L’actualité de la crise : LES COMPTES N’Y SONT PAS, par François Leclerc

Billet invité

Ils sont encore loin du but, car tout reste à finaliser, et il va falloir des semaines pour y parvenir est-il reconnu !

En attendant de trouver le montage financier miracle qui va faire office de « pare-feu » pour l’Italie, et pour la zone euro toute entière, des solutions de fortune vont être mises en place. Le FESF devrait engager sans attendre des achats de la dette italienne sur le second marché, afin de stabiliser son taux et d’éviter qu’il ne devienne totalement insoutenable (il l’est déjà, dans la réalité).

Vu le temps qui risque d’être nécessaire pour mettre en place un nouveau dispositif financier, les moyens du FESF étant insuffisants au regard de la tâche qui lui est dévolue, il se profile que la BCE pourrait également continuer ses achats – elle est le seul bouclier crédible – car deux précautions valent mieux qu’une étant donné l’enjeu : il n’y aura pas de seconde chance si l’Italie tombe dans le trou, tandis que les paris sont ouverts sur la capacité de la coalition italienne au pouvoir à satisfaire les exigences des dirigeants européens. Cela sera un des enjeux du sommet que de le demander formellement à la BCE, sachant qu’elle restera nécessairement une solution de derniers recours.

Sauver l’Italie est vital, mais en faire autant de la Grèce est tout aussi indispensable. Devant le risque de piétinement des négociations avec l’Institute of International Finance, qui représente les banques détentrices de la dette grecque, il n’est pas exclu qu’un passage en force soit finalement décidé, et que soit présentée comme volontaire une mesure en réalité forcée, en prenant le risque d’une réaction des marchés. A un moment donné, le distinguo devient subtil…

Y a-t-il encore le choix ? Peut-il être répété la séquence précédente de l’été et attendu de nombreuses semaines avant que les négociations avec les banques finalement débouchent, si c’est le cas ? Peut-on une nouvelle fois prendre des demi-mesures et s’en tenir à une décote de 40%, alors qu’il a été calculé par la Troïka que 60% était nécessaire pour que la Grèce puisse renouer avec la solvabilité ? Enfin, la menace suffira-t-elle pour amener les banques à résipiscence  ? Poser ces questions, c’est semble-t-il y répondre. Ce qui ne réglera pas un autre problème: la Grèce devra renflouer ses banques et les caisses de retraite, à un coût qui annihilera une partie significative des effets de la restructuration…

Le destin du Portugal est entre temps oublié, qui va se rappeler à l’ordre.

Il a été par ailleurs calculé que la recapitalisation qui est projetée des banques devait se faire en application d’un ratio de 9% entre leurs fonds propres et leurs engagements, ainsi que d’une valorisation de la dette souveraine à la valeur du marché pour quantifier ceux-ci. Ce sont les banques des pays du Sud qui vont de devoir le plus y procéder. On comprend mieux la virulente opposition de la banque espagnole Santander à toute recapitalisation.

Mais le gros morceaux est de se mettre d’accord sur le « pare-feu », à propos duquel plusieurs options sont sur le tapis. A remarquer que cette expression a remplacé au débotté « l’effet levier », avec pour mérite de clairement identifier le danger à défaut d’en faire autant pour le remède.

La première option reste européenne et repose sur un dispositif assuranciel, qui garantirait les investisseurs achetant de la dette des pays y adhérant (moyennant conditions) à hauteur de 20 à 30% des montants investis. Mais elle se heurte à deux difficultés pouvant aboutir à écarter cette solution : l’effet levier qu’elle permet est limité (coefficient 5 dans le cas d’une assurance portant sur 20% de l’investissement) et rien ne dit que les investisseurs se satisferont d’une telle garantie limitée, vu le sort réservé à la dette grecque. Dans ces conditions, les marchés n’auront même pas besoin d’anticiper pour prendre leur décision  !

Un autre montage est donc étudié, qui pourrait venir en complément et s’appuierait sur la création d’un véhicule spécial (comme l’est le FESF), dans lequel pourraient investir des fonds souverains et des banques. Une variante adosserait ce véhicule spécial au FMI et non plus au FESF. En tout état de cause, le risque serait évacué vers ces nouveaux investisseurs, qui disposent des moyens financiers qui font défaut aux européens, mais qui ne manqueront pas de demander des compensations pour les bas taux qu’ils accorderont. Tout reste à négocier pour que cette seconde hypothèse devienne réalité.

Dans les deux cas – sans entrer dans le détail de mécanismes financiers sophistiqués puisés dans la boîte à outils d’une ingénierie créatrice (et dangereuse) – l’objectif est d’apporter aux marchés des garanties afin que les taux obligataires des pays émetteurs redescendent de leurs sommets. Pour appeler les choses par leur nom, de créer un marché obligataire sous assistance subventionné en dernière instance par les Etats. C’était cela ou la BCE…

Les deux sommets de demain ne pourront pas conclure si des négociations internationales doivent être engagées pour financer le sauvetage de l’Europe. La balle sera renvoyée au G20, qui débutera dans une grosse semaine, ce qui ne donnera pas non plus un répit suffisant pour finaliser un dispositif. D’où l’importance des solutions palliatives mises en place avec le FESF et la BCE en second rang.

La fragilité des dispositifs est impressionnante, comme si elle s’accentuait au fur et à mesure que de nouveaux plans d’action se révèlent nécessaires, avec à chaque fois la garantie illusoire que cela sera le dernier. Comme on le disait des guerres… Pour ne prendre qu’un exemple, recapitaliser a minima les banques n’est possible que si le FESF achète les titres de la dette italienne dont la détention pourrait menacer certaines d’entre elles (BNP Paribas au premier chef), transformant le Fonds en une bad bank potentielle. Le risque n’est pas supprimé, il est transféré auprès des garants du FESF, une fois de plus les Etats.

Après avoir été refusé jusqu’à il y a encore très peu de temps, il a été reconnu qu’il fallait agir sur deux tableaux : restructurer une dette grecque insoutenable et renforcer les banques pour qu’elles puissent faire face à de nouveaux chocs. En espérant que ceux-ci n’interviendront pas, les ardeurs du marché obligataire ayant été calmés par l’assistance qui leur est apportée par les Etats encore vaillants. Un sacré pari, à voir le sort réservé ce matin à une émission obligataire espagnole pourtant à trois mois seulement.

Mais cette adaptation de la stratégie qui a été depuis le début adoptée fait l’impasse sur une nouvelle menace qui la condamne sans appel : la récession économique et la spirale descendante qui va l’accompagner. A chaque jour suffit sa peine, vont-ils se dire demain, à Bruxelles, après avoir accouchés d’une souris.

Résumer la crise européenne à une gestion irresponsable de la dette publique, à laquelle il suffirait de remédier, est une histoire à laquelle même les enfants ne peuvent pas croire. C’est pourtant ce qui tenté, sans voir ce qui s’annonce et qu’ils accélèrent encore… comme de vrais irresponsables.

Le nouveau thème à la mode, la relance de l’Europe permettant une sortie de la crise par la haut, fait l’impasse sur une interrogation qui reste en suspens : quelle est la nature du développement futur de l’Europe, sur quelles ressources devrait-il s’appuyer ?

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199 réflexions sur « L’actualité de la crise : LES COMPTES N’Y SONT PAS, par François Leclerc »

  1. Les banquiers ne devraient avoir aucun souci. Ils sont tous bardés de CDS sur la dette grecque, non? Alors? 60% de mon prêt ne seront pas remboursés? Mon assureur (CDS) m’indemnise à due concurrence.
    Ça marche pas comme ça? J’ai raté un épisode?

    1. Ben à un détail près.

      Si la restructuration (abandon de 50% des créances) est volontaire, alors y à pas « évènement de crédit » et donc l’assurance n’est pas activable. C’est un peu comme si tu reconnaissais mettre toi même le feu à la maison, d’où pas d’assurance et ça va grincer quand même (pour ceux qui comptait dessus).

      1. Parfait. Alors l’abandon de créance m’est imposé. J’ai droit à mon assurance? C’est de la Force Majeure ou je m’y connais pas, non?

  2. mon dieu…le meilleur de sortir de la crise est un hara kiri généralisé.

    on laisserait les animaux les seuls survivants de la planète.

      1. Passez les premiers messieurs les banquiers. Personnellement je vais encore réfléchir après toutes ces exécutions, les carmagnoles chantées à tue-tête, et les cuites de lendemain du Grand Soir….

  3. Suggestions pour les prochains referendums européens:

    – les gens ne sont pas des cons;

    – poser la question des monarchies: comment expliquer que la GB soit dans l’Europe avec une souveraine qui a une influence politique réelle sur l’Australie et le Canada?

    – en se mettant d’accord sur les fondamentaux, on pourrait (peut-être) convaincre le citoyen européen qu’il n’a rien à perdre à congédier son personnel politique et à l’envoyer à Bruxelles pour de nouvelles aventures; si les Bruxellois ne sont pas d’accord, la visio-conférence marche bien;

    – partir en guerre contre la corruption et en faire une ligne rouge.

    1. L’influence de Bebeth II… Vous ne seriez pas en train d’essayer de nous vendre en sous-main les délires de Lyndon Larouche sur l’Empire-Britannique-coeur-du-mal, des fois?

      1. Vos réponses me surprennent tellement que je n’ose pas y répondre (la menace ayant été lancée d’une censure, de surcroît!)

        En tant que citoyen européen, si je veux que l’outil européen soit à mon service et participatif, je ne peux pas comprendre que GB/Australie/Canada soient systématiquement ensemble sur les théâtres de guerre. Il y a aussi l’OTAN que je ne comprends pas, mais quand j’ai affaire à OTAN + alliés « traditionnels », j’en reviens aussi à l’atlantisme et à la relation privilégiée entre GB et outre-atlantique, laquelle concerne aussi la relation USA/Canada.

        On a parlé ici récemment d’un accord EU/Canada;
        il y a eu la passe d’arme Sarkozy/Cameron;
        il y a l’état calamiteux de l’économie britannique, dont les journaux ont la décence de ne pas parler.

        Tant que le pouvoir à Bruxelles ne sera pas entièrement dans les mains de citoyens élus/tournant, il n’y aura pas assez de légitimité, je le vois en lisant ce blog tous les jours.
        Cela vous paraît un délire paranoïaque à la Lyndon Larouche? Je me demande qui est parano, de nous trois.

      2. @zeno
        Je ne ferai pas de diagnostic hâtif de paranoïa, crypto- post-pseudo-larouchoïde ou pas, mais quand je lis :
        En tant que citoyen européen, si je veux que l’outil européen soit à mon service et participatif, je ne peux pas comprendre que GB/Australie/Canada soient systématiquement ensemble sur les théâtres de guerre
        , je me sens légitimement en droit, sinon en devoir, de vous dire mon inquiétude. Ohhh… pas tant pour moi, pour l’Europe, les wallabys du bush ou les bébés phoques de Tere Neuve, que pour vous.

  4. « quelle est la nature du développement futur de l’Europe, sur quelles ressources devrait-il s’appuyer ? »
    On peut aussi la poser autrement : où trouver de nouveaux créanciers si l’Europe décide, comme je crois vous le proposez, de restructurer l’ensemble de sa dette et ainsi de ruiner ses bailleurs ?

    1. les surplus allemands sont le pendant des dettes des autres pays européens.

      heureusement que nous nous endettons pour acheter allemand ………………………………….

  5. Welcome in the economique world, Monsieur Leclerc.
    Hit seems sat the ouheudl hise hin perdichone.
    Don bi vori, be api.
    Note, en info, les API sont vachement useful car esclave de windows. Le pied, fils. Pour eux.

    Bon, sinon, il est temps de faire une révolution humaine et non frickésque.
    Jorion, je pourrais comprendre exceptionnellement que tu ne me comprennes encore une fois pas sur ce coup là.
    Je pardonne, moi.
    Sans rancune, vieux.

  6. Si nous connaissions le montant réel des dettes…. en appliquant le processus suivant : On établit le solde global des positions débitrices et créditrices de tous les acteurs concernés par pays et l’on met en place par pays une structure de compensation se substituant à l’ensemble des acteurs internationaux. Les structures de compensation par pays gère les compensations pour gérer les soldes des positions entre pays. Plus de 90% des dettes/créances sont ainsi détenues par des acteurs nationaux dans chaque pays. Puis, on applique la même logique aux positions débitrices et créditrices par pays. On trouverait au final, une poigne de créditeurs. On leur demande d’abandonner 90% de leurs créances avec 10% d’augmentation de capital apporté par les états. Quel reste t-il de la dette alors ?

  7. Paul,
    J’ai abandonné ton site un certain temps, pas du fait qu’il ne me plaisait plus de le le lire mais que du fait que dans un moment d’égarement, j’y avais publier ce que j’ai de plus intime.
    En tant qu’anthropologue, tu peux le comprendre, j’ai montré ma faiblesse.
    Paul, regardes la vie en face, toutes tes théories, c’est du cinéma d’intellectuel !
    Vous vous amusez dans des théories économique abscondes dans le méme temps ou la moitié de l’humanité est programmée à disparaitre pour conforter tes théories.
    Un architecte sans Maçons ne peut étre qu’un homme qui réve !

    1. Salut à tous.

      Nos désordres sociaux sont légitimes, induits par des peurs immaîtrisables qui ont été gages de survie pour le vivant pendant 500 millions d’années.
      Le respect, la compassion et la paix intérieure sont encore innaccessibles à notre jeune espèce.
      Bien qu’identifiés depuis Pytagore, et reconnus par toutes nos philosophies et religions sérieuses comme des valeurs cardinales pour perreniser, ces nouveaux sentiments restes des objectifs, dont nous nous approchons avec fulgurance malgré les apparences et la culpabilité que nous éprouvons, savament cultivée par les plus pleutres, nos dirigeants.
      Nous sommes pressés de devenir humains mais notre code génétique a son rythme et nos actes ne s’accordent pas encore à nos ambitions.
      Nous exigeons de nous-mêmes des attitudes aussi nobles qu’hier nous n’attribuions qu’aux Dieux !
      Des primates en mal d’humanité, pressés de se réaliser, s’accrochant à un confort tout nouveau qui nous voit descendre de cheval après 100 mille ans de cavalcades, pour grimper sur la lune en deux générations alors que les plus illustres personnages de toute notre histoire, les mieux privilégiés par la nature, rois et empeureurs compris, n’avaient même pas l’eau tiède au robinet, comme l’ont les individus moyens d’aujourd’hui.

      Au regard des dangers qui ont menacé l’humanité depuis ses origines, l’Homme actuel qui parvient à se « détendre » et à appaiser ses peurs ancestrales par le biais de la domination, ne s’en prive pas et fait tout pour renforcer sa position.
      En effet, ses ancêtres prôches devaient peut-être s’entre-dévorer pour survivre, et les réflexes générés par de telles situations ralentissent notre métamorphose d’animaux en humains et la compassion de s’épanouir déjà.
      La peur de manquer, de souffrir, de mourrir a pris la forme de l’avidité qui durera jusqu’à ce que nous sachions mettre en oeuvre une éducation (dont nous possédons déjà tout le programme) qui nous permettra d’apprivoiser nos angoisses et, l’élan qui pousse à dominer l’autre au lieu de s’y allier, sera identifié comme une déviance pathologique et traiter.
      Première grande étape: concrétiser notre désir affirmé de nous défaire de l’instinct de meurtre.
      Qui préfère léguer un monde en paix à ses enfants si ce n’est nous ?
      En effet, qui oeuvre en toute conscience au but de laisser un monde en guerre à ses descendants s’il n’est pas déséquilibré ?
      Voilà donc un consensus, un fondement qui peut tous nous unir et sur lequel nous pouvons édifier du solide.
      Nos désordres sont armés et tant que nous accepterons l’ineptie qui consiste à s’occuper à des activités en vue d’ôter la vie, sacrée, quelle que soit sa forme, nous stagnerons.
      A quoi bon polémiquer sur les solutions pour mieux vivre et échapper aux desseins de dirigeants mafieux (soumis à leurs peurs) lorsque le pouvoir de décision appartient au mieux armé ?!?
      Tant que nous n’exigeons pas l’arrêt total des financements consacrés à nous entre-massacrer, à la conception et la fabrication d’armes, nous brassons du vent.
      La force brute gouverne toujours les humains et les « gentils » (faibles), ne sont pas encore des « doux » (puissants), et les nobles pensées servent à esclavager à soumettre et à culpabiliser au lieu de nous grandir.

      Des emprunts d’Etat qui déstabilisent nos sociétés, il faudrait réclamer l’analyse comptable.
      Ainsi nous pourrions prouver que l’argent emprunté n’a servi que pour une infime part au peuple qui doit à présent épongé l’addition.
      Comme la Dette Odieuse, nous ne devons rien et, l’acceptation de ces dettes comme une évidence se trouve être l’atout majeur de la mauvaise foi de nos dirigeants satisfaits de voir notre attention détournée de l’essentiel: à quoi et à qui ont servent ces millairds chaque jour emprunté par un pays.
      Par exemple, la sécurité sociale engloutie des sommes d’argent dont nous nous doutons bien qu’elles sont pour une grande part destinées aux propriétaires des labos pharmaceutiques et leurs laquais dont nous apprenons chaque fois un peu plus la nocivité humanitaire.
      Là, peu importe qui a contractées ces emprunts et la façon dont il en a usé ?!?
      Les seules questions deviennent: qui paie, et combien ! Qui a profité de l’argent est une préoccupation préhistorique… Drôle de raccourci surtout dans un cadre que nous maîtrisons, celui de l’analyse des comptes.
      Vu les contrôles auxquels nous sommes soumis en Europe dès que nous entreprenons, et le traçage facile des mouvements d’argent, il serait aisé de confondre les gens de pouvoir à tous les étages.
      Bien entendu, sur le toit terrasse vivent ceux qui fabriquent et contrôlent l’argent, pour lesquels le problème de possession a disparu puisqu’ils ont « tout » ce qu’il peut apporter. Des intouchables (enfin, mortels eux aussi) entourés de lobotomisés prêts à donner leur vie pour eux sans se rendre compte qu’ils meurent à cause des maladies mentales de leurs maîtres.
      Les origines des dettes ne sont plus d’actualité tout en recélant les solutions qui pourraient nous éviter de payer.
      Cependant, je crains fort que si nous ne nous laissons pas tondre gentiment, l’oligarchie déviante en place fera parler les armes pour nous contraindre.
      Ce n’est que lorsque nous élierons des pacifistes que les négociations gagnants-gagnants feront prendre son envol à notre espèce.
      A la place des armes, des outils; de la défiance, la confiance; et des luttes, remplacées par des oeuvres.
      Voilà ce que nous pouvons réaliser pour jouir de l’existence plus apaisés et, le fait que nous en exprimions le désir, nous met en chemin vers cette destiné.
      N’est-ce pas notre esprit qui donne corps à l’univers. Nous avons le pouvoir de nous y fondre et de pulser à l’unisson et en prendre conscience est un réel bonheur.
      Il ne nous manque selon moi rien pour agir et le courage de nous remettre en question s’affirme et nous change de façon envoûtante à une folle allure.
      Ainsi le veut la Nature.

      A tous, bon toujours.

  8. Au fait… :
    http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2011/10/25/une-nouvelle-egerie-anti-wall-street_1593561_3222.html
    Je signale à l’aimable assemblé que ce putain d’article réaliste est publié dans le « Monde »…
    Si onn’est pas capable de comprendre que cette vérité PEUT paraitre dans « LE MONDE », veuillez essayer de comprendre qu’il y a une possibilité de crise économique mondiale.
    Sinon, vu la gentille montée de religion tant en Lybie qu’en Tunisie, un GRAND merci à la fin de la chute de billets du ciel que fut la titrisation….
    Merci les remplacements de rêves.

  9. Tu vois, Paul, moi, j’ai appris des choses en lisant ton site, mais toi, et ceux qui y écrivent leurs articles, que savez vous ? hormis vos « certitudes », savez vous faire du pain, une paire de chaussure, ou un abri qui vous permette de « réfléchir »
    Si, demain, l’

    1. noux et Meoni,
      « pas moi, j’en ai pas! » et « Moi non plus…»
      Faites comment pour acheter le minimum « vital » : pain, sucre, beurre, lait, riz, légumes, viande… enfin bref pour bouffer ?

      1. Il faut se rappeler en cas de big Bug , que l’ Europe et la France ont vidé, il y a 3 ou 4 ans , leurs réserves congelées (2 ans de poulets et beurres …) parce que ça coutai cher . Les reserves actuelles ne doivent pas dépasser 1 mois , dont 3 semaines dans nos placards …..

  10. C’est cela le véritable enjeu, Paul !
    Ceux qui ne savent rien créer doivent dominer ou se considérer comme inutiles !
    Pour eux, c’est une question de vie ou de pas avoir de possibilité d’étre, c’est leur systéme de survie qui fonctionne, là, ou notre sytéme de vie nous suffit.
    Cela n’a rien a voir avec l’économie, c’est un reflexe reptilien !
    J’ai jamais été à l’école pour comprendre ça ! 🙂

  11. Lol actuellement les réunions sont reportées, encore et toujours, et quant elles ont lieu rien en sort, l’ Euro se sait foutu mais il gagne du temps pour s’écrouler après le Dollars

    Le sursit de la dette américaine de 3 mois arrive à son terme (la limite semble même déjà dépassé), ils vont devoir relever le plafond encore et encore lol, et il y aura un Q3 (4,5,6,…)

    on est en pleine tragédie 🙂

  12. Angela Merkel à refusé de se rendre a Bruxelles signer le document préparé pour demain étant opposée a la phrase suivante : La BCE pourra continuer à acheter des T-Bonds sur le second marché…

    Elle avait pourtant bien dit : Pas de QE, on a voulu la berner ou quoi ?

  13. http://www.latribune.fr/actualites/economie/20111025trib000659185/l-homme-qui-a-vu-la-crise-arriver-en-2008-la-voit-revenir-en-2012.html

    « L’économiste américain Nouriel Roubini estime à plus de 50% le risque d’une nouvelle récession en 2012 pour les pays développés. »

    Que d’affolement …

    « La recommandation de Roubini ? Dévaluer purement et simplement l’euro pour stimuler les exportations et de baisser les taux d’intérêt. « S’ils (les dirigeants européens) voulaient vraiment restaurer la croissance à court terme, ils réduiraient leurs taux d’intérêt à 0% », a-t-il affirmé. »

    Les polonais vont être envahis par les chaussures made in Germany… enfin la bonne idée.

    S’il y a 46 millions d’américains dépendants de bons alimentaires, le système est « beyond recovery » sans l’ombre d’un doute. Ce n’est pas un chiffre mais une évidence …

  14. Et tant que nous nous autoflagellons nous mêmes, anglais et américains rient en se tapant le ventre que « les marchés » les aient oubliés : les européens seront tenus pour responsables de l’allumage de la Bombe. Et maintenant les USA peuvent à nouveau avoir le leadership des émissions de titres de dette (et oui sinon ils étaient mal).

    Comme le disait très justement Montebourg, l’Europe est l’idiot du village mondial.

  15. Bonjour et merci pour vos articles et commentaires

    Vu ce jour sur le site de ma banque :

    Crédit Agricole Martinique-Guyane
    Crédit Agricole
    Martinique-Guyane

    TRAVAUX EN COURS

    Suite à des travaux de maintenance de notre banque en ligne, l’accès à vos comptes est fermé du samedi 20 à 19h00 au dimanche 21 novembre 10h00.

    Veuillez nous excuser de la gêne occasionnée.

    En cas d’urgence, contactez-nous.

    Source un copier/coller fait sur le site de ma banque ce jour 26/10/2011, alors que je voulais juste consulter mon compte à une heure certes indue…

    Est-ce un signe avant-coureur?

    En tous cas ma banque a déjà un message pour tout près pour un crash bancaire lors du WE du 20/21 NOVEMBRE 2011 entre 19H et 10H

    Suite aux demandes qui ne vont pas manquer d’être formulées sur ce site, non je n’ai pas encore l’heure précise (mais j’y travaille).

    Bonne journée quand même.
    la m…

    PS
    Pour le modérateur, si vous devez ôter le nom de la banque pour une raison ou une autre aucun soucis. Si vous souhaitez le garder, j’ai une copie au cas où.
    Slts

    1. Un crack financier n’est pas previsible par définition. Donc pas de jour, pas d’heure ….Il peut y avoir des annonces pendant les week-end à la fermeture des bourses, qui elles sont plus ou moins prévisibles. Mais pas un mois à l’avance ! Votre message sur votre site ressemble diablement à de la plannification …..informatique.
      Don’t panic..but be aware !

  16. Bonjour à toutes et tous, j’ai découvert le site à l’occasion de la crise de la dette us de cet été, spécialiste de géopolitique, d’histoire, et de géographie,j’apprends petit à petit cette mécanique complexe qu’est l »économie financière, jeune padawan que je suis! Merci à Paul Jorion et à vous tous pour vos contributions.

  17. puisque l’argent est une parole donnée qu’on rend en nature , par conséquent un lien établi entre deux parties, pourquoi , et comment se fait-il qu’une partie de l’humanité reste toujours sous la domination d’une autre , avec les conséquences qu’on imagine d’une accumulation de dus , et d’obligations ?
    il y a certainement un point de départ à ces déséquilibres qui ont autorisés la domination et la servitude, qui s’achèvent toujours sur le fait de devoir payer de sa vie .
    mais à qui doit on cette vie ?
    lamentables fins d’existences de ceux qui tombent sous les balles, les ordres des puissants .
    derrière ces corps déchus, n’est ce pas toute l’ humanité, indiens de toute la terre , chacun y passe tour à tour dès qu’il s’oppose à ces forces ?
    le passé est-il trop éloigné pour servir le futur ?
    ou encore à quel futur faut-il faire appel pour rendre le présent heureux ?
    bref, qui ou quoi peut maintenir la Terre en Vie ?

    1. accumuler les « créances-paroles-dettes », pour en tirer bénéfice sur l’autre, n’est-ce pas un peu diabolique, une intention perverse , pour tenir cet autre sous sa coupe ?
      en résumé , qu’est-ce qui fait qu’il y a esclavage ? un mensonge ?

    1. Et malgré les quelques embruns sur les USA, leurs banques ne semblent, ironiquement, pas être trop affectées…
      Auraient elles un remède miracle pour faire disparaître les effets des produits dérivés douteux qui ont réussi à faire tomber l’une d’elles en 2008 ?

      1. Oui, c’est bien connu, le sud de l’europe est peuplé de machos barbares sanguinaires, fainéants et dépensiers…
        Quelle tristesse, mais quelle tristesse, Zeno… !

  18. La nature du développement futur de l’Europe, et du Monde entier, pourrait de préférence, s’appuyer sur les humaines ressources réparatrices et leur merveilleuse capacité à la générosité, à l’entraide sincère, au sens courageux du partage, au génie véritable à élaborer des modes de vie basés sur l’encouragement réciproque à la solidarité et à l’amour pour tout ce qui vit et meurt sur notre Planète Bellissima.

    1. A l’heure où la population mondiale franchit le cap des sept milliards, des experts craignent que le déséquilibre des sexes favorise l’émergence d’instables « pays de célibataires » se menant une concurrence acharnée pour trouver une épouse……..
      d’autres anticipent des scénarios catastrophe où la prédation sexuelle, la violence et les conflits seraient les nouvelles normes sociales.

      Voici quelques années, les politologues Valérie Hudson et Andrea den Boer ont même écrit que les pays asiatiques majoritairement peuplés d’hommes représentaient une menace pour l’Occident.

      Selon eux, « les sociétés au fort ratio hommes-femmes ne peuvent être gouvernées que par des régimes autoritaires capables de supprimer la violence dans leur propre pays et de l’exporter à l’étranger via la colonisation ou la guerre ». …

      historiquement, les sociétés où le nombre d’hommes dépasse celui des femmes ne sont pas agréables à vivre », (Mara Hvistendahl, journaliste pour le magazine Science et auteur d’un récent essai intitulé « Sélection non naturelle ») évoquant des risques d’instabilité et parfois de violence.

      Des agences des Nations unies ont mis en garde contre une corrélation entre la rareté des femmes et une hausse du trafic sexuel ou des migrations de population pour se marier.

      http://www.lesechos.fr/economie-politique/infos-generales/monde/afp_00392491-demographie-l-avenir-incertain-d-une-planete-remplie-d-humains-239564.php

      1. Ok, en attendant l’enlèvement des Sabines zeuropéennes par les dizaines de millions de mâles celbataires chinois contraints zé rendus légitimement agressifs et hypertestostéronés, voyons le bon coté des choses, l’avantage comparatif quoi, sont pas légion : ya une opportunité commerciale à saisir, un putain de créneau porteur qui s’ouvre pour le commerce du luxe gaulois. Vendons leur de la parisienne, de la bretonne, de la berrichonne, de la chti…
        Faut en parler à Bernard pour le label LVMH, à tatouer, discrètement mais joliment, à l’endroit choisi par l’importateur et pi aussi à Christine Boutin pour les certificats Afnor de traçabilité de bonne moralité; comme ambassadrice-VRP, à l’unanimité : Carlita.

      1. Habemus Pagaye
        26 octobre 2011 à 09:35

        oui, il n’y a qu’ainsi . ,en réponse à d0d01
        26 octobre 2011 à 09:13

        La nature du développement futur de l’Europe, et du Monde entier, pourrait de préférence, s’appuyer sur les humaines ressources réparatrices et leur merveilleuse capacité à la générosité, à l’entraide sincère, au sens courageux du partage, au génie véritable à élaborer des modes de vie basés sur l’encouragement réciproque à la solidarité et à l’amour pour tout ce qui vit et meurt sur notre Planète Bellissima.

        et non pas au message de dimezzano, ce qui serait le comble ….

  19. Monsieur Alain Juppé nous dit ce matin sur France !inter que nous devons être bien conscients que nous payerons la dette sur une durée de deux ans et à hauteur suffisante pour ramener sont coût à proportion de 3% du PIB d’ici 2013.
    Soit.
    Nous sommes en zone Euro, donc ce qui est vrai pour la France l’est aussi pour tous les autres pays endettés de cette zone.
    Soit dit en passant, y’a rien de fait.

    C’est réduction de dette est une dépense qui ne résout rien dans l’urgence ou nous sommes. Il y a certainement de meilleures dépenses à faire aujourd’hui pour les montants en jeu.

    La ligne Maginot était aussi une dépense. Fabriquer de bons chars et bons avions aurait été à l’époque une meilleure dépense.

    1. Il faut savoir que le seul moyen de réduire le niveau d’endettement dans le système monétaire capitaliste tel qu’il est engendré par le mode même d’émission de la monnaie (une monnaie susceptible de passer à la trappe aussitôt émise) passe par l’annulation pure et simple des plus grosses dettes.
      Et cela aura pour conséquence que les banques et assurances ne pourront rendre aux déposants une partie de ce qui avait été déposé sous forme d’épargne. Plus encore, les banques ne pourront payer les intérêts qu’elles avaient pourtant promis à leurs investisseurs.
      D’où l’inéluctabilité de la crise systémique, toujours à cause de la monnaie telle qu’elle est qui ne permet pas un remboursement « normal » des dettes.
      Je répète: ni la solution « allemande » ni la « française » ne saisissent véritablement l’enjeu du problème.
      Sans passage au SMT, il n’y aura pas d’issue tranquille pour sauver l’euro.

  20. Pascal Canfin, député européen Europe Écologie Les Verts écrit dans un billet publié hier qu’un taux de réduction de 50% de la dette grecque correspond à un taux effectif de 22% compte tenu de la dette privée. Ça sera suffisant ?

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