L’actualité de la crise : DES FAILLES ET UN ÉTRANGLEMENT, par François Leclerc

Billet invité

Lorsque la chute libre engendrée par la faillite de Lehman Brothers a été enrayée, suivie d’un profond soupir de soulagement, une inquiétude s’est frayée un chemin : et si cela recommence, d’où viendra la crise ?

Encore un peu groggys, les meilleurs esprits ont du convenir qu’ils ne le savaient pas. Pire encore, que l’on ne pouvait dorénavant pas savoir étant donné ce que le système financier est devenu. Ce qui conduit à leur accorder le bénéfice d’une certaine logique, puisqu’ils se replièrent sur ce qui restait selon eux dans leurs mains : le renforcement de la capacité des banques à supporter un nouveau choc inévitable.

Leurs obligations en matière de fonds propres ont donc été accrues, afin d’absorber les pertes à venir, ce que l’on désigne sous le nom de réglementation Bâle III, du nom du Comité de Bâle qui émane de la Banque des règlements internationaux (BRI). Puis une catégorie d’établissements dits systémiques a été créée, sous les auspices du Conseil de stabilité financière (FSB), désignant ceux qui sur la base de critères assez mystérieux étaient considérés comme particulièrement susceptibles d’entraîner le tout par le fond. Ces derniers vont devoir augmenter davantage leurs fonds propres.

Le même raisonnement est suivi : puisque l’on ne sait pas comment se propagera le prochain vent de folie, ni quel chemin il empruntera, une seule précaution reste à prendre : accroître davantage l’épaisseur du matelas destiné à l’absorber. Les mauvais esprits disent qu’il ne sera jamais assez épais…

Bien des incertitudes demeurent sur ce dispositif à deux étages, notamment sur certains détails cruciaux, comme la définition précise des fonds propres, ainsi que sur son calendrier définitif de mise en place. L’un des principaux enjeux est de savoir l’attitude que vont observer les banques américaines, qui sont déjà en retard de l’application d’une réglementation (celle de Bâle II) et avaient déja fait savoir début septembre, par l’intermédiaire de Jamie Dimon, PDG de JPMorgan Chase, que les nouvelles règles étaient « anti-américaines ». Ce qui a fait dire à Mario Draghi, quittant ses fonctions de PDG du FSB pour rejoindre la BCE, que « tous les éléments dont nous disposons de la Federal Reserve américaine (…) démontrent que les banques américaines vont introduire » ces règles.

Le dernier G20 vient de décider de donner au FSB un rôle accru de gendarme et d’en faire grand cas – l’usage dira ce qu’il faut réellement en penser – mais un doute affreux se fraye dans les esprits les plus éclairés : et si la prochaine crise se passait sur un autre terrain, contournant ce dispositif loin d’être achevé ? Non plus sous la forme d’une chute libre mais celle d’un lent étranglement ?

Bardé de certitudes et fonctionnant à la confiance sur leur base, le monde de la finance connaît actuellement une grande défection, et de taille. L’un des piliers sur lequel il se reposait lui fait soudainement défaut. La dette souveraine n’est plus à risque zéro, interdisant de continuer à s’appuyer sur celle-ci comme sur un levier. Les obligations qui hier encore étaient recommandées pour renforcer leurs bilans sont devenues, pour un nombre croissant d’entre elles, des placements à risque dont il faut se débarrasser, nécessitant l’intervention des banques centrales pour les acheter, quand elles le veulent bien. Faisant des obligations de rares pays un refuge ultime, avec le défaut qu’il n’y en a pas pour tout le monde. La question est désormais posée : comment les banques vont-elles faire sans ces actifs de référence ?

Rapide retour en arrière : Bâle I, en 1988, n’assortissait pas ces obligations d’un quelconque risque. En 2004, Bâle II a reconnu l’existence d’un risque mais a laissé aux banques le soin de le calculer elles-mêmes. Le renforcement de la liquidité dont dispose les banques, maintenant exigé dans le cadre de Bâle III, repose encore largement sur la dette souveraine… Comme son prédécesseur, Bâle III est déjà dépassé alors qu’il n’est pas encore appliqué ! La réglementation est toujours en retard d’une guerre.

Une constatation se fait jour : perclus de dettes, les États des pays avancés représentent une menace parfaitement inattendue, certains au bord d’un défaut de paiement, presque tous incapables de réduire substantiellement une dette qui se creuse selon un double mécanisme conjugué : la lancée des déficits et le poids des intérêts de la dette. L’une est la conséquence de l’amoindrissement des recettes des États, l’autre de la sanction des marchés. Le service de la dette pèse un poids de plus en plus lourd dans des budgets de plus en plus réduits, rendant insoutenable la situation, comme on commence à le comprendre.

Voilà le nouveau mécanisme qui est enclenché ! La machine s’est enrayée lorsque l’insolvabilité de l’édifice du crédit privé n’a pu continuer à être dissimulée ; elle risque de faire de même avec l’insolvabilité des États. Privée ou publique, la machine à fabriquer de la dette ne fonctionne plus pour en avoir trop abusé.

Selon les sources les mieux informées, un débat est engagé à ce propos, notamment au sein du FMI et de la BRI, à propos du risque zéro et de la nécessité de calculer avec réalisme celui des actifs obligataires souverains. Non seulement pour les pays où le risque est clairement déclaré, mais aussi pour ceux où il pourrait survenir (la Grèce dans un cas, le Japon dans l’autre, par exemple). Restera à déterminer comment apprécier ce nouveau risque…

Car il y a une grosse faille dans Bâle III : le calcul du ratio de fonds propres intègre une pondération du risque des engagements des banques, qui doit déjà être appliqué aux obligations d’État lorsqu’il n’est plus possible de faire autrement. Durcir les règles de cette pondération reviendra à accroître les besoins de fonds propres, à ratio égal, et à rendre plus onéreux et plus difficile leur renforcement.

Une autre faille se dissimule aussi, qui concerne cette fois-ci les produits dérivés. En raison de l’absence présumée de risque, aucun collatéral n’accompagne la plupart du temps les transactions des dérivés sur les obligations souveraines, créant un important risque potentiel pour les mégabanques, celles qui sont qualifiées de systémiques et que l’on prétend protéger par ailleurs. Manmohan Singh, économiste au FMI, évalue ce risque dans une fourchette de 1,5 à 2 milliers de milliards de dollars pour les seules dix banques les plus importantes.

Il est aussi remarqué que, si cette situation devait changer, il risquerait de ne pas y avoir assez de collatéraux de qualité pour garantir l’ensemble des dérivés sur la dette souveraine… Le serpent se mord le bout de la queue.

Selon ces inquiétantes constatations, l’appréciation du risque par les banques serait aujourd’hui l’équivalent de la note AAA des subprimes par les agences de notation, de triste mémoire. Sans que le chemin permettant de redonner à la dette souveraine ses couleurs d’antan soit trouvé, ce qui suppose sa réduction massive. Ce qui n’est le cas pour l’instant ni en Europe, ni aux États-Unis, ni au Japon.

Il n’y a que trois solutions pour réduire la dette : la faire rembourser par les États, qu’elle soit achetée par les banques centrales, ou bien la restructurer à grande échelle. Une variante de la seconde option pourrait être tentée en impliquant le FMI, consacré prêteur en dernier ressort pour l’Europe en lieu et place de la BCE.

La crise de la dette est décidément le début de son Acte II.

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224 réflexions sur « L’actualité de la crise : DES FAILLES ET UN ÉTRANGLEMENT, par François Leclerc »

  1. La refonte du système devient vitale pour ne pas sombrer dans le chaos. Il est nécessaire de cesser de vivre de l’endettement. Pour cela, il convient d’équilibrer le partage des richesses (capital et travail) mais comment donner du travail à tout le monde. Certains ne peuvent assumés que des tâches d’exécutant qui disparaissent au profit des pays low cost. La ré-industrialisation devient alors incontournable. Mais dans quel but ? Consommer, toujours consommer plus. Il n’y a pas d’issu sauf de vivre sa vie et d’attendre la fin de votre monde.

    La réalité n’a de sens que pour ceux qui la vive.

  2. Dans ce que j’entends ou je lis, partout ce mot de chaos. Mais de quel chaos parle t on? Le capitalisme ne serait il pas un chaos? Ce fameux système fardé de speudo démocratie n’engendrerait donc que du bonheur? Pour à peu près 1% de la population mondiale sûrement. Mais pour le plus grand nombre? Misère, souffrances, guerres, destructions… Le chaos serait donc pire!? Que l’on s’y résolve ou pas, il va falloir changer de système. Il ne s’agit pas de sortir du grenier les vieilleries passées mais bien d’inventer, d’imposer à la minorité profiteuse. Cela ne sera pas une promenade de santé c’est évident. C’est justement ce changement qui serait le chaos!!! C’est le discours du profiteur qui aurait peur de perdre ce qu’il a hérité ou du résigné qui craindrait de perdre le peu qu’il a sué. Réinventer demande du temps, ce que précisément nous n’avons pas. L’exigence du partage des richesses apparaît de plus en plus comme une exigence du partage des pouvoirs. Et ce partage du pouvoir s’accompagnera d’une démocratie plus large, plus élargie. Un à un, les amortisseurs sociaux tombent, dévoilant qu’ils n’étaient là que pour assurer la pérénité du système les plus inégalitaires mâtinée d’une speudo philosophie empreinte de religiosité qui nous vend des arrières mondes et des paradis pour après, et de la résignation et de la souffrance au quotidien. Les temps de charité s’effacent, l’exigence monte et la colère n’est pas loin. Je n’y vois qu’un espérance mais pas de chaos. Heureusement que le peuple de 1789 ne s’est pas posé la question du chaos, nous vivrions encore à l’ombre des bastilles.

  3. De la rigueur, encore de la rigueur, toujours de la rigueur. Mais j’appelle cela de l’austérité.

    http://www.liberation.fr/economie/01012369797-angela-merkel-annonce-une-decennie-de-rigueur-pour-l-europe

    En tout cas ce sera bon pour tous les marchands d’antidépresseurs, de bibine, et de machins qui se fument. Car les gens, du moins les 99%, auront besoin d’oublier cette réalité peu enthousiasmante.
    Mais je doute que l’on transforme, même sur 10 ans, les européens du Sud en clone des européens du Nord et plus particulièrement en allemands.
    C’est faire fi, des cultures et des mentalités différentes. Les grecs sont sans doute de très mauvais élèves de la classe européenne selon lescritères économiques rigoureux allemands, mais ils ont sans doute d’autres qualités que les allemands n’ont pas. Il faudrait quand même qu’en ce début de XXIième siècle il y ait un peu plus de respect entre les peuples, d’Europe en particulier.
    L’Europe ne pourra se faire si l’on ne tient pas compte des cultures différentes de ses peuples.

    1. Si c’était le cas, je crains que le remède ne soit pire que le mal. Car une telle guerre ferait monter le prix de l’or noir en flèche et dans un contexte déjà globalement récessif ce serait fatal pour le système, en tout cas l’Europe passerait un sale quart d’heure.
      Mais il n’est sûr que les américains, n’y laisseraient pas des plumes non plus…

      1. Non, Joan. Tu te trompes lourdement.
        L’économie de guerre est une disposition particulière de gestion des ressources de l’état qui le sort de la globalité du système mondial.
        Voir Allemagne 1933-39.
        Dans ce cas, TOUTES les ressources sont mobilisées au point parfois de faire fondre les cloches des églises pour faire des munitions.

        Coté cours or, je dois voir ça avec Zébu car les US nous ont roulé tous les deux dans notre débat.
        En effet, Ich pensai que l’or ne pouvait pas être autre chose qu’une valeur refuge und lui, ainsi que d’autres hier pensaient que l’or était devenu un objet de spéculance comme un autre.
        Der US ont simplement augmenté le droit d’entrée sur le marché und wir baised grave.
        Alles, d’ailleurs.
        Non seulement les spéculeux mais aussi ceux, comme Ich, qui veulent une bonne rechute histoire que les peuples se révoltent enfin.

      2. Si les alliés asiatiques et autres de l’Iran balancent quelques bombinettes ordinaires sur nos 58 centrales nucléaires, nous n’auront pas trop le temps de nous soucier du prix de l’or noir.

      3. @joan « warm jets », « …en tout cas l’Europe passerait un sale quart d’heure.
        Mais il n’est sûr que les américains, n’y laisseraient pas des plumes non plus… »

        Et les Iraniens?…
        http://www.youtube.com/watch?v=iP-RFsuv-8Q
        @Hi Han alias bombinette-ordinaire, irradiée t’auras quand même de la gueule.
        @Yvan, Après guerre: euphémisme pour avant guerre. G.Genette

      4. @ Renou /vigneron et Joan

        Y en a qui pensent que l’Iran est isolé et qu’il suffit d’être hors de portée des missiles iraniens pour se croire à l’abri . On dirait que certains ont oublié les accords commerciaux, pétroliers entre la Chine, la Russie, le Vénézuela et l’Iran qui ont décidé, il y a plus d’un an, de ne plus utiliser entre eux le dollar comme devise pour leurs transactions commerciales.
        2 blocs se sont constitués par le jeu des alliances commerciales et pétrolières : les émergents aux côtés de l’Iran face à l’OTAN .

        La Chine a des navires de guerre, des avions . Elle s’offre chaque jour des postes avancés pas loin . Elle a acheté des ports ( dont le Pirée) un peu partout et des aéroports en Afrique, en Amérique Latine et Centrale, en Europe et même en France ( dont d’anciennes bases aériennes de l’OTAN comme celle de Châteauroux en cours de rénovation, 3000 emplois au service des Chinois) …

    2. Oui, la der des der …

      Et l’Angleterre serait prête à participer, en louant des places de parking et des Rafales sur le Charles de Gaulle.

      1. Hhmm… Joan.
        Nous sommes tous les futurs anciens de la prochaine dernière……. (auteur dont j’ai oublié le nom)

    3. S’ils en parlent, c’est qu’ils n’en ont pas l’intention. Par contre, ils ont l’espoir que ça fasse rester les 450,000 indignés israéliens à la maison en attendant le prochain exercice de simulation d’attaque. Etre gouverné par l’adrénaline, voilà le secret. Il y a quelque grèves de prévues pour lundi et Netanyahu a une popularité en ce moment qui commence à ressembler à celle de Berlusconi.

  4. Bon, je vous ai lu attentivement.
    Lundi, rdv avec mon conseiller financier pour solder mon assurance-vie. C’est pas beaucoup, je suis un petit français moyen, mais ce que j’ai compris, c’est que: Le Marché a besoin d’argent frais pour faire tourner la roulette, c’est certainement pour cela que les livrets d’épargne sont plafonnés. Comme ma classe sociale représente une tranche de la pyramide très large, on va nous refiler le lave-pont, le seau et les serpillières pour nettoyer l’incontinence bancaire, alors sans moi.
    Je préfère encore des biftons bien enveloppés au fond de mon jardin….. en espérant ne pas rencontrer une taupe ou Alzheimer!

    1. Bon réflexe, Lars.
      Mais tu n’as pas encore la solution de « protection absolue du capital ».
      Cette protection est, soit d’acheter de l’or physique, en oubliant pas que Roosevelt avait interdit la possession d’or aux particuliers.
      Le summum est la propriété de terre. Inaliénable et qui a conduit à la crise actuelle.

    2. Vous avez un jardin . De l’outillage efficace et durable pour produire de quoi vivre en autarcie serait un bon investissement , non ?

      1. Non, Mianne. Qui ne voit à moitié rien venir.
        Les légumes, ça pousse 6 mois par an. Grand max.
        Donc, hormis être un champion du bocal (de conserve maison, les meilleures), et encore … avoir une surface qui te DONNE suffisamment pour la conso d’une année, tu es roulé.
        Teste avec un jardin ouvrier où tu finis par distribuer la moitié de ta récolte et reviens me voir.

        « ouvrier »…
        Tin. Ca me flingue ça aussi un peu.
        Déjà que je scandalise mon monde quand je dis que je suis ingénieur mais que j’entretiens moi-même ma voiture, je passe pour un extra-normal.
        Putain de clichés.

      2. @ Yvan

        Bonsoir Yvan . L’expression « jardins ouvriers » désigne un type de jardins, de grand terrain non constructible divisé en parcelles comme le faisaient les anciennes grandes entreprises paternalistes qui les mettaient à la disposition de leurs ouvriers . Ce n’est pas un cliché . C’est un terme générique pour désigner aujourd’hui ce type de parcelles conviviales ( les jardiniers discutent d’une parcelle à l’autre, échangent des plants, leur savoir-faire, le contenu de leur thermos …) . Ces jardins ne sont pas nécessairement destinés aux ouvriers, surtout aujourd’hui.
        Il y a aussi un ingénieur , des cadres, des employés du bâtiment, des fonctionnaires ( un prof, une infirmière , un employé de la DDE ), des actifs, des retraités, un chômeur entre deux stages, dans notre équipe de jardinage collectif entre voisins et amis .Nous n’avons pas divisé notre terrain collectif en parcelles . Chacun y prélève le nécessaire pendant la belle saison ( barbecue collectif et camping sur un coin du terrain les week-ends). Les volontaires se répartissent la confection des conserves et des confitures et font le partage en fonction de la taille des familles
        C’est une activité de plein air certains soirs et les week-ends pour les actifs , une activité pendant la journée pour les retraités et les chômeurs, et un grand plaisir de suivre au jour le jour l’évolution des plantes.

        On vit de son potager-verger TOUTE L’ANNEE, même l’hiver, avec les légumes de saison, les raves, les tas de pommes de terre ( avant germination), les légumes secs (pois et haricots secs), les pommes et les poires ( Conférence) qui tiennent plusieurs mois et les légumes et les fruits d’été mis en conserve ( haricots verts, tomates à toutes les sauces pour accompagner des pommes de terre ou des pâtes maison, tomates farcies, compotes de fruits), des confitures de toutes sortes ( échanges avec celles des voisins pour la variété).
        Tout cela, sans parler des plats préparés, des herbes culinaires et des fruits rouges que l’on aura surgelés ( évidemment tant qu’on a de l’électricité).

        Evidemment il faut pouvoir stocker les bocaux de conserves un peu partout (c’est plus utile que certains bibelots),à défaut de cave pourquoi pas sur des étagères dans l’entrée et le couloir, sous les lits, sur l’armoire etc ..? . Question de survie, la déco passe après …

  5. Il n’y a que trois solutions pour réduire la dette : la faire rembourser par les États, qu’elle soit achetée par les banques centrales, ou bien la restructurer à grande échelle. Une variante de la seconde option pourrait être tentée en impliquant le FMI, consacré prêteur en dernier ressort pour l’Europe en lieu et place de la BCE.

    Il a fallu que je relise plusieurs fois pour comprendre que:
    – solution 1: la faire rembourser par les États, c’est à dire le peuple!
    – solution 2: la faire acheter par les banques centrales mais au bout du bout de celles-ci on y trouve qui : le peuple de chaque état!!
    solution 3: la restructurer à grande échelle mais au bout du bout de cette restructuration on y trouve qui: le peuple!!!

    Ce n’est pas réduire la dette qu’il faut c’est l’annuler et pour cela on doit remplacer nos politiques professionnels par d’autres qui connaissent au moins la valeur du travail!!!!

    1. Il y a aussi un grand classique: l’inflation. D’où l’augmentation de l’or, des matières premières,…

    2. la restructuration de la dette prépare les décotes et annulations.
      Si cela débouche sur des monétisations via les banques centrales, et compte tenu des énormes liquidités dans la trappe, cela pourra peut-être continuer encore un petit moment.
      Mais il faut savoir que cette voie à sens unique ne créera certainement pas de relance économique.
      Et des hyperinflations pourraient se déclencher.

  6. Tout se délitera, surtout dans les parties faibles de l’Euro, pour cette raison simple.

    Les états vont augmenter les taxes et autres charges.
    Les individus, fâchés, etc…. contourneront toujours plus le système (travail au noir, triches diverses avec les impôts, trocs entre les individus)

    Pourquoi jouer un jeu complètement biaisé. Lars ici même ci-dessus en donne un exemple « en direct du front de l’action »

    Les budgets ne seront jamais tenus, c’est inéluctable.

    Les politiques sont des nains

    1. Pourquoi dites vous « les individus » comme si seuls les particuliers allaient « pratiquer encore plus l’évasion fiscale ».

      La réalité, c’est que le contribuable est plutot bon payeur en ce qui concerne les impots, et que ce sont des grosses boites qui vont pratiquer l’évasion fiscale à plus grande échelle encore.

      Je ne vais pas vous apprendre que le siège de EADS est en hollande, ni pourquoi ?

      1. Parce que les particuliers sont souvent plus honnêtes, jusqu’à maintenant, que les corporates et les zinzins (institutionnels)

      2. « …. est plutot bon payeur en ce qui concerne les impots… »
        Voici une affirmation… qui contient une action future potentielle , anti-système…

      3. J’ai pris cet exemple parce que dans la rue, pas mal de gens croient qu’EADS est une boite française, voir même nationalisée, alors apprendre que ce truc est en hollande pour des raisons f iscales….

        Bon, il me semblait, de mémoire, que l’impot sur les sociétés était nettement moins élevé aux Pays – bas, en fait oui, mais pas tant que ça.

        De toute façon, entre temps, j’ai appris que EADS avait comme les copains 20 % de ses sociétés filiales dans les paradis fiscaux (46 sociétés) ce qui doit permettre d’optimiser les primes de fin d’année.

        http://politique-du-possible.org/?p=363

  7. @ lars
    et avec des biftons, qu’est ce qu’on achète qui ne craint pas les taupes ?
    bon , allez, un gros indice, c’ est jaune et la densité est de 19.3 ?
    surtout ne dites pas son nom , c’est un gros mot , c’est révolutionnaire,
    c’est la monnaie forte de demain.

    1. Pas simple pour acheter sa baguette avec et c’est hors de prix pour les tout petits épargnants .

      Maintenant les dames se font arracher leur collier doré, même en toc et les cambrioleurs du week-end font des trous dans les jardins : on peut y enterrer des sacs de pièces dorées en chocolat pour rigoler .

    2. Dantarue, j’en ai une autre à ta disposition, Camarade :
      « Tout homme a un prix. » [Al Caponne, devenu bienfaiteur de l’Humanité en montrant qu’il existait des truands financiers]

    3. Bon, je voulais détendre un peu l’atmosphère, encore que la pièce de théâtre du G20 fut un divertissement total. Coincidence, le lendemain soir de sa clôture, j’allais voir un excellent….Tartuffe!
      Je crois que le meilleur placement sera avant tout dans les valeurs de solidarité et d’échange.
      J’aime bien l’expression  » faire bon commerce avec quelqu’un… »

  8. Solution n°4:
    -fermeture de la bourse
    -nationalisation du système bancaire pour 1€ symbolique
    -nationalisation des entreprises anciennement cotées pour 1€ symbolique
    -répudiation de la dette
    -criminalisation de l’évasion fiscale, des créanciers, des possédants vindicatifs

      1. Non, je suis contre l’emprisonnement.

        La peine capitale pour les capitalistes: condamnation au travail salarié pour 35h/semaine pendant 15 ans, dans la branche professionnelle de leur choix à condition qu’elle est été reconnue pour sa grande pénibilité, son stress, ses troubles musculo-squelettiques etc…
        Possibilité de réduction de peine pour bonne conduite (organisation de grève; sabotage, etc)

  9. Dimanche 6 novembre 2011 :

    Iran : « Durcir les sanctions, une action militaire serait déstabilisatrice. »

    Le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé a estimé dimanche qu’il fallait continuer dans la voie des sanctions contre l’Iran, jugeant qu’une attaque israélienne préventive pourrait créer une situation totalement déstabilisatrice pour la région.

    « Nous allons continuer dans cette voie parce qu’une intervention militaire pourrait créer une situation totalement déstabilisatrice pour la région. Il faut tout faire pour éviter l’irréparable », a-t-il ajouté.

    « Je souhaite que nous n’en arrivions pas là », a-t-il répété quant à la possibilité d’une attaque préventive israélienne.

    « Si Israël est attaqué, la France se rangera à ses côtés pour assurer sa sécurité, a rappelé le ministre. Si Israël attaque ? Ce n’est pas la même chose », a dit Alain Juppé.

    Le président israélien Shimon Peres a averti dimanche que la possibilité d’une attaque militaire contre l’Iran est plus proche qu’une option diplomatique, avant la publication par l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique (AIEA) d’un rapport sur l’Iran. Shimon Peres a estimé qu' »une attaque contre l’Iran » de la part d’Israël et d’autres pays est « de plus en plus vraisemblable ».

    1. L’impayable Juppé! Lui qui montrant une pièce de 1fr avait dit: Voilà ce que vaut l’entreprise Thomson, lui qui voulait la donner pour le franc symbolique….
      J’aimerai qu’il dise voilà ce que valent la BNP et la Société Générale, un €, voilà ce que l’état va payer pour les nationaliser.
      On peut rêver!

    2. Existe-t-il des traités entre l’OTAN et Israël ?
      On doit donc se préparer à faire opposition à la guerre.

  10. Je voudrais juste rappeler à notre aimable gouvernement qu’il est aisé d’économiser 6-8 Milliards d’euros, en baissant le prix des médicaments par exemple ! Mais ce lobby pharmaceutique n’est jamais mis sa contribution ! et cette question n’est même pas évoquée, alors QUI vit au dessus des ses moyens ?

    1. Les toubibs, Lisztfr. (entre autres)
      Tout simple.
      Et surtout ceux qui t’envoient dans le secteur privé, car ça « rapporte plus ».
      Idem logique de gain.

      Hors, tu leur coupes la sécu, ils crèvent à 90% d’entre eux.
      C’est ce que les libert’ à rien appellent le « partenariat » public-privé.
      Soit, lorsque le privé pompe le fric de la communauté. Un max, bien sûr.

  11. Vu qu’il est désormais clair que la politique économique des pays européens est décidée à Washington (FMI), Francfort (BCE), et à Bruxelles (Commission+Conseil des Chefs d’Etats) et est déterminée par les pressions exercées par les agences de notation au service de Wall Street et de la City de Londres.
    Vu que les dettes contractées par les Etats européens vont nous valoir, quels que soient les gens que nous pourrons élire pour nous représenter, au moins dix ans d’austérité (dixit Mme Merkel).
    Vu que nous ne souhaitons pas, en plus, tomber sous la coupe de fonds souverains de régimes totalitaires.
    Vu que l’expression directe de la plèbe par référendum est interdite, ou pour le moins ignorée
    lorsqu’elle ne va pas dans le sens souhaité par les patriciens (ce qui revient au même).
    Vu tout ce qui précède et afin de rembourser plus rapidement nos dettes publiques qui nous réduisent en esclavage, je propose que la démocratie soit officiellement mise entre parenthèse aussi longtemps que nos dettes publiques n’auront pas été apurées.
    Et que soit mise en place une sorte de dictature à la Cincinnatus (Epoque de la République romaine)
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Lucius_Quinctius_Cincinnatus
    Un des avantages de cette mesure est de rendre les choses plus claires et d’autre part, par la suppression des élections, nous économiserons des frais de campagne, de fait devenus inutiles.
    Avantage collatéral, les économies ainsi réalisées pourront contribuer à rembourser un peu plus vite la dette publique, et nous pourrons recouvrer plus tôt notre souveraineté, et avancer la date du rétablissement de la démocratie. Car Cincinnatus avait le bon goût de retourner sur ses terres son boulot de dictateur terminé.
    A moins que finalement les patriciens, n’aient pas vraiment envie de nous désendetter pour mieux assurer leur domination sur la plèbe ?
    Auquel cas la plèbe n’aura d’autre choix que de se révolter.

  12. Entendu sur France Culture dans « L’esprit public »

    Eric Le Boucher, s’étonne d’un paradoxe: « Les grecs ne veulent majoritairement pas sortir de l’euro, mais il ne veulent pas non plus de l’austérité. »
    C’est en effet incroyable, ils n’ont pas compris que l’euro va de pair avec gestion rigoureuse, sinon la sanction c’est l’application de politiques de rigueur.
    L’euro c’est la rigueur allemande, l’euro et le laxisme gréco-latin ne font pas bon ménage.
    Je pense – en fait c’est ce qui se produira après les élections de 2012 dans les principaux pays occidentaux – que l’euro ne sera conservé que comme monnaie commune, et que chaque pays retrouvera une monnaie nationale: euro-drachme, euro-lire, euro-franc, euro-mark etc …
    La fin de la monnaie unique est la seule issue pour éviter une crise aussi terrible que celle des années 30, la seule issue pour redonner un peu d’oxygène à des économies au bord de l’asphyxie par excès de plans de rigueur d’inspiration germanique.
    L’ Europe ne peut en définitive être qu’une confédération de Nations, et non un Etat Fédéral dont la majorité des peuples ne veulent pas. En effet, dans ces conditions l’imposition d’un Etat Fédéral ne pourrait se faire que par la violence.
    Donc 2012, ce n’est pas la fin du monde, mais la fin de l’euro monnaie unique et le début de l’euro monnaie commune. Condition nécessaire au rééquilibrage des relations commerciales à l’intérieur de l’UE. L’ Allemagne y perdra sûrement, car les euro-latins se dévaluerons vite face à l’euro-mark, mais au moins les latins pourront desserrer le garrot qui menace de les étouffer actuellement.
    Les monnaies nationales rétablies -internes à l’UE- ne devront pas flotter librement sur les marchés, seul l’euro commun devra voir son cour fixé par les marchés. Ceci afin d’empêcher la spéculation sur les monnaies nationales.
    Chaque pays de l’UE retrouvant une souveraineté monétaire pourra relancer son économie en dévaluant si nécessaire sa propre monnaie.

      1. En euro-commun, puisque les prêteurs ne sont pas qu’européens. L’euro-national ne doit pas se négocier sur les marchés internationaux des devises (tout comme le Yuan dont le cours est sous le contrôle des autorités chinoises), seul l’euro-commun doit se négocier à ce niveau.
        Ce qui a pour effet de booster les exportations des pays dont l’euro-national est le plus faible, tant à l’intérieur de l’UE, que sur le marché mondial, car les prix d’un produit grec en euro commun vont baisser. Ce qui rendra les produits grec plus compétitifs que les produits équivalents allemands ou français.
        Le remboursement de la dette en sera facilité et les taux grecs baisseront…
        Y colorin, colorado este cuento se acabo!

      2. @ Jean

        Y colorín colorado, este cuento …aun no se ha acabado, si quieres que te lo cuente otra vez cierra los ojos y cuenta hasta tres.

        Y se acabó este cuento con pan y pimiento y todos contentos.

    1. proposition intéressante! Peut-être serait-ce un compromis suffisant pour que chacun puisse garde la face?
      Cela pourrait très bien marcher!

    2. Je pense que votre raisonnement s’arrête en chemin et qu’il convient d’accorder leur indépendance à la Flandre et à la Padanie qui ne constituent évidemment pas une zone économique optimale avec leurs voisins du sud.
      🙂

      Non, Je pense précisément l’inverse. L’Europe doit être un Etat fédéral, et la crise que nous traversons prouve bien qu’une confédération de Nations dominée par des intérêts marchands ne suffit pas.
      Je pense qu’il est urgent qu’elle se renforce et se dote d’une véritable constitution et d’institutions viables et démocratiquement contrôlées, seules capables de freiner le raout financier.
      Et je redis qu’il est absurde sur ce blog de parler des peuples au pluriel quand on prétend être 99 %. Ou alors on admet n’être que 99 fois 1%.

      1. Eh bien, bon courage!
        Tant que les grecs ne payent pas normalement des impôts, comment fait-on, question solidarité?

      2. @Renard

        Sur le papier l’idée fédérale est très belle, mais dans la pratique c’est infaisable du moins à court terme au sens historique.
        Je vais faire ancien combattant, mais tant pis, quand j’étais plus jeune j’étais favorable à une Europe Fédérale. Mais depuis de l’eau a coulé sous les ponts, et la réalité a modifié mon point de vue. J’aurais encore voté OUI au référendum de 2005, si le texte proposé n’avait pas embarqué toute une partie économique et s’était cantonné à l’organisation des pouvoirs et de la démocratie au niveau fédéral. Mais le « Rêve européen » a été détourné par des oligarques qui construisent une Europe soit disant fédérale au service de la finance dans laquelle je ne me reconnaît pas ou plus. Donc j’ai révisé mes ambitions à la baisse, et mon point de vu est plus pragmatique.
        Voilà, voilà…

      3. @ johannes finckh
        Justement, la Grèce, avant d’être un problème monétaire est un problème citoyen.
        Tant que la classe dirigeante grecque (affairistes, ecclésiastiques, armateurs, …) refusera de payer des impôts, le pays sera naturellement en faillite permanente.
        Leur comportement rappelle, par la fraude, ce que les libertariens étasuniens voudraient obtenir par la loi : solidarité zéro sauf avec mon clan.
        La solidarité, dans quelque pays qu’elle soit, est donc entre ceux qui profitent d’un système et ceux qui n’ont droit qu’à des miettes.

      4. @ Joan

        Pour vous rassurer, moi aussi j’ai été plus jeune.
        Et ce que j’ai voté en 2005, vrai, je l’ai voté à pile ou face.
        Mais laisser mes rêves entre les crocs des financiers, non.
        Je n’en démords pas.

    3. Joan.
      Tu es encore satellisé.

      Il existe en France TROIS zones économiquement en détresse : le bassin valenciennois, la Corse (peut-être avec tricheries) et le Pas de Calais.

      Ces trois régions durent-elles sortir du Franc ou de l’Euro.????????????

      Ce n’est pas une question de « niveau » de monnaie. Jamais.Mais de richesse qui doit INFLUER sur le COURS de la monnaie.
      Et LA, c’est l’étage au-dessus VOISIN du bancor.

      Demandes-toi pourquoi les swap Euro-dollar ont été ré-activés et qu’ils maintiennent un Euro AUSSI HAUT ……..???????????

      Les US NOUS DIRIGENT !!!!!!!!

      C’est juste de la manip de cours. Comme pour l’or et autres cours.
      Pas encore l’ « habitude »….????
      Moi, je suis blasé.

      1. De dieu.
        J’ai oublié de ré-expliquer le bancor.

        Le bancor est un équilibre entre zones en tenant compte des « taux » et des « PIB ».
        Te dire comme c’est complètement subjectif d’un coté comme de l’autre…..

        Y’a des guerres de chiffonniers qui ont été déclarées pour moins que ça.

      2. Rrrottte Forrr dom…
        J’ai oublié d’expliquer l’inutilité du bancor face aux paradis fiscaux…

        Mais là, il vaudrait mieux que chacun fasse un commentaire pour confirmer qu’il a compris….

      3. Yvan, si ces trois régions sont sinistrées, elles n’ont pas besoin de sortir du Franc ou de l’Euro ….. « tant que l’état dit providence compense les pertes à gagner ».

        ce n’est plus du tout la volonté de la zone euro de venir compenser quoi que ce soit

        Une paille !

      4. Allô Houston, Allô la Terre, je m’apprête à rentrer dans l’atmosphère…
        Juste une remarque la France est un Etat-Nation, qui s’est constitué par la force et la violence. Les Rois d’Ile de France ont conquis et soumis par les armes -au cours des siècles- toutes les régions qui allaient former avec le centre, le Royaume de France.
        L’ Etat français souverain sur ses territoires a imposé sa monnaie et ses lois à tout le monde. La France révolutionnaire jacobine a encore accentué la centralisation. Les cultures régionales ont été éradiquées et on a formé une Nation de français à partir de bretons, de provençaux, de corses, d’alsaciens, de basques, de catalans, de picards etc… La guerre, la Grande Guerre en particulier a servie à unifier les régionalismes dans un patriotisme français, face à l’ennemi commun germanique. Les prussiens ont symétriquement renforcé par ces confrontations violentes une identité commune allemande, et cimenté un Etat allemand, qui lui est fédéral car moins centralisé que le notre.
        En Europe l’unité par la force a toujours échoué, c’est bien pour cela que la Communauté européenne a été créée. Il s’agit d’une tentative de faire l’unité par la diplomatie et des traités.
        Il semble que l’on atteigne aujourd’hui les limites de l’exercice.
        Un fédéralisme à l’américaine est impossible( l’unification des USA s’est elle même faite par la force et la violence lors de la guerre de sécession), car il faudrait qu’un « centre » en Europe soit assez fort pour faire une Europe, avec des européens, une monnaie commune, une langue et une culture commune. Or je le répète l’histoire a montré que c’était impossible.
        La plupart des grandes nations européennes s’y sont essayées et se sont chaque fois cassées les dents. A commencer par nous les français, avec notre révolution universaliste et l’aventure napoléonienne.
        En conséquence, il n’est pas question de faire disparaître les Nations historiques et leurs cultures comme par enchantement, donc il est difficile de partager une monnaie unique.
        Pas de culture commune, pas de langue commune, pas de peuple européen, pas d’espace public européen, donc pas de démocratie à l’échelon européen.
        Nous devons être plus humbles dans notre approche et nous contenter d’une Europe confédérée, avec des nations ayant une monnaie commune, mais non unique. Qu’on ne m’oppose pas l’exemple de la confédération suisse qui a une monnaie unique, car la Suisse est un paradis fiscal et bancaire, ce qui fausse la donne.
        Allô Houston, j’amorce la rentrée, ou je fais quelques révolutions de plus…

      5. @Joan

        Qu’on ne m’oppose pas l’exemple de la confédération suisse qui a une monnaie unique

        Le hic Joan c’est que la Suisse n’est plus une confédération mais une fédération depuis 1848!
        Il n’y a actuellement aucune confédération désignée comme telle dans le monde. Dans la pratique une confédération se transforme toujours en fédération, ça ne se prouve pas scientifiquement mais ça se vérifie empiriquement!
        Par contre, pour faire une bonne fédération, pas besoin obligatoirement d’une langue et d’une culture commune comme vous l’affirmez! Un exemple: ben oui, la Suisse! Une monnaie commune certes mais quatre langues officielles et des cultures assez différentes d’une région à l’autre.
        Concernant la France, il me semble que sa constitution en Etat-nation a été plutôt favorable aux peuples non? Vous ne regrettez pas le pouvoir absolu des seigneurs locaux sur leurs sujets tout de même?
        Je ne poursuis pas sur les autres approximations de votre texte…Vous défendez une opinion respectable qui est celle de ne pas croire en la réussite d’une fédération européenne. Mais vos arguments…bof!

  13. « La droite » raconte partout qu’il n’y a pas de salut hors de l’euro, même au prix du mensonge à savoir que Hervé Lorenzi par exemple affirmait avant-hier que la Pologne cherchait à rejoindre l’euro, ce qui est faux, car depuis 10 ans ceci est toujours remis à plus tard, sans doute pour de très bonnes raisons ! Et la Pologne bénéficie d’une croissance, elle. Et comme le dit Stieglitz dans la grande illusion, ce pays s’en sort le mieux parce qu’il n’a pas appliqué les plans du FMI.

    1. Lisztfr.
      Ce n’est pas une question de « monnaie ». Regardes la Chine. Mais une question politique. Regardes la Chine….

      Il y aurait éventuellement une crise mondiale, à ce que j’ai cru entendre. Mais ch’u pas sûr. 😉

  14. L’Europe idéale selon le patron de la Deutsche Bank
    04-11-11 à 17:48 par sabine Syfuss-Arnaud
    http://www.challenges.fr/finance-et-marche/20111104.CHA6481/l-europe-ideale-selon-le-patron-de-la-deutsche-bank.html
    Invité jeudi soir à l’Ambassade d’Allemagne, le suisse Josef Ackermann juge l’intégration, y compris monétaire, parfaitement compatible avec des différences de revenus, des structures économiques divergentes et même des modèles économiques distincts. Mais il refuse la main-mise du politique.
    Ils étaient nombreux jeudi soir à la résidence de l’ambassadeur d’Allemagne, Reinhard Schäfers, à assister au dîner débat, dont l’invité était Josef Ackermann, patron de la Deutsche Bank. Des banquiers, comme Daniel Bouton et Baudouin Prot, des députés comme Elisabeth Guigou (PS) et Yves Bur (UMP), des régulateurs comme Jean-Pierre Jouyet et Gérard Rameix, sans compter l’homme d’affaires Guillaume Sarkozy, le spécialiste des relations internationales Thierry de Montbrial, Antoine et Simone Veil, l’ancienne ministre Noëlle Lenoir…, tous étaient curieux d’entendre cet éminent citoyen helvétique, ancien professeur d’économie de Saint Gall et président du directoire, ainsi que du comité exécutif de la plus grosse banque européenne.
    Un Suisse qui défend l’axe franco-allemand
    Très jovial et charmeur, l’orateur s’est exprimé en français pour prononcer son discours, et en allemand pour répondre aux questions. Deux langues qu’il a mâtinées de son inimitable accent suisse. Résolument pro-européen, il a appelé à « raviver la flamme », notamment celle de la jeune génération qui n’a pas connu la guerre, soulignant que « la France et l’Allemagne sont les principales forces politiques de la cohésion et de l’intégration européenne ».
    Persuadé que la crise actuelle a « ravivé les égoïsmes nationaux », il a appelé « de toute urgence » à « une action politique déterminée et collective, comme la semaine dernière à Bruxelles ». Il a précisé qu’il arrivait directement de Cannes, du sommet Business du G20, où il avait pu mesurer combien l’Europe a besoin d’être unie pour être forte et crédible.
    Citant Alan Greenspan, ex-patron de la Fed, qui voit dans la diversité de l’Europe un obstacle fondamental au succès de l’unification, il a assuré, « en tant que Suisse », que « l’intégration, y compris monétaire, est parfaitement compatible avec des différences de revenus, des structures économiques divergentes et même des modèles économiques distincts ».
    « Limiter la marge de manœuvre des gouvernements et parlement nationaux »
    Ce plaidoyer, parsemé de citations des grands anciens -Jean Monnet et Jacques Delors-, a beaucoup plu à l’assistance, qui l’a chaudement félicité. En revanche, un certain nombre d’assertions faites avec sa casquette de banquier ont fait grincer des dents, notamment celles de députés et de sénateurs français. On a senti là qu’il est aussi un avocat de sa profession et qu’il parlait avec son autre casquette : celle de président de l’Institute of International Finance, le lobby mondial des banques.
    « L’union monétaire européenne ne peut fonctionner qu’à condition de limiter la marge de manœuvre discrétionnaire des gouvernements et parlements nationaux », a-t-il lancé, ajoutant « qu’au besoin » la solidité financière des Etats membres « doit pouvoir être imposée par la force de la communauté monétaire ».
    Autre opinion controversée, son opposition résolue à la taxe sur les transactions financières, appelée par de leurs vœux par Paris et Berlin. Pour lui, les établissements européens seront lourdement pénalisés par cette ponction. Le banquier a aussi souligné combien les accords du 21 juillet et du 27 octobre ont semé le doute dans la tête des investisseurs étrangers. La mise à contribution du secteur privé a ouvert « une boîte de Pandore », en causant la défiance sur les titres européens.
    Celui qui au fil des années est devenu le banquier préféré d’Angela Merkel, et un de ses familiers, mais aussi la tête de turc des altermondialistes a fini sur une note consensuelle : la nécessité de lutter contre les excès du trading haute fréquence, par lequel par exemple 10.000 actions sont échangées à la minute par des machines. Un vœu pieux qui a permis à l’assistance de savourer, rassérénée, le somptueux cocktail dînatoire de l’ambassadeur.
    Sabine Syfuss-Arnaud, chef du service international

    1. « L’union monétaire européenne ne peut fonctionner qu’à condition de limiter la marge de manœuvre discrétionnaire des gouvernements et parlements nationaux », a-t-il lancé, ajoutant « qu’au besoin » la solidité financière des Etats membres « doit pouvoir être imposée par la force de la communauté monétaire ».

      Cette déclaration a fait grincer des dents des députés et sénateurs français ? Tiens donc. C’est pourtant exactement ce qui s’est passé dans le déni de démocratie forcé sans précédent que vient de subir la Grèce. Et c’est aussi ce qui attend les autres, tous les autres, France incluse.

      C’est exactement ce que Merkel et Sarkozy sont en train d’imposer aux autres – en fidèles exécuteurs des basses oeuvres de la BCE et du FMI, chiens-chiens frétillant la queue et halètant avec espoir devant « lémarché ». Et, que je sache, Sarkozy est le chef de l’état français, et sa majorité le soutient. Alors, où est la cohérence ?

  15. Les voyagistes se préparent au retour à la drachme en Grèce.

    Face à la crise persistante en Grèce, certains voyagistes se préparent à l’éventualité du retour à la drachme. Hotelplan Suisse a déjà posé les premiers jalons et conclu un accord avec ses partenaires locaux si un tel scénario venait à se réaliser.

    http://www.rtbf.be/info/societe/detail_les-voyagistes-se-preparent-au-retour-a-la-drachme-en-grece?id=7035333

    Les inégalités sont de retour dans l’actualité, en grande partie grâce au mouvement Occupy Wall Street mais aussi grâce au Budget Office du Congrès. Et vous savez ce que cela signifie : il est temps de faire tourner les « obscurcisseurs ».

    http://www.rtbf.be/info/chroniques/chronique_oligarchie-a-l-americaine-paul-krugman?id=7031313&chroniqueurId=5032403

    1. Excellent !

       » Cependant, une réponse plus globale est que l’extrême concentration des revenus est incompatible avec la vraie démocratie. Quelqu’un peut-il sérieusement nier que notre système politique est perverti par l’influence de l’argent et que cette perversion empire à mesure que les richesses d’un petit nombre deviennent plus grandes ? « 

    2. nouvelles formes de résistance– il ne s’agit pas forcément de comprendre ce qu’il y aurait à faire, ni de s’adresser à la classe politique (Papandréou à vendu à la criée le dernier honneur qu’on pouvait escompter), mais de faire l’inventaire du possible, de trouver dans les pratiques émergentes ce qui pourrait devenir une habitude, un concernement partagé, qui donne de nouvelles façons de croire en ce monde-là.
      Grèce; http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2011/nov/03/greeks-austerity-grassroots
      (3 November 2011) trad;
      « Début octobre, un article particulier fraye avec peine son chemin dans les dernières pages de la presse nationale grecque: dans la ville du Nord de Veria, un petit groupe des gens avait commencé à raccorder l’électricité à des maisons qui ne disposaient plus de réseau public faute de ne pas avoir payé leurs factures. Ce genre d’action de solidarité a semblé assez anormal.
      (…(épisode référendum-UE))
      Et pourtant, à ce moment précis , le peuple grec est en train de réaliser qu’il est laissé avec ce qu’il avait à l’origine – c’est-à-dire absolument rien à espérer de la scène politique dominante.
      Prenez Yannis, 43 ans, un homme travaillant dans une banque à Athènes, qui ne veut pas rentrer à la maison car il va va encore avoir froid. Le chauffage sera éteint, car personne dans le bloc ne peut se permettre de payer le chauffage. Sa fille de 16 ans, Sophie, ne veut pas aller à l’école :elle trouve peu de sens dans la préparation de ses examens: pourquoi voudrait-elle entrer à l’université en sachant très bien qu’elle ne trouvera de toute façon jamais un emploi en Grèce ? Ou prenez le père d’Eleftheria, un retraité de 72 ans qui a quitte le village de Kymi, qui l’a appelée aujourd’hui, alors qu’elle rentrait à la maison et qui, hésitant, lui a demandée de l’argent pour acheter ses médicaments que le fonds de l’Etat ne couvre plus. Sa retraite a été récemment réduite de 50%. «Mais, s’il te plaît, a-t-il supplié,« Ne le dis pas à ta mère » De retour en ville, les rues d’ Eleftheria sont bordées d’ordures gisant là depuis plus de trois semaines.

      Des milliers d’ouvriers sont sur la liste du projet de réduction de paie à travers le pays et des centaines sont renvoyés quotidiennement. Le gouvernement a levé des taxes déjà existantes et a présenté une série de nouvelles mesures à travers le conseil, en taillant dans les salaires et les retraites tant dans le secteur public que dans le secteur privé. Le taux de chômage officiel a augmenté de plus de 35% d’année en année et se situe maintenant à un peu moins de 20%; Le nombre de sans-abris a augmenté énormément dans l’ensemble du pays, tandis que l’impôt sur ​​la consommation alimentaire a bondi de 13 à 23%. Dans le même temps, les transports publics sont démantelés et les hôpitaux à travers le pays ont du mal à fonctionner. Pour la première fois, il n’y avait pas de livres à distribuer dans les écoles publiques et les universités sont en plein désarroi. Le secteur public ‘ballonné’ a été décrit comme responsable de toute la misère que le pays doit endurer. En même temps, les services sociaux ont été intentionnellement abandonnés, ce qui rend plus facile pour les citoyens en rage d’accepter la privatisation du secteur public en échange.

      Les gens ici estiment que le pays coule progressivement, les menant sur ​​un chemin creusé par l’arbitraire et l’injustice. Pourtant en ce moment même – alors que ce n’est pas seulement les règles du jeu qui sont contestées, mais le jeu lui-même – ils semblent se sentir dotés d’un droit d’agir d’une façon qui n’aurait pas semblé possible avant : ils attaquent physiquement des politiciens, se moquent et annulent des défilés publiques nationaux militaires et humilient des fonctionnaires de l’armée en les assistant, participent aux assemblées de quartier et aux manifestations de masse (faisant fi de la quantité de gaz lacrymogène lancée contre eux par la police), créent des syndicats populaires pour clamer leurs droits de salariés, occupent des lieux de travail, désorganisent des services publics et protestent de façon violente, impulsive, imprévisible.

      Dans ces temps si particuliers, quand il n’y a rien à perdre de plus, tout devient possible. Dans la banlieue athénienne du Nord à Nea Ionia, la municipalité demande maintenant activement aux gens du pays de fuir la nouvelle taxe, en offrant des astuces pour éviter son paiement sur son site Internet officiel promettant même un soutien juridique et offrant aussi le raccordement au réseau pour les maisons sans électricité. Le refus populaire de supporter l’austérité gagne de la vitesse, sans tenir compte de la politique quotidienne de peur et d’urgence, ou des krachs boursiers perpétuels. En retour, la réalisation est noyée en ce qu’une possibilité de changement tangible se trouve uniquement chez les gens qui changent leur compréhension, leurs habitudes, la façon dont ils font la politique : plutôt que de se voir demandée de se débarrasser de ce vote, la société grecque se voit dans un rôle majeur de refonte ».

  16. @François

    Manmohan Singh, économiste au FMI évalue ce risque dans une fourchette de 1,5 à 2 milliers de milliards de dollars pour les seules dix banques les plus mportantes.

    Mammohan Singh ? Il est toujours au FMI ? Premier ministre (depuis 2004 et aussi dans les années 90 quand il libéralisa l’économie indienne) de l’Inde ça lui suffit pas ?
    Et ses chifrres, franchement, ça veut rien dire. On sait que les Cds sur dettes souveraines ne représentent rien :
    – en montant notionel net comme brut par rapport au volume des dettes sur le marché, plus de 40 000 milliards de $.
    – par rapport au volume des cds sur les obligations corporates pour lesquelles il est là par contre égal au volume du sous-jacent, 10 000 milliards de $.

    Ce qui n’enlève rien à leur toxicité dans les deux cas, mais d’abord pour les outils spéculatifs et de manipulation des prix des titres sous-jacents qu’ils constituent, plus que comme risque majeur, véritable épée de Damocles fantasmatique, qu’ils feraint peser par leurs montants mêmes sur le système financier, en tout cas pour ce qui concerne les cds sur dettes souveraines.
    J’ajouterai un point supplémentaire aux problèmes occasionnés aux banques par la perte progressive du statu de valeur sans risque d’un nombre toujours plus grand de dettes souveraines : elles étaient les seules à permettre un refinancement sans trop de soucis auprès de la BCE en tant que collatéral.
    Cela dit, les banques ne sont pas les premières détentrices d’obligations souveraines, quelque chose comme 5% du bilan global des banques françaises, moitie françaises, pas mal d’allemandes et un reste de d’espagno-italiennes, 50 milliards d’euros au moment du dernier stress-test. C’est beaucoup certes, mais quand il faudra s’inquiéter par exemple de la valeur réelle de leurs créances sur l’immobilier français après une bonne purge d’austérité « fionienne » suivie p’tête ben de la « Fmienne », là ce sera plutôt du 12% du bilan qui sera en jeu, 900 milliards quoi…

    1. Vigneron, les 1 480 mille milliards de dettes en argent virtuel vont facilement être atteints, avec ta démonstration…
      Et lorsque l’on se rend compte que ce virtuel ne vaut plus rien….

  17. bonsoir
    merci pour l’article

    moralité de tout ça : les us ont déclenché la crise subprime et nous l’ont refilé, trop facile après que nous ayons créé notre tombe, l’euro, et à la vue d’un endettement qu’il restait juste à faire franchir la zone rouge – à croire que tout cela était prévu par le Boss, qui veut pas perdre sa 1ere place et mange sur notre tête pour y réussir …

  18. Les dérivés sur obligations, vous entendez les CDS ?
    Pourquoi faudrait il un collatéral sur les CDS ? Celui qui achète la protection paie une prime régulière à celui qui lui vend, mais il n’y a pas de transaction initiale de gros montant nécessitant un collatéral non ?

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