L’actualité de la crise : DÉRANGEANTES VÉRITÉS, par François Leclerc

Billet invité

Jusqu’où va aller le dérapage en cours ? La stratégie qui a été suivie jusqu’alors vole en éclats en Europe et il n’y a toujours pas de plan B. S’attaquer prioritairement à la dette publique pour permettre aux établissements financiers privés de résorber leur dette privée ne fonctionne pas. On est revenu à la case départ, en pire, au sens où la dette publique a été augmentée en pure perte et la dette privée – dont la structure a entre temps évolué – est toujours aussi menaçante.

Comment ne pas se rappeler les avertissements de ceux, rares, qui expliquaient qu’il fallait prendre le désendettement par l’autre bout, celui des banques, et que cela serait beaucoup moins onéreux à l’arrivée ? Mais il est trop tard, et l’on ne peut pas recommencer. Les munitions ont été épuisées.

Ne pas prendre en considération la dette dans son ensemble, c’est sHe condamner à assister impuissant à l’écroulement du château de cartes. Mais le contraire imposerait d’appliquer au système financier les réformes structurelles qui sont considérées comme indispensables pour résorber la dette publique.

Voilà une dérangeante vérité : le système financier a une seconde fois failli, en ne jouant pas le rôle qui lui était attribué, incapable de relancer l’économie, tout occupé qu’il est à repartir sur le même mode qu’avant et à combattre avec succès les mesures de régulation – pourtant très limitées – qui lui sont opposées, car elles atteignent ses marges de manière inacceptable.

Les dirigeants politiques sont bien incapables de s’y opposer, ne pouvant mettre ne serait-ce que partiellement en cause un système pour en être partie prenante, avec des variantes. Ne voulant pas découvrir une machine devenue infernale qui, après être grippée, en viendrait à être dénudée et pourrait s’en trouver rejetée. Se raccrochant au déni comme à son sauveur, par incompétence quand ce n’est pas par calcul.

Progressivement, un nœud a été serré qui ne peut plus désormais être dénoué. Il étrangle ceux dont il est exigé qu’ils assument une situation dont les autres se défaussent, en venant à leur tour à connaître le même destin. C’est là où nous en sommes. Au moment paroxystique où il va falloir se résoudre à accepter ce qui était refusé avec la dernière énergie. Dans l’immédiat, à découvrir davantage son jeu en engageant un nouveau sauvetage des banques.

Que les banques françaises soient les plus attaquées sur le marché boursier n’a rien d’étonnant. Le gouvernement allemand a su créer des bad banks qui protègent à ses frais certaines des plus atteintes, leurs faiblesses étaient autres que celles des banques françaises, coupables qu’elles étaient d’avoir succombé aux charmes frelatés des produits structurés américains ayant comme collatéraux des crédits immobiliers. Tandis que les françaises ont acheté en masse une dette publique qu’il faut maintenant dévaloriser au prix du marché.

Il va encore être tenté de gagner du temps, en trouvant ici des fonds providentiels pour permettre à la Grèce de faire la soudure en trésorerie et en accélérant là la mise en place des nouvelles missions du Fonds européen de stabilité financière (FESF), afin qu’il intervienne en garantie des banques à la faveur d’un nouveau montage financier rocambolesque.

Rouler leurs dettes est devenu la principale et commune préoccupation des financiers et des autorités européennes, puisqu’ils ne peuvent pas la résorber et que le désendettement est donc bloqué. Tout sauf reconnaître l’insolvabilité, qui imposerait des remises en cause qu’ils ne veulent même pas envisager. La BCE étant là pour faciliter le travail du privé avec ses liquidités. Une division du travail pourrait ainsi être instaurée : au premier le soutien des États, à la seconde celui des banques.

Mais il y a d’ici là encore des os à avaler ! Il faudrait empêcher la Grèce de faire l’inéluctable, c’est à dire la faillite. Et contenir hors de la zone des tempêtes l’Espagne, et bien plus encore l’Italie. L’appétence que les marchés manifestent pour l’approfondissement de la crise – leur irrationalité, disent ceux qui se désespèrent de leur faire entendre les mauvaises raisons qui sont les leurs – n’offre à ce sujet qu’un espoir très limité. Une nouvelle fois, on se retrouve dans la même situation : une crise aiguë est tant bien que mal contenue alors que frappe à la porte la suivante, pour laquelle rien n’est prévu.

Une nouvelle bouée de sauvetage a été lancée, sur laquelle il est inscrit « euro-obligations ». La Commission européenne reconnaît aujourd’hui se préparer à en faire son va-tout. La mutualisation de la dette publique est, en réalité, le dernier rempart évitant le cataclysme, mais aussi la protection ultime des détenteurs de la dette privée. Si on arrive à la jeter à la mer, elle permet de gagner encore du temps, mais elle ne résout rien.

Tant décriés, les politiques sont comme les banques : les plus exposés à la vue, ils symbolisent un système qui ne parvient pas à retrouver son équilibre. La flagrante inefficacité des uns renvoie à la pugnacité des autres : au bord du gouffre, il n’est pas question de céder un millimètre. Au risque que la corniche toute entière s’effondre. Celle-ci est toute désignée, à voir la précipitation avec laquelle les investisseurs se jettent sur les dettes américaine et allemande, dont les taux sont inférieurs à l’inflation, leur faisant perdre de l’argent…

Jamie Dimon, le Pdg de JP Morgan Chase, vient d’engager un bras de fer avec les plus hautes autorités internationales de régulation financière, le Comité de Bâle, lui-même émanation de la Banque des règlements internationaux. Il prend à témoin le président des États-Unis pour dénoncer des mesures « anti-américaines » qu’il ne veut pas voir appliquées aux établissements américains. Offrant une parfaite image de la réalité du pouvoir et de la puissance de ces nouveaux riches que sont désormais les mégabanques.

Hier, l’Institute of International Finance négociait en première ligne un plan de sauvetage de la Grèce que les chefs d’État et de gouvernement avalisaient ensuite, mais qui ne fonctionne pas. En raison, a-t-il été expliqué, du temps de la démocratie, beaucoup plus lent que celui des marchés. Depuis la City, un dirigeant d’une mégabanque britannique prenait ensuite le relais en annonçant que le temps de la contrition était passé pour les banquiers. Le message a été immédiatement reçu à Wall Street.

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320 réflexions sur « L’actualité de la crise : DÉRANGEANTES VÉRITÉS, par François Leclerc »

  1. Bonjour
    je ne comprends pas grand chose en économie , mais ce que je sais c’est que d’injecté de l’eau dans une passoire ne sert à rien , je ne sais pas ce que ces euro bon vont rapporté de plus que de nous mettre encore plus dans la M……, ma conclusion est simple on laise sortir la Grèce de l’euro zone pour éviter de s’endaité encore plus , mais la je penses qu’en ce moment il est trop tard car l’italie l’espagne et d’autres sont déjà largement déficitaire , pour moi tout est trop tard , n’importe quel mesure ne changera rien au faite que nous allons droit au mur qui n’est plus si loin , encore une chose quand es ce qu’on demandera l’avis du peuple , car l’etat c’est nous donc nous avons notre mot à dire , ce que je regrette aussi c’est que ici en France les politiques et les économiste n’ont pas de débat sur le sujet , comme en Suisse ou en Allemangne, labas y a des débats constructif décidément nous les français sommes toujours à la traine

    Nina

    1. comment ça il n’y a pas de débat ?
      ça fait des mois que le Front de Gauche clame sur tous les toits que la BCE doit prêter aux Etats directement sans passer par l’intermédiaire des marchés et que cette simple mesure tarirait immédiatement la spéculation, qui clame aussi qu’il faut rétablir les recettes de l’Etat, ce dernier point, belle ironie de l’histoire, vient d’être repris par le président des EUA.
      http://www.dailymotion.com/video/xl396z_obama-melenchon-meme-combat_news#from=embediframe
      Rétablir les recettes c’est supprimer les « niches » fiscales, revenir à un impôt progressif à 14 tranches, imposer les « revenus » financiers au même taux que ceux de travail
      etc.

      1. On est bien d’accord et il n’y a pas que le front de gauche à dire cela – y compris sur ce blog.
        Le problème est que ces opinions sont encore bien minoritaires et la question est de savoir s’il faudra attendre un effondrement brutal du système avec tous les effets de panique, de sidération et de chaos, ou si la voie démocratique est encore possible (élections et/ou indignation et/ou manifestations et/ou grève générale…)
        A suivre…

  2. Le ministre polonais Jacek Rostowski dont le pays assure la présidence tourniqueti-tourniqueton de l’Europe a mis en garde sur l’impact de la crise actuelle sur l’économie réelle. « La crise actuelle, si elle se poursuit de façon aussi imprévisible, aura des répercussions majeures. Si elle perdure pendant un an, ou deux ans il faut que nous soyons prêts à être confrontés à un taux de chômage qui pourrait être deux fois plus élevé dans certains pays, y compris les plus riches », a-t-il dit.

    J’avoue que je savoure particulièrement ce genre de déclaration mais dans ce cas précis, il faut aller jusqu’au bout du raisonnement et surtout dans les non-dits.

    Décodage !

    Il aurait dû ajouter : « Avec un taux de chômage qui doublerait en Europe, les projections faites par nos experts laissent augurer dans la fourchette basse de leurs estimations, un accroissement exponentiel de la pauvreté et de la criminalité. C’est pourquoi, il nous appartient de prendre dès à présent toutes les mesures préventives visant à contenir, éradiquer la délinquance et la criminalité. »

    Ben dit donc mon p’tit gars ! N’est-ce pas ce vous auriez dû faire … s’agissant des responsables de la crise des subprimes en 2008 ?»

    Redécodage !

    Si je comprends bien, il va donc falloir construire des prisons pour les futures victimes de votre crise, en mode turbo, comme aux States. Ce n’est plus 30 000 comme l’a annoncé par anticipation Zébulon hier, mais 300 000 ou 3 millions qui vont sortir de terre en PPP avec Eiffage, Bouygues et consorts. Ne restera plus que les juges à mettre au pas pour obtenir un taux de remplissage maximum, mais là encore, ça ne devrait pas poser de problèmes, privatisation de la justice oblige. Et puis après, plus besoin de délocaliser en chine, hein ? Au contraire, on va même pouvoir re-localiser les activités fissa, because que la main d’œuvre … hé bé …elle sera gratos.

    C’est quoi le futur au fait ?
    New York 1997 ? 1984 ? Mad Max ? Bienvenue à Gattaca ? Terminator ? 2012 ? Que sais-je encore, je n’ai pas tout les films de fiction ou d’anticipation en mémoire, mais mettons déjà tout ça dans un checker, mélangeons énergiquement et nous commencerons certainement à avoir un début de réponse.

    Putain, que j’aime pas ce monde !

    1. Les niveaux technologiques atteints par nos militaires occidentaux et le préexistence d’une crise énergétique majeure me laissent penser depuis longtemps à un mélange de Mad Max et de Terminator. En ce qui concerne les grandes cités occidentales, je pense qu’il y aura aussi une greffe des genes de « banlieue 13″…

      1. pépite du forum boursorama

        La seule place des salariés de GS
        Auj. à 10:39

        est la tôle ..

        GS a organisé ce mouvement ..
        Ils doivent être suspendus d’activité sur le territoire français

        Ils ont publié leur note 15 jours avant les dégradations

        Ils ont émis les CDS

        Ils sont actionnaires de Markit qui les trade

        ils sont au sein de l’agence France Trésor

        Ils sont à la tête de la BCE

        Ils sont à la tête du Département Europe du FMI

        C’est parfaitement organisé ..

        Et quand on se trouve face à ce genre de comportement , on réagit !!!!

    2. la situation économico-financière est étrangement comparable à Fukushima et ses réacteurs dont on ne sait plus que faire; ici on déverse des tonnes de dollars euros, là des tonnes d’eau, ici on déclare (2008/2009) la situation sous contrôle, les banques sauvées, là on limite la zone de contamination, on fait remonter le taux d’admissibilité des radiations; ici on se paye le retour de manivelle et, assommés on court comme un oiseau sans tête, recharger le wagon à dollars ou euros, tandis que là on fait disparaitre des étalages les compteurs geiger, comme un médecin casse le thermomètre pour arrêter la fievre.
      Enfin, ici ou là les hommes (et femmes) de bonnes volonté, s’assoient au bord de la rivière pour voir passer les idées, les projets voire les solutions qui auraient pu, pourrraient, devraient etc… remettre de l’ordre dans ce luna park de cauchemar.
      Mais bon, il n’y a pas de cauchemar qui ne finisse avec la nuit.
      Au fait il est à quelle heure le lever du soleil? Y a t il quelqu’un pour me renseigner ici?

      1. et des centres des détentions fermés pour jeunes délinquants !! Ce sont eux les politiques (de tout bord) et les financiers qui sont des délinquants, de très gros délinquants. Il nous faudrait nous débarasser de ses gens et les remplacer pas des sages. Ils existent ici ou ailleurs.

    3. Si je comprends bien, il va donc falloir construire des prisons pour les futures victimes de votre crise, en mode turbo, comme aux States.

      La délinquance n’est pas un choix de vie, c’est l’ultime recours à la survie d’un système qui tente de vous détruire…
      Et effectivement, la délinquance ne pourra que croître par le nombre « d’honnêtes gens » peu à peu dépossédés qui n’auront que peu d’autre choix pour survivre…
      Isolés, ils restent des délinquants face au système ; Regroupés, cela pourrait légitimement s’appeler « résistance », au sens de la morale, mais vite qualifiés de « terroristes » par ce même système qui nous lave le cerveau façon « méthode coué », surtout depuis le fameux « 11 septembre »…
      Si on ne se bouge pas, on va morfler…

  3. Il semble que depuis 2007, et bien avant même, s’applique à cette crise toute la rigueur d’un principe de nécessité que révèlerait l’impuissance en cours à contrôler quoi que ce soit. On pourrait y applique la grille de lecture d’un Nâgârjuna, très célèbre logicien et moine bouddhiste indien du début de notre ére.

    Le monde des phénomènes que décrivent Nâgârjuna et le bouddhisme est, dans une première compréhension, structuré par une détermination causale qui s’applique à tout ce qui est, choses et êtres. Les choses ne sont pas en vertu d’une transcendance qui se situerait en arrière-plan, ou d’une détermination immanente, interne, mais uniquement en fonction d’un rapport fonctionnel qui lie ces choses entre elles (c’est ce rapport qui fait apparaître l’objet). La détermination causale donne aux phénomènes un cours déterminé en vertu du fait qu’elle établit un rapport nécessaire entre ces phénomènes. Est nécessaire tout processus qui ne peut manquer de se produire dans des conditions données. Cette détermination, puisqu’elle est stable et qu’elle se répète, définit une loi, une infinité de lois : lois de la nature, lois sociales, lois des rapports humains, de la pensée, etc.. . La conjonction des conditions particulières A, B et C fait apparaître (produit) un phénomène particulier D (conjonction car une cause unique ne peut pas produire un effet sans l’aide d’autre causes). Les conditions A, B et C sont elles-mêmes la résultante d’autres conditions plus en amont, tandis que le phénomène D devient l’une des conditions d’apparition d’un autre phénomène. Dans la première appréhension que l’on peut en avoir, toutes les choses sont ainsi produites en relation, tout est créé en dépendance, rien ne se produit de lui-même. Tout ce qui se produit (le prévisible comme le non prévisible, ce qui naît de l’action de l’homme comme ce qui découle de sa passivité), dans le moindre détail, est la conséquence d’une nécessité naturelle qui fait loi, et les choses et les êtres ne tirent leur réalité que de cette nécessité. La nécessité est donc un principe, naturel et inéluctable, dont dépendent les phénomènes dans leur existence. On parle alors de phénomènes conditionnés (les phénomènes n’existent pas en eux-mêmes mais seulement en vertu de conditions qui président à leur apparition) et de production de ces phénomènes (le moment où une loi, une conjonction de causes, fait apparaître un phénomène).

    En ce sens, l’homme n’aurait guère de prise sur l’évolution en cours et son rôle se limiterait, qu’il le veuille ou non, à servir le déroulement de cette évolution. Il n’y aurait même pas de point de bifurcation à rechercher, carrefour imaginaire où serait né le germe de la dégradation venue, car ce point serait lui-même le fruit de ce principe de nécessité. Lorsqu’autre chose viendra (la production suivante), déjà en germe (cela viendra donc forcément), cela se fera en vertu du même principe de nécessité. Il reste cependant à l’observateur son ressenti, son affect et son intellect. Forme de consolation..

    1. la vie est un programme et l’humanité une idée well well well théorie des Qubits

      en gros , la vie c’est du papier à musique perforé , la fleche du temps la manivelle qui fait tourner l’orgue de barbarie et les sons produits tantot harmonieux tantot discordants sont les differentes especes issues de la chimie carbonée …

      lis simulacron3 de daniel galouye ..

  4. Jusqu’où va aller le dérapage en cours ?

    Pour GS ce sera très très bas : http://www.scribd.com/fullscreen/63818804

    Selon le Wall Street Journal, Brazil pense qu’un capital d’au moins mille milliards de dollars serait nécessaire pour renflouer les banques européennes ; que de petites entreprises américaines, autrefois source d’emplois sont languissantes ; et que la croissance chinoise peut ne pas être durable.
    La communauté financière mondiale vit actuellement dans la peur. Comme je l’écrivais l’autre jour, le monde financier est sur le point d’entrer en mode panique. Les choses pourraient commencer à se disloquer n’importe quand. La plupart de ces grandes banques ne vont pas admettre publiquement à quel point les choses vont mal en ce moment, mais il y a une grande panique en privé.

  5. Bonjour et merci pour ces recadrages au jour le jour.

    Je me pose 3 questions :

    1) Y a-t-il clairement chantage aux apports/rapatriements de capitaux de la part de nos « partenaires » (américains et/ou BRIC)?

    2) Le FESF pourrait-il être financé par ces partenaires « providentiels » en échange de prérogatives accrues et d’une politique monétaire accomodante (type Fed) de la BCE ?

    3) Peut-on déjà parler d’une mise sous tutelle économique et politique de la zone Euro (Allemagne comprise) par des mégabanques et des fonds souverains, ou est-ce prématuré/exagéré?

    Merci pour vos éclairages.

    1. 1/ On a rien sans rien !
      2/ Le FSFE émet des obligations, qui peuvent être achetées sur le marché.
      3/ Tout dépend de ce que vous entendez par tutelle.

      1. Merci pour votre (et pour les) réponse(s).
        Ok pour 1/ et 2/.
        Pour 3/ : par tutelle, j’entends la transformation des gouvernements de la zone euro en exécutants ou gestionnaires purs et simples d’un programme (type Plan FMI en 12 points) mis au point par les généreux bailleurs de fonds.
        Concrètement, la possibilité (occulte ou rendue légale) de dicter unilatéralement un programme de gouvernement, un calendrier de « réformes », des « ajustements législatifs provisoires », voire une série d’actions d’éclat sur le terrain social.
        Bref, l’application à l’Europe, à brève échéance, des recettes testées jadis en Amérique Latine.

        Prématuré? Exagéré?

      2. Bien vu le Belge. A mon avis ni prématuré ni exagéré…Le capitalisme est une machine qui bouffe tout sur son passage et qui lamine toutes les règles qui s’opposent à la logique de l’enrichissement maximum d’une infime minorité.Pour piller un pays il faut l’appauvrir pour pouvoir en corrompre les fonctionnaires au prix le plus bas possible, ce qui est facile quant on crée la misère afin de créer un paradis pour businessmen où tout est permis… Ceux qui croient que j’exagère, je les invite à visiter ce qu’est devenu le Congo ex Belge…Les fonctionnaires ne sont plus payés et se « débrouillent » au détriment de la population… Dans ce pays la « privatisation » de la fonction publique est arrivée à son stade ultime : chaque fonctionnaire travaille pour lui-même et on peut considérer que c’est la population qui est au service de la fonction publique !

        L’arme de la dette permet d’obtenir les mêmes destruction que la guerre sans devoir mobiliser une armée. L’arme de la dette est certes moins rapide que la guerre mais aussi moins risquée pour celui qui la met en oeuvre! Les peuples d’Europe n’ont pas encore compris que la crise de la dette est une déclaration de guerre, assortie d’un pillage, d’une minorité contre une majorité. Le réveil sera laborieux. Aux armes citoyens…

        Cher sujet Belge , vous êtes ainsi informé de ce qui vous attend en cas de tutelle ! Heureusement votre petit pays ne contient pas de ressources naturelles vitales aux grandes puissances et avec un peu de chance, vous échapperez encore un certain temps à ce douloureux destin…

        Bonne chance cher sujet belge…

      3. @ Justin

        Oui. Au moins, on sait dans quoi on est.
        Merci (beaucoup) pour votre témoignage.
        Bonne chance à vous aussi… et à chacun(e) d’entre nous.

    2. Est-ce que je peux soumettre un léger, mais important selon moi, recadrage linguistique.

      J´en ai un peu marre qu´on parle sans arrêt de pays ou d´ensemble de pays comme s´ils étaient faits d´un seul bloc, tous derrière le chef face à l´Étranger.

      Personnellement, lorsque Angela Merkel parle, je ne mis pas tiens les allemands pensent ceci ou cela. Je me dis simplement, Angela Merkel et/ou le parti d´Angela Merkel et/ou les commanditaires/partenaires d´Angela Merkel pensent ceci ou cela.

      De même, lorsque Nicolas Sarkozy parle aux allemands, j´espère qu´ils ne se disent pas : Tiens les français pensent ceci ou cela. Parce que je ne pense rien de ce que pense Nicolas Sarkozy (en fait, je n´en sais rien, de ce que pense N.Sarkozy) et pourtant, il se trouve que je suis naît français et de culture française, c´est pas ma faute, mais bon, des fois…. pffff…

      Le principe de réalisme semble imposer cette vision des choses sur le plan géopolitique, mais sont-ce là des rapports démocratiques de population à population ? Ne sont-ce pas des échanges biaisés par le commerce des puissants, des créateurs de richesse comme ils disent ou pire, des évangélistes culturo-politico-économiques ?

      1. Qui est ce ce Nicolas Sarkozy qui ose parler tout seul au nom de la France ?

        Qui c’est cette Angela Merkel qui ose parler au nom de l’Allemagne ( réunifiée même !) ?

        Qui est ce ,ces Belges qui n’ont même plus personne pour parler en leur nom ?

        Qui c’est ce Juan nessy qui parle au nom de celui qui emprunte ce pseudo ?

      2. Bon rappel.
        C’est effectivement un point de vue nationaliste,
        passant au dessus de la réalité sociale.
        C’est un défaut majeur de la gauche réformiste française, largement cocorico.
        Un poison qui fait finalement le jeu de la droite souverainiste.

      3. Vincent Wallon, et c’est aussi ce qui brouille l’intelligibilité de n’importe quel message… sans nul doute il y a des intérêts, et une sorte d’atavisme moral qui bétonne le langage à croire par exemple qu’un pauvre est un con et qu’un intellectuel est intelligent. on sait tous à quel point des fois… quant « à prohiber » ces facilités comme dit F. Leclerc je crains qu’une langue de bois les rattrape et les détourne avec une facilité déconcertante

      4. Plus précisément:

        Le chef d’un Etat peut parle au nom de cet Etat. Et c’est ce que signifie ici « l’Allemagne » ou « la France » a pris tel ou tel engagement, telle ou telle poistion, spécialement quand le chef de l’Etat parle dans son rôle de chef d’Etat. Ceci, par ailleurs, n’a rien d’illégitime, et ne relève en rien d’une forme de nationalisme quelconque: ce n’est rien d’autre que la description exacte et appropriée d’un fait juridique (l’Etat comme sujet de droit international).

        En revanche, il ne parle pas effectivement « au nom de la France », ou de « l’Allemagne », si par là on entend « les français » ou « les allemands ». Mais personne ne fait cette confusion! Parce que quand nous disons « les allemands ceci, ou les grecs cela… », chacun comprend implicitement qu’il s’agit de « l’Etat allemand » (ou « les autorités allemandes ») ou de « l’Etat grec » (ou « les autorités grecques »).

        C’est donc la confusion entre l’Etat en tant que personne morale et la communauté politique ( le Peuple ou la Nation…) qu’il faut bannir. Mais encore une fois, instinctivement, personne ne la fait vraiment (y compris les « nationalistes » eux-mêmes!).

      5. La nov´langue n´est pas une invention récente, je le crains. Et surtout François et Un belge, je sais bien de où venaient ces erreurs et ne les avais mises que sur la facilité de langage.
        Seulement, à l´heure où la peste brune brouille les discours progressistes, il est très important d´être très vigilants, à mon avis. Cela vaut pour moi, si vous m´y prenez, n´hésitez pas.

      6. @AntoineY

        Mais personne ne fait cette confusion!

        Ah ouais ? Personne ? Vous avez pris des CDS pour parier là dessus ?
        Désolé, mais je ne peux pas vous croire bien attentionné en laissant supposer que cet état de fait (c´est indiscutable) est normal et naturel.

      7. @Vincent Wallon

        Il s’agit de droit. Merkel est chancelière et s’exprime au nom des citoyens allemands qui ont apporté une majorité à la CDU. Tant que nous vivons dans des démocraties représentatives, que cela soit bien ou mal, c’est juridiquement pertinent.

      8. @ vincent wallon D’accord pour faire un distingo peuple et dirigeants chinois,le peuple subit c’est tres clair.Mais pour ce qui nous concerne,là en l’occurence l’allemagne nous sommes soit disant des democraties et les
        peuples occidentaux sont en partie responsable de se qu’ils subissent ou font subir

      9. remarquons que un Belge vaut mieux que deux… je remarque surtout qu’il n’a pas eu d’éclaircissements sur sa question à François Leclerc (le point 3). Si Un Belge sont le peuple représenté, quelle déception ! Non ?
        Moi aussi je trouvais cette question pertinente, cette question aurait dû être posée par Taddéi.
        (sans réponse je laisse pousser ma barbe)

      10. @ Antoine Y :
        Faut arrêter de propager inconsciemment la propagande post-vichyste, ‘tain, y en a marre !!!
        « Le chef d’un Etat peut parle au nom de cet Etat. Et c’est ce que signifie ici « l’Allemagne » ou « la France » a pris tel ou tel engagement, telle ou telle poistion, spécialement quand le chef de l’Etat parle dans son rôle de chef d’Etat. Ceci, par ailleurs, n’a rien d’illégitime, et ne relève en rien d’une forme de nationalisme quelconque: ce n’est rien d’autre que la description exacte et appropriée d’un fait juridique (l’Etat comme sujet de droit international). »

        Jamais de la vie !!
        Où, dans la constitution de 1958, on peut voir cette expression ‘chef de l’état’ (ou même ‘chef d’état’) ??
        Jamais !!

        La seule expression utilisant le terme ‘chef’, c’est dans l’article 15 : « Art. 15. – Le Président de la République est le chef des armées. Il préside les conseils et les comités supérieurs de la Défense Nationale. »
        Des ‘armées’, pas de ‘l’état’ (ou ‘d’état’) !

        On est en République française.
        Il n’existe pas de ‘chef de l’état’ en République française.
        Il existe par contre un Président de la République.
        Et ce Président parle au nom de la République française.
        Et certainement pas au nom du peuple français : « Art. 3. – La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum.
        Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice. »

        Merde. Pas compliqué.

        Ce genre d’expression, c’est direct provenant de Vichy :
        « Acte constitutionnel n° 1 du 11 juillet 1940.
        Nous, Philippe Pétain, maréchal de France,
        Vu la loi constitutionnelle du 10 juillet 1940,
        Déclarons assumer les fonctions de chef de l’État français.
        En conséquence, nous décrétons :
        L’art. 2 de la loi constitutionnelle du 25 février. 1875 est abrogé. »

        Loi du 25 février 1875
        relative à l’organisation des pouvoirs publics
        « Article 2.
        Le président de la République est élu à la majorité absolue des suffrages par le Sénat et par la Chambre des députés réunis en Assemblée nationale. Il est nommé pour sept ans. Il est rééligible. »

        Je ne te fais pas de procès d’intention, Antoine Y, car je ne dis pas que tu utilises ces termes dans le sens des actes constitutionnels de Vichy.
        Mais je fais un procès à ces ‘procédés de langage’, utilisés communément et y compris par les journalistes, qui en disent long sur la méconnaissance patente et de notre histoire et de nos institutions.

        Désolé, mais ça m’a gonflé.

      11. @ Nicks
        Vous devriez mettre des guillemets à « démocraties » et à « représentatives ».
        Citez moi un pays où le peuple détient un autre pouvoir que celui de se révolter ?
        Que s’est-il passer la dernière fois où le peuple a été consulté ?
        Nos « élus » représentent parfois le pouvoir qu’ils ont « acquis ». Le reste du temps ils gèrent et gouvernent.
        Le peuple n’est plus qu’une variable, plus ou moins bien contrôlable et contrôlée, dans le grand jeu de la réussite personnelle et du pouvoir.
        Nous vivons sous un régime oligarchique à peine camouflé derrière une compétition élective.

      12. la propagande post-vichyste, ‘tain, y en a marre !!!

        zébu, y faut mettre quoi avant le ‘tain, un P … ?
        (tjs pas de réponse pour notre ami Belge)

      13. Je dis « personne ne fait cette confusion », au sens où, lorsque quelqu’un dit « l’Allemagne estime que », personne n’interprête autrement que « une majorité des allemands estime que » (que ce soit vrai ou faux est une autre question) ou  » les représentants du peuple allemands estiment que » (qu’ils soient représentatifs ou non de ce que pensent/croient vraiment les allemands, ou qu’ils disposeraient toujours d’une majorité en cas de nouvelles élections est également une autre question).
        Bon j’aurais dû dire: « une part infinitésimale de la population française fait sans doute la confusion » et non pas « personne ne pense que ».

        Reste que que faire équivaloir « la France » et « Mr Sarkozy » lorsque ce dernier s’exprime dans un cadre officiel, ce n’est pas du novlangue, puisque ses propos engagent effectivement l’Etat français, que cela plaise ou non.

      14. @ Zebu
        Y a aucun souci! C’est l’occasion de préciser quelques petites choses.

        OK pour l’expression « chef d’Etat ».

        Au passage, j’ai dit « chef d’Etat » au sens générique du terme, comme on dit « la Réunion des chefs d’Etats africains » et non pas « la réunion du Roi bidule, du Tyran machin, du Président trucmuche, de la Chancelière Tartampion… etc ». De la même façon que l’on parle de « citoyens belges » ou de « citoyens anglais », alors que, monarchie constitutionnele ou pas, on devrait parler de « sujets », au sens strict.
        Ce n’est donc nullement une erreur, mais simplement la polysémie du terme « chef d’Etat », qui a un sens « technique », et un sens « commun ». Je l’utilisais dans ce sens « commun », parce qu’il rend compte de la perception de ceux qui traitent avec le Président de la République française, et qui perçoivent leur interraction avec lui sous cet angle. Mais également parce-que tous les chefs d’Etat (au sens générique) sont dans la même situation.

        Il FAUT remplacer « chef d’Etat »par « president de la Republique » bien sûr dès lors qu’on s’en tient au terme technique, franco-français. Mais cela ne change strictement rien à l’argumentation. Il suffit de remplacer « chef d’Etat » par « Président de la Républqiue » dans le texte.
        Encore une fois, je le dis et je le répête, la parole du Président de la République engage l’Etat français, que cela plaise ou non (la question de savoir quelle valeur les contreparties devraient y accorder est une autre question). Je n’ai nulle part affirmé que cela engageait le Peuple français (la question de savoir si son Parlement l’engage effectivement est également une autre question).

        Pour ce qui est du « sens technique » lui-même.

        Sur la méthode, en général, du seul recour aux textes (sur ce qui y est inscrit et sur ce qui n’y est pas):
        On peut adopter une forme ou une autre de « positivisme légal », en citant les Textes, comme si le Droit y était contenu. . Il faut se méfier de cette manière de procéder. Le courant « sociologique » en matières d’études juridiques dissipe ces « fictions juridiques », mythologiques, qui ne rendent absolument pas compte de la manière dont le Droit est effectivement produit et appliqué dans la réalité, et donc du Droit existant.
        Ex: la fiction de la séparation stricte des pouvoirs, selon laquelle le juge ne créérait pas de Droit, enseignée dans toutes les facs de droit (peut-être moins maintenant, mais ça m’étonnerait) ne tient aucunement compte de la réalité de la pratique du Droit (il faut voir les circonvolutions doctrinales, dignes des meilleurs numéros de contorsioniste, pour ne pas l’admettre… un peu comme le concept « d’utilité » dans les théories de la valeur, qu’on cherche à sauver de toutes les manières possibles et imaginables!): c’est qu’il faut sauver l’ordre symbolique qui voudrait que seul le pouvoir Législatif soit à même de créer du Droit, le pouvoir Judiciaire ayant une autre fonction qui lui serait propre (et exclusive).

        Sur ce point de doctrine en particulier (qui est une partie du Droit, dotée d’implications pratiques puisqu’elles lui donnent sens, et non pas seulement un recueil d’interprétations dudit Droit ):
        La Constitution, justement, et la pratique institutionnelle reconnaissent au President de la Republique un rôle éminent en matière de diplomatie. La doctrine parle de « domaine réservé » . Le président de la République négocie et ratifie les traités. Il accrédite les ambassadeurs français à l’étranger et, réciproquement, les ambassadeurs étrangers en France sont accrédités auprès de lui. Il conduit la délégation française dans toutes les rencontres internationales ou européennes d’importance.
        Ainsi, même en période de cohabitation, le président conserve une prédominance en la matière et la France est systématiquement représentée par les deux têtes de l’exécutif.

        N’en déplaise donc, lorsque que Mr Sarkozy s’exprime en tant que président de la République, sa parole engage l’Etat français devant les Etats étrangers. Le nom de l’Etat français est bien « La France », et il est tout à fait normal d’employer l’expression « La France » ou l’expression « L’Allemagne » en lieu et place de « Le Président Sarkosy » et « La Chancelière Merkel ».
        Ce n’est ni du novlangue, ni de la propagande nationaliste. Seulement la simple réalité.

      15. @Wildleech

        J’ai bien souligner que cette notion de démocratie représentative n’était pas forcément un bien et je suis bien évidemment d’accord qu’elle ne représente pas grand monde en ce moment…

      16. recadrage linguistique

        :
        « Voici que les hommes s’échangent maintenant les mots comme des idoles invisibles, ne s’en forgeant plus qu’une monnaie : nous finirons un jour muets à force de communiquer ; nous deviendrons enfin égaux aux animaux, car les animaux n’ont jamais parlé mais toujours communiqué très très bien. Il n’y a que le mystère de parler qui nous séparait d’eux. À la fin nous deviendrons des animaux : dressés par les images, hébétés par l’échange de tout, redevenus des mangeurs du monde et une matière pour la mort. La fin de l’histoire est sans parole.  
        À l’image mécanique et instrumentale du langage que nous propose le grand système marchand qui vient étendre son filet sur notre Occident désorienté, à la religion des choses, à l’hypnose de l’objet, à l’idolâtrie, à ce temps qui semble s’être condamné lui-même à n’être plus que le temps circulaire d’une vente à perpétuité, à ce temps où le matérialisme dialectique, effondré, livre passage au matérialisme absolu – j’oppose notre descente en langage muet dans la nuit de la matière de notre corps par les mots et l’expérience singulière que fait chaque parlant, chaque parleur d’ici, d’un voyage dans la parole ; j’oppose le savoir que nous avons, qu’il y a, tout au fond de nous, non quelque chose dont nous serions propriétaire (notre parcelle individuelle, notre identité, la prison du moi), mais une ouverture intérieure, un passage parlé ».  
         
        Valère Novarina, Devant la parole, éd. P.O.L., 1999, pp. 13-14 cité in Jean-Michel Maulpoix, Le poète perplexe, 2002, p. 205

      17. @ Antoine Y :
        Sans plus vouloir poémiquer sur le coupage de terme en 4 cheveux, d’autant que j’avais bien compris que ce n’était pas l’intention qui recelait en sous-jacent mais l’emprunt au langage commun.
        Juste souligner deux choses : c’est bien ces effets de langage commun qui transforment peu à peu la réalité, y compris juridique et constitutionnelle. Il faut donc y prendre garde, sans quoi, ce qui est communément admis le deviendra légalement défini.
        Paul a démontré justement avec l’histoire de la coulisse pour le marché à terme durant le 19ème siècle que laisser la pratique se réaliser (la tolérer), c’est permettre à un moment plus propice à cette pratique d’être reconnue comme légale et même, devenir l’alpha et l’oméga du corpus juridique (ce qui s’est passé).

        Les origines de ce langage commun sont clairement définies.
        Et il n’est pas anodin que ni les journalistes qui méconnaissent ces origines (et on pourrait se demander effectivement s’ils méconnaissent leur histoire et leur constitution, ce qui est plus que navrant pour des journalistes dits ‘politiques’), ni le Président de la République ne relèvent que l’emploi de ce terme est non seulement factice en droit mais qui plus est pourri dans le royaume politique.
        Ce en quoi, on ne peut que constater que les dits Présidents de la République (hormis Mitterrand je crois qui avait corrigé un journaliste sur ce terme il me semble) laisse dire ‘chef de l’état’ ou ‘chef d’état’ : c’est bien que cela flatte leur ego. Quant aux journalistes qui utilisent ce terme, inconsciemment ou non, je ne sais ce que cela flatte en eux …
        Et je le répète par ailleurs moi aussi : l’Etat français n’a pas de ‘chef’. C’est là encore un abus de langage coutumier.

        Pour finir, précisions qui ont leur importance :
        1/ le Président de la République française n’est pas le chef de l’état (ni même ‘français’ d’ailleurs) car il n’a tout simplement qu’un pouvoir de commandement très défini (heureusement, déjà que c’est quasi monarchique …).
        Si on voulait être précis, on devrait alors préciser qu’il est le ‘chef’ d’une partie de l’Etat ou qu’il a certains pouvoirs sur cet état.
        Et si on veut se référer à la constitution, référence suprême en droit, ce serait de citer l’article 5 :
        « Le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l’Etat. ». Le Président de la République est donc :
        – un arbitre
        – un garant (quant à la continuité de l’état, par ailleurs sans aucune référence à ‘l’Etat français‘)
        Nul part, il n’est indiqué qu’il est un ‘chef’. Là encore, abus de langage, qui en dit long sur la conception monarchique de cette fonction.
        2/ L’Etat français n’est pas la France.
        Jamais de la vie.
        C’est d’ailleurs cette distinction qui permit historiquement à De Gaulle de distinguer la France de « l’Etat français » (là encore, quand même, faire très attention aux termes employés : ce sont ceux du régime de Vichy !!!) et de contester la légitimité même de ce régime.
        Au nom de la conception Républicaine de la souveraineté, définit par la déclaration des droits de l’homme :
        « Article III
        Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément. » : et nul part dans la constitution, on ne parle d’un ‘état français’ comme ‘corps’ où résiderait cette souveraineté.

        L’Etat, qu’il soit français ou non, ne peut donc subsumer ce principe de souveraineté (qu’elle réside dans la Nation, pour la Déclaration de 1789 ou dans le peuple pour la Constitution de 1958).
        Et le Président de la République, qu’il soit ‘chef’ de cet état, qu’il soit ‘français’ ou non, ne représente que l’Etat et la République française.
        Mais en aucun cas ni la nation, pas plus la souveraineté, ni le peuple français et encore moins la France.
        Et parce que ces concepts lui sont supérieurs, au cas où il attenterait à ceux-ci, l’article 68 précise : « Le Président de la République ne peut être destitué qu’en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat. La destitution est prononcée par le Parlement constitué en Haute Cour. »
        L’expérience du régime de Vichy, Antoine Y, celle de ‘l’Etat français’ en l’occurrence : ne pas permettre à un individu d’attenter à des concepts aussi essentiels que la souveraineté (nationale ou populaire) ou à la France, fusse-t-il Président de la République et même ‘chef de l’Etat français’.
        Si le Président de la République incarnait la souveraineté, la nation, le peuple français et la France, comment dès lors définir s’il manque ou non à ses devoirs dans le cadre de son mandat … ?

        Tu parlais de la nécessité de relier le droit à son contexte : c’est fait.
        Et ô combien !

      18. @ Antoine Y :
        Pour être précis, en lieu et place de parler ‘d’état français’, on devrait dire ‘état de la République française’.
        Je sais bien que l’on parle de ‘français’ comme de l’adjectif pour des observateurs étrangers mais l’état n’étant qu’une forme de gouvernement, il serait opportun de rappeler cette forme, justement : républicaine.

      19. @Zébu
        Jacques Rancière, « Élection et raison démocratique » ( Le Monde, 22/03/2007) :

        « L’élection présidentielle directe n’a pas été inventée pour consacrer le pouvoir populaire mais pour le contrecarrer. Elle est une institution monarchique, un détournement du suffrage collectif destiné à le transformer en son contraire, la soumission à un homme supérieur servant de guide à la communauté. Elle a été instituée en France en 1848 comme contrepoids à la puissance populaire. Les républicains avaient cru en limiter le risque par un mandat de quatre ans non renouvelable. Le coup d’État de Louis Napoléon fit prévaloir l’esprit monarchiste de l’institution sur sa forme républicaine. Après 1870, il n’en fut plus question jusqu’à ce que De Gaulle la rétablît en 1962. Il s’agissait, dit-il, de donner à la nation un guide au- dessus des partis. Il s’agissait en fait de donner tout pouvoir à ce guide en mettant l’appareil entier de l’État au service d’un parti minoritaire. Toute la gauche alors le comprit et vota contre cette institution. Apparemment, tous l’ont oublié : les socialistes qui découvrirent, avec les avantages pratiques du système, les charmes privés de la vie de cour ; les communistes et l’extrême gauche qui y trouvèrent les moyens de monnayer leurs voix en vue des partages de circonscription ou de faire un peu de propagande pour leur boutique. Rien d’étonnant à ce que tous, ou à peu près, aient fait cœur en 2002 pour plébisciter le candidat de cette « démocratie » « 

        Descends de ton nuage. Le président est bien le chef de l’État, de l’État gaulliste ou post-gaulliste si tu préfères et si la Constit ne parle pas de chef de l’État c’est justement pour éviter de malheureux relents d’État Français. Plus que cela, dans l’esprit de la Constitution comme dans celui de de Gaulle le président symbolise bel et bien la Nation, à la grande joie et avec la bénédiction des veaux, « une certaine idée de la France » qu’il disait le grand Charlot… Même 68 n’a fait qu’effleurer un temps cette représentation monarchiste pur jus pour finalement la renforcer. Alors les cohabitations, 2002, le référendum de 2005, ou même le Sarkopte de la Gaule au pouvoir aujourd’hui, no souci pour le l’image et le principe de « Chef de l’État »…
        Faudra au minimum la chute du capitalisme plus celle subséquente de la Maison France®™© pour en voir la fin, et encore. Alors les effarouchements formalistes de jeune fille en fleur Zébuesques… louables certes, même si inexacts, mais bon.

      1. @ Wildleech Une competition ou tous les coups sont permis et ou nous sommes sur d’avoir
        vraiment le » meilleur » des candidats,le plus verreux le plus pourri(je sait des propos pareils ca sert peut etre le pen fille)
        Juste un petit peu a 6h30 du mat ça fait du bien car j’ai vu hier soir que Chirac battait meme pasqua en nombre d’affaires jugees,admirez vous meme la performance !

    3. Pour 2) les chinois veulent pouvoir acheter tout ce qu’il leur plaira en Europe, c’est à dire « nos » multinationales et leur technologies.

  6. Deux banques européennes ont frôlé la faillite : elles étaient à court de dollars !

    Lisez cet article :

    Zone euro : la BCE prête 575 millions de dollars à deux instituts financiers.

    La Banque centrale européenne (BCE) a accordé un prêt de 575 millions de dollars à deux établissements de la zone euro, selon un communiqué sur son site internet, un indice de plus de l’incapacité de certaines banques de la région à accéder au marché américain.

    http://www.romandie.com/news/n/Zone_euro_la_BCE_prete_575_mio_USD_a_deux_instituts_financiers140920111309.asp

  7. Le marché financier continue naturellement à faire, ce pourquoi il existe, produire de la plusvalue au profit des investisseurs… et il continuera, puisqu’on ne lui impose aucune limite, ni légale, ni morale.
    Les limites légales pourraient exister pour peu que le législateur, détenteur de ce pouvoir, ait intérêt à légiférer…
    Le législateur a t-il des intérêts, à ne pas légiférer ?

    1. merci de remettre les i sous les points.
      si les marchés ont le pouvoir de spéculer sur les dettes des Etats c’est bien parce que les Politiques leurs en ont donné le droit, notamment par le traité de Lisbonne qui interdit à la BCE de prêter aux Etats.

  8. Pour dénouer les noeuds , un certain Alexandre ( pas le nôtre !) avait eu une méthode assez efficace .

    Mais il n’était pas au bord d’une falaise .

    La tempête gonfle en ouragan .

  9. Le système financier Mondial reposait sur ( M4) à quelque chose près sur 1000 000 de milliards de $, en 2010. Plus de la moitié, près de 60% sont des fonds qui reposent sur le système bancaire  » alternatif » ou encore » shadow banking » ces dettes n’ont aucune ou presque pas de contre partie en fonds propres!
    Comme « Nasrudin » qui ne savait pas où il avait perdu ses clés,en pleine nuit,et les cherchait sous un réverbère, parce que là au moins il y a de la lumière, nos acteurs de l’économie capitaliste préfèrent regarder dans les 40% restant qui reposent eux sur le système bancaire « classique » dont on « sait » qu’il est sous capitalisé ( core1 est de 13% aux states contre 9% en France ou en Allemagne (après le nettoyage chez nos amis teutons que vous évoquez dans la bad bank) il suffit de lire, comme il suffit de regarder pour les dettes souveraines que pour certains pays leurs « soutenabilité » au vue de l’importance des déficits, d’absence de croissance chronique( nulle ou négative) alors que les taux d’intérêts eux sont très supèrieur à 1%!
    Je vous invite à lire l’article suivant dans « ÉCONOMIE ET STATISTIQUE N° 438–440, 2010 »
    La crise de la finance globalisée
    Anton Brender et Florence Pisani *

      1. Non car les données ( 600 000 ) milliards son en unité SDR ( DST) en français;
        1 USD = SDR 0.635746
        600 000 milliards de SDR font 943 773 Mds de $
        Voyez nous sommes pas loin!

      1. à François Leclerc,
        Je suis d’accord avec vous quand vous dites:
        « Beaucoup d’angélisme et bien peu de clairvoyance dans cette analyse et ce plaidoyer pour une meilleur régulation de la finance ! »
        (A propos des auteurs de l’article) Je ne connais pas leur livre, ni à quoi ils ressemblaient ( merci pour le lien avec la vidéo) mais leur étude est assez explicite, même si nous ne sommes pas d’accords sur leurs conclusions, pour comprendre que nous « marchons sur la tête »…

    1. La crise de la finance globalisée => article et vidéo complémentaire sont disponibles ici

      A noter en bas de la page donnée dans le lien la mention suivante : Anton Brender et Florence Pisani enseignent à l’université Paris-Dauphine et sont économistes chez Dexia Asset Management. Ils ont notamment publié dans la même collection « Les déséquilibres financiers internationaux » (2007)

      1. Beaucoup d’angélisme et bien peu de clairvoyance dans cette analyse et ce plaidoyer pour une meilleur régulation de la finance !

      2. Dernière mise à jour novembre 2010 et à priori la vidéo est de 2009. Je ne pense pas qu’il tiendrait le même discours maintenant.
        En tout cas, peut-être des experts mais certainement pas des visionnaires. 🙂

      3. « Anton Brender et Florence Pisani enseignent à l’université Paris-Dauphine et sont Economiste chez Dexia Asset Management. »

        On ne parlera surtout pas de conflit d’intérêt intellectuel…

    2. Excellent :
      Ces dettes n’ont aucune ou presque pas de contre partie en fonds propres!

      S’il y avait besoin de fonds propres, on n’en serait jamais arrivé là.
      Madoff est un idiot , il s’est fait prendre.

      Entretenir l’illusion qu’il y a un marché qui fonctionne avec des règles intangibles, c’est cela qui est étrange. Vous comprendrez qu’on ne puisse pas vous dévoiler comment cela fonctionne…

      Autant demander à un fabricant de cosmétiques d’indiquer la composition de son produit sur l’emballage.

      1. Je ne comprends pas votre remarque.
        Ou plutôt si, la bonne vieille théorie du complot!
        Le système bancaire classique a des règles le Core 1 ( plus que les fonds propres) doit être au moins égal à 8%
        Aux US les banques frôle avec les 13%! En europe ( France, Allemagne avec les 9%, on ne sait plus grand chose pour le royaume unie). Ce qui fait dire au FMI les banques Européènnes sont sous capitalisé.
        Les fonds propres en dehors des besoins de financement, c’est une déclaration à qui veut l’entendre  » VOILA CE QUE JE SUIS PRES A PERDRE » valable pour toute entreprise.
        En ce qui concerne le système bancaire alternatif, on ne sait rien!
        J’ajoute que l’interconnexion du systéme est évidente les banques fabriquent des produits dérivés et le systéme alternatif les achete! et vice versa.
        600 000 milliards de produits dérivés dans le monde.
        Comment le système fonctionne est bien relisait  » L’argent mode d’emploi »
        En gros comme l’argent n’est jamais au bon endroit, il y a les interêts et le reste s’enchaine…

  10. Crise bancaire, crise financière, crise économique, le passage de la « Dette » Privée à la dette publique était effectivement inscrit, comme la non-régulation financière pourquoi ?
    En raison de l’irrationalité des puissants, ceux qui gouvernent derrière la « Scène » c’est à dire l’oligarchie Capitaliste ?
    Ou bien en raison du rapport de force qu’ils ont établi à l’échelle de la planète et qui se déploie comme un ordre naturel des choses, aux « saltimbanques » qu’ils nous présentent.
    Il faut aussi reconnaître que si toutes les prescriptions abondamment décrites ici avec un luxe de pertinence avaient été dictées et imposées (avec quelles forces ?) aux financiers, une gigantesque panique boursière et bancaire avec se serait produit comme le monde n’en a pas connu depuis 1929.
    Retour donc à la case départ …
    L’histoire retiendra, si nous sommes capables d’offrir une issue positive à cette crise protéiforme (nous ne parlons ici que ses aspects financiers, économiques et monétaires) que jamais une oligarchie, n’a réussi à dominer, d’un pouvoir aussi absolu, une telle masse de personnes, (institutions, groupes sociaux et partis inclus.)
    Les historiens ne manqueront certainement pas d’interroger également cette extraordinaire ironie qui aura conduit à endosser conjointement avec les néo-libéraux, la « sociale démocratie et ses alliés la responsabilité de la « Grande Dépression Capitaliste. »
    Cette oligarchie après avoir réussi à convaincre que la défense de ses intérêts particuliers servaient aussi l’intérêt général et que cette idéologie hégémonique a même su désarmer ceux qui devaient la combattre.
    Cette oligarchie, comme tout système qui doit s’adapter, poursuit tout simplement son œuvre, sa « crise », c’est comment passer de ce capitalisme déterminé pas des particularisme historiques en une sorte de nouvelle « féodalité capitaliste » dont nous voyons du reste l’installation partout dans le monde, de Buenos Aires à Kinshasa.
    Les appels à la rationalité capitaliste aux « responsables » divers et variés ont le poids d’un appel à l’abstinence devant la porte d’un bordel militaire de campagne.
    Taire le fait que cette oligarchie ne verra pas remis en cause le moindre de ses privilèges sans recours à un certain niveau de violence, en fonction de la situation et jusqu’à la « guerre totale » anti-populaire, si nécessaire, est une faute ? Même si c’est aussi une vérité dérangeante !
    Pour conclure sur quelques lignes de Lordon :
    « Mais l’essentiel est ailleurs : il est dans le fait que jamais un groupe d’intérêt aussi puissant que celui qui s’est constitué autour de la finance lato sensu ne renoncera de lui-même au moindre de ses privilèges, et que seuls peuvent le mettre à bas la force d’un mouvement insurrectionnel – puisqu’il est bien clair par ailleurs qu’aucun des partis de gouvernement nulle part n’a le réel désir de l’attaquer –, ou bien la puissance dévastatrice d’une catastrophe que son système aura lui-même engendré. A l’évidence, c’est cette dernière hypothèse qui tient la corde, et puisqu’elle déploie maintenant ses effets avec la force de fatalité du tsunami évoqué en ouverture, il ne reste plus qu’à attendre qu’elle accomplisse pleinement ses virtualités… »
    Après ces litanies parfaitement justifiées pour décrire le déferlement de problèmes avec la force d’un tsunami qui envahit terres et vallées, quand nous poserons-nous la question du « contre-pouvoir » et sur les forces sociales qui vont s’organiser et se mettre en mouvement ?
    Que mes bons camarades du parti de Gauche ne me répondent pas en sortant de leur chapeau un Mélenchon » et son gentil programme électoraliste … La questions reste posée : par delà les indignations : Que Faire ???

      1. Pour progresser dans un débat, il faut raisonner, voir si son interlocuteur partage quelques présupposés, s’y appuyer quand on les partage pour avancer ensemblen etc. Avec un peu d’intelligence celle qui sert à construire des « liens », vous voyez bien que ma réponse est dans ma question, elle n’est pas encore audible mais l’évolution des conditions objectives me rende optimiste (http://alencontre.org/) Me répondre par ma question, témoigne une certaine désinvolture face au moins à un problème sérieux : Le recours à la violence dans les relations économiques. Au moins aurai-je mis cette question sur le tapis.
        Et vous qu’en pensez-vous ? Que faites-vous une fois votre écran éteint ?

      2. Curieux raisonnement que celui qui pose des questions pour que l’on trouve la réponse dans la question qui a été posée . Une forte affirmation de la réponse dès le départ aurait peut être susciter l’intérêt que vous attendiez .

        Quand j’éteins mon écran , il est en général assez tard , alors je dors . Avant de l’allumer et dans les temps de pause , il m’arrive de participer à l’activité de mon syndicat , de mon comité de quartier , de ma famille , des associations auxquelles j’adhère , et malheureusement trop souvent depuis quelque temps , j’essaie de ne pas faire dépenser plus à la sécurité sociale et à ma mutuelle , que je ne cotise .

        Tout ça n’a pas encore mérité de grands titres dans les journaux mais c’est tout ce que j’arrive encore à faire pour me rendre utile .

        Mais peut être votre réponse-question me permettra-t-elle de franchir ce cap .

    1. donner à fond perdu .
      pour la Somalie, par exemple , ou la Grèce .
      parce que perdu pour perdu, autant que cela serve à sauver ce qui doit l’être .
      sauver les finances ? autant bruler les billets avec des billets qui ne valent plus tripette .

    2. que faire ? humm ça me rappelle un certain bouquin ………………

      sinon taupe rouge, vous tapez dans le mille : face à la violence inoui d’un capitalisme conquérant depuis 30 ans, ce n’est pas une réponse gentillette qui va changer les choses, genre ballade syndicale tous les 36 du mois.

      mais patience ; imbus de leur supposée victoire sur le mouvement de l’émancipation sociale ( qu’il confondent volontairement avec le stalinisme ) ils pousseront leur idéologie jusqu’au bout

      le souci, c’est qu’il n’y a pas actuellement une cristallisation de forces éparses pour un mouvement puissant de l’émancipation sociale ; travaillons à cela car sinon la dictature ne sera pas loin.

      socialisme ou barbarie

    3. Effectivement, on peut ironiser sur les termes d’un discours, mais il n’empêche qu’on doit bien constater que les forces sociales, les salariés, les exploités, appelons-les comme on veut, ne sont convoqués ni dans les discours descriptifs, ni dans l’inventaire des problèmes, sauf mention des « peuples qu souffrent de l’austérié » ou autre périphrase pathétiquement euphémisante.

      On en reste toujours au niveau macro-économique. Hors le problème réel que pose la défaillance généralisée du système ce n’est pas tant, dans l’ordre hiérarchique de la nécessité, celui des décideurs et des structures, mais celui de l’impact de la faillite générale sur la vie des gens au quotidien.

      En clair, comment la laisse financière qui nous tient et la dette qui nous écrase impactent notre porte-monnaie, nos soins, notre épargne, nos charges (loyer, voiture…), nos vacances pour ceux qui peuvent encore l’envisager, etc.

      Celui qui décrira par le menu cet arasement quotidien de manière concrète aurai fait un pas significatif, puisqu’il proposera une pédagogie concrète de l’asservissement et ouvrira la compréhension à beaucoup, générant donc une réaction possiblement significative de ceux qui subissent.

  11. Désolé , Mr Leclerc , je ne vois pas là de « VERITE » , juste des rustines ….. Pas plus crédible que : « Notre stock de binette est il suffisant ? « .
    Si le problème est structurel …une soution conjoncturelle est bien sur nécessaire …mais uniquement provisoire .

    1. Ce qui est adorable dans la logique sous-jacente, c’est qu’on compare le PIB d’un pays (le revenu national) avec l’endettement d’une poignée d’acteurs privés qui, a priori, dans un système capitaliste digne de ce nom, devraient répondre seuls de leurs engagements…

    2. Bonjour Antoine

      Les milliards de dollars placés par les banques pour le compte de leurs déposants ne sont certes que des prêts, c’est-à-dire des reconnaissances de dettes dont la valeur, dirait un certain PJ, varient entrer 100% et 0% de leur valeur théorique. « Quelle est la proportion de ces reconnaissances de dette qui sont non-remboursable? » est une question que même les agence de notation ne savent plus fixer avec précision. Mais si cette proportion dépassait les fonds propres de la banque, la décote devrait être supportée par ceux qui ont fait confiance à ces banques. N’oublions pas que les Etats garantissent en moyenne seulement 100.000 Euros par déposant. Donc, si faillite il devait y avoir, les Etats ne seraient pas obligés de tout garantir.
      Cela vous console-t-il de penser que seuls ceux qui ont plus de 100.000 E de dépôts seraient appauvris par la faillite bancaire?

      Par contre, les 100.000 E garantis par les Etats seraient évidemment fournis par les contribuables des Etats…

      Il me semble donc que personne n’a vraiment intérêt à voir arriver la cata mais si on ne bouge pas, elle arrivera inéluctablement.
      La meilleure solution ne serait-elle pas la re-création de banque publiques vers lesquelles iraient ceux qui veulent seulement protéger leurs petits avoirs, laissant les spéculateurs et boursicoteurs prendre leurs risques dans les banques privées mais sans plus mettre en danger l’ensemble de la société?

      Par ailleurs, je sais pas qui est jeffries mais il semble faire partie de ceux qui dans le concert mondial de l’influence des troupeaux de moutons qui forment les marchés essaient d’attirer les bêtes bêlantes et pleines de sous vers les USA plutôt que vers l’Europe…

  12. Le problème actuellement: les gouvernements francais et allemands veulent gagner du temps, toute leur tactique se focalise sur cet objectif. Ils savent que la chose est sans issue, malgré les Chinois qui ne pourront resoudre le problème, tellement la dette de l’Italie est gigantesque.
    La vérité: les marchés financiers nous poussent vers la tiers-mondialisation, ce qui est déjà devenu réalité aux USA.
    Le Wall Street Journal (édition US) dresse un tableau édifiant de la situation sociale du pays: la couche moyenne est en train de disparaître. Des industriels tels que Procter et Gamble cessent de commercialer des produits pour la classe moyenne, et se concentrent sur la nouvelle dualité du marché: les pauvres et les riches. D’autres industrie suivent cet exemple.
    Le revenu d’un famille moyenne est aujourd’hui le même qu’en 1996……… Etre malade et chômeur ou pauvre aux USA peut signifier un arrêt de mort……
    Ce sont les véritables problèmes qui nous menacent. Il faut regarder derrière le rideau du psychodrame grec. On risque d’être pris par une spirale qui nous tire encore plus vers le bas.
    Il faut arrêter de fantasmer des « Etats Unis d’Europe ».

  13.  » S’attaquer prioritairement à la dette publique pour permettre aux organismes financiers de résorber leur dette privée ne fonctionne pas …. »

    Pardonnez moi mais c’est une phrase que j’ai du mal à comprendre …Qui peut m’expliquer ?

    Est ce parce que les organismes financiers ont des problèmes de liquidité qu’ils mettent la pression sur les pays pour se faire rembourser ?

    Non, je ne vois pas …Je pensais au contraire que ces organismes croulent sous le poids de capitaux dont ils ne savent que faire ….Et que la pression, via les agences de notation , leur permet de toucher davantage de dividendes ….

    Merci .

    Bs

    1. Les liquidités ne manquent pas, en effet, ce qui ne règle en rien les problèmes de solvabilité des établissements financiers.

    2. Qui parle de s’attaquer à la dette publique ?
      à part les marchés financiers qui spéculent sur cette dette dans un cercle vicieux qui leur permet d’engranger bénéfices sur bénéfices ?
      Les Etats, avec les mesures d’austérités tout azimut, s’attaquent au modèle social en cassant les services publiques.

  14. Mercredi 14 septembre 2011 :

    Espagne : Fitch abaisse la note de cinq régions dont la Catalogne.

    L’agence de notation financière Fitch Ratings a abaissé mercredi la note de cinq régions espagnoles, dont la puissante Catalogne, s’inquiétant de la forte augmentation de leur endettement, alors que l’Espagne peine à sortir de la crise économique.

    Le fort degré d’autonomie des 17 régions espagnoles est une source d’inquiétudes pour les marchés, qui craignent que leur endettement ne compromette l’objectif du gouvernement de réduire son déficit à 6 % du PIB en 2011 (dont 4,8 % de déficit budgétaire), puis 3 % en 2013, après 11,1 % en 2009.

    http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___Espagne_Fitch_abaisse_la_note_de_cinq_regions_dont_la_Catalogne140920111509.asp

    1. Et la commission du Parlement autrichien n’approuve pas la mise à niveau du FESF (pour une vue plus large du joli tableau des deux dernières heures).

      Sinon vous ça va ?

      1. Moi, ça va, parce que chez nous, en France, on a Nicolas Sarkozy, François Fillon, François Baroin et Valérie Pécresse.

        Donc ça va.

  15. Chacun suit d’abord la pente de sa nature,

    Le grand banquier nous veut du bien, prétendant mieux agir qu’autrui pour le bien de l’Amérique mais n’en causant pas moins sa grande perte dans ses premières valeurs comportementales.

    Ne pas oublier que c’est bien le premier devoir de leur vie, de leur existence, en avion, dans les bureaux, à la tête des sociétés, sur les marchés où autre part, faut faire plus du chiffre partout à la fois, la belle condition humaine en partage.

    Celui qui préfère suivre constamment la folie de l’argent suivra jusqu’au bout le banquier, comme celui qui préfère avoir la barbe préférera d’abord suivre le barbu, hélas une plus grande soif de justice ou d’avoir ne rend pas mieux les êtres plus sages et différents, ce n’est en fait qu’un autre et même mouvement de bascule.

    Moi c’est un peu à la fois l’attitude des plus mal rasés dans le métro qui m’inquiète, pas seulement les banquiers surtout si la crise perdure au niveau des valeurs, pourtant jusqu’à présent et dans ma vie je n’y prenais guère d’importance, quoi qu’hier je vous raconte pas le bruit dans les oreilles alors imaginez la suite dans le métro.

    Oui vaut mieux pas trop montrer dans notre temps certaines images, nul ne peut être aussi un bon prophète imberbe au pays des barbus où alors au pays des plus possédants, ah si seulement le monde Occidental ne recherchait pas sans cesse à nous parler des seules choses du commerce, que voulez-vous c’est la vie, d’abord le pétrole.

    Déjà quand je prie le Ciel je ne sais pas toujours non plus de quel coté je dois me tourner, ah si seulement le monde Occidental n’avait pas autant tourné le dos au spirituel, peu vantard en plus le troisième type, c’est-à-dire au religieux moins marchand alors peut-être que le monde au Moyen-Orient n’aurait peut-être pas plus basculé dans un plus grave fanatisme religieux, mais pourquoi autant de violence et d’esprit revanchard un peu partout, com pour le
    prophète qui n’épargne personne pas même les plus consternants personnages et les plus ingrats envers la femme.

    Faut pas trop non plus être trop naif dans la vie, le bon amour charitable entre les personnes se meurt et que voyons-nous de moins renard ou rusé partout, autres vérités bien dérengeantes pour beaucoup. Ah si seulement le prophète Jérémie pouvait davantage se montrer plus digne de prier autrement avec ses chaussettes, faudrait déjà
    que je pense à m’acheter une boussole pour moins faire pareillement le même mal religieux et brutal aux autres.

    Pour mieux faire révolution faut pas trop vouloir nuire aussi à la religion d’autrui, et si moi je n’ai plus trop envie de faire le gentil prophète à mes propres dépends, oui ça craint mais pas qu’hélas en Occident.

    A bientôt si vous êtes toujours en vie et bonne crise pour tous !

      1. excellent. Au passage une coquille :

        les plus autres autorités, les plus hautes, même si depuis on est tombé bien bas….

    1. Nous parlons de bonds qui lient tout,les pays participants pour longtemps . Emis afin de tenter de dénouer la situation .
      On devrait parler de bond age .
      Désolé….

      1. Surtout que le marché risque d’être bouché.
        Et avec une bond bouchée, tu as le choix entre la ventouse et le furet.

  16. Je suis dubitatif sur les euobonds. Je pense qu’il est beaucoup trop tard comme le pense également standard and Poors. D’ailleurs, ce dernier a déja averti que les euros-bonds seraient relégués en catégorie spéculative si ils venaient à voir le jour.

    1. Plus exactement, qu’ils seraient notés en fonction de leur structure, et que si le montage du FSFE était reproduit, ce serait effectivement CC.

      1. Il me semble que l’Europe aura beaucoup de mal à effectuer un autre montage. Standard and Poors attend un engagement politique très fort à savoir une Europe fédérale. Cette dernière sera impossible à mettre en place car les politiciens n’accepteront pas de perdre leur primauté (déjà qu’ils ne possède plus la politique monétaire) et les gens se réfugiront dans le nationalisme car aucune personne ne se sent encore « citoyen européen ».
        De plus, si la crise continue il se peut que la France perde son AAA ce qui rendrait toutes formes d’euro-bonds impossible à mettre en place. N’oublions pas que beaucoup de dégradations de notes souveraines viennent d’inquiétudes sur le système bancaire national.

        Comme vous l’avez très bien dit, on cherche à faire rouler la dette mais un montage financier ne sert qu’à camoufler de la dette mais en aucun cas l’effacer. D’ailleurs, la Grèce et son montage Abacus devrait pourtant nous servir d’avertissement. Hélas, il faudra attendre le drame avant d’avoir la réaction appropriée.(même si je pense qu’il est surment trop tard)

        PS :Je ne vous l’ai jamais dit mais j’apprécie beaucoup vos chroniques.

      2. Standard and Poors attend un engagement politique très fort à savoir une Europe fédérale

        mais pourquoi ils appellent les peuples à participer aux élections pour décider de leur sort : 3 agences de notation ( et derrière toute l’oligarchie ) y suffiraient ………..

        depuis ma décision de 2002 de ne plus particper au spectacle médiatico-électoral, mon abstentionnisme politique n’a fait que se renforcer

      3. Mme Merkel vient de répondre à Barroso aujourd’hui en indiquant que les euro-obligations seraient une erreur absolue. Cette réponse ressemble à ce que Paul nomme un moment « Paulson ». M Leclerc,pensez vous que les Allemands vont tenir cette position face à la pression des banquiers?

      4. C’est amusant ça le fédéralisme comme solution …

        Autant adhérer aux usa directement,
        eux ils ont déjà deux trucs épatants : la FED et le dollar.

      5. Pourquoi un fédéralisme européen ? Le monde est ma patrie. Les problèmes sont mondiaux.
        Les affamés sont partout dans le monde, les ultrariches aussi. Il faut des institutions au même niveau que les problèmes. Répartir les richesses, protéger tous et chacun des prédateurs, ça se règle maintenant au niveau mondial, dans un fédéralisme mondial (première étape).
        Il y a plus de différences entre un Corse et un Alsacien qu’entre un Alsacien et un Allemand, ou un Autrichien, ou un Polonais, un Canadien, etc..
        Sans renier l’histoire de France, on peut s’intéresser à tant d’histoires, y trouver les héros qui partagent nos valeurs. Mes ancêtres flamands sont aussi espagnols ou arabes, peu importe. Je vénère Corneille, Molière, Condorcet, Rimbaud, Brecht, Heine et Goethe, je m’émerveille devant les églises gothiques, baroques ou de la vieille Pologne (en bois), tout autant que devant les mosquées du Caire ou les temples grecs. Tout cela, c’est mon héritage, celui de l’humanité, et j’aspire à le connaître mieux. Dans les grands colloques internationaux, nous venons de tous les pays de la terre (sauf la Corée du Nord) et constatons que les problèmes d’éducation-enseignement sont identiques, quelle que soit la culture. Il n’y a qu’une race humaine, en fin de compte.
        Au lieu du repliement national(iste), développons et améliorons les institutions mondiales, dans le sens de la démocratie et du bien commun.
        Faisons en sorte que les conditions de vie se rapprochent, convergent et deviennent acceptables pour tous, dans le respect des ressources de la terre. Ce n’est pas une utopie, c’est un objectif.
        Oui, au fédéralisme mondial.
        Le projet de Constitution économique s’applique bien à toute la terre, n’est-ce pas ?

  17. Bruno.
    Ceci est applicable à tous les pays du G8, entre nous…
    Mais bravo d’avoir redécouvert le Fordisme vs ce « cher » rentier. Les zinvestisseurs arrêteront peut-être leur suicide collectif.

    1. Il est effectivement hautement probable que cette crise amène l’Espagne à bombarder l’Italie, laquelle ne manquerait pas de répliquer en lançant une opération sur les côtes du Portugal.

      En Allemagne on entend déjà « Nach Paris » et sous mes fenêtres des gus avec des armes crient « A Berlin ! ».

      L’Angleterre et les Pays Bas préparent quant à eux l’invasion de l’Islande.

      C’est logique.

      1. MDR …
        Malte d’ailleurs entend faire respecter ses droits de protectorat sur l’île de Rhodes.
        Ah non, me faire entendre l’oreillette, c’est déjà vendu : corto, Malte(se) …

      2. Ceci dit le Luxembourg fait des réformes aussi. La documentation des produits financiers ne doit plus contenir un déscriptif par compartiment mais in descriptif pour chaque éléments.
        Double problème :
        -Il est plus difficile de planquer des fees à gauche à droite pour les banques.
        -le règulateur ne possède pas sufisament de fonctionnaires pour lire et vérifier cette masse de documentation supplémentaire.

      3. @ VV!! .La ligue lombarde c’est meme engagee a proteger les frontieres sud de la Suisse, dont les coffres pleins attirent les convoitises des pays pauvres de l’europe du sud.

    2. c’est à dire que d’un point de vue géo-strategique la pologne se situe en plein sur une sorte de faille sismique. en cas de frictions entre plusieurs blocs ils se retrouveraient aux premières loges comme toujours lorsque l’europe entre en crise… d’un point de vue historique il est assez compréhensible qu’ils soient plus sensibles à ça que d’autres…

      cela dit, ça en dit long sur la faillite du machin…et dire que ça a été marketé comme le produit miracle sensé nous garantir une paix perpétuelle (en plus de nous assurer à tous la prospérité)…

    3. C’est de la politique de la peur, nous sommes dedans depuis le 11 septembre 2001,
      c’est ce jour là que le monde a basculé dans la folie fasciste actuelle , on parle des dictateurs au Magreb au proche orient mais ceux là étaient encore des enfants de cœur à côté de ce qui nous attend à ce régime là, c’est un cauchemar ce monde qu’on dit civilisé, civilisation où es tu ?

      1. tout à faire d’accord. Et puis il est tellement plus simple de nous montrer du doigt les dictateurs d’en face, pendant que nous regardons ailleurs, ici chez nous les pires turpitudes sont en action. bienvenu dans les meilleurs des mondes.

    4. La politique de la peur, c’est en application depuis 2007; depuis, il y a eu la novlangue (videosurveillance >> videoprotection), la LOPPSI, la RATP employée pour véhiculer les indésirables roumains ou autres minorités, et les dérapages policiers au quotidien. S’habituer aux contrôles, aux fouilles, aux portiques, à ne pas sourire sur la photo.
      Demain, c’est The Matrix, résumé dans un billet du diplomatique : Programmées pour dominer
      Machines hostiles .
      http://www.monde-diplomatique.fr/2011/07/LAFARGUE/20788

  18. Les préoccupations du comment rembourser la dette me paraît occulter le vrai problème: pourquoi tant de dette.

    Pas de création de richesse, selon moi, le progrès technique n’offrant qu’opportunément le sentiment d’une vie plus facile et plus agréable, mais ce sentiment retombe aussi vite que l’engouement suscité par l’effet de nouveauté.
    Quant aux besoins quotidiens, pour la plupart, on sait comment les combler, et ça ne suffit pas à occuper et légitimer tout le monde dans un système rationnel.
    Donc on utilise le temps à prescrire des comportements absurdes, sans réelles directions, sous couverts de chiffres et de mots. Et faire des coups d’éclats sous couvert de modernité technologique. Ceux qui prescrivent sont ceux à qui le monde sourit. . Ceux qui suivent à la lettre sont ceux qui, par compensation (le malheur de son voisin, de son semblable) s’estime heureux de son sort, et va « au turbin » avec le sourire.

    Selon moi, tant qu’on n’admettra pas que la faille n’est pas les subprime, mais que les subprime sont le cheminement logique d’un système rationnel, pas de solution.

    Question: avec quoi va–t-on rembourser la dette? Pas de secteur « porteur » en vue, il me semble. Qu’est-ce qui aujourd’hui permettrait de croire que l’activité humaine est capable de se libérer du poids d’une contrainte qu’elle s’est elle même créée? Absurde tout ça. On nage dans le délire. Il n’y pas d’ordre sans chaos, et l’irrationnel prend toute sa part aujourd’hui.
    La religion a cet avantage de puiser sa source dans l’irrationnel pour aller vers le rationnel.Cela me paraît nettement moins dangereux.

    1. la religion, les religions, d’autres formes de pouvoir sur les êtres humains. La spiritualité sans les religions c’est déjà mieux.

      1. La spiritualité je n’ai rien contre, mais ne touche pas l’organisation sociale.

        Se prosterner devant rien est moins abêtissant que de se prosterner devant l’homme selon moi.

        Et le rien peut être source de tout, même du magnifique et du bien être. « Qui se contente de rien possède toute chose » dit un philosophe.
        Un autre, « celui qui n’est pas limité par le plus grand, et qui réside pour autant dans le plus petit est divin ».

  19. dérangeantes vérités …

    Déjà en juin dernier, l’expansion écrivait ceci :

    La Grèce met-elle vraiment en péril les banques françaises?

    ….. Pour l’heure, tout le monde préfère imaginer que cette situation restera du domaine de la fiction. Mais on le sait, révéler aux marchés le scénario du pire est extrêmement risqué. En fin de journée Société Générale perdait 2,48%, BNP 2,19% et Crédit Agricole 2,30%…
    http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/la-grece-met-elle-vraiment-en-peril-les-banques-francaises_257142.html

  20. Une grève indéterminée de tous les travailleurs européens pourrait changer la donne, mais j’ai rien entendu de ce côté pour le moment.

    1. Le problème d’une grève aujourd’hui, et comme le rappellent les indignés espagnols, c’est d’être illégale au regard de la loi si elle provient des citoyens et non des syndicats (qui sont complètement disqualifiés aux yeux de la population). La constitution ne permet pas de défendre les droits du citoyen! C’est donc aux citoyens de se prendre en charge:
      18 septembre: concentration et manifestation contre la soumission aux marchés dans les différentes localités de l’état espagnol.
      15 octobre: rdv vous à bruxelles des marcheurs indignés. Ils sont à Paris le 17 septembre.

      Programme Agora Paris

  21. Le système financier est construit sur une chaine de Ponzi à la Madoff => rembourser des dettes qui remboursent des dettes qui remboursent des dettes.

    A force, cela fini par se voir !

    L’effet systémique de ce système frauduleux est en passe de se révéler.

    Dans une interview de Blythe Masters, créatrice des CDS, elle confie au journaliste que  » Si une part du système ou une société devait échouer, les implications seraient difficiles à évaluer et si significatifs que ce serait problématique ».

    Je pense que Alan Brazil de Goldman Sachs a lu mon article d’hier sur mon blog concernant les initiales de la mort : les CDS => http://gold-up.blogspot.com/2011/09/les-initiales-de-la-mort-cds.html

    Merci Paul Jorion pour votre intervention hier sur le plateau de France 3.

    Amicalement

    1. Si Blythe Masters se met à dire que le système a des difficultés, ça ne veut pas dire que c’est vrai, mais qu’elle a « shorté » le système.

    2. Merci, Lionel, pour cette vidéo très instructive et vos calculs non moins intéressants.

      Ainsi donc, la dette grecque représenterait 350 milliards de dollars et 3.500 milliards de CDS en libre circulation. Très intéressant. Sait-on au juste qui détient de gros paquets de CDS sur la dette grecque ? Des incendiaires et pompiers à la fois ?

      1. Oui et si la femme de ménage retrouve le milliard qu’a perdu UBS , on pourra toujours faire un don à la Grèce. La situation n’est pas désespérée même UBS recommence à comptabiliser ses pertes.

        Les italiens passent un coup de rabot de 50 Mds pour présenter un budget équilibré, dès 2013 !!! étonnant non?

        Même les belges réussissent à virer leur premier ministre.

        A la place des français, je me méfierais car après les sénatoriales, ils risquent de se prendre un grand coup de règle sur les doigts. Enfin avec quelques valises supplémentaires, on devrait finir par arriver à boucher les trous.

  22. Tant qu’à essayer de faire « quelque chose » en attendant la révolte des peuples, l’État français, ou les candidats à l’élection présidentielle, ne devraient-ils pas attaquer en justice Goldman Sachs, qui serait à l’origine de la dégradation des notes des trois banques françaises (Moody’s n’étant que l’exécuteur des basses œuvres), si l’on en croit le Wall Street Journal ? Comme c’est payant, voici ici (commentaire d’un certain Crazy World) le texte complet.
    L’annonçant avec trois semaines d’avance, cette aimable institution, à laquelle, éperdus de reconnaissance, nous devons notre prochain directeur de la BCE, l’impeccable M. Draghi, sans parler de M. Antonio Borges , Directeur du Département Europe du FMI , l’ observatoire parfait pour savoir ce qui se passe en Europe – oserait-on parler d’un montage “mafieux” –, a dû se goinfrer de CDS (émis par ses soins) sur le dos de l’Europe…

      1. @ dissy ,je n’ai entendu aucunes rumeurs mais je suis sur que la france en a planque aussi de la dette
        les placards n’ont pas ete entierement vides

      1. Ouais… Je te tiens, tu me tiens, par la barbichette. La plainte, j’la vois pas posée demain par nos autorités mafieuses…
        Faudra que des candidats propres sur eux se dévouent… Ça paraît désespéré…

  23. La dette est un pouième de 20 ans de PIB.
    Les banquiers sérieux ne demandent pas à un couple de rembourser leur emprunt immobilier sur 1 an, mais 20, voir 30 ans..
    Un investisseur qui investit à 9h et veut avoir 5% de plus value à 17h n’est pas sérieux..
    A mon avis, il faut oublier les mots comme, compétitivité, rentabilité, profits, dettes, intérêts, etc, etc
    L’essentiel, c’est la vie et non pas l’épaisseur des liasses de billets de banque engrangées..

    1. Il est vrai que réparti sur 20 ans ou 30 ans cela n’est pas énorme , a condition de pas continuer a faire des dettes pendant 20 ou 30 ans

      1. ç’est clair, à condition que d’ici là on mène des politiques d’expansion et non de régression malthusienne et de politique du rentier à l’image de ce qu’applique la bce en conformité avec son mandat depuis le traité de maastricht…

    2. La dette est un pouième de 20 ans de PIB.

      . Erreur classique, (média mainstream inside) . Un banquier sérieux ne vous accorde pas un prêt car vos voisins sont riches. Le PIB n’est pas les recettes de l’état.

      Un économiste stupide répondrait « oui mais l’état peut augmenter l’impôt ». C’est globalement faux dans le système actuel (libre circulation des biens/services/biffetons). L’argent/ les sociétés sont liquides et donc tombera dans un trou (ou paradis selon le côté de la barrière ou l’on est) fiscal x ou y. Le système est conçu uniquement pour s’aligner sur le moins disant (moins cher, moins social).

      Les banquiers sérieux ne demandent pas à un couple de rembourser leur emprunt immobilier sur 1 an, mais 20, voir 30 ans..

      Un banquier sérieux devrait empêcher un achat dont le montant en intérêt dépasse un pourcentage modeste de la valeur du bien. Exit les prêts sur plus de 20 ans.

      Un investisseur qui investit à 9h et veut avoir 5% de plus value à 17h n’est pas sérieux..

      Ce n’est plus la réalité, renseignez vous sur le HFT les 5% de gains c’est de l’ordre de la seconde. L’investisseur est un mot de novlangue pour ne pas les appeler spéculateurs…

      A mon avis, il faut oublier les mots comme, compétitivité, rentabilité, profits, dettes, intérêts, etc, etc
      L’essentiel, c’est la vie et non pas l’épaisseur des liasses de billets de banque engrangées..

      Tout à fait d’accord, l’argent ne fait pas le bonheur, mais la pauvreté fait le malheur. Le but du combat qui va avoir lieu n’est pas la richesse pour tous mais éviter la pauvreté pour presque tous…

      1. Step.
        « mais éviter la pauvreté pour presque tous… »

        HA BON…????????????????????
        Faudra en parler aux 48 millions de cowboys qui survivent des bons d’alimentation de leur gouvernement, alors.
        Et remarque générale, les prêts immobiliers sont sur 30 ans, maintenant. Histoire d’étaler la dette et d’augmenter les intérêts.
        Parce que vous croyez encore être « riches »…????
        En dessous de 100 millions de capital, vous n’êtes que de la valetaille, mes pauvres gars.
        Et vous allez très vite le découvrir avec la crise en cours.

        Eviter la pauvreté pour tous… Tu parles.

      2. @ Yvan.

        Le combat qui « VA AVOIR LIEU ». Je n’ai en aucun cas dit le combat actuellement mené par nos (très chères) édiles. Je pourrai aussi dire : « le combat qu’il va falloir que nous menions une fois le stade du chaos post-banqueroute dépassé ». La nuance est plus explicite ? Je te rassure, pour moi ce combat n’est même pas entamé, le gros des gesticulations actuelle ayant comme but de protéger les préteurs (et non pas les citoyens).

        Les prêts sur 30 ans: ce n’est pas parce que c’est coutumier que ce n’est pas néfaste.

        Je ne me fais aucune illusion sur ma richesse, ne t’inquiètes pas.

  24. Et si les banques étaient toutes des crédits lyonnais, capables de déclarer une année un bénéfice important et d’être en faillite l’année suivante ?

  25.  » Jamie Dimon, le Pdg de JP Morgan Chase, vient d’engager un bras de fer avec les plus autres autorités internationales de régulation financière, le Comité de Bâle, lui-même émanation de la Banque des règlements internationaux. Il prend à témoin le président des États-Unis pour dénoncer des mesures « anti-américaines » qu’il ne veut pas voir appliquées aux établissements américains. Offrant une parfaite image de la réalité du pouvoir et de la puissance de ces nouveaux riches que sont désormais les mégabanques.  »
    Aujourd’hui , sur france-info , un grand ponte de l’europe ( son nom m’a échappé ) a évoqué la guerre ………

  26. Mercredi 14 septembre 2011 :

    Grèce : la banque ATEbank solliciterait une aide.

    La banque ATEbank, contrôlée par l’Etat grec, a annoncé mercredi que si les retraits continuaient, elle aurait recours à l’Assistance d’urgence à la liquidité (ELA).

    L’Assistance d’urgence à la liquidité (Emergency Liquidity Assistance, ELA) est une des options à la disposition de la zone euro pour maintenir les banques grecques à flot au cas où le pays ferait défaut sur sa dette souveraine.

    La banque centrale européenne (BCE) la définit comme un soutien des banques centrales dans « des circonstances exceptionnelles et au cas par cas à des marchés ou des institutions temporairement à court de liquidité. »

    Les prêts sont attribués à la discrétion des banques centrales nationales bien qu’ils doivent être approuvés par la BCE.

    ATEbank a annoncé une baisse de 12,5 % sur un an des dépôts lors de ses résultats du premier semestre.

    Grèce : taux des obligations à un an : 141,800 %. Record historique battu.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB1YR:IND

    Grèce : taux des obligations à 2 ans : 74,488 %.

    Grèce : taux des obligations à 5 ans : 29,824 %. Record historique battu.

    Grèce : taux des obligations à 10 ans : 25,680 %. Record historique battu.

    1. @BA
      Non BA, la Grèce ne faillira pas, et elle sera maintenue dans la zone €,
      Oui, la spéculation sur les pays de la zone sera stoppée dans quelques semaines par l’émission d’eurobons
      Oui, la dette de la BCE sera apurée par l’inflation

      votre pari est réversible !
      un ex-banquier

      1. « la Grèce ne faillira pas, et elle sera maintenue dans la zone €,
        Oui, la spéculation sur les pays de la zone sera stoppée dans quelques semaines par l’émission d’eurobons
        Oui, la dette de la BCE sera apurée par l’inflation »

        … Oui, vous verrez l’iPad que vous avez commandé, dans votre petit soulier, le 25 décembre 2011 au matin.

      2. Les Zeurobonds, leur mise en place va être longue, pas simple du tout au niveau politique. Un débat public sur le fédéralisme devra être mené, avec peut-être un référendum populaire. Non je rève , je m’égare. Mais en tous cas pas la réponse à court terme aux problèmes qui font l’actu pour la zone euro.
        Mais c’est vrai que la finance les réclame,trés fort, on s’en ai rendu compte. Chouette un outils financiers de plus pour spéculer.

  27. Comment ne pas se rappeler les avertissements de ceux, rares, qui expliquaient qu’il fallait prendre le désendettement par l’autre bout, celui des banques, et que cela serait beaucoup moins onéreux à l’arrivée ?

    L’avantage d’un raisonnement contre-factuel, c’est qu’il est impossible à contredire.

    1. Pourtant votre commentaire montre le contraire. En tout cas le désendettement n’a pas permis, ni à la Grèce ni aux autres pays PIIGS, d’échapper à ce processus infernal.

    1. En tournée dans toute l’Europe…
      Angela et Nicolas : les Thénardier voyagent.
      Adapté librement des « Misérables » de Victor Hugo.
      Bientôt près de chez vous!

  28. @François Leclerc
    pouvez-vous éclairer ma lanterne ? J’ai laissé ce post il y a quelques jours mais je n’ai pas obtenu de réponse :

    Il y a quelques mois, l’exposition des banques françaises à la dette grecque était faramineuse. Si j’ai bien suivi, les banques se sont débarrassées des bons du trésor grec grâce à la BCE : aujourd’hui, elles n’en détiennent plus que pour 8 milliards (selon Le Monde), le reste étant détenu à présent par la BCE. Si la Grèce fait défaut, j’arrive à concevoir ce qu’il adviendra de ces 8 milliards, mais quelles seront en revanche les conséquences pour la BCE qui détient désormais l’essentiel de la dette grecque.
    De plus, cette dernière s’est engagée à fournir des liquidités en « quantité illimitées ». Dans ces circonstances, que peut-il arriver aux banques si la source est intarissable ?

    1. La dépréciation du portefeuille de la BCE pourrait avoir pour conséquence une dépréciation de l’euro en théorie. En pratique, il pourrait se déprécier seulement face aux devises qui n’ont pas adopté des mesures encore plus spectaculaires, ce qui n’est pas le cas de la FED et du dollar, après deux assouplissements quantitatifs.

      Sauf que… la politique de rachat des obligations européennes a donné lieu à une « neutralisation », c’est à dire que la BCE a dans le même temps extrait les sommes de la masse monétaire pour prévenir l’inflation, conformément à son mandat. Ce que ne fait pas la FED.

      1. Ainsi donc pour continuer à jouer on fabrique de la monnaie. Vient-on de fabriquer à grande échelle dans le domaine des échanges le mouvement perpétuel?

      2. @JA
        « la BCE a dans le même temps extrait les sommes de la masse monétaire »

        « extrait »? çà marche comment?(elle rachète avec quoi?)

        la masse monétaire diminue au fur et à mesure des rachats par la BCE?
        elle a combien de marge (la masse monétaire)?

      3. @ Sylla

        C’est très simple : la BCE collecte des dépôts des établissements financiers de la zone euro, à maturité d’une semaine, via des appels d’offres, dépôts qu’elle rémunère à taux variables. C’est un placement sûr pour les banques. Observez le marché interbancaire : les banques préfèrent déposer leur argent à la BCE plutôt que de se le prêter entre elles.

      4. Donc si je vous suis, tout va « bien » tant que la BCE inonde les banques de liquidité… En revanche, si l’effondrement n’est pas possible en vertu de ce que vous venez de me dire, cela signifie que le seul moyen de sortir de ce bourbier sera de porter au pouvoir les personnes qui sont favorables à un vrai changement, ce qui est loin d’être gagné. En ce sens, le capitalisme est-il réellement à l’agonie comme le prétend Paul? Les peuples à l’intérieur du système le sont, mais le système semble toujours vaillant.

      5. @ JT

        Cela permet simplement de gagner du temps, ce n’est pas encore le mouvement perpétuel en Europe : elle n’a pas les moyens de le faire, l’euro ne jouissant pas du privilège exorbitant du dollar en tant que monnaie de réserve mondiale.

      6. à JA

        merci!
        euh… c’est la réponse à quelle question en fait? à l’extraction, je crois comprendre.

        elle sert de banque aux banques, et avec les dépôts de celles ci, qu’elle rémunère, elle achète des obligations « pourries »?

        Pour la « neutralisation », çà ferait double dépense (1 pour acheter, et 1 neutralisé? +une rémunération) alors? Vous pourriez réexpliquer cette « neutralisation », je crois que je patauge?

        Et en gros, elle peut faire çà pdt combien de temps, ou à hauteur de combien?

        « Observez le marché interbancaire » ce soir, c’est plutôt les étoiles que j’observe 🙂 (on fait comment pour l’observer, le marché inter bancaire? Je regarde le ted spread, mais ce n’est pas européen, je crois)

      7. @ Sylla

        Oui, je répondais à votre question sur la nature de la neutralisation par la BCE.

        Dans le détail, la BCE n’utilise pas les dépôts des banques auprès d’elle pour faire l’acquisition des obligations pourries. Cela fonctionne dans l’autre sens : la BCE achète les obligations pourries (en créant de la monnaie, ce qui augmente la masse monétaire), puis une fois le montant des acquisitions connu, elle fait un appel d’offres afin que les banques commerciales déposent de l’argent sur ses comptes, qui sera rémunéré à un taux variable, de façon à compenser plus ou moins le montant des acquisitions d’obligations. Jusqu’à présent, ces appels d’offres ont toujours eu pour résultats des offres de la part des banques beaucoup plus élevées que les besoins de la BCE (parfois d’un facteur 10).

        La limite avant de tomber dans du quantitative easing comme la FED, c’est évidemment la capacité des banques commerciales à déposer de l’argent sur les comptes de la BCE. Si cette dernière venait à devoir acheter des montants d’obligations pourries (un sauvetage de l’Italie ou de l’Espagne par exemple) qui dépasse les montants que les banques commerciales peuvent déposer auprès d’elle, il y aurait une augmentation nette de la masse monétaire, avec en théorie un pseudo-risque d’inflation et de dévaluation de l’euro.

      8. Julien Alexandre,

        D’accord, merci! Donc, si je suis bien, tant que l’économie « ne repart pas », la BCE crée la monnaie 1 pour racheter les obligations qui gênent (les banques? les habituels acheteurs en tout cas.*) et qu’est obligé d’émettre l’état pour éviter l’explosion sociale et la panne économique 2 pour servir un taux attrayant envers les banques afin de limiter la masse monétaire induite par 1.
        Et si çà ne repart pas rapidement, c’est une inflation de la masse monétaire.

        Ici, je ne comprends pas le jeu : d’un coté les banques sont quelque peu détournées du financement de l’économie réelle, de l’autre l’état s’endette pour tenir en place ce qui reste d’économie réelle et de liens sociaux (je noircis le tableau, mais en gros, c’est çà, la séparation de l’économie, du social et du politique étant pour les besoins de l’analyse et par les nécessités pratiques de la fonction), après la vague mondiale d' »efficience » ( 😉 ) des marchés.

        Ce serait donc parti…pour « ne pas repartir », alors en fait? Et cela risquerait de faire avorter le coté « unique » (monnaie et peut être même marché). Du coup, je comprendrais mieux les empressements américains…: autant imprimer tout de suite. Sauf que sans niveau politique légitime et reconnu comme tel dans ce domaine (la BCE agit bien contrairement à ces principes statutaires de base ici… mais priorité à la monnaie unique, c’est à dire au marché unique, je pense) : impossible sauf quelques temps…qui n’ont qu’un temps.

        Le facteur 10 que vous citez me rappelle comme le dit mr Jorion que la monnaie ne va pas là où elle est la plus efficiente, même du point de vue de la plus value globale (point de vue purement mercantile), comme lors de la crise subprime, où ce fut des établissements financiers qui furent soutenus, et non pas les « endettés », ce qui continue somme toute de coûter beaucoup au « système ».

        (* : sur ces sujets, une dernière question : vous auriez un lien d’un billet ou de commentaires, ou un mot clé, sur le mécanisme qui permet de spéculer à la baisse? Je n’ai jamais réussi à comprendre comment on pouvait gagner de l’argent de cette façon. En vendant ses titres, oui, mais directement à la baisse…(en passant, çà couplé avec le discours : « de la redistribution, oui, mais la redistribution de la croissance »(O.Pastré, sur France cul.. Pourtant pas un « extrémiste ».), çà me fait toujours bizarre. Je ne suis pas économiste, c’est peut être pour cela…))

    2. 1/ La BCE prend en garantie de ses liquidités des actifs que les banques lui fournissent. Même si elle manifeste de la complaisance sur leur qualité, il y a des limites à l’exercice. A un moment donné, il faut renflouer les banques, soit en les recapitalisant, soit en souscrivant à leurs émissions de titres hybrides, soit en garantissant leurs emprunts. Ca, c’est la théorie, dans la pratique, dans le contexte actuel, tout ne marche pas si facilement !

      2/ La BCE n’est pas une banque comme les autres. Elle peut avoir un capital négatif (!) et émettre de la monnaie pour se renflouer. Une banque centrale ne fait pas faillite ! Elle peut aussi – elle l’a déjà fait – demander à être recapitalisée au sein de l’Euro-système (le regroupement des 17 banques centrales des pays membres de la zone euro).

      1. Et dans ce scénario comment ça se passe lorsque l’on se trouve dans une stagflation ?
        Ce mécanisme fonctionnait tant que nous étions en déflation mais dans le cas d’une inflation cela me semble très tendu. (je parle de la création monétaire sans neutralisation)

      2. Ok, mais la BCE ne frôle t-elle pas l’abus de biens sociaux?
        Il n’est dans ses statuts d’acheter des dettes souveraines des États membres.En cas de défaillance de ces dettes, la BCE engage la responsabilité des 17 Etats moins ceux qui ne sont plus solvable, bref ce que refuse à faire l’Allemagne la BCE le fait en partie pour elle. Cocasse non?
        Qui a parlé de souveraineté des peuples ou encore de peuple souverain?

    3. Les banques ne risquent pas grande chose, en effet, car les banques obtiennent des liquidités qui couvriront toujours leurs créances pourries, moyennant quoi les déposants sont protégés à leur tour.
      Mais, vous le savez bien, cela ne crée aucune demande supplémentaire tant que ces liquidités ne quittent pas le circuit entre les comptes tenus par la BCE pour le compte des banques.
      S’agissant de fonds que des particulier retireraient en faisant la demande à leur banque, ces fonds supplémentaires seront à leur tour retirés de la circulation par les particuliers, pour l’essentiel (la trappe aux liquidités).
      Si ces fonds reviennent pour acheter des actifs, la bourse remontera (un peu), et certains vont pouvoir se « refaire » en vendant à nouveau un peu de leur portefeuille.
      La situation est vraiment étrange!
      Le Japon vit ainsi depuis plus de vingt ans déjà!
      Et les autres pays occidentaux lui emboitent le pas.
      Cela ne résoudra pas le problème que les impôts sont toujours insuffisamment collectés en Grèce…et aux USA.
      Cela étant, cette étrange situation que ces liquidité supplémentaires ne déclenchent guère d’inflation est vraiment nouvelle dans l’histoire économique.
      Tout au plus assisterons-nous à une inflation exportée dans les pays émergents, car ces pays ne veulent pas perdre l’avantage compétitif en laissant monter leur monnaie, et ils vont émettre des liquidités à leur tour, liquidités qui, elles, vont faire demande dans les pays émergents.
      Jusqu’à quand sera-t-il possible d’aller sur ce chemin?
      Sans doute, ces pays vont devoir, peu à peu, augmenter leurs salaires, moyennant quoi, leurs avantages se réduisent quand même quelque peu.
      Malheureusement, de par le fait que les liquidités supplémentaire ne créeront pas d’activité économique supplémentaire en Europe, il n’y aura aucune possibilité de réduire la dette existante, ni publique ni privée, quelle que soit la politique économique engagée.
      Le seul moyen de réellement réduire le niveau de l’endettement serait la suppression de la rémunération du capital monétaire et financier, autrement dit, l’introduction du SMT…
      Sans cela, les charges des dettes vont indéfiniment alimenter, et toujours davantage, les fortunes monétaires.
      De tels déséquilibres qui s’aggravent causeront à eux seuls la paupérisation croissante du plus grand nombre, et il y aura toujours davantage de personnes qui survivront sans monnaie, ou, plutôt en crèveront.
      Au moins évitera-t-on des grandes déflations qui, elles, détruisent un pays en très peu de temps, et c’est le déclin lent et l’installation d’un néoféodalisme qui se dessine.

      1. Déjà 3 ans que plus personne n’investit dans quoi que ce soit , toute l’activité et l’espoir d’activité sont morts.
        Aucune confiance , de la défiance.
        La trappe à liquidité est bien là , rien ne circule pour produire du profit , tout est placé en sauvegarde.
        Les grandes peurs moyennageuses sont là.
        Faillites , création d’entreprises pour faire faillite ????????non merci.
        Les gens veulent de la stabilité , de l’horizon clair à long terme…..
        Aucun gouvernement n’est à même de l’apporter.
        Passons nous des gouvernements.

      2. « Cela étant, cette étrange situation que ces liquidité supplémentaires ne déclenchent guère d’inflation est vraiment nouvelle dans l’histoire économique. »

        C’est bien la raison pour laquelle dans les faits le système peut continuer d’exister encore longtemps. Tant qu’on maintient la population dans la précarité (déflation des salaires et limitation des crédits) les créances pourries pourront être rachetées par les banques centrales pour sauver le système sans que cela n’entraîne d’hyper-inflation. Le système (banque privées+ banques centrales) l’a très bien compris et sait qu’il faut geler cette nouvelle masse monétaire qui n’a pas lieu d’être en nous imposant l’austérité.

      3. Bertrand…
        Va, lis et reviens :
        http://criseusa.blog.lemonde.fr/2011/09/14/investissement-productif-et-crise-aux-usa-une-explication-fondamentale-de-la-crise-presente/
        Peut-être comprendras-tu le Marx qui disait que le capitalisme vendra la corde pour le pendre.
        Car le pouvoir de l’argent n’existe QUE pour créer des rentiers. Ces rentiers ne produisant aucune richesse concrète, ils finissent par tuer le réel, et mourir aussi.
        Les gouvernements sont, COMME NOUS, sous la domination du système. C’est tout.

      4. @ yvan
        ok c’est lu.
        on est bien d’accord je vois depuis 2 décennies des dirigeants fermer leurs entreprises pour faire travailler leur argent et non les hommes.
        Quelques années après ils ont tout perdu.
        L’argent ne vaut rien c’est plus volatil que l’essence.
        Pour faire du travail nul besoin d’argent que de l’intelligence.

  29. Je ne sais si cela a été dit,

    Mais Frederic Lordon sera chez Daniel Mermet sur France Inter en direct de la fête de l’huma ce vendredi à 15 heures.

    Amateurs de phrases paraboliques, d’exemples inédits, de vocabulaire inconnu, de citations latines, de références cinématographiques, de rigolade et aussi de très sérieuse économie surtout, ne le manquez pas !

    1. Je ne dois pas être normal…
      Ce que dit le gars Lordon me parait transparent et d’une logique implacable…
      Bon, par contre, en humour, il a encore des progrès à faire, le zouave.

      1. A propos de F. LORDON , il serait judicieux qu’il lui soit demandé de vérifier si , dans la situation actuelle , il envisagerait encore LA SAISIE orchestrée de certaines banques ou plutôt….. :
        ——————————————————-

        Nationalisons d’urgence les banques françaises !

        Point de vue | LEMONDE | 14.09.11 | 11h07 • Mis à jour le 14.09.11 | 14h28

        par Philippe Brossard, économiste, président du cabinet de prévisions Macrorama

        L’Etat doit avoir une politique de gestion de son patrimoine très avisée, consistant à gérer sa dette au mieux, mais surtout à faire fructifier ses actifs.

        L’Etat doit avoir une politique de gestion de son patrimoine très avisée, consistant à gérer sa dette au mieux, mais surtout à faire fructifier ses actifs.AFP/DAMIEN MEYER

        La banque est une affaire trop sérieuse pour être confiée à des banquiers. Il s’agit ici non pas d’une question de dogme politique, mais d’urgente nécessité financière et économique, pour trois raisons.
        En premier lieu, les banques françaises s’effondrent en Bourse sur le soupçon que leur capital serait insuffisant pour éponger les pertes que provoquerait le défaut de paiement d’un ou de plusieurs pays européen – ou si l’on évaluait à leur valeur de marché actuelle les prêts faits aux Gipsi (Grèce, Irlande, Portugal Espagne, Italie), plutôt qu’à leur valeur d’avant la crise. En théorie, le remède à ce mal est simple: il suffit que les banques émettent de nouvelles actions au prix actuel pour lever de l’argent frais et ainsi se « recapitaliser ».

        Les anciens actionnaires se voient alors évincés du contrôle de l’entreprise, sauf s’ils participent à l’apport de cet argent frais, et la confiance est rétablie. En pratique, il n’y a plus d’investisseurs privés qui souscriraient à une telle recapitalisation. Il paraît donc inévitable que la souscription vienne de l’Etat. Une formule alambiquée de recapitalisation consisterait à émettre des titres hybrides: ils ont la couleur des actions (pour les calculs officiels de solvabilité des banques), mais ont le prix (modique) des obligations pour les actionnaires existants, qui conservent leurs droits de vote anciens et tous leurs droits sur les dividendes futurs.

        Il va sans dire que ces titres hybrides trouvent encore moins d’acquéreurs privés en temps de crise que les actions simples et véritables. Il peut se trouver un actionnaire public complaisant pour acheter ces titres hybrides à un prix de faveur, comme le fit le gouvernement en 2009. Mais l’Etat n’a plus les moyens de cette complaisance.

        La seconde raison de cette nationalisation est que l’Etat doit avoir une politique de gestion de son patrimoine très avisée, consistant à gérer sa dette au mieux, mais surtout à faire fructifier ses actifs. Dans les circonstances actuelles, il semble de bonne stratégie d’émettre des obligations (à 2,5% sur les échéances de dixans) et d’acheter des actions des banques qui présentent un taux de dividende de 9%. Par ailleurs, les banques ont une valeur de marché (leur capitalisation boursière) représentant à peine 30% de leurs actifs. L’Etat devrait donc sur le moyen terme réaliser une belle affaire patrimoniale; même s’il faut enregistrer une moins-value sur les actifs, elle n’atteindra sans doute pas 70%.

        La troisième raison est la nécessité de restaurer la stabilité économique, ce qui n’a pas été fait en 2009. Il n’est plus possible d’accorder une garantie d’Etat aux banques tout en les laissant agir librement sur les marchés internationaux, prendre des risques et mener des politiques de rémunération extravagantes.

        EVASION FISCALE

        L’Etat, en nationalisant, doit pouvoir exercer ses responsabilités d’actionnaire majoritaire. Fini les déclarations sans suite sur l’évasion fiscale, la spéculation, les bonus indécents, la taille excessive des établissements. Place à l’action discrète et ferme de l’actionnaire public en conseil d’administration pour changer les équipes dirigeantes, les périmètres d’activités, les objectifs des entreprises, et les rémunérations.

        Comment ? Une objection à la nationalisation serait que l’Etat n’en aurait plus les moyens. Nous avons déjà parlé des facilités d’emprunter à long terme qu’offrent les marchés financiers. C’est une occasion à saisir, comme le rappelait Martin Wolf dans le Financial Times. Evaluons le coût d’une telle opération: l’Etat devrait se concentrer sur les plus gros acteurs: BNP, Société générale, Axa (l’essentiel de l’activité d’Axa, l’assurance-vie, est un métier de type bancaire, assis sur une rente fiscale en France).

        Leur valeur cumulée au prix de marché est de 62milliards d’euros. La prise de contrôle pourrait se faire à hauteur de 51%; et un bon nombre d’activités pourraient être rétrocédées: 1. les activités bancaires à l’étranger; 2.les activités non bancaires en France. Au total, sans doute, une bonne moitié de l’activité pourrait être revendue. L’opération pourrait ne coûter in fine qu’environ 15 à 20milliards d’euros.
        Article paru dans l’édition du 15.09.11

      1. Une analyse géopolitique honnête ne permet pas d’écarter cette possibilité…
        Malheureusement…

        ok J’attends de voir cette « analyse geopolitique honnête ». C’est franchement ridicule.

  30. @ François Leclerc

    Je ne sais pas si vous pouvez m’éclairer sur le point suivant.

    Lundi, à BFM radio, j’ai entendu un gérant de fonds déclarer que la baisse des valeurs bancaires étaient dangereuse pour les porteurs de trackers répliquant la tendance sur le secteur bancaire. Jusque-là, je suis parfaitement.
    Mais il a ajouté ensuite que c’était beaucoup plus dangereux pour ceux qui détiennent des produits, je cite, « à réplication synthétique à base de swaps ».
    Là, je décroche.
    A moins que ce ne soit encore des produits à effet de levier, je ne vois pas trop ce que c’est. Et vous?

  31. Où en est-on sur la crise en Europe ? les marchés tentent ce mercredi de rebondir sur trois informations :

    1)La conf call Sarko/Merkel/Papandreou signifie que L’Europe ne laissera pas la Grèce faire faillite mais qu’elle se dirige vers un « défaut organisé ». Comment organiser ce défaut. Deux solutions se présentent. Soit on nationalise les banques, soit on crée une structure de défaisance qui absorbe les actifs pourris. On se dirige apparemment vers la seconde solution.

    2) Larry Fink de BlacRock, un conseiller de plusieurs gouvernements européens, a dit ce matin que l’Europe doit envisager la mise en place d’une structure de défaisance sur le modèle du TARP ;

    3)Le plus grand expert mondial sur le TARP, Timothy Geithner, se rendra vendredi en Pologne pour participer à l’Ecofin, une première historique pour un Secrétaire au Trésor américain.

    Pourquoi Geithner fait le voyage ?

    Les Etats européens en difficultés (par exemple l’Espagne) ne sont pas en mesure d’implémenter un TARP au niveau national. Il faut donc une structure supranational. Seul le FESF peut le faire. Or, c’est il est très difficile de transformer le FESF en structure de défaisance. Là est le problème : la taille du FESF a besoin d’être substantiellement agrandie et il n’est pas sûr qu’il existe un volonté politique en Europe pour le faire.

    C’est là qu’intervient Geithner :
    pour expliquer comment un mécanisme de type TARP a fonctionné aux Etats-Unis, et que ce fut un succès merveilleux.

    Voilà à mes yeux la situation aujourd’hui et l’enjeu de la réunion de vendredi.

    1. @ mura151

      Convaincante hypothèse, qui confirme à mon avis l’américanisation en cours (bon gré, mal gré) de la politique monétaire de la BCE.

      Sur le TARP ou Plan Paulson, Wikipedia propose un petit inventaire des réactions de l’époque, qui permettent de mesurer les options et les enjeux :

      L’investisseur Warren Buffett a affirmé que le gouvernement américain devrait acquérir les actifs toxiques au prix de marché, pas à la valeur aux livres des institutions financières. Il a de plus affirmé, en parlant des gestionnaires du Plan Paulson, qu’ils « devraient insister pour que les directeurs des institutions qui participent au programme doivent renoncer pour quelques années à recevoir une rémunération. Ils devraient, peut-être, éliminer les boni. » « … si quelqu’un veut vendre quelques milliards de ses instruments financiers au Trésor américain, il devrait au préalable en vendre deux ou trois milliards sur le marché et demander au Trésor américain d’égaler ce prix… Vous ne voulez pas que le Trésor américain soit un bouc émissaire» La société d’investissement de Warren Buffett, Berkshire Hathaway, détient des institutions financières, dont Goldman Sachs, qui bénéficieront directement ou indirectement du programme
      .
      L’investisseur George Soros est opposé au Plan Paulson dans sa forme originale : « La proposition de M. Paulson d’acheter des MBS « toxiques » est un problème classique d’asymétrie d’information. Les titres en question sont difficiles à évaluer et les vendeurs en savent plus que les acheteurs : dans n’importe quel scénario d’achat, le Trésor américain se retrouvera avec la lie. La proposition amène son lot de conflits d’intérêt. À moins que le Trésor américain paie une surprime pour les actifs, le plan n’amènera pas de soulagement» (…)

      Joseph Stiglitz, « prix Nobel d’économie », dans un entretien au journal Le Monde a jugé que « le plan britannique qui consiste à injecter du capital aux banques » était une meilleure option. Estimant que le Plan Paulson ne s’attaquait pas à la racine du mal qui réside pour lui dans la chute du marché de l’immobilier (en 2011 : de la dette publique), il trouve que le « Plan Paulson consiste à faire une transfusion sanguine à un malade qui souffre d’une hémorragie interne ». Dans cet article, il préconise que les États-Unis adoptent un régime d’assurance-chômage plus généreux que celui actuellement en vigueur, sinon il craint que la situation n’empire. Il reprend les mêmes idées dans un article rédigé en anglais disponible en ligne.

      Paul Krugman, « prix Nobel d’économie » et chroniqueur au New York Times, a recommandé que, au lieu d’acquérir des actifs toxiques, le Département du Trésor devrait acquérir des actions privilégiées pour apporter du capital aux banques. Cela renforcerait la santé financière des banques, les encourageant à prêter, et le gouvernement recevrait des dividendes sur ces actions. Ce comportement ressemblerait à ce qui s’est produit pour surmonter la crise des caisses d’épargne américaine et lors de la mise sous tutelle de Fannie Mae et Freddie Mac. Ceci élimine le problème de l’évaluation des MBS à acheter. Cette approche ressemble à celle mise en place en Suède dans les années 1990 lors du sauvetage du système bancaire suédois.

  32. Excellent décryptage.
    Voyez d’ailleurs en page deux du quotidien Les Echos, en date du mercredi 14 septembre 2011, l’article de Pierre-Alain Furbury intitulé : « Prisons: Sarkozy promet 80.000 places de prison à l’horizon de 2017. »

    L’arbre des possibles ne demande qu’à être complété: http://www.arbredespossibles.com/

    L’actualité et l’incompétence s’accompagnent des délires les plus fous: Le ministre des Finances polonais, M. Jan Vincent-Rostowski, s’alarme du « danger » qui pèse sur l’Europe, avec la crise de la Grèce. Il va jusqu’à évoquer le risque de conflit armé devant le Parlement de Strabourg. Lisez ici:
    http://lexpansion.lexpress.fr/economie/la-pologne-envisage-la-guerre-en-europe_262404.html#xtor=AL-241

  33. Il y peut-être maintenant 2 mois, j’avais écrit sur ce blog que bientôt nous n’entendrions plus parler de la Grèce, mais des USA.
    Cela se confirme. Les BRICS vont aider l’Europe, c sûr.
    Reste les USA, Japon, et Royaume-Unis qui nous préparent à bien des surprises. Il ya aura encore à cette occasion une crise grave, mais en ce qui concerne l’Europe, nous prenons le bon chemin.
    Restera à abondonner le dollar comme monnaie de référence, et réguler le système financier.
    Cela se fera avec un pistolet sur la tempe des politiques, comme en ce moment, pour qu’ils se bougent.
    J’ai maintenant grand espoir que tout cela ne finisse pas dans un bain de sang.
    (Même si une grave crise (USA) nous attends très bientôt. Novembre ?
    Ouf ! nous l’avons échappé belle !
    A vos claviers pour parler de ce nouveau monde qui nous attends.

    1. Non non, Cpourquand.
      Les US ne peuvent se permettre de perdre leur place de deal.. leader. Donc, sans révolution de plusieurs pays du G8, nous nous dirigeons vers une guerre US-Chine.

  34. Jeudi 15 septembre 2011 : « Joyeux anniversaire, Lehman Brothers ! Trois ans déjà ! »

    Trois ans après Lehman Brothers, un air de déjà-vu.

    Comme en 2008, on va donc soutenir le système bancaire et assurer la liquidité. Et probablement qu’en 2012, on permettra aux banques, comme en avril 2009, de prendre encore plus de libertés avec les règles comptables, en un mot de truquer leurs comptes, pour faire remonter la Bourse et revenir la confiance. On aura alors, une fois encore, colmaté le système financier avec quelques Rustine bien calibrées.

    Mais, comme en 2008, ce ne sera qu’un cache-misère destiné à dissimuler l’essentiel : on n’a pas résolu les problèmes de fond, à l’origine même de la crise, et qui sont devenus si gros que l’action des banques centrales ne peut suffire.

    « En 2008, si on a sauvé les banques, ni l’État américain, ni la Fed ne sont parvenus à résoudre la crise immobilière américaine, à l’origine même de la crise et qui continue à peser sur l’économie », souligne encore Maurice de Boisséson, chez Octo Finances. Qui poursuit :

    « En 2011, personne non plus n’est en mesure de résoudre les problèmes de dettes publiques, désormais trop énormes pour être absorbés autrement que par un appauvrissement généralisé. »

    http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/banque/20110914trib000649342/trois-ans-apres-lehman-brothers-un-air-de-deja-vu.html

  35. La chronique de François devient un must dans les endroits où l’on pense.
    Marc Voinchet a fat une longue citation d’extraits des « Vérités Dérangeantes » ce matin sur France Q en introduction d’Emmanuel Todd à 7h20. L’a bien répété trois fois « François Leclerc sur le blog de Paul Jorion »…
    Bon ok, manifestement ce has-been de Todd ne connaît rien de François, puisqu’il n’a pu dire pour tout commentaire de la citation « je suis frappé par le catastrophisme qui règne en France dans l’approche de la Crise »…
    Peu importe Todd, j’imagine que, même tardive, François doit être heureux de cette reconnaissance..

  36. « Comment ne pas se rappeler les avertissements de ceux, rares, qui expliquaient qu’il fallait prendre le désendettement par l’autre bout, celui des banques, et que cela serait beaucoup moins onéreux à l’arrivée ? »

    Heu… L’autre bout ce sont les personnes, pas les banques !

    Il faudrait rappeler que si les tombereaux de liquidités au lieu d’être distribués gratuitement aux banques pour tenter en vain remplir le tonneau des Danaïdes, cet argent pouvait être distribué à chaque personne afin de se désendetter.

    Pour ma part, j’aurais bien vu l’émission pour chaque personne d’argent dédié uniquement au désendettement. Ce pourrait être des «chèques désendettement» à durée limitée (et tant pis pour ceux qui n’ont pas de dettes comme moi…). Est-ce que ça conviendrait aux Jducac de la Terre pour qui la dette est LE péché capital ?

    On est face à un surendettement généralisé et ce n’est pas en ajoutant des dettes sur des dettes qu’on s’en sortira. Les états, la BCE… ont déjà mangé leur chapeau néolibéral pour «sauver» leurs banques chéries considérées comme seul et unique moyen de financer, alors à condition exceptionnelle solution exceptionnelle.

      1. non ce n’est pas la solution.. la seule solution raisonnable c’est que les créanciers ne retrouvent pas leur argent! ils connaissaient les risques et ont perçu un intérêt pour ça (de plus il ne faut pas jouer avec la création monétaire, c’est dangereux).

      2. @CHR

        La solution était de resolvabiliser les débiteurs hors finance, ce qui effectivement ce serait soldé par des pertes sèches pour les gros risqueurs. Quant à la création monétaire, elle est nécessaire aujourd’hui pour éviter le chaos, mais il faut l’accompagner pour éviter les dérapages.

    1. Bonne idée, mais sachez qu’un désendettement des plus endettés ainsi obtenu éteindra les créances à leur tour, forcément. Les « chèques désendettement » paieront alors les créanciers qui devront se contenter de cela.
      A supposer qu’ainsi les dettes sont annulées ou presque, cela conduira à un retour massif en banque de beaucoup de liquidités. Comment éviter alors une forte poussée inflationniste du fait que ces liquidités vont pousser à la hausse très spéculative les actions par exemple.
      Eclairez-nous sur le mécanisme complet de votre proposition.
      J’ai noté la « durée limitée de validité » de ces chèques. N’est-ce pas une forme de SMT (monnaie ou plutôt « dette » fondante) qui s’introduit ainsi et qui poussera les taux d’intérêt vers le bas?
      Je crains, pour ma part, que la fuite dans la monnaie liquide serait encore accentuée, car un créancier qui se voit remboursé avec un « capital fondant » préfèrera la détention de billets mis en coffre. On aggraverait la trappe aux liquidités!

      1. On contrôle les capitaux et on restructure le secteur financier. Cela devrait aider à éviter une inflation trop sévère ou au contraire la captation exclusive des liquidités par la finance. Oui bien entendu, pour restructurer la finance , il faut une volonté politique largement partagée…

    2. @JF
      Je n’ai pas de solution miracle, mais face à cette sur-accumulation de dettes, nous avons une sur-accumulation de créances et donc l’un comme l’autre doivent dégonfler de concert. Refuser d’affronter cette question, c’est s’enfoncer dans une spirale de sur-endettement (et donc de sur-accumulation de créances) qui va inévitablement s’effondrer de façon chaotique. Par exemple, en contrepartie des «chèques désendettement», les états pourraient saisir les assurances-vie et autres fonds de pension pour les reprendre (avec décote et/ou plafonnement) dans les pensions par répartition. Pour les créances sur d’autres états, on pourrait concevoir une chambre de compensation pour échanger entre états leurs dettes publiques respectives. Un dette de l’état sur lui-même s’annule. C’est une solution politique à débattre sur l’espace public, ce que refusent tous les partis dits « démocratiques » qui sont toujours dans le déni, des repères de démagogues fainéants et couards.

      1. nous sommes bien d’accord! Les créanciers y laisseront bien quelque plumes!
        C’est ce que je prône avec le SMT. Seulement, mon idée fermera définitivement la trappe aux liquidités, alors la vôtre l’ouvre en grand!

  37. Ca a l’air d’être parti pour un deubeul dip :
    http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/09/14/l-europe-est-bien-menacee-par-une-crise-du-credit_1572422_3234.html
    « Dans ce contexte, il existe un « risque de cercle vicieux entre la dette souveraine, le financement des banques et la croissance négative », estime le très influent Comité économique et financier, changé de préparer le programme des discussions entre les ministres. »

    Monsieur Leclerc.
    Ce « comité »… c’est le lobbying des banques..???
    Auquel cas, elles ont bien le pouvoir et c’est lamentable.

    1. Les économistes en question, liés à l’UE,
      reconnaissent enfin qu’il ne s’agit pas d’une crise financière, mais systémique.

      Ils auraient du lire quantité d’économistes marxistes qui annoncaient une crise de suraccumulation classique, seulement retardée par l’empilement des dettes.

      Mais qu’ils ne comprennent rien n’est pas plus mal.
      Qu’auraient-ils pu faire de toute façon?
      C’est aux peuples d’en finir avec un mode de production obsolète,
      d’engager la révolution de civilisation;.

      A ce propos lire
      Bonnes feuilles de Écosocialisme de Michael Löwy
      http://www.contretemps.eu/lectures/bonnes-feuilles-%C3%A9cosocialisme-michael-l%C3%B6wy

  38. En lisant l’article de la tribune » 3ans apres Lehman Brothers
    http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/banque/20110914trib000649342/trois-ans-apres-lehman-brothers-un-air-de-deja-vu.html,
    J’ai ete tres surpris par cette remarque : »Sauf pour ceux qui, comme aux États-Unis ou en Angleterre, ont mis leur banque centrale à leur service pour monétiser leur dette en faisant tourner la planche à billets, et considèrent qu’à long terme, on sera tous morts. »
    Evidement vu sous cette angle ,si ils partent du principe que rien ne pourra sauver le systeme, qu’il est trop tard!

  39. Influence de gens comme vous , François Leclerc ou Paul Jorion ? Allez savoir ! En tous cas ce matin Fr. culture entre 8h. et 9h. un parler-clair qui m’a bien étonné .

  40. C’est vrai que la réponse via la planche à billets est assez inédite avant fin 2008.
    Sauf au Japon où cela est ainsi fait dep1991 sans conséquences autres que l’essentiel des Yens émis est accumulé et ne circule pas.
    Selon les estimations de la Bundesbank de juin 2009, 90% des billets, en valeur, ne circulent pas et sont thésaurisés un peu partout.
    Ainsi, sur les 800 Milliards en billets, surtout les grosses coupures de 500 et de 200 euros émis en zone euro, seuls 80 Milliards, ou même peut-être moins moins, circulent effectivement.
    On en a pour preuve le fait que les grandes coupures restent quasiment invisibles dans l’usage quotidien. Ils « circulent » sans doute parfois dans de grosses valises pour aller d’un coffre à un autre et réalisent alors, ponctuellement, une grosse transaction, assez rare.
    Quand un billet de 50 euros change de main dix fois en une journée, il aura opéré des transactions pour 500 euros.
    quand un billet de 500 euros reste sur place, il n’opère aucune transaction.
    En changeant de main une fois par mois, il réalise tout juste 500 euros de transactions quand un billet de 50 euros peut faire sans doute beaucoup plus en changeant de main très souvent.
    Il faut en déduire que la monnaie liquide, essentiellement les grosses coupures, mais pas seulement, sert très largement de valeur refuge, malgré le fait que la rémunération d’intérêts est nulle. Sans doute, le fait d’échapper aux contrôles, notamment fiscaux, constitue un grand avantage dont se servent beaucoup sous forme de dessous de table dans toutes sortes de grosses transactions.

  41. Le Trésor britannique s’apprête à lancer une procédure devant la Cour européenne de justice contre la Banque centrale européenne. L’enjeu : la domiciliation des chambres de compensation.

    Non, le litige ne porte pas sur la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE). Ni même sur les rachats de titres de dettes… mais sur les chambres de compensation, preuve que les infrastructures de marché sont un sujet de place des plus sensibles.

    Le Trésor britannique a indiqué ce mercredi avoir entrepris des démarches auprès de la Cour européenne de Justice à l’encontre de la BCE. Concrètement, Londres reproche à la banque centrale une règle, publiée en juillet, stipulant que tout organisme prenant en charge des titres libellés en euros pour une exposition nette journalière de plus de 5 milliards de dollars sur une des catégories de produits doit être situé en zone euro.

    Pour le Trésor, cette règle va à l’encontre « de la loi européenne et des principes fondamentaux du marché unique en empêchant la compensation de certains produits financiers hors de la zone euro », explique à la Tribune un porte-parole du Trésor. « Nous sommes sur le point de lancer une procédure à l’encontre de la BCE », a-t-il ajouté.
    Christèle Fradin – 14/09/2011,

  42. La banque suisse UBS découvre une fraude, perte estimée à 2 milliards de dollars :

    La grande banque suisse UBS a « découvert une perte dûe à une opération de courtage non-autorisée » dans le secteur de sa banque d’investissement, selon un communiqué publié jeudi.

    Une enquête est en cours, et la banque chiffre pour l’instant la perte aux alentours de 2 milliards de dollars.

    Du fait de cette fraude, la banque pourrait être en perte au 3ème trimestre 2011.

    Enfin, la banque ajoute que ses clients ne sont pas affectés par cette perte.

    afp 15.09.2011

    Personnellement je pense que c’est tout le système financier qui est aujourd’hui une gigantesque fraude. Il faudrait que Sarkozy se décide à le passer au Karcher déjà pour la France et pour l’Europe avec Angela

    1. Le karcher c’est pour les pauvres, et les 30000 nouveaux prisonniers qu’il nous promet.
      Ce Sarkozy et sa « bande » sont de biens tristes personnages.

      1. Oui et cette photo de lui au milieu de cet univers carcéral, alors là si ça ne faisait pas fascisme avec ces hommes en noir j’en vomis encore.

      2. …. c’est hélas toujours le même triste problème
        chez quelqu’un qui voudrait avoir les pieds plus gros que la tête

    2. Liervol. « Il faudrait que Sarkozy se décide à le passer au Karcher  »
      Pardon..??
      Il tient au contraire complètement AVEC ce système.

      Faut ouvrir les yeux, là.

  43. Pas un petit mot sur le fourm d’été de Davos et la menace de plus en plus claire de chantage et ensuite de mise sous tutelle ressemblant vachement à de la colonisation économico-politique soft postmoderne de la part de la Chine vis à vis de l’Europe ?

    Le défaut, contrôlé ou non, de la Grèce semble inéluctable. Ce qui est moins inéluctable c’est ce qui suivra. S’il s’agit d’une colonisation postmoderne de nos pays par la chine, non merci… Cette « grande Chine » pourrait déverser sans obstacle – pour autant qu’il y en ait encore – ses crasses et continuer à exploiter son peuple – en tout cas une grande partie de celui-ci si l’on excepte les « nouveaux riches » chinois » – en rond, pendant que notre propre activité économique flétrirait encore plus jusqu’à finalement agoniser en silence, avec son cortège de chômeurs toujours plus important, ses conquêtes sociales défuntes, tombées sous le coup de « règles d’or » et autres chimères… Le tout, juste à temps pour que le réservoir d’une Europe nouvellement misérable et sans force, sans rapport de force, puisse devenir la source d’une main d’oeuvre exploitable à vil prix pour une Chine nouvelle finalement obligée de céder aux justes revendications de son propre peuple (devenu alors trop cher pour la production chinoise)…

    J’avoue, j’aimerais pouvoir lire ce que des esprits plus éclairés et mieux informés que le mien peuvent nous dire par rapport à cette « nouvelle » menace qui se précise de plus en plus.

    1. La liste des ennemis est inépuisable  ! Les Allemands et les Britanniques en Europe, les Américains aux Etats-Unis. Il est vrai que le temps où l’on donnait « cinq sous pour les petits chinois » est bien lointain. Mais évitons les fantasmes  !

      Votre interrogation pourrait être formulée autrement. Quel va être « l’effet retour » sur le monde avancé de l’émergence des pays que l’on continue à qualifier ainsi ? Ce qui renvoie à la nature de la croissance (modèle de développement) et de la société de ces pays, dont la Chine.

      Cette question n’est généralement envisagée que sous l’angle de la mondialisation, et plus précisément celui de la délocalisation. On s’aperçoit qu’il ne s’agit pas uniquement de cela. Les pays émergents n’exportent pas uniquement leurs produits, ils ne prennent pas uniquement possession d’actifs (terres cultivables, exploitations minières, moyens logistiques et entreprises), ils sont également exportateurs d’un modèle de société et de consommation…

      Le reflétant, les ménages à bas revenu sont dans nos pays une niche marketing qui prend de l’importance !

      Mais, comme vous le constatez à juste titre, cette histoire n’est pas terminée. On remarque comment la logique de la délocalisation se poursuit vers des pays à niveau de rémunération plus faible et à monnaie moins forte. A l’intérieur des pays émergents même, on assiste à de grandes disparités de développement économique et à de fortes polarisations sociales. Ces modèles sont de ce point de vue fragiles. Les récentes grandes mobilisations en Inde sur le thème de la corruption sont là pour le mettre en évidence.

      Mais il faudrait rédiger d’autres chroniques, au départ de la Chine et de l’Inde, du Brésil et de l’Afrique du Sud et de la Russie… Nos médias en rendent peu et généralement mal compte, ils décrivent souvent ce monde avec des lunettes qui ne sont pas adaptées, selon des critères importés. Un phénomène que l’on retrouve d’ailleurs dans ces mêmes pays, où les yeux sont braqués sur le secteur moderne de la société, occultant largement tout le reste…

      1. J’ai des voisins russes qui retapent une vieille habitation de berger. Pour eux venus en France, il y a une quinzaine d’années, c’est le paradis ici par rapport à la Russie, comme m’a dit mon voisin ici même la nourriture pas chère est consommable, ce n’est pas le cas en Russie où c’est infect.
        Il a ajouté qu’une panne de frigo à Moscou n’entraine pas la mise à la poubelle de la nourriture périssable bien au contraire et il ne se passe pas une semaine sans qu’il y ait des intoxications alimentaires.
        Alors oui nous pleurons sur nos avantages oubliant que souvent c’est pire ailleurs et que notre égoïsme même de pauvre ici ne s’est jamais inquiété des autres, d’ailleurs combien donne même ici une pièce à un type qui fait la manche ???

        C’est un monde meilleur pour tous que nous devons appeler de nos vœux,
        une mondialisation humaniste, car le reste retrouver nos avantages passés sans se soucier des autres, ce n’est rien d’autre qu’une forme d’égoïsme qui ne vaut pas plus cher que les pensées des élites sur le sort des peuples dont ils n’ont que faire.

      2. Monsieur Leclerc.
        Ne serait-ce pas notre « modèle » que nous avons exporté..??
        Qu’ils appliquent à l’extrême et nous renvoient puissance 10…

      3. Mais il faudrait rédiger d’autres chroniques, au départ de la Chine et de l’Inde, du Brésil et de l’Afrique du Sud et de la Russie… Nos médias en rendent peu et généralement mal compte, ils décrivent souvent ce monde avec des lunettes qui ne sont pas adaptées, selon des critères importés.

        Et pourquoi pas vous ? votre commentaire mérite plusieurs billets et j’ai soif de savoir ce qu’il se passe ailleurs.
        Tout ce que j’en sais émane de nos médias, alors autant dire rien.

        Lire ? oui, mais le temps manque lorsque l’on a déjà à ingurgiter ce qui se passe en Europe et en France par le seul canal des livres, puisque « l’information » n’existe plus.

      4. @ Edith

        Pour nous informer sur les BRICS, notre ami Ando nous donne un lien avec la tribune d’une publication russe, http://fr.rian.ru/tribune/20110908/190878235.html à conserver dans nos favoris d’Internet .
        Pour la Chine , à part le China daily, http://europe.chinadaily.com.cn/ qui nous caresse dans le sens du poil, http://www.scmp.com/portal/site/SCMP/menuitem.5c58ff543144e4fc406d291053a0a0a0/?s=idx_News
        j’aimerais avoir d’autres sources d’informations, plus représentatives de leur façon de voir ce qui se passe dans le monde .

  44. Bon allez, pour faire simple.
    Suppression de l’argent liquide, des devises.. Paiement des produits et services uniquement par carte bancaire mondiale et infalsifiable. Le compte de chacun est approvisionné en début de mois avec 3000 euros et en fin de mois, il est remis à zéro (que le contenu soit consommé ou non).. Et on recommence ainsi de mois en mois.
    Celui qui n’est pas d’accord va en prison. Sourires

    1. Si j’en crois le très bon article d’Olivier Berruyer sur les niveaux de salaires (www.les-crises.fr), c’est 10% de la population française qui ne seront pas d’accord, moi compris…

      10% de 30 000 000 de salariés, ça fait 3 millions de prisonniers potentiels alors… ?

      Ben… L’annonce de +30000 places de prison par le monarque nain est très insuffisante alors !!!

      1. Mais non. Sauf votre respect, vous avez tout faux car « à partir d’un certain niveau, l’argent ne fait plus le bonheur » (http://www.rue89.com/2010/10/11/largent-fait-le-bonheur-mais-a-partir-de-combien-deuros-170520) :l
        D’après cet article, au delà d’un revenu de 55 000 euros par ménage et par an, la sensation de bonheur n’augmente plus. Donc, avec 6000 euros par mois (soit 72 000 euros par an), chaque ménage serait au summum du bonheur auquel il peut prétendre! Il faudrait par conséquent détruire les prisons et non en construire d’autres.
        A moins que la nature humaine…

      2. Bon on supprime les prisons et on décrète que ce sera 3000 euros de revenus mensuels renouvelables, mais non cumulables par tête.. 62 millions de Français seront d’accord je pense, alors ce sera comme ça et pas autrement ..

    2. Parole d’un algérien dans un bar de Marseille : … avec toute la richesse qu’on a chez nous , on pourrait tous vivre sans travailler …

  45. @liervol On peut essayer le Karcher mais il y a des choses qui ne supportent pas le karcher au delà d’un certain niveau de délabrement le karcher désintègre ce qui reste. Ex: Essaie de nettoyer au karcher des vollets bien pourrits…nettoyer un chateau de carte au karcher, 🙂 voir une bouse de vache…ya des trucs faut pas y toucher avant d’avoir une solution de rechange ou d’en avoir fait son deuil.

  46. « Nos médias en rendent peu et généralement mal compte, ils décrivent souvent ce monde avec des lunettes qui ne sont pas adaptées, selon des critères importés. Un phénomène que l’on retrouve d’ailleurs dans ces mêmes pays, où les yeux sont braqués sur le secteur moderne de la société, occultant largement tout le reste… »

    Quand «on» parle de «modernisation» aux paysans indiens, ils savent que pour eux, c’est l’exclusion, l’expropriation à vil prix au profit du business agricole. Voir par ex. le mouvement Ekta Parishad et ici.
    Il y a aussi la récupération par une finance prédatrice des micro-crédits chers à Attali.

  47. Un conseil,si l’affaire tournait mal,ne jetez pas vos cartes banquaires etc,quand vous etes coince pour degivrer les parre brise c’est super

  48. S’agissant de la situation européenne, un point de vue intéressant de Fedor Loukianov, aux développements inquiétants.
    http://fr.rian.ru/tribune/20110915/191066888.html

    « La cause de la dégradation actuelle est l’épuisement du paradigme d’intégration de la seconde moitié du XXe siècle. L’Union européenne a toujours été un projet politique. Son seul aspect économique ne lui permettra pas de s’en sortir. Or, on ne distingue aucun objectif majeur et aucun ennemi commun capable de jouer un rôle unificateur. A l’exception d’un seul, mais sa conceptualisation est au contraire susceptible de détruire définitivement la structure de l’Union. « 

  49. La proposition lancée par le Brésil de venir en aide à la zone euro n’a reçu qu’un accueil mitigé des autres pays « Brics » mercredi, qui peut s’expliquer à la fois par un manque de moyens financiers et une absence de volonté politique.

    Les ministres des Finances des grands pays émergents regroupés dans le club des Brics prendront une décision sur la possibilité de venir en aide à la zone euro lors d’une réunion à Washington le 22 septembre, a déclaré dans la journée un responsable du ministère indien des Finances.

    Les Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) ont entamé des discussions préliminaires en vue d’une augmentation de leurs avoirs en obligations libellées en euro pour aider une Europe engluée dans la crise de sa dette publique, avait dit mardi soir à Reuters un responsable du gouvernement brésilien.

    Mais, alors que Dilma Rousseff, présidente du Brésil, a réaffirmé que ce mercredi le pays était prêt à s’engager dans un effort d’aide international, les autres semblent moins enthousiastes.

    Un conseiller de la banque centrale chinoise a exhorté Pékin à ne pas acheter de trop grandes quantités d’obligations émises par des pays de la zone euro, tandis que le ministre des Finances sud-africain a laissé entendre que son pays ne disposait pas de suffisamment de ressources pour procéder à de tels achats.

    L’Inde s’est dit « prudente », et la Russie semble ne pas encourager une initiative « Brics », un conseiller du président Dimitri Medvedev estimant que le G20 serait un lieu plus approprié pour traiter de la crise de la dette de la zone euro.

    (Dépêche Reuters)

    1. Le Brésil pourrait acheter le Rafale pour commencer.

      Et probablement il y aurait des synergies à trouver dans le domaine spatial ; Kourou est très bien placé – pas très loin de Cleveland (je veux dire Clevelandia et Oiapoque).

      Ceci dit, Medvedev a tout à fait raison, et il connait parfaitement l’efficacité du G20 …

    2. QUELLE HONTE POUR L’EUROPE D’EN ETRE REDUIT A FAIRE LA MANCHE APRES LEUR AVOIR FAIT FABRIQUER TOUT, DEPUIS NOS CHEMISES JUSQU’A NOS ORDINATEURS.

  50. Je vais apporter un peu d’eau au moulin de BA. Faut le faire, non..?
    http://www.latribune.fr/depeches/reuters/les-euro-obligations-seraient-une-erreur-absolue-dit-merkel.html
    «  »Cela n’aura pas lieu du jour au lendemain, avec je ne sais quelle solution magique. Cela ne peut se produire que dans un processus contrôlé et progressif », a-t-elle ajouté. »
    Clair que pour le progressif y’a pas photo.
    En 3 ans, rien n’a bougé.
    Donc, en réalité autant de mouvement que sur une photo.
    «  »Les euro-obligations seraient une erreur absolue. Pour avoir des taux d’intérêt communs, il faut des niveaux de compétitivité similaires et des situations budgétaires similaires. On n’arrive pas à cela en mettant en commun des dettes. » »
    Clair que dans un pays, toutes les régions ont le même taux de compétitivité ainsi que le même budget…
    Je ne sais pas à quoi elle carbure, la Chandelière, mais ça a l’air puissant…

    1. La chandelière est venue au salon de Francfort assister à la présentation de l’anemelectroreculpedalicoupeventombrosoparacloucycle, dont elle compte faire son véhicule de fonction.

      Personnellement, je connaissais l’anemelectroreculpedalicumventumbrossoparacloucycle, présenté pour la première fois dans les années soixante dans une revue scientifique (Tintin ou Spirou ?), mais je n’en retrouve pas trace sur le net.

    1. Il n’y a donc pas de super-héros, de gentils hackers capables de bloquer toutes les opérations financières en direction et en provenance des paradis fiscaux, de geler tous les comptes qui s’y abritent, de mettre hors d’état de nuire ces banquiers pour brigands internationaux ?
      Evidemment, on ne peut pas compter sur nos gouvernements ni sur l’ONU complices pour décider le faire.

    2. La finance de l’ombre

      Oui à l’ombre des 1200 et des brouettes agences de renseignement US qui ne servent à rien, bien entendu! 😉

  51. Allez on se calme. La fin du monde ne sera pas pour maintenant. Carambar encore raté. Le CAC a franchi largement les 3000 pts. D’ici au 31 décembre il aura regagné une grande partie du terrain perdu. Le système n’est pas près d’exploser. Désolé… pour vous. Sans rancune.

    1. Du calme , une hirondelle ne fait pas le printemps et allez dire cela a tout nos chômeurs et aux 45 millions d’Américains pauvres cela va les rassurer

      1. Non la crise n’est pas finie. Mais l’apocalypse financière (faillite de plusieurs pays européens ou de plusieurs banques européennes) n’aura pas lieu. Le système gère mal mais il se défend bien. Il n’est pas si facile que cela d’avoir sa peau. Démonstration sera faite dans les prochaines semaines.

    2. N’est-ce pas déjà la fin d’un monde pour beaucoup, aussi bien pour les personnes de la classe moyenne s’imaginant pouvoir encore y échapper hier.

      Bien sur pour les plus malins la fin du monde ce n’est pas pour aujourd’hui, si encore certains enfants pouvaient s’acheter tout le temps des carambars devant les copains. Ne vous fiez pas trop non plus aux premiers chiffres apparents du Cac 40 ou de je ne sais quel autre indice boursier autre part. Car vous saviez bien au fond de vous, que tout ceci et cela ne rassure plus grand monde, pas même les enfants, pas plus les gens du marché étant certainement plus au fait de certaines vérités bien dérangeantes en coulisses, peut-être même qu’à force les gens ne pourront plus guère consommer com auparavant.

      Déjà que le prix des rasoirs et de la viande ce n’est plus guère donné pour beaucoup de barbus en mal aussi de pouvoir posséder plus de testostérone religieuses entre eux, c’est important aussi la foi du prophète, il y a bien le rasoir à main mais encore faut-il trouver la bonne adresse. Oui dans le même temps il n’est plus guère bien vu
      de croire plus différemment, imaginez alors la suite du programme oui soyons très positifs.

      C’est vrai on aimerait bien tous pouvoir toujours faire la fiesta, mais non le béat posivitisme ambiant n’amène pas mieux un meilleur changement de comportement. C’est sur le joyeux drille nous courons tout droit à une plus grande déconvenue, non pas vois-tu parce que j’ai souvent voulu prêcher le pure pessimisme, mais parce que ça fait peut-être parti du cours des choses surtout à l’approche de la prochaine. A marche forcée, sincèrement, j’aimerais moi aussi pouvoir mieux vous rassurer, vous raconter les mêmes histoires, moins faire le prophète, pouvoir toujours vous réconforter dans vos mêmes actions, mais non les choses deviennent quand même de plus en plus douces et agréables, pas seulement dans le pays. Je vous en prie relisez certains de mes commentaires, quand bien j’en perdrais peu à peu mon sens de l’humour et du détachement, peut-être même que nous ne possédons pas encore suffisamment de bureaucrates pour pouvoir mieux y échapper.

      Youpi depuis des décennies de consumérisme et de productivisme à outrance et cela malgré plusieurs guerres mondiales nous n’avons en vérité pas du tout préparer les gens à cela.

      1. @Jérémie

        C’est ainsi, que pouvez-vous y faire ?
        Accepter ce qui est et non en accentuer les effets.
        S’indigner, se révolter, se mettre en colère et/ou prophétiser, et après ?
        Si nous ne sommes pas préparés aux conséquences provisoires du changement tant espéré, ce sont les peuples qui réclameront que soient adoptées les mesures et réformes que tous nous combattions jusqu’alors.

        Ce n’est pas un complot, c’est une stratégie, la stratégie du choc.
        Interrogeons-nous plutôt sur le choc et l’émoi que cela soulève en nous.
        N’y-aurait-il pas une quelconque part d’ombre inavouée que reflète en nous par effet miroir, la crise que nous vivons ?

        À une moindre échelle de ce et ceux que nous condamnons, cette crise pourrait bien être notre propre crise à affronter notre mal-être, nos contradictions, nos imperfections et à nous pardonner, à pardonner tout court.

        Juger et condamner, c’est justifier son manquement à pardonner et en tout premier lieu, se pardonner à soi-même.
        Se pardonner d’avoir abandonner son pouvoir personnel à l’autre, à d’autres, de nous empêcher de vivre nos aspirations les plus chères ?

        Le manque de confiance ne se trouve pas seulement dans le système, mais d’abord en nous-mêmes.
        On enchaine ainsi l’autre, les autres et tous les responsables des maux dont souffre notre société, dans la culpabilité de leurs erreurs justifiées ou non.
        C’est ainsi que rien ne changera jamais dans la forme comme dans les délais que nous souhaitons.

        Lâcher prise des résistances qui nous retiennent à l’ancien monde, pour en créer un nouveau.
        C’est cela renaitre de ses cendres.
        Dans les cendres de la dévastation s’y trouve le terreau fertile d’une forme nouvelle de vie.
        Bien et bon toujours dans la joie

      2. @ sam

        C’est ainsi, que pouvez-vous y faire ?

        C’est justement tout le sens de mon propos, pas tous les jours dans mes commentaires

        Accepter ce qui est et non en accentuer les effets.

        Ce sont des paroles si souvent entendus, accepter à l’écart que les gens se répètent souvent les mêmes choses, pour mieux paraît-il moins en accentuer les effets en société.

        S’indigner, se révolter, se mettre en colère et/ou prophétiser, et après ?

        Sam n’agissez-vous parfois un peu de même de votre coté ?

        Si nous ne sommes pas préparés aux conséquences provisoires du changement tant espéré, ce sont les peuples qui réclameront que soient adoptées les mesures et réformes que tous nous combattions jusqu’alors.

        Vous ne devriez pas vous sentir toujours plus préparé que les autres.

        Ce n’est pas un complot, c’est une stratégie, la stratégie du choc.

        Choc de mes deux oui.

        Interrogeons-nous plutôt sur le choc et l’émoi que cela soulève en nous.

        Comme on pourrait s’interroger sur le fait que mon pied gauche ne fait pas plus d’émoi envers mon pied droit.

        N’y-aurait-il pas une quelconque part d’ombre inavouée que reflète en nous par effet miroir, la crise que nous vivons ?

        Sans doute mais à qui le dites vous le premier.

        À une moindre échelle de ce et ceux que nous condamnons, cette crise pourrait bien être notre propre crise à affronter notre mal-être, nos contradictions, nos imperfections et à nous pardonner, à pardonner tout court.

        S’il vous plaît Sam arrêtez de vous prendre un peu pour le premier zazen du coin, vous savez bien que le propos du pardon et de la miséricorde c’est bien la dernière chose que les gens de notre temps préfèrent entendre.

        Il faut bien un peu de tout pour un faire un monde, aussi bien des marchands, des révolutionnaires, des zazens que des prophètes de mes deux, vous ne croyez pas ?

        Juger et condamner, c’est justifier son manquement à pardonner et en tout premier lieu, se pardonner à soi-même.

        Dites moi plutôt Sam cela ne vous arrive-t-il pas parfois de prendre les choses comme autrui.

        Se pardonner d’avoir abandonner son pouvoir personnel à l’autre, à d’autres, de nous empêcher de vivre nos aspirations les plus chères ?

        Il n’y a pas plus de pouvoir personnel en celui qui s’illusionne grandement en société, quand bien même dans nos aspirations les plus chères, le pardon ne suffit pas toujours non plus encore faut-il faire un peu plus d’effort que cela.

        On enchaine ainsi l’autre, les autres et tous les responsables des maux dont souffre notre société, dans la culpabilité de leurs erreurs justifiées ou non.

        Oui je sais bien c’est pourquoi j’interviens de moins en moins, je ne peux pas non plus me conduire davantage comme le premier allumé du coin.

        C’est ainsi que rien ne changera jamais dans la forme comme dans les délais que nous souhaitons.

        Les délais que nous souhaitons, c’est ainsi que rien ne change vraiment sur la forme.

        Lâcher prise des résistances qui nous retiennent à l’ancien monde, pour en créer un nouveau.

        Pour mieux faire du lâcher prise faisons partout du nouveau, de la résistance.

        C’est cela renaître de ses cendres.

        A quoi bon être plus avancé dans les choses si c’est pour mieux faire des cendres.

        Dans les cendres de la dévastation s’y trouve le terreau fertile d’une forme nouvelle de vie.

        Sinon dans la vie vous fumez quoi principalement comme herbe ?

        Bien et bon toujours dans la joie

        Ouais moi ce sera plutôt une kronenbourg tout à l’heure.

      3. @Jérémie
        S’indigner, se révolter, se mettre en colère et/ou prophétiser, et après ?
        Vous dites :

        Sam n’agissez-vous parfois un peu de même de votre coté ?

        Oui tout à fait je le reconnais, mais de moins en moins souvent.

        Vous ne devriez pas vous sentir toujours plus préparé que les autres.

        Je n’ai pas dis que j’étais préparé, pas plus que les autres en tout cas, bien au contraire.
        C’est le chemin sur lequel je trace ma route qui, sans doute, est maladroitement exprimé.
        ——–
        À une moindre échelle de ce et ceux que nous condamnons, cette crise pourrait bien être notre propre crise à affronter notre mal-être, nos contradictions, nos imperfections et à nous pardonner, à pardonner tout court.

        S’il vous plaît Sam arrêtez de vous prendre un peu pour le premier zazen du coin, vous savez bien que le propos du pardon et de la miséricorde c’est bien la dernière chose que les gens de notre temps préfèrent entendre.

        Il en va de même des dessous des cartes du contexte actuel.
        La plupart des gens préfère « gueuler », tant que leur sécurité n’est pas remise directement en cause.
        Quand ils se rendront compte qu’on leur a menti avec leur consentement, ce sera la révolte incontrôlée, les émeutes et du sang.
        Il sera alors trop tard pour se préparer à quoi que ce soit d’autre que l’urgence.

        Il faut bien un peu de tout pour un faire un monde, aussi bien des marchands, des révolutionnaires, des zazens que des prophètes de mes deux, vous ne croyez pas ?

        Si si, mais je ne fais pas de prosélytisme, juste l’expression des aspirations qui m’animent en restant très « soft » et beaucoup moins prolixe qu’auparavant.
        ——-
        Juger et condamner, c’est justifier son manquement à pardonner et en tout premier lieu, se pardonner à soi-même.

        Dites moi plutôt Sam cela ne vous arrive-t-il pas parfois de prendre les choses comme autrui.

        Of course très souvent, car je baigne quotidiennement tout autant, dans la même réalité consensuelle.
        La seule différence, c’est que je sais que cette réalité là n’est pas durable.

        Il n’y a pas plus de pouvoir personnel en celui qui s’illusionne grandement en société,

        J’ose espérer avoir dépassé ce stade

        quand bien même dans nos aspirations les plus chères, le pardon ne suffit pas toujours non plus(,) encore faut-il faire un peu plus d’effort que cela.

        Yep Yep, c’est comme un artiste.
        Dans la création d’une œuvre, c’est 1 % d’inspiration et 99 % de sueur.
        Dans la sagesse populaire, c’est le premier pas qui compte après, tout reste à faire.
        ——-
        Lâcher prise des résistances qui nous retiennent à l’ancien monde, pour en créer un nouveau.

        Pour mieux faire du lâcher prise faisons partout du nouveau, de la résistance.

        Vous avez bien compris que je ne réfutais pas le fait de faire de la résistance pour qu’émerge un nouveau monde, mais d’abandonner ses propres résistances au changement.
        Se changer nous-mêmes est aussi difficile que de changer de système.

        A quoi bon être plus avancé dans les choses si c’est pour mieux faire des cendres.

        C’est bien là le dilemme.
        Nous vivons la fin d’une civilisation, une dépressurisation est nécessaire.
        Celle-ci, ramenée à l’échelle de l’individu, est insoutenable.
        Dépression, cela veut dire ôter de la pression.
        Chacun agit selon ses moyens.

        Lorsque je fais mon compost, j’y adjoints un peu de cendres, pour l’azote.
        La nature organique du mélange de ce tout faisant le reste.
        Grâce à cette alchimie, la vie renait.

        Enfin,
        Accepter ce qui est et non en accentuer les effets.

        Ce sont des paroles si souvent entendus, accepter à l’écart que les gens se répètent souvent les mêmes choses, pour mieux paraît-il moins en accentuer les effets en société.

        C’est bien là tout le problème.
        On s’autocensure, on se formate au sentiment général afin d’être conforme.
        On a beau jeu de dénoncer et de s’insurger en restant passif.
        Les choses perdureront ainsi jusqu’à ce que nous décidions de changer les choses à partir de soi. Sinon en condamnant, on se condamne soi-même et on condamne du même coup l’humanité toute entière, à ce que l’histoire se répète.

      4. Sam’s,

        Les choses resteront ainsi tant que les êtres rechercheront à changer les choses selon les premières priorités verbales et médiatiques du monde.

        Mais vous avez raison on baigne tellement dans ce genre de choses que ce n’est pas prêt de changer quand bien même davantage à partir du soi, du collectif et je ne sais quel autre terme plus conforme aux premiers désirs sociaux ou marchands des gens de notre temps.

        Vous savez ce n’est pas non plus un jeu plus facile à jouer, bien au contraire, qui se condamne surtout concernant par exemple les premières choses du ciel, vous, moi, non Sam’s j’ai beaucoup trop de respect pour ce que vous écrivez sur votre propre blog.

        Vous savez ce n’est pas non plus forcément s’autocensurer et s’en formater, que d’être plus en désaccord avec le sentiment général sur les choses, bien au contraire c’est faire preuve et plus témoignage d’autre chose.

        S’il vous plaît ne m’en demandez pas plus, je fais aussi ce que je peux de mon coté, mais c’est bien je vois que vous n’y échappez pas non plus de temps en temps.

        Dites ce que vous avez à dire mais ne vous en formalisez pas plus, oui Sam’s l’histoire se répète souvent même pour ceux qui préfèreront prendre la grande autoroute de la vie ou de la mort, qui sont surtout ceux qui en condamnent le plus grand nombre de Corps ou d’Ames, des gens com vous et moi Sam’s ?

      5. Vous voyez @Jérémie, nous tombons d’accord sur pas mal de points et je suis sûr qu’il en va de même pour nombre d’entre nous, sans oser se l’avouer.
        Car dans cette crise systémique qui est en fait une crise « civilisationnelle », on s’insurge et on ne dénonce pas seulement parce que le système a mis de côté l’humain mais parce que les peuples ont perdu leur pouvoir individuel et collectif en abandonnant leur confiance à ceux qui les gouvernent.

        Ce système a mit en marge la dimension humaine dans l’économie car elle représentait un frein à la folie débridée de la finance, prenant le pas sur la démocratie et l’indépendance du politique, de l’homme en somme.

        Plus encore, la part de l’Être en chacun de nous a été déniée et c’est cette souffrance là, l’âme collective qui crie à travers l’humain ainsi rejeté du système, par le système.

        Aussi, je ne m’afflige pas de ne pas recevoir d’audience ici ou d’être perçu de « bizounours ».
        Les « bizounours » sont d’accord entre eux, grand bien leur fasse.
        Ici, mon message passe ou ne passe pas, qu’elle importance ?
        C’est juste un témoignage au milieu de l’actualité qui fait les feux de la rampe, éphémère donc.

        Une dernière chose, amusante.
        Lorsque vous dites : « A quoi bon être plus avancé dans les choses si c’est pour mieux faire des cendres. », c’est rigolo car en langage alchimique, le ‘’langage des oiseaux’’, ça fait : ‘’faire descendre ‘’.

        Il s’agit bien de faire descendre, passer au noir les émotions de nos résistances, descendre en notre intériorité, il en ressort toujours des cendres, ce dont nous n’avons pas besoin pour renaitre d’un nouveau souffle.

        Retrouver la totalité de soi-même, ça peut prendre toute une vie et quand bien même cela n’y suffit pas, faire de sa vie des actes de pouvoir en sautant dans l’inconnu, quelle merveilleuse aventure !
        Bien et bon toujours.

    3. @ Optimiste

      Moi aussi, parfois, je suis optimiste…. mais pas pour les mêmes raisons que toi.
      En effet ce ne sera pas bientôt, « la fin du monde » mais « la naissance d’un nouveau monde »….

      car la récession est inévitable…. ou du moins la décroissance…. la croissance n’arrivera plus, ou alors péniblement à 1 et parfois à 2 % (très rarement), en tout cas pas de quoi résorber le nombre de chomeurs de plus en plus importants…

      Pour nous, pays occidentaux gavé jusqu’à la moelle, la croissance (créatrice d’emploi et permettant de rembourser les dettes d’étâts) deviendra un mythe pour la simple raison qu’on a arrive aux limites de la planète….
      en 1800 -1 milliards de personnes
      en 2010 -7milliards de personnes qui consomment de 10 à 1000 fois plus d’énergie qu’il y a 2 siècles….
      On pourra forer ou on veut. L’humain se partage les dernières tranches de pain blanc.
      On rentre doucement dans une nouvelle ère…. et je ne suis finalement pas mécontent parfois d’assister à ce changement de paradigme.

      PS: il m’arrive souvent d’être pessimiste aussi, car tout ceci est finalement assez long à se mettre en place….
      Mais on voit bien que tout s’accélère.

      Bienvenue dans les montagnes russes. (et le cac n’y echappera pas…)

    4. Oui là on est au moins tranquille pour deux ans. Et il va falloir se serrer la ceinture pour rembourser de la monnaie de singe. Ils sont trop forts à Wall Street. Mais bon… Cette action montre que la situation est bien plus grave que prévu apparemment. Ne pas oublier que le monde financier criait victoire après le premier QE… On voit où cela nous a mené.

      PS: la fin du capitalisme actuel ne va pas se faire en 1 jour… Le déclin va être très très long.

  52. Dans l’émission les « Chemins de la connaissance » ce matin sur France-Culture l’invitée disait:

    « Le libéralisme est impensable en dehors de l’ Etat de droit »

    C’est bien pour cela que cela ne fonctionne pas au niveau européen, et encore moins au niveau mondial. En effet il n’y a pas d’Etat de droit européen et encore moins d’Etat de droit mondial.
    C’est bien pour cela que tout tourne à la foire d’empoigne!
    Et encore en Europe on a une organisation relativement avancée, mais il est vrai pas très démocratique…

  53. Une simple remarque un peu « troly »

    Paul Jorion parle ici et là d’une venue à la parole de ce qui ne pouvait être dit ni même pensé il y a peu. Marc Fiorentino, dont chacun connaît le style intellectuel (comment gagner beaucoup d’argent?) a déclaré publiquement qu’il fallait punir « sévèrement » les banques et que leur nationalisation devenait urgente. C’est à tomber de sa chaise, non? Pour moi, c’est le signe certain que les acteurs du Grand Casino eux mêmes commencent à avoir peur de ces gens (les banquiers) qui se promènent en permanence avec des « grenades dégoupillées ». A quand le même discours dans la bouche de Touati?

    Amicalement.
    M.

    1. La logique même du « cépamoi »…

      Que nous retrouvons dans la campagne publicitaire des milliardaires qui « veulent » payer alors que les dark polls ainsi que les paradis fiscaux sont maintenant parfaitement fonctionnels.

      C’était alainsuedeleurpleingrè…

  54. Sur CercleFinance.com) – Une hausse de +4%, cela pouvait apparaître inespéré ce jeudi mais c’est pourtant le scénario qui vient de se dérouler il y a quelques minutes, avec un indice parisien qui se hissait jusque vers 3.086Pts avant de temporiser un peu vers 3.060Pts (+3,75%).

    C’est un énorme soulagement, un grand pas en avant même si d’autres devront suivre: les banques centrales mondiales coordonnent leur action pour fournir -en quantité illimitée et jusqu’à fin décembre- des Dollar aux banques commerciales qui pourraient en faire la demande.

    On se souvient que ce sont des rumeurs d’assèchement des liquidités aux Etats Unis qui avaient précipité l’effondrement des 3 plus grandes banques françaises en début de semaine.

    Question aux lecteurs de ce blog: Qui peut m’expliquer la conséquence de fournir en quantité illimitée des Dollars aux banques commerciales par les banques centrales ?

    1. La question se pose à l’inverse: quelles sont les conséquences d’une pénurie de dollars pour les banques ? Cela affecte leurs opérations en dollars, ayant pris des engagements dans cette devise et ne pouvant plus en fournir.

      1. Par conséquent, peut-on en déduire que tout va bien dans le meilleur des mondes? Pour être franc, je n’ai jamais cru un seul instant que le problème de liquidité soit le responsable de la chute des banques puisque la BCE peut très bien emprunter des dollars comme prêteur en dernier ressort.
        Je pense qu’il y a un problème plus grave en arrière fond.

      2. La BCE ne peut qu’acheter des dollars, pas en faire. Donc, elle aussi actionne la planche à billets.
        Mais cela est plus « présentable » pour elle que d’acheter des dollars tout neufs (pas encore « pourries » puisque neufs) plutôt que des obligations pourries?
        Qu’on m’explique!

      3. S’agissant de la banque de réseau. Les importateurs (grosses entreprises et PME) règlent leurs fournisseurs hors zone euro principalement en dollars. Pour en disposer et payer leurs importations ils échangent leurs euros contre des dollars auprès de leurs banques commerciales. Ces dernières n’ont normalement que très peu de devises en caisse et en compte. L’essentiel des devises drainées par l’économie reviennent à la banque centrale du pays concerné. En effet, lorsqu’un exportateur de ce pays est réglé par son client étranger hors zone euro il est en général payé en dollars, qui n’ont pas, bien sûr, cours légal dans ce pays. L’importateur les cède donc contre euro à la banque centrale de son pays (qui a le monopole d’émission de l’euro) qui se trouve, de ce fait, en possession d’encaisses considérables en dollars. L’impossibilité pour une BC de fournir en dollars les banques commerciales signifie que les entreprises importatrices auront des difficultés à payer leurs importations hors zone euro. Il y aurait conjonction de deux facteurs: les banques commerciales étasuniennes prêtent moins aux banques européennes (les banques du continent sont en compte avec des contreparties étasuniennes) + il est possible que certaines banques commerciales ne disposent plus d’une trésorerie courante suffisante (s’entendant des ressources supplémentaires et éventuelles du marché interbancaire.. où la crainte domine) pour acheter des dollars auprès de leur BC selon les quantités souhaitées. Ce serait donc la conséquence d’un resserrement important des trésoreries des banques, avec comme effet un risque de restriction du crédit. D’autant plus sensible que beaucoup de gros importateurs ont des besoin importants dans des lignes de crédit du type avances en devises ou crédocs qui sont des crédits utilisables en devises à échéance de 2 à 3 mois. Les banques ne communiquent jamais sur leurs difficultés de trésorerie.

      4. Première Hypothèse:
        les banques commerciales françaises ont donc des problèmes de trésorerie.
        Mais lors qu »elles demandent des dollars à leur banque centrale plutôt qu’aux banques étasuniennes, quel est le désavantage ? je suppose qu’elles payent des intérêts a la banque centrale, mais à la limite la banque centrale peut indéfiniment prêter des dollars aux banques commerciales sans contrepartie immédiate, ça alourdit surement le bilan de la banque centrale mais le système tourne toujours , est-ce que la banque centrale pendrait le risque de couler une grosse banque commerciale ( SG ou CA ou BNP ) ? , je n’y croit pas le système semble indestructible !!!!!!

        Deuxième hypothèse:
        Ce sont les banques étasuniennes qui ne peuvent ou ne veulent plus fournir des dollars mais alors pourquoi ?

        J’ai également une interrogation, pourquoi les pays exportateurs n’acceptent pas directement des euros ?

  55. Au vu de la vague d’euphorie qui déferle sur la bourse, on ne peut que souhaiter une nouvelle dégradation de la note de nos banques.

  56. Vérité

    Partout autour de moi je peux les voir bouger
    En des vies maintenues tout au fond d’un fossé
    Fait de leur ignorance et de toutes les peurs
    Imposé en leurs âmes par quelques profiteurs

    Ayant trop bien compris comment les conserver
    Dans la stupeur béate semblant les animer,
    Les poussant à flatter, au fond, leur égoïsme,
    Leur faisant des promesses fleurant le populisme

    Où reviennent les mots fric et sécurité
    En laissant de côté grandeur et liberté
    Transformants en moutons ceux qui étaient humains
    Pour pouvoir les pousser vers ce glorieux chemin

    Où ils ne sont plus rien qu’objets à consommer
    Pour quelques profiteurs ayant su orchestrer
    Un système de vie par trop pyramidal
    Celui qu’on leur décrit comme étant idéal,

    Une démocratie prônant la liberté
    N’étant que tyrannie violant la vérité
    Au profit des mensonges de quelques profiteurs
    Régnant sur les humains par le biais de la peur.

    Le 25/08/11

  57. Vous ne pensez pas que les Traders  » solitaires  » ont un peu bon dos ? Je ne vais pas les plaindre loin de là, ils se fichent tellement du sort des autres que je me fiche pas mal que certains aillent en taule. Ceci étant dit ne sont -ils pas les fusibles révés du Système ? Les
    bouc émissaires pratiques pour que rien ne change ? Kerviel est en taule mais Bouton est
    toujours en liberté. Est-ce tenable ?

    UBS victime d’une fraude estimée à 2 mds USD, un trader arrêté à Londres
    http://tempsreel.nouvelobs.com/depeche/top-news/20110915.AFP8993/ubs-victime-d-une-fraude-estimee-a-2-mds-usd-un-trader-arrete-a-londres.html

    1. Le montant des sommes qu’ils perdent quand ils merdoient nous donne une idée du fric qu’ils peuvent ramasser quand ils plussoient grâce à la même spéculation.
      N’ayant pas vu passer d’information disant que par une manip non autorisée tel ou tel trader a fait gagner à sa banque des sommes inconsidérées (et que naturellement elle s’engage à restituer), j’en conclue que, oui, en l’état encore actuel des choses, c’est tenable.

    2. @jeff: Pffff…2M$, ils sont petits joueurs à l’UBS! Ca me rappelle un truc marrant arrivé à un trader durant une soirée à son domicile: après un rail de coke et pour faire rigoler les copains – copines, il avait acheté ( à terme ) le tiers du pétrole mondial! moralité, doit t-on refiler un portable à un gros joueur pour qu’il puisse jouer au Casino ?

  58. Ben oui, dérangeantes vérités dont les conséquences sont inéluctables.
    Indignons-nous avec colère, mais sans violence.
    En clair, préparons-nous, le pire est à venir car rien ne changera avant la chute du système.
    Pourquoi me demanderez-vous ?
    Par la cupidité, l’arrogance et l’égocentrisme de ceux en qui nous avons mis notre confiance :

    “L’auto-importance est le plus grand ennemi de l’homme.
    Celui qui en est affaiblit se sent offensé par les actes et les méfaits de ses semblables. L’auto-importance exige que l’on passe le plus clair de sa vie en infraction, ou d’être offensé par quelque chose ou quelqu’un.”

    Ici, dans le contexte qui nous préoccupe, c’est toutes les dérives de l’idéologie que l’on nous a fait gober pour assoir le pouvoir de ceux qui gouvernent nos institutions, dérives qui sont en train d’être mises à jour et cette idéologie, en train de s’écrouler.
    Les conséquences ne peuvent être que dévastatrices.

    1. Sam’s dans ces moments ou il manque un peu d’herbe à la maison.

      Accepter ce qui est et non en accentuer les effets. S’indigner, se révolter, se mettre en colère et/ou prophétiser, et après ? Si nous ne sommes pas préparés aux conséquences provisoires du changement tant espéré, ce sont les peuples qui réclameront que soient adoptées les mesures et réformes que tous nous combattions jusqu’alors. Ce n’est pas un complot, c’est une stratégie, la stratégie du choc. Interrogeons-nous plutôt sur le choc et l’émoi que cela soulève en nous.

      Allez je vous souhaite quand même une bonne crise universelle à tous.

  59. Après des recherches sur le sculpteur antique GREC Phidias (vous allez me dire, que ça n’a rien à faire ici, mais détrompez-vous!), voici ce que j’ai trouvé sur l’Encyclopédie Universalis:

    « La statue [chryséléphantine (en bois précieux, or et ivoire)] de Phidias […] constituait, aux dires de Périclès, une ultime ressource : en cas de crise financière, on pourrait en détacher les feuilles d’or, quitte à les remplacer plus tard. »

    Visionnaire ce Périclès! =)

    1. Une histoire à dormir debout, des vieilleries. Pour jeunes et vieux qui s’accrochent à quoi ?

      L’or se couvre de rouille, l’acier tombe en poussière
      Et le marbre s’effrite. Tout est prêt pour la mort.
      Ce qui résiste le mieux sur terre, c’est la tristesse,
      Et ce qui restera, c’est la Parole souveraine.

      Anna Akhmatova

  60. Après l’explosion de la dette privée, puis celle de la dette publique, voici venir la « dette » des banques centrales. J’y vois la promesse d’une inflation passive carabinée qui devrait mettre le dollar sur le flanc et ruiner doucement les rentier.

    Il faudra bien que la puissance publique finisse par prendre le contrôle des banques, à moins qu’on ne caresse le rêve d’endetter la Lune.

    Tout cela ressemble furieusement à une fin de rouleau. La banqueroute, la banqueroute vous di-je! Ca se termine toujours comme ça. Bientôt naîtra une monnaie internationale pilotée vraisemblablement par la Chine (Dollar-Euro-Yuan-Yen). Alors seulement, le cycle des échanges pourra retrouver une trajectoire stable.

    M.

  61. A bon entendeur.

    Quand les prochaines émeutes révolutionnaires recommenceront sur terre, moi j’irais d’abord piller le bien matériel de mon prochain dans les plus mauvais quartiers avec des draps.

    Que préfère-t-on continuellement faire entendre aux êtres dans l’histoire.

  62. Lénine ,ils sont devenus fous!!!! après les roubles les roublards ;les pieds nickles sont de retour tous des prophètes , l’euro fout le camps comme le cap Nain MO le célèbre pirate de l’élise 500 milliards!!! le casse des sénateurs ça sent l’intox C’est surement un coup de pub des banques,? Il y a un virus qui attaque les lingots d’or !!!!!!

  63. A A A Ba Bi Bou Boof Et dire que l’on paye des agences pour nous dirent de nos élus dépensent plus qu’ils ne faut et qu’ils gèrent le pays comme le porte monnaie de nos ménagères ;

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