et la dette peut se payer avec des produits réels. Enfin, à condition de ne pas profiter de l’aubaine et d’augmenter la quantité d’argent comptable en même temps, car alors ça ne sert à rien.

      Donc les banques centrales, en injectant des quantités astronomiques d’argent et en même temps en durcissant les ratios de solvabilité, peuvent empêcher les financiers de prendre plus de dette tout en espérant que les prix des produits réels augmentent.

      C’est de l’escroquerie et de l’abus de biens publics, nous sommes bien d’accord.

    4. A la louche:
      L’inflation est la conséquence de la dilatation de la masse monétaire plus que proportionnelle à celle des biens (et services). Seule la banque centrale de la zone monétaire (BCE) peut émettre la monnaie (faire dilater la masse). La BCE ayant emprunté sur le marché (émission d’eurobons), rembourse sa dette avec la planche à billet…
      Pour pallier l’érosion de la monnaie( le pouvoir d’achat des agents), les revenus des agents éco s’efforcent à s’accroître (par un rapport de force) en général tous sont perdants, d’abord les rentiers, puis les retraités, les agriculteurs et enfin les salariés (tous ceux qui ne peuvent augmenter leurs prix/salaires). Parmi les perdants, certains compensent, voir annulent leur perte, ce sont les endettés à taux fixe car leur dette fond comme neige au soleil si l’inflation est forte et si leur revenu s’accroît même modestement. Tous les agents ont donc une propension à investir plutôt qu’à consommer. Le cycle économique vertueux se met donc en mouvement. L’activité, la croissance repartent, le chômage diminue…

      1. « L’inflation est la conséquence de la dilatation de la masse monétaire  »

        non, vous pouvez dilater la masse sur la lune, ou dans une banque. Par ex les QE 1 & 2 américains n’ont pas provoqué d’inflation.

      2. @ Lisztfr :
        « vous pouvez dilater la masse sur la lune, ou dans une banque. Par ex les QE 1 & 2 américains n’ont pas provoqué d’inflation. »

        Si :matières premières , pétrole, Or, argent, actions, ont flambés.
        L’inflation c’est aussi l’érosion monétaire, le dollar a perdu 40 % de sa valeur face aux autres monaies

    5. Imaginons : je vous dois 1000 euros, remboursement prévu dans 1 an.

      Sans inflation, ou avec une inflation modérée, pour vous rembourser ma dette dans 1 an, je devrai revendre ma machine à laver, peut-être même ma vieille voiture.

      Mais si l’inflation est importante, cela fait mon affaire : 1000 euros dans 1 an vaudront beaucoup moins que 1000 euros aujourd’hui (symptôme de « baisse du pouvoir d’achat de la monnaie ») A l’échéance, je pourrai vous payer vos 1000 euros en revendant seulement mon grille-pain. Si je parviens à « rééchelonner ma dette » et à m’arranger pour vous payer une partie dans 2 ans, alors je peux m’en sortir en revendant un vieux briquet.

      On dit aussi « rembourser ses dettes en monnaie de singe » (en monnaie qui ne vaut plus rien).

      CQFD.

      1. A condition que les salaires suivent, actuellement inflation modérée mais salaires bloqués et non indéxés.
        Ne pas se fier aux taux officiels. calculés hors immo, taxes, énergies…

    6. Sur la période des années 70-85 en France, l’inflation était forte.
      En pratique, on pouvait acheter de l’immobilier assez facilement,
      car même si les remboursements était aux 30% du revenu (barre classique) pendant les 2-3 premières années, ils devenaient 25 puis 20 % à revenu constant dans les années suivantes (car les salaires étaient indexés), etc.
      et une plus petite part encore si l’ascenseur social s’en mêle, mais ça c’est indépendant de l’inflation.
      Certes les taux d’intérêts étaient élevés et le coup du crédit pouvait être à plus que x2 du bien, mais « ça passait » assez bien. Et à l’inverse, malgré les taux d’intérêts des emprunts assez élevés, vous ne trouviez pas d’obligation qui dépasse sérieusement l’inflation, donc si vous étiez rentier, il vallait mieux soit investir dans du locatif, soit claquer votre capital dans une sorte de « carpe diem ».
      Enfin, c’est comme ça que j’ai eu l’impression que c’était, j’estois un peu jeune à l’épique époque.

    7. Si j’ai contracté un emprunt à taux fixe, les traites que je paye à mon créancier représentent une proportion de plus en plus faible de mes revenus (si ces derniers sont indexés sur l’inflation). D’une manière générale, l’inflation allège le poids des dettes et appauvrit relativement les créanciers. C’est une restructuration générale des dettes.

      1. les prèteurs ont déjà du songer d’ imaginer de proposer des formules de prêts, très « attractives », dont tous remboursemens, intérêts et principal, sont indexés sur l’inflation

      2. @MH
        Dans un contexte inflationiste de 10%, Même si vos revenus (3000 e x mois) s’accroissent d’un taux inférieur à celui de l’inflation p.e. 5% =150 € x mois, l’érosion de votre dette= votre mensualité de prêt habitat 1000€ x mois sera excessivement rapide.
        L’inflation favorise l’investissement.

  6. @ François Leclerc .
    Je rends hommage a votre lucidité -objectivité . Mais qd vous dites :
    ////// A propos du rééquilibrage du monde, le débat oppose – rarement dans une grande clarté – les partisans de la mondialisation et ceux qui prônent d’une manière ou d’une autre de la détricoter en élevant des barrières plus ou moins élaborées. A l’heure de l’électronique, on ne construit plus la grande Muraille de Chine… ///
    Il me semble que vous parlez d’ un « choix idéologique » . Nous ne sommes plus a l’ heure de l’ électronique …nous n’en n’avons plus l’ énergie et ceux qui , encore , peuvent en disposer seront de moins en moins nombreux ….il n’ y a pas/plus de choix .
    Nous entamons une déplétion énergétique qui induit la déplétion économique et aucun « gain de productivité » ne pourra les compenser …….. La « mondialisation » est une dynamique sociétale que l’on peut qualifier d’inconsciente (non voulue) et systémique …Mais qui etait réguilée /freinée , ds les autres civilisation par un manque d’énergie (qui conditionnait une variable de temps ) ….L’ acces a l’énergie gratuite a fait exploser le système en souillant la planète …
    Qd je dis qu’il n’ y a plus de choix , je veux dire que le moteur de la globalisation (vertueux ou pervers) n’ a plus d’energie et que si l’ on veut forcer ce modèle (avec moins d’énergie) , ce sera au détriment de l’energie humaine ……Si les transports coutent plus cher , pour ne prendre que cet exemple la régulation par la répartition , qui supprimait les stocks (et désenchantait les marchés locaux) n’ont plus ou moins lieu d’etre ….donc la relocalisation se fera d’elle meme .Pas besoin de murailles de chine … le temps et l’espace vont retrouver leur valeur et l’on sera content de payer moins cher un maquereau frais en bretagne …moins cher qu’ a strasbourg .
    Du point de vue philo , ne pas oublier que l’ altérité est la seule source de vie et que la supprimer , but des liberaux , c’est aller vers un monde sans odeur , sans saveur .

    1. Je voulais seulement imager l’idée que ces barrières pouvaient avoir des fonctions plus sophistiquées en terme de gestion des échanges commerciaux, mais je n’ai pas été explicite.

      1. Le problème c’est que les barrières sont déjà là, à tous les coins de rue.
        Ben oui, nous ne vivons pas en apesanteur.

        Finalement, vous êtes un libéral qui s’ignore…

    2. Les relocalisations comme barrières naturelles, économiques, et écologiquement responsables

      De plus « small is beautiful » n’est pas qu’une idée reçue (d’ailleurs bien mal reçue).

      Peut-on imaginer qu’une communauté encore limitée (démocratique) puisse avoir des comportements aussi irresponsables que n’importe quelle des 146 ou 147. Je pense à MONDRAGON par exemple, même si son modèle n’est pas simple compte tenu de l’environnement concurrentiel.

    3. @ kercoz 9 septembre 2011 à 21:19

      Nous entamons une déplétion énergétique qui induit la déplétion économique et aucun « gain de productivité » ne pourra les compenser ……..

      D’accord, nous allons vers une période de restriction comme ça toujours été le cas en période de guerre. La dernière, celle de 39/45 nous a amenés à réduire à pas grand-chose notre consommation d’énergie et nous avons survécu en consommant presque rien en dehors du minimum vital. Pourquoi n’y parviendrions pas encore lors d’une « guerre pour l’énergie » que nous pourrions mener sans entrer dans une guerre destructrice comme celles du passé ?

      Pour y parvenir il faut que les populations comprennent que c’est, à terme pour les pays sans réserves sur leur territoire, une question de vie ou de mort comme dans une guerre traditionnelle. La question est de savoir si pour mener cette guerre pour la survie par l’énergie, l’humanité est capable de la mener sans avoir recours à la guerre traditionnelle.

      C’est là qu’on voit que les questions de lutte des classes, tout en subsistant, sont vraiment dépassées.

      1. @JDC
        Vous parlez de « guerre » ….! ça n’est meme pas nécessaire a la modélisation depletionniste .. Mais le stress equivalent a celle de 39/45 en terme d’approvisionnement n’ a pu etre assumé….que parce qu’il y avait un support hyper stable , a savoir plusieurs millions de micro fermes a 3 vaches et 10 poules qui ont pu soutenir les urbains …….;Quid d ‘ un stress sociétal identique actuellement ?
        Les resources locales et qqs échanges ne suffisent pas a conjecturer un avenir possible , il y a aussi le stress de la transition .( « En consommant presque rien ? »)
        Qd je parle de solution individuelle, je ne parle pas en l’ air .

      2. « nous avons survécu en consommant presque rien en dehors du minimum vital »

        Ah ouais, les bombes, les avions, les sous marins, les orgues de Staline, les cuirassés, les chars, les mitrailleuses, les trains de la mort, les malnutritions, les destructions de villes entières en 5 ans et pour finir les 2 bombes atomiques. Le minimum vital qu’il disait…

      3. les questions de lutte des classes, tout en subsistant, sont vraiment dépassées.

        Le capital l’a mèné en permanence, arrivant même sur 20 ans à déplacer de 10 % vers les parasites la répartition de la richesse produite.
        Et Radio JduCAC40 appelle à prêter l’autre joue et se faire tondre encore plus…

      4. Si demain nous découvrions une énergie surabondante et peu chère, cela résoudrait il nos problèmes ?
        Cela empêcherai- il l’ accaparement par quelques uns de ce bien public ?

        Cette énergie surabondante et potentiellement gratuite, existe déjà : c’ est la monnaie : regardez comme on peut s’ ingénier à la rendre rare par endroits pour en priver ceux qui en ont besoin et les asservir (taux des intérêts a court terme très élevés , interdisant l accès a la monnaie au peuple Grec)

        L’ énergie n’ est pas le problème, ni le peak oil, ni les martiens, ni le nucléaire …
        Le problème, c est l incapacité de l’ homme a être ce qu’ il doit être.

      5. @ fnur 9 septembre 2011 à 22:56

        Ce que j’évoque, c’est un même niveau de restriction qu’en 39/45, mais sans les bombes, les avions, les sous marins, les orgues de Staline, les cuirassés, les chars, les mitrailleuses, les trains de la mort, les malnutritions, les destructions de villes entières en 5 ans et pour finir les 2 bombes atomiques.

        Est-ce clair ?

        L’énergie et les matières premières qui étaient consacrées à fabriquer les bombes, les avions, les sous marins, les orgues de Staline, les cuirassés, les chars, les mitrailleuses, les trains de la mort, les malnutritions, les destructions de villes entières en 5 ans et pour finir les 2 bombes atomiques…… on les consacrerait à transformer notre captation d’énergie sur les stocks en une captation d’énergie sur les flux.

        Avez-vous bien compris ? Êtes-vous d’accord pour entrer dans un tel processus de jeûne forcé pendant 5 ans sous contrôle de tickets de rationnement comme ceux qu’ont connus vos grands parents ou arrières grands parents ?

        A la fin de ce méga jeûne de consommation débridée, tout le monde serait heureux comme en 45. Ce serait la délivrance. Il n’en résulterait pas de baby boom, compte tenu des moyens maintenant disponibles et des leçons tirées de l’histoire récente. Il n’y aurait donc pas, 20 ans plus tard, une nouvelle génération pour faire « son 68 » car l’humanité aurait enfin compris.

        En effet, l’éducation au lieu d’être confiée à des gens qui forment surtout leurs élèves à manifester et à porter des pancartes, aurait été enfin confiée à des sages.

        Alors, il y aurait une nouvelle période identique aux trente glorieuses de peut-être 30 siècles glorieux avant que n’arrive une nouvelle grande crise.

        @ Nicks 9 septembre 2011 à 22:21

        Quelles sont vos propositions pour améliorer le projet proposé ? Ce serait bien si, au lieu de chercher la division par la différence sur quelques idées, vous oeuvriez au rassemblement salutaire.

        @ kercoz 9 septembre 2011 à 22:51

        Votre proposition me semble compatible avec celle que j’évoque. Elle suppose que l’on réquisitionne les terres autour des villes pour les transformer en mini fermes cultivées entièrement à la main. Les gérants et animateurs de salles de remise en forme pourraient entraîner les bêcheurs au pic et les faucheurs à la faucille en acier écroui au marteau. Quant aux vendeurs de coupe-faim déguisés en anti diabétiques, ils seraient contraints aux travaux de la terre. Ce sarait un peu une révolution culturelle à la Mao, la tyranie en moins. Ce serait, à la place d’un petit livre rouge, un petit livre multicolore

        @ Charles A. 10 septembre 2011 à 00:27

        Désolé Charles A . Tout le monde étant occupé à assurer sa survie immédiate, personne n’aurait le temps d’écouter votre discours de lutte des classes. Car, comme de tous temps et en toutes circonstances même en régime communiste, comme dans l’ex URSS, il y en a toujours de plus malins qui s’en sortent mieux que les autres.

      6. @jducac

        Ce que j’évoque, c’est un même niveau de restriction qu’en 39/45, mais sans les bombes, les avions, les sous marins, les orgues de Staline, les cuirassés, les chars, les mitrailleuses, les trains de la mort, les malnutritions, les destructions de villes entières en 5 ans et pour finir les 2 bombes atomiques.

        Est-ce clair ?

        Ben non, pas vraiment, sans les miliciens, les jeunesses embrigadées, les dénonciations, le marché noir si lucratif, les gros industriels qui se gavent, … à moins que ces quelques petits désagréments n´en soient pas pour vous ?

        En effet, l’éducation au lieu d’être confiée à des gens qui forment surtout leurs élèves à manifester et à porter des pancartes, aurait été enfin confiée à des sages.

        ah ces sales gauchistes de profs…. Des sages comme vous pour éduquer les enfants…Laissez moi un moment pour réfléchir, intuitivement, je la sens pas trop votre proposition.
        Vous me foutez les jetons des fois vous savez jduc…

      7. @Jducac

        Parce que vous croyez que vous ne divisez pas vous ?

        Mais bon, allons y. Vous n’aimez pas les dettes, je vous propose de les éradiquer en recouvrant le pouvoir d’émettre monnaie pour les Etats et en contrôlant les capitaux. Ensuite, répartisson mieux les richesses afin qu’il ne soit pas nécessaire pour une grande majorité d’

      8. …une grande majorité d’acteurs, disais-je, soit obligée d’emprunter pour vivre (pour mieux répartir les richesses, je propose, entre autres, une fiscalité plus large et plus progressive et au niveau mondial, l’instauration d’une monnaie tel le bancor). Il faudra également en parallèle amoindrir l’importance du secteur marchand et moins consommer , à la fois pour sortir de cette spirale spéculative, cette course au fric, et respecter les contraintes environnementales, si on veut continuer à s’émerveiller de notre planète.

        La solution ne passe pas par la compétition en tout cas…

      9. Pas tout à fait d’accord avec votre comparaison belliciste.
        En temps de guerre, l’énergie ( l’énergie humaine aussi ) est consacrée à l’armement et aux combats ( c’est tellement vrai que certaines inventions trouvent leur origine dans la nécessité de cet état de guerre ) , c’est donc un choix d’attribution énergétique.

        Donc au lieu de gaspiller de l’énergie dans des guerres, la domination économique ou dans la consommation outrancière, il est plus utile d’orienter les énergies vers la recherche.

      10. @ Vincent Wallon 10 septembre 2011 à 10:39

        Vous me foutez les jetons des fois vous savez jduc…

        Au regard de ce qu’ont su faire les générations précédentes, notamment celles qui ont vécu la dernière guerre mondiale, et qui ont été amenées à faire le sacrifice de beaucoup de leurs vies, et de beaucoup de privations pendant 10 ans, pour donner près de 70 ans de liberté et de paix à l’Europe occidentale, moi, j’ai bien peur que vous manquiez de courage pour vous remettre en cause.

        Ce que j’évoque, c’est la possibilité d’un jeûne de consommation de 5 à 10 ans, afin d’investir dans de nouveaux moyens de captation d’énergie, sans avoir à s’endetter, sachant que l’endettement est un accélérateur de consommation, laquelle est déjà trop forte pour être supportée par la planète.

        Il s’agit d’un jeûne volontaire et salutaire pour entretenir chez les humains une volonté suffisante et salvatrice afin de les libérer de leurs instincts de jouissance excessive qui peut conduire à l’extinction de l’espèce.

        C’est une pratique vielle comme le monde qui ne s’accorde pas du tout avec le slogan de 68 « JOUISSONS SANS ENTRAVE » lequel n’a pas été limité aux plaisirs sexuels. Il s’est largement étendu à d’autre domaines, y compris à celui qui consiste à faire de l’argent sans en avoir. Ou à consommer tant qu’il est possible, au risque de compromettre l’existence de ses propres enfants.

        En final, n’avez-vous pas peur de manquer de cœur ?

      11. Jducac dit :
        Il s’agit d’un jeûne volontaire et salutaire pour entretenir chez les humains une volonté suffisante et salvatrice afin de les libérer de leurs instincts de jouissance excessive qui peut conduire à l’extinction de l’espèce.

        Pour une fois je suis en phase avec Jucac, il y a une petite oligarchie qui doit se libérer de ses instincts de jouissance excessive.
        Quelques exemples de jouisseurs invétérés et jamais rassasiés :
        http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Arnault
        http://www.observatoiredesmedias.com/2007/05/08/vincent-bollore-nicolas-sarkozy-yacht-le-paloma-malte/

      12. @ Nicks 10 septembre 2011 à 10:58

        Vous n’aimez pas les dettes, je vous propose de les éradiquer en recouvrant le pouvoir d’émettre monnaie pour les Etats et en contrôlant les capitaux

        Et vous croyez que les Etats ont fait la preuve de leur sérieux pour qu’on leur fasse confiance ?

        Ils se sont endettés de telle sorte qu’ils ne peuvent plus rembourser leurs dettes maintenant qu’il n’y a plus beaucoup d’énergie quasi gratuite à consommer pour alimenter la croissance, c’est-à-dire l’auto destruction de l’humanité.

        C’est certain que nous nous acheminons vers un progrès moins rapide, réalisé seulement par auto financement, c’est à dire par la constitution d’une épargne sur l’énergie que nous serons bientôt contraints de ne capter que sur les flux.

        La solution ne passe pas par la compétition en tout cas…

        Votre affirmation mérite une discussion car je ne pense pas sain de croire que l’on puisse vivre sans contrainte et sans que le mérite et l’effort ne soient d’une manière ou d’une autre récompensés. C’est encore plus vrai dans un monde où la loi du moindre effort s’exerce d’autant plus que les valeurs morales s’effritent. S’il n’y a pas de récompense ou de pénalité individuelle et collective, c’est la porte ouverte à la dérive laxiste. Voyez comme la Grèce est tombée dans ce travers.

        Je pense qu’une saine compétition doit être conservée, à moins de faire preuve d’angélisme.

        Que prévoyez vous pour échapper aux dérives qui finissent par pénaliser les plus méritants, ce qui pour moi n’est pas moral ?

      13. @ argeles39 10 septembre 2011 à 16:06
        Je crois que vous avez quelque peu détourné le sens du message que je souhaitais faire passer. Il est le suivant:

        Nous consommons trop tous, riches et pauvres (surtout dans les pays développés) et cela hypothèque le futur de notre espèce.

        Pour effectuer notre conversion énergétique, cette consommation peut probablement être fortement réduite durant 5 à 10 ans soit le temps des restrictions imposées par la seconde guerre mondiale à laquelle nous avons survécu malgré les pertes humaines et matérielles considérables. Je l’ai bien expliqué à Fnur ici : http://www.pauljorion.com/blog/?p=28429#comment-225143

        Seul, Vincent Wallon a répondu à cet appel, et encore, sans exprimer une adhésion.

        Vous ne semblez pas tellement plus courageux que les autres, mais de plus vous usez de la dérision pour décrédibiliser la proposition d’un honnête homme qui a connu une telle période de privations ce qui explique, peut-être en partie, qu’il aborde ces questions avec une certaine connaissance que beaucoup, sur ce blog, n’ont pas.

        Malheureusement, les exemples que vous donnez pour illustrer des cas de jouissance excessive, ne me semblent pas assez diversifiés pour ne pas cibler tendancieusement certaines personnes. Je vous propose d’analyser un autre cas, à partir d’un média parmi ceux auxquels je me réfère, pour me faire une opinion à partir de sources aussi diversifiées que possible. http://blogs.mediapart.fr/blog/dominique-g-boullier/250511/dsk-la-jouissance-et-la-mort
        Bonne lecture

      14. @ Jducac

        Vous ne semblez pas tellement plus courageux que les autres, mais de plus vous usez de la dérision pour décrédibiliser la proposition d’un honnête homme qui a connu une telle période de privations ce qui explique, peut-être en partie, qu’il aborde ces questions avec une certaine connaissance que beaucoup, sur ce blog, n’ont pas.

        J’ai fais un peu d’humour, je le reconnais, mais ne croyez pas que j’essaye de vous décrédibiliser (ce n’est pas dans mon tempérament). Bien au contraire, je ne réagis quasiment jamais à vos écrits qui expriment des positions que je ne partage pas (ou très peu) et qui souvent me choquent (bien que he fasse partie de ceux qui tirent pas trop mal leur épingle du jeu dans ce système néolibéral mortifère).
        Je vais même vous surprendre, je respecte votre point de vue parce que je sens que vous êtes sincère et que vous êtes un homme de bonne volonté.

      15. @ Béotienne 10 septembre 2011 à 12:31

        J’aurais mauvaise grâce à ne pas vous donner raison, d’autant que, durant à peu près la moitié de ma carrière, j’ai œuvré au sein de programmes de recherche, tant militaires que civils.

        Cependant, pour rester dans l’esprit d’une « guerre pacifique pour notre conversion énergétique » amenant un rationnement des consommations de la population, il faudrait que ce rationnement touche également la consommation personnelle des chercheurs ; lesquels, bien entendu, seraient employés au titre de programmes relatifs à « cette guerre ».

        Quand on est en guerre (pardonnez-moi FOD et Fujisan) pour ceux qui n’en ont pas connu, tous les efforts doivent converger vers le même objectif : LA VICTOIRE.
        Là, la victoire c’est de se rendre non dépendants de l’énergie non renouvelable.

        P.S. Dans la recherche militaire, il y a très souvent des retombées bénéfiques pour le civil. INTERNET en est un très bon exemple.

        @ argeles39 10 septembre 2011 à 18:36

        Merci ! Jusqu’alors, sur ce blog, on m’avait décoré dans l’ordre de la naïveté et de la sincérité, voila maintenant la bonne volonté. Que d’honneurs !

        Quant à votre commentaire, j’ai répondu à une taquinerie par une taquinerie.

      16. @Jducac

        Je ne sais pas ce que c’est que le mérite, c’est une notion très subjective, tout comme le concept de saine compétition. Par exemple, certains trouveront peut-être un jour, conduit par le contexte, une individualisation extrême, le chacun pour soi, d’aller s’en prendre à vos petites économies par les moyens qu’ils jugeront adéquats. Ce jour là, vous saurez réellement ce qu’est la compétition dans un cadre « libéralisé »…

        Pour le reste, les Etats ne sont ni infaillibles ni impécunieux de nature, ce sont des structures animés par les gens qui les dirigent. C’est précisément l’appât du gain individuel qui a conduit à l’endettement global que nous connaissons aujourd’hui, quand nos dirigeants ont eux-même laissé le pouvoir aux financiers. C’est la faillite de votre mal nommé bon-sens que nous avons sous les yeux…

      17. @ Nicks 11 septembre 2011 à 19:03

        Je ne sais pas ce que c’est que le mérite

        Vous me surprenez. Je n’en crois pas mes yeux. http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/merite/

        Ce mot, dans mon enfance, était commenté en leçon de morale à l’école primaire, tout comme ses synonymes donnés par le lien ci-dessus.

        Le curé et probablement le rabbin, le pasteur et l’imam l’abordaient aussi et l’abordent certainement encore lorsqu’ils s’adressent aux jeunes et moins jeunes de leurs auditoires.

        Les parents, qu’ils aient été longuement scolarisés ou non, ne manquaient aucune occasion de bien faire comprendre à leurs enfants, ce que veut dire le mérite que probablement vous n’abordez pas, si vous avez vous-même des enfants.

        Certains voient arriver l’agonie de l’humanité par manque de ressources matérielles essentielles. Mais les ressources immatérielles, et parmi elles, les ressources morales, qui constituent certainement le capital le plus précieux de l’humanité, me semblent être aussi, en bien piètre état si je me fie à vos dires. Elles sont tout autant essentielles, si l’on tient à ne pas retourner à la barbarie.

        Ne vous souciez pas de mes petites économies. Le simple bon sens devrait vous amener à penser que la vraie richesse, chez les hommes sensibilisés aux valeurs morales vers lesquelles je vous ai renvoyé, se situent ailleurs.

      18. @Jucac

        Vous me surprenez ! Je croyais que c’était le capital le plus important. Désolé, je ne suis pas très gentil de mettre en exergue vos contradictions béantes mais bon, c’est la compétition qui veut ça ! :oB

      19. jducac:
        Le mérite, c’est comme la volonté: « soit un destin, soit un masque du désir » . (Patrick Declerck, Le sang nouveau est arrivé – L’horreur SDF, Gallimard 2005, pp. 66-67 – avec Spinoza, Schopenhauer et Héraclite, pas moins !)

        Et penchez-vous un peu sur la question sociale, que diantre! Si vous avez dix minutes, commencez par « L’art d’ignorer les pauvres« , par JK Galbraith.

      20. @ Leboutte 8 novembre 2011 à 14:28

        Et penchez-vous un peu sur la question sociale, que diantre!

        Il en est de la question sociale comme de beaucoup d’autres. Il y a une bonne et de mauvaise façon de les aborder. Comme pour la dette, comme pour la maladie, comme pour la haine, comme pour le désespoir, les plus grandes réussites, les plus grands succès sont ceux que l’on ne remarque pas. Ils passent inaperçus parce qu’on s’y est attaqué bien en amont de l’irrémédiable, à un moment où avec un effort et une attention minimes, on peut modifier le cours des choses.

        Certes, nul ne peut s’affranchir du devoir de compassion et d’assistance mais il en est dans le domaine social comme dans les autres. Lorsqu’on peut consacrer 100 à une action sociale, il vaut mieux dépenser 90 à la prévention et 10 à soigner les plaies, que l’inverse, si l’on souhaite oeuvrer efficacement et espérer remonter la pente.

        Il vaut mieux apprendre à pêcher que de donner du poisson.

        Or, agir en amont exige d’intervenir dès que possible. L’Europe et le FMI auraient mieux fait de dépêcher leurs moyens auprès de la Grèce et de l’Italie avant qu’il ne soit trop tard.
        Les enseignants et Ministres de l’éducation auraient mieux fait de ne pas rechigner à réintroduire de la morale constructive, appelant à l’effort sur soi, que d’atteindre un tel niveau de relâchement. Les apôtres d’une trop grande liberté « il est interdit d’interdire » chez ceux qui ne sont pas en âge de l’assumer, ont formé des générations d’immatures qui occupent tous les postes depuis le bas jusqu’en haut de l’échelle sociale.

        Devant l’échec de leurs résultats, ils n’ont plus d’autres recours que de se réfugier dans une attitude compassionnelle et de susciter des haines en désignant des boucs émissaires. Préoccupez-vous du social que diantre, disent-ils !

        Dans les années 40/50 on parlait moins et on faisait moins de social que maintenant. Par contre, on faisait beaucoup plus de cours de morale et de bonne manière de conduire sa vie. On apprenait la Cigale et la fourmi et, l’instituteur de l’époque incitait davantage à suivre l’attitude de la fourmi que de la cigale.

        De nos jours, on aurait plutôt tendance à condamner le fait que la fourmi ne soit pas prêteuse, et on fabrique des cigales. Les pays du BRICS en sont probablement restés à nos programmes de morale d’antan. Eux qui ont pourtant beaucoup plus de cas sociaux à traiter que les pays développés.

    4. @kercoz
      Ton scénario est tout à fait plausible, mais il se pourrait aussi que le capitalisme bascule vers des ressources encore plus sales. Les réserves de charbon par exemple (qui a longtemps été le carburant du commerce maritime) sont encore importantes. Peu à peu le gaz de schiste pourrait être relooké, avec l’aide des médias. Qu’importe le coût écologique, il suffirait de poursuivre la politique actuelle: le discours « TINA, il n’y a pas d’alternative pour sauver la croissance (discours implicite sous-jacent: la croissance est vitale, re-TINA); pour ceux qui contesteraient, durcissement des lois (ce sont aux choix des anarchistes ou des terroristes, il faut pour lutter contre eux une démocratie musclée, une démocrature, re-re-TINA).
      Au prix d’une dégradation, le système pourrait encore vampiriser la planète et ses habitants pendant quelques dizaines d’années, sans se soucier de la ruine provoquée.
      Donc oui, la mondialisation trouvera sa limite, mais sous sa forme actuelle elle a encore une grande capacité de nuisance.

      1. @José :
        Malheureusement d’accord avec vous .. Le risque d’ un collage au modèle actuel est tres fort …meme si les chiffres (voir sur OLEOCENE , les liens des courbes de RAMINAGROBIS) ne mentent pas et montrent que seul une poignée (env 10 à 15%) de la population acuellement privilègiée pourra continuer a l’ etre …. Ce qui implique un système progressivement dictatoirial et une couleur Kaki dominante …
        Néamoins …l’apparence « humaniste » a préserver pendant encore qqs temps nous autorise a trouver des solutions individuelles (base de solution collective ultérieure) . Je n’aime pas trop le concept ds le sens ou il peut occasionner l’ émergence d’une idéologie religieuse de type gaiia qui me gonfle au plus haut point .
        Mais l’ autonomie partielle est facile a qui l’essaie et de plus un grand plaisir puisque en raccourcissant les circuits travail /satisfaction besoin on se sent vraiment bien ds sa tete .
        @JDC :::
        Votre vision fermettes autours de villes pour les alimenter n’est pas pertinente…..En cas de Bug , les villes ce sont des milliers d’émeutes et aucun emploi « durable » .
        La rurbanité est possible , a mon sens mais ce sont les corconstances qui l’imposeront , pas la décision humaine ( fertilité du lieu , petit centre ,autonomie partielle et utilité propre du bourg /axe , port , usine / )

    5. La mondialisation (heureuse) nous a été présentée (vendue) comme un paradis de substitution à portée de main … mais tjrs remis à demain. La mondialisation (heureuse) c’est surtout l’élargissement du poulailler à l’échelle de la planète !

      A l’heure de l’électronique s’agit pas d’empêcher Paris de discuter avec Pekin, ni même de se rendre à Pékin ! En revanche, l’électronique n’interdit pas de demander à Pékin de consentir à certains efforts en matière de législation sociale et environnementale, faute de quoi, le pouvoir politique, repris aux financiers, peut décider de favoriser les industriels les plus respectueux des facteurs humains et environnementaux ! Les chaussettes et autres textiles ne sont pas encore numérisables 😉

      Du moment que les règles sont les mêmes pour chacun, la concurrence n’est pas faussée ! C’est même la condition pour qu’elle soit juste. J’y pense à l’instant : une concurrence libre ça revient à autoriser un affrontement entre des adversaires qui pour les uns seraient autorisés à utiliser des accessoires non létaux quand d’autres s’imposeraient de lutter à mains nues !

      Par quel renversement sémantique digne de la plus belle rhétorique en sommes-nous arrivés, sous couvert de liberté, à tolérer de telles distorsions de concurrence précisément au nom de la lutte contre d’autres distorsions de concurrence supposées porter atteinte à la liberté … En nous promettant de conserver les activités à forte valeur ajoutée ? Promesses, promesses qui servent à emporter les populations bernées sur les eaux tumultueuses du fleuve de l’Histoire dont le cours n’est pas exempt de chutes où se fracassent ceux qui n’ont pas la possibilité de descendre à tend faute d’une vision d’ensemble de la situation que certains privilégiés, les décideurs et leurs affidés, ont !

      Et maintenant, il s’agit de se sortir de cet embrouillamini pour remettre le monde à l’endroit … Et une chose est sûr, l’humain n’a pas besoin que la planète soit unifiée en un grand tout pour mener une vie digne et heureuse. De grâce, que les favorisés culturels pensent aussi aux conditions d’existence des gens simples qui constituent la majorité des populations. Qu’on arrête de leur faire miroiter des modes de vie exotiques en totale déconnexion avec leurs conditions d’existence.

      Et à l’heure de penser l’impensable, qu’on cesse aussi de s’imaginer que la vie des gens se fait désormais autour de réseaux sociaux universels. C’est peut-être le cas de certains happy fiew, mais ça n’en reste pas moins un phénomène hors-sol. L’avenir, ne serait-ce que pour les motifs de rationnement énergétique évoqués ci-dessus, est encore pour un bon bout de temps à la proximité ! Ne cédons pas exagérément aux sirènes du marketing et de l’exotisme, une des déclinaisons du tout (nous) est possible !

      Alors oui, l’heure est davantage à la relocalisation qu’à la mondialisation. Parole d’humain tout ce qu’il y a de plus ordinaire, aux conditions d’existence modestes, et qui aspire avant tout à la simplification de ses conditions d’existence (moins de précarité et de contraintes marketing et plus de temps libre pour prendre le temps de vivre, de réfléchir et de ne rien faire).

      Plus de place aussi pour la démocratie effective aussi et moins de technique fumeuse ! Les intellectuels, je leur demande d’éclairer mon jugement, pas de me dire ce que je dois penser, ni même dans quelle direction je dois penser … En denier ressort, je souhaite être consulté dans les urnes (pas par voie électronique) au moment de décider de chacune des principales orientations dont a à traiter la société où je vis ! Je veux bien être citoyen du monde, mais avant tout je veux être citoyen français puisque c’est ici qu’est ma vie. De fait, je ne vois pas comment ce qui est déjà bien difficile à accomplir à l’échelle de notre petit pays (la mise en oeuvre de la démocratie effective) pourrait être réalisé à l’échelle de la planète !

      Alors penser l’impensable, c’est peut-être oser penser un monde simplifié, comme les formalités administratives, moins dans l’épate, moins en quête de sensation, d’exceptionnel. C’est peut-être reconsidérer d’abord ce qu’est l’essentiel … pour les gens qui ont des vies ordinaires ! En d’autres termes, revenir à des principes de base pour penser l’impensable, s’inspirer des principes d’avant les renversements sémantiques induits par la dynamique révolutionnaire de la modernité dans ce qu’elle a pu avoir d’excessif ! La complexité croissante n’est pas une fatalité et la simplification ne doit pas être un tabou.

      Penser l’impensable, c’est aussi ne pas penser sous la pression de l’urgence des événements et ne pas s’obliger à des contorsions intellectuelles qui ne concernent qu’une minorité privilégiée qui dispose des moyens de réflexion et d’expression ! Au contraire, ces personnes-là ont le devoir selon moi de penser un monde vivable pour tous. Sinon, faudra pas s’étonner de voir une partie de ceux qui ne peuvent pas penser de manière aussi élaborée se tourner de plus en plus nombreux vers celles et ceux qui leur proposent un prêt-à-penser plus rudimentaire, plus expéditif ! Le monde à penser pour le futur doit être un monde vivable pour tous et pas seulement le reflet des fantasmes des plus favorisés socio-culturellement ! Oui à leurs fantasmes pourquoi pas ; mais pas eu détriment des populations pour qui ces fantasmes sont inaccessibles et auxquels elles ne songeraient même pas si elles n’en étaient pas gavés à longueur de journée et d’antennes !

      Alors pour conclure (provisoirement) penser l’impensable c’est déjà s’efforcer de penser des conditions d’existence simplifiées pour qu’elles soient désirables, accessibles et vivables par tous. Ce qui implique de décoloniser son imaginaire et d’éviter les pièges du simplisme !

      Au fait, ne vaudrait-il pas mieux proposer de penser l’impensé que l’impensable ! Penser l’impensable, c’est un peu démobilisateur 😉 Alors que penser l’impensé c’est plus ouvert …

      1. La mondialisation a été présentée comme « les lendemains qui chantent », autrement dit : « demain, on rase gratis »
        N’oublions pas que la mondialisation a été imposée et que les publicitaires ont communiqué sur ses supposés bienfaits.
        La communication se résume à donner des ordres et ceux qui les donnent nous disent ce qu’il faut que nous en pensions, voilà ce qu’est la « démocratie ».

  7. C’est une des premières fois où, en fin de votre billet , il y a comme un vague espoir que, les fortifications tombant les unes après les autres ,on commence enfin à faire du neuf.

    Mon stéphanois illustré vous a -t-il compris , au moins en partie , quand il disait  » Si on est trop juste , à part se rédimer , il faut faire d’apette  » ?

    PS : à quand plus de précision sur votre brique démocratie ? ( je ne maîtrise pas le portugais suffisamment pour traduire ma question )

  8. Seront-ils d’ailleurs si différents, ces modèles, à bien y réfléchir ?
    Pourquoi ne pourraient-ils pas être différents? Mieux, ne vaut-il pas mieux qu’ils soient différents?
    On ne saurait considérer en effet sans contradiction la diversité comme une richesse à l’intérieur d’un Etat et ne pas tenir la diversité des Etats, la poli-diversité, aussi bien d’ailleurs du point de vue de leur système économique que de celui de leur organisation politique, comme étant aussi une richesse.
    Taxer à des taux élevés les produits de luxe, par exemple les gros 4×4, serait éminemment souhaitable à la fois pour des raisons budgétaires et de justice sociale mais aussi pour réorienter la consommation et lutter contre le gaspillage. Or, en l’absence de barrières, ceci n’est plus possible, sauf évidemment lorsqu’il s’agit de biens qui ne peuvent pas être acquis à l’étranger.
    C’est donc tout à fait à juste titre, selon moi, que les adversaires de la mondialisation « prônent d’une manière ou d’une autre de la détricoter en élevant des barrières plus ou moins élaborées ».

    1. Oui, quand chaque groupe de joueurs applique des règles différentes, il paraît assez naturel d’installer des tables de jeu séparées, ou d’instaurer des handicaps.
      D’ailleurs faut-il parler de barrières douanières, ou plutôt de marches douanières?

  9. Je partage votre pessimisme, bien sûr, tant que nous consevons la monnaie comme elle est, car c’est sa nature de valeur refuge ultime qui interdit que la « dette roule » et se solde en fin.
    Le SMT obtiendrait en un clin d’oeil la solution de toutes ces contradictions. Je l’ai largement démontré dans mes nombreuses interventions.
    C’est vrai que cela affectera substantiellement la rente du capital au bénéfice des salaires distribués.
    Ele si la monnaie circule et se déplace sans entraves et sans disparaître dans la trappe, toutes les insolvabilités finiront par pouvoir devenir à nouveau solvables.
    Et puisque personne ne veut s’avancer vers une telle solution simple de l’équation, il ne nous reste que le pessimisme et le désespoir.

    1. et johannes finck .

      Mais si personne ne va à la solution , il reste l’espoir que la solution aille à la personne .

      1. Le SMT est une proposition d’une monnaie différente, comme jadis la « monnaie fondante » de Silvio Gesell.
        Il s’agit d’obtenir que le « signe monétaire marqué par le temps » (le SMT) soit toujours proposé à réaliser des transactions sans pouvoir être thésaurisé.
        Cela aura pour effet de réaliser la circulation parfaite de la monnaie, de « rouler » la dette convenablement et d’éviter des insolvabilités de toute sorte ainsi qu’un remboursement et d’une atténuation rapide du surendettement.
        Je me suis copieusement expliqué sur ce mécanisme, mais si vous le souhaitez, je recommence. Ou alors, envoyez-moi un mail à johannes.finckh@wanadoo.fr,
        car j’ai comme le sentiment que les animateurs du blog en ont plus qu’assez de ce que je ressasse!

  10. Je n’ai rien contre un peu d’inflation qui faciliterait la vie à bien des débiteurs.

    Mais on a coutume de dire que l’inflation est comme le dentifrice: une fois sorti du tube on ne sait plus l’y faire rentrer. Autrement dit, est-ce que l’inflation ne serait pas un remède de procrastination, renvoyant les mesures difficiles à plus tard, sachant qu’il faudra ensuite subir autant de pertes de pouvoir d’achat et de chômage dans des plans de rigueur destinés à stopper l’inflation, voire même revivre le scénario de 1933 dans la République de Weimar?

    Je n’arrive pas à mépriser totalement l’orthodoxie des Allemands qui ont payé (et fait payer!) très cher une inflation galopante

    1. Il y a tout de même une marge entre inflation et hyper-inflation. Surtout, la monétisation ne peut être utilisée seule pour régler le problème, sinon, en effet, c’est potentiellement dangereux. Mais sûrement moins que l’ordo-libéralisme…

    2. Monsieur Chouard,

      Si l’inflation c’est comme le rappel François Leclerc :

      une perte du pouvoir d’achat résultant de la baisse de la valeur de la monnaie

      en quoi la vie de votre débiteur sera-t-elle facilitée ? Prenez le temps de me répondre, en intégrant que je suis un peu long à la détente. Je vous remercie d’avance.

      1. Me suis risqué à une réponse imagée ci-dessus, en réponse à votre post n°6. Il m’a fallu du temps aussi pour comprendre le principe.

      2. @Georges

        Ben la valeur du crédit se déprécie en même temps, non ? Donc il est plus facile à rembourser en valeur relative…

      3. Je ne prétend pas être un expert en économie et vous expliquer les effets de l’inflation qui sont certes complexes. Mais j’ai observé beaucoup d’emprunteurs immobiliers dans les années 80 qui avaient emprunté à taux fixes dont le « taux d’effort » (c’est-à-dire le rapport entre leur revenu et les remboursements qu’ils effectuaient ) devenait de plus en plus faible grâce à l’inflation.

        Cela suppose assurément que les revenus augmentent nominalement pour tenir compte de l’inflation et donc que la perte de pouvoir d’achat ne soit pas totale, chose qui n’est certes plus automatique (plus d’indexation des salaires), mais quand même assez courante vue la pression sociale, et relativement généralisée pour les revenus non salariaux.

    3. Il faut peut etre sortir du cadre imposé par ces concepts d’ inflation et de déflation .
      Ces concepts avaient du sens a l époque de la croyance que le prix était un reflet de la valeur qui existerait en arrière plan.
      Or nous savons que seul le prix existe, qu’ il est la résultante d’ un rapport de forces, que ce rapport de force s’ exprime maintenant dans un espace  » informationnel » émergeant des réseaux informatiques (l’ utilisation primes de risque CDS peut etre étendue a tout secteur)
      L’ inflation peut ainsi etre finement ciblée sur un secteur que l on veut developper et la déflation ciblée finement sur un autre que l’ on veut réduire : il suffit pour cela d’ ouvrir ou non l accès au crédit pour ce secteur par le biais des CDS
      Il ne tient qu’ aux hommes de se saisir de ces outils de façon démocratique pour remplacer l argent.
      La stagflation est déjà une forme originale d’ attribution des ressources dans un secteur particulier : celui des actifs (actions , immobilier…)

      Nous vivons des temps extraordinaires, on passe, depuis peu de temps, beaucoup de notre temps, à penser l’ impensable. C’ est un signe

    4. Précision historique SVP:
      L’inflation galopante date de 1922 à 1924, stoppée par l’émission du Rentenmark étalonné par l’or prêté par les USA! Entre 1929 et 1933, c’était la grand DEFLATION qui avait ruiné le pays et mené les nazis au pouvoir!
      Sans doute, les deux se réjoignent, car l’hyperinflation finira par rendre la monnaie inutilisable et obligé à l’usage de devises étrangères.
      Or, actuellement, il n’y a pas de devises étrangères disponibles, car l’hyperémission est bien mondiale, compensée par l’hyperthésaurisation également mondiale.

    5. @Chouard

      L’inflation, dans le cas qui nous occupe (pas l’hyper-inflation), a le grand avantage d’ « euthanasier le rentier » (Keynes), puisqu’elle fait fondre en termes réels autant les avoirs financiers ou monétaires, que leurs produits.

      Ce n’est pas pour rien que l’objectif monomaniaque de la BCE « indépendante », càd hermétique au suffrage universel, est la lutte contre l’inflation !

  11. Mr François Leclerc, vous dites que les banksters ont 2 solutions:

    – l’hyper-inflation, qui va réduire leurs avoirs et qui va résorber les dettes gigantesques de tout le monde, en rajoutant 3 zéros à tout les prix.

    – le défaut, qui va réduire leurs avoirs et entraîner des investigations qui risquent de montrer des comportements délictueux voire criminels de leur part.

    Si j’étais milliardaire, j’opterais pour l’hyper-inflation. Comme je ne sous-estime pas « l’ennemi » ni son intelligence je suis sûr qu’il va opter pour ça aussi. Donc, QE3 et la BCE va faire pareil (pourquoi il a démissionné l’économiste en chef de la BCE ?).

    Sauf que en face, il y a l’Allemagne pour qui la république de Weimar est un cauchemar, et qui fera tout pour l’éviter. Et les princes d’Arabie Saudite, quel sont leurs intérêts ?

    Choisit ton camp, camarade.

    1. – l’hyper-inflation, qui va réduire leurs avoirs et qui va résorber les dettes gigantesques de tout le monde, en rajoutant 3 zéros à tout les prix.

      Démonstration sans vous commander de cette affirmation. En quoi l’inflation résorbe-t-elle les dettes ?

      Je sais je deviens pénible à questionner ainsi chacun dans ces commentaires, mais c’est mon droit.

      1. Je vous suggère d’utiliser aussi un moteur de recherche et d’aller voir sur Wikipédia pour commencer.

      2. C’est pourtant simple. Nos dettes sont libellées en euros.
        Quand il y a inflation, les prix augmentent parce que la valeur de la monnaie baisse. On obtient ça par exemple en utilisant la planche à billets.
        Si vous me devez 1M€, et si la valeur de l’Euro baisse, ben vous me devez de moins en moins.

        Dans les années 60-70, le franc a tellement perdu de sa valeur, que l’on a dû passer des anciens aux nouveaux francs, et ainsi multiplier la valeur du franc par 100 par rapport à l’ancien… parce que ce dernier ne valait plus rien. Et nos dettes qui étaient des francs sont devenues des centimes de nouveaux francs. Ca a été indolore pour la population, car les salaires étaient indexés sur l’inflation. Ils augmentaient au fur et à mesure que la valeur du franc baissait.

        Quand vous avez de l’inflation, la valeur de toutes les dettes dont le taux est fixe baisse, que ce soit celle des particuliers ou celles des états.

      3. En termes concrets, quand on paie sa baguette un milliard d’euros, rembourser un prêt d’un milliard d’euros n’est pas plus douloureux que le passage à la boulangerie (à condition d’avoir négocié une augmentation d’un trillion d’euros 😉 )

      4. @ José
        Maintenant que vous m’y faites penser,
        bien sur que l’hyper inflation est la solution à tous nos problèmes.
        Elle relancera le commerce : vente massive de brouettes pour porter les billets pour payer les brouettes;
        Et l’emploi : décompteur(euse) de liasses de billets d’un milliard, pousseur(euse) de brouettes à porter les billets pour payer les pousseurs(euses), …

      5. J’ai lu la définition de l’inflation sur wiki monsieur François Leclerc. C’est un peu le foutoir, et on en ressort guère plus instruit sur ses effets qu’avant de l’avoir lu. Ce que j’en retiens in fine c’est que malgré l’apparence d’un gain pour les éventuels débiteurs d’un prêt, si les salaires sont indexés et uniquement dans ce cas là, c’est plutôt une mauvaise affaire que l’inflation pour tout le monde sur le moyen terme. Les arbres ne montent pas jusqu’au ciel. Donc comme solution ça a le goût d’un remède de cheval qui tuerait son patient avec certitude après lui avoir filé un dernier coup de fouet. Bref tout sauf une porte de sortie.

        Que la valeur de mes dettes fondeà cause de l’inflation certes, mais si mon salaire ne suit pas, et je suis en quelque sorte le créancier de mon employeur, le bilan ne m’apparaît pas si claire que certains le claironnent ici.

        Et puis cette histoire d’indexation des salaires ou de pression sociale pour suivre la flambée des prix ça a marché dans un cadre particulier, à un moment particulier de nos sociétés, pas certain que ça fonctionne aujourd’hui comme hier. Où en est le rapport de force ? Dans le cas où le rapport n’est pas en faveur des salariés, c’est la misère en raz de marée qui touchera les côtes des sociétés développés après avoir emporté le reste du globe. Et quelques riches trôneront sur un monde dévasté.

        Bon j’admets que je n’ai peut-être pas tout capté. Mais tout ce qui a l’illusion de la baisse par l’augmentation des prix et le gonflement du volume d’argent qui déprécie la masse monétaire me fait penser à un coup tordu en fait. De la magie quoi, mais la magie c’est un truc qui n’existe pas ! A l’inverse des lois physique plus y en a moins ça pèse 😀

        En revanche, une baisse des prix, par exemple par des gains de productivité et la suppression des « faux frais » que sont la pub, les intérêts cumulés, les intermédiaires en tout genre, spéculateur du dimanche et des autres jours de semaine, le tout doublé d’une augmentation conséquente des salaires ça me semble plus cohérent et plus simple à comprendre. Mais bon, sui un peu niais moi.

      6. Il en est de l’inflation comme de la croissance, et de bien d’autres notions économiques, elles sont employées sans souci de les définir… L’inflation est un sujet de discussion permanent, sur ses causes et ses manifestations, devenue simple repoussoir sans que l’on ne sache même plus pourquoi !

      7. En tous cas , cela démontre que l’on avait tort de faire grief à Rachida Dati de confondre inflation et fellation .

        Et comme de son côté DSK ne fait pas non plus la différence …..

    2. Je vous ai répondu plus haut, mais voici une autre démonstration:

      Si vous avez 1 000 000 de dette à 1 ans, et possédez 500 000 d’avoirs réels, vous êtes mal. Si l’inflation est de 100%, votre bien vaudra 1 000 000 dans un an, et vous pourrez le vendre pour rembourser votre dette.

      Capiche ?

      1. Basiquement oui,
        mais j’ai posté plus haut mon impression « vécue » (ou presque).
        Comment se fait-il qu’on n’avait pas sous la main d’obligation à des taux de rendement plus haut que l’inflation ?
        (il est vrai qu’il y a le nominal dans l’obligation,et que le nominal s’érode)
        Les banquiers eux avaient bien le droit de demander des taux plus hauts que l’inflation dans le crédit immobilier.

  12. Partageux ? le mot n’a pas disparu, je l’ai mis tout récemment sur ce blog et attribué à une certaine Liliane interpellant un dénommé Warren…
    Sur ce, ça commence à sentir le chaud, comme ça, sur LCI, j’entends les mots societe generale, faillite, nationalisation, hé bé….
    « penser l’impensable », j’aime; c’est de la pure gestion de crise!

  13. Bon résumé de la situation en Anglais.

    http://market-ticker.org/

    Un extrait….

    There is persistent chatter about a Greek default over the weekend, which Greece denied, but the denier refused to be named. If it’s not true, then put your damned name on the statement or be considered what you are – liars. Greece failed to place their short-term bill rollover. That’s a declaration by the market that even for short-term paper the market has utterly lost confidence in Greece and the Euro.

    Germany’s DAX market relative to the United States just hit a five year low today.

    To add to the « liar liar pants on fire » calls Germany is now reported to be working a plan to recapitalize their banks if Greece defaults. This in turn means three things:

    A Greek default is considered credible by Germany and they are taking official actions related to that possibility. So much for the denials.

    German banks (and presumably French banks and all the other big banks too) are insolvent as they are carrying these bonds at well above their actual value in the marketplace. If the bonds were carried at the claimed « loss » values, which is quoted as 50%, then there would be no need to recapitalize them would there? This is an official statement of proof that the banks are lying about asset values and are in fact insolvent.

    Remember that we were just told days ago that these banks were fine and needed no capital and in fact calls for more capital by the IMF were officially refused. The same claim has been made about our banks. You were just told officially by Germany that their claim of adequate capital just days ago was a lie as they are now planning to recapitalize the banks. Do you believe our banks are not similarly exposed and also insolvent? YOU’RE BETTING YOUR FUTURE ON THE BELIEF THAT THEY ARE, SO THIS QUESTION IS QUITE GERMANE AND TIMELY: ARE YOU SURE YOU’RE NOT BEING LIED TO EXACTLY AS WE WERE ABOUT GERMAN BANKS?

    1. Les retraités sont classiquement sacrifiés dans les périodes de « transition » économique. Allez voir dans les pays d’Europe centrale, ex-communistes.

  14. Vous avez vraiment du talent (je suis plutôt pour une exception agricole comme pour la culture à l’OMC, c’est-à-dire un mur pour les fourmis et pas seulement pour les cigales).
    Mais j’ai quand même à vous lire, besoin de croire qu’on peut, des à présent, clore les murs (oui je sais c’est moyen) même s’ils ont déjà les fondations historiques pour les porter.
    Et c’est tellement plus facile de construire des murs, quand on a déjà des fondations.
    Entre des concombres Espagnols, ou des graines Égyptiennes, des steaks Allemands, l’ordinaire alimentaire croit encore aux frontières.
    Mieux , c’est l’intégralité du pays qui est mis en jeu (comme si 100% du peuple votaient pour cautionner une entreprise issue de ces frontières), au moment où ces entreprises croient plus au global, qu’à leurs pays natals (surtout si on y trouve des impôts).
    Vous lire et regarder la télé c’est paradoxal.

  15. Après les « cuites financières » monumentales s’étant produites depuis les années 80, soit l’époque « thatcheroreaganienne », puis, depuis 2008, trois ans de gueule de bois, on s’apercoit qu’il faut du pouvoir d’achat, un vrai celui-là. Qui est pervers? Qui est naïf? Personne ne peut être ignorant de cette simplicité. C’est incroyable à constater et cela suffit pour disqualifier les grands génies qui nous ont réduit là. À côté de cela, l’on est capable de calculer la masse de planètes en dehors du système solaire et d’autres prodiges encore. En étant – très – optimiste comme je le suis, il nous est impossible d’améliorer le sort de 50% au moins des humains sur cette planète, victimes principales des finances qui commandent le destin des hommes, alors que l’argent doit sa valeur à la production des biens produits par ces mêmes humains qui produisent, inventent, produisent encore plus et perfectionnent sans cesse les machines à produire.
    La pauvreté se généralisant, en face de tant de production et d’une énorme production non utilisée, est une terrible accusation contre l’organisme de distribution. Autrement dit le système financier frelaté qui ne roule QUE pour lui-même.
    Le remède possible existe et est sorti des découvertes expérimentales et contrairement aux allégations des milieux bancaires, l’on arrive pas à le démontrer faux. C’est pourquoi les milieux bancaires se sont acharnés contre lui pour le faire oublier durant les années 20 à 30. Mais cet acharnement est une preuve de sa validité, car si ce remède était basé sur du faux, les milieux bancaires l’auraient aussitôt oublié. C’est encore en anglais, mais, on peut voir:

    http://douglassocialcredit.com/douglas.php

    La demande existe, mais le titre qui lui donne accès à l’offre fait défaut. Ce titre, c’est l’argent.
    La solution humaine serait de faire venir l’argent là où est le besoin, et non pas de faire naître le besoin là où est l’argent. En somme, rendre efficace la demande réelle, et non pas créer des besoins artificiels là où n’existe pas de demande réelle.
    Si la finance ne peut s’ajuster à cette simple proposition, alors il est bien confirmé que la finance actuelle est notre ennemi numéro un et doit être remplacée d’urgence, au besoin en appelant la police.
    Des années soporifiques de politiques insipides au service de ce même capitalisme avant d’apercevoir le vice profond de sa supercherie tel qu’il fonctionne sous la bannière strictement financière jamais visible… Les Madoff et Cie ne sont que les boutons purulents de cet empoisonnement généralisé.
    Des années de tromperies innombrables, de désinformation et de confusion entretenue médiatiquement sur les mécanismes bancaires et la monnaie pour en arriver à la situation présente: des poches archi pleines et en sécurité face à d’innombrables entreprises grandes et moyennes, qui, ensemble avec nombre dÉtats, sont au bord de l’insolvabilité. Tandis que des groupes financiers et des multinationales sont bien pus riches que nombre d’États, lesquels n’intimident presque plus personnes sauf que quelques contribuables appeurés et coincés devant le rapport de force imposé par le fisc. Pendant ce temps, les entreprises du CAC 40 ne paient que 1% de leurs chiffres d’affaires (source, les échos du 6 juillet 2011). Faut-il continuer?

  16. A la base de tout est la démocratie. Et c’est notre principal problème. Nous en sommes là parce qu’elle a été totalement bafouée. Il nous faut donc la restaurer. Et je ne crois pas que cela puisse se faire à un niveau supra-national. Voyez un peu la tronche de la « démocratie européenne » ! Il faut donc un « repli » politique national pour permettre cette restauration, qui ne doit pas être un repli-enferment économique. Et dès que les peuples seront rétablis dans leur pouvoir chez eux, il sera temps de repenser une coopération internationale sur des bases saines. La seule alternative à cela, c’est la dictature mondiale. Et j’ai bien l’impression que nous ne sommes pas loin de l’heure de vérité.

  17. Habemus papam !!

    « Le ministre français a précisé que le G7, dont les grands argentiers étaient réunis à Marseille, était parvenu à trouver « un point d’équilibre » dans la « difficile tâche » de combiner réduction des déficits et soutien à la croissance, compte tenu de la « fragilité de la reprise ». « Nous avons eu des discussions importantes à ce sujet et ce point d’équilibre, nous sommes parvenus à le trouver« , a-t-il assuré devant la presse, au terme de la première journée de cette réunion des ministres des finances du G7. »

    « La fumée est blanche, je répète, la fumée est blanche »

      1. Point G ?
        Rêverie:
        Ouvrez une carte de géographie physique du Moyen-Orient.
        Regardez le golf persique.
        Posez votre doigt sur le « G » de golf persique.
        Vous avez trouvé le point G.
        Il est à égal distance des côtes de la péninsule arabique
        et de celles du continent asiatique, aux imperfections de la carte près.
        Ce point G est le point d’équilibre tant recherché.
        Le monde ne devrait pas l’ignorer: après d’ âpres marchandages, ils l’ont trouvé.

    1. Pierre Dac :

      Pouvez-vous le dire?
      oui.
      Pouvez vous le dire, vraiment?
      ( très fort) oui.
      Applaudissez-le car il peut le dire!

  18. Il y a une question qui me taraude: c’est qui les « marchés »? Ils sont de droite, de gauche? On peut les élire? Quel est ce paradoxe actuel de glorifier, dans les discours, la démocratie et de présenter un monde ployant sous les dictatures des « marchés » et « lobby »?Existe-t-il un être libre sur cette planète?

    1. Les marché c’est une force, comme la gravité, c’est celle qui nous fait acheter le moins cher de deux produits identiques, c’est celle qui crérait 1000km de bouchon s’il y avait un garage ou on vous reprend votre voiture au double de ce que vous l’avez payée pour la faire bruler et intoxiquer ainsi tout le monde. Or comme pour la gravité le mouvement perpétuel est impossible et il faut donc des chadocs qui pompes sinon tout ce casse la gueule 😉

  19. penser l’impensable …. allons y :

    Un grand moratoire : Report de toutes les annuités de crédits de particuliers d’un an (c’est d’ailleurs prévu dans la plupart des contrats de crédits), un vrai stress test grandeur nature et toute les banques qui n’y résistent pas nationalisées zou! z’avaient qu’a s’être lavé les fonds 😉 (au cours actuel bonne affaire pour l’état ??). La moitié de l’économie réalisée par les ménages direct à l’état (impôts), l’autre moitié à la consommation (entreprises) ou à l’épargne (banques). A la louche : un pays dont l’endettement des particuliers est de 100% du pib sur une durée moyenne de 10 ans injecte ainsi 5% du pib dans les caisses de l’état et 5% entre conso et épargne. Les banques nationalisées retrouveraient leur chiffre d’affaire normal dés l’année suivante et l’état serait le grand gagnant voire pourrait les reprivatiser avec un bon bénef.

  20. Et la guerre..
    Arrivaaaaa….
    Et nous voila ce soir..

    On sous estime l’instinct de mort à la source du malaise dans la civilisation.
    Comme Freud, je suis un pessimiste.

  21. Mr Leclerc

    Le problème est qu’il n’y a pas d’inflation possible à court terme: où sont les augmentations de salaire déclenchées par des grèves massives en occident?

    A mon avis, ce n’est pas l’inflation qu’il faut craindre mais bien la déflation: le monde est en surproduction partout. Pire, la Chine en début de crise en 2008 n’a rien trouvé mieux que d’augmenter encore plus sa capacité de production, en investissant massivement dans son outils de production, grâce à la générosité et à la relation incestueuse existant entre le PCC et les dirigeants de ces grands groupes (forcement, ce sont les même, ou en tout cas leurs rejetons…).

    Les Chinois se sont plantés: la corruption y est évidemment pour quelque chose, mais aussi certainement l’aveuglement nationaliste. Forcement, il a au sein du PCC des gens qui veulent prendre leur revanche sur l’Occident, et ça ne m’étonnerait pas que certains est fait le calcul du dumping massif, pour inonder et anéantir d’un coup leurs ennemis.

    Mais il n’est pas aussi impossible qu’il est aussi de l’aveuglement: à force de se raconter à longueur de jours que tout va bien, que le PCC sait où il va, que la production et la consommation ne cesse de monter ce que prouvent les chiffres (trafiquées évidemment) officiels, certains ont fini par le croire, même si les revues internes du PCC réservées à leurs cadres dirigeants disent le contraire (Eh oui! Il y a un double appareil statistique en Chine! Ma femme et mon beau-père m’en ont montré un exemplaire, c’est rigolo…).

    Bref, ça ne m’étonnerait pas que quelqu’un soit au devant de faire une formidable ânerie, et que tout le monde panique d’un coup. Et cela parce que cette appareil productif, il est bâtit et il faudra bien le rembourser d’une façon ou d’une autre. Alors même s’il on est réticent à le faire, et bien le dumping, lui ,risque de s’imposer comme solution aux chinois pour simplement rembourser une part des crédits qu’ils se sont mis le dos.

      1. La stagflation est le pire des scénarios car la reprise ne viendra pas d’une embellie de la consommation puisque le consommateur aura toujours un train de retard. En effet, la hausse des salaires pour compenser (éventuellement et dans le meilleur des cas) l’inflation intervient avec décalage de 6 mois à 1 ans par rapport à la hausse des prix.

      2. Il faudrait penser que nos valeurs ne valent plus rien et que ce qui ne vaut plus rien vaut encore quelque chose.
        Mon intuition est qu’il faudra à un moment arrêter le délire et réaliser que nous produisons tous les jours des poubelles. C’est une des chose que nous fabriquons très bien et très facilement dans les pays développés.
        On pourrait demander une consigne à l’envoyeur.
        On pourrait se réindustrialiser sur les déchets!
        N’est-ce pas…

  22.  » La machine est profondément atteinte………….. où va nous conduire la dynamique de la grande perdition ? « 
    Vous prenez des accents grandioses et mélancoliques , Monsieur Leclerc !
    Notre monde est fou et il travesti sa folie ,qu’il nous fait vivre au quotidien.
    On cache , on nie, les passions les plus vicelardes , la cupidité reine des perversions de ces tarés égocentriques.
    On cache , on nie , l’indigence que l’on méprise , la crasse de notre environnement déglingué , la violence et les agressions quotidiennes que nous endurons , dingues parmis d’autres ,déchirés dans nos solitudes .
    Car nous sommes seuls , souvent mals acompagnés par de pauvres gens enfermés dans une solitude nombriliste qui les flingue . Et ils croient faire partie d’un groupe social qui par le consumérisme , donne de la valeur à sa propre existence .
    Et ces gens nous croient fous , fous de croire que tout peut s’arrèter , que notre civilisation mondialiste ,qui domine la planete est sur le déclin .
    Toutes ces richesses phénoménales , créées par la dette , cette dette qui nous a permis de piller le monde avec notre monnaie de singe .
    Cette montagne stratosphérique de dettes , montagne de brûmes qui se dissipent et laissent entrevoir un pâle soleil .
    Nier l’existence réelle de ces pics vertigineux , c’est vouloir la mort de Golliath . Il nous étouffe dans son étreinte morbide et ne peut nous libérer , il nous étranglera s’il le faut . Nous sommes prêts pour le grand sacrifice . Qui ira rendre gorge sur l’ autel pour calmer la bête ? Pour rendre grâce au seul et unique dieu qui peut tout acheter ?
    Le dieu le plus irréel et le plus cruel, qui rend l’imagerie des enfers risible tant il a le pouvoir de détruire . Evaporer la dette , c’est balayer l’illusion de notre monde artificiel et tuer la domination .
    S’il faut saigner du peuple , ils le feront . Bien d’autres l’ont déjà étés . En finançant les pires saloperies on récolte au centuple .
    Seules la mélancolie et la rage peuvent nous sauver du grand équarissage des vies broyées par cette machine .
    Peut -on encore apprendre à vivre autrement , à mettre un peu de sel dans nos vies , voir l’humain dans l’autre et lui inspirer la même confiance ?
    Heureusement qu’il y a la musique, pour nous perfuser de quoi tenir et semer le vent de la tornade .
    http://youtu.be/9Wk38bW8whc

  23. Je viens de lire tous les commentaires et j’ai envie de faire un peu d’humour noir, vous avez totalement raison d’écrire François que c’est le crédit qui à partir de sa libéralisation a pris le relais des salaires tirés eux vers le bas pour casser l’inflation des années antérieures et faire cette magique monnaie qu’on appelle l’Euro. Pendant ces années de vaches grasses certains s’en sont mis plein les poches mais aujourd’hui on est en fin de course de la machine à endetter alors que les états après avoir sauvé les banques une fois de trop se retrouvent en position de faiblesse volontaire. On parle beaucoup de la dette des états, mais la dette privée surtout celle des crédits à la consommation et c’est là que je veux en venir, elle repose sur qui, eh bien en majorité sur les fonctionnaires : j’ai vu des employés de mairie à 1000 euros par mois avec 66000 euros de crédit révolving 16 crédits différents, des CRS, des gendarmes, des contrôleurs des impôts, des cadres de la fonction publique, des assistantes sociales de quartiers défavorisés qui menaient grand train, des profs, enfin toute l’administration française. Ensuite dans le palmarès de l’endettement à la consommation vous avez les employés de banque et ensuite tout le reste du salariat français suit
    Voilà sur quoi repose le PIB de la France cher à Sarkozy ….
    Après avoir bombardé de crédits à l’américaine, on a institué le rachat de crédit en France toujours à l’américaine qui vous rallonge la dette et vous en rajoute une ligne tout fraîche comme de la coke.
    Pour qu’un tel système fonctionne et que le fric soit au rendez vous pour les organismes financiers il fallait que les salaires soient tirés vers le bas, ce fut le cas, il fallait qu’on enseigne aux gens qu’ils devaient tout avoir même ce qui ne sert à rien ce fut le cas l’éloge de la consommation comme réussite suprême, tout ceci faisait le bonheur des financiers et le bonheur des multinationales car c’était le temps de la course au crédit et à l’article le moins cher justifiant ainsi les délocalisations par les convois de clients que chaque vague de salaires à la baisse faisait naître à qui mieux mieux. Alors aujourd’hui on parle de déflation, ce n’en serait que justice car nous avons 25 ans de déflation salariale dans les pattes au nom de l’Euro fort. Euro fort dont ils sont au chevet quand des peuples ils n’en ont que faire sauf des machines à consommer pour faire du fric encore du fric comme un but en soi.

    1. En aucun cas vous ne faîtes de l’humour noir.
      Vous relatez une réalité que je constate également.

      A la différence des salariés du privé, les fonctionnaires et agents des services publics jouissent d’un avantage énorme actuellement qui est la sécurité de l’emploi ce qui sous entend la sécurité des revenus perçus tout au long de leur vie.

      Les organismes de crédit leur prêtent d’autant plus volontiers et bien au dela des 33% qu’ils savent qu’ils seront remboursés, les salaires continuant d’arriver même en cas de … restructutation de la dette du salarié avec éventuellement une saisie sur salaire, l’employeur ne faisant pas faillite.

      Quelques relations travaillant dans le secteur public se sont vus proposer récemment d’augmenter leurs crédits pour  »profiter » de l’allongement de leur temps d’activité suite à la réforme des retraites. Le message subliminal est : vous allez travailler plus longtemps, vous pouvez rembourser sur une durée plus longue et donc emprunter plus.

      Dès lors, comment ne pas s’étonner de ce qu’il se passe sachant que parmi les projets de NS figurait l’introduction des crédits hypothécaires en France ?

      Pas de l’humour noir mais une réalité bien sombre.
      A noter une augmentation sensible des accomptes versés à compter du 20 du mois.

  24. La condition humaine.
    De la naissance à la mort vous êtes marqués par vos origines.
    Ne cherchez pas à en changer vous vous tueriez.
    Le rat ne peut se faire cheval.
    Ne vous révoltez pas , n’innovez pas , n’émigrez pas…….vous serez détruit.
    Copernic à mis 400 ans pour être accepté par l’église.
    Ceci explique vos dominants , votre position de dominé , et toutes les exactions en découlant.
    La révolte ne peut qu’être de groupe , venir de longtemps , pour une faible évolution.
    Les révoltés meurent souvent pour uniquement changer de dirigeant sans changer de politique.
    L’homme de gauche ne veux pas changer les statuts , l’homme de droite veux changer les statuts.
    Statuquo.
    Le tricheur n’ayant pas été sanctionné reproduit ses actions.

    1. @bertrand
      Des arguments fumeux pour se contenter de ce qui est et ne rien essayer de changer.
      Merci pour cette contribution capitale!

    2. Laissez-vous crever, pas facile comme message, mais quelque part si vrai.
      Bon certes il reste d’autres options, un peu plus grégaires…
      Peace & love

      1. Bien non, c’est pas vrai.

        http://www.monquotidien.fr/article/202/?preview=true
        «  » Une femme noire et un bus : le déclencheur de la révolte des noirs américains

        A droite de l’image, une photo de Rosa Parks (1913/2005). Au centre, un vieux bus. 2 éléments d’une même histoire, qui rappellent un moment fort de la lutte des noirs américains pour l’égalité.
        «  » »
        Il faut commencer par pouvoir dire non individuellement.
        Allez, foutez moi votre bel écran plat TV à 500 euros sur la poubelle.
        L’audimat perdra sa culotte et nous aurons peut-être des programmes T.V plus dignes.
        Que voilà un bon début !

  25. 737 maîtres du monde contrôlent 80 % de la valeur des entreprises mondiales

    Une étude d’économistes et de statisticiens, publiée en Suisse cet été, met en lumière les interconnexions entre les multinationales mondiales. Et révèle qu’un petit groupe d’acteurs économiques – sociétés financières ou groupes industriels – domine la grande majorité du capital de dizaines de milliers d’entreprises à travers le monde…..la suite :

    http://www.bastamag.net/article1719.html

    la confirmation des infos déjà diffusées sur ce site

    1. Toute une somme de gens,

      « Aveugler, Abuser, Asservir, Assujettir, Abétir, Appauvrir, Anéantir, Acheter, Bousculer, Brusquer, Classer, Chosifier, Calculer, Conseiller, Civiliser, Contraindre, Corrompre, Cacher, Contrôler, Condamner, Diriger, Dérouter, Déformer, Dresser, Discipliner, Dosmétiquer, Dicter, Déformer, Dominer, Damner, Egarer, Etiquetter, Enfermer, Evaluer, Expertiser, Exiger, Experimenter, Empresser, Esclavager, Etourdir, Ecraser, Effrayer, Forcer, Former, Fourvoyer, Foudroyer, Grillager, Hâter, Informer, Imposer, Infliger, Juger, Jeter, Lier, Libéraliser, Mesurer, Marchander, Machiner, Maltraiter, Museler, Mentir, Maudire, Obliger, Opprimer, Planifier, Précipiter, Quantifier, Rudoyer, Remplacer, Rééduquer, Rentabiliser, Surveiller, Soumettre, Etc …»

      Et encore je suis très gentil aujourd’hui, j’aurais pu prendre tout le petit dictionnaire marchand, bref faites nous confiance vous verrez nous sommes vraiment des gens plus différents, plus évolués, oui ce sont bien les premières valeurs comportementales du monde des affaires dans notre temps.

      Six Sigma Management, bref rien ne va plus c’est bien un triple six partout sur terre.

  26. au regard des prix des cds,il y a des personnes qui doivent rentrer des fleuves d’argent,ah les banquiers…..il faudrait les éliminer avant que le monde s’écroule sur lui même!!!

  27. En mars 2011, la Fed annonce un « profit record de 82 milliards l’an dernier essentiellement grâce aux actifs toxiques qu’elle a achetés aux banques en difficulté durant la crise », alors qu’elle dégageait en moyenne 25 milliards annuellement pendant les 10 ans précédant la crise financière de 2008-2009 source wikipedia

    Ma petite entreprise connait pas la crise …

    Dette qui roule amasse des intérêts…

    En réalité les banques centrales FED et BCE n’ont aucun intérêt à ce que les dettes soient remboursées
    la seule croissance qui vaille c’est la croissance de la dette à condition de prétendre le contraire bien sûr.

    1. Bravo!!!! c’est ça le truc !!
      La croissance c’est la dette . Nos sociétés n’auraient pu accéder à une telle richesse sans élever des cordilières de dettes grace auquelles elles ont dominé le monde .
      Alors , qu’est ce qui cloche dans cette belle mécanique ?
      Sommes nous arrivés à une limite dans la surexploitation de la terre et des humains qui grouillent à sa surface ?
      Alors quoi , que nous préparent ces cinglés ?

  28. « La dé mondialisation n’est pas la fin du libre commerce international, elle n’est que l’outil empêchant l’humanité de connaître de forts grosses déconvenues.

    Jean Claude Werrebrouck »

    ==> http://www.lacrisedesannees2010.com/article-colloque-assemblee-nationale-14-septembre-2011-83935438.html

    Extrait :

    « La gestion de l’inéluctable effondrement du gigantesque château de cartes financier passe par le rétablissement de l’autorité monétaire : la fin de l’indépendance des banques centrales, le financement direct des Trésors par ces dernières, la renationalisation de la dette publique désormais nourrie par la forte épargne des ménages, l’amaigrissement considérable des bilans bancaires, le rétablissement des planchers de bons du Trésor, et la maitrise des taux de change. Cela ne signifie pas nécessairement la fin de l’euro-zone, mais au moins le passage de la monnaie unique à la monnaie commune.

    Mais cela signifie surtout un accord international visant ce que Keynes recherchait avec son bancor en 1944 : un monde où les équilibres des échanges extérieurs de chaque participant est recherché, notamment- mais pas uniquement- par des procédures de modification des taux où – à intervalles réguliers – le « meilleur » se trouve juridiquement obligé de réévaluer et le « moins bon », juridiquement obligé de dévaluer. Le commerce international n’est pas une guerre et les échanges se doivent de viser- autant que possible- l’équilibre. »

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