L’actualité de la crise : DÉRANGEANTES VÉRITÉS, par François Leclerc

Billet invité

Jusqu’où va aller le dérapage en cours ? La stratégie qui a été suivie jusqu’alors vole en éclats en Europe et il n’y a toujours pas de plan B. S’attaquer prioritairement à la dette publique pour permettre aux établissements financiers privés de résorber leur dette privée ne fonctionne pas. On est revenu à la case départ, en pire, au sens où la dette publique a été augmentée en pure perte et la dette privée – dont la structure a entre temps évolué – est toujours aussi menaçante.

Comment ne pas se rappeler les avertissements de ceux, rares, qui expliquaient qu’il fallait prendre le désendettement par l’autre bout, celui des banques, et que cela serait beaucoup moins onéreux à l’arrivée ? Mais il est trop tard, et l’on ne peut pas recommencer. Les munitions ont été épuisées.

Ne pas prendre en considération la dette dans son ensemble, c’est sHe condamner à assister impuissant à l’écroulement du château de cartes. Mais le contraire imposerait d’appliquer au système financier les réformes structurelles qui sont considérées comme indispensables pour résorber la dette publique.

Voilà une dérangeante vérité : le système financier a une seconde fois failli, en ne jouant pas le rôle qui lui était attribué, incapable de relancer l’économie, tout occupé qu’il est à repartir sur le même mode qu’avant et à combattre avec succès les mesures de régulation – pourtant très limitées – qui lui sont opposées, car elles atteignent ses marges de manière inacceptable.

Les dirigeants politiques sont bien incapables de s’y opposer, ne pouvant mettre ne serait-ce que partiellement en cause un système pour en être partie prenante, avec des variantes. Ne voulant pas découvrir une machine devenue infernale qui, après être grippée, en viendrait à être dénudée et pourrait s’en trouver rejetée. Se raccrochant au déni comme à son sauveur, par incompétence quand ce n’est pas par calcul.

Progressivement, un nœud a été serré qui ne peut plus désormais être dénoué. Il étrangle ceux dont il est exigé qu’ils assument une situation dont les autres se défaussent, en venant à leur tour à connaître le même destin. C’est là où nous en sommes. Au moment paroxystique où il va falloir se résoudre à accepter ce qui était refusé avec la dernière énergie. Dans l’immédiat, à découvrir davantage son jeu en engageant un nouveau sauvetage des banques.

Que les banques françaises soient les plus attaquées sur le marché boursier n’a rien d’étonnant. Le gouvernement allemand a su créer des bad banks qui protègent à ses frais certaines des plus atteintes, leurs faiblesses étaient autres que celles des banques françaises, coupables qu’elles étaient d’avoir succombé aux charmes frelatés des produits structurés américains ayant comme collatéraux des crédits immobiliers. Tandis que les françaises ont acheté en masse une dette publique qu’il faut maintenant dévaloriser au prix du marché.

Il va encore être tenté de gagner du temps, en trouvant ici des fonds providentiels pour permettre à la Grèce de faire la soudure en trésorerie et en accélérant là la mise en place des nouvelles missions du Fonds européen de stabilité financière (FESF), afin qu’il intervienne en garantie des banques à la faveur d’un nouveau montage financier rocambolesque.

Rouler leurs dettes est devenu la principale et commune préoccupation des financiers et des autorités européennes, puisqu’ils ne peuvent pas la résorber et que le désendettement est donc bloqué. Tout sauf reconnaître l’insolvabilité, qui imposerait des remises en cause qu’ils ne veulent même pas envisager. La BCE étant là pour faciliter le travail du privé avec ses liquidités. Une division du travail pourrait ainsi être instaurée : au premier le soutien des États, à la seconde celui des banques.

Mais il y a d’ici là encore des os à avaler ! Il faudrait empêcher la Grèce de faire l’inéluctable, c’est à dire la faillite. Et contenir hors de la zone des tempêtes l’Espagne, et bien plus encore l’Italie. L’appétence que les marchés manifestent pour l’approfondissement de la crise – leur irrationalité, disent ceux qui se désespèrent de leur faire entendre les mauvaises raisons qui sont les leurs – n’offre à ce sujet qu’un espoir très limité. Une nouvelle fois, on se retrouve dans la même situation : une crise aiguë est tant bien que mal contenue alors que frappe à la porte la suivante, pour laquelle rien n’est prévu.

Une nouvelle bouée de sauvetage a été lancée, sur laquelle il est inscrit « euro-obligations ». La Commission européenne reconnaît aujourd’hui se préparer à en faire son va-tout. La mutualisation de la dette publique est, en réalité, le dernier rempart évitant le cataclysme, mais aussi la protection ultime des détenteurs de la dette privée. Si on arrive à la jeter à la mer, elle permet de gagner encore du temps, mais elle ne résout rien.

Tant décriés, les politiques sont comme les banques : les plus exposés à la vue, ils symbolisent un système qui ne parvient pas à retrouver son équilibre. La flagrante inefficacité des uns renvoie à la pugnacité des autres : au bord du gouffre, il n’est pas question de céder un millimètre. Au risque que la corniche toute entière s’effondre. Celle-ci est toute désignée, à voir la précipitation avec laquelle les investisseurs se jettent sur les dettes américaine et allemande, dont les taux sont inférieurs à l’inflation, leur faisant perdre de l’argent…

Jamie Dimon, le Pdg de JP Morgan Chase, vient d’engager un bras de fer avec les plus hautes autorités internationales de régulation financière, le Comité de Bâle, lui-même émanation de la Banque des règlements internationaux. Il prend à témoin le président des États-Unis pour dénoncer des mesures « anti-américaines » qu’il ne veut pas voir appliquées aux établissements américains. Offrant une parfaite image de la réalité du pouvoir et de la puissance de ces nouveaux riches que sont désormais les mégabanques.

Hier, l’Institute of International Finance négociait en première ligne un plan de sauvetage de la Grèce que les chefs d’État et de gouvernement avalisaient ensuite, mais qui ne fonctionne pas. En raison, a-t-il été expliqué, du temps de la démocratie, beaucoup plus lent que celui des marchés. Depuis la City, un dirigeant d’une mégabanque britannique prenait ensuite le relais en annonçant que le temps de la contrition était passé pour les banquiers. Le message a été immédiatement reçu à Wall Street.

Partager :

320 réflexions sur « L’actualité de la crise : DÉRANGEANTES VÉRITÉS, par François Leclerc »

  1. La banque suisse UBS découvre une fraude, perte estimée à 2 milliards de dollars :

    La grande banque suisse UBS a “découvert une perte dûe à une opération de courtage non-autorisée” dans le secteur de sa banque d’investissement, selon un communiqué publié jeudi.

    Une enquête est en cours, et la banque chiffre pour l’instant la perte aux alentours de 2 milliards de dollars.

    Du fait de cette fraude, la banque pourrait être en perte au 3ème trimestre 2011.

    Enfin, la banque ajoute que ses clients ne sont pas affectés par cette perte.

    afp 15.09.2011

    Personnellement je pense que c’est tout le système financier qui est aujourd’hui une gigantesque fraude. Il faudrait que Sarkozy se décide à le passer au Karcher déjà pour la France et pour l’Europe avec Angela

    1. Le karcher c’est pour les pauvres, et les 30000 nouveaux prisonniers qu’il nous promet.
      Ce Sarkozy et sa “bande” sont de biens tristes personnages.

      1. Oui et cette photo de lui au milieu de cet univers carcéral, alors là si ça ne faisait pas fascisme avec ces hommes en noir j’en vomis encore.

      2. …. c’est hélas toujours le même triste problème
        chez quelqu’un qui voudrait avoir les pieds plus gros que la tête

    2. Liervol. “Il faudrait que Sarkozy se décide à le passer au Karcher ”
      Pardon..??
      Il tient au contraire complètement AVEC ce système.

      Faut ouvrir les yeux, là.

  2. Pas un petit mot sur le fourm d’été de Davos et la menace de plus en plus claire de chantage et ensuite de mise sous tutelle ressemblant vachement à de la colonisation économico-politique soft postmoderne de la part de la Chine vis à vis de l’Europe ?

    Le défaut, contrôlé ou non, de la Grèce semble inéluctable. Ce qui est moins inéluctable c’est ce qui suivra. S’il s’agit d’une colonisation postmoderne de nos pays par la chine, non merci… Cette “grande Chine” pourrait déverser sans obstacle – pour autant qu’il y en ait encore – ses crasses et continuer à exploiter son peuple – en tout cas une grande partie de celui-ci si l’on excepte les “nouveaux riches” chinois” – en rond, pendant que notre propre activité économique flétrirait encore plus jusqu’à finalement agoniser en silence, avec son cortège de chômeurs toujours plus important, ses conquêtes sociales défuntes, tombées sous le coup de “règles d’or” et autres chimères… Le tout, juste à temps pour que le réservoir d’une Europe nouvellement misérable et sans force, sans rapport de force, puisse devenir la source d’une main d’oeuvre exploitable à vil prix pour une Chine nouvelle finalement obligée de céder aux justes revendications de son propre peuple (devenu alors trop cher pour la production chinoise)…

    J’avoue, j’aimerais pouvoir lire ce que des esprits plus éclairés et mieux informés que le mien peuvent nous dire par rapport à cette “nouvelle” menace qui se précise de plus en plus.

    1. La liste des ennemis est inépuisable  ! Les Allemands et les Britanniques en Europe, les Américains aux Etats-Unis. Il est vrai que le temps où l’on donnait « cinq sous pour les petits chinois » est bien lointain. Mais évitons les fantasmes  !

      Votre interrogation pourrait être formulée autrement. Quel va être « l’effet retour » sur le monde avancé de l’émergence des pays que l’on continue à qualifier ainsi ? Ce qui renvoie à la nature de la croissance (modèle de développement) et de la société de ces pays, dont la Chine.

      Cette question n’est généralement envisagée que sous l’angle de la mondialisation, et plus précisément celui de la délocalisation. On s’aperçoit qu’il ne s’agit pas uniquement de cela. Les pays émergents n’exportent pas uniquement leurs produits, ils ne prennent pas uniquement possession d’actifs (terres cultivables, exploitations minières, moyens logistiques et entreprises), ils sont également exportateurs d’un modèle de société et de consommation…

      Le reflétant, les ménages à bas revenu sont dans nos pays une niche marketing qui prend de l’importance !

      Mais, comme vous le constatez à juste titre, cette histoire n’est pas terminée. On remarque comment la logique de la délocalisation se poursuit vers des pays à niveau de rémunération plus faible et à monnaie moins forte. A l’intérieur des pays émergents même, on assiste à de grandes disparités de développement économique et à de fortes polarisations sociales. Ces modèles sont de ce point de vue fragiles. Les récentes grandes mobilisations en Inde sur le thème de la corruption sont là pour le mettre en évidence.

      Mais il faudrait rédiger d’autres chroniques, au départ de la Chine et de l’Inde, du Brésil et de l’Afrique du Sud et de la Russie… Nos médias en rendent peu et généralement mal compte, ils décrivent souvent ce monde avec des lunettes qui ne sont pas adaptées, selon des critères importés. Un phénomène que l’on retrouve d’ailleurs dans ces mêmes pays, où les yeux sont braqués sur le secteur moderne de la société, occultant largement tout le reste…

      1. J’ai des voisins russes qui retapent une vieille habitation de berger. Pour eux venus en France, il y a une quinzaine d’années, c’est le paradis ici par rapport à la Russie, comme m’a dit mon voisin ici même la nourriture pas chère est consommable, ce n’est pas le cas en Russie où c’est infect.
        Il a ajouté qu’une panne de frigo à Moscou n’entraine pas la mise à la poubelle de la nourriture périssable bien au contraire et il ne se passe pas une semaine sans qu’il y ait des intoxications alimentaires.
        Alors oui nous pleurons sur nos avantages oubliant que souvent c’est pire ailleurs et que notre égoïsme même de pauvre ici ne s’est jamais inquiété des autres, d’ailleurs combien donne même ici une pièce à un type qui fait la manche ???

        C’est un monde meilleur pour tous que nous devons appeler de nos vœux,
        une mondialisation humaniste, car le reste retrouver nos avantages passés sans se soucier des autres, ce n’est rien d’autre qu’une forme d’égoïsme qui ne vaut pas plus cher que les pensées des élites sur le sort des peuples dont ils n’ont que faire.

      2. Monsieur Leclerc.
        Ne serait-ce pas notre “modèle” que nous avons exporté..??
        Qu’ils appliquent à l’extrême et nous renvoient puissance 10…

      3. Mais il faudrait rédiger d’autres chroniques, au départ de la Chine et de l’Inde, du Brésil et de l’Afrique du Sud et de la Russie… Nos médias en rendent peu et généralement mal compte, ils décrivent souvent ce monde avec des lunettes qui ne sont pas adaptées, selon des critères importés.

        Et pourquoi pas vous ? votre commentaire mérite plusieurs billets et j’ai soif de savoir ce qu’il se passe ailleurs.
        Tout ce que j’en sais émane de nos médias, alors autant dire rien.

        Lire ? oui, mais le temps manque lorsque l’on a déjà à ingurgiter ce qui se passe en Europe et en France par le seul canal des livres, puisque “l’information” n’existe plus.

      4. @ Edith

        Pour nous informer sur les BRICS, notre ami Ando nous donne un lien avec la tribune d’une publication russe, http://fr.rian.ru/tribune/20110908/190878235.html à conserver dans nos favoris d’Internet .
        Pour la Chine , à part le China daily, http://europe.chinadaily.com.cn/ qui nous caresse dans le sens du poil, http://www.scmp.com/portal/site/SCMP/menuitem.5c58ff543144e4fc406d291053a0a0a0/?s=idx_News
        j’aimerais avoir d’autres sources d’informations, plus représentatives de leur façon de voir ce qui se passe dans le monde .

  3. Bon allez, pour faire simple.
    Suppression de l’argent liquide, des devises.. Paiement des produits et services uniquement par carte bancaire mondiale et infalsifiable. Le compte de chacun est approvisionné en début de mois avec 3000 euros et en fin de mois, il est remis à zéro (que le contenu soit consommé ou non).. Et on recommence ainsi de mois en mois.
    Celui qui n’est pas d’accord va en prison. Sourires

    1. Si j’en crois le très bon article d’Olivier Berruyer sur les niveaux de salaires (www.les-crises.fr), c’est 10% de la population française qui ne seront pas d’accord, moi compris…

      10% de 30 000 000 de salariés, ça fait 3 millions de prisonniers potentiels alors… ?

      Ben… L’annonce de +30000 places de prison par le monarque nain est très insuffisante alors !!!

      1. Mais non. Sauf votre respect, vous avez tout faux car “à partir d’un certain niveau, l’argent ne fait plus le bonheur” (http://www.rue89.com/2010/10/11/largent-fait-le-bonheur-mais-a-partir-de-combien-deuros-170520) :l
        D’après cet article, au delà d’un revenu de 55 000 euros par ménage et par an, la sensation de bonheur n’augmente plus. Donc, avec 6000 euros par mois (soit 72 000 euros par an), chaque ménage serait au summum du bonheur auquel il peut prétendre! Il faudrait par conséquent détruire les prisons et non en construire d’autres.
        A moins que la nature humaine…

      2. Bon on supprime les prisons et on décrète que ce sera 3000 euros de revenus mensuels renouvelables, mais non cumulables par tête.. 62 millions de Français seront d’accord je pense, alors ce sera comme ça et pas autrement ..

    2. Parole d’un algérien dans un bar de Marseille : … avec toute la richesse qu’on a chez nous , on pourrait tous vivre sans travailler …

  4. @liervol On peut essayer le Karcher mais il y a des choses qui ne supportent pas le karcher au delà d’un certain niveau de délabrement le karcher désintègre ce qui reste. Ex: Essaie de nettoyer au karcher des vollets bien pourrits…nettoyer un chateau de carte au karcher, 🙂 voir une bouse de vache…ya des trucs faut pas y toucher avant d’avoir une solution de rechange ou d’en avoir fait son deuil.

  5. « Nos médias en rendent peu et généralement mal compte, ils décrivent souvent ce monde avec des lunettes qui ne sont pas adaptées, selon des critères importés. Un phénomène que l’on retrouve d’ailleurs dans ces mêmes pays, où les yeux sont braqués sur le secteur moderne de la société, occultant largement tout le reste… »

    Quand «on» parle de «modernisation» aux paysans indiens, ils savent que pour eux, c’est l’exclusion, l’expropriation à vil prix au profit du business agricole. Voir par ex. le mouvement Ekta Parishad et ici.
    Il y a aussi la récupération par une finance prédatrice des micro-crédits chers à Attali.

  6. Un conseil,si l’affaire tournait mal,ne jetez pas vos cartes banquaires etc,quand vous etes coince pour degivrer les parre brise c’est super

  7. S’agissant de la situation européenne, un point de vue intéressant de Fedor Loukianov, aux développements inquiétants.
    http://fr.rian.ru/tribune/20110915/191066888.html

    La cause de la dégradation actuelle est l’épuisement du paradigme d’intégration de la seconde moitié du XXe siècle. L’Union européenne a toujours été un projet politique. Son seul aspect économique ne lui permettra pas de s’en sortir. Or, on ne distingue aucun objectif majeur et aucun ennemi commun capable de jouer un rôle unificateur. A l’exception d’un seul, mais sa conceptualisation est au contraire susceptible de détruire définitivement la structure de l’Union.

  8. La proposition lancée par le Brésil de venir en aide à la zone euro n’a reçu qu’un accueil mitigé des autres pays “Brics” mercredi, qui peut s’expliquer à la fois par un manque de moyens financiers et une absence de volonté politique.

    Les ministres des Finances des grands pays émergents regroupés dans le club des Brics prendront une décision sur la possibilité de venir en aide à la zone euro lors d’une réunion à Washington le 22 septembre, a déclaré dans la journée un responsable du ministère indien des Finances.

    Les Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) ont entamé des discussions préliminaires en vue d’une augmentation de leurs avoirs en obligations libellées en euro pour aider une Europe engluée dans la crise de sa dette publique, avait dit mardi soir à Reuters un responsable du gouvernement brésilien.

    Mais, alors que Dilma Rousseff, présidente du Brésil, a réaffirmé que ce mercredi le pays était prêt à s’engager dans un effort d’aide international, les autres semblent moins enthousiastes.

    Un conseiller de la banque centrale chinoise a exhorté Pékin à ne pas acheter de trop grandes quantités d’obligations émises par des pays de la zone euro, tandis que le ministre des Finances sud-africain a laissé entendre que son pays ne disposait pas de suffisamment de ressources pour procéder à de tels achats.

    L’Inde s’est dit “prudente”, et la Russie semble ne pas encourager une initiative “Brics”, un conseiller du président Dimitri Medvedev estimant que le G20 serait un lieu plus approprié pour traiter de la crise de la dette de la zone euro.

    (Dépêche Reuters)

    1. Le Brésil pourrait acheter le Rafale pour commencer.

      Et probablement il y aurait des synergies à trouver dans le domaine spatial ; Kourou est très bien placé – pas très loin de Cleveland (je veux dire Clevelandia et Oiapoque).

      Ceci dit, Medvedev a tout à fait raison, et il connait parfaitement l’efficacité du G20 …

    2. QUELLE HONTE POUR L’EUROPE D’EN ETRE REDUIT A FAIRE LA MANCHE APRES LEUR AVOIR FAIT FABRIQUER TOUT, DEPUIS NOS CHEMISES JUSQU’A NOS ORDINATEURS.

  9. Je vais apporter un peu d’eau au moulin de BA. Faut le faire, non..?
    http://www.latribune.fr/depeches/reuters/les-euro-obligations-seraient-une-erreur-absolue-dit-merkel.html
    “”Cela n’aura pas lieu du jour au lendemain, avec je ne sais quelle solution magique. Cela ne peut se produire que dans un processus contrôlé et progressif”, a-t-elle ajouté.”
    Clair que pour le progressif y’a pas photo.
    En 3 ans, rien n’a bougé.
    Donc, en réalité autant de mouvement que sur une photo.
    “”Les euro-obligations seraient une erreur absolue. Pour avoir des taux d’intérêt communs, il faut des niveaux de compétitivité similaires et des situations budgétaires similaires. On n’arrive pas à cela en mettant en commun des dettes.””
    Clair que dans un pays, toutes les régions ont le même taux de compétitivité ainsi que le même budget…
    Je ne sais pas à quoi elle carbure, la Chandelière, mais ça a l’air puissant…

    1. La chandelière est venue au salon de Francfort assister à la présentation de l’anemelectroreculpedalicoupeventombrosoparacloucycle, dont elle compte faire son véhicule de fonction.

      Personnellement, je connaissais l’anemelectroreculpedalicumventumbrossoparacloucycle, présenté pour la première fois dans les années soixante dans une revue scientifique (Tintin ou Spirou ?), mais je n’en retrouve pas trace sur le net.

    1. Il n’y a donc pas de super-héros, de gentils hackers capables de bloquer toutes les opérations financières en direction et en provenance des paradis fiscaux, de geler tous les comptes qui s’y abritent, de mettre hors d’état de nuire ces banquiers pour brigands internationaux ?
      Evidemment, on ne peut pas compter sur nos gouvernements ni sur l’ONU complices pour décider le faire.

    2. La finance de l’ombre

      Oui à l’ombre des 1200 et des brouettes agences de renseignement US qui ne servent à rien, bien entendu! 😉

  10. Allez on se calme. La fin du monde ne sera pas pour maintenant. Carambar encore raté. Le CAC a franchi largement les 3000 pts. D’ici au 31 décembre il aura regagné une grande partie du terrain perdu. Le système n’est pas près d’exploser. Désolé… pour vous. Sans rancune.

    1. Du calme , une hirondelle ne fait pas le printemps et allez dire cela a tout nos chômeurs et aux 45 millions d’Américains pauvres cela va les rassurer

      1. Non la crise n’est pas finie. Mais l’apocalypse financière (faillite de plusieurs pays européens ou de plusieurs banques européennes) n’aura pas lieu. Le système gère mal mais il se défend bien. Il n’est pas si facile que cela d’avoir sa peau. Démonstration sera faite dans les prochaines semaines.

    2. N’est-ce pas déjà la fin d’un monde pour beaucoup, aussi bien pour les personnes de la classe moyenne s’imaginant pouvoir encore y échapper hier.

      Bien sur pour les plus malins la fin du monde ce n’est pas pour aujourd’hui, si encore certains enfants pouvaient s’acheter tout le temps des carambars devant les copains. Ne vous fiez pas trop non plus aux premiers chiffres apparents du Cac 40 ou de je ne sais quel autre indice boursier autre part. Car vous saviez bien au fond de vous, que tout ceci et cela ne rassure plus grand monde, pas même les enfants, pas plus les gens du marché étant certainement plus au fait de certaines vérités bien dérangeantes en coulisses, peut-être même qu’à force les gens ne pourront plus guère consommer com auparavant.

      Déjà que le prix des rasoirs et de la viande ce n’est plus guère donné pour beaucoup de barbus en mal aussi de pouvoir posséder plus de testostérone religieuses entre eux, c’est important aussi la foi du prophète, il y a bien le rasoir à main mais encore faut-il trouver la bonne adresse. Oui dans le même temps il n’est plus guère bien vu
      de croire plus différemment, imaginez alors la suite du programme oui soyons très positifs.

      C’est vrai on aimerait bien tous pouvoir toujours faire la fiesta, mais non le béat posivitisme ambiant n’amène pas mieux un meilleur changement de comportement. C’est sur le joyeux drille nous courons tout droit à une plus grande déconvenue, non pas vois-tu parce que j’ai souvent voulu prêcher le pure pessimisme, mais parce que ça fait peut-être parti du cours des choses surtout à l’approche de la prochaine. A marche forcée, sincèrement, j’aimerais moi aussi pouvoir mieux vous rassurer, vous raconter les mêmes histoires, moins faire le prophète, pouvoir toujours vous réconforter dans vos mêmes actions, mais non les choses deviennent quand même de plus en plus douces et agréables, pas seulement dans le pays. Je vous en prie relisez certains de mes commentaires, quand bien j’en perdrais peu à peu mon sens de l’humour et du détachement, peut-être même que nous ne possédons pas encore suffisamment de bureaucrates pour pouvoir mieux y échapper.

      Youpi depuis des décennies de consumérisme et de productivisme à outrance et cela malgré plusieurs guerres mondiales nous n’avons en vérité pas du tout préparer les gens à cela.

      1. @Jérémie

        C’est ainsi, que pouvez-vous y faire ?
        Accepter ce qui est et non en accentuer les effets.
        S’indigner, se révolter, se mettre en colère et/ou prophétiser, et après ?
        Si nous ne sommes pas préparés aux conséquences provisoires du changement tant espéré, ce sont les peuples qui réclameront que soient adoptées les mesures et réformes que tous nous combattions jusqu’alors.

        Ce n’est pas un complot, c’est une stratégie, la stratégie du choc.
        Interrogeons-nous plutôt sur le choc et l’émoi que cela soulève en nous.
        N’y-aurait-il pas une quelconque part d’ombre inavouée que reflète en nous par effet miroir, la crise que nous vivons ?

        À une moindre échelle de ce et ceux que nous condamnons, cette crise pourrait bien être notre propre crise à affronter notre mal-être, nos contradictions, nos imperfections et à nous pardonner, à pardonner tout court.

        Juger et condamner, c’est justifier son manquement à pardonner et en tout premier lieu, se pardonner à soi-même.
        Se pardonner d’avoir abandonner son pouvoir personnel à l’autre, à d’autres, de nous empêcher de vivre nos aspirations les plus chères ?

        Le manque de confiance ne se trouve pas seulement dans le système, mais d’abord en nous-mêmes.
        On enchaine ainsi l’autre, les autres et tous les responsables des maux dont souffre notre société, dans la culpabilité de leurs erreurs justifiées ou non.
        C’est ainsi que rien ne changera jamais dans la forme comme dans les délais que nous souhaitons.

        Lâcher prise des résistances qui nous retiennent à l’ancien monde, pour en créer un nouveau.
        C’est cela renaitre de ses cendres.
        Dans les cendres de la dévastation s’y trouve le terreau fertile d’une forme nouvelle de vie.
        Bien et bon toujours dans la joie

      2. @ sam

        C’est ainsi, que pouvez-vous y faire ?

        C’est justement tout le sens de mon propos, pas tous les jours dans mes commentaires

        Accepter ce qui est et non en accentuer les effets.

        Ce sont des paroles si souvent entendus, accepter à l’écart que les gens se répètent souvent les mêmes choses, pour mieux paraît-il moins en accentuer les effets en société.

        S’indigner, se révolter, se mettre en colère et/ou prophétiser, et après ?

        Sam n’agissez-vous parfois un peu de même de votre coté ?

        Si nous ne sommes pas préparés aux conséquences provisoires du changement tant espéré, ce sont les peuples qui réclameront que soient adoptées les mesures et réformes que tous nous combattions jusqu’alors.

        Vous ne devriez pas vous sentir toujours plus préparé que les autres.

        Ce n’est pas un complot, c’est une stratégie, la stratégie du choc.

        Choc de mes deux oui.

        Interrogeons-nous plutôt sur le choc et l’émoi que cela soulève en nous.

        Comme on pourrait s’interroger sur le fait que mon pied gauche ne fait pas plus d’émoi envers mon pied droit.

        N’y-aurait-il pas une quelconque part d’ombre inavouée que reflète en nous par effet miroir, la crise que nous vivons ?

        Sans doute mais à qui le dites vous le premier.

        À une moindre échelle de ce et ceux que nous condamnons, cette crise pourrait bien être notre propre crise à affronter notre mal-être, nos contradictions, nos imperfections et à nous pardonner, à pardonner tout court.

        S’il vous plaît Sam arrêtez de vous prendre un peu pour le premier zazen du coin, vous savez bien que le propos du pardon et de la miséricorde c’est bien la dernière chose que les gens de notre temps préfèrent entendre.

        Il faut bien un peu de tout pour un faire un monde, aussi bien des marchands, des révolutionnaires, des zazens que des prophètes de mes deux, vous ne croyez pas ?

        Juger et condamner, c’est justifier son manquement à pardonner et en tout premier lieu, se pardonner à soi-même.

        Dites moi plutôt Sam cela ne vous arrive-t-il pas parfois de prendre les choses comme autrui.

        Se pardonner d’avoir abandonner son pouvoir personnel à l’autre, à d’autres, de nous empêcher de vivre nos aspirations les plus chères ?

        Il n’y a pas plus de pouvoir personnel en celui qui s’illusionne grandement en société, quand bien même dans nos aspirations les plus chères, le pardon ne suffit pas toujours non plus encore faut-il faire un peu plus d’effort que cela.

        On enchaine ainsi l’autre, les autres et tous les responsables des maux dont souffre notre société, dans la culpabilité de leurs erreurs justifiées ou non.

        Oui je sais bien c’est pourquoi j’interviens de moins en moins, je ne peux pas non plus me conduire davantage comme le premier allumé du coin.

        C’est ainsi que rien ne changera jamais dans la forme comme dans les délais que nous souhaitons.

        Les délais que nous souhaitons, c’est ainsi que rien ne change vraiment sur la forme.

        Lâcher prise des résistances qui nous retiennent à l’ancien monde, pour en créer un nouveau.

        Pour mieux faire du lâcher prise faisons partout du nouveau, de la résistance.

        C’est cela renaître de ses cendres.

        A quoi bon être plus avancé dans les choses si c’est pour mieux faire des cendres.

        Dans les cendres de la dévastation s’y trouve le terreau fertile d’une forme nouvelle de vie.

        Sinon dans la vie vous fumez quoi principalement comme herbe ?

        Bien et bon toujours dans la joie

        Ouais moi ce sera plutôt une kronenbourg tout à l’heure.

      3. @Jérémie
        S’indigner, se révolter, se mettre en colère et/ou prophétiser, et après ?
        Vous dites :

        Sam n’agissez-vous parfois un peu de même de votre coté ?

        Oui tout à fait je le reconnais, mais de moins en moins souvent.

        Vous ne devriez pas vous sentir toujours plus préparé que les autres.

        Je n’ai pas dis que j’étais préparé, pas plus que les autres en tout cas, bien au contraire.
        C’est le chemin sur lequel je trace ma route qui, sans doute, est maladroitement exprimé.
        ——–
        À une moindre échelle de ce et ceux que nous condamnons, cette crise pourrait bien être notre propre crise à affronter notre mal-être, nos contradictions, nos imperfections et à nous pardonner, à pardonner tout court.

        S’il vous plaît Sam arrêtez de vous prendre un peu pour le premier zazen du coin, vous savez bien que le propos du pardon et de la miséricorde c’est bien la dernière chose que les gens de notre temps préfèrent entendre.

        Il en va de même des dessous des cartes du contexte actuel.
        La plupart des gens préfère “gueuler”, tant que leur sécurité n’est pas remise directement en cause.
        Quand ils se rendront compte qu’on leur a menti avec leur consentement, ce sera la révolte incontrôlée, les émeutes et du sang.
        Il sera alors trop tard pour se préparer à quoi que ce soit d’autre que l’urgence.

        Il faut bien un peu de tout pour un faire un monde, aussi bien des marchands, des révolutionnaires, des zazens que des prophètes de mes deux, vous ne croyez pas ?

        Si si, mais je ne fais pas de prosélytisme, juste l’expression des aspirations qui m’animent en restant très “soft” et beaucoup moins prolixe qu’auparavant.
        ——-
        Juger et condamner, c’est justifier son manquement à pardonner et en tout premier lieu, se pardonner à soi-même.

        Dites moi plutôt Sam cela ne vous arrive-t-il pas parfois de prendre les choses comme autrui.

        Of course très souvent, car je baigne quotidiennement tout autant, dans la même réalité consensuelle.
        La seule différence, c’est que je sais que cette réalité là n’est pas durable.

        Il n’y a pas plus de pouvoir personnel en celui qui s’illusionne grandement en société,

        J’ose espérer avoir dépassé ce stade

        quand bien même dans nos aspirations les plus chères, le pardon ne suffit pas toujours non plus(,) encore faut-il faire un peu plus d’effort que cela.

        Yep Yep, c’est comme un artiste.
        Dans la création d’une œuvre, c’est 1 % d’inspiration et 99 % de sueur.
        Dans la sagesse populaire, c’est le premier pas qui compte après, tout reste à faire.
        ——-
        Lâcher prise des résistances qui nous retiennent à l’ancien monde, pour en créer un nouveau.

        Pour mieux faire du lâcher prise faisons partout du nouveau, de la résistance.

        Vous avez bien compris que je ne réfutais pas le fait de faire de la résistance pour qu’émerge un nouveau monde, mais d’abandonner ses propres résistances au changement.
        Se changer nous-mêmes est aussi difficile que de changer de système.

        A quoi bon être plus avancé dans les choses si c’est pour mieux faire des cendres.

        C’est bien là le dilemme.
        Nous vivons la fin d’une civilisation, une dépressurisation est nécessaire.
        Celle-ci, ramenée à l’échelle de l’individu, est insoutenable.
        Dépression, cela veut dire ôter de la pression.
        Chacun agit selon ses moyens.

        Lorsque je fais mon compost, j’y adjoints un peu de cendres, pour l’azote.
        La nature organique du mélange de ce tout faisant le reste.
        Grâce à cette alchimie, la vie renait.

        Enfin,
        Accepter ce qui est et non en accentuer les effets.

        Ce sont des paroles si souvent entendus, accepter à l’écart que les gens se répètent souvent les mêmes choses, pour mieux paraît-il moins en accentuer les effets en société.

        C’est bien là tout le problème.
        On s’autocensure, on se formate au sentiment général afin d’être conforme.
        On a beau jeu de dénoncer et de s’insurger en restant passif.
        Les choses perdureront ainsi jusqu’à ce que nous décidions de changer les choses à partir de soi. Sinon en condamnant, on se condamne soi-même et on condamne du même coup l’humanité toute entière, à ce que l’histoire se répète.

      4. Sam’s,

        Les choses resteront ainsi tant que les êtres rechercheront à changer les choses selon les premières priorités verbales et médiatiques du monde.

        Mais vous avez raison on baigne tellement dans ce genre de choses que ce n’est pas prêt de changer quand bien même davantage à partir du soi, du collectif et je ne sais quel autre terme plus conforme aux premiers désirs sociaux ou marchands des gens de notre temps.

        Vous savez ce n’est pas non plus un jeu plus facile à jouer, bien au contraire, qui se condamne surtout concernant par exemple les premières choses du ciel, vous, moi, non Sam’s j’ai beaucoup trop de respect pour ce que vous écrivez sur votre propre blog.

        Vous savez ce n’est pas non plus forcément s’autocensurer et s’en formater, que d’être plus en désaccord avec le sentiment général sur les choses, bien au contraire c’est faire preuve et plus témoignage d’autre chose.

        S’il vous plaît ne m’en demandez pas plus, je fais aussi ce que je peux de mon coté, mais c’est bien je vois que vous n’y échappez pas non plus de temps en temps.

        Dites ce que vous avez à dire mais ne vous en formalisez pas plus, oui Sam’s l’histoire se répète souvent même pour ceux qui préfèreront prendre la grande autoroute de la vie ou de la mort, qui sont surtout ceux qui en condamnent le plus grand nombre de Corps ou d’Ames, des gens com vous et moi Sam’s ?

      5. Vous voyez @Jérémie, nous tombons d’accord sur pas mal de points et je suis sûr qu’il en va de même pour nombre d’entre nous, sans oser se l’avouer.
        Car dans cette crise systémique qui est en fait une crise “civilisationnelle”, on s’insurge et on ne dénonce pas seulement parce que le système a mis de côté l’humain mais parce que les peuples ont perdu leur pouvoir individuel et collectif en abandonnant leur confiance à ceux qui les gouvernent.

        Ce système a mit en marge la dimension humaine dans l’économie car elle représentait un frein à la folie débridée de la finance, prenant le pas sur la démocratie et l’indépendance du politique, de l’homme en somme.

        Plus encore, la part de l’Être en chacun de nous a été déniée et c’est cette souffrance là, l’âme collective qui crie à travers l’humain ainsi rejeté du système, par le système.

        Aussi, je ne m’afflige pas de ne pas recevoir d’audience ici ou d’être perçu de « bizounours ».
        Les « bizounours » sont d’accord entre eux, grand bien leur fasse.
        Ici, mon message passe ou ne passe pas, qu’elle importance ?
        C’est juste un témoignage au milieu de l’actualité qui fait les feux de la rampe, éphémère donc.

        Une dernière chose, amusante.
        Lorsque vous dites : « A quoi bon être plus avancé dans les choses si c’est pour mieux faire des cendres. », c’est rigolo car en langage alchimique, le ‘’langage des oiseaux’’, ça fait : ‘’faire descendre ‘’.

        Il s’agit bien de faire descendre, passer au noir les émotions de nos résistances, descendre en notre intériorité, il en ressort toujours des cendres, ce dont nous n’avons pas besoin pour renaitre d’un nouveau souffle.

        Retrouver la totalité de soi-même, ça peut prendre toute une vie et quand bien même cela n’y suffit pas, faire de sa vie des actes de pouvoir en sautant dans l’inconnu, quelle merveilleuse aventure !
        Bien et bon toujours.

    3. @ Optimiste

      Moi aussi, parfois, je suis optimiste…. mais pas pour les mêmes raisons que toi.
      En effet ce ne sera pas bientôt, “la fin du monde” mais “la naissance d’un nouveau monde”….

      car la récession est inévitable…. ou du moins la décroissance…. la croissance n’arrivera plus, ou alors péniblement à 1 et parfois à 2 % (très rarement), en tout cas pas de quoi résorber le nombre de chomeurs de plus en plus importants…

      Pour nous, pays occidentaux gavé jusqu’à la moelle, la croissance (créatrice d’emploi et permettant de rembourser les dettes d’étâts) deviendra un mythe pour la simple raison qu’on a arrive aux limites de la planète….
      en 1800 -1 milliards de personnes
      en 2010 -7milliards de personnes qui consomment de 10 à 1000 fois plus d’énergie qu’il y a 2 siècles….
      On pourra forer ou on veut. L’humain se partage les dernières tranches de pain blanc.
      On rentre doucement dans une nouvelle ère…. et je ne suis finalement pas mécontent parfois d’assister à ce changement de paradigme.

      PS: il m’arrive souvent d’être pessimiste aussi, car tout ceci est finalement assez long à se mettre en place….
      Mais on voit bien que tout s’accélère.

      Bienvenue dans les montagnes russes. (et le cac n’y echappera pas…)

    4. Oui là on est au moins tranquille pour deux ans. Et il va falloir se serrer la ceinture pour rembourser de la monnaie de singe. Ils sont trop forts à Wall Street. Mais bon… Cette action montre que la situation est bien plus grave que prévu apparemment. Ne pas oublier que le monde financier criait victoire après le premier QE… On voit où cela nous a mené.

      PS: la fin du capitalisme actuel ne va pas se faire en 1 jour… Le déclin va être très très long.

  11. Dans l’émission les “Chemins de la connaissance” ce matin sur France-Culture l’invitée disait:

    “Le libéralisme est impensable en dehors de l’ Etat de droit”

    C’est bien pour cela que cela ne fonctionne pas au niveau européen, et encore moins au niveau mondial. En effet il n’y a pas d’Etat de droit européen et encore moins d’Etat de droit mondial.
    C’est bien pour cela que tout tourne à la foire d’empoigne!
    Et encore en Europe on a une organisation relativement avancée, mais il est vrai pas très démocratique…

  12. Une simple remarque un peu “troly”

    Paul Jorion parle ici et là d’une venue à la parole de ce qui ne pouvait être dit ni même pensé il y a peu. Marc Fiorentino, dont chacun connaît le style intellectuel (comment gagner beaucoup d’argent?) a déclaré publiquement qu’il fallait punir “sévèrement” les banques et que leur nationalisation devenait urgente. C’est à tomber de sa chaise, non? Pour moi, c’est le signe certain que les acteurs du Grand Casino eux mêmes commencent à avoir peur de ces gens (les banquiers) qui se promènent en permanence avec des “grenades dégoupillées”. A quand le même discours dans la bouche de Touati?

    Amicalement.
    M.

    1. La logique même du “cépamoi”…

      Que nous retrouvons dans la campagne publicitaire des milliardaires qui “veulent” payer alors que les dark polls ainsi que les paradis fiscaux sont maintenant parfaitement fonctionnels.

      C’était alainsuedeleurpleingrè…

  13. Sur CercleFinance.com) – Une hausse de +4%, cela pouvait apparaître inespéré ce jeudi mais c’est pourtant le scénario qui vient de se dérouler il y a quelques minutes, avec un indice parisien qui se hissait jusque vers 3.086Pts avant de temporiser un peu vers 3.060Pts (+3,75%).

    C’est un énorme soulagement, un grand pas en avant même si d’autres devront suivre: les banques centrales mondiales coordonnent leur action pour fournir -en quantité illimitée et jusqu’à fin décembre- des Dollar aux banques commerciales qui pourraient en faire la demande.

    On se souvient que ce sont des rumeurs d’assèchement des liquidités aux Etats Unis qui avaient précipité l’effondrement des 3 plus grandes banques françaises en début de semaine.

    Question aux lecteurs de ce blog: Qui peut m’expliquer la conséquence de fournir en quantité illimitée des Dollars aux banques commerciales par les banques centrales ?

    1. La question se pose à l’inverse: quelles sont les conséquences d’une pénurie de dollars pour les banques ? Cela affecte leurs opérations en dollars, ayant pris des engagements dans cette devise et ne pouvant plus en fournir.

      1. Par conséquent, peut-on en déduire que tout va bien dans le meilleur des mondes? Pour être franc, je n’ai jamais cru un seul instant que le problème de liquidité soit le responsable de la chute des banques puisque la BCE peut très bien emprunter des dollars comme prêteur en dernier ressort.
        Je pense qu’il y a un problème plus grave en arrière fond.

      2. La BCE ne peut qu’acheter des dollars, pas en faire. Donc, elle aussi actionne la planche à billets.
        Mais cela est plus “présentable” pour elle que d’acheter des dollars tout neufs (pas encore “pourries” puisque neufs) plutôt que des obligations pourries?
        Qu’on m’explique!

      3. S’agissant de la banque de réseau. Les importateurs (grosses entreprises et PME) règlent leurs fournisseurs hors zone euro principalement en dollars. Pour en disposer et payer leurs importations ils échangent leurs euros contre des dollars auprès de leurs banques commerciales. Ces dernières n’ont normalement que très peu de devises en caisse et en compte. L’essentiel des devises drainées par l’économie reviennent à la banque centrale du pays concerné. En effet, lorsqu’un exportateur de ce pays est réglé par son client étranger hors zone euro il est en général payé en dollars, qui n’ont pas, bien sûr, cours légal dans ce pays. L’importateur les cède donc contre euro à la banque centrale de son pays (qui a le monopole d’émission de l’euro) qui se trouve, de ce fait, en possession d’encaisses considérables en dollars. L’impossibilité pour une BC de fournir en dollars les banques commerciales signifie que les entreprises importatrices auront des difficultés à payer leurs importations hors zone euro. Il y aurait conjonction de deux facteurs: les banques commerciales étasuniennes prêtent moins aux banques européennes (les banques du continent sont en compte avec des contreparties étasuniennes) + il est possible que certaines banques commerciales ne disposent plus d’une trésorerie courante suffisante (s’entendant des ressources supplémentaires et éventuelles du marché interbancaire.. où la crainte domine) pour acheter des dollars auprès de leur BC selon les quantités souhaitées. Ce serait donc la conséquence d’un resserrement important des trésoreries des banques, avec comme effet un risque de restriction du crédit. D’autant plus sensible que beaucoup de gros importateurs ont des besoin importants dans des lignes de crédit du type avances en devises ou crédocs qui sont des crédits utilisables en devises à échéance de 2 à 3 mois. Les banques ne communiquent jamais sur leurs difficultés de trésorerie.

      4. Première Hypothèse:
        les banques commerciales françaises ont donc des problèmes de trésorerie.
        Mais lors qu”elles demandent des dollars à leur banque centrale plutôt qu’aux banques étasuniennes, quel est le désavantage ? je suppose qu’elles payent des intérêts a la banque centrale, mais à la limite la banque centrale peut indéfiniment prêter des dollars aux banques commerciales sans contrepartie immédiate, ça alourdit surement le bilan de la banque centrale mais le système tourne toujours , est-ce que la banque centrale pendrait le risque de couler une grosse banque commerciale ( SG ou CA ou BNP ) ? , je n’y croit pas le système semble indestructible !!!!!!

        Deuxième hypothèse:
        Ce sont les banques étasuniennes qui ne peuvent ou ne veulent plus fournir des dollars mais alors pourquoi ?

        J’ai également une interrogation, pourquoi les pays exportateurs n’acceptent pas directement des euros ?

  14. Au vu de la vague d’euphorie qui déferle sur la bourse, on ne peut que souhaiter une nouvelle dégradation de la note de nos banques.

  15. Vérité

    Partout autour de moi je peux les voir bouger
    En des vies maintenues tout au fond d’un fossé
    Fait de leur ignorance et de toutes les peurs
    Imposé en leurs âmes par quelques profiteurs

    Ayant trop bien compris comment les conserver
    Dans la stupeur béate semblant les animer,
    Les poussant à flatter, au fond, leur égoïsme,
    Leur faisant des promesses fleurant le populisme

    Où reviennent les mots fric et sécurité
    En laissant de côté grandeur et liberté
    Transformants en moutons ceux qui étaient humains
    Pour pouvoir les pousser vers ce glorieux chemin

    Où ils ne sont plus rien qu’objets à consommer
    Pour quelques profiteurs ayant su orchestrer
    Un système de vie par trop pyramidal
    Celui qu’on leur décrit comme étant idéal,

    Une démocratie prônant la liberté
    N’étant que tyrannie violant la vérité
    Au profit des mensonges de quelques profiteurs
    Régnant sur les humains par le biais de la peur.

    Le 25/08/11

  16. Vous ne pensez pas que les Traders ” solitaires ” ont un peu bon dos ? Je ne vais pas les plaindre loin de là, ils se fichent tellement du sort des autres que je me fiche pas mal que certains aillent en taule. Ceci étant dit ne sont -ils pas les fusibles révés du Système ? Les
    bouc émissaires pratiques pour que rien ne change ? Kerviel est en taule mais Bouton est
    toujours en liberté. Est-ce tenable ?

    UBS victime d’une fraude estimée à 2 mds USD, un trader arrêté à Londres
    http://tempsreel.nouvelobs.com/depeche/top-news/20110915.AFP8993/ubs-victime-d-une-fraude-estimee-a-2-mds-usd-un-trader-arrete-a-londres.html

    1. Le montant des sommes qu’ils perdent quand ils merdoient nous donne une idée du fric qu’ils peuvent ramasser quand ils plussoient grâce à la même spéculation.
      N’ayant pas vu passer d’information disant que par une manip non autorisée tel ou tel trader a fait gagner à sa banque des sommes inconsidérées (et que naturellement elle s’engage à restituer), j’en conclue que, oui, en l’état encore actuel des choses, c’est tenable.

    2. @jeff: Pffff…2M$, ils sont petits joueurs à l’UBS! Ca me rappelle un truc marrant arrivé à un trader durant une soirée à son domicile: après un rail de coke et pour faire rigoler les copains – copines, il avait acheté ( à terme ) le tiers du pétrole mondial! moralité, doit t-on refiler un portable à un gros joueur pour qu’il puisse jouer au Casino ?

  17. Ben oui, dérangeantes vérités dont les conséquences sont inéluctables.
    Indignons-nous avec colère, mais sans violence.
    En clair, préparons-nous, le pire est à venir car rien ne changera avant la chute du système.
    Pourquoi me demanderez-vous ?
    Par la cupidité, l’arrogance et l’égocentrisme de ceux en qui nous avons mis notre confiance :

    “L’auto-importance est le plus grand ennemi de l’homme.
    Celui qui en est affaiblit se sent offensé par les actes et les méfaits de ses semblables. L’auto-importance exige que l’on passe le plus clair de sa vie en infraction, ou d’être offensé par quelque chose ou quelqu’un.”

    Ici, dans le contexte qui nous préoccupe, c’est toutes les dérives de l’idéologie que l’on nous a fait gober pour assoir le pouvoir de ceux qui gouvernent nos institutions, dérives qui sont en train d’être mises à jour et cette idéologie, en train de s’écrouler.
    Les conséquences ne peuvent être que dévastatrices.

    1. Sam’s dans ces moments ou il manque un peu d’herbe à la maison.

      Accepter ce qui est et non en accentuer les effets. S’indigner, se révolter, se mettre en colère et/ou prophétiser, et après ? Si nous ne sommes pas préparés aux conséquences provisoires du changement tant espéré, ce sont les peuples qui réclameront que soient adoptées les mesures et réformes que tous nous combattions jusqu’alors. Ce n’est pas un complot, c’est une stratégie, la stratégie du choc. Interrogeons-nous plutôt sur le choc et l’émoi que cela soulève en nous.

      Allez je vous souhaite quand même une bonne crise universelle à tous.

  18. Après des recherches sur le sculpteur antique GREC Phidias (vous allez me dire, que ça n’a rien à faire ici, mais détrompez-vous!), voici ce que j’ai trouvé sur l’Encyclopédie Universalis:

    “La statue [chryséléphantine (en bois précieux, or et ivoire)] de Phidias […] constituait, aux dires de Périclès, une ultime ressource : en cas de crise financière, on pourrait en détacher les feuilles d’or, quitte à les remplacer plus tard.”

    Visionnaire ce Périclès! =)

    1. Une histoire à dormir debout, des vieilleries. Pour jeunes et vieux qui s’accrochent à quoi ?

      L’or se couvre de rouille, l’acier tombe en poussière
      Et le marbre s’effrite. Tout est prêt pour la mort.
      Ce qui résiste le mieux sur terre, c’est la tristesse,
      Et ce qui restera, c’est la Parole souveraine.

      Anna Akhmatova

  19. Après l’explosion de la dette privée, puis celle de la dette publique, voici venir la “dette” des banques centrales. J’y vois la promesse d’une inflation passive carabinée qui devrait mettre le dollar sur le flanc et ruiner doucement les rentier.

    Il faudra bien que la puissance publique finisse par prendre le contrôle des banques, à moins qu’on ne caresse le rêve d’endetter la Lune.

    Tout cela ressemble furieusement à une fin de rouleau. La banqueroute, la banqueroute vous di-je! Ca se termine toujours comme ça. Bientôt naîtra une monnaie internationale pilotée vraisemblablement par la Chine (Dollar-Euro-Yuan-Yen). Alors seulement, le cycle des échanges pourra retrouver une trajectoire stable.

    M.

  20. A bon entendeur.

    Quand les prochaines émeutes révolutionnaires recommenceront sur terre, moi j’irais d’abord piller le bien matériel de mon prochain dans les plus mauvais quartiers avec des draps.

    Que préfère-t-on continuellement faire entendre aux êtres dans l’histoire.

  21. Lénine ,ils sont devenus fous!!!! après les roubles les roublards ;les pieds nickles sont de retour tous des prophètes , l’euro fout le camps comme le cap Nain MO le célèbre pirate de l’élise 500 milliards!!! le casse des sénateurs ça sent l’intox C’est surement un coup de pub des banques,? Il y a un virus qui attaque les lingots d’or !!!!!!

  22. A A A Ba Bi Bou Boof Et dire que l’on paye des agences pour nous dirent de nos élus dépensent plus qu’ils ne faut et qu’ils gèrent le pays comme le porte monnaie de nos ménagères ;

Les commentaires sont fermés.