L’actualité de la crise : LES DEUX FACES DU DÉSENDETTEMENT, par François Leclerc

Billet invité

On n’aura jamais autant parlé de solutions à la crise de la dette européenne et aussi peu agi simultanément. Les rumeurs se multiplient, les démentis catégoriques de même : le FMI serait en train d’étudier un prêt de plusieurs centaines de milliards de dollars à l’Italie, en s’adossant à la BCE faute d’en avoir les moyens ; réunis autour de l’Allemagne, le cœur de la zone euro dotée de la note AAA étudierait l’émission d’obligations d’élite, afin de venir via le FESF au secours des pays attaqués. De fortes attentes sont exprimées, mais rien n’est pour l’instant sur le tapis.

En Belgique et en Italie, des emprunts d’État destinés aux particuliers ont été symboliquement lancés. Dérisoires cagnottes en dépit de leur succès, comparées aux besoins financiers, ridicules remparts comme l’ont été la semaine dernière les quelques 8 milliards d’euros d’achats obligataires de la BCE.

Venant confirmer que l’achat de la dette européenne n’est pas leur priorité, les dirigeants du fonds souverain chinois CIC ont précisé leur intention d’investir dans les infrastructures américaines et européennes, y compris pour en devenir les opérateurs, un secteur où les besoins sont importants et les rentabilités à long terme prometteuses.

Les modalités techniques de multiplication des moyens financiers du FESF vont être demain mardi adoptées par les ministres des finances européens, mais les déclarations imprécises se sont succédées à propos de son fameux effet levier, si bien que l’on ne sait plus qui il faut croire : le Klaus Regling (son directeur général) qui évoquait il y a trois jours un coefficient 2, voir 3 dans le meilleur des cas, ou celui qui parle aujourd’hui devant une autre tribune d’un coefficient entre 3 et 4 !

Dans ces conditions, les pays les plus proches de l’Allemagne flanchent, la Finlande à propos d’une intervention de la BCE, désormais de circonstance, ou l’Autriche en ce qui concerne l’émission d’euro-obligations. Les Polonais appellent les Allemands à agir, devant « les conséquences apocalyptiques » de la fin de l’euro. L’OCDE se met de la partie et craint « un événement négatif majeur », qui pourrait avoir des conséquences dévastatrices pour l’économie mondiale, et estime que « les décideurs doivent se préparer au pire ». « Seul instrument efficace pour faire barrage à la récession », la BCE doit « agir maintenant ».

Les marchés, eux, sont euphoriques comme si de rien n’était, se raccrochant aux rumeurs et ne voulant pas croire aux démentis, dopés par l’espoir d’un accord politique franco-allemand en faveur d’un pacte de stabilité musclé. Celui-ci est pour l’instant à géométrie variable, sa présentation adaptée aux circonstances et aux aléas des débats politiques nationaux. Les pays qu’il pourrait concerner sont tout aussi indéfinis que ses modalités, allant de l’ensemble de l’Union européenne à un groupe restreint des membres de la zone euro, ce qui désignerait aussitôt à la vindicte des marchés ceux qui ne l’auraient pas rejoint.

Pour sans nul doute tout clarifier, des discours de Nicolas Sarkozy et d’Angela Merkel qualifiés d’importants sont annoncés pour jeudi et vendredi prochains, avant la tenue d’un sempiternel sommet européen, les 8 et 9 décembre ! Afin de poursuivre la chronique des grands de ce monde, Barack Obama a rencontré à Washington José Manuel Barroso et Herman van Rompuy, toujours dans l’attente d’un plan européen crédible aux yeux des marchés, après que Moody’s a annoncé dimanche qu’au rythme où vont les choses, la note de tous les pays européens, même les plus solides, était menacée. La rencontre devait être à l’origine consacrée à la situation dans le monde arabe, mais un autre ordre du jour s’est imposé. Utilisant une formulation inédite, Barack Obama a affirmé que les États-Unis étaient prêts « à faire leur part » pour aider l’Union européenne, sans préciser en quoi cela pourrait consister.

Les prévisions de l’OCDE font désormais dans le genre apocalyptique, analysant différents scénarios intitulés « du pire », et estimant les effets domino d’un défaut désordonné d’un État sur sa dette, via le système bancaire et le marché obligataire. Il en résulterait de nouvelles hausses sur ce dernier marché, qui impliqueraient des mesures renouvelées de rigueur, inhibant la croissance et créant un cercle vicieux. La diminution de l’offre de crédit des banques y contribuerait, en raison de l’approfondissement de leur propre crise. Il en découlerait une déstabilisation du système bancaire et de nouveaux défauts d’États. Il a fallu de très nombreux mois pour que ce schéma soit reconnu…

L’ampleur de ces phénomènes en série dépendrait de la taille du ou des pays faisant défaut à l’origine. Une sortie de la zone euro serait toute aussi dévastatrice, induisant une profonde dépression atteignant l’économie mondiale dans son ensemble. En attendant que de telles prédictions se réalisent, l’OCDE estime que la contagion est « entrée dans une nouvelle phase », et que la zone euro, qui connait une « légère récession », est appelée à stagner l’année prochaine. Toute la zone OCDE est dans le même cas selon elle, du Japon à l’Europe et aux États-Unis, même les pays émergents pouvant en subir le contre-coup. Si les États-Unis entraient à leur tour en récession, l’organisation ne voit pas comment elle pourrait en sortir, même avec les moyens monétaires de la Fed.

N’ayant pas l’honneur de faire les manchettes de l’actualité, qu’elle ne revendique surtout pas, la crise de l’endettement des banques européennes s’accentue dans la discrétion, parallèlement à celle de la dette publique. Celles-ci n’ont vendu cette année que pour 413 milliards de dollars d’obligations, alors qu’elles doivent rembourser 654 milliards de dollars, selon le Financial Times. Cette situation inédite laisse 241 milliards de dollars de trou. 720 milliards de dettes devront être refinancées l’année prochaine, arrivant à maturité.

Les banques doivent également augmenter leurs fonds propres, à un niveau inférieur pour l’instant aux 200 milliards de dollars que le FMI avait estimé nécessaire et, comme déjà évoqué, les investisseurs ne se pressent pas à leurs portes. Ni pour acheter des actions, ni pour en faire autant des obligations. Les banques s’engagent donc dans des opérations de conversion d’obligations en actions, d’échanges d’actifs et dans une réduction de leurs engagements en s’en délestant comme elles peuvent. Tous les moyens sont bons, comme lorsque l’on doit alléger d’urgence la charge d’un bateau qui menace de couler, y compris en réduisant leurs opérations de crédit.

On a aussi vu comment pouvaient être opérés des bidouillages sur les pondérations de risque des actifs. Mais la grande inconnue est l’impact sur le crédit et ses répercussions sur l’économie. Le rétablissement des banques a un coût, qu’elles vont faire payer aux entreprises (les PME en priorité), aux collectivités et aux particuliers.

La conjonction des deux crises de l’endettement privé et public va lourdement peser sur l’économie et entraîner tous les pays occidentaux dans une récession de longue durée, avec son cortège de misères. Cependant, aucune réponse n’est à l’heure actuelle apportée à cette tendance lourde, car cela impliquerait des reconsidérations peu orthodoxes chez les bien-pensants.

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340 réflexions sur « L’actualité de la crise : LES DEUX FACES DU DÉSENDETTEMENT, par François Leclerc »

  1. Les ministres des Finances de la zone euro ont ouvert la porte mardi à une éventuelle aide supplémentaire du Fonds monétaire international, alors que la réforme du Fonds européen de stabilité financière risque de ne pas avoir l’effet escompté, et que la pression sur la monnaie unique ne faiblit pas.

    Deux ans après avoir éclaté, la crise de la dette menace de faire dérailler l’économie mondiale et s’aggrave un peu plus chaque jour, l’Italie ayant dû concéder mardi des rendements de près de 8 % pour placer des obligations à trois ans, et de 7,5 % pour du papier à 10 ans, en très nette hausse par rapport à octobre.

    Ces coûts, similaires à ceux qui avaient déclenché les plans d’aide internationale à la Grèce, à l’Irlande et au Portugal, sont jugés intenables au-delà de quelques semaines, d’autant que Rome devra refinancer pas moins de 150 milliards d’euros de dette entre février et avril prochains.

    A l’issue de la réunion mensuelle de l’Eurogroupe, son président, le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, a annoncé que les ministres des Finances de la monnaie unique s’étaient entendus pour travailler à une hausse rapide des ressources du FMI.

    “Nous avons décidé d’explorer rapidement une augmentation des ressources du FMI via des prêts bilatéraux, après le mandat du sommet du G20 de Cannes, afin que le FMI puisse avoir de manière adéquate la même puissance de feu que le FESF et coopère avec lui de manière encore plus étroite”, a-t-il dit.

    Selon des sources européennes, le FMI pourrait être mis à contribution pour que la BCE puisse venir en aide, indirectement, aux pays de la zone euro en difficulté.

    L’une des options envisagées serait que l’institution de Francfort, via les banques centrales nationales, prête des fonds au FMI pour que ce dernier les prête ensuite à l’Italie ou à l’Espagne, ont précisé ces sources.

    http://www.lepoint.fr/fil-info-reuters/la-zone-euro-se-tourne-vers-le-fmi-dope-le-fesf-30-11-2011-1402126_240.php

    1. C’est vraiment effrayant. Comme pour beaucoup d’autres sujet du même acabit, je suis pris par un violent sentiment d’impuissance. Que faire ? Des “élus” votent une loi inique. Ne pas voter (ou voter “autrement”) ne sert à rien. Que faire sinon subir, subir la loi de l’argent et de la “propriété” organisée ?

      Jusqu’à quand allons-nous subir et puis nous taire, nous taire et puis subir ?

  2. “ICAP, la première plate-forme électronique mondiale de transactions de change et d’obligations d’État, est en train de tester un système prenant en compte la désintégration de l’euro et le retour aux monnaies nationales des Dix-Sept de la zone, à commencer par la drachme grecque, calcul des taux de change de référence à l’appui. Face à ce qui est déjà une réalité – l’implosion du marché obligataire de la zone euro – toutes les grandes institutions financières sont en train de peaufiner leurs scénarios. Les plus prestigieuses d’entre elles ont déjà rédigé des rapports dans l’hypothèse d’un échec du énième sommet des chefs d’État de la zone euro du 9 décembre.”
    (extrait de La Tribune du 29 novembre 2011)

  3. cela impliquerait des reconsidérations peu orthodoxes chez les bien-pensants

    Certes, mais la question n’est pas là: avez-vous, ou quiconque d’autre de “mal-pensant”, une considération, peu importe son origine “religieuse” ou idéologique, qui résolve les problèmes accumulés et qui tienne face à la critique générale, ne serait-ce que quelques années?
    Merci de l’exprimer.

  4. Juste pour rire, et un petit salut à Voltaire et son Candide au passage, depuis Frédéric II pas de grand changement en fait

    L’Allemagne, championne d’Europe de la dette devant l’Italie

    Selon les statistiques publiées ce mardi par Eurostat, la dette des pays de l’Union européenne et de la zone euro atteint, en 2010, le seuil symbolique de 80% du PIB. En valeur, l’Allemagne détrône l’Italie et devient le troisième pays le plus endetté au monde. Plombée par la crise de la dette souveraine, les plans de sauvetage pour aider certains pays de la zone euro et le poids des plans de relance nationaux, la dette européenne n’en finit pas de se creuser. Seul éclair de soleil dans ces chiffres moroses : les déficits publics ont baissé en 2010, de 6,8% du PIB à 6,4%.

    Et le champion d’Europe de la dette, en valeur, est… l’Allemagne. Avec une dette publique qui s’élève à 2079 milliards d’euros, soit 83,2% de son PIB, l’économie la plus performante de la zone euro détrône l’Italie et devient le troisième pays le plus endetté du monde. Plombée par les plans de relance à l’économie votés en 2010 et par l’aide accordée aux pays en crise de la zone euro (qui représente 6 milliards d’euros pour la Grèce sur l’exercice 2010), la dette publique allemande a bondi de près de 10 points de PIB par rapport à 2009.

    Le podium des pays les plus endettés en valeur est complété par l’Italie, avec 1843 milliards d’euros de dette, et la France, avec 1591 milliards d’euros. Derrière, l’Espagne, les Pays-Bas, la Belgique et la Grèce complètent le tableau.

    Mais ces chiffres prennent une autre dimension lorsqu’on les met en relation avec le PIB national. Ainsi, les statistiques d’Eurostat publiées ce mardi indiquent que quatorze Etats membres ont affiché un ratio de dette publique supérieur à 60% du PIB en 2010, le plafond maxium autorisé par l’Union européenne.

    La dette publique de la Grèce, qui a bénéficié de l’aide de l’UE pour éviter la faillite et enchaîne les mesures d’austérité, s’envole à 142,8% du PIB, soit une progression de 15 points en un an. L’Italie est le seul autre pays de la zone euro dont la dette dépasse 100% du PIB (119%). La dette de la Belgique, engloutie dans une crise politique qui la prive de gouvernement depuis un an, représente 96,8% du PIB, et pourrait atteindre les 100% dès juillet. Suivent le Portugal (93%), l’Allemagne (83,2%) et la France (81,7%).

    Tirée par ces mauvais élèves, la dette publique de la zone euro s’élève à 85,1% du PIB global, contre 79,3% il y a un an.

    Néanmoins, la croissance des économies de la zone euro en 2010, après une année 2009 calamiteuse marquée par la récession, a pour conséquence une légère amélioration des déficits publics. De 6,3% du PIB en 2009 au plus fort de la crise financière, ils ont reculé à 6% en 2010 dans l’ensemble de la zone euro. Une performance à relativiser car les normes européennes n’autorisent des déficits publics qu’à hauteur de 3% du PIB pour chaque Etat.

    Si la France, avec des déficits qui atteignent 7% du PIB, ne fait pas figure d’exemple, la vigueur de la reprise économique allemande en 2010 a pour conséquence des déficits publics limités à 3,3%.

    Mais ce sont les Pigs (Portugal, Irlande, Grèce, Espagne), et le Royaume-Uni qui tirent les statistiques des déficits européens vers le haut. L’Irlande, qui a demandé l’aide de l’UE suite à la faillite de son économie, voit ses déficits publics exploser à 34,4% du PIB, soit plus du double par rapport à 2009 ! Les déficits des autres maillons faibles de l’Europe se situent entre 9% et 10,5% du PIB.

    Dans l’Union européenne, seuls deux pays ne sont pas dans le rouge : la Suède réussit à atteindre l’équilibre (0%) et l’Estonie enregistre un très léger mais méritoire excédent public (0,1%).
    Sylvain Rolland – 26/04/2011, 12:47 La Tribune

    1. Les données ont plus de 6 mois. Avec un spread grandissant, la France voit le coût de sa dette monter plus rapidement. Elle aura plus à rembourser.

    2. Ces journalistes racontent vraiment n’importe quoi. Le dette belge n’a absolument rien à voir avec l’absence de gouvernement. C’est juste qu’historiquement la dette belge est plus élevée à cause des déficits qui datent des années 80, et que donc la Belgique est entrée dans la crise avec plus de dette. Depuis le début de la crise, le déficit belge a été systématiquement plus faible que la moyenne européenne.

      Les taux ont peut-être à voir avec l’absence de gouvernement, mais uniquement en tant que prétexte: les spéculateurs ont besoin de décider quel pays attaquer: un fois qu’ils sont d’accord, c’est une opinion auto-réalisatrice. Mais n’importe quel prétexte peut marcher: au stade où on en est, il suffit que les spéculateurs soient relativement convaincus que la France ne pourra pas rembourser sa dette parce que, disons, son président est trop petit, pour qu’effectivement les taux montent et la France ne puisse pas rembourser sa dette.

      Elle est belle la main invisible!

  5. La force de frappe du Fonds de secours, le FESF, est insuffisante. Il n’atteindra “probablement pas” le montant de 1000 milliards d’euros, initialement prévu fin octobre, a reconnu Jean-Claude Juncker, le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, à l’issue d’une réunion à Bruxelles.

    La zone euro a décidé mardi soir d'”examiner rapidement une augmentation des ressources du FMI au travers de prêts bilatéraux” des pays de l’Union monétaire, a déclaré M. Juncker.

    http://www.romandie.com/news/n/La_zone_euro_se_tourne_vers_le_FMI_pour_sortir_de_la_crise301120110911.asp

    Voici l’explication des “prêts bilatéraux au FMI” (idée géniale !) :

    1- Les Etats de la zone euro sont surendettés.

    2- Le FESF sera insuffisant pour sauver les Etats européens surendettés.

    3- Le FMI sera insuffisant pour sauver les Etats européens surendettés : la capacité de prêt du FMI est seulement de 300 milliards d’euros.

    “La capacité de prêt totale du FMI est actuellement de l’ordre de 400 milliards de dollars, soit environ 300 milliards d’euros.”

    http://www.tdg.ch/actu/economie/fmi-preparerait-pret-600-milliards-euros-italie-2011-11-28

    4- Donc les Etats européens surendettés vont emprunter encore plus d’argent sur les marchés : les Etats européens surendettés vont se surendetter encore plus.

    5- Ensuite, les Etats européens surendettés vont prêter cet argent au FMI, et ensuite le FMI va pouvoir prêter cet argent aux Etats européens surendettés.

    6- Nos dirigeants sont des génies.

    1. FT Exclusive Comment
      Wednesday November 30 2011

      Martin Feldstein: Only Italy can save the euro
      The euro currency may soon collapse even though there is no fundamental reason for it to fail. Everything depends on Italy, because financial markets now fear that it may be insolvent.
      If the Italian government has to continue paying a seven or even eight per cent interest rate to finance its debt, the country’s total debt will grow faster than its annual output and therefore faster than its ability to service that debt.

      If investors expect that to persist, they will stop lending to Italy. At that point, it will be forced to leave the euro. And if it does, the value of the “new lira” will reduce the price of Italian goods in general and Italian exports in particular. The resulting competitive pressure could then force France to leave the euro as well, bringing the monetary union to an end.

    2. Cela me fait penser à cet hôtelier qui reçoit un matin un beau billet de 250 euros d’un représentant de commerce allemand pour réserver une chambre pour le weekend. Avec ce billet, l’hôtelier se rend vite chez son boucher pour rembourser sa dette. Quelques heures plus tard, le boucher remet le billet à un fermier pour payer le solde d’une facture. Le fermier regarde ce billet et se dit qu’il va faire bien plaisir à la prostituée du bordel voisin. La prostituée, une fois le billet en main; s’empresse d’aller payer sa dette à l’hôtelier, qui accepte le billet et le laisse sur le comptoir. C’est alors que le représentant de commerce revient à l’hôtel et demande à l’hôtelier d’annuler la réservation du matin et de lui restituer son argent et c’est ainsi que le billet retrouve la poche du représentant de commerce. Il reste que les différentes dettes ont été éteintes et qu’elles le resteront.

      L’argent est quelque part, il faut le mettre là où il pourra éteindre les dettes en cours , dans toute la mesure du possible, pour relancer le jeu des échanges économiques sur une base saine.

  6. PV= nRT la loi des gaz parfait est-elle applicable ?

    Pression x volume = une constante à température constante.
    Volume de salaire, de liberté, le travail de etc…
    bref le volume diminue, donc la pression augmente….
    le temps qui passe intervient aussi, et la température, ben elle augmente. réchauffement climatique, tout çà tout çà…….bon considérons l’effet de T en fonction du temps négligeable pour 12/24 mois qui nous préoccupe…
    le volume lui diminuera toujours, donc la pression augmentera toujours…
    Et VRAOUOUMMM.

    en guise d’expérimentation, voyez l’expérience grecque, anglaise, 1789 etc…

  7. Question : si le 14 mai dernier DSK n’avait pas été mis hors jeu, serions nous aujourd’hui Goldman Sachs Europa ??? autrement dit en serions nous là avec les clowns Merkozy du Grand Cirque d’Hiver sur l’Europe ???

    1. vous voulez parler du “bon docteur” qui a préconisé les remèdes de cheval pour la Grèce ?
      Dans ce cas on en serait exactement au même point !

  8. J’ai entendu hier je ne sais plus où que les 5 % et plus de reprise de la bourse de lundi étaient dus à programmes informatiques de transactions financières qui avaient jugé d’eux-mêmes que la bourse avait suffisamment baissé pour pouvoir reprendre des positions inverses. Donc, il ne s’agit que de technique et plus de décision humaine.

    Je suis certain que cela va inciter beaucoup d’entre nous à investir en bourse à l’avenir !!

    Comme l’écrivait un jour Paul Jorion ici-même,

    “pas la peine de fermer la bourse, elle s’en charge toute seule”.

  9. Juste comme ça, pour dire l’écoeurement, face à tant de connerie :
    “”Il avait une attitude suspecte, il n’était pas net, on n’avait pas confiance. Moi je cachais ma fille derrière moi, j’avais peur pour mes enfants. Il était louche, il regardait les enfants”, a déclaré de son côté Nathalie, une très jeune maman dont les trois enfants sont scolarisés dans cette école. “On a appelé la police plusieurs fois, mais ils ne sont jamais venus. On a alerté le directeur [de l’école maternelle]. Il allait lui parler et lui demandait de ne pas rester ici. Mais personne ne s’en approchait”, a affirmé une autre mère de famille.”

    Un retraité soupçonné à tort d’être un “pervers sexuel” meurt lors de son interpellation

    Psychose ambiante pour tout le monde !!
    Et interpellation pour les plus faibles.
    Et honte à tous.

      1. A l’attention de Zébu .

        Vous me remerciez sans doute parce que cela vous réchauffe le coeur de savoir que d’autres personnes que vous sont horrifiées par les mêmes choses.

      2. @ ra :
        Oui.
        Mais c’est une terrible chose que cela, que de se sentir moins seul parce que l’on partage … une même réaction de rejet.
        Je ne sais pas, peut-être est-ce nous qui sommes ‘anormaux’, tandis que des millions d’enfants meurent chaque année de faim et de soif dans le monde ou que d’autres meurent dans nos rues.
        J’ai énormément de mal avec ce genre de conneries : “Il avait une attitude suspecte, il n’était pas net, on n’avait pas confiance. Moi je cachais ma fille derrière moi, j’avais peur pour mes enfants. Il était louche, il regardait les enfants”.

        Demain, Sarko créera le délit de ‘regarder un enfant’, avec interpellation immédiate. Et plus largement, ensuite, un délit de ‘statut social’, que des milices ‘citoyennes’ iront contrôler, quand un ‘inconnu’ s’introduit dans un quartier.
        Afin que toutes les connes du monde puissent enfin être rassurées …
        Cela existe déjà, en Angleterre.
        Ces anglo-saxons, toujours un temps d’avance sur nous, z’en conviendrez.
        La sécurité.
        La paix.
        La paix, surtout.
        Comme la mort.

      3. Ce genre de trudc pose un problème essentiel en terme sociologique :
        Quel est le comportement “neutre” ?
        a une certaine distance de proximité , un individu non “reconnu” est considéré comme suspect ou potentiellement dangereux .
        Les inhibitions que nous avons formaté , par ex ds une rue fréquentée , ne sont pas complètes :
        -Un individu ayant un comportement “nul” (absence de mouvements ou d’attitude) sera considéré comme etrange ou suspect (dangereux) .
        En fait le comportement “neutre” qui nous rend invisible est une “activité” minimum : regarder une vitrine , une nana , lire le journal , allumer un clope ….et non pas l’immobilité ..de plus l’habillement doit etre “commun” et non marginal …Le comportement d’un individu est limité par les limites que son entourage autorise comme “tolérable” .
        Perso un blaireau avec un portable m’agresse plus qu’une arabe voilée …tous les deux font abstraction du lieu et peuvent etre dangereux …pour une génération plus récente le portable ne sera pas ressenti comme agressif , l’education ayant inhibé et admis ce comportement .

      4. A l’attention de Zébu.

        Nous sommes comme des crapauds mis dans une casserole d’eau froide que l’on met à chauffer à feu doux. On finit par accepter/supporter des comportements/situations intolérables.

        Tout autre aurait été notre réaction si on avait été jeté dans une casserole d’eau bouillante.

        L’obéissance et la soumission sont des attitudes que l’on nous inculque depuis le plus jeune âge, à l’école, puis au travail. Les sanctions sont sévères pour ceux qui tentent un autre chemin.

        Bonne soirée

      5. @ Julien :
        Désolé, j’ai du faire une mauvaise manip (parti in the sky) …
        Voulait juste dire que l’on créera bientôt un délit de regard d’enfant, suivi de délit de ‘statut social’ …
        Pour rassurer les connes, qui auront une paix … de mort.
        Sorry.
        (mais c’est vrai que le terme peut, doit, être censuré, à raison me semble-t-il, s’il concerne une personne en particulier)

        NB : oulaaaa !!! Je viens de voir le commentaire plus haut mais il ne l’était pas il y a 2 heures (???). Vais arrêter le whisky …

      6. @ ra :
        bien vu pour le crapaud.
        Comme je disais plus haut, j’arrête le whisky et je me met au crapaud-alambic.
        Julien, je t’en garde une caisse ? 😉

        PS : ceci dit, difficile aussi de fonder un système social sur la désobéissance …

      7. Personne ne remarque qu’il y a beaucoup de morts par crise cardiaque suite à des interpellations en France?

        http://www.amnesty.fr/AI-en-action/Violences/Mauvais-traitements/Actualites/France-un-rapport-sur-5-cas-de-deces-aux-mains-de-la-police-4072

        Et encore dernièrement:
        http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/l-usager-du-rer-decede-apres-son-arrestation-est-mort-d-un-infarctus-6809341.html

        En Belgique, ce genre d’affaire (mort aux mains de la police) ferait scandale et est très rare. Chez les Français, c’est un fait divers banal.

      8. Comme on en est à évoquer les “”””bavures policières””””” (*), l’Observatoire des Libertés Publiques créé par Maurice Rajsfus publie mensuellement un bulletin d’information sur le sujet : http://quefaitlapolice.samizdat.net/

        —————————————————————–
        (*) Depuis la relaxe du chanteur du groupe la Rumeur pour les propos suivants « Les rapports du ministère de l’Intérieur ne feront jamais état des centaines de nos frères abattus par les forces de police sans qu’aucun des assassins n’ait été inquiété. » on peut sans doute parler maintenant d’assasinats sans risque de poursuites judiciaires. Un juriste peut-il le confirmer?

  10. Et pis concernant le droit à l’auto-détermination des peuples, surtout quand ils veulent sortir de la domination impériale occidentale, faut savoir que gagner des élections n’est pas bien vu.
    Tellement mal, que la ‘justice’ est ensuite saisie pour annuler cette incongruité et interdire la candidate ‘élue’ de se représenter à la prochaine élection : ça se passe en Ossétie du Sud.
    Motif ?
    Complotite … de couleur !!

    Le pouvoir russe serait-il raciste, qu’il n’accepte que les complots … blancs ?

    Ehe.
    Rien que pour faire chier les complotistes de tous poils …

    PS : j’ai pris soin de citer Novosti, pour pas prêter le flanc à la critique de l’utilisation de nos sources occidentales si dévoyées (et participant à tous les complots). Bon, je devrais avoir sous peu la liste de tous les coups d’états US depuis 150 ans : c’est bien, cela permet utilement de réviser son ‘histoire’.

  11. Et un petit dernier pour la route : sondage BVA politique.
    http://www.bva.fr/administration/data/sondage/sondage_fiche/1059/fichier_barometre_bva_-_orange_-_lexpress_-_france_inter_-_novembre_2011ef04a.pdf

    “D’ailleurs, chacune des fortes hausses enregistrées par le Président depuis cette époque correspond à des moments d’angoisses et de crises aigües : lors des précédents épisodes des crises grecques ou sur les dettes souveraines des Etats, les gains du Président ont été substantiels (+4 points au printemps dernier entre avril et mai). Grâce à cette hausse, le chef de l’Etat se situe à son plus haut niveau depuis avril 2010. La séquence de crise est donc, une fois de plus, favorable à Nicolas Sarkozy.”
    Une bonne crise de rire, c’est ça qui nous faut, pour battre Sarko !!

    “A l’inverse, Eva Joly, treizième, s’effondre, perdant 6 points auprès de l’ensemble des Français et autant auprès des sympathisants de gauche, qui lui préféreraient très nettement Daniel Cohn-Bendit”
    Ahhh, Dany, ce bon vieux routard de la politique, si habile à négocier qu’il en donne des leçons à Eva … Quel dommage, il aurait fait une ‘belle campagne’ …

    “Pourtant, en réalité, près d’un Français sur deux (47%) ne souhaiterait ni la victoire de l’un ni celle de l’autre. 43% déclarent souhaiter la victoire d’un autre candidat et 4% ne se prononcent pas à ce sujet.”
    1 français sur 2 !!
    Et pourtant, ils devront bien finir par l’accepter, ce ‘duel au soleil’ : il en va de notre démocratie !!
    Allez, votez, les bouseux, on s’en fout pour qui, mais votez, bordel, c’est vital.

    Heureusement, Christine BOUTIN fait son apparition comme ‘personnalité’ politique dans le sondage.
    On est sauvé …

    Allez, bon courage !!

    1. En parcourant rapidement, je ne crois pas qu’il se trompe dans son raisonnement, si ce n’est qu’il appelle cela une “solution” et moi une “fuite en avant qui ne résout rien mais permet de gagner du temps”. Bon, ça fait quand même une sacrée différence…

      1. Si on reste dans le cadre, c’est quand même la moins mauvaise solution.

        Une remarque: l’UE a les mêmes problèmes que les US (montagne de dettes publiques et privées, distribution très inégales des actifs et des revenus), mais aussi des problèmes supplémentaires liés à la monnaie unique dans une zone où il n’y a pas de mobilité du travail et pas de transferts fiscaux entre états (cfr l’article de Martin Wolf par exemple).

        Il faut bien distinguer les deux types de problèmes. Cela implique aussi que la situation européenne est plus compliquée à analyser que la situation US ou UK, à cause de ces problèmes relativement techniques, mais importants.

      2. @ Julien Alexandre Vous proposez quoi comme sacrée différence ? Je vous pose la question parce que la critique est toujours facile mais si en face c’est une feuille blanche c’est critiquer pour ne rien dire.

        1. @ liervol

          Euh… me semble que c’est indiqué dans la petite phrase au-dessus : annoncer une “solution” qui n’est en fait qu’une “fuite en avant pour gagner du temps”. Vous ne voyez pas la différence ? Si vous apportez votre voiture au garage, et qu’un mécano vous dit : je change le pneu et vous repartez comme en 40, et que moi je vous dis : changer le pneu vous permettra de faire 3 km, ensuite il faudra de toute façon changer le moteur, vous ne voyez pas de différence.

          Mon commentaire était écrit en japonais ?

      3. @Julien Alexandre, Peut être que le mécano dans la ville voisine à 3 km de là a un moteur en échange standard au lieu du neuf, vous voyez des différences on peut en trouver à l’infini donc votre réponse excusez moi n’apporte rien de plus ceci d’autant que vous ne parlez pas des qualités du moteur neuf : fonctionne t il à l’air, à l’eau, à la pensée, aux rêves, sur le concret ???
        Peut être faut il passer par l’échange standard d’abord après tout why not et ces 3 kilomètres ne sont plus une perte de temps ceci d’autant que je ne vois pas de moteur neuf prêt à l’heure où j’écris ???

        1. donc votre réponse excusez moi n’apporte rien de plus ceci d’autant que vous ne parlez pas des qualités du moteur neuf : fonctionne t il à l’air, à l’eau, à la pensée, aux rêves, sur le concret ???

          Vous plaisantez j’espère ? Ca fait 4 ans que l’on parle de propositions concrètes au-delà de la critique. On ne va pas les répéter systématiquement, à chaque fois que “Liervol” a oublié ce qu’il/elle lit sur le blog depuis tout ce temps 😉

      4. Depuis tout ce temps je ne vois pas d’autre solution soit abandon de tant de % soit monétisation soit mélange des deux en ce qui concerne les dettes publiques et vous ?

    2. @ Popol74 30 novembre 2011 à 11:18
      L’analyse de Jean Christophe Bataille me semble bonne. J’espère que ce sera la solution adoptée. Pour moi, elle ne constitue pas une fuite en avant. Cela conduira à un simple réajustement de la valeur de l’euro/dollar au regard de nos capacités à prélever de l’énergie non renouvelable sur les stocks contenus dans d’autres contrées et de nos capacités à capter en énergies renouvelables sur nos propres territoires, au regard de nos besoins pour vivre avec des niveaux de vie qui seront réajustés en conséquence.

      Il faudra bien que tout le monde finisse par comprendre que, en sus de l’eau et de conditions environnementales favorables, c’est l’énergie qui permet d’entretenir la vie et autorise sa perpétuation. L’argent, la monnaie n’est qu’un transmetteur utilisé dans les échanges entre humains pour s’approprier les quantités d’énergies dont chacun a besoin pour vivre.

      Depuis deux siècles que nous sommes tombés sur le « magot » des énergies non renouvelables, nous ne leur avons pas donné la valeur, en dollar ou en euro, qu’elles avaient au regard de ce qu’il nous faudrait faire, le moment venu, pour les remplacer par des énergies captées sur les flux d’énergie renouvelable.

      Or, ce moment est arrivé et il nous faut maintenant encaisser un ajustement de niveau de vie à la baisse, pour les individus et pour les Etats, résultant d’une réduction des niveaux de croissance moyens antérieurement obtenus avec les énergies non renouvelables que la nature avait stockées gracieusement pour nous, depuis des centaines de millions d’années.

      En moins de 3 siècles, nous les aurons consommées à jamais. Il faut bien que les habitants du Royaume de Dieu, qu’évoque Paul Jorion, en prennent conscience, même si cela doit se faire dans la douleur.

      Heureusement que les richesses accumulées par certains n’ont pas été mieux réparties, car elles auraient été consommées, ce qui aggraverait nos problèmes de reconversion et rendrait l’ajustement à la baisse des niveaux de vie, encore bien plus pénible à supporter. Cela tend à prouver que le capitalisme n’est pas mauvais en soi et qu’il faut de tout pour faire un monde. C’est peut être quand chaque habitant de la terre sera attaché à être personnellement plus capitaliste que consommateur, que le Royaume de Dieu pourra s’établir, sur terre pour l’éternité.

  12. Pour encourager France Culture à réinviter Paul Jorion et d’autres voix dissonnantes dans le choeur actuel, j’encourage ceux qui ont apprécié l’émission d’en remercier directement France Culture, par le canal de leur choix et les mots qui leur viennent..

    Merci M Jorion

    un idiot ordinaire, lecteur – anonyme jusqu’à ce jour – de longue date du blog

  13. Désendetter = impossible
    chute pib 3% = 50 Milliards , chute tva = 10 milliards , chute Is , hausse taux dette 2,5 à 7 = 4,5% = 76 milliards , vrais emplois privés productifs = 5,8 millions : chomeurs 20 %.
    même pas besoin d’en parler , c’est fini , seule une attribution de la dette aux porteurs peut sauver le monde .

  14. L’Elite US a depuis longtemps inventer la pierre philosophale, tandis que l’Elite Européenne complaisante à souhaits continue à vouloir nous faire croire que pour trouver de l’or il faut l’extraire de la mine.
    A partir de là, vous ne pouvez pas résoudre cette dissonance cognitive qu’on appelle la crise de la dette publique.

  15. Je n’ai pas pu écouter Paul ce matin, mais Jean Quatremer m’a signifié qu’il était opposé à une intervention de la BCE à cause des risques d’hyper-inflation ? Véridique ou mauvaise interprétation de ses propos, qui seraient plutôt du style, on ne peut se contenter que de l’intervention de la banque centrale, il faut organiser le défaut en parallèle etc. Ou alors c’est Yvan qui a trouvé le moyen de se faire passer pour Paul Jorion ce matin 🙂

  16. Selon la loi de Pareto exacerbée..
    .
    5% des individus, capables du meilleur comme du pire, détiennent 95% des richesses..

    La conséquence directe est que..

    95% des individus, capables du meilleur comme du pire, détiennent 5% des richesses..

    Dans quel sens faut il reéquilibrer d’après vous ??

    1. Si 5% des individus détiennent 95% de la richesse, cela m’étonnerait qu’ils soient capable du meilleur  !

  17. La démocratie a des qualités et des défauts.

    Qualités:
    – Respect de la Dignité humaine
    – Valorisation de chacun
    – L’ individu faisant partie d’un goupe est reconnu comme co-responsable
    – Chacun peut être candidat potentiel à l’exercice du pouvoir, en fonction de la situation et des compétences
    – Principe d’opposition qui reconnait les différences entre citoyens, avec liberté individuelle d’opinion, d’expression, pour pouvoir canaliser les tensions et frustrations.
    – Volonté de la majorité acceptée, pour compenser les intolérances dûes aux différences et oppositions
    – Contrôle de l’exercice du pouvoir par la majorité, par de nouvelles élections, avec alternance possible.

    Défauts:
    – Le choix majoritaire n’est pas forcément le choix “juste et bon”
    – Les choix et positionnements résultant de la raison et des critères humains peuvent être en totale opposition avec l’environnement, la nature.
    – Méconnaissance des enjeux par les citoyens ou perceptions différentes des enjeux issues des différences entre citoyens et de leur prise de conscience
    – La prise de pouvoir par un groupe ou sous groupe génère la volonté de conservation de ce pouvoir, avec naissance de rapports de force entre les groupes ou sous groupes et apparition de nombreuses frustrations.
    – La démarche démocratique ne gomme nullement les relations hiérarchiques entre les membres du groupe.

    1. @xian

      ne confondons pas, s’il vous plait, hiérarchie selon d’un ordre de domination avec une hiérarchie fonctionnelle démocratiquement choisie et renouvelée par l’ensemble des membres d’un groupe.

      1. Là je ne vous comprends pas .
        L’une est naturelle
        L’autre si elle est constructiviste est sensée copier la premiere .
        Que signifierait “hierarchie fonctionnelle democratiquement choisie …etc” ds un atelier de menuiserie ou chacun connait sa place dans LES differentes hierarchies …sans qu’il soit besoin de penser a voter ? ….Ou alors celà signifierait qu’il faille modifier la hierarchie naturelle (admise, subie mais voulue) pour des raisons exogènes (financieres ou népotiques ) du style :” je n’ai pas le diplome de pharmacien mais j’ai les tunes et meme si on vote tu l’as ds l’os .”
        Je pense que la domination/soumission est necessaire , mais qu’elle se limite qd elle n’est pas perturbée par des exces constructivistes et que la taille du groupe reste compatible , a une lutte de proximité (le 5e d’une hierarchie, avec le 4 et le 6) le reste etant une complexité d’alliances non verbalisées .
        Le terme domination fait peur , mais il n’est que la rémanence de l’agressivité initiale de l’animal solitaire …instinct inaliénable , mais modifié par les rites culturels en combats moins traumatisants et structurants .

  18. Bonjour à tous.
    Je cherche désespérément depuis des mois un graphique qui retrace l’évolution de l’endettement total mondial (de tous les États, entreprises et ménages) depuis 1880, en fonction du PIB mondial.

    Mon but est d’avoir une vision globale et historique du processus de l’endettement. J’ai trouvé pour la période 1960-2008 (à voir sur ce lien pour ceux que cela intéresse : http://www.google.fr/imgres?q=%22world+total+debt%22&um=1&hl=fr&client=firefox-a&rls=org.mozilla:fr:official&biw=1680&bih=875&tbm=isch&tbnid=JNDLv04kRKnk4M:&imgrefurl=http://www.gold-eagle.com/editorials_08/speck030311.html&docid=U8fCV0_jxv4ZjM&imgurl=http://www.gold-eagle.com/editorials_08/images/speck030311d.gif&w=682&h=366&ei=zGHWTraoCpDUsgbLpe2SDg&zoom=1&iact=rc&dur=379&sig=117492532498535102558&page=1&tbnh=100&tbnw=186&start=0&ndsp=28&ved=1t:429,r:3,s:0&tx=46&ty=66 ).

    J’ai vraiment besoin d’un coup de main là, je suis totalement bloqué.
    Merci d’avance à tous, Tibo.

  19. “Le rétablissement des banques a un coût, qu’elles vont faire payer aux entreprises (les PME en priorité), aux collectivités et aux particuliers.”

    Je refuse de payer pour ces pyromanes, absolument.
    Une question est d’ors et déjà à poser aux candidats réels et putatifs à la monarchie républicaine :
    ” Allez-vous déclarer la dette illégitime, la supprimer quand vous prendrez vos fonctions ?”

    Question fondamentale que ne poserons-pas les instituts de sondages, menteurs et vendeurs aux financiers et au pouvoir politique issu des financiers.

  20. Did a big European bank come close to failing last night? European banks, especially French banks, rely heavily on funding in the wholesale money markets. Given the actions of the world’s largest central banks last night, it raises the question of whether a major bank was having difficulty funding its immediate liquidity needs.

    The Federal Reserve, the Bank of England, European Central Bank, the Bank of Japan, the Swiss National Bank, and the Bank of Canada in a coordinated action moved to provide liquidity to the global financial system.

    In a separate move, the Chinese Central Bank cut bank reserve requirements. The People’s Bank of China cut reserve–requirement ratio by 0.5%, the first cut in nearly three years.

    The problem was not at U.S. banks as is evidenced by the following excerpt from a statement by the Federal Reserve.

    U.S. financial institutions currently do not face difficulty obtaining liquidity in short-term funding markets. However, were conditions to deteriorate, the Federal Reserve has a range of tools available to provide an effective liquidity backstop for such institutions and is prepared to use these tools as needed to support financial stability and to promote the extension of credit to U.S. households and businesses.

    These are the type of actions that were being taken during the financial crisis in 2008. Now most knowledgeable experts agree that not rescuing Lehman Brothers was a mistake. The authorities are not about to make the same mistake again. The only explanation for the massive action is that central banks were concerned about a pending failure that is not publically known. The readers may want to make their own judgment from the following excerpts from a statement by the Federal Reserve.

    These central banks have agreed to lower the pricing on the existing temporary U.S. dollar liquidity swap arrangements by 50 basis points so that the new rate will be the U.S. dollar overnight index swap (OIS) rate plus 50 basis points. This pricing will be applied to all operations conducted from December 5, 2011. The authorization of these swap arrangements has been extended to February 1, 2013. In addition, the Bank of England, the Bank of Japan, the European Central Bank, and the Swiss National Bank will continue to offer three-month tenders until further notice.

    As a contingency measure, these central banks have also agreed to establish temporary bilateral liquidity swap arrangements so that liquidity can be provided in each jurisdiction in any of their currencies should market conditions so warrant. At present, there is no need to offer liquidity in non-domestic currencies other than the U.S. dollar, but the central banks judge it prudent to make the necessary arrangements so that liquidity support operations could be put into place quickly should the need arise. These swap lines are authorized through February 1, 2013.”

    —-> Le magazine Forbes repris sur le site ZeroHedge.com nous informe qu’une banque française aurait été sauvée in extremis aujourd’hui suite à un problème de liquidités immédiates !
    Étrange intervention des plus grandes banques centrales de la planète : La FED, la BCE, la Banque du Japon, la Banque de Chine, la banque centrale Suisse et la Banque Centrale d’Angleterre sont intervenues conjointement et de manière inopinée aujourd’hui.
    “Il semble qu’une grande banque européenne aie subi une “panne de liquidités” la nuit dernière, en particulier parmi les banques françaises. Étant donné qu’elles s’appuient fortement sur ​​le financement par le biais des marchés monétaires de gros, il semble qu’une grande banque avait du mal à financer ses besoins immédiats”.
    Les banques centrales ont acheté quelques jours de tranquilité tout au plus.

  21. car cela impliquerait des reconsidérations peu orthodoxes chez les bien-pensants.

    Chez les peu-pensants, s’il vous plait…
    Car c’est bien de peu-pensance qu’il s’agit là.

  22. Lorsque vous parlez de marchés de la bourse euphorique, on en a la preuve depuis 3 jours. Il y a dix ans, les marchés réagissaient sur du pragmatisme et la qualité des résultats des entreprises. Aujourd’hui les logiciels gèrent toute cette folie avec des déclanchements de positions violentes. Le politique qui devrait réguler tout cela laisse faire cette situation qui ne sera pas tenable à terme. C’est le danger meme de la démocratie qui est en jeu avec ces méthodes. Regardez la situation en grece. on pourrait assister à un risque de guerre civile. En europe, un dislocation des 27. Bref il y a un léger danger derriere tout cela

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