LES DÉBATS VARENNE, La finance sert-elle encore l’économie ?, lundi 5 décembre 2011 de 20h à 22h

Union des ingénieurs des ponts, des eaux et des forêts et Mouvement chrétien des cadres et dirigeants

Débat entre Paul Jorion, Anthropologue et économiste, expert en économie financière et Pierre Lecocq, Président de Plastic Omnium Auto Inergy, ancien président des Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens.

A donné lieu à de très intéressantes discussions sur l’entreprise, la morale et la religion.

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62 réflexions sur « LES DÉBATS VARENNE, La finance sert-elle encore l’économie ?, lundi 5 décembre 2011 de 20h à 22h »

  1. Bon échange,

    Bonne prestation Paul, vraiment très intéressant tout ça.

    J’ai surtout remarqué l’attitude d’une personne qui a préféré cesser de vous tourner le dos surtout à un moment donné.

    Oui on a certainement voulu aller trop vite pour faire « Principalement » progrès Marchand sur terre, évidemment au final ça n’apportera pas plus de liberté chrétienne aux individus, bref on n’est plus très du loin de l’émergence d’un skynet robotique sur les marchés puis la prochaine.

    Bien sur ça fait grincer des dents mais c’est normal, on ne peut pas toujours faire rêver tout le temps les premiers « dirigeants » très satifecit de la planête, hmm le politique a grandement failli tu parles de pratiques comptables.

    Sur le moment je ne peux pas vous en faire un compte rendu complet, trois vidéos c’est long faut se les coltiner.
    J’ai beau être prophète de mes deux, je ne suis pas tout à fait en accord avec l’un des intervenants surtout sur la première partie de cette conférence. Je relève qu’il y a déjà un peu moins de langue de bois c’est déjà ça, par contre pour les petite Pme au bord de la faillite il reste beaucoup de travail à faire je trouve.

    Quel courage de votre part d’avoir du supporter l’écoute de certaines choses jusqu’au bout, fallait vraiment pas Paul ça me touche beaucoup en temps que chrétien. Oui croyez-moi j’en suis pas toujours le plus fier à mes heures perdues, remarque à force vous devez certainement être très blasé comme tant d’autres sans doute, faudrait toujours se sentir efficace, être bon à tout, pour être de bonne valeur chrétienne pour autrui.

    Je tacherais un autre jour de poster quelque chose dans le même sens. Vous verrez vous ne serez pas déçu en matière de prise de risque pour les premiers décideurs frileux, le méga marché devient tellement partout providence, étatique, bureaucratique, tatillon.

    Dans ce monde je vois surtout des esclaves que l’on prétend faire sortir de la pauvreté avec bien plus de salaires de misère et de chaînes aux pieds. Tu parles d’une piètre dignité humaine apporté à son prochain, enfin tant que cela puisse le faire en Asie alors tout va bien, alors forcément les dernières qui en reviennent n’ont toujours rien de plus saines à faire entendre aux nouvelles premières.

    Naturellement pour les grands capitaines d’industries, on trouve toujours de bonnes raisons de rester positif, optimiste, c’est bien à chaque fois la reprise des mêmes pratiques esclavagistes. A la question je me demande quand même qui sont les plus grands rêveurs de la planête ?

    De votre coté vous en voyez des différences de conduite dans le principal management chrétien ou pas sur terre ?
    Tu parles c’est pourquoi après avoir entendu certains choses je me demande si tout cela est vraiment bien fidèle au premier message des évangiles. Laissez-nous surtout diriger et traiter les êtres comme bon nous semble au rabais, des gens en fait pas plus chrétiens que vous et moi, enfin si c’est pour toujours se faire bien voir auprès des gens du Vatican alors pourquoi pas, les beaux séminaires, les belles conférences où tout le monde se flatte, oui il y a de quoi se tortiller un peu du derrière des fois.

    Une liberté chrétienne qui ne reposerait que sur ce genre de choses, amènera forcément tôt ou tard l’homme de bon sens à revoir certaines choses fondamentales, tant en matière de sous-investissement, désir du risque, peur d’en prendre ou pas avec le prophète Jérémie, évidemment le risque de l’entrepreneur forcément moins risqué que celui ou celle venant d’un autre un peu moins formaté en conduite, le propos de l’entrepreneur passant toujours avant tout.

    Oui à chacun sa propre conception plus courageuse du risque en société. C’est pourquoi je pense contrairement à ce Monsieur aussi important soit-il à la tête d’un grand groupe, que l’Eglise n’est pas toujours plus à même de relayer les diverses autres remarques du prophète Jérémie, encore plus dans le monde contemporain aussi bien pieds et poings liés comme tant d’autres capitaines d’industrie du même acabit.

    Selon moi la peur de l’avenir vient surtout de décideurs qui ne souhaitent pas vraiment voir le monde évoluer sans eux, par contre à distance ça cause toujours très bien de la crise, hélas l’excès de risque ça rend pas toujours la vie plus viable non seulement en société mais sur terre à son prochain.

    Et encore vous avez eu de la chance Paul vous auriez pu très bien tombé sur des gens un peu plus fières de leurs conduite, le beau tableau du monde.

  2. Dans les interventions de Pierre Lecocq , j’ai plus compris la position ( et la franchise du propos) du chef d’entreprise que sa position de patron chrétien qui met en application ses convictions religieues ;

    En particulier , je l’ai trouvé un peu …jésuite , sur les sujets qui concernaient :

    – les stocks options , pour lesquels après avoir tenté de montrer ( ce qui mérite d’être vérifié ) que la plus value à la revente était finalement aussi fiscalisée que le principal de son salaire , il n’en a pas moins trouvé sain et profitable « d’aligner les intérêts de l’actionnaire et ceux du manager ». On peut donc penser que , alignement se lisant dans les deux sens , il trouve normal que des actionnaires exigent des rendements débiles et des résultats immédiats , cautionnant en cela une des règles d’accapparement immédiat de la richesse par le capital . Mais c’est tellement  » valorisant » de lier son sort , non pas à celui des salariés , mais à celui des actionnaires qui , eux , osent  » risquer » . Sur le dos des salariés . Dieu reconnaîtra les siens .

    – sur les taux de change : il a dit optimiser le risque de dévaluation ou réévaluation des monnaies . A ma connaissance toutes les entreprises le font . Les Etats essaient aussi de le faire . Mais les moyens et opportunités ne sont pas les mêmes , et c’est paradoxalement beaucoup plus facile pour les entreprises …car immoral . L’astuce consiste essentiellement à acheter à bas coût , dans les pays où la main d’oeuvre est esclave ( au besoin on y délocalise ) , les matériaux et produits que l’on utilise dans la fabrication de biens que l’on vendra en  » monnaie forte « . Le dernier état de la chose consiste à tout délocaliser , sauf le profit des actionnaires et éventuellement des managers . Pour les les salariés « nationaux » …. Dieu y pourvoira .

    – pour la vertu , il a eu une attitude un peu ambigüe : d’une part il opine du chef quand Paul Jorion énonce qu’il faut que le cadre institutionnel encourage à la vertu ou au moins ne la pénalise pas , et dans un plaidoyer à nouveau très jésuite , il nous affirme par ailleurs que , pour la vertu dans l’entreprise , il s’en remet à Jésus Christ pour changer le coeur de chaque homme et donc , par agrégat ( je suppose) celui de la société .

    – Il s’est par ailleurs fortement félicité de son management , en opposant « prise de risque avec la personne  » à « délégation » ( là je suis dans l’incompréhension totale ) , en renvoyant à l’appréciation de ses subordonnés qu’on aurait justement bien voulu entendre . Ils ne semblent pas tous aux anges quand ils mesurent le niveau de leur prime de résultat , ces fameux résultats qu’il nous affirme mirifiques et qui ne le semblent pas pour tous ( mais peut être que si on les appelait prime de risque ?…)

    http://www.cftc-picardie.fr/crbst_71.html

  3. « L’Europe ne peut fonctionner sur base d’un directoire franco-allemand ».

    Le commissaire européen en charge du Commerce, le Belge Karel De Gucht, a rejeté mercredi le projet d’Europe intergouvernementale préconisé la semaine dernière par le président français Nicolas Sarkozy et refusé dans la foulée tout directoire de l’Europe par le couple franco-allemand.

    http://www.lalibre.be/toutelinfo/belga/161307/l-europe-ne-peut-fonctionner-sur-base-d-un-directoire-franco-allemand.html

    Plus d’un tiers des Français est favorable au retour du franc.

    http://www.leparisien.fr/economie/votre-argent/plus-d-un-tiers-des-francais-est-favorable-au-retour-du-franc-05-12-2011-1753942.php

    L’Autriche sceptique. Comme Berlin, Vienne doute de l’issue du sommet qui débute demain. Pour le chancelier autrichien Werner Faymann, la réunion de Bruxelles «n’atteindra pas l’objectif de créer un pare-feu complet pour la zone euro pour les trois à cinq prochaines années». Il lui semble plus accessible d’aboutir «à un renforcement massif de la coordination volontaire», incluant des mesures pour une discipline budgétaire plus stricte et des sanctions contre des pays qui continueraient à avoir des déficits importants. Il ne pense pas qu’un accord soit possible entre les 27, en particulier à cause de la Grande-Bretagne.

  4. Très intéressant…quand c’est Paul Jorion qui parle. Le reste est faible en contenu. Bcp de paroles (de nombreux tunnels) pour dire pas grand chose ou avec un telle molesse…

    Le lien entre religion et entreprise est vraiment un système importé des US, où de nombreux livres essaient de montrer que l’ultra-libéralisme est compatible avec le nouveau testament. Si un chef d’entreprise suivait vraiment les préceptes de la Bible il ferait faillite en une semaine ( Donner sans receveoir nécessairement, tendre l’autre joue, ne pas devenir riche si il veut entrer au royaume des cieux plus facilement qu’un chameau dans le chas d’une aiguille…)

  5. J’ai beaucoup aime que PJ cite l’Argent de Zola, un romancier genial et un livre qui continue de frapper par son actualite.
    C’est justement quelque chose qui me fait reflechir a la facon dont on regarde les choses aujourd’hui. Je n’ai pas l’impression que les choses aient evoluees par rapport a ce que dit Zola, que le sentiment de fin du systeme existait deja a cette epoque, et que pourtant ce syteme dure encore, plus d’un siecle apres la parution du roman

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