L’actualité de la crise : L’EUROPE PRISE DANS LA TEMPÊTE, par François Leclerc

Billet invité

L’argent ne pouvait venir que de là où il se trouve : cette leçon qui semble être administrée pourrait être plus largement retenue, alors qu’il est si inégalement réparti, entre régions du monde et au sein de nos sociétés…

Les Chinois viennent donc à la rescousse des Européens, tels des chevaliers blancs. Dans la confusion extrême qui dans la journée d’hier s’amplifiait, l’amorce d’un montage financier a soudainement pris corps, afin de mettre sur pied l’indispensable « pare-feu » à l’extension de la crise européenne. Anticipant sa prise de fonction de quelques jours à la tête de la BCE, Mario Draghi a apporté le coup de pouce espéré en confirmant que la BCE ferait la soudure et continuerait d’acheter des obligations sur le marché secondaire pour éviter le dérapage des taux. Le FMI pourrait prendre la suite, véhicule possible d’une opération qui reste intégralement à monter.

A quelles conditions les pays émergents vont-ils intervenir ? Comment les Américains vont-ils réagir à cette affirmation de leur rôle au sein du FMI ? L’ordre du jour du G20 de la semaine prochaine va en sortir tout bousculé. Les Chinois ont quant à eux tout intérêt à recycler une partie de leurs réserves – euros et dollars – dans le sauvetage de leur premier marché d’exportation, plutôt que d’attendre passivement qu’elles se dévalorisent. En attendant, l’espoir fait vivre.

Cette nouvelle est d’autant plus importante que le crédit dont bénéficie la coalition politique italienne, péniblement parvenue dans l’urgence à un compromis a minima sur les retraites, ne sort pas grandi de l’épisode. L’Italie ne peut plus sortir du collimateur des marchés qui rendent insoutenable pour elle – et pour le FESF – son refinancement dans les trois ans à venir de 600 milliards d’euros de dette. Quant à la suite, la question n’est plus de savoir who’s next ? (à qui le tour ?), mais de se demander qui va pouvoir ensuite échapper à la tempête. Quelle raison y aurait-il à ce qu’elle prenne fin et qu’après la pluie vienne le beau temps ?

Avec les banques, cela coince sérieusement. Elles multiplient les conditions à leur acceptation volontaire d’une nouvelle décote de la dette grecque, en exigeant des contreparties de tous ordres. Tout en affichant un pourcentage de décote destiné à faire impression – sur lequel il y avait cette nuit encore désaccord – ces modalités d’échange de titres réduisent considérablement leurs pertes et les étalent, ce qui à contrario diminue la remise de peine des Grecs. Finissant par rendre inopérant l’ensemble de l’opération financière.

La résistance des banques européennes est révélatrice des rapports de force et de leur volonté de ne pas céder aux injonctions qui leur sont faites. Une fois de plus, le monde financier est en train de faire une démonstration sans équivoque : comme à propos de la régulation financière qu’il s’acharne à bloquer, il impose sa vision au nom de ses intérêts propres, sans plus se soucier des conséquences. Tout au plus affiche-t-il sa volonté – comme le font les banques françaises – de faire son affaire de la recapitalisation, sans rien demander à personne ; ce qui ne se révélera exact que pour les plus vaillantes d’entre elles, et encore, à condition que le niveau de recapitalisation requis reste complaisant, ce qui est le cas. Si l’on comprend bien, cela leur donne le droit de faire ce qu’elles veulent par ailleurs, chacun reste maître chez soi en quelque sorte.

Ces plats nous sont servis accompagnés d’une sauce douteuse. Au nom d’une relance de l’Europe dont il est fait grand cas et qui se résume à une intégration plus poussée des politiques budgétaires et fiscales, destinée à prioritairement réduire la dépense publique. Des mots sont lâchés : fédéralisme, gouvernance économique… autant d’habillages destinés à masquer le trou de la trappe à liquidités dans laquelle l’Europe toute entière va finir par tomber pour y rejoindre le Japon, qui n’est jamais parvenu à en sortir. L’économie européenne est dans une spirale descendante, marquée aujourd’hui par la menace de la récession, qui va aggraver la crise financière, sans le relais d’une banque centrale comme au Japon. Combien de temps cela va-t-il être tenable ?

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133 réflexions sur « L’actualité de la crise : L’EUROPE PRISE DANS LA TEMPÊTE, par François Leclerc »

  1. Le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel envisagent d’aller eux-mêmes négocier dans la nuit avec les banques créancières de la Grèce pour les convaincre d’accepter une perte d’environ 50 %, a annoncé mercredi une source gouvernementale européenne.

    Cette initiative intervient alors que les tractations actuellement menées en ce sens peinent à progresser.

    http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___Grece_Sarkozy_et_Merkel_envisagent_d_aller_negocier_avec_les_banques261020112010.asp

  2. « BRUXELLES – Le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel veulent aller eux-mêmes négocier dans la nuit avec les banques créancières de la Grèce pour les convaincre d’accepter une perte d’un peu plus de 50%, a annoncé mercredi une source gouvernementale européenne. »

    http://www.romandie.com/news/n/_Grece_Sarkozy_et_Merkel_comptent_aller_negocier_avec_les_banques261020112010.asp

    Quelle nuit de folie(s)! Non mais franchement…

  3. Dette souveraine : l’épargne des ménages peut sauver la France

    Madame le Ministre,
    Monsieur le Ministre,

    Je me permets d’attirer votre attention sur le renchérissement inquiétant du coût de la dette souveraine française, et de vous proposer une solution originale pour y remédier.

    Ce renchérissement pourrait en effet avoir deux conséquences extrêmement préjudiciables.

    Premièrement, il pourrait remettre en question la validité du plan de sauvetage européen qui devrait être mis en place le 26 octobre et confirmé lors du prochain G20. En effet, ce plan de sauvetage repose principalement sur la solidité financière du Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF), solidité qui repose à son tour sur la solidité financière de la France. Ainsi, le FESF pourrait rencontrer d’extrêmes difficultés à se financer adéquatement si la France ne pouvait plus avoir accès aux marchés financiers dans des conditions favorables, et tout le mécanisme de sauvetage s’effondrerait le cas échéant. De même, un système de garantie deviendrait inopérant.

    Deuxièmement, ce renchérissement pourrait remettre en cause, sur le long terme, la solvabilité de la France. En effet, d’une manière générale, les problèmes de solvabilité commencent à apparaitre lorsque le différentiel entre le taux de croissance de l’économie et le taux d’intérêt payable sur la dette devient trop important. Or, s’il est très probable que l’Europe se dirige progressivement vers un fédéralisme renforcé, il est également probable que ce processus de convergence soit long et couteux pour les raisons que nous connaissons. Ainsi, la croissance française pourrait être faible dans les années à venir ; plus grave encore, le taux de croissance potentielle pourrait baisser structurellement. Aussi choquant que cela puisse paraitre, une crise de solvabilité pourrait donc survenir si aucune mesure préventive n’est adoptée. Certes, la discipline fiscale est un élément capital et prépondérant, mais des mesures plus immédiates pourraient être particulièrement utiles.

    La solution que je vais vous exposer repose sur le fait que, si notre dette souveraine est élevée par rapport à notre PNB, elle reste par contre modérée au regard du patrimoine des français. En effet, le patrimoine net des ménages s’élève, d’après l’INSEE, à environ 10 trillions d’euros, alors que la dette souveraine s’élève approximativement à 1,6 trillions d’euros. Ainsi, il apparait clairement que l’émergence d’une crise de liquidité (de solvabilité ?) française serait totalement auto-infligée et les destructions de valeur qui en résulteraient seraient un gâchis innommable et scandaleux.

    Dès lors, étant donnés la richesse des ménages d’une part, et l’appauvrissement de l’Etat d’autre part, la seule solution pérenne consiste nécessairement à transférer une partie significative de la dette souveraine aux ménages français. La réduction des dépenses de l’Etat permettra certes de ralentir l’augmentation de l’endettement public, mais il sera impossible d’échapper à terme à ce transfert. La question est : quand et comment.

    L’expérience a démontré qu’une mesure drastique permet de stopper le déroulement d’un événement adverse, alors que des mesures progressives peuvent mener au désastre. La dette est une gangrène, et doit être traitée comme telle. En l’espèce, une augmentation progressive des impôts conduirait à une baisse du moral des ménages, un accroissement de l’exode fiscal et une baisse de l’activité économique de notre pays. De plus, elle n’aurait que très peu d’effet sur la perception du risque souverain français.

    Il faut donc un transfert rapide de la dette souveraine vers les ménages. Ce type de transfert conduirait à un effondrement du coût de la dette souveraine : le taux d’intérêt deviendrait acceptable relativement au taux de croissance de l’économie, et la charge de la dette dans le budget de l’Etat serait plus faible et permettrait de rendre au gouvernement une certaine flexibilité pour réaliser des investissements productifs, dopant ainsi le taux de croissance potentielle de l’économie.

    Evidemment, il ne faudrait pas que ce transfert de la dette entraine une baisse sensible et préjudiciable de la consommation en France. Ce transfert doit être le plus indolore possible, pour minimiser les contraintes de liquidité des ménages. Néanmoins, il semblerait possible d’éviter ce phénomène en assortissant ce transfert d’avantages fiscaux compensatoires.

    Voila donc ce que je vous propose : créer un impôt dont le montant global correspondrait à la moitié de la charge de la dette française, soit environ 25 milliards d’euros. Cet impôt serait payable par chaque foyer fiscal en proportion de son patrimoine respectif, en excluant les plus démunis d’entre nous bien évidemment. Les sommes récoltées par cet « impôt pour le service de la dette française » seraient allouées exclusivement à la charge de la dette souveraine, les détenteurs d’obligations du Trésor ayant un privilège exclusif sur ces sommes. Il serait équitable d’étendre cet impôt à toute personne de nationalité française, quel que soit son lieu de résidence. En ces temps difficiles, il est en effet nécessaire de renforcer notre identité nationale et de défendre ensemble notre pays.

    Pour rendre cet impôt acceptable, presque indolore, il serait possible d’exclure de la base imposable les intérêts reçus sur la dette souveraine française par les foyers fiscaux français : tout foyer fiscal français assujetti à ce nouvel impôt pourrait acheter des obligations françaises payant des coupons non imposables. Ainsi, nos concitoyens seraient fortement incités à investir en obligations du Trésor pour un montant allant jusqu’à environ 10% de leur patrimoine de manière à éviter ce nouvel impôt.

    Je m’explique. Le patrimoine net des ménages est de 10 trillions d’euros. La dette souveraine est de 1,6 trillions, soit environ 16% du patrimoine net. La charge de la dette est de 50 milliards d’euros, soit 0.5% du patrimoine net des français. En transférant la moitie de la charge de la dette sur les ménages, ce nouvel impôt correspondrait à 0,25% du patrimoine net. Ainsi, en investissant 10% de leur patrimoine net en obligations françaises non imposable, rapportant en moyenne 2,5% par an, le coût du nouvel impôt serait nul pour les ménages. Certes, il y aurait un coût d’opportunité puisque ce capital pourrait être investi ailleurs et bénéficier d’un meilleur rendement, mais c’est un prix finalement dérisoire s’il peut permettre de remettre notre pays sur le chemin de la croissance et de la prospérité. De plus, les plus riches d’entre nous pourraient financer leurs investissements « encouragés » en obligations du Trésor, par le biais d’un financement bancaire structuré au coût très faible, rendant la mesure tout à fait acceptable socialement.

    Enfin, cette mesure fiscale aurait comme avantage subsidiaire de rendre actionnaire de la France tous les citoyens français. Le niveau de responsabilisation des contribuables augmenterait fortement : l’austérité serait mieux comprise et acceptée. Il serait peut-être intéressant d’assortir ce nouvel « impôt pour le service de la dette » d’une reforme de la comptabilité nationale : il est en effet urgent de distinguer entre dépenses courantes de l’Etat et dépenses en investissements productifs. Le budget des dépenses courantes devrait être systématiquement équilibré, alors que les dépenses d’investissements pourraient continuer à être financées par la dette. Cette mesure est proposée par plusieurs personnalités françaises, parmi lesquelles figurent notamment MM. Patrick Artus et Jacques Attali.

    J’espère que cette lettre aura éveillé votre intérêt. Le trait y est volontairement forcé, mais peut-être que certaines idées se révéleront utiles. Notamment, indépendamment de la technologie retenue, il est souhaitable que la dette souveraine française représente une part plus importante du patrimoine des français (seulement entre 3% et 5% aujourd’hui, d’après mes estimations) au moment où les investisseurs internationaux la vendent. Il est sans doute inapproprié que les émissions primaires d’OAT ne soient plus largement distribuées dans les agences bancaires françaises, en dépit du très léger surcoût induit par ce canal de distribution (0.1% de coût supplémentaire annuel pour une obligation à 10 ans, d’après la banque Natixis). Bien entendu, les effets d’éviction au détriment d’autres classes d’actifs devront être organisés efficacement.

    Avant de conclure, je voudrais vous faire une dernière suggestion dont l’idée m’est venue à la suite d’une discussion sur le sujet avec M. Jérôme Chartier, membre de la commission des finances de l’Assemblée nationale : plutôt que de mettre en place de telles mesures en France, et se heurter sans doute au cadre législatif de l’Union Européenne, pourquoi ne pas les mettre en œuvre pour les obligations qui seront émises très prochainement par le FESF ? L’Europe a besoin d’un nouvel « Emprunt Pinay » : il serait historique que la France en soit l’initiatrice.

    Je vous remercie sincèrement de votre engagement au service de notre pays et je vous prie d’agréer, Madame le Ministre, Monsieur le Ministre, l’expression de ma très haute considération.
    Xavier Botteri

    1. Bonsoir
      Vous devriez faire comique. Vous ne vous posez même pas la question de savoir d’où vient la dette. Allez, je vous aide un peu : elle vient en partie du paiement d’intérêts destinés à rémunérer les placements des plus riches français, le banquier se servant au passage.
      Je vous propose de proposer une autre idée : instaurer deux tranches d’impôts supplémentaires et PERMANENTE (j’écris gros, au cas ou vous suggéreriez de faire machine arrière dans quelques années), de sorte que cela rapporte, allez, soyons ambitieux, 30 milliards d’Euros. Qu’en pensez-vous?
      (Pas du tout) Amicalement

      PS : vous m’avez rendu encore plus indigné!! Merci.

      1. Te fatigues pas Olivier, choisir comme pseudo l’onomatopée du bruit du bouchon lorsqu’on débouche une bouteille de champagne, c’est pas du comique, c’est de la provocation…

    2. …et puis, entre nous, vous demandez peut-être cela parce que votre fonds, Arrowgrass Capital, va prendre un sérieux bouillon, non?
      Je vous entends d’ici : « siouplait, m’sieur l’État, je ne veux surtout pas que vous réguliez ma profession, mais, quand même, sauvez-moi avec l’argent des autres!! »

      Vous êtes un TROLL Mr Botteri

      1. Quel succès ce blog !
        On avait déjà droit aux messages de soutien aux possédants rémunérés par l’UMP.
        Impossible de s’ennuyer.

    3. « Il faut (donc) un transfert rapide de la dette souveraine vers les ménages ».

      Les ménages doivent-ils payer les erreurs (ou malversations) de gestion des politiciens ? (pour ceux qui ont voté pour ces politiciens, la question peut se poser je vous l’accorde. Le comptage s’avère néanmoins difficile puisque le vote est secret. La responsabilité est donc diluée. In fine, même ceux qui ne votent pas paie dans votre proposition).

      Par ailleurs, vous souhaitez faire payer les ménages. Mais les ménages paient déjà le prix fort pour cette crise (chômage etc). De surcroît, rien sur les politiciens (= législateurs) et les banquiers. Bref, vous les dédouaner de leurs responsabilités. Votre proposition me rappelle une phrase de bien des politiques :  » le changement dans la continuité ».

      Plutôt que de faire supporter aux seuls ménages Français ou Européens le coût de la crise, la solution, me semble-t-il, serait de modifier les prérogatives de la BCE. Autrement dit, permettre à la BCE de prêter aux États en difficultés au taux de 1,5%. Actuellement, le taux des obligations à 3 mois de la Grèce est de 12%. Dans le même temps, les banques empruntent à la BCE à 1,5%.
      Différence : 10,5 points.
      Résultats : On surendette un peu plus un État déjà fortement surendetté et l’on impose comme remède des mesures drastiques d’austérité pour les ménages (-20% sur les salaires des fonctionnaires, augmentation des taxes, etc), le dépeçage de l’État grec (privatisation) à bas coût (les actifs valent moins en temps de crise).
      Bilan : paupérisation générale, fronde sociale, et fragilisation de la construction européenne.

      Votre proposition est donc tout sauf une solution pour résoudre le problème des dettes souveraines sauf pour les politiciens et les Banquiers.

  4. Question probablement très bête : pourquoi ne pas rendre une partie de la dette grecque « éternelle » avec un faible intérêt , ainsi la décote de cette dette serait limitée et il ne faudrait pas recapitaliser les banques ? En Belgique il y a encore un emprunt de 1923 je crois (emprunt de reconstruxtion) qui est toujours côté en bourse et qui varie en fonction des taux d’intérêts du marché

    1. Pourquoi recapitaliser les banques ? Elles jouent au casino mondial et ne remplissent plus leur mission qui est de faire fonctionner l’économie.. Autant donner l’argent directement aux entreprises qui crèent l’économie réelle !!
      Ce qui m’a frappé dès les années 65-70 dans ma ville, c’est la disparition des petits artisans, commerçants et le fleurissement des banques en de nombreux coins de rues

      1. C’est un phénomène qui dure encore. Quand une boutique ferme quelque part, elle a de grandes chances d’être remplacée par une agence bancaire.

  5. @ tous
    Nouvelles de Fukushima . Un article sur le « corium » , matière de tous les extrêmes , grande inconnue de l’accident de F.
    Posté aujourd’hui dans « Le Jura Libertaire » .

  6. Les occidentaux, les chinois, les européens, les américains, les arabes, les africains, les australiens, les anglais, les scandinaves, les allemands… ce ne sont que des noms…

    Tous sont des gouvernements qui ont peur du dollar qui s’effondre par une hyperinflation tueuse de civilisation.

    Les problèmes de dettes européennes, c’est de la poudre aux yeux.
    Et je ne comprends d’ailleurs pas pourquoi François Leclerc tombe dans ce panneau et nous sert notre soupe quotidienne de polémique basée sur le mensonge médiatique.

    Le FESF, c’est juste une marionnette pour faire patienter.

    Les articles wikipedia sur la masse monétaire et les dettes publiques de la zone euro, courts et suffisants, le prouvent

    Le fait est qu’une monnaie quasi-privée, qui enfle dans des proportions gargantuesques déborde du coffres de tous les états de la planète.
    Et ceci dans système monétaire basé sur le crédit que tous contractent pour survivre et les intérêts que personne ne pourra jamais rembourser.

    Tout tourne en ce moment autour de la crise de la dette.
    Encore une fois, on veut traiter les symptômes et non les causes.

    Cette dette elle vient d’où?
    Des intérêts à payer depuis que l’état doit emprunter aux banques privées par interdiction de battre monnaie.

    Cette interdiction vient d’où?
    De la loi Rothschild de 1973 pour la France.

    Mais c’est quoi Rothschild?
    Une famille dont l’un des membres a dit :

    Donnez moi le contrôle sur la monnaie d’une nation,et je n’aurai pas à me soucier de ceux qui font ses lois.

    Rothschild, encore une fois, ce n’est qu’un nom.
    Il désigne l’élite financière de notre monde.

    1. Et la fortune des Rotschild, c’est à partir des investissements dans les champs de pétrole de Bakou en 1880. Retour à la case départ.

  7. La situation est totalement ubuesque !

    Première aberration : on somme les banques d’accepter une décote tout en leur indiquant qu’on va les recapitaliser.

    Deuxième aberration : on indique que le besoin de recapitalisation des banques est de 108 milliards d’€ alors que l’encours total des banques commerciales est de l’ordre de 81 milliards d’euros, dont 49 milliards détenus par les banques grecques ! (il doit vraisemblablement y avoir quelques cadavres de subprimes cachés dans un placard).

    Troisième aberration : on organise des stress-tests complètement bidons en été pour découvrir à l’automne que le système bancaire s’apparente à un champ de ruine avec la faillite de Dexia et le besoin de recapitalisation des établissements européens.

    Conclusion : Ubu est toujours roi.

  8. Si ce que cet article nous annonce est bien ce qui sera sorti du chapeau demain matin, la preuve sera faite que nos dirigeants n’ont qu’un objectif : faire durer le cirque jusqu’à la Présidentielle pour que le « Sauveur Suprême » soit réélu !

  9. Maintenant les dirigeants européens sont en train de vendre l’Europe a la Chine pour préserver LEUR Europe des marchands, l’Europe est en train de tomber vraiment très bas.. à quand un réveil des peuples ? C’est pas des manifestations pacifiques qui les effrayeras !

    Faudrait remettre a ça vraie signification cette hymne si précieux http://www.youtube.com/watch?v=4K1q9Ntcr5g car de nos jours, les gens pensent qu’il est juste la pour faire beau dans les matchs de foot..

    Je propose aussi celui la http://www.youtube.com/watch?v=fcdoaNsaQos pour rappeler que nos ancêtres ne se sont pas battues contre l’horreur nazis pour avoir une Europe des marchands qui méprisent les peuples.

    1. Aide Chinoise et 6000 emplois délocalisés dans le secteur automobile, y voyez-vous un lien de cause à effet ?

    2. Après avoir été mise sous surveillance des agences de notation anglo-saxonnes, l ‘ Europe est vendue aux chinois par le voyageur de commerce Sarkozy, Marine Le Pen va cartonner un max aux élections de 2012.
      Voilà le résultat de toute cette gabegie…
      Et après le coeur des pleureuses va défiler sur les plateaux de télévision.
      La route est ouverte pour l’avènement de nouveaux Mussolini et Hitler en Europe. Ce n’est qu’une affaire de temps…
      Les nains politiques actuels vont porter une responsabilité historique très lourde sur les épaules, car ils ne pourront plus dire on ne savait pas!
      Voir le film de lundi soir dernier sur A2: « Apocalypse Hitler ».
      A méditer d’urgence, en particulier l’insouciance de la bourgeoisie allemande qui a méprisé Hitler, et qui croyait le maîtriser.
      Que Sarkozy et Hollande révisent leurs livres d’histoire!
      Comme dit Mélenchon: « Qu’ils s’en aillent tous! ». Je rajouterais avant qu’il ne soit trop tard.

      1. En fait cette fois c’est l’inverse des années 30: la France subit les diktats de l’Allemagne à l’intérieur de l’UE.
        Après la première guerre mondiale ce sont les français qui avaient imposé aux allemands des réparations trop lourdes à supporter (Traité de Versailles), aujourd’hui nous avons le traité de Lisbonne et les règles de gestion allemandes comme la règle d’or. Or les français ne sont pas des allemands, pas plus que l’inverse, et ni les uns ni autres ne sont des chinois. Qui plus est on va être ensemble sous la coupe d’une Chine qui est une dictature communiste convertie au capitalisme sauvage du XIXième siècle.
        En plus d’être vassal des anglo-saxons, nous voilà maintenant vendu aux émergents, Chine en tête. Le Dalaï Lama pourra attendre avant de récupérer le Tibet. Nous dirigeants n’ont aucun honneur. On voudrait faire monter les partis fascistes en France que l’on ne s’y prendrait pas autrement.
        L’ Europe nous a été vendue par droite et gauche comme un projet permettant aux peuples de rester libre et indépendants.
        C’est à l’inverse que nous assistons aujourd’hui. Pour ma part j’ai depuis des années refusé la fuite en avant de cette Europe
        de bureaucrates et de financiers, de cette Europe sans les peuples et antisociale. Je l’ai exprimé par un NON en 2005. Ce NON a été superbement ignoré.
        Et aujourd’hui ceux là même qui nous ont ruiné, tout en s’enrichissant eux grâce au mécanisme de la dette publique et par les cadeaux fiscaux, veulent nous faire encore payer l’addition.
        Ce n’est plus de l’indignation que l’on ressent, c’est de la rage!!!

  10. Après avoir racheté le port du Pirée, la Chine va entrer au conseil d’administration de la multinationale UE.

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/10/26/04016-20111026ARTFIG00626-l-europe-demande-l-aide-des-emergents.php

    L’ Europe toute honte bue tend sa sébile et nous citoyens allons encore payer cher cette « aide »…
    Entre les agences de notation anglo-saxonnes d’un côté, la Chine et les autres émergés de l’autre, l’Europe est de plus en plus vassalisée.
    Alors qu’elle aurait suffisamment d’atouts pour ne pas se laisser dicter sa loi par d’autres.
    Mais au sommet de cette « construction » il n’y a aucune volonté politique, c’est bien là ce qui fait notre malheur.
    Honte aux nains et aux pantins qui nous « dirigent »!

  11. Les grandes banques créancières de la Grèce et les dirigeants européens n’ont pas trouvé d’accord mercredi à Bruxelles sur quoi que ce soit qui permettrait de réduire davantage la dette de ce pays, a annoncé mercredi l’Institut de la finance internationale (IIF).

    Il n’y a pas d’accord sur quelque accord grec que ce soit, ni sur une décote particulière, a indiqué le directeur général de ce lobby bancaire, Charles Dallara, dans un communiqué publié à Washington.

    Il n’y a pas d’accord sur quelque élément que ce soit en vue d’un accord, a-t-il ajouté.

    L’IIF avait fait le 21 juillet une première offre qui devait réduire le montant et les intérêts dus par la Grèce, ou allonger la maturité de cette dette. Selon lui, cette offre faisait appliquer une décote de 21 % à la valeur nominale des obligations grecques.

    L’offre ne s’est jamais matérialisée et des pays européens, Allemagne en tête, ont milité pour qu’elle soit encore plus favorable à la Grèce.

    Mardi, les banques ont fait une nouvelle offre importante dont l’IIF n’a pas dévoilé les termes. Et mercredi, les Européens ont cherché à convaincre les banques créancières de renoncer à la moitié au moins de la dette qu’elles détiennent.

    Nous restons ouverts à un dialogue, à la recherche d’un accord volontaire, a ajouté M. Dallara, alors que les discussions se poursuivaient dans la capitale européenne jeudi dans la nuit.

    http://www.romandie.com/news/n/_Dette_de_la_Grece_pas_d_accord_sur_quoi_que_ce_soit_selon_les_banques271020110010.asp

  12. Les Chinois ont les idées claires semble-t-il et les moyens de leurs ambitions. Qui osera encore faire la fine bouche après ça?

    Le PC chinois veut lutter contre «le culte de l’argent et l’individualisme» sur Internet et à la télévision.

    http://www.lefigaro.fr/international/2011/10/27/01003-20111027ARTFIG00403-pekin-renforce-son-emprise-sur-la-toile.php

    Bruxelles faisait savoir que le directeur du FESF, Klaus Regling, était attendu dès vendredi dans la capitale chinoise

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/10/26/04016-20111026ARTFIG00626-l-europe-demande-l-aide-des-emergents.php

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