ATLANTICO.fr, SOMMET DE L’EURO : CE QU’IL RESTE À FAIRE, le 27 octobre 2011

Un entretien accordé à Atlantico sur les suites à donner au Sommet de l’euro.

Les jours présents nous ont gâté en matière de réunions de la dernière chance ! Elles ont finalement débouché sur des mesures substantielles. Mais ces dernières se matérialiseront-elles pour produire des résultats notables ? Probablement non hélas. Et l’on parviendra dans le meilleur des cas à calmer le marché des capitaux quelques semaines, avant que la crise n’apparaisse une fois encore, pire qu’on ne l’avait imaginée jusque-là.

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31 réflexions sur « ATLANTICO.fr, SOMMET DE L’EURO : CE QU’IL RESTE À FAIRE, le 27 octobre 2011 »

  1. Faut le dire à M Peugeot qui veut licencier 6000 personnes en Europe pour conserver les bénéfices et versés de bons dividendes à ses actionnaires.

    Ça continue, encore et encore……….

    1. Eh oui! après la croissance, la sacro-sainte croissance s’écroule, et il faut augmenter la TVA pour éviter que les déficits et donc la dette ne croissent.
      On connaît la chanson…
      Nous n’arrivons plus à croître, même avec ce viagra économique qu’est le bouclier fiscal, c’est terrible. Ce n’est pas rentable de croître chez nous, trop de charges sociales, alors il faut déménager chez les chinois.
      Là aussi on connaît la chanson, mais on finit par être singulièrement lassé: le disque est un peu rayé.

  2. Je suis assez d’accord avec ceux qui pensent que ces accords au sommet foireux à répétition, servent avant tout à éviter une implosion de la zone euro avant les élections françaises et allemandes de 2012.
    Après « ils », nos chers dirigeants, se lâchent… Et là tous aux abris.

      1. Non, du tout, restons sérieux, d’autant que ce dont vous parlez « ne serait prévu » qu’en décembre, mais aussi pragmatiques, juste du fait d’un possible état insurrectionnel dans les prochains mois, qui « obligerait » Sarko à décréter un état d’urgence, par exemple…

      2. Hola Pepe, si que lo he recibido, pero tubo mucho trabajo este semana y había previsto contestarte el domingo que viene… Te mandare también mis datos telefónicos para facilitar el contacto
        No te olvido, compadre… Un abrazo
        Felipe, el Francés de Casablanca 😉

    1. En effet, il ne faudrait pas que la zone euro implose pendant les derniers mois du mandat de Sarkozy, ça risque de lui donner une mauvaise image !

      Sérieusement, même si je suis convaincu que cette crise de la dette est très loin d’être réglé même en Europe, elle ne fait certainement que de commencer sérieusement, cette crise c’est rien du tout comparée à la crise énergétique et des ressources qui s’annonce déjà..

  3. Il fallait donc augmenter les salaires

    Mais vous n’y pensez pas Monsieur Jorion! Rémunérer davantage le travail c’est insensé!
    Les braves gens seraient moins enclin à s’endetter pour consommer et les banques
    pousseraient des cris d’orfraie.
    Et la dette c’est le meilleur moyen de tenir les gens, comme les peuples d’ailleurs.
    Ces faux culs qui versent des larmes de crocodiles sur les méfaits de la dette, s’en servent
    à leur profit.
    C’est en effet une épée à double tranchant: d’un côté tenir les gens et les peuples comme je disais , et de l’autre en tant que créanciers, encaisser les intérêts de ces dettes.
    D’ailleurs on est convié ce soir sur A2 et TF1 à un petit bal des faux culs.
    Vous comprenez braves gens on ne peut pas laisser payer toutes ces dettes à nos enfants… blablabla…
    Ils oublient (les 1%) de préciser que leurs enfants toucheront les intérêts des dettes que rembourseront nos enfants (les 99%).
    Et ils oublient de dire que la dette écologique que l’on va laisser à nos enfants, va être elle autrement redoutable.
    Vu leur âge je ne peux croire qu’ils souffrent d’ anosognosie, donc il le font exprès (CQFD)

    Une croisade contre la spéculation ne pourra donc réussir qu’une fois résolue la question épineuse de la redistribution de la richesse.

    Une croisade ou une révolution ???

    Car je vois mal la redistribution des richesses se faire de manière spontanée et dans la bonne humeur…

      1. La stricte part des salaires oui. Mais rajoutez les prestations sociales de tous ordres et ensuite revenez en parler !
        Si le capital industriel était gagnant en France, croyez vous qu’il partirait s’investir ailleurs ?
        Inutile d’analyser un problème qui est perçu idéologiquement
        L’idéologie n’a que faire des réalités pas plus que la révolution n’avait besoin de Lavoisier.

      2. @ALBIN

        Selon moi, quand on parle de masse salariale (représentant actuellement 58% du PIB), les charges sociales (salariales et patronales) sont comprises: mais peut-être me trompé-je? Si quelqu’un(e) pouvait nous renseigner à ce sujet?

        L’évolution de la productivité n’a pas été répartie sur les salaires, en tout cas.

        Par ailleurs, la part d’un budget attribué au logement (poste principal), est de 20% en Allemagne, et de plus de 30% en France (en moyenne). Le coût du logement baisserait en France, que ce ne serait pas forcément une mauvaise chose, augmentant le pouvoir d’achat… L’immobilier est en effet plus cher en France, alors que l’Allemagne n’est pas un pays moins développé!

        Cordialement

    1. Paul a raison: c’est l’accaparement de la richesse par la classe dominante
      qui a provoqué la crise.
      Rien d’original, c’est la crise de suraccumulation classique.
      L’économie politique critique issue des travaux de Marx sera toujours pertinente,
      jusqu’à la fin du capitalisme.

      Mais Joan aussi a raison: la classe dominante resistera très fort
      à répartir les richesses, autrement dit à faire baisser son taux de profit.
      Non pas tant par lucre, et autres défauts de l’espèce humaine,
      mais parce que la concurrence internationale, dans une économie ouverte,
      l’oblige au contraire à poursuivre le dumping social et écologique.

      Conclusion: il faut se battre contre l’exploitation,
      pour une autre répartition des richesses,
      mais en sachant que la seule condition pour sortir de la misère,
      des désastres sociaux et écologiques,
      c’est plus qu’une croisade pour la justice, c’est une révolution.
      Bref, imposer la démocratie dans la vie économique,
      prélude d’une révolution de civilisation.

      Il existe bien une autre solution de sortie dans le cadre capitaliste,
      pronée par les souverainistes et autres nationalistes,
      du FdG jusqu’au FN, c’est le protectionnisme.
      Ce n’est qu’une façon démagogique de retarder la mobilisation
      pour une sortie par le haut, par une révolution.

  4. augmenter les salaires ne marchera pas, car cela ne suffit pas pour maintenir l’argent en circulation qui a tendance à disparaître dans la trappe.
    Et le raisons ne sont pas seulement liées à la cupidité des « méchants capitalistes ».
    Tout le monde est « cupide », dès lors, les capitalistes ne sont pas pires que les autres, mais ils sont à la tête de capitaux qu’ils peuvent retirer à leur guise et/ ou en faire un usage surtout spéculatif.
    Revendiquer simplement des hausses de salaires est tout simplement une revendication démagogique et dépourvue de pertinence économique.

    1. Désolé, johannes, mais je connais quelques personnes, peu nombreuses il est vrai, qui ont comme seul objectif le bien commun et qui savent vivre sans céder aux sirènes de la société de consommation: des terroristes en somme !

    2. et ça marchera pas pour quoi faire?

      d’après vous, augmenter les salaires auraient quels buts?

      et croire encore que les salaires sont bas pour cause de compétitivité est une vaste mascarade.
      Vous trouverez toujours dans le monde un pays qui aura des couts inférieur aux notres.
      Faut être bien naïf!

    3. @johannes finckh

      Plus rien ne peut marcher (YES!!!)

      Mais le pouvoir d’achat est le coeur du problème dans ce système économique .(afin de résorber le trop plein de production)
      Les salaires auraient dû être indexés sur la productivité qui a explosée, alors qu’ils n’ont pas augmentés.
      Mais en plus les recules sociaux (santé, retraite etc..) ont amputé d’une part non négligeable le pouvoir d’achat.
      Et je parle pas des calculs de l’inflation qui font l’impasse sur le « panier de la ménagère » (consommation incompressible et de 1 ère nécessité).

      Ceci dit … je ricane un tantinet car je ne défends pas du tout ce type de système économique productiviste.(J’ai trop le culte de la sieste)

      1. Je suis d’accord avec toutes les augmentations de salaire possibles et imaginables bien sûr.
        Je dis simplement que cela ne permettra en aucune façon, si on maintient la monnaie telle qu’elle est, de résoudre le problème posé par le crise systémique.
        Car le surplus de monnaie va à la trappe irrémédiablement.
        @youpla:
        Le « bien commun », vaste débat!
        En proposant le SMT, je vise aussi, sans doute, le « bien commun selon moi »…
        Je dis simplement que quelles que soient les « bonnes intentions » de qui que ce soit, il faut garder à l’esprit que l’enfer en est pavé.

      2. augmentation des salaires = croissance (consommation)
        croissance = désendettement
        désendettement = moindre pression de la rente financière (fermeture de la trappe) etc…

        Mais c’est très théorique effectivement.
        Il faut y inclure les rapports de forces sociaux, les enjeux geo-économiques, la représentation social, le contrôle de l’inconscient collectif, les aveuglements idéologiques, l’accumulation de la rente, les impasses liés à la consommation et surtout la compétition de tous contre tous etc…

        Un vrai merdier, je crois aussi que c’est insoluble et tant mieux … ce serrait plus simple de passer à autre chose

  5. Première page d’atlantico en gros : « Un Nicolas Sarkozy énergique qui redonne une bouffée d’optimisme »
    faut quand même pas avoir beaucoup d’amour propre pour écrire là-dedans.

  6. « avant que la crise n’apparaisse une fois encore, pire qu’on ne l’avait imaginée jusque-là. »

    Eh oui le fond du problème, c’est notre manque d’imagination…

    On y travaille.

  7. Autoriser les armes à feu automatiques dans les manifestations.

    Ca c’est fait, il faut juste penser à les emmener.
    décret jo 1/7/2011

    Les syriens pensent que prévoir un tank ou deux n’est pas inutile.

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