L’actualité de la crise : NOUVEAU REPLÂTRAGE ! par François Leclerc


Billet invité

Il y a deux manières de considérer les résultats du sommet européen ; en dressant la liste de ce qui a été décidé ou bien celle de ce qui a été refusé. Car si cette dernière est courte, elle est très parlante : il n’y aura ni Traité à 27, ni bazooka financier ! C’est maigre !

Une « Union de la stabilité budgétaire » va donc être constituée autour de la zone euro, dont le Royaume-Uni ne fera pas partie, n’ayant pas obtenu pour la City la sorte d’immunité qu’elle exigeait. Elle repose sur une « règle d’or » et des « sanctions automatiques », toute entière orientée vers la poursuite des mesures de rigueur budgétaire, mentionnant pour la forme « une croissance plus forte, une compétitivité accrue et la cohésion sociale ». De l’art de dire son contraire !

On cherche déjà dans le texte du communiqué les marges de manœuvre qu’il comporte en puissance, connaissant la propension des dirigeants européens à mettre derrière les mêmes mots des pratiques différentes. Tout en s’inquiétant du tour que prennent les événements, avec l’adoption de « règles » sans fondement économique et abusivement gravées dans le marbre, qui seront présentées comme intangibles et justifieront l’application d’un programme de fer. Il y a là en puissance un véritable déni de la démocratie et la promesse de lendemains qui ne vont pas chanter pour tout le monde. Comme c’est déjà le cas.

Le replâtrage auquel les chefs d’Etat et de gouvernement viennent de procéder s’illustre sur le dossier financier, qui a fait l’objet de compromis à l’arraché. Il a été finalement admis que le FESF et le MES pourraient coexister pendant une année environ, mais le montant additionné de leurs moyens financiers est – comme l’exigeaient les Allemands – plafonné à un théorique 500 milliards d’euros. Un apport au FMI de 200 milliards d’euros, tout aussi sur le papier, a bien été discuté, mais il reste à confirmer car les donateurs n’ont pas été identifiés ! Dans les dix jours, a-t-il été décidé, ce qui vaut reconnaissance de l’urgence. Concernant la BCE, il lui est attribué le rôle d’opérateur du FESF et du futur MES, mais le principe d’une licence bancaire donnant accès à ses libéralités a été refusé à ce dernier.

Faut-il y voir une intervention du Malin, qui ne se retrouve pas ce matin dans les détails de l’accord ? Moody’s annonçait ce matin même la dégradation sur le front des banques de trois d’entre elles : Crédit Agricole, BNP Paribas et Société Générale. Leur note à long terme est dégradée d’un cran, avec perspective négative, l’agence considérant « très élevée » la probabilité que ces trois banques françaises « bénéficient du soutien des pouvoirs publics », en raison « des contraintes en matière de liquidité et de financement ». L’exposition à la dette souveraine n’est évoquée que secondairement et il est fait implicitement référence à la crise de confiance que les établissements bancaires rencontrent. Ceux-ci reviennent décidément au devant de l’actualité !

Partager :

290 réflexions sur « L’actualité de la crise : NOUVEAU REPLÂTRAGE ! par François Leclerc »

  1. La « confiance des marchés » = « La conviction des prêteurs que l’argent prêté leur sera bien remboursé ».

    « Crise de confiance » = « Y a pas les ronds »

    Voir La crise (2008), « La confiance des marchés », pages 175 – 182.

    1. demande d’éclaircissements face à un paradoxe de taille. François Leclerc prétend dans son billet précédent : (en parlant des banques) que ce soit le volume des liquidités qu’elles empruntent à la BCE, en forte augmentation, puis « la hausse des dépôts effectués par les banque à la BCE, etc ».
      soit ce ne sont pas les mêmes établissement qui empruntent ou déposent, soit les emprunts font les dépôts au sein de la banque centrale. Quelle est votre expertise ? merci.

      1. @ Karluss

        Aucun paradoxe : les banques commerciales disposent bien de comptes de dépôt à la BCE, qui sont rémunérés, dans le même temps qu’elles ont accès au guichet de la BCE pour emprunter. Exactement de la même façon que vous pouvez disposer d’un compte de dépôt dans une banque commerciale, rémunéré ou pas, et dans le même temps emprunter auprès de cette même banque.

        Et soyez rassuré : le taux de rémunération des dépôts à la BCE (0,5 %) et évidemment en dessous du taux d’emprunt consenti aux banques 😉

      2. ça leur évite de se prêter entre elle via le marché interbancaire car comme elles sont insolvables sauf apparence contraire et qu’elles ont peur les unes des autres , là c’est la BCE qui arbitre les ressources.
        c’est simple.

      3. C’est peut etre une astuce comptable, pour gonfler les actifs.
        En effet si j’enprunte un milliard à 1% et le place à 0,5% à la BCE, ca ne me coute que 0,5%.
        Et cet argent est disponible immédiatement, puisqu’il est sur mon compte. En clair je fais face à d’éventuel défaut de manière immédiate. Ca coute moins cher, et c’est moins dangereux que les CDS…

      4. @ Julien Alexandre,

        Bonsoir,

        Heu, donc, si j’ai tout bien compris, les banques cessent de faire circuler entre elles, et le font plus volontiers auprès des institutions centrales du signe, les diverses plus grandes banques centrales.

        Métaphoriquement, elles se disciplinent dans leurs petits jeux entre elles par cause inter-duplicité avérée, et reviennent gentiment vers leurs maîtresses de coeur et de classe, au prorata de leurs besoins stratégiques particuliers.

        Soulevant ainsi, en filigrane, les filières particulières (histoires de savoirs-faire financiers acquis de pratique développées à l’usage des métamorphoses du business) de chaque banque, et la face particulière de la répartition d’obédience d’action et d’inféodation par pondération d’interdépendances ? Juste osé..

        La question de l’argent nommé sale, ce sombre inconnu brandi de sourde façon, colossal à ce qu’il semble, revient aussi par encerclement progressif des diverses formes de « paradis fiscalement institués », la gémellité morale bien-mal, légale illégale, dévoile peu à peu ses aspects, les conciliabules et sommets ayant donc également pour face cachée la difficilement présentable réintégration de ces circuits plus ou moins profondément occulte, là aussi la « franchise » étant mobilisée à grande action de dure nécessité, shortant peut être aussi un peu une des causes structurelles du fait financier ayant maille à partir, plus ou moins directement, avec le rapport de force le plus coûteux et le moins philosophiques peut être qui soit dans son abus, le domaine militaire.

        Hypothése philia-orientée, comme qui dirait ?

        WOW

      5. @ Karluss

        @ liervol : vous conseillez quels ouvrages de Flaubert, tout de même pas Bouvard et Pécuchet ?

        Bouvard et Pécuchet serait un très bon choix . Et pour retrouver une présentation très réaliste de la France d’aujourd’hui et le fonctionnement de sa classe dirigeante, une lecture de « Les Mohicans de Babel » que publia Gaston Leroux en 1926, un an avant sa mort, est plus que troublante. Un visionnaire ce Gaston Leroux .

  2. Je vous cite :

    « toute entière orientée vers la poursuite des mesures de rigueur budgétaire, mentionnant pour la forme « une croissance plus forte, une compétitivité accrue et la cohésion sociale ». De l’art de dire son contraire ! »

    Est-ce une opinion ou pouvez vous me donner des références qui justifient votre assertion… Une rigueur budgétaire impliquerait donc selon vous… une croissance plus faible, une compétitivité décroissante et une absence de cohésion sociale.

    Je serai très curieux de lire un tel document…

    1. Eh oui dans notre système capitaliste qui repose sur la cavalerie si vous faites de la rigueur cette rigueur est contagieuse jusqu’aux profits, certains ne semblent pas le voir, le capitalisme c’est comme le jeu des chaises musicales, c’est take the money and run, sinon ce n’est pas du capitalisme et jusqu’à preuve du contraire nous ne sommes pas sorti du capitalisme, alors toute rigueur budgétaire c’est du profit en moins.
      Regardez autre exemple la dette des états unis c’est elle qui assure la domination du dollar, c’est elle qui a répandu le dollar à travers le monde comme un virus dont on ne se débarrasse plus et qui a fait la richesse des 1% les plus riches, mais aussi l’effet levier vous connaissez ? alors plus de rigueur c’est moins de profit, c’est tuer le capitalisme sauf que là c’est une rigueur ciblée on oublie de le dire, c’est de la rigueur pour le peuple et des profits pour Total dans ses filiales à l’étranger, c’est à deux vitesses,

      Moins vous pouvez mobiliser de financement pour cause de rigueur des chiffres moins vous pouvez vous attendre à faire des bénéfices, et plus surtout vous laissez la place à ceux qui n’appliquent pas la rigueur de tout acheter à moindre prix sans aucun scrupule.

      on ne dirait pas comme ça mais 400 euros donné via le RSA, ça se retrouve dans l’économie, maintenant vous supprimez le RSA donc vous enlevez 400 euros de la circulation, vous croyez que c’est mieux ???? La monnaie n’est qu’une histoire de convention, l’argent vous pouvez le distribuer comme vous voulez soit en empruntant pour financer les 400 euros soit en faisant marcher la planche à billet, et vu l’inflation que nous avons eu avec l’euro sans que marche la fameuse planche à billet, elle aurait pu très bien marcher la planche à billet nous n’aurions pas eu pire. Il faut en finir avec la gestion des états comme si ceux ci étaient soit des particuliers soit des sarl, la monnaie n’est rien d’autre d’une convention, on pourrait en concevoir la distribution autrement que par la dette …. pensez y sortez des idées reçues lisez Flaubert

      1. le système capitaliste ne repose pas sur la cavalerie selon moi mais sur la formation du capital et son utilisation. Pouvez-vous me donner vos références sur cette définition du capital que je me renseigne.

      2. j’apprécie votre commentaire. La monnaie n’est qu’une convention. Encore faut-il « venir ensemble » sens étymologique du mot !

        Jusqu’alors, Messieurs et Mesdames les banquiers & consorts ont convenu en cercle réduit et fermé dans leurs conseils d’administration.

        Une société saine est comparable à notre corps physique !

        Actuellement, la jambe droite fait cavalier seul ! Tel un robot agité, il part dans tous les sens, s’affole, gesticule, s’essouffle. La gauche (de jambe) est sommée de rester là où elle l’est, c’est à dire dans un no man’s land…. où l’on flatte le peuple qui n’est plus dupe !

        Vous apprendrez que le tango se danse à deux jambes d’une part : puis à deux partenaires, d’autre part !

        Les élites de droite ne veulent surtout pas danser avec le peuple forcément de gauche.

        Et, il y a aussi les hémisphères droit et gauche, le yin et le yang, des énergies, des informations, de la physique quantique, de l’unité, du binaire, …

        Sont aux commandes des mâles privés et orphelins de leur hémisphère correspondant aux énergies yin ! Ils sont désormais dans une confusion mentale, infantile en leurs réactions. Leur sexualité les trahit au lieu de les révéler à eux même.

        Non relié à la Vie, ils sont impuissants agissant sous l’impulsion de la seule volonté remisant l’imagination dans les ténèbres. Ces dernières sont nos énergies potentielles à féconder ! …

        Il n’y a pas de différences entre l’économie psychique, physique et l’économie tout court. Lieu d’échanges par excellence.

        Le monde en devenir ne peut être « accueilli » que par des hommes/des femmes eux même en devenir. Je suis désolé de le dire, mais ceux en poste sont phagocytés par « le petit nombre réduit » enfermé dans son bunker !

        J’ai apprécié l’interview de M. Paul Jorion sur France-Culture. Il n’a pas été eu la prétention de vouloir donner la solution. Mais d’ouvrir un espace de liberté, un champ de pensées, de réflexions c’est-à-dire de retour sur soi, le Soi.

        NOUS AVONS BESOIN D’UNE RESPIRATION POUR REPRENDRE UN … NOUVEAU SOUFFLE

      3. @liervol…

        Désolé mais à WS (ou au congrès) je ne vois pas des capitalistes (et des politiques) mais une seule et même mafia. Merci appeler les choses par leur nom. ils n’ont aucun intérêt à ce que l’économie prospère ou à la formation de capital et son utilisation… Leur seul intérêt est de prélever sur les forces vives et sur les ressources (un racket). le racket n’ets aps la capitalisme…

        Le capitalisme implique lors d’un échange un transfert de valeurs équilibré.

      4. @hatoup le capitalisme c’est l’exploitation de l’homme par l’homme où voyez vous des rapports équilibrés dedans : dans le petit chinois que Nike exploite pour avoir de belles marges ? dans le commercial en Europe qui réussit à vous vendre un produit dont vous n’avez pas besoin comme un écran plat quand votre ancienne télé suffit ? alors WS ce n’est rien d’autre que du capitalisme un peu plus cupide encore mais c’est tout, à partir du moment où vous ne visez que le profit ce qui est le capitalisme et non pas le bien être humain il ne peut y avoir de rapport équilibré mais uniquement des rapports de gains, avant le capitalisme avait en face de lui le communisme il se retenait un peu mais maintenant qu’il est tout seul pourquoi se priverait il ? vous avez une vision du capitalisme bien naïve.

    2. Voilà dans l’actualité de ce matin de quoi alimenter mes assertions, comme vous dites  !

      Le PIB Portugais est, selon l’Institut national des statistiques, en recul de 1,7% en glissement annuel. Celui de la Grèce s’est contacté de 5% au troisième trimestre de cette année, selon les autorités grecques. Sur l’année, il devrait être en recul de 5,5% et il est prévu que la récession se poursuive l’année prochaine.
      La Bundesbank a quant à elle annoncé qu’elle diminuait sa prévision de croissance pour l’Allemagne à 0,6% pour l’année 2012.

      Changez de lunettes !

      1. La rigueur est contagieuse aux profits. Nos politiques n’ont jamais eu une seule entreprise à diriger sinon ils le sauraient, moins on met de moyen sur la table moins on peut en attendre de résultat.cqfd
        Et la plus belle preuve, c’est la chute la croissance en France après 1973, on met tout sur le compte du pétrole c’est tellement facile de cacher la réalité, Nixon le 15 août 1971 avec son dollar c’est notre monnaie et votre problème et l’obligation Pour tout pays à l’ouest pro USA d’adhérer au système du change flottant et donc de renoncer à sa souveraineté sur la monnaie à son droit régalien pour les banques privées.
        A partir de là c’est le règne sans partage des eurodollars de la finance de la city et la démocratie est finie…

      2. Houla vous ne voyez qu’un côté de l’équation… Pour me prouver votre assertion il faudrait par exemple me fournir l’évolution de l’endettement global du Portugal (individuel + état + corporate) entre les deux dates… De la « croissance » et disons de façon plus exacte de la consommation à crédit cela ne vaut pas un pet de lapin… Cela fait bien dans les satistiques mais ne correspond pas aux capacités réelles du pays. C’est très simple il y avait-il plus de croissance que de hausse de l’endettement global auparavant ?

      3. Mauvaise pioche: je connais très bien le Portugal. Allez donc faire un tour dans les banlieues de Lisbonne ou dans les campagnes un peu reculées du Nord du pays, vous verrez comment et de quoi beaucoup vivent à nouveau. Le seul avantage de ce pays est d’avoir en dernier quitté la misère, ce qui lui permet de plus facilement s’y retrouver. Ce ne sont pas des lunettes qu’il vous faut…

      4. PS : J’étais à Toulouse dimanche dernier, j’ai vu la ruée des vieilles personnes à la fin du marché pour se procurer les légumes et les fruits invendus et avariés.

      5. ne dit-on pas les personnes âgées plutôt que les vieilles personnes. Quant-à moi je passe sur les grands boulevards devant des restaurants soit disant huppés… Je n’y vois que des vioques et « blindés » semble-t-il… Je ne m’inquiète pas trop pour ceux là…

      6. Moi, je dis les vieux, car les personnes âgées s’appellent ainsi entre elles ! Et j’observe qu’il y a des vieux riches et des vieux pauvres (plus de la seconde catégorie).

      7. @ Hatoup :

        ne dit-on pas les personnes âgées plutôt que les vieilles personnes.

        ..

        C’est avec ce genre de jeu sur les mots, que le libéralisme nous fait croire qu’il défend notre liberté..

      8. Hatoup ouvrez les yeux et regardez le monde
        et trouvez moi un pays où la rigueur à permis une belle croissance susceptible de redresser les comptes d’un pays.

        Je suis curieux!

      9. Moi, je dis les vieux, car les personnes âgées s’appellent ainsi entre elles ! Et j’observe qu’il y a des vieux riches et des vieux pauvres (plus de la seconde catégorie).

        Plus de la seconde catégorie. C’est comme les autres alors 😉

      10. Citation :
        François Leclerc
        9 décembre 2011 à 14:57

        « Moi, je dis les vieux, car les personnes âgées s’appellent ainsi entre elles »
        ———-
        Vous avez d’autant plus raison que ces mêmes vieux (dont je fais partie, à presque 60 ans), ne cessent, sur tous les grands médias qu’ils occupent, de dire « les jeunes », « des jeunes ont fait ceci », « trois jeunes ont fait cela »…

        La jeunesse actuelle serait-elle foncièrement plus dangereuse ? Non, il suffit de dire « des vieux, dirigeants d’entreprises pétrolières, détruisent l’habitat et la nature de l’alberta canadien par l’exploitation des schistes bitumineux », « un vieux a-t-il commis une agression sexuelle sur une jeune femme en france et une moins jeune, employée d’hôtel chic aux Etats Unis ? » etc.

        Pour conclure, même si ça nous éloigne un peu, les crimes et homicides n’ont jamais été aussi bas en France, malgré l’impression donnée par les médias. Par contre, vols et cambriolages ont explosé.

        Delphin (à nouveau défenseur à son corps défendant de la société industrielle)

      11. Nous sommes tous des « personnes âgées ». Ma fille est âgée de 7 ans. Cette expression est absurde. Depuis un certain temps, faute de changer les réalités, on change les mots.

      1. C’est sûr Merci Pascal pour le document, j’ai compris le message…
        Après la junte militaire si tu ne veux pas voir à terme la junte financière se mettre en place ne laisse jamais la junte du n’importe quoi prendre place…

        Désolé mais l’endettement ce sera sans moi. Je consomme, je paye !

      2. @hatoup, pas la peine de vous donner tout cela, regardez donc le Portugal avant les aides européennes et le Portugal avant la crise des subprimes qui a emporté l’Europe, maintenant vous avez un Portugal dans la rigueur mesurez donc les différences. avec la rigueur le portugal est revenu à sa misère d’antant.

      3. @hatoup, excuses moi mais tu consommes peut être mais tu ne payes pas et je vais te dire pourquoi parce que tu consommes des produits comme tous qui sont produit par une forme d’esclavage humain, en chine notamment à partir de là, ton argent qui se mélange dans le circuit à l’argent des autres c’est aussi de l’argent sale quelque part, tu devrais payer une vie décente à ces travailleurs en chine qui te permettent de consommer comme tu dis et non pas accepter qu’ils soient payé une misère.

        ce que je veux dire par là, c’est que tu ne peux pas réduire ton raisonnement comme tu le fais, ton raisonnement là il n’a aucune valeur parce qu’il ne repose que sur des erreurs, des jugements de valeurs faux et des idées reçues. Si tu arrives à entrevoir ce que je t’écris là, tu auras fait un grand pas dans la bonne direction et tu ne seras plus un mouton comme tant d’autres prêts à avaler tout et n’importe quoi et surtout tu ne seras plus induit en erreur par ton propre égoïsme.

      4. @ hatoup
        « Je » ne peux pas vivre seul dans la société.
        Si la société par à vau-l’eau, « je » me noie avec les autres.
        Rigueur veut bien dire durcissement économique généralisé.
        Il y aura moins à consommé, ce sera plus cher, et les dettes ne seront pas remboursées pour autant.
        Pourrez vous encore payer ?

      5. @wildleech

        Si je produis moins ou si la valeur de ma production baisse je consommerai moins et je ne puis considérer cela comme injuste… A moi de faire en sorte d’augmenter ma production quantitativement ou d’en augmenter sa valeur marchande qualitativement.

        @liervol

        « excuses moi mais tu consommes peut être mais tu ne payes pas »

        réponse : personne ne travaille à perte bien longtemps… Donc il faudrait que l’on m’explique comment peut-on réaliser ce miracle…

      6. @liervol

        Tu m’as l’air rempli de certitudes, c’est bien… déjà qu’un esclave travaille à perte il faudrait me le prouver (étant donné qu’à mon sens l’esclavage est un non sens économique car coute plus cher à entretenir qu’un travailleur libre et nécessite à la base (faut-il être stupide) de la part du « propriétaire » un capital conséquent : achat + formation + logement + soins inhérent à l’entretien du capital…).

        A moins que tu aies une autre définition de l’esclavage que celle du dictionnaire…
        Dans ce cas là je suis aussi preneur de cette nouvelle définition de l’esclavage…

      7. @ Hatoup

        alors là très fort !!! ça couterait moins cher d’entretenir un travailleur qu’un esclave, c’est donc que vous considérez que « achat + formation + logement + soins » ne sont pas à la charge des « propriétaires » d’esclaves. Donc la collectivité s’endette pour fournir tout celà et éviter ce surcout aux patrons d’hommes libres. Ça doit être pour cela qu’ils ont bien voulu abolir l’esclavage, ils en sortent gagnant. Du grand n’importe quoi comme tu peux le constater, allez, à la niche le troll!

      8. @ hatoup
        « Je » ne serais pas le seul à penser ainsi.
        Tout le monde consommera moins, donc les ventes chuteront.
        Tout le monde tentera de faire plus avec moins à tous les niveaux.
        Et la concurrence deviendra violence.

    3. @Hatoup

      En période de déprime de l’économie, l’austérité est procyclique. Et en période de récession les modèles centrées sur l’offre plongent plus que les autres (voir Irlande, Allemagne en 2009 et bientôt selon toute vraisemblance ), le cas des pays « aidés » par le FMI étant spécifique puisqu’ aggravé par le nécessité de rembourser des dettes selon un calendrier impossible à tenir et qui comprime un peu plus l’activité, donc les recettes fiscales, donc la dette…

      Rassurez moi, c’était de la provocation ?

    4. hatoup, ne cherchez pas des données chiffrées, rationnelles, analysables et argumentées ici. Ce blog est le lieu de l’émotionnel et de la prose bien faite. Ces manques sont peut-être dûs à une volonté d’expliquer simplement les choses au plus grand nombre… ou alors à une volonté de ne voir que ce qui conforte « une seule » vision des choses uniquement, de préférence celle que l’on défend ou que l’on espère.

      Monsieur Leclerc écrit ainsi fort bien, c’est un vrai plaisir de le lire. Il maîtrise à la perfection l’art de la prose, ses textes sont magnifiques (je le pense vraiment). Mais a t’il raison? Base t’il ses réflexions sur de véritables données économiques, chiffrées, débattues, avec le recul suffisant? Ou n’exprime t’il qu’une opinion, qu’elle soit éclairée ou pas?

      A sa décharge, notez que le monde ne fonctionne pas via la « Raison », il fonctionne via la « Communication ». Mettez en chiffres l’économie et les modèles économiques, montrez ces chiffres au grand public, ils auront du mal à être convaincus (trop complexe… même pour des « économistes »!). Mettez maintenant un beau discours bien écrit, mais sans vérité économique, et le grand public sera persuadé et vous suivra… Le monde est ainsi fait.

      1. Les chiffres mon cher G disent la même chose : un exemple simple
        La croissance en France avant 1973 et après et ne venez pas me dire que c’est la faute du pétrole car c’est la faute au système de change flottant qui a entrainé la fin du droit régalien pour alignement au lendemain 15 août 1971 où le dollar a terminé sa main mise sur le monde.

        Depuis nous avons fait de la rigueur nous avons emprunté au privé, à des investisseurs comme on dit, nous avons fait payé des intérêts à tous les français parce que l’état n’avait plus droit de battre monnaie pour construire par exemple des autoroutes pour le bien de tous, nous avons vendu les biens nationaux tout privatisé ou presque, vous vivez mieux de la rigueur qui dit l’état ne doit pas imprimer un sous pour sa consommation personnelle ???? Quand on viendra augmenter le coût de la vie sur ce qui reste sans vous fournir un seul service de plus comme la réduction tiens des tribunaux, quand vous en aurez besoin de ceux là par exemple, vous viendrez encore me parler de rigueur ? Vous devez faire partie de ceux qui ont fait les frais de la rigueur dans l’éducation vous n’avez aucune culture pour comprendre.

        Wake up

      2. Bref , on peut conclure que vous venez ici chercher des émotions .

        Avec un pseudo comme le vôtre , cela peut même aller jusqu’à la jouissance .

        D’autres , entre auteurs de billets et simples commentateurs , arriveront sans doute à trouver ou de l’émotion , ou de la raison , parfois les deux .

        A chacun sa propre vérité . Le monde est ainsi fait .

      3. une volonté de ne voir que ce qui conforte « une seule » vision des choses uniquement, de préférence celle que l’on défend ou que l’on espère.

        notez que le monde ne fonctionne pas via la « Raison », il fonctionne via la « Communication »

        Mettez maintenant un beau discours bien écrit, mais sans vérité économique, et le grand public sera persuadé et vous suivra… Le monde est ainsi fait.

        Relisez vous ! Cela s’applique à vous-même !

        Quand je fais les courses (le café qui a pris + de 2 euros en 2 ans par exemple), quand je paie ma facture EDF (qui n’arrête pas d’augmenter, + de 150 euros/mois), mon titre de transport RATP (qui va encore augmenter au mois de Janvier 2012), l’essence (+ de 1.50 euro/litre), la mutuelle (qui répercute sur les clients la nouvelle taxe) etc… Et quand je regarde ma fiche de paie à la fin du mois (et que je la compare à ma fiche de paie d’il y a un an), je n’ai pas besoin que Mr. Leclerc et Mr. Jorion me donnent des chiffres pour voir que les salaires augmentent peu en comparaison des dépenses « nécessaires », je les ai sous les yeux au quotidien.

        Quand je vois ma femme, jeune enseignante, qui termine ses journées à minuit (correction, préparation des cours, évaluation etc…) et que j’entends que les profs sont des feignants, là je suis gagné par l’émotion, par un sentiment d’injustice.
        Quand je vois qu’à partir de 2013, « les grandes vacances » iront du 20 juillet au 25 août, pour le même salaire, je n’ai besoin ni de Mr Jorion ni de Mr Leclerc pour comprendre qu’il y a une augmentation de travail non rémunérée, une baisse de salaire indirecte.

        Pourquoi je lis les articles de ce site ? Parce qu’il est un site parmi d’autres qui me parle (au contraire du discours affirmant que j’ai vécu au dessus de mes moyens et qu’il me faut à présent me serrer la ceinture), qui ne tente pas de me faire passer des vessies pour des lanternes. Je lis les articles de ce site, ainsi que d’autres articles d’autres sites et me fais ma petite idée sur le(s) sujet(s) qui m’intéresse(nt).
        Pourquoi je réponds parfois ? En accord ou en désaccord avec un article ou un(e) commentateur(trice), écrire me permet de structurer ma pensée.
        A ma décharge de ne pas m’intéresser aux site prodiguant mille et un conseils pour devenir riche.

        Pour l’émotion, le sensationnel, le faits divers (qui fait diversion comme disait Bourdieu) sordide, je n’ai pas vue d’article sur DSK, sur des enfants victimes de pédophilie sur ce site…

      4. Par l’impôt, les budgets étaient équilibrés. Qu’il y ait émission de numéraire soit… Mais cela n’a jamais cassé trois pattes à un canard.

      5. @Hatoup

        Bon ben revenons y alors. On devrait par conséquent pouvoir équilibrer les budgets puisqu’il semble que c’est bien la création d’un marché de la dette qui les a fait exploser, phénomène bien entendu aggravé par les cadeaux fiscaux. Banco ?

      6. Concernant Mr Leclerc, il est compétent, çà y a rien à dire, même si je le trouve un peu trop partisan son discours. Mais, juste par curiosité, qu’elle est la formation (diplômes) / expérience de Mr Leclerc en économie ? j’ai entendu dire que c’est un ancien prof de physique.c’est vrai ?..si on pouvait éclairer mes lanternes, çà n’est pas fondamental comme info, mais j’aime bien savoir qui je lit, à fortiori quand ses écrits sont intéressants.

      7. Einstein ( pas Eisenstein ) disait des choses intéressantes , mais beaucoup ( dont sa première femme ) ont pu légitimement dire qu’il n’était pas toujours très intéressant ..

        Par ailleurs je trouve , comme vous, suspect qu’un anthropologue se prétende économiste ou programmeur ….sans diplôme , de surcroît .

    5. Ben c’est simple vous avez un pick-up Dodge des années 70, qui consomme du 18 l au 100km, on vous ordonne de consommer dorénavant du 6 l au 100km, et on vous retirera du carburant si vous dépassez votre consommation, étant entendu que vous devez faire au moins du 90km/h et que votre réservoir à moitié plein a une fuite (les intérêts). C’est un peu ça ? Non?

      1. @lars

        La comparaison est bonne… Notre société est comme un pickup dodge… il lui faut ses 18 litres au 100 km… Ou Pooofffff…. it’sgone.

        Il ne vous ai jamais venu à l’esprit que c’est justement là le problème ?

  3. S’il n’y a rien de neuf sur le front de la crise financière et sur celui de l’intégration européenne, ce fut encore un sommet raté.

    A vrai dire, je ne vois même pas de replâtrage! Juste des dispositions pour éventuellement acheter du plâtre.

    On reste dans l’austérité, c’est juste confirmé.

    1. Il y a quelque chose de nouveau, disons un dommage collatéral : la Grande Bretagne se retrouve un peu plus à l’écart de l’Europe.
      Et cette nouvelle donne est appelée à évoluer. Dans quel sens ? Wait & see.

      1. La vérité est communiquée.
        Le royaume uni veux le marché commun et la dérégulation financière, pas plus, pas moins.

        à lire les commentaires des articles du telegraph, Le mouvement de Cameron est considéré comme un succès. Peu disent le contraire, appuyant sur l’isolement.

        Un référendum sur l’indépendance de l’Ecosse devrait avoir lieu. Cela aura peut-être un impact.

      1. Bof, ça ne change pas. La démocratie ça fait déjà un moment qu’elle fond comme neige au soleil.
        Pour moi, le Krach a eu lieu lors du « non » au traité.

  4. Mais vous oubliez le plus fun, c’est que de l’argent mis à disposition par la confiance des prêteurs combien de cet argent vient lui même d’une fraude là les prêteurs ont oublié qu’ils ne valaient pas eux même la confiance qu’ils demandent aux autres.

  5. @ P.J.

    La confiance = conviction que l’argent sera remboursé, c’est oublier les intérêts…et ils pèsent lourd…

    Crise de confiance = Y a pas les ronds. D’la tune y’en a toujours mais pas nécessairement là où c’est socialement utile.

    C’est au demeurant la seule utilité de l’argent : créer de la cohérence sociale au travers des différentes fonctions auxquelles il peut servir.
    Nos sociétés sont en crise et le modèle boursouffle de tous côtés car l’argent n’est pas utilisé pour
    créer de la cohésion sociale mais de l’exclusion via la création de poches de rétention.

    1. Le parachèvement du totalitarisme

      …financier ( serait plus juste ), car quelque soit le « système » politique, le fascisme financier y est
      accroché comme la vérole …etc, etc….et entraîne les mêmes catastrophes humanitaires, s’attaque de toute part au vivant ( brevet sur les semences mont-insanes, par ex.)

      moralité : faisons sauter le fascisme financier ( cela prendra …un certain temps) et que chaque région adopte le système politique – consultation des humains -ni déshumanisés, ni trans-humanisés- redevenus des Citoyens – qui correspond le mieux à son histoire et à ses luttes …

      totalitaire = qui veut TOUT chapeauter, sans tenir compte des populations ; qui veut imposer à TOUS des idées sorties de cerveaux intelligents ET pervers ; qui veut dominer le MONDE sous une forme normée, quantifiée ; qui ne tolère que des robots.

      1. Il faudra que vous m’expliquiez en quoi l’Europe (depuis ses origines d’ailleurs, car le ver était dans le fruit, mais y resta endormi jusqu’au grand marché) serait un frein — mieux ! ne serait pas favorable — au totalitarisme financier..
        ‘Laisser faire’, mais aussi ‘laisser-passer’ (notamment les capitaux) : c’est de A à Z, la totalité de la doctrine européenne, telle qu’elle existe.

      2. en quoi l’Europe

        j’ai bien dit quelque soit le « système » politique ( ‘si l’on peut dire, pour cette région du monde) : l’Europe est bien dans le schema « totalitarisme financier », grâce au « divin marché », qui aurait pu ne pas sévir en ces lieux, si …on ne l’y avait « invité » au forcing, sans l’accord des gueux …et avec, en ligne de mire, le GMT !! ça va être du joli !!

    1. L’Europe, c’est ce qui empêche le totalitarisme nationaliste de reprendre le dessus; c’est précieux. Les anti-européens sont les fourriers des chemises brunes et rouges.

      1. Franchement ça , j’y ai cru , mais plus maintenant. L’Europe sur ce plan tourne mal. Et finalement, par quel mécanisme l’Europe devait nous protéger du nationalisme ? Comment cela a-t-il été théorisé ?

      2. @ YoYo

        L’Europe, c’est ce qui empêche le totalitarisme nationaliste de reprendre le dessus; c’est précieux. Les anti-européens sont les fourriers des chemises brunes et rouges.

        De quelle Europe parlez-vous? De celle qui est en construction depuis Maastricht ou bien d’une autre qui serait à construire?
        Si c’est de l’Europe ultralibérale de Maastricht dont il est question, force est de constater que c’est un fiasco et que nous avons été « roulés dans la farine ».
        Petit flash-back sur quelques promesses de l’époque:

        « Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir : la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de sécurité ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie » (Michel Rocard, Ouest-France, 27 août 1992)

        « Le traité d’union européenne se traduira par plus de croissance, plus d’emplois, plus de solidarité. » (Michel Sapin, ministre des finances, Le Figaro, 20 août 1992).

        « Si le Traité était en application, finalement la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré. » (Valéry Giscard d’Estaing, RTL, 30 1992).

        « Le traité de Maastricht agit comme une assurance-vie contre le retour à l’expérience socialiste pure et dure. » (Alain Madelin à Chalon-sur-Saône, 4 septembre 1992).

      3. argeles39

        ah, qué poilade !
        bizarre que ces gens ne soient pas tombés foudroyés ! ah, oui, c’est vrai : ce sont des cyniques : ils ne travaillent que pour leur caste ! ( Rocard, même étant à droite du PS, à une époque, était considéré comme un honnête homme . Hélas ! Amère déception …où un excès d’orgueil peut-il donc mener! …)
        Quant aux autres, on s’en tamponne le coquillard depuis le début .

      4. « Les anti-européens sont les fourriers des chemises brunes et rouges. »
        Ben voyons. C’est comme les zigues qui nous enjoignent d’aller dans les ‘paradis’ Cubain ou Nord-Coréen des que l’on ose critiquer le systeme qui nous opprime : pas de place pour la nuance…

        L’Europe, enfin, ce machin neoliberal qui nous impose ses dogmes, ce bidule qui se fait passer pour l’Europe, donc, nous protege comme la corde soutient le pendu…

      5. à Yoyo : mouais, argument caricatural destiné à faire peur aux euro-septiques.mais c’est des conneries, plus personne ne tombe dans le piège, c’est un vieux truc complètement galvaudé votre histoire des chemises rouges ou caleçons roses etc…

      6. comme la corde soutient le pendu

        en plus le tabouret est bancale, une savonnette mouillée s’approche dangeureusement, la peau de banane n’est pas loin …
        Gasp …

      7. « L’Europe c’est ceci, l’Europe fait cela… ». Les mots trop englobants nous cachent des vérités plus nuancées…
        La projet de rapprochement des peuples européens par une organisation politico-économique commune était et reste un projet indiscutablement positif MAIS la prise de contrôle de cette union par un droite merkozienne au service du capital a fait de cet outil de paix une arme destruction massive de tous les peuples d’Europe. La colère des peuples est donc légitime mais doit se tourner vers le PPE et les libéraux valets du capitalisme et pas vers l’idée positive d’une union européenne.
        C’est la même chose avec le débat actuel sur comment empêcher le naufrage de la zone Euro: « Les Allemands ne veulent pas ceci, les Allemands bloquent cela… ». Non! En fait, ‘« le gouvernement CDU-libéral très à droite et au pouvoir en Allemagne ne veut pas ceci, bloque cela… ». Ne laissons pas les veux démons nationalistes obscurcir notre jugement sur ceux qui nous veulent vraiment du mal: ce n’est pas le peuple allemand mais les ploutocrates qui contrôlent le pouvoir en Allemagne… »
        Ah, ces paroles de « L’affiche rouge » popularisée par Léo Ferré ( http://www.youtube.com/watch?v=6HLB_EVtJK4 ) qui rappellent ces mots prononcés, juste avant d’être fusillé, par un des 23 membres du réseau de résistance Manouchian:
        (…)
        Tout avait la couleur uniforme du givre
        A la fin février pour vos derniers moments
        Et c’est alors que l’un de vous dit calmement
        « Bonheur à tous Bonheur à ceux qui vont survivre
        Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand ».

        (…)
        Sacré Léo, chaque fois que je ré-entends cette chanson, j’en ai les larmes aux yeux…

  6. C’est à désespérer bien que c’était prévisible. On a maintenant au dessus de la tête une épée de Damoclès qui fera payer les peuples encore plus lorsque ceux-ci n’arriveront pas à joindre les deux bouts. Exactement comme si un sauveteur s’amusait à couler une personne en train de se noyer pour le sortir d’affaire.
    Il est affligeant ce matin de voir dans les médias ce sommet présenté comme LA SOLUTION enfin trouvée.
    Tout est fait pour faire accepter aux peuples de se faire tondre jusqu’à la moëlle sous prétexte de : « vous comprenez môssieur, on ne peut pas faire autrement, ce sont les lois ».

    Personnellement j’en ai la nausée et comme il est dit dans un commentaire plus haut, je ne vois dans les accords de ce sommet même pas un replâtrage. J’avoue avoir envie de secouer mes compatriotes (pas ceux qui lisent ce blog bien entendu) en leur hurlant : « REVEILLEZ-VOUS » !

    Je suis prêt à entrer en résistance et à agir !

    Bonne journée à tous dans une ambiance où décidément rien ne change et ne changera jamais.

    1. @ Ricou qui écrit:

      je suis prêt à entrer en résistance et à agir !

      La majorité des travailleurs et des jeunes en France
      n’est encore qu’à l’étape de la prise de conscience de la barbarie qui vient,
      donc le début des manifestations d’indignation.

      Les politiciens ont abdiqué face au capital,
      Hollande votant même les pleins pouvoir à l’austérité,
      d’autres cherchant à canaliser la révolte
      en inventant la chimère d’une « révolution par les urnes ».

      La vérité, c’est que les réseaux de résistance existent,
      encore très minoritaires, mais que devant la progression des coups,
      et la révélation de la nécessité de les porter avant de les subir,
      la résistance grandira, s’unifiera, et mènera des combats victorieux,
      jusqu’à la révolution de civilisation qu’exige le saccage social et écologique par le capital.

      Donc courage et patience aux ouvriers des premières heures.

  7. « Une compétitivité accrue et la cohésion sociale. De l’art de dire son contraire !  »
    Pour moi beau résumé de la contradiction interne du capitalisme ultralibéral. Cette tension fondamentale ne peut être supportée qu’en période de forte croissance. Ce qui ne peut être le cas en cette période de contraction des budgets et des crédits où cette tension va rapidement être portée à l’insupportable.
    L’URSS a discrètement implosé, elle a fait pfffuit.
    Je crois qu’il faut se préparer à une violente explosion, ça va faire boum.
    Dmitry Orlov explique à mon avis très bien pourquoi.

  8. La nouveauté capitale de ce sommet est celle-là, à mon sens, si elle est confirmée (c’est dans un article de lesechos.fr de ce matin):

    Outre les sanctions presque automatiques et les règles d’or imposant le retour à un quasi-équilibre budgétaire, il est prévu un droit d’intrusion européen accru dans la préparation des budgets nationaux. Des pays bénéficiant d’une aide extérieure, comme la Grèce ou l’Irlande aujourd’hui, pourront en outre être placés sous tutelle européenne.

    La Grèce et l’Irlande sont membres de la zone euro et acceptent de signer un traité qui leur enlève le contrôle de leur buget national et peut conduire à la guerre civile chez eux???
    On voit bien, une fois encore, la pertinence de l’analyse de François Leclerc quand il parle d’

    un véritable déni de la démocratie et la promesse de lendemains qui ne vont pas chanter pour tout le monde.

    1. Dans ce sens un excellent ‘papier’ de Serge Halimi dans le Monde Diplo. de décembre :

      …. toutes proportions gardées, les derniers événements d’Athènes rappelleraient plutôt l’été 1968 en Tchécoslovaquie, la « normalisation » à Prague et l’éviction du dirigeant communiste Alexandre Dubcek. La «troïka» qui vient de transformer la Grèce en protectorat a joué le rôle autrefois dévolu au pacte de Varsovie ; M. Papandréou, celui d’un Dubcek qui n’aurait jamais osé résister. Avec, dans les deux cas, la mise en œuvre d’une doctrine de la « souveraineté limitée » dont on concédera volontiers la nature moins meurtrière quand trois agences de notation en dictent les paramètres que lorsque les chars soviétiques franchissaient des frontières. Après avoir écrasé la Grèce et piétiné l’Italie, l’Union européenne et le FMI tournent à présent leur regard vers la Hongrie et l’Espagne.

      Sauf que son papier est déjà dépassé : ce sont maintenant les dirigeants de 23 pays qui sont fiers de rapporter à leurs peuples les fers de leur propre esclavage ! Lesquels peuples engourdis par 50 ans de consommation et endoctrinés par la publicité commerciale, les accueillent avec soulagement…

    2. http://www.marianne2.fr/hervenathan/L-Euro-otage-de-la-nouvelle-Sainte-Alliance-conservatrice_a155.html

      … »Cette règle d’or devra être introduite dans le droit constitutionnel de chaque Etat, et devra comprendre un mécanisme correctif en cas de déviation. La cour de justice européenne aura autorité pour juger de la conformité de cette règle constitutionnelle interne avec le traité !
      Le calendrier de convergence de tous les déficits vers l’équilibre sera confié à la Commission de Bruxelles. Les pays en déficit excessif devront soumettre à la Commission et au Conseil (les autres chefs d’Etat et de gouvernement) « un programme de partenariat économique détaillant les réformes structurelles </em>nécessaires pour assurer une correction véritablement durable des déficits excessifs ».
      Nos lecteurs y reconnaîtront aisément de quoi il s’agit : santé, retraites, marché du travail, etc.
      … »Avant les échéances , on voit donc à l’œuvre une

      nouvelle Sainte Alliance des conservateurs. En1815, l’Autriche, la Russie et la Prusse s’étaient entendues contre le retour des révolutions

      . En 2011, les conservateurs, qu’ils soient politiques ou technocrates, le plus souvent affiliés au PPE (y compris Jean-Claude Trichet, retraité de la BCE), cherchent à verrouiller le cadre économique de l’euro.
      L’objectif est évident lorsqu’on regarde le débat présidentiel français, car en s’appuyant sur les négociations européennes, Nicolas Sarkozy parvient petit à petit à contraindre François Hollande à rentrer dans ce moule anti socialiste. En mars 2012, un sommet de l’euro approuvera probablement le nouveau pacte « euro maximus ». A un mois de l’élection, le candidat socialiste aura bien du mal à rendre crédible une politique économique divergente. .. »

      1. Hollande et tous les politiciens de la gauche de gouvernement
        ont préféré le caviar au socialisme, depuis longtemps,
        et rayé le socialisme de leurs programmes…

    3. De toute façon, ce ne sont pas des pays et des peuples qui signent ces traites, mais des individus qui, en l’occurrence, n’ont pas reçu mandat pour le faire [referenda ou élections constituantes]

  9. L’hymne national de l’ex URSS ne veut plus sortir de ma tête…

    Sapir vient de dire qu’il n’y aura aucun répit à la Crise, et que fin février-mars ça va commencer à devenir insoutenable, donc bien avant l’élection présidentielle, quoique N.S fasse tout pour retarder le désastre. (FR Q)

      1. Sur le Journal de 12h30 de France Culture, écoutable et podcastable sur leur site bien sûr. Intéressant en ce qu’il explique dès l’ouverture que ce prétendu accord n’est en réalité qu’un écran de fumée (un de plus): s’agissant d’un accord intergouvernemental, il n’est tout bonnement pas applicable en l’état, légalement (il y a encore une légalité en Europe, paraît-il), donc mis en oeuvre rapidement (alors qu’il y a le feu aux fesses; pardon, le FESF). Il lui faudra être validé au moins par les Parlements nationaux, voire (je crois avoir compris que l’Irlande l’envisage) par référendum, auquel cas ce sera une autre paire de manches démocratiques. Enfin ça permet de faire croire au vulgum pecus, via 20-heures triomphants et euphoriques, que cette fois-ci, promis, juré, l’Europe et l’euro qui va avec sont sauvés. Et de tenir jusqu’à ce que Jacques Sapir annonce comme la prochaine étape: du gros temps pour l’Italie et l’Espagne, fin février. Pas sûr donc qu’en dépit de ses prières multiquotidiennes sur l’autel de l’ultralibéralisme, Nicolas 1er, Petit Père des Riches, soit exaucé: « Saint-Marché, faites que tout ne pète pas avant la présidentielle! ».

  10. http://www.spiegel.de/politik/ausland/0,1518,802582,00.html

    Voilà. C’est la fin. L’Euro rencontre son fatum, et meurt par où l’union a péché, sa construction « empirique », au coup par coup, par des juristes arrangeant la valse des intérêts particuliers.

    Je vais de ce pas retirer mes bas de laine mal reprisés de la banque, louer un coffre-fort (j’opterais pour la pelle, moins couteuse, si j’avais un jardin)… et même me chercher un (vrai) job. Sisi.

      1. taper le lien sur google puis sur traduire, c’est pas brillant la traduction automatique mais avec un peu de jugeote en plus ça va

      2. Justement, j’ai été traducteur. D’où mes réticences.
        J’exige en conséquence une traduction en bonne et due forme. 😉

      3. @ Pierre-Yves

        EU-Gipfel
        Merkels Notfallplan droht zu scheitern

        Angela Merkel und Nicolas Sarkozy wollen ihre Reformpläne im Kampf gegen die Finanzkrise notfalls nur mit den 17 Ländern des Euro-Raumes beschließen. Dieser Plan droht zu scheitern. Er verstößt nach Ansicht von EU-Juristen gegen geltendes Recht.

        Sommet Européen
        Le plan d’urgence de Merkel menace d’échouer.

        Merkel et Herr Blabla veulent, si nécessaire, conclure leur projet de réforme pour combattre la crise financière avec les seuls 17 pays de la zone Euro. Ce projet risque d’échouer. De l’avis de juriste Européens, il se heurte au droit en vigueur.

  11. Je vous trouve un peu dur au sujet du replâtrage, c’est quand même pas si grave à voir ?

    Faut reconnaître que ça aide un peu quand même les opinions à surmonter la chose. Chaque pas supplémentaire est toujours un bon pas, ils ont quand même vachement bien plâtrés la chose, à force ça promet pour demain.

    Mais qui sont vraiment les meilleurs poseurs de placo de la terre ? Sans doute des gens de plus grande discrétion et d’intelligence les premiers décideurs privés du globe, moi c’est surtout cela que je vois un peu plus en tête ces derniers temps, tout le reste enfin vous voyez ce que je veux dire.

    De la minute où l’on cesse de plâtrer à tous les étages on recule forcément. Au fond, c’est peut-être un peu cela le grand idéal bourgeois, marchand, ça endort et abruti tellement l’humanité à la longue. Seul le banquier porteur d’un plus grand secours pour le politique.

    Oui nous sommes bien en train de descendre vers je ne sais où, à un niveau sans doute bien plus profond, avec des taux forcément toujours plus intéressants pour faire meilleure assurance vie.

    1. Nous sommes gouvernés par des crétins qui s’ils tiendraient une épicerie seraient depuis longtemps en faillite, pauvre de nous nous leur assurons gites couverts et une armada de cuisiniers de véhicules de fonction ect….

      1. J’ai du mal à ne pas réagir quand on exprime que nos dirigeants sont des crétins
        Je persiste à penser, (à croire ?) que leurs décisions ne sont pas « idiotes »
        et qu’elles servent toujours (?) des intérêts particuliers.
        En l’occurrence, l’instrumentalisation de la « dette » a une conséquence (un but) très explicite, la casse des services publiques à l’œuvre en Europe, c’est à dire un désengagement programmé des Etats dans un de leur rôle essentiel, de redistribution de la richesse et son corolaire, la privatisation (la marchandisation) des dits services. Ceci n’est qu’un aspect de la chose mais il me semble être prépondérant.

      2. le mode de vie frugal du « Roi Sergent »

        Je lis :
        « …Il manifeste très tôt son caractère violent et despotique n’hésitant pas à distribuer coups de pied et coups de bâton … »
        et puis alors, là :
        « Il refuse d’apprendre le français : ça, c’est du lourd !
        « et parle mal l’allemand ». : bin alors qu’est-ce ki jacte ? : uniquement du non-verbal ?
        « Il méprise les écrivains qu’il surnomme les pisseurs d’encre… »

        ôtez moi d’un doute ! y aurait-il eu alliance (de la reine mère) de la cuisse gauche, ou plutôt droite, avec quelque hobereau hongrois ?
        parce que le portrait est troublant de ressemblance …

        z’auriez pu nous prévenir …

  12. @François Leclerc

    Qu’est ce que recouvre la notion d’opérateur que vous attribuez à la BCE en direction du FESF et du MES ?

    1. La convention qui permettra de le définir n’est pas encore écrite ! Mais cela ne consiste pas à les financer… Au contraire, un opérateur est a priori rémunéré pour sa prestation.

  13. Vu au infos sur FR3. Je n’en suis pas encore revenu ! Il y a même des lâcheurs (scandinaves, tchèques et autres roumains) qui refusent de couler avec la monnaie unique. On se demande où va le monde.

    Que les britanniques soient venus là pour essayer de sauver le système de la City et ses innombrables combines paradis-fiscalistes, on avait l’habitude, mais que des petits pays en viennent à refuser de se faire tondre pour renflouer nos banques, là c’est le bouquet. Va t-on encore longtemps tolérer cela…? Salauds de pauvres !

    Angela a l’air ravie, mais il faut, comme dit François Leclerc, chercher derrière les apparences ce que signifie cette satisfaction. Nos cousins d’outre-Rhin on sans doute en projet une fédération moins latino-exonératrice-d’impôts-pour-les-plus-riches. Par ailleurs, le projet fédéraliste qui s’intègre bien mieux à une vision germaniste de l’histoire, marque des points au fil de la crise qui s’aggrave. Il trouve aussi des vitamines dans les reculs français successifs.

    Show must go on ! As usual…

    1. @Riou René

      Alors là, vous avez du mal lire l’accord de cette nuit, parce que précisément, c’est l’inter-gouvernementalité chère au président français actuel qui a prévalu et c’est sur ce point que l’Allemagne a reculé, en attendant qu’elle cède aussi sur la BCE, sauf si elle ne tient pas à l’euro. Je ne dis pas que c’est une bonne chose mais il me semble que c’est ce qu’il faut retirer du dernier sommet de la dernière chance. Avant le prochain…

  14. Je suis amusé par la décision du sommet. Une question pour nos politiciens : si un pays ne peut respecter le traité parce qu’il est déjà surendetté comment peut on lui imposer une amande supplémentaire qui dégradera d’avantage sa situation financière?

    (Un indice : la réponse est dans la question)

      1. @liervol

        1- Le mécanisme décrit jeudi existe déjà dans le traité de Maastricht mais n’a jamais été appliqué (amande en cas de dépassement du déficit à 3% du PIB )

        2- Vous avez une personne étant malheureusement en surendettement et qui par conséquent ne peut rembourser ses créanciers à moins de faire rouler sa dette en faisant un nouveau prêt à la banque. La situation de cette personne est déplorable et la faillite pointe le bout de son nez. Et voila, que d’un seul coup on lui met une amende record pour la punir de son endettement… Cela vous semble-t-il cohérent?

        De façon plus terre à terre, ce mécanisme est déjà utilisé par les marchés financiers qui imposent une amende aux pays endettés par le biais d’une augmentation des taux d’intérêts exigés. Et que constatez vous? Que les pays concernés se rapproche de la faillite…

      2. @ oui mais la faillite des uns fait malheureusement le bonheur des autres, c’est ce qu’ils sous entendent par compétitivité

      1. Le pire,c’est que ceux qui feront office de tuteur…ne seront pas les exemples à suivre !
        Tout ça c’est du vent,c’est fait pour se donner bonne conscience et bonne image.
        Les banquiers tirent toutes les ficelles, et s’amusent comme des fous !

    1. @ Letourneau Alexandre,

      Bonsoir,

      Serait-ce une menace symbolique à caractère « populaire » pour le filtre démocrasso-médiatique, le kanal de traduction (une piste, kanal veut dire égoût en tchèque).

      Ai-je gagné une AAAmande douce, ou amère, amertume de compréhension dans l’air ?

      Vu les contorsions, va bien falloir qu’ils accouchent de mieux, parce que for the moment, les mots résonnent tout de même on s’informe en chiant la zèremi, et c’est l’hiver.

      Même la fumeuse prime RSA pour les bons incapables à qui on fait l’aumône de les supporter, ben y’en a des à qui on leur sucre juste pour décembre, histoire de retarder le gentil père noël.

      Débordés, nos fonctionnaires du « trésor social », ou discrètement motivés à chercher la petite bête, au hasard de la connerie infâme, je choisis un doute, mais remonté tout de même.

      Une pensée appuyée pour des gens comme vous et moi que je connais.

  15. Ils voudraient « planter » l’Europe qu’ils ne s’y prendraient pas autrement. Ces gens sont dangereux, ils nous préparent la Dépression européenne de demain. Qui débouchera sur de graves troubles économiques et sociaux.
    Comme dit Mélenchon: « Il faudrait qu’ils s’en aillent tous! »

    1. Tant mieux nous les très riches on va pouvoir se remplir les poches sur la ruine de l’Europe !!!
      un petit penny mon bon monsieur, juste un petit penny

  16. On attendait le bazooka et on nous présente un pistolet à bouchons pour mettre au pas les marchés!
    On attendait des décisions percutantes et l’on se donne rendez vous à la fin de l’année pour peaufiner les modalités pratiques!
    Le sommet de la « dernière chance » me fait penser à la tournée d’adieu de Line Renaud ( Ma cabane au Canada, pour les enfants qui nous lisent); la tournée d’adieux a bien duré dix bonnes années!
    Donc RV au prochain sommet  » crucial »: replâtrage, ravaudage, rafistolage, bricolage, histoire de passer le temps jusqu’aux élections, et après ?
    vu de la Suisse qui n’y comprend goutte:http://www.tdg.ch/actu/monde/europeens-renflouent-fmi-aide-zone-euro-2011-12-09

    1. … mais de quel pistolet à bouchons parlez-vous ! ?

      Les Etats-nations (et leur parlement.. vous savez, ce genre d’assemblée qui tient son pouvoir d’une majorité qui pourrait soudain décider de ne PLUS payer les dettes..) sont détruits sans coup férir (un vrai coup d’état en col blanc), et quoi qu’il arrive de la crise, les gros rentiers sont sauvés.

      Il n’y a pas maldonne sur les moyens et la qualité du résultat, mais sur la cible : ce que vous croyez être un résultat manqué par l’inadéquation des armes utilisées pour l’objectif que vous imaginez poursuivi, est un résultat parfait, atteint par les moyens voulus pour l’objectif réellement visé.

      L’Europe a toujours ‘avancé’ à la faveur des crises qu’ « ils » disent tous ; c’est ce qu’ils font…

      1. L’Europe a toujours ‘avancé’ à la faveur des crises qu’ « ils » disent tous

        le fait est que Attali, le grand sachem, a dit lui-même, (chez Ségo, me semble-t-il) que lors de Maastruc , tout avait été mis en place pour ne plus pouvoir reculer, quoiqu’il arrive …pour devoir avancer à marche forcée !!
        c’est pleinement réussi ! la Grande Armée meurt et ne se rend pas ! youpiiii ! ( enfin, Sainte-Hélène n’était pas un paradis fiscal, au moins! quoique, avec la perfide Albion, on sait jamais ! )

        Heu pardon, mais ce n’est pas justement sur ce blog que l’on cherchait à revenir à l’embranchement précédent ( là où l’on s’était trompé ) …bon, maintenant, il ne va plus rester que le D.
        d’ailleurs, ils jouent aux dés avec nos vies, ça tombe bien !: le dé sauteur va leur péter au visage : seront riches, peut-être, mais pas bô, na !

  17. Tout ceci n’est que du show pour gagner du temps.
    Il suffit de voir les nouvelles échéances d’emprunt pour le premier trimestre 2012.

    En somme faisons tout pour faire baisser les taux pendant au moins trois mois et après on verra !

    1. trois mois vous rigolez à la vitesse d’aujourd’hui 3 jours dans le meilleur de cas ça oui !!!
      la bourse monte today demain elle chute idem pour les taux

      vive la rigueur mes amis, préparons nous tous à souffrir pour sauver encore une fois les banques elles le méritent,

  18. Ce enième rebondissement gesticulatoire me fait finalement penser à ça :

    « Chez nous c’est la crise. Tous les experts l’affirment ( ils sont innombrables et leur nombre augmente sans cesse), de même que tous les politiciens : le Bouffisme traverse une crise sans précédent. Impossible ! me direz-vous, car comme tout le monde en convient chez nous depuis longtemps (sauf bien entendu les socio-traitres, fonctionnaires acariâtres, et réactionnaires de tout poil) le Bouffisme est le système économique et social le plus performant (d’ailleurs on n’a pas trouvé mieux, allez donc voir chez Eux comment ça se passe !) et le seul qui permette le développement exponentiel du Progrès.
    Tous les experts l’affirment ainsi que l’immense majorité de nos politiciens, depuis quelques temps tout n’augmente pas aussi vite que d’habitude, pire, l’augmentation générale de tout serait en diminution. Invraisemblable ! Comment tout ne pourrait-il pas augmenter puisque le Bouffisme consiste précisément en l’augmentation de tout ? Face à l’incompréhension de nos concitoyens (ou alors il s’agit d’agents de chez Eux spécialement entraînés…) les experts et les politiciens se sont donc livrés à un exercice difficile, voir extrêmement difficile ( il fut même parfois qualifié d’impossible par certains mais il s’agissait probablement de socio-traitres) : ils ont expliqué quelles étaient les causes de la diminution de l’augmentation de tout ainsi que les conséquences les plus probables. Bien évidemment personne n’a crû un seul de leurs bobards car comme tout le monde l’a compris depuis longtemps (chez nous nous sommes lucides, contrairement à Eux) les experts n’ont jamais rien compris à quoique ce soit (dans le cas contraire on aurait pas besoin de leurs services) et les politiciens sont incompétents. D’ailleurs s’ils étaient bons à quelque chose ils travailleraient comme tout le monde.
    Selon les experts et les politiciens donc, la crise aurait pour cause un simple excès de Bouffisme (elle fut plus tard répertoriée parmi les affections économiques sous la dénomination d' »Enflure bouffique »). Cet excès localisé et bénin à l’origine (imaginez que vous repreniez 2 fois du fondant au chocolat par exemple, alors que vous avez par ailleurs déjà repris 3 fois de la charlotte aux fraises…) aurait été aggravé sous l’effet du G.L.U.R.B qui l’aurait démultiplié et étendu à l’ensemble de ses membres sans que ces derniers en aient été informés, voir même sans qu’ils l’aient voulu. Les représentants du G.L.U.R.B (c’est à dire les Patrons) prétendirent par la suite qu’ils avaient prit l’excès en question pour une avancée significative dans le développement de la globalisation et qu’ils avaient trouvé naturel d’en faire profiter tous leurs membres.
    Rien de bien dramatique donc. En fait de crise, il faudrait plutôt parler d’indigestion. D’où le remède envisagé par les membres du G.L.U.R.B réunis en session extraordinaire : à l’avenir, limiter les excès (à cette occasion nombre d’entre eux apprirent qu’ils faisaient parti du G.L.U.R.B, chose qu’ils ignoraient jusque là).
    Evidemment il s’est trouvé quelques extrémistes pour objecter : comment le Bouffisme pourrait-il être excessif puisque sa conséquence la plus immédiate et la plus visible est le Progrès ? Il serait proprement scandaleux de limiter la croissance exponentielle du Progrès ! Les experts et les politiciens se trouvèrent forts embarrassés (ce qui fit dire à certains que les extrémistes étaient en fait des agents à Eux spécialement entraînés à la rhétorique afin de salir les idéaux immaculés du Bouffisme). Ils décidèrent finalement de lancer un vaste Plan de Relance du Bouffisme (P.R.O.U.T) destiné à relancé la croissance de l’augmentation de tout et ce sans aucune limitation puisque finalement les excès s’étaient corrigés d’eux même grâce à la diminution de l’augmentation de tout qui avait en fin de compte permis au Bouffisme de digérer. Les représentants du Bouffisme applaudirent, les membres du G.LU.R.B se congratulèrent (il s’agit en partie des mêmes personnes). Ils décidèrent ensuite à l’unanimité de se réunir régulièrement afin de se tenir informés les uns les autres des dernières nouveautés en matière de Bouffisme et pour prendre de nouvelles mesures. Les représentants les plus hardis suggérèrent aux membres de renforcer d’ors et déjà le P.R.O.U.T, afin de prévenir tout risque de rechute, proposition qui fut spontanément reprise par plusieurs représentants, certains allant même jusqu’à envisager la création d’un Grand Emprunt National de Soutient du Bouffisme G.R.M.M.L.
    Le Nain adopta pour sa part toutes les propositions avec enthousiasme et décida même de créer le premier Ministère de la Relance du Bouffisme B.L.U.R.P destiné à évacuer l’excès au cas où le P.R.O.U.T fut trop timoré. »

    1. En 1996 dans l’horreur économique :

      Sur un ton inhabituel, Viviane Forrester dénonce les discours habituels, qui masquent les signaux d’un monde réduit à n’être plus qu’économique (ou même pire : financier, virtuel).

      Selon elle « nous vivons au sein d’un leurre magistral, d’un monde disparu que nous nous acharnons à ne pas reconnaître tel ». « Quand prendrons-nous conscience qu’il n’y a pas de crise, ni de crises, mais une mutation ? » « Le chômeur subit une logique planétaire qui suppose la suppression de ce qu’on nomme le travail… qui se réduit comme une peau de chagrin « . La priorité va au profit ; « c’est ensuite qu’on se débrouille avec les miettes de ces « fameuses créations de richesses » « . Escamoté le monde de l’entrepreneur au profit des « multinationales, du libéralisme absolu, de la globalisation, de la mondialisation, de la déréglementation, de la virtualité ». .

      1. C’est à peu près l’époque, 1995, où Henri Guaino nous faisait le coup de la « fracture sociale » pour préparer l’élection de Chirac. On a vu la suite.

  19. Questions à M. Leclerc ou à tout autre intervenant ayant les réponses (et je ne doute pas qu’il y en a sur le blog) :
    D’abord désolé si mes questions peuvent paraître naives, je suis plutôt néophyte mais je cherche à comprendre…
    Je lis régulièrement que la crise de la dette privée s’est transformée en dette publique du fait que l’état a pris à sa charge la colossale ardoise des banques. Je comprend le manque à gagner pour les états que la contraction de l’économie a généré au niveau des recettes fiscales, par contre je lis aussi que ce déficit des états depuis 2-3 ans est dû en parti au fait que les états ont du soutenir l’économie du fait que les banques n’accordaient que peu de crédit en raison de leur situation précaire. Ma question est la suivante : quelles sont les mesures concrètes qui ont été prises par les états pour soutenir la dite économie ? Pour quels montants (approximativement) et à qui ?
    Ma deuxième question est la suivante : les banques sont rincées, les états sont rincés… où est l’argent ??? Cet argent s’est entièrement volatilisé ou bien il est « quelque part ? Si oui, où ?
    Voilà, désolé encore si ces questions peuvent sembler stupides aux « experts » mais n’étant pas économiste pour deux sous (si je peux me permettre ce mauvais jeux de mot) j’aimerai éclairer ma lanterne. Merci d’avance.

    1. Bienvenue Heloua.
      Tu cherches où est l’argent qui « manque » et c’est compréhensible.

      Pour te donner déjà une idée, saches (goldman) que le total des « PIB » de tous les pays de la planète est de 60 000 milliards de dollars.
      (Le dollar étant LA référence obligée pour parler fric. Et achat de pétrole. Surtout.)
      Cela est à peu près ce que produit l’économie « réelle ». Soit, hors finance sauf pour les pays qui font tourner la planche à billets. US et GB en tête. Car cela augmente artificiellement leur PIB.

      Or, (en lingot, différent du papier-titre de mes fesses qui est une arnaque), si tu additionnes tous les PIB sortants des pays et tous les PIB entrants des pays, tu obtiens une différence de 10 % de PLUS de sortants que d’entrants.
      Soit, une disparition de ces 10% vers les paradis fiscaux. Au bas mot, bien sûr. Car ce qui est caché est impossible à chiffrer par définition.

      Mais il y a pire.
      Les banquiers ont créé de l’argent virtuel.
      Soit, leur RATIO de fonds réels avoisine les 5% en moyenne. Sauf en Chine où c’est 20%. Le reste est du virtuel.
      Vois donc leur chiffre d’affaire TOTAL et tu pourras comprendre que l’argent virtuel qu’ils ont créé a été chiffré à raison par un cabinet comptable de New-york et qui est de l’ordre de :
      1 480 000 milliards de dollars.
      Ceci n’est pas déraisonnable.

      Et là, tu constates que ce virtuel qu’elles ont créé ne bénéficie plus de la confiance de personne…
      Soit, voilà le « trou »…
      Tu peux dire gouffre, car les « financiers » et autres riches flippent un max à l’heure actuelle.
      Ils ont raison.

    2. 1) ponctionner les classes moyennes et faire tourner la planche à billet
      2) dans la trappe à liquidités, parce que 1% adorent voir les longues suites de chiffres se cumuler sur les comptes en banque au paradis fiscal, au détriment de … 99%

    3. Si tu veux, nous pouvons aussi évoquer la dette publique.
      Aussi minorée que la privée, me diras-tu.
      Ainsi, lorsqu’un simple conté des US se retrouve en faillite avec une ardoise de 3,1 milliards de dollars, je te laisse imaginer les ardoises qu’ont leurs états.
      Vois aussi dexia, cette « chère » banque spécialiste des prêts aux communes et collectivités de France et qui a A NOUVEAU besoin d’un renfloument de cette fois-ci 45 milliards d’Euros.

      Démarre par toi-même la chasse aux milliards qui manquent.
      Au moins, tuer des milliards est une action bénéfique.

      1. @ Yvan
        « Vois aussi dexia, cette « chère » banque spécialiste des prêts aux communes et collectivités de France et qui a A NOUVEAU besoin d’un renfloument de cette fois-ci 45 milliards d’Euros. »
        C’est quoi la source?
        Si je comprend bien, avec la règle du zéro déficit public et les renflouements OBLIGATOIRES des banques privées à coups de milliards par les Etats des citoyens contribuables, il faut combien d’années pour supprimer l’Etat social , les services publics , le salaire différé, cadire allocations chômage, retaites, santé, familiales etc. si la Droite reste au pouvoir? On peut penser que la Gauche taxera les riches et défendra moins mal les 95% qui vivent de leur travail que la bande du Fouquet’s sans se faire beaucoup d’illusions.
        Gisements inexplorés : Aux USA, imposer à 44% les 1% les plus riches rapporterait l’équivalent de 2,7% du PIB (Saez, Piketty, Stantcheva – Vox Eu)
        http://contreinfo.info/breve.php3?id_breve=10658
        et un peu d’humour et de rappel des citations de Maastricht par Claude Nicolet ça ne fait pas de mal
        http://www.marianne2.fr/Souvenons-nous-des-promesses-formulees-lors-du-traite-Maastricht_a213323.html

  20. 9 décembre 2011, 5 heures du matin: les Marchés l’emportent (provisoirement?) sur l’Europe par KO debout au 16e round.
    200000 ans d’homo sapiens, 40000 ans d’art (Souabe, Chauvet), 12000 ans de néolithique, 5000 ans d’écriture, 2500 ans de démocratie et de philosophie, 200 ans de république, 60 ans de paix en Europe, 30 ans d’ultralibéralisme financier pour en arriver à ça. Oui (Nicolas Sarkozy, Mont-des-Avaloirs-sur-Talonnettes de la Pensée, Toulon, novembre 2011): j’ai peur.
    Petit jeu de l’intrus, pour s’amuser en avance sur Noël (ah, surtout, n’oubliez pas, pour les fêtes: con – som- mez!): dans l’énumération ci-dessous, un événement ne peut être qualifié de progrès (si l’on est humaniste). Devinez lequel! Si vous gagnez (ou pas), vous aurez droit à un bon plan d’austérité doublé d’une cure de rigueur.
    Heureusement, Brice Couturier, -lui qui sait où va le monde et pousser Paul Jorion dans ses derniers retranchements-, dans sa chronique des Matins de France Culture, est là pour me rassurer: si je dis tout cela, ce n’est pas parce que j’ai compris un traître mot aux arcanes de Saint Marché, c’est parce que je suis en colère!

  21. Blues

    Il flotte depuis ce matin une sorte de nostalgie chez un tas de personnes qui ont des attentions pour les Anglo-British, un espèce de désespoir qu’ils aient choisi de couper les amarres avec le continent.

    En plus cette tristesse semble motivé par le fait que c’est contre le système financier que cette décision a été prise. La City va t-elle sombrer ou bien va t-elle se décrocher de la vieille angleterre ? J’ai bien l’impression que le prix de l’immobillier de bureau va augmenter considérablement à Paris et Francfort. Et pour les trucs tordus Singapour et Hong-kong là c’est déjà fait.

    1. tiens moi je vois le contraire plutôt, là ils vont tirer profit de la rigueur imposé à ces peuples d’europe
      je reprends ce message :

      Mikapat
      7 décembre 2011 à 10:17

      Il est remarquable que la mise en cause des retraites par repartition soit la première mesure de rigueur mise en place. C’est celle qui marque le plus les esprits : elle touche au coeur de l’immateriel, c’est à dire le besoin primaire de sécurité pour l’age avancé.
      Les larmes d’Elsa Fornero en Italie accompagnaient justement l’annonce du passage à 42 ans des annuités, du recul à 66 ans en 2018 (67 ans en 2027) de l’age de depart, du calcul de la pension sur l’ensemble de la carrière, et en plus de la desindexation des pensions sur la hausse des prix….cela illustre ce qui nous attend.
      Le rendement financier de telles mesures est immédiat (diminution des engagements court et moyen termes de l’état).
      Besoin primaire ? Oui, si on sait que dans beaucoup de pays les parents pratiquent l’avortement preventif pour privilegier les naissances de garçons, pour s’assurer qu’ils s’occuperons de leur parents plus tard.
      Oui, si on s’aperçoit que les structures sociales s’assurant l’obeissance des enfants envers leurs parents (Asie) visent en premier lieu à s’assurer que les enfants prendront soins de leur vieux parents
      Le désir (la pulsion) de sécurité est monétisée comme l’ont été toutes les autres (désirs de consommation, d’amour, etc). Le rempart immateriel de la mutualisation des ressources au service de tous (don, contre don) est détruit au bénéfice du profit de quelques uns.

    2. Eh oui, Genetais, mais il y a aussi une vraie Schadenfreude chez une tripotée d’autres personnes (dont votre serviteur) de voir ainsi les Brits couper les amarres, s’enferrer irrémédiablement dans leur rêve suprématiste perdu, dont l’hégémonie financière néo-libérale de la City n’est qu’une traduction, tout comme leur participation servile au premier génocide du XXIe siècle (Irak + AfPak = + 1M de morts). Qu’ils tentent maintenant de vivre de leurs recettes avariées de prédation financière (City = première place de blanchiment d’argent, de spéculation sans frein, notamment sur les matières premières et agricoles, etc.) ! Comme vous le dites, maintenant que, pour la première fois aussi nettement, me semble-t-il, l’Europe des 26 est coalisée sans eux, contre eux (évidemment ce n’est pas très exact mais le symbole d’une carte dans un journal TV fait quand même son effet et son chemin), ils deviendront de plus en plus irrelevant, au profit d’autres repaires du crime financier.
      Qu’on ne me fasse pas le coup des gouvernements contre les peuples, naturellement bons mais subjugués : 80 % des habitants du Royaume-Désuni (au fait, y’a pas un référendum sur l’autodétermination de l’Ecosse tantôt-bientôt ?) se déclarent ingénument contre l’UE, en grand et en détail.
      Alors …juste retour des choses… chickens come to roost
      C’est, pour moi, le seul aspect positif de ces nouveaux traités insensés et il est seulement de l’ordre du symbole (l’hypothèse inverse de Liervol est d’ailleurs possible) ; mais comme nous vivons, plus que jamais, sous l’empire des signes

  22. Résultat décevant, c’est le moins que l’on puisse dire. Parmi les « décisions -phares » solennellement proclamées cette nuit il y a celle que le secteur privé ne sera plus sollicité pour éponger les pertes. Diable.. qui va donc les supporter ? Cette « nuit historique » sera probablement déja oubliée dans 15 jours. Les banques françaises vont mal. Dans les faits il n’y a plus vraiment de marché interbancaire et les bilans des banques deviennent très sensibles au rencherissement du coût de la ressource. La consigne est désormais de gérer au mieux les maigres ressources disponibles en mettant en place une véritable politique d’allocation de celles-ci: ce qu’on appelle la restriction du crédit.

  23. Parmi les responsables gouvernementaux des 23 pays acceptant cet « accord », deux ont fait savoir qu’ils devaient d’abord consulter leur parlement respectifs (Suède et République Tchèque) avant de s’engager vraiment.
    La démocratie se porte vraiment bien en Europe, ça fait chaud au cœur …

    1. Sur le site d’un journal belge, je viens de lire (vers 15h00) que les vaincus étaient passés à 26 … Cela va très vite la mise au pas des institutions nationales…

  24. J’ai comme l’impression que le refus de la part du Royaume-Uni de participer au traité est la première phase de l’éclatement de l’union européenne mais vu la consistance de ce traité et la situation des pays qui continue à ce dégradé le reste ne va pas tarder à suivre… l’histoire retiendra de tous ses sommets que les dirigeants ont bien mangés à chaque fois à défaut d’avoir évité la catastrophe à venir !

    La Hongrie, la République Tchèque et la Suède ont t’il accepter finalement ? Car j’entends tout et le contraire sur la participation de ses 3 pays.

    1. les dirigeants ont bien mangés

      on est content pour eux !
      d’ailleurs, d’après qq photos ici ou là, il semblerait qu’ils prennent du poids .

      parfait, quand plus de sécu, de logement etc, etc, nous serons assez nombreux pour aller rapter les riches, et les manger …à la broche ! slurrrrp !
      ah, le beau méchoui que ce sera !

      parce que l’abbaye du Monte à regret, à part le boudin ….

  25. Vous aviez rêvé l’indépendance de la banque centrale, la monnaie unique, des lendemains qui déchantent ensuite vous les avez. C’est pile je gagne face tu as perdu.

  26. Vous ne pourriez pas publier des billets qui soient pas aussi durs avec nos politiciens. Je veux bien que nos politiciens s’enferment dans leurs aveuglements mais ne faites vous pas la meme chose dans ce blog. Ce n’est pas un bon excercise intellectuel de vous sortir de votre « confort zone »? Y’a rien de positive dans ce sommet? aucune lueur d’espoir?

      1. Le repas était certifié à 100% vierge de tout produit chimique phyto-sanitaire, autorisé officiellement ou non, ainsi que sans OGM d’aucune sorte, principe de précaution oblige. Sont trop précieux pour prendre le moindre risque. Et en plus ça n’aurait même pas d’intérêt scientifique vu qu’ils ne représentent pas un échantillon représentatif des populations.
        Comme quoi, c’est possible. Soit une lueur d’espoir supplémentaire… ou pas.

      2. « aucune lueur d’espoir? »

        Même qu’ils ont autorisé aux pauvres de faire les poubelles avant que les éboueurs passent. A condition que les pauvres quittent la ville après.

        Papillon

    1. @Pierre

      Y’a rien de positive dans ce sommet? aucune lueur d’espoir?

      Si vous trouvez, informez-nous, je vous souhaite bonne chance !

    2. >Pierre

      Vous avez donc si peur que ça? Il suffit donc du moindre coup de menton pour vous rassurer?
      Soyons sérieux! Vous croyez vraiment qu’en une nuit blanche on peut régler des problèmes structuraux comme ceux de l’Union Européenne?

      Moi, c’est l’inverse: plus le temps passe et plus je constate la nullité de nos dirigeants, qui n’hésitent plus à nous raconter des contes pour enfants en faisant mine d’y croire eux même, ça me rassure de moins en moins…

      Je vous conseille de lire l’Invention de l’Europe d’Emmanuel Todd: et si vous n’avez pas le temps de regarder ces cartes et ces statistiques, lisez en seulement l’introduction.

      1. je constate la nullité de nos dirigeants

        Ne pourrions nous pas dire plutôt qu’ils ne sont pas au service du plus grand nombre ?

    3. entendu Sapir ce midi sur France culture : en gros et en moins gros, c’est un mensonge . la pilule sera plus rude à avaler en janvier et février prochain . sans doute pourrez vous podcaster l’émission si vous la trouvez dans le dédale du site de FC .

    4. Y’a rien de positive dans ce sommet? aucune lueur d’espoir?

      Si la Merkel tiens toujours à son régime, elle aurait apparemment pas repris de fromage.

      1. En effet, les mines étaient, à l’inverse des poires, déconfites, ce matin. Au journal de la mi-journée de la RTBF, l’invité était Louis Michel (ex-commissaire européen et ex-Ministre des affaires étrangères belge) : pas d’échec du sommet mais presque et à cause de qui ? De l’Angleterre ! « un pays qui n’a jamais vraiment été dans l’UE » (sic !). Ben dis donc… Un jour, c’est haro sur le bosche, le lendemain, c’est sus à la perfide Albion. Pour finir, les traités européens renégociés ressembleront aux chiffons de papiers qui ont mené à la première guerre mondiale (Triplice, Entende Cordiale et tout le saint frusquin). Misère… Je vais m’acheter une pelle, histoire de commencer à creuser une tranchée pour m’y planquer le moment venu. Et quelques pots de moutarde Amora, aussi : je les ferai chauffer et je les balancerai hors de ma tranchée pour faire fuir l’ennemi (boarf, riez pas, c’est l’ypérite du pauvre !).

      2. quelques pots de moutarde Amora

        ok, merci de me donner longitude et latitude de votre tranchée …je viendrai avec du piment d’espelette : cela fera marcher le petit commerce …y’en a marre des multinationales – sans compter qu’elles trahissent sans arrêt, tout comme les aristos d’avant « gloire à la République ! » : n’aimons point les traitres.

        d’ailleurs, vous avez de drôles de fréquentations auditives …j’inviterais les mannes de Louise Michel ! ce sera plus décent !

        les PIIGS sont cordialement invités …nous les aimons bien ! que chacun vienne avec ses munitions préférées ( munitions de bouche ) : nous ferons ripaille ! non mais !

    5. « Vous ne pourriez pas publier des billets qui soient pas aussi durs avec nos politiciens »
      Quand ils seront aussi durs avec leurs commanditaires qu’avec leur peuple, nous nous adoucirons!

  27. FT Exclusive Comment
    Friday December 09 2011

    Wolfgang Münchau: The only way to save the eurozone is to destroy the EU

    So we have two crises now. A still-unresolved eurozone crisis and a crisis of the European Union. Of the two, the latter is potentially the more serious one. The eurozone may, or may not, break up. The EU almost certainly will. The decision by the eurozone countries to go outside the legal framework of the EU and to set up the core of a fiscal union in a multilateral treaty will eventually produce this split.

    I wrote in October that a time will come when the interests of the eurozone will not only collide with those of the non-eurozone, but with the EU itself. We are now at that point. On Thursday night, Angela Merkel and Nicolas Sarkozy clashed with David Cameron in a familiar Britain-versus-the-rest diplomatic standoff. That itself is not new. But a determination to go outside the treaty to overcome the disagreements adds a new dimension to this long-lasting dispute.
    http://link.ft.com/r/CTBPCC/WT2UCS/XG6L5/NJNIL6/DWJ4FU/SN/h?a1=2011&a2=12&a3=9

  28. @julien Alexandre

    Il a été servi du Lynch Bages 2008 si l’on en croit positivement un économiste mondain : 5 bouteilles par barillet de six balles
    à faire tourner d’une manière aléatoire avant d’actionner la détente.

    1. En l’honneur de David Lynch, de feu Merril-Lynch ou de la Loi de Lynch ?
      (Si c’etait le Pauillac de Lynch Bages et pas leur joli petit blanc, le choix était plutôt médiocre…)

  29. Vendredi 9 décembre 2011 :

    Le maintien de la Grèce, qui négocie désormais un « hair cut  » de 80 % sur sa dette, n’est même pas certain.

    http://www.latribune.fr/opinions/editos/20111209trib000670182/super-mario-priez-pour-nous.html

    1- Au début, ils disaient : « Ne vous inquiétez pas : la Grèce remboursera sa dette. »

    2- Ensuite, ils ont dit : « Ne vous inquiétez pas : la Grèce ne remboursera pas la totalité de sa dette, mais la Grèce remboursera presque toute sa dette. »

    3- Ensuite, ils ont dit : « Les prêteurs vont perdre 21 % de leur mise. »

    4- Ensuite, ils ont dit : « Les prêteurs vont perdre 50 % de leur mise. »

    5- Aujourd’hui, ils disent : « Les prêteurs vont perdre 80 % de leur mise. »

    6- Et demain ?

    1. Il y a trois cabinets d’avocats très connus qui préparent sa sortie.Pas encore de date, après les élections en France je suppose?

    2. @BA d’autant plus que ce n’est pas vraiment 50 pct, c’est de l’intox, mais le public ne retiendra que ce chiffre la.

  30. Je crois qu’il règne une certaine confusion dans les commentaires de cet article.
    Il ne s’agit pas d’une méchante Europe qui a décidé de faire payer les gentils peuples.
    Ce sont tout simplement des gouvernement de droite qui ont appliqué leur politique naturelle, défendre les intérêts des puissants contre les intérêts de ceux qui le sont moins.
    Ils savent très bien où ils veulent aller et n’auront de cesse de nous faire renoncer à un certain nombre d’avantages sociaux (tous ?).
    Contrairement à beaucoup ici, je ne me réjouis pas de la crise dans la zone euro et je pense que revenir aux monnaies nationales serait servir un festin aux financier qui vivent des disparités, frontières, changes. Faire de l’Europe le responsable, c’est ne pas voir dans la concentration imbécile et obsessionnelle du capital la cause du désordre actuel.

    Donc, outre leur orientation politique, l’erreur fondamentale de nos dirigeants (à qui s’en prendre s’ils sont là ?), ce n’est pas d’agir au niveau européen mais de chercher une solution improbable à ce qu’ils croient être une crise de la dette, alors qu’ils sont juchés sur un système qui s’effondre.
    En tous cas c’est ainsi que je lis le billet de FL

    1. la constitution à laquelle nous avons dit non, sabrait semble -t-il dans tous les services publics désormais nommés sieg , même si ce sont des boites tout à fait privées . cette Europe là, ben dis donc … et comme nous n’avons eu que le droit de dire Oui .

    2. Faire de l’Europe le responsable, c’est ne pas voir dans la concentration imbécile et obsessionnelle du capital la cause du désordre actuel.

      .. et quel est le but unique et ultime de l’Europe sinon de libéraliser les mouvements de toutes sorties, dont les mouvements de capitaux ? Vous connaissez le sort de toutes les législations fiscales anti-abus dans les pays qui composent l’Europe ?

      Il faudrait veiller à parler de l’Europe telle qu’elle résulte implacablement des textes (dont les merveilleuses directives de la komi$$ion) plutôt que cette entité rêvée qui unit les gens et évite les guerres.

    3. D’accord avec vous, mais le problème c’est que rester dans l’Euro et dans cette Europe la c’est la quasi garantie d’avoir jusqu’à la mort un gouvernement de droite alors pourquoi encore voter si on pense autrement?
      C’est ça le piège et c’est pour cela qu’ils aiment tant l’EURO qui est une monnaie de destruction massive des droits sociaux.
      Personne n’est contre l’Europe(le continent,les peuples)même pas vraiment contre l’Euro, mais ce sont deux prisons à présent pour tous les citoyens progressistes de notre continent car nous ne serons jamais majoritaires la dedans.La France voterait elle à 75 pct à gauche que cela changerait peu de choses c’est bien le problème.Sans parler de la récession à perpétuité pour payer les dettes aux banquiers.Je plains les jeunes car moi ma vie est derrière moi.Je trouve cela révoltant pour nos enfants et petits enfants.
      La démocratie est donc morte ce vendredi, il faut oser le dire.

    4. J’ai l’impression que certains ne sont pas très au fait de la composition du Parlement Européen résultant de très démocratiques élections européennes, Parlement qui détermine plus qu’un peu la composition de la Commission, i.e de l’exécutif, alors que le Conseil de l’Europe est lui constitué des dirigeants de chaque pays membres. Pour ce dernier, je ne ferai pas l’injure de rappeler l’orientation de ces « leaders » des « grands pays leaders » et quand au Parlement, je rappellerai juste que la majorité conservatrice du PPE allié aux libéraux est écrasante (338 sièges) – magnifique démonstration de force à Marseille du PPE juste avant le sommet, avec Sarko, Merkel, Barroso, Wlfried Martens, Donald Tusk, Mariano Rajoy, Trichet même, Berlusconi… et toute la bande… – face aux sociaux-dém, aux verts et aux partis de la gauche antilibérale (278 sièges au total), le reste n’étant qu’un ramassis copieux (une bonne centaine de sièges) de nationalistes étronesques, d’eurofossesceptiques et d’extrême-droite…
      Voilà la représentation européenne. C’est comme ça. La Démocratie représentative que ça s’appelle le bin’s.

      1. @Vigneron

        Heu au milieu des années 90, 13 des 15 gouvernements étaient à gauche (enfin identifiés comme tels). Vous avez vu un changement de direction à ce moment là ? Je me souviens des accords de Barcelone au contraire…

      2. au milieu des années 90, 13 des 15 gouvernements étaient à gauche (enfin identifiés comme tels)

        Ah oui ? Tu parles de Balladur ou Juppé en France, de Kohl en Allemagne, d’Aznar en Espagne, de Berlusconi puis Prodi en Italie, de Major en GB, Dehaene en Belgique… à gauche toute effectivement…
        « Accords de Barcelone » ??? Tu veux parler du processus de Barcelone « Euromed » de 1995 ou du Conseil de Barcelone de 2002 ?

      3. @Vigneron

        A partir de 1997 précisément et oui il s’agit du conseil de Barcelone. C’est bien Jospin qui a été signer non ? Il faut quand même arrêter de nous bassiner avec la majorité de droite qui ferait des politiques de droite. La direction a toujours été la même, y compris donc, quand 13 des 15 gouvernements étaient à gauche à la fin des années 90 et au début des années 2000 (c’est plus précis là, c’est mieux ?) Je crois que les traités expliquent un peu cela…

      4. http://www.consilium.europa.eu/ueDocs/cms_Data/docs/pressData/fr/ec/71026.pdf
        La lecture de ce texte(ancien) peut provoquer l’hilarité ou la dépression. Question de constitution physique…
        Les Etablissements Nouveaux des Laboratoires Europa en assume par avance toute responsabilité.
        « Lors de la conférence de presse, le Premier ministre Jean-Claude Juncker a déclaré: « Nous ne pensons pas qu’il soit opportun de rendre les conseils européens plus transparents !  »
        Jospin dans la poche de Chirac a signé mais aurait-il pu ne le faire?…
        Un mois plus tard, cela n’avait plus d’importance…

    5. Ce sont tout simplement des gouvernement de droite qui ont appliqué leur politique naturelle, défendre les intérêts des puissants contre les intérêts de ceux qui le sont moins.

      Donc, outre leur orientation politique, l’erreur fondamentale de nos dirigeants (à qui s’en prendre s’ils sont là ?), ce n’est pas d’agir au niveau européen mais de chercher une solution improbable à ce qu’ils croient être une crise de la dette, alors qu’ils sont juchés sur un système qui s’effondre

      Je ne comprends pas trop . . .
      je suis bien d’accord avec la première proposition – même si la notion de « puissants » pourrait être discutée – mais alors pourquoi parler « d’erreur de nos dirigeants », vous semblez faire votre leurs affirmations qu’ils chercheraient une solution à une crise de la dette ?

      Je ne crois pas un instant que nos dirigeants cherchent une solution à la crise de la dette. Ne croyez vous pas que c’est une fameuse aubaine pour cette droite néolibérale – sans même rentrer dans une analyse sur les trente dernières années des causes de ce fameux « cadre » dans lequel nous vivons aujourd’hui, je veux parler ici du « capitalisme financiarisé » mis en place froidement par la dérégulation – qui instrumentalise outrancièrement la peur de la dette pour imposer leurs vues néolibérales – concurrence libre et non faussée allant de paire avec l’ouverture des marchés à l’international – que trente ans de libéralisation n’a pas réussi à imposer aux peuples d’Europe. L’occasion fait le larron même si je pense que l’occasion a été forgée patiemment.

      Les causes de la dette sont multiples mais une des causes est bien la dépense fiscale des Etats en faveur des quelques uns les plus fortunés.
      Les Etats ont organisé, par la loi, leurs pertes de recette. Ils ont beau jeu après, de prétendre que les caisses sont vides et que « la » solution est de privatiser à tout va – pour le plus grand profits de ceux qui vont enfin accéder au « marché » de la santé publique, des transports public, de l’énergie publique, de l’eau publique etc.
      Par exemple le dernier rapport de la cour des compte pointe que 19% des niches fiscales sont inefficaces (11,7 milliards d’€) et que 47% sont peu efficientes (28 milliards d’€) déjà près de 40 milliards par an de manque à gagner qui restent dans les poches des bénéficiaires. Par ailleurs la suppression de la niche Coppé rapporterait quelques 7 milliards par an pendant 3 ans, la suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires 5 milliards d’euros par an, une imposition des « revenus » du capital au taux moyen de 40%, entre 60 et 100 milliards selon les sources, sans compter ce que rapporterait une réformes de l’impôt sur les revenus en rétablissant des tranches hautes.

      1. RV,

        « Je ne crois pas un instant que nos dirigeants cherchent une solution à la crise de la dette. Ne croyez vous pas que c’est une fameuse aubaine pour cette droite néolibérale. »

        Je pense exactement la même chose que vous.

      1. Oui j’ai vu ça également. Je dirai même plus, on nous harcèle de publicité en tout genre 24h/24h jusqu’à la limite de l’aliénation, et on va nous reprocher de trop consommer. Il fallait oser en effet.

  31. Les Brits ne sont pas contents du tout:

    Europe’s blithering idiots and their flim-flam treaty.

    http://blogs.telegraph.co.uk/finance/ambroseevans-pritchard/100013758/europes-blithering-idiots-and-their-flim-flam-treaty/?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter

    Ils attendent le départ de sarko avec impatience:But the vain and hysterical little man now in the Elysée will soon be gone. A leader will emerge once more with a « certaine idée de la France ».

    As for Britain, let us seize the moment of liberation, and enjoy it.

    1. @ dissy

      Effectivement le telegraph (qui représente plus la City que « les anglais ») a l’air très colère.
      C’est un bon point, mais ça ne suffira pas à me faire supporter Sarkozy. 😉

      1. Je m’étonne du silence du PS et de Hollande ce vendredi…des manchettes du Monde(sur le combat de coqs Lang/ Montebourg) ou encore de Libération sur …DSK.
        Le sommet d’hier et ses décisions catastrophiques pour tous et pendant des années….pensez vous bonnes gens…pas intéressant.

      2. Evans-Pritchard effectivement n’est pas content.

        But the vain and hysterical little man now in the Elysée will soon be gone. A leader will emerge once more with a « certaine idée de la France ».

      3. « certaine idée de la France ».

        ah, les coquins ! z’essaient de nous faire gouzi gouzi !

        Evidemment, « Il » est mort depuis longtemps; on n’est pas prés d’en avoir un autre de ce calibre ! Pas plus que l' »Anglois », d’ailleurs !

        1940 :
        de Gaulle a rendez-vous avec Churchill . Il frappe à la porte de la chambre-bureau .
        Churchill : « Entrez, mon cher, entrez ! »
        de Gaulle ouvre la porte, et se retrouve face à Churchill, sortant de sa douche, et dans le plus simple appareil.
        de Gaulle, gêné s’excuse . Et Churchill de s’exclamer, « Entrez, mon cher,entrez, l’Angleterre n’a rien à cacher à la France !  »

        Bref, deux personnalités qui se sont révélées dans la catastrophe. (n’oublions quand-même pas que Churchill, Duc de Malborough, avait fait froidement, bien avant cela, tirer à balle réelle sur les mineurs gallois.) Ce qui n’empêche que, dans des circonstances aigües, il fut un » sacré bonhomme ».

        Affaire à suivre…

  32. Ceux qui ne voient, comme seule issue à la situation actuelle, qu’une vaste restructuration des dettes, avec son corollaire logique, un nouveau modèle de société, en sont à nouveau pour leur frais. C’est un fait.
    L’Europe n’explose pas et se recentre vers une nouvelle « union de stabilité budgétaire », une union européenne plus intégré et sans la GB. Nous nous dirigeons donc tout droit vers un long désendettement douloureux, des politiques de rigueur et une récession en Europe. La BCE va prendre en charge le suivi budgétaire des états, la gestion monétaire de la zone et va soutenir sans faille le secteur bancaire. Tout cela va lui permettre d’agir plus significativement sur le marché secondaire des dettes souveraines et permettre à l’Italie d’emprunter sur les marchés à des taux à nouveau soutenables, espérons en 2012.
    Le moindre mal serait que cette récession soit assez faible et donc que nos recettes budgétaires ne soient pas trop impactées l’an prochain. Une récession de l’ordre de 1% en 2012 en France devrait pouvoir être absorbée sans trop de difficultés et l’objectif de 4.5% dans ces conditions serait atteint. Nous avons encore pas mal de marge de manœuvre sur les impôts et les postes de dépenses.
    L’impact social sera bien plus important en Italie et en Espagne, les peuples se soulèveront-ils ?
    Les signaux actuels sur la croissance aux USA étant plutôt bons et les émergents gardant une bonne croissance, l’Europe pourrait en bénéficier, limiter sa récession et se désendetter sans rentrer en dépression.
    Si la zone euro retrouve une trajectoire soutenable dans la gestion de ces dettes et ainsi la confiance des investisseurs internationaux, peut être retrouvera-t-elle ensuite le chemin d’une croissance assainie.
    Ce n’est pas encore la fin du capitalisme.

    1. Coyez vous réèllement à des taux soutenables pour l’italie, par quel hasard ?
      Une politique commune d’austérité ou une émission de fausse monnaie ?

      1. Par le même « hasard » qui fait que le taux actuel moyen de l’ensemble de l’énorme dette Italienne est de 4.23%. En matière de taux, au regard de ces 10 dernières années, c’est la situation du moment qui reste exceptionnelle, pas l’inverse.
        Après tout est une question de confiance des investisseurs dans la capacité ou non du pays d’honorer ces dettes, et pour l’instant l’Italie a rompu ce pacte de confiance en laissant trop filer les déficits.
        Compte tenu du programme adjudication du trésor Italien l’an prochain un taux de refinancement à 6-7% ne serait supportable qu’environ 6 mois. Après il faudrait que le FESF ou le MES ou le FMI prennent le relais, on reste au bord du gouffre mais on n’y est pas encore et puis, l’Italie reste un grand pays industriel.

    2. Bonjour Serge,
      Cette analyse provient-elle d’un expert, ou bien de vous-même? (êtes-vous p-e expert)
      Votre analyse, bien que je ne possède pas les compétences pour l’analyser- est indéniablement bien différente que ce que prévoit Monsieur Jorion, Mr Delamarche, Mr Jovanovich.

      J’avoue sur ce coup être un peu étonné qu’un fossé si grand puisse exister entre des experts.

      L’êtes-vous?

      Merci

      1. Bonjour Sali.
        De moi, sinon j’aurais mis la source.
        Le mot expert ne veut plus dire grand chose, surtout quand on voit les résultats des politiques qui nous mené dans cette situation. Disons simplement que mon activité professionnelle depuis plus de 30 ans me permet d’avoir un avis argumenté sur ce qui se passe, et ce qui pourrait se passer.
        Pour le reste, je pense comme nombre d’analystes que nous sommes sur une trajectoire insoutenable et qu’il faut d’énormes changements dans ce capitalisme néolibéral sans frontière que l’on peut aisément qualifier de sauvage. Je pense cependant que l’Europe, hors GB, n’est pas aussi atteinte que les USA et qu’il faut à tout prix se battre contre la financiarisation de nos économies et le pur modèle anglo-saxon de fuite en avant dans la dette. Mais ces changements ne pourront s’opérer que dans le cadre d’un rapport de force, le dernier coût d’éclat raté de Cameron voulant faire de la Grande Bretagne la zone Offshore de l’Europe de demain en étant une nouvelle illustration. L’éclatement de l’euro et donc de la puissance européenne nous mettrait dans une situation de terrible vulnérabilité face aux vautours de la finance qui eux n’ont ni frontières, ni étique.
        Certaines des personnes que vous citez pensent que le moteur est complètement fondu et qu’il faut tout changer, une sorte de big bang pour remettre les compteurs à zéro, les revenus et les patrimoines, bref une révolution.
        Je partage souvent leurs analyses sur la gravité de la situation et sur les causes de ce marasme, ce n’est pas très compliqué d’analyser un état de fait, mais quand je regarde ce qu’ils proposent comme modèle et bien je ne vois rien et cela me gène beaucoup.

      2. Je partage souvent leurs analyses sur la gravité de la situation et sur les causes de ce marasme, ce n’est pas très compliqué d’analyser un état de fait, mais quand je regarde ce qu’ils proposent comme modèle et bien je ne vois rien et cela me gène beaucoup.

        En proposant de « sortir du cadre », très rares sont ceux qui proposent un « modèle ».
        La plupart d’entre nous proposent la démocratie, mais réelle,
        comme le nord de toute alternative, ses formes dans la vie politique et économique
        restant à reprendre ou inventer et surtout soumettre au débat le plus démocratique.

        Maintenant ce n’est pas parce-que le nouveau cadre est seulement esquissé,
        et sans doute jamais définitivement tracé,
        que le cadre actuel peut encore tenir longtemps,
        que le capitalisme ne serait pas à l’agonie…

        Personnellement, et je ne suis pas le seul ici,
        je pense que la guerre et le fascisme pourrait lui donner un sang neuf.

        C’est la raison pour s’engager, par tous les moyens qui seront nécessaires,
        à ne pas supporter plus longtemps cette agonie,
        donc a accélérer sa disparition.

      3. à Charles

        En proposant de « sortir du cadre », très rares sont ceux qui proposent un « modèle ».
        La plupart d’entre nous proposent la démocratie, mais réelle,
        comme le nord de toute alternative, ses formes dans la vie politique et économique
        restant à reprendre ou inventer et surtout soumettre au débat le plus démocratique.

        en convoquant une Constituante ? pour commencer ?

    3. On dirait la géniale analyse de Ch Lagarde en juillet 2008…la crise US ne passera jamais l’Atlantique..ou celle du célèbre A Minc ‘une crisette’…Le monde des bisounours, je sais que Noel approche mais tout de même.La méthode coué fait toujours quelques adeptes visiblement.

      1. Pour porter des jugements de valeur sur C.Lagarde ou A.Minc, vous devez avoir un sacré CV ! J’aimerai bien vous lire vos travaux.
        Les capacités de cette femme m’ont toujours impressionné, comme quoi… Ce qui ne veut pas dire qu’elle n’a jamais fait d’erreurs, mais qui pourrait le prétendre ?
        Pour le monde des anges je vous reporte à ma réponse à Sali.

      2. Serge

        La taille du CV n’a pas grand chose à voir avec la lucidité. (Et puis s’il faut pouvoir justifier d’un diplôme ou d’un certain statut social pour porter un jugement de valeur autant rétablir tout de suite le suffrage censitaire.)
        Pour être la bonne personne au bon endroit en période de crise profonde d’un système, comme c’est le cas actuellement, il faut surtout être capable de raisonner en d’autres termes que ceux du système, pour l’intérêt général.
        Il me semble que Largarde et Minc sont plutôt mal placés de ce point de vue. Leur tâche se résume surtout à sauver ce qui peut l’être pour sauvegarder les intérêts des possédants. Pour cela oui, ils ont une compétence indéniable, celle de prolonger l’agonie d’un système.
        Je vous rappelle aussi que l’essayiste Alain Minc est membre de nombreux conseils d’administration, c’est un analyste juge et partie, cela ne l’incite pas à sortir du cadre.

      3. Un peu de respect je vous prie la géniale analyse de Christine Lagarde en 2008, l’a propulsé ensuite au FMI à 500K$ l’an plus avantages en nature et net d’impôt !!!
        C’est là qu’on voit qu’avec beaucoup de nègres en tout genre, il n’est pas besoin d’être qualifié pour le poste.

      4. @Serge

        Enfin tout de même, Largarde et ses « la crise est derrière nous » en boucle depuis quatre ans, vous admettrez que pour le moins, ce n’est pas très sérieux…Et Minc, je n’en parle même pas, ce serait déjà lui porter un peu trop d’intérêt…

      5. Pour porter des jugements de valeur sur C.Lagarde ou A.Minc, vous devez avoir un sacré CV ! J’aimerai bien vous lire vos travaux.

        Et bien, il suffit d’avoir tout au plus une agrégation d’histoire pour dépasser le niveau de notre bon monsieur dans ce champs là.

        Et pour avoir ce niveau, il suffit juste d’aller dans la salle des professeurs du lycée le plus proche et de demander à Mr ou Mme le (la) professeur agrégée d’histoire de venir faire un petit cours à ce médiocre écrivaillon.

        Ce type est un tocard. Tout simplement.

        Et j’ai tendance à penser que ce qui le prenne au sérieux ne valent guère mieux.

      6. On retiendra de Lagarde deux choses
        1. elle a servi de son mieux le capitalisme
        2. elle n’est pas responsable de son effondrement,
        inscrit dans la dynamique de sa concentration.

        En attendant, l’ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde à Bercy,
        actuel PDG de France Telecom, est interrogé ce vendredi 9 décembre
        dans l’affaire Tapie/Crédit lyonnais.
        Il doit s’expliquer sur l’arbitrage à 403 millions d’euros rendu en faveur de Bernard Tapie…

      7. Je dois vous avouer que j’ai toujours du mal à porter un jugement de valeur fort vis à vis d’une femme ou d’un homme public, en me basant simplement sur l’image rendue par le prisme médiatique sans avoir eu au moins un contact direct et je me méfie des machines à détruire moderne esprit « Grand Journal ». Je parle d’un avis tranché, bien entendu, du type : Minc est un tocard.
        Minc je ne me prononce pas, si ce n’est que la profondeur ce certains de ces livres m’ont quand même impressionné. Je ne partage simplement pas ses positions publiques et son arrogance m’énerve.
        Pour Lagarde c’est différent. J’ai eu l’occasion d’avoir dû travaillé avec elle et une de ses équipes sur un dossier sensible. Je vous assure que c’est un leader né. Elle est intelligente, consensuelle, a une capacité de travail et d’anticipation hors norme. Maintenant, ses prises de positions publiques lors de son passage dans la vie politique Française du type, la crise est derrière nous, ne veulent rien dire. Celui qui croit qu’un représentant politique dit réellement ce qu’il pense ne comprends rien à la réalité de la vie en politique. Surtout ne jamais croire à ce que dit publiquement un politique. Il suffit d’ailleurs de voir le grand écart entre ses positions publiques actuelles et celles d’il y a encore peu, assez saisissant.
        Lagarde me fait penser sous certains aspects à Juppé avec qui j’ai aussi travailler sur un dossier d’urbanisme pour la mairie de Bordeaux. Des têtes bien faites.
        Bon désolé, ils servent un état capitaliste et sont de droite, mais bon, de l’autre côté de l’échiquier j’ai partagé de grands moments avec Généreux à France Culture avant qu’il ne soit jeté comme un malpropre et je lui accorde beaucoup de crédit aussi, comme quoi…

      8. @Serge

        Le cynisme est peut-être pour vous une qualité mais pas pour moi. Il peut y avoir des adversaires intelligents. Cela reste des adversaires. Quand ils contribuent à mener la monde à la catastrophe, ce sont des criminels…

      9. @ Serge
        Minc n’écrit plus ses livres. Ce sont ces « petites mains », qui officient dans des think tank plus ou moins officieux, qui se tapent tout le boulot. J’ai eu l’occasion, dans ma prime jeunesse, d’y faire un tour, par curiosité. Je suis parti assez vite, le niveau n’étant clairement pas là. Entre les types qui ne maitrisent pas les bases de leur « courant de pensée », ceux qui sont là « pour le réseau et la reconnaissance sociale à la c… », et les théologiens hermétiques à toute dicussion rationnelle (c’est comme de discuter avec un fondamentaliste… à partir d’un certain moment cela devient une question « d’identité », de « continuité du moi », et vous ne pouvez rien en tirer), c’était franchement limite limite en terme de compétence.
        Du reste, A.Minc a planté tout ce qu’il était censé gérer. (c’est une différence avec DSK, auquel on peut au moins reconnaître ce mérite là). Et il se permet de venir donner des leçons!

        Mme Lagarde est une avocate d’affaire brillante, très professionelle qui, dixit ses collaborateurs eux-même, n’hésitait pas à leur laisser une grande marge d’autonomie (ce qui était relativement nouveau à Bercy). Mais elle n’y connait strictement rien en matière d’économie ou d’ingénierie financière. C’est comme de lui confier… je ne sais pas moi… la rubrique sport. Alors la voir au FMI…

        Du reste, dans une configuration aussi mouvante que la nôtre, il n’y a guère que les chercheurs qui soient à la mesure de l’enjeu, parce qu’ils sont formés pour ça. Les professionnels ont le nez dans le guidon, et ne voient qu’un « bout » de l’ensemble. Les politiques ont trop de réflexes calibrés sur un monde qui justement n’existe plus. Et parmi les chercheurs, privilégier les polymates 😉

    4. @Serge en Europe depuis les premiers révolving en 1991 environ, c’est de la croissance sur la dette qu’on a fait, si on n’avait pas fait endetter les gens nous aurions eu zéro croissance car les revenus eux ont suivi la pente descendante. Alors vous me faites rire avec votre chemin de la croissance assainie, le seul moyen de refaire de la croissance comme vous dites sans toucher aux dettes ce serait de faire comme les américains du crédit aux insolvables et de trouver comme eux des pigeons à qui revendre le tout…pendant ce temps là on vendrait à nouveau de tout et que nous importe si au bout de deux ans personne ne paie, allez allons y franco faisons nous aussi de croissance à l’américaine…

      1. @clown lagarde, il vaut mieux lui confier le rubrique sport, ç’est certain ; elle a été championne de natation synchronisée ; au moins à l’époque elle nageait en eau propre..

        je pense qu’elle n’avait rien à faire comme ministre de l’économie de la France, vu qu’elle ne défendait en rien les intérêts de l’économie française et de la France, mais uniquement les intérêts de ses clients, les riches banquiers.. le conflit d’intérêt personnifié, la même chose la tête du fmi..

  33. Peut-on « nettoyer » l’excès d’endettement public ?

    Patrick ARTUS

    Une solution radicale à la crise des dettes souveraines consisterait à ramener dans tous les pays de la zone euro le taux d’endettement public à un niveau acceptable, cohérent avec un excédent budgétaire primaire supportable, par exemple 70% du Produit Intérieur Brut.
    La partie des dettes publiques supérieure à ce niveau serait annulée ; la croissance pourrait alors repartir sur des bases saines, avec des politiques budgétaires normales, la disparition, dans le futur, du risque de défaut souverain donc la baisse des primes de risque et des coûts de financement, à condition que des règles budgétaires convenables soient mises en place.
    Mais ce haircut généralisé sur les dettes publiques de la zone euro :

    appauvrirait les épargnants, de 9% de leur richesse financière, au travers des pertes des investisseurs institutionnels ; mais ceci peut se justifier : les épargnants doivent participer au coût de la correction des politiques budgétaires trop expansionnistes ;

    mettrait les banques en grande difficulté, avec la perte de 35% de leurs fonds propres sans possibilité pour les Etats de les recapitaliser (puisqu’on ne veut pas réaugmenter les dettes publiques), sauf si on acceptait de réduire aussi (de 2%) la valeur des dépôts bancaires et des autres dettes bancaires.

    http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=61337

    Pourquoi l’accord de Bruxelles ne va pas sortir l’Europe de la crise.

    http://www.20minutes.fr/economie/839730-pourquoi-accord-bruxelles-va-sortir-europe-crise

    1. 2 % de mes dépôts bancaires ? Ben moi j’l’les donne…pas de soucis !

      9 % de ma richesse financière ?…servez vous c’est cadeau !..y’a pas de mal.

      Mais arrêtez immédiatement l’austérité !

      Moi je signe des deux mains le plan Arthus.

      1. Arthus devrait en parler à Arthuis qui devrait en parler à Bayrou , qui me semble , hier soir sur la 2 , avoir surtout retenu le volet « sang et larmes  » ( 50% par la fiscalité accrue , 50 % par la réductions de « l’offre sociale » ) , dans les efforts à faire pour se remettre en bonne position , sans faire de peine aux banques ou aux actionnaires.

        Pour le reste c’est un appel à consommer français et européen ( enfin de façon un peu floue, pour éviter les mesures de rétorsion des autres producteurs nationaux – ou comment faire du protectionnisme sans que ça en soit …..), pour faciliter la réindustrialisation de la France .
        Il va sans doute y avoir unanimité sur ce créneau sans qu’on sache bien quels secteurs de production on souhaite , et peut , relocaliser .

        Retenu aussi un moment rigolo où Montebourg ( qui était un de ses contradicteurs ) a reconnu ne pas pouvoir encadrer Pascal Lamy , au point de lui contester d’être socialiste . Ce qui a habilement permis à Bayrou , un peu plus tard , de souligner que les lignes de fractures annoncées entre gauche et droite , traversaient en fait le PS ( et sans doute d’autres dont l’UMP ) et que c’était bien la preuve que le centre était le parti d’avenir , seul capable d’avancer un projet non  » partisan « et « autre » .

        Il est par ailleurs resté très en retrait sur le nucléaire .

        A mon sens si NS et MleP étaient hors jeu , la ligne d’opposition entre Hollande et Bayrou pourrait bien être cettte inscription ou non inscription dans un schéma qui implique ,ou pas , sévèrement le capital et les banques . A cette heure la simple mise en avant par le PS d’une taxe sur les tractations financières ( c’est peut être Pascal Lamy qui l’a soufflée !) ne semble pas à hauteur des enjeux civilisationnels tels qu’évoqués ici .( à la maîtrise du temps et de la bête près ) .

        A suivre .

      2. Revenus financiers des ménages français pour 2011 calculés par Piketty : 261,4 milliards euros – 13 % du PIB (en 2007, le top score : 280,4 milliards).
        Revenus financiers versées par le reste du monde à des unités résidentes françaises (privées ou publiques) en 2009 : 129,5 milliards euros.
        Verséés par des unités résidentes françaises (privées ou publiques) en 2009 au reste du monde : 127,8 milliards.
        Solde positif de 1,7 milliards euros (en 2007, le top score : 9,4 milliards)

      3. @ juan nessy
        S’il y a une ligne de fracture entre Hollande et Bayrou, elle n’est pas dans le fait de faire ou non participer les banques! Sur ce point, Hollande est exactement sur la même ligne (Montebourg ne sert qu’à éviter l’hémorragie à l’extrême gauche;son projet de « démondialisation », et tout ce qui va avec, n’est absolument pas celui des tauliers). Taxer les banques ne sert effectivement à rien, et Hollande le sait très bien.

        Je mise sur un deuxième tour Bayrou (avec son discours qui fait « sérieux » et « responsable », il va bouffer le PS et l’UMP)/MLP. On peut parier une choucroute, si vous voulez.

    2. la croissance pourrait alors repartir sur des bases saines, avec des politiques budgétaires normales

      Qu’est-ce qui garantirait que la dette ne recommencerait pas à croître ? …

      1. …, cela étant dit, je suis en train d »écouter cet extrait : il y critique dans l’Euro, un système qui contrecarre la perception des impôts ; et à moins de tenir l’Europe pour ayant une démarche anti-ultralibérale (!! et l’Euro son outil ce sens (??), son discours n’a rien ici d’ultralibéral ..

      2. @ Paul,

        Bonsoir,

        Pour réutiliser vos locutions qui me deviennent chères, impression décalée que les entités Etats-Nations et groupement d’intérêts stratégico-dépendant y afférents, se trouvent prises dans des double démarches impératives à mener :

        1/ Top down : l’international et le multilatéral, où règnent en maîtres des intérêts puissants, chiffrés, codés, et simultanément fragiles

        2/ Down top : le dual « symétrique » (reflet d’échelle de forces synthétiquements appliqués aux décideurs concernés, l’équation locale à formuler et résoudre, polycacophonique explicite) en interne et à l’unité desdites entités, préserver la cohésion globale (risques d’implosions sociale, guerre des classes / castes, par nécessité de survie souveraine pure et simple, de plus en plus).

        Disons aimablement que la « conjoncture » forment par le mode expérimental une classe de dirigeants en postes à surmonter les paradoxes et phantasmes de leur exercice du pouvoir.

        Un cours pratique accéléré vers le paradigme nouveau ? Avant noël, aidons les pauvres et faisons semblant d’y croire, soignons dignes, la leçon de choses est sévère pour tous. Soyons créatifs dans nos pratiques alternatives, pas que devant l’Oeil de la caméra qui temporise tant bien que mal la dispersion du malaise total en forme de bombe d’ambiance idenditaire.

        Ma cassette ? Bien secondaire, parfois, comme disait l’indien, l’or ne se mange pas, ramenons les intentions cachées du capital discrètement accumulé vers le réel commun.

    1. Je viens de l’écouter, c’est vrai qu’on dit à peu près la même chose. L’explication, c’est sans doute « les faits ».

      Mais les 2 dernières minutes, c’est sa profession de foi ultralibérale : l’État responsable de tous nos maux. Et le fait qu’il gagne de l’argent avec ses prédictions, comme preuve qu’elles sont bonnes. Arrrgh…

      1. Le même Charles Gave a prédit la sortie de l’ Allemagne de l’Euro. Comme Frédéric Lordon.
        Pour moi l’argument présent de Gave (les 1000 milliards de prêts en zone Euro qui en valent 500 alors que les banques allemandes n’en ont que 300, donc l’Allemagne est en faillite) ne tient pas justement parce que l’ Allemagne va sortir de l’Euro (et peut-être justement pour cette raison) entraînant une réévaluation du mark donc une dévaluation de la dette libellée en Euro.

        PS: je ne sais pas ce que ça vaut mais au moins je comprends ce que j’écris!

      2. Il y a aussi une nuance non négligeable. Il pose les banquiers comme victimes et les états comme bourreaux :

         » On a obligé les banquiers a acheter des obligations grecs qui ne valaient rien  »
        « Combien faudra-t-il de chômeurs, d’usine délocalisées, de banquiers ruinés etc.. »
        ony
        De mon point de vue il raisonne mal : c’est les marchés qui ont asservi les politiques et pas l’inverse.

      3. C’est rien qu’un marchand de radeaux bas de gamme pour pas très riches.
        Un shorteur de système périmé.
        Un enfonceur de portes ouvertes qui vit de la peur des rentiers.
        Il sort de son trou maintenant car il y a un marché de l’angoisse à prendre. Ils vont se multiplier les comme lui sur BFM TV et ailleurs.
        Il est à son échelon (très bas) ce que souhaite la finance, un créateur de mouvements de panique désordonnés sur lesquels on peut surfer et s’en mettre plein les fouilles.
        Un petit parasite des gros parasites.
        Merci de ne pas vous confondre avec lui.

      1. Charles Gave fait partie de ces économistes au discours et bouquins séduisants et aux idées fondamentalement dangereuses.
        Depuis quelques années, on en voit beaucoup des comme ça, des 2 côtés.

      1. au modérateur
        je n’ai jamais écrit que le site de Charles Gave était « inquiétant »: j’ai dit que son idéologie était teintée d’idées nationalistes et totalitaires. Pour avoir testé un peu l’homme, je peux dire que ce que j’affirme n’est pas une opinion mais un fait. Ecoutez un peu ce qu’il dit, en creux évidemment, sur cette seule vidéo sur Marine Le Pen. Lisez un peu sur son blog ce qu’il dit sur les fonctionnaires: il le fait avec la même hargne qu’autrefois ceux qui parlaient des juifs.
        Faites ce que vous voulez de votre blog, mais votre timidité est toute munichoise.
        Bien à vous

  34. Ô Bruxelles conçue sans péchés, sans lobbies, sans ténèbres, que ton joug nous délivre, que ta lumière et autres tractations sempiternelles, marchandages et autres manoeuvres de toutes sortes nous guide continuellement vers un avenir moins totalitaire ! Toujours pour des choses qui corrompent, qui dictent, qui avilissent, qui asservissent, etc, jusqu’au déclenchement forcément de la prochaine.

    De Babylone qu’est-ce qui peut vraiment sortir de moins Babylonien, de moins tragique pour les peuples en deuil ! J’en suis pareillement très touché de tous les sentiments qu’ils prennent grand plaisir à nous exprimer sur le moment com pour le seul désir obsessionnel de vouloir faire entendre partout rigueur, com par le passé.

    Pour moins faire enfer sur terre, il faudrait pouvoir toujours avoir plus de rats et de renards dans les sociétés ! Sinon pour l’Irlande vous avez des nouvelles ? Apparemment ça marche de mieux en mieux en ce moment pour les premières entreprises privés de pompes funèbres et d’incinération.

    http://meilleures-pompes-funebres.com/

    1. « Sauver cet euro de m … »
      Hier, j’ai eu une phrase similaire en écoutant les infos du soir.

      Il était annoncé que dans le cas de la souscription d’une assurance automobile, les femmes qui bénéficient d’une minoration de prix lors de la souscription du contrat car elles ont moins d’accidents que les hommes verront sous peu cette disposition favorable disparaître.

      La commision de Bruxelles considère que cet avantage réservé aux femmes est une discrimination vis à vis des hommes. En conséquence, les tarifs des assurances auto vont augmenter pour les femmes.
      Quelle Europe de m … me suis-je emporté !! Toujours dans me même sens !!

      A terme, c’est un coup de massue en perspective sur le pouvoir d’achat déjà bien en berne.

      Et bien naturellement l’Etat via la TVA sera également gagnant au coté des banques et assureurs.

  35. Un peu de logique, voyons !

    1 – Tous les économistes sont des ânes bâtés, munis d’oeillères par surcroît, qui font rien qu’à s’
    tromper (ce blog passe son temps à le démontrer)

    2 – Tous les économistes s’accordent à trouver les résultats de ce sommet impropres à rassurer les marchés plus de quelques jours.

    3 – Donc, puisqu’ils se trompent, ça va se passe bien mieux qu’on l’imagine.

    1. HAHAHAHA.
      Une autre :
      Tout ce qui est rare est cher.
      Une Porsche à 5 Euros c’est rare.
      Donc, une Porsche à 5 euros c’est cher… cqfd

  36. L’histoire se répète et bafouille, une leçon qui n’a pas été comprise se répète elle aussi.
    L’expérience est affaire de mémoire certes, bien que comme disait Confucius:
    « l’expérience est une lanterne qui n’éclaire que le chemin parcouru »
    encore faudrait-il accepter de l’allumer cette lanterne…

    Au pays des aveugle le borgne risque d’être roi, ou du moins sa fille…

    Si dans le cycle de l’évolution une constante est de muter ou disparaître…
    L’homme échappe-t-il à la règle ?

    Quid du citoyen ?

    À une époque ou l’on s’éclairait encore à la bougie… (n’est ce pas Nicolas !)
    Mais que l’on n’a appelé le siècle des lumières
    (on ne peut pas en dire autant de l’âge du nucléaire)

    la réflexion des politiques de l’époque avait dépassée leur pensées (si j’ose dire)

    Extrait de la constitution du 24 juin 1793 (resté lettre morte):
    Article 35. – Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

    Nous en sommes à des années lumière… et plus surement au crépuscule des imbéciles !

  37. Bombe à retardement

    L’Europe est aujourd’hui sans l’ombre d’un doute le nouvel AIG

    Les banques européennes, ont vendu et continuent de vendre des quantités massives de protection contre le défaut de leur prore pays d’accueil ! Pour rappel, c’est précisément ce qui a détruit AIG lors de l’éclatement de la bulle du crédit.

    BNP Paribas SA, la plus grande banque de France, a vendu 1,5 milliards nets d’euros (2 milliards de dollars) des credit-default swaps sur la dette souveraine de la nation, selon les données compilées par l’Autorité bancaire européenne. UniCredit SpA, le plus grand prêteur en Italie , et Banca Monte dei Paschi SpA sont les assureurs net de plus de 500 millions d’euros chacun d’obligations de leur gouvernement, et Oesterreichische Volksbanken AG, le prêteur autrichienne qui n’a pas encore de payer des intérêts sur 1 milliard d’euros d’aides d’État reçues en 2009, a garanti une € 839 000 000 nets de sa dette nationale.

    Plus de détails :

    http://www.zerohedge.com/news/evolution-warns-total-carnage-and-meltdown-european-bank-sales-cds-european-sovereign-debt-soar

  38. Tant que les essais de solutions aux problèmes des économies ne seront que d’ordre financier et refuseront de prendre en considération l’économie réelle, celle qui crée des produits, des services et des emplois, il ne pourra s’agir que de replâtrage.

    Tant que les changements dans les relations entre facteurs de production ne seront pas pris en compte on aboutira à une poursuite des échecs dans des politiques économiques. qui ne prennent en compte que les superstructures dans les sociétés actuelles.
    Dans une économie où les entrepreneurs privés ou publics, ont automatisé une très grande partie de la production de biens et de services, ces entrepreneurs n’ont même plus la contrainte de fournir de quoi survivre à la force de travail. Ce qui était la vision de Marx en matière de rémunération minimale à la préservation de la force de travail.
    Avec le progrès technologique les sociétés ont commencé à perdre les emplois agricoles avec les conséquences que l’on sait sur l’urbanisation dans la misère. Les ouvriers agricoles avaient trouvé des emplois très durs dans une société industrielle naissante.
    Puis l’automatisation rattrapa les emplois industriels. On pensait que le secteur tertiaire prendrait le relais en matière d’emploi, mais là aussi les métiers de services devaient subir les conséquences de l’automatisation que ce soit dans les services privés ou les services publics.

    Si les gains de productivités apportés par l’automatisation des processus de production de biens et services étaient équitablement partagés il n’y aurait rien à redire à la perte du nombre des emplois souvent sans intérêt autre que de fournir de quoi acheter une maigre pitance. Mais la cupidité des classes dirigeantes privées ou publiques, dans les pays occidentaux comme dans les ex pays soviétiques ont conduit à plus de misère dans les populations.

    C’est de cela dont il s’agit dans l’incapacité des dirigeants de la planète à repenser l’économie autrement que par des replâtrages successifs.
    Peut-être cela est il dû au fait que la plupart sortent de formations juridiques ou politiques et que les considération en matière d’évolution technologique soit leur passe au dessus de la tête ou qu’il n’ont pas vraiment envie de mettre les mains dans le cambouis…
    Peut-être que Mao n’avait pas tort de vouloir que les intellectuels se frottent à la réalité de terrain aux champs et en usine…

    Nos financiers n’ont pour la plupart jamais pratiqué d’activités manuelles dans le cadre d’un travail rémunéré et beaucoup n’ont pas de formation, même très générale dans les domaines scientifique et technologique, lesquelles conditionnent pourtant les choix qu’ils sont conduits à faire dans les organisations qu’elles et ils dirigent.

    Pour info j’ai enseigné en école supérieure de commerce et en Master2. Mes étudiants me regardaient d’un air effaré quand je leur suggérais qu’il devraient lire régulièrement au moins une revue de vulgarisation scientifique, afin de rester en contact avec la réalité de la production et de la distribution de biens et services. On ne peut pas prendre de décisions en restant uniquement concentré sur des livres comptables ou des analyses financières.

    C’est aussi le cas des dirigeants de la planète qui se battent à coup de chiffres en oubliant les réalités que recouvrent ces chiffres.. On n’escalade pas une montagne en regardant uniquement des cartes d’état-major aussi précises soient-elles.

    L’analogie avec la carte de géographie,vient d’une citation de Raymond Barre (Dans son rôle de professeur d’économie politique, qu’il exerçait avec une impartialité remarquable:ses chapitres sur le système économique soviétique ne laissaient pas transparaître ses préférences idéologiques pour l’économie de marché. L homme politique s’avèrera moins impartial et plus caricatural dans ses analyses…

    Donc voici la citation de Raymond Barre: Il y a entre un modèle économique et la réalité économique la même relation que celle qui existe entre la réalité géographique et une carte de géographie.
    Analogie subtile qui mérite d’être explicitée… On peut y retrouver la notion d’échelle du modèle comme de la carte de géographie, échèle qui dépendra du but recherché. Mais dans aucun cas il ne faut oublier que ce but possède une réalité matérielle que ni la carte ni le modèle ni les livres comptables ne peuvent décrire sans que les utilisateurs de ces instruments de « navigation » n’aient eux même exploré la réalité concrète.

    J’ai un grand nombre d’exemples de décisions prises par des dirigeants de grandes organisation sur la base de modèles ou d’analyses financières qui au final ont échoué car la réalité ne se laisse pas faire et résiste aux analyses qui ne tiennent pas assez compte d’elle.

    Paul

    1.  » La carte et le territoire » devient une métaphore facile souvent servie . Elle est riche et pédagogique , mais inutile si on ne va pas au delà , en essayant de dire :

      – s’il faut une carte pour  » appréhender » le territoire , et porter l’action ,

      – si oui , à qui en confier la confection , comment la mettre à jour , comment en changer complètement , comment la lire , quand et pour quoi faire .

      Pour avoir travailler à l’élaboration et exploitation de SIG ( systèmes d’information géographique ) , j’en étais arrivé à penser que pour venir à bout de ça de façon à justifier les efforts de tous ordres consentis , et l’espèrance du donneur d’ordre supposé vertueux , il fallait :

      – s’appuyer sur des équipes multidisciplinaires qui fassent une belle part aux « territoriaux de proximité « ,

      – prévoir des routines de mises à jour faciles ,

      – ne vendre le système que comme seulement apte à résoudre correctement les questions préalables qu’on avait prévu de résoudre

      – rendre celui qui élabore , responsable de l’utilisation du système , dans sa gestion , mais aussi dans les impacts des actions que l’exploitation du SIG génère sur le terrain .

      Quand ,au bout de deux ans , je me suis aperçu que la dernière condition n’était pas possible ( le maître d’ouvrage « conseil général » ne pouvant bien évidemment pas déléguer sa légitimité démocratique à un fonctionnaire ) , j’ai pris mes distances avec la responsabilité d’attacher mon nom à cet outil ( qui est pourtant merveilleux, si on ne lui demande pas plus qu’il ne peut et doit fournir ).

      Les meilleurs géomètres experts parmi ceux qui font de la restitution satellitaire ou plus modestement aérienne , sont ceux qui ne livrent leur travail qu’après avoir renvoyer des équipes sur le terrain pour complèter ou corriger le rendu …numérique .

      Le territoire s’invite parfois de façon étrange dans la carte . On cite toujours l’exemple de ce lieu dit répertorié sur une carte IGN qui s’appelait ‘Eslamiou  » , et qui n’était en fait que la transcription de la réponse faite par le paysan du coin au géomètre du cadastre qui lui demandait comment s’appelait la ferme dont il faisait le relevé .

      Eslamiou , ça voulait dire « c’est la mienne  » dans le patois franco provençal local .

      Si j’y pense un jour ( et si surtout je retrouve mes archives) je vous expliquerai un pourquoi les boosters de la navette de la NASA ne sont pas plus larges que le cul de deux chevaux côte à côte , alors que la NASA les aurait souhaité ( et pu faire ) plus larges .

  39. Les US sont déçus et très inquiets pour l’avenir de l’Euro.Faut dire que chez Bernanke sans QE point de futur…

    Les Etats-Unis se disent « extraordinairement inquiets » pour l’avenir de l’euro. Ceci alors que le renforcement de la discipline budgétaire décidé au sommet européen a été critiqué par les tenants de la gauche européenne, qui ont dénoncé le déficit démocratique des décisions et le choix de l’austérité.

    http://www.rtbf.be/info/economie/detail_ue-les-reactions-face-au-renforcement-de-la-discipline-budgetaire?id=7218573

    1. Ceci alors que le renforcement de la discipline budgétaire décidé au sommet européen a été critiqué par les tenants de la gauche européenne

      Cette obscure alliance entre les pseudo-keynésiens qui empruntent et les banquiers qui prêtent à tour de bras est entrain de s’achever dans la déconfiture totale.

      Le vrai problème de la gauche, c’est que pour se débarrasser des créanciers, elle n’a que deux solutions : rembourser ou ne pas rembourser la dette. Et soit (en tous cas pour le PS qui domine la gauche française) elle n’a pas encore choisi, soit elle a choisi de ne pas encore le dire.

      1. PS comme FdG ont choisi les rentiers contre les travailleurs,
        en ne faisant pas campagne pour la répudiation de la dette.

      2. @ Charles A.

        Vous vous trompez, Jacques Généreux, principal économiste du front de gauche s’est prononcé pour une répudiation partielle de la dette. Voir par exemple son passage à « Salut les terriens » sur canal plus.

        D’autre part si taxer les revenus du capital comme ceux du travail et créer une fiscalité confiscatoire au dessus de 360 000 euros de revenu annuels (peut-être est-ce même excessif) est choisir les rentiers… faudrait vous expliquer.

        Je précise que je ne suis pas Mélencholâtre : j’essaye de suivre les propositions venant d’horizons multiples et ai bien conscience qu’il y a loin de la coupe aux lèvres…

        Cordialement.

      3. J’aimerais tellement me tromper…
        Merci d’avance si vous pouvez citer la partie du programme
        « L’humain d’abord » qui annonce la répudiation de la dette.

        En attendant, voici la présentation des mesures de ce programme
        par François Delapierre, Sec Nat du PG :
        « nous obligerons les banques en effet à détenir dans leur bilan des titres de notre dette publique, pour un taux d’intérêt raisonnable…Ceci sans même recourir à la menace ultime : ne pas payer la dette, vision d’apocalypse pour tout banquier qui préfère négocier quelque chose que de se retrouver avec rien du tout… »

        Comme sur tous les sujets, le FdG cultive l’ambiguité qui autorisera
        quelques nomenclatures à rejouer la comédie de la Gauche Plus Rien
        au Grand Théatre de l’Alternance…

        Quelques autres exemples :
        -« contrôle », mais pas expropriation de tout le secteur financier,
        pas plus d’ailleurs que du CAC 40,
        ce qui revient à la vieille et douce chimère de la réforme du capitalisme.
        Repeindre le cadre, surtout ne pas en sortir…

        – pas de réduction de la semaine à 32 heures
        et interdiction seulement des licenciements boursiers…
        Mais qu’est-ce qu’un licenciement boursier ?
        C’est loin de répondre à l’urgence de vaincre le chômage
        par la répartition du travail entre tous.

        – revenu maximal autorisé de 20 fois supérieur au revenu médian,
        l’écart sera bien plus important pour les 5 déciles de revenus inférieurs au médian.

        – refus de fixer un nombre d’années de cotisation pour la retraite,
        alors qu’il faut revenir aux 37,5 ans.

        – Smic à 1 700 euros brut qui nous laisse loin du minimum,
        disons 1 600 euros net nécessaires pour vivre aujourd’hui.

        – pas de sortie du nucléaire, mais un référendum
        pour éviter de résoudre des contradictions internes au Front de Gauche,
        qui recoupent les exigences du PS.

      4. Bonjour,

        A Charles A.

        Avant de me demander d’aller regarder dans le programme du front de gauche, « l’humain d’abord » que je n’ai pas lu, ni d’ailleurs « Nous on peut » de Jacques Généreux (je ne suis pas suffisamment Front de gauche olâtre),
        Si vous pouviez répondre d’abord aux autres éléments concrets et précis que je donne qui contredisent ce que vous affirmiez dans votre commentaire du 10 décembre 00h57 à savoir que le f d g a choisi les rentiers …

        Concernant la répudiation d’une partie de la dette , je suis ce que Jacques Généreux propose dans les diverses émissions auxquelles il a participé et y retrouve souvent cet élément. Avez vous regardé l’émission dont je parle? il suffit de taper Généreux « salut les terriens » …

        J’ai confiance en Mr Généreux et n’ai pas besoin d’aller lire « Nous on peut » pour le croire. En effet, je pense que c’est au moins là que l’on doit retrouver cet élément.

        Concernant ce que vous citez, serait-il possible d’avoir la source? Non que je remette en cause ce que vous dites, mais ce sont peut-être des propos anciens?

        Des exemples que vous citez, je retiens une déception (rancoeur?) par rapport au propositions du front de gauche et ce que vous souhaiteriez, vous dites :

        « -« contrôle », mais pas expropriation de tout le secteur financier,
        pas plus d’ailleurs que du CAC 40 ».

        Entre ces deux « extrèmes », il y a des moyens termes, non? Mr Généreux propose quand même la nationalisation des banques et la garantie de conserver leurs avoirs aux petits porteurs (donc il y a bien, et je l’ai déjà dit, une expropriation partielle) Voir émission sus-dite et « Mots-croisés » avec Jacques Généreux.

        J’ai l’impression que comme votre objectif à vous n’est pas satisfait complètement, vous tombez dans la caricature et criez à la trahison un peu facilement ( cela me semble se confirmer sur les points suivants).

        « pas de réduction de la semaine à 32 heures
        et interdiction seulement des licenciements boursiers…

        Là, on sent encore votre déception par rapport « à votre programme » (d’ailleurs quel est-il, d’où vient-il? On sent comme une référence à « une bible » indépassable?).

        Concernant la durée du travail, déjà revenir aux vraies 35 heures, permettrait d’aller dans le bon sens.

        De plus, ne me dites pas que vous n’avez pas entendu parler de « la planification écologique »? Elle suppose la sortie progressive du cadre capitaliste par une forte implication de l’état et nécessitera la création de nombreux emplois.

        -« revenu maximal autorisé de 20 fois supérieur au revenu médian, »

        Je n’ai jamais entendu cela, mais par contre de nombreuse fois que l’écart entre le plus bas et le plus haut salaire ne devait excéder 20 fois, dans toutes les entreprises.
        De plus vous parlez de quoi là? de toute la population? D’où sortez vous cela?

         » refus de fixer un nombre d’années de cotisation pour la retraite »

        Alors là, ce que vous dites est faux, j’ai plusieurs fois entendu Jean-Luc Mélenchon dire de manière très explicite qu’il fallait revenir sur l’allongement des durées de cotisation décidées par la droite et annuler purement et simplement la réforme.

        – « Smic à 1 700 euros brut qui nous laisse loin du minimum,
        disons 1 600 euros net nécessaires pour vivre aujourd’hui. »

        Là encore, on sent que vous avez un objectif « personnel » indépassable … Vous voyez la bouteille à moitié vide et pas à moitié pleine…
        Une question toute simple : Est-ce que cela va dans le bon sens, oui ou non?

        « pas de sortie du nucléaire, mais un référendum
        pour éviter de résoudre des contradictions internes au Front de Gauche,
        qui recoupent les exigences du PS. »

        Je pense qu’un référundum est tout indiqué pour la question extrèment clivante du nucléaire. En appeler au choix du peuple me semble très bien ; pas vous? L’Autriche par exemple l’a fait et est sortie du nucléaire malgré une centrale flambant neuve.

        Contrairement à ce que vous dites le réferundum permettrait de justement (et difficile du prétendre le contraire) résoudre les contradictions indéniables au sein du front de gauche. Que vient faire PS là-dedans, comme un cheveu sur la soupe? Un complot peut-être en marche? …

        Globalement est-ce que les propositions du front de gauche vont dans le bon sens ou pas?

        J’ai l’impression qu’il y a sous jacent à tout ce que vous énoncez un à priori de toute façon négatif concernant toutes les propositions du front de gauche ; front de gauche qui serait en quelque sorte, par avance, en train de trahir le peuple en complicité avec le PS.

        Une sorte de complot front de gauche – PS en quelque sorte….

        Qu’il puisse y avoir une future collusion entre ces deux mouvements, cela n’est pas impossible, et si elle se produit, je serais le premier à la dénoncer!

        Mais être dans le procès d’intention systématique (ou en pureté?) comme vous le faites me semble ne mener nulle part …

        Bien cordialement.

      5. @ Klaki

        J’imaginais bien que vous n’aviez pas lu le programme du FdG.
        Moi par contre je connais très bien. C’est ma source.
        Après, Généreux, que j’écoute, a le droit de s’exprimer comme il l’entend,
        comme Mélenchon a le droit de s’adapter à ses auditoires…

        Les seuls engagements, c’est le programme.
        Vous posez la question « Est-ce que cela va dans le bon sens ? ».
        Je la retourne: « Les 110 propositions de Mitterrand allaient-elles dans le bon sens » ?
        Le programme du FdG est en deça des 110 propositions.
        Et on sait ce à quoi il a abouti: les fauteuils de la République.
        Attendez-vous quelquechose de propositions au rabais,
        venant des mêmes partis et politiciens professionnels ?

        Jamais nulle part il n’y a eu de « révolution par les urnes » …
        D’ailleurs le mot dans la bouche de mitterrandiens n’a aucun sens,
        ce que Mélenchon a confirmé en déclarant:
        « je ne suis pas révolutionnaire mais keynésien ».

        Maintenant, je ne vous reproche rien personnellement, bien au contraire.
        Nous allons dans le même sens en vomissant la société capitaliste.
        Et agirons ensemble quand dans le feu des affrontements de classe,
        les illusions tomberont.

        L’histoire enseigne qu’aucune classe dominante
        n’a jamais cédé la place devant les urnes.
        L’important, c’est l’indignation qui conduit aux révoltes
        les résistances qui rassemblent dans la lutte,
        jusqu’aux affrontements victorieux qui seuls permettront de mettre
        l’humain d’abord.

      6. Bonjour,

        @ Charles A.

        Finalement, vous vous dévoilez : vous ne voyez aucun changement profond possible par les urnes, donc cela explique la défiance systématique que vous avez, au-delà de l’examen dépassionné de propositions, du front de gauche.

        Vous dites : « L’histoire enseigne qu’aucune classe dominante
        n’a jamais cédé la place devant les urnes. »

        Il ya des exemples récents qui contre-disent cette affirmation : Equateur et Vénézuela par exemple où des changements radicaux sont sortis des urnes. Avec en Equateur une répudiation de la dette importante qui vous est chère …

        Ce sont ces exemples qui justement me font espérer, peut-être à tort, qu’un changement important par les urnes est possible.

        Bien cordialement.

  40. La seule justification de l’Europe reste un pétainisme latent:admiration pour la rente ,l’Allemagne, la régression économique et sociale avec son corollaire les fichiers policiers ,le racisme sous-jacent…La boule de billard rebondissant de la dette privée vers la dette publique puis son nouveau rebond sont oubliés des Sarkozystes vu l’admiration qu’ils ont pour l’effondrement des droits sociaux…Pas surprenant ,ils sont les héritiers d’une certaine démission face à la démocratie au bénéfice du recul de ces droits .Certains n’ont jamais digéré les progrés crées par le Conseil National de La Résistance..Par contre ,on se demande ce que font les « socialistes » dans cette galère qu’est devenue l' »Europe »..On aimerait quelqu’un qui apporte une justification!!!!!

    1. Si je suis devenu un européen convaincu c’est au contraire parce que dans de nombreux domaines il existait au niveau européen une conscience sociale et non-discrimination qui n’existait pas en France. Dans mon cas il s’agissait principalement de la vision sur le monde des personnes handicapées pour lesquelles les règlementation proposées au niveau européen enfonçaient par les avancées sociales celles proposées en France. Plus précisément dans le cas de l’autisme qui était le sujet qui me préoccupait j’ai trouvé au niveau Européen à travers Autisme Europe, une ouverture d’esprit que l’intelligentsia française refusait de voir.
      J’ai également trouvé cette ouverture d’espris au sein de la Plate-forme sociale Européenne, organisation non gouvernementale regroupant des dizaines de réseaux européens défendant les droits d’une grande variété de personnes rendues vulnérables par les situations dans lesquelles elles se trouvaient: Grande pauvreté, handicap, droit au logement, personnes soumises à des discriminations par leur appartenance à des groupes sociaux, géographiques, nationalités ou simplement par leur âge, leur genre(femme ou homme) ainsi que leurs préférences sexuelles.

      C’est cette Europe que je suis prêt à défendre, pas celle des marchés, des industriels, des commerçants et des financiers.

      Le plus gros échec de la construction européenne a été de commencer par l’industrialisation avec la CECA ,puis de poursuivre par l’ouverture des marchés et avec le marché commun avant de faire les ajustements nécessaires au niveau de la démocratie et des lois sociales et fiscales, transformant les échanges européens en un marché de dupes dont les transactions étaient rendues déloyales suite aux disparités sociales et fiscales.

      Sur ces bases pourries, les puissance de l’argent ont tout fait pour que les réglementations sociales et les fiscalités soient alignées sur les pays moins disant. De manière informelle bien entendu refusant toute harmonisation afin de pouvoir garder leurs égoïsmes nationaux. .
      Ce qui fait qu’à l’heure actuelle, contrairement aux jérémiades de « Business Europe » (équivalent européen du MEDEF en France) les taxes sur les dividendes des sociétés en Europe sont inférieures en moyenne à celles pratiquées aux USA…) Donnés reprises du livre de Pierre Larrouturou « Pour éviter le Crach final »

      Ce n’est que depuis l’arrivée en force de gouvernements de droite dans les pays de l’Union Européenne qu’on a vu disparaître un concepts pourtant encore très présent dans les textes européens jusqu’au milieu des années 90: le concept d’acquis social européen.
      En 2003, la commission Européenne publiait tout de même un document intitulé « Le coût de ne pas avoir de politique sociale ». Mais les pays de l’Union Européenne ont crié à l’outrage: de quoi se mêle la commission Européenne de nous dire qu’il faut une politique sociale? Prétextant du principe de subsidiarité en matière sociale pour clamer que chacun des états membres avait une politique sociale bien meilleure que celle suggérée par le document de la commission…

      Mais avec la montée croissante des droites dans les pays de l’Union Européenne ces idées semblent être tombées aux oubliettes.
      Très peu parmi les pays de l’Union Européenne n’appliquent chez eux ne serait-ce que la charte Européenne des droits fondamentaux.

      La commission Européenne avait conçu un processus de consultations systématique des organisations de la société civile, sensé se mettre en place dans chacun des pays, Processus appelé Méthode Ouverte de Coordination (MOC) où les diverses instances gouvernementales: locales: régionales et nationales, étaient sensées organiser des consultations régulières avec les organisations de la société civile représentant les personnes handicapées, les ^personnes en situation de grande pauvreté, les groupes discriminés dans leurs vies quotidiennes. puis de faire remonter les résultats de ces concertation au niveau Européen.

      Mais qui a relayé en France ce genre d’initiative? Qui même a entendu parler de la Méthode Ouverte de Coordination. Des associations comme ATD Quart monde, ou le réseau Européen anti pauvreté (EAPN) ont réussi à forcer les gouvernements dans plusieurs pays de l’Union Européenne à organiser ces réunions de concertation. Je n’en ai pas entendu parler en France.

      Il faut dire qu’en France la notion de démocratie participative ou de société civile, restent suspectes auprès des médias, des partis politiques, ainsi que des « partenaires sociaux syndicats salariés ou patronaux.

      De plus la Plateforme Sociale est active dans sa coopération avec le Bureau Européen de l’environnement, lui aussi organisation non gouvernementale. Les contacts au niveau européen sont très bons avec la confédération des syndicalistes européens (ETUC European Trade Union Confédération)

      Les contacts sont relativement ouverts avec la Direction Générale Emploi et Affaires sociales de la Commission Européenne et plus tendus avec la Direction générale Marché intérieur et concurrence où règnent des fondamentalistes de l’économie de marché comme les a appelé Joseph Stiglitz, prix Nobel d’Économie. Avec cette dernière direction générale il faut regrouper nos efforts à ceux de la Direction Générale Emploi et Affaires sociales pour faire avancer des idées telles que les services aux personnes handicapées, ou aux personnes âgées ne peuvent pas être soumises aux règle pures et dures du marché…

      C’est cette Europe là que j’essaie de défendre

      Paul

      1. Vous avez souhaité prendre un accourci pour obtenir des avancées sur des points fondamentaux, et moralement très important. Vous vous êtes trompé de bonne foi
        (Mais est-ce si sûr? N’étiez vous pas prêt à sacrifier le sort de populations entières pour améliorer le quotidien de cette catégorie de personnes, dont le traitement, je vous l’accorde, est une véritable honte pour le pays -il n’y a qu’à regarder les transports publics parisiens-,? Croyiez vous vraiment à la possibilité d’un nivellement par le haut, hypothèse qu’aucune construction historique n’a jamais validée, en dehors de conquêtes militaires, le vainqueur s’appropriant les savoirs du vaincu, et les « formes de vie » composant entre elles? Le simple fait que vous soyiez prêt, pour gagner du temps en terme d’avancée sociale, à sacrifier le cadre, qu’il a fallu des centaines d’année à bâtir, consolider, stabiliser, n’est-il pas déjà un problème?).

        Le désastre se produit chaque fois que l’on défend des intérêts particuliers au détriment de l’intérêt général, quelle que soit la nature de l’intérêt particulier en question (et la défense du cadre républicain c’est la défense de la « structure de base »). Comment êtes vous passé à côté de la menace: une même monnaie pour x pays dotés d’économies différentes?; des pays membres sous influence américaine, rêvant du rêve américain, le « grand frère » russe servant de repoussoir; et l’intégration de la GB, dont le seul intérêt était de torpiller le « projet »? out cela ne pouvait-il pas mener qu’à la catastrophe?.

        Curieusement tous ceux qui étaient pour autour de moi ne l’étaient que pour une seule raison: « à 27 le sort des cocos et des socialistes français est scellé. Ils ne pèseront plus rien. Ils seront dilués, effacés, rayés de a carte ». Eux étaient lucides et savaient très bien ce qu’ils faisaient. Dans un second temps le coup de génie des libéraux est d’avoir profité de la « globalisation » et de la densification croissante des échanges et de la complexité » pour vendre une narrative du type « dans ce nouveau monde, plus que jamais, il faut être unis pour « peser »(sic). Et voilà comment on ramasse la mise.
        Les « élites » étaient contaminées par le projet, et l’avis des peuples n’était qu’une formalité. A ce niveau là, ce n’était même plus une dilution. Il ne restait plus rien en face (si ce n’est deux pelés et trois tondus faisant de la résistance dans un Parlement soumis aux lobbies – grande idée ça aussi – et complètement impuissant, ou presque).

        Dès le début, il s’est agi pour l’oncle Sam de mettre la main sur l’union, de sécuriser le « bloc » – ambiance guerre froide. Ce sont d’ailleurs les même réseaux d’influence, qui avaient été mis en place alors, qui ont fonctionné à plein régime (crypto-aroniens et toute la clique chargée de mener les opérations de guerre psychologique en Europe. Leurs liens avec le monde bancaire et les grandes aristocraties industrielles n’est plus à démontrer. Et ce sont les héritiers auto-proclamés des mêmes qui ennuient Paul à la radio).

        C’est pourquoi je ne souscris absolument pas à la vision naïve, présentée dans un récent billet de Paul, du simple « manque d’argent » générant des problèmes de couple, manière d’exhonérer la structure, de « sauver le rêve » ou « l’idée ». Car il n’y a jamais eu de « couple » en vérité, seulement deux individus ne pouvant pas cohabiter ensemble, par « incompatibilité d’humeur », qui plus est unies dans un mariage forcé par des puissances qui ne leur voulaient aucun bien. Que le couple se soit inventé une belle histoire d’amour et de réconciliation, ou plutôt qu’on la lui ait discrètement suggéré, comme on murmure à l’oreille des chevaux qu’on va abattre, cela ne change rien à l’affaire. Il n’y a pas de « ver dans le fruit » ou de « bébé dans l’eau du bain », seulement un énorme ver (du genre stuxnet libéral) et une bassine d’eau sale.

        Le pire, c’est que les jeunes militants politiques ambitieux n’ont pas d’autre « grand projet » que « la construction de l’union européenne ». Et ils continueront contre vents et marées à l’imposer aux peuples, jusqu’à ce que ça fasse « boum! », parce-qu’ils sont incapables d’envisager un autre projet, incapables de participer à un projet autre qui ne serait pas aussi « grandiose » ou séduisant (sans parler des avantages en nature et de « l’impression de contribuer à chose de grand »). Le ‘machin » a donné sens à leur vie. Le leur retirer, c’est tuer la vocation, c’est les tuer à l’intérieur. Que resterait-il à accomplir? (bien sûr, il y a aussi ceux qui se sont rendus compte que tout se jouait désormais là-bas, et qui ont fini par embrasser l’europe pour sauver ce qui pouvait encore l’être du nivellement par le bas, don quichotte des temps modernes). Alors de dissonnances cognitives en dissonances cognitives, ils nous mènent à l’abattoir. Une Europe à tout prix, une Europe impériale on s’en fout, mais une Europe quand même!. Histoire d’avoir « bouclé le projet », d’avoir accompli le Destin. A charge pour les autres de la changer, si celle-ci ne leur convient pas. Qu’on ait régressé d’un demi siècle importe peu. Qu’on ait rendu par après difficile, voire impossible, toute possibilité de changement (les trois quart des mesures à prendre sont impossibles sans réaménagement des traités européens, qu’il faut signer à 27, etc etc), ce n’est plus leur problème.

        La lecture d’Aristote (sur la nature des régimes politiques et l’importance de la contingence), de Hobbes (sur la nature exacte des relations internationales), de Rousseau (sur ce qu’est la démocratie et sur ses conditions matérielles d’existence), ou de Spinoza (sur la dynamique des affects et la genèse des formes politiques), et de n’importe quel manuel d’histoire contemporaine ou de géopolitique, voire de sciences politiques (car la problématique de l’URSS était exactement le même que celle de l’union aujourd’hui: faire cohabiter des systèmes économiques radicalement différents au sein d’une même structure politique, ce qui ne peut se faire en dehors d’un cadre politique autoritaire ou impérial) aurait pourtant permis de comprendre, dès le départ, qu’il s’agissait du troisième suicide de l’Europe, mais par « mort douce », par euthanasie cette fois.

        A moins d’un bain de sang et de guerres civiles dans toute l’Europe, contingence qui redistribuerait les cartes, qui pourrait mener on se sait trop comment d’ailleurs à un CNR européen (mais pourquoi pas: il faudrait commencer par une ARMEE commune et par le BANCOR européen, se donner comme premier objectif premier objectif de politique extérieure d’abattre le satut du DOLLAR comme monaie de réserve, et de nouer des relations amicales avec les pays non alignés, et ensuite, seulement, le reste), il est impossible de « tout refaire » sans prononcer la nullité du mariage forcé. Avec un peu de chance, chacun y gagnera un ami.

      2. Choisir l’intérêt particulier à l’intérêt général, c’est se condamner à la défaite sociale. La gauche sociétale qui s’est saisi des affaires de moeurs et de discrimination en renonçant au bien commun porte une grande responsabilité dans la situation actuelle. De fait, c’est le système anglo-saxon qu’elle a favorisé. L’Europe doit être refondée. Ses structures actuelles ne sont pas récupérables…

  41. Enfin la réaction du PS:

    L’accord trouvé cette nuit lors du Conseil européen n’est pas solide : il est étroit, flou et ne répond pas à l’urgence de la crise. Nous resterons extrêmement vigilantes sur sa mise en œuvre.

    1/ Cet accord est étroit :

    – Contrairement aux annonces de Nicolas Sarkozy, il ne s’agit pas d’une révision des Traités européens à 27 ;

    – Il repose sur un accord intergouvernemental entre les 17 Etats membres de la zone euro et 6 Etats membres de l’Union européenne. Ce n’est donc ni un accord à 27, ni un accord propre à la zone euro ;

    – Il est strictement consacré au renforcement des disciplines budgétaires et de l’austérité à travers le renforcement des sanctions automatiques contre les Etats ;

    – Il vise principalement, voire exclusivement, à introduire une « règle d’or » dans le droit interne des Etats sous le contrôle des juges européens ;

    – Il ne comporte pas les éléments nécessaires à la mise en place au jour le jour d’un pilotage économique de la zone euro.

    2/ Cet accord est flou :

    – L’articulation entre cet accord, qui ne concernerait que certains Etats membres de l’Union européenne, et les institutions européennes reste flou, s’agissant notamment des interventions des juges européens ;

    – Les modalités de mise en œuvre des dispositions de cet accord, et donc de l’exercice du contrôle démocratique par les Parlements nationaux et par le Parlement européen, restent imprécises.

    – De manière générale à aucun moment n’est pris en compte dans cet accord le nécessaire renforcement du contrôle démocratique des peuples européens sur les décisions prises.

    3/Cet accord ne répond pas à l’urgence :

    – Des moyens importants sont mis en œuvre à travers le FESF, le Mécanisme européen de stabilité et les interventions du FMI ;

    – Mais la réponse n’est pas à la hauteur des défis de cette crise :

    o Rien n’est dit sur les interventions nécessaires de la Banque centrale européenne ;

    o Le FESF reste à des niveaux qui ne lui permettront pas de répondre durablement à la crise ;

    o L’introduction des euro-obligations est renvoyée à un hypothétique rapport des instances européennes en mars 2012.

    o La croissance reste la grande oubliée de cet accord.

    http://www.parti-socialiste.fr/communiques/conseil-europeen-du-9-decembre-2011
    Des mesures urgentes doivent être prises pour faire face à la crise. Nous exercerons la plus grande vigilance sur la négociation de cet accord.

    1. Ils ont gagné un peu de temps, c’est tout – il y aura des élections en 2012 aux USA et en France, 2013 en Allemagne.
      Merkel ne voit que l’endettement des états, elle se focalise sur ce point, mais elle ne veut pas voire que « faire des économies », la politique d’austérité qu’elle impose mène à la catastrophe, surtout en période de récession.

    1. Le Guéantisme est à la politique ce que le gant mappa est à la main : il sépare imperméablement la peau de tous contacts extérieurs et empêche celle-ci de respirer.
      A court terme, provoque beaucoup de sueur et finit par démanger, sans compter cette étrange impression de froideur dans l’appréhension du contact avec les choses.
      A plus long terme, l’utilisateur finit toujours par le jeter à la poubelle de l’histoire, après l’avoir utiliser, un peu comme un préservatif usagé.

      « Rebut de résidu de gant mappa » s’utilise aussi parfois en langage courant, pour définir quelque chose de malpropre, à force d’avoir trop servi pour réaliser des tâches ingrates et qui sentirait la sueur rance (NDLR : en rapport avec l’étanchéité présumé du dit gant).

      Le guéantisme est pratique car il se trouve par paquet de 5 (ou de 10) dans les rayons des grandes surfaces du marché libre et non faussé, dont les entrées/sorties sont délimitées par des accès sécurisées par des vigiles et des bornes d’alarme.

      Pas d’usage autorisé sans avis électoral.
      A déconseillé fortement aux enfants de moins de 77 ans.

    2. Je viens de voir ce mesage.
      Faisant suite à mon long message sur un autre aspect de la vision européenne que celle venue des marchés, il me faut dire que ce cas constitue un cas flagrant de discrimination, condamné au niveau de la Charte des droits fondamentaux Européens.
      La France a déjà été condamnée par diverses instances Européennes pour des cas de discrimination semblables, entre autre pour discrimination vis-à-vis du droit à l’éducation pour les personnes handicapées(Action menée avec Succès par Autisme Europe regroupant en cette occasion plusieurs autres associations dont les enfants handicapés subissent cette discrimination.

      On peut également signaler Les condition carcérales en France qui ont également été condamnées par les instances Européennes.

      Mais la faiblesse de l’Europe politique rend ces condamnations impuissantes à faire bouger les gouvernements des pays de l’Union Européenne, la France en particulier qui se drape dans son image (fausse) du « Pays des droits de l’homme ».

      Paul

    3. le guéantisme n’est que l’autre nom du sarkozysme avec sa politique du chiffre tous azimuts (justice, école, police, hopitaux, économie (tripleAtisme !). Ce n’est hélas pas nouveau, tout cela était connu avant même l’élection dudit Sarkozy, lequel n’est que le produit de son époque, triste époque qui ne sait et ne veut évaluer que sous le règne de la quantité. Un sous-produit abject du néo-libéralisme car mâtiné de xénophobie pour les besoins de sa « cause ». Hélas le camp d’en face, dit socialiste, n’a pas encore rompu tout fait avec cette idéologie du chiffre.

      1. Et pour cause, la politique du chiffre n’a rien à voir avec le néolibéralisme. Elle est bien davantage fille de la statistique, de la loi des grands nombres, de la rationalisation. La gestion des flux plutôt que des personnes, des valeurs et des régimes de sens n’est ni de gauche, ni de droite, mais est le produit d’une évolution historique longue (cf Foucault, Weber).
        Et le PS en hérite exactement au même titre que les autres (pour ce que ca veut dire, cette entité ayant changé n fois d’idéologie depuis sa création: seul le nom du parti reste le même, et les différentes strates qui le composent, de Lamy à Montebourg, qui n’ont plus aucune cohérence entre elles, exploseront si le PS ne remporte pas les prochaines présidentielles). Il n’en sort donc pas plus que les autres.
        Le problème au fond n’est pas tant le chiffre, que ce qu’on choisit de mesurer, et la manière dont on le mesure. Là, effectivement, il y aurait certainement une différence.

      2. Antoine,

        J’en suis aussi d’accord, c’est le résultat une tendance historique longue, celle de la rationalisation (à distinguer bien entendu de la rationalité). Mais il me semble tout de même que le néo-libéralisme a exacerbé cette tendance, gravement. Vous connaissez très certainement l’économiste « prix nobel » de la banque de Suède Gary Becker et sa théorie des anticipations rationnelles, lequel prend pour exemple le calcul qui consiste pour un individu lambda à évaluer s’il est plus rentable pour lui d’investir dans l’éducation ou bien de devenir criminel. Hayek je n’en parle même pas, je rappelle seulement que pour lui tout peut et doit avoir un prix sur le marché autorégulé, les prix fonctionnant comme des indicateurs à partir desquels les hommes règlent leurs activités. La seule mesure est donc celle fournie par le marché à l ‘exclusion de tout autre type de mesure. C’est en effet un problème de refus d’accorder d’autres qualités aux choses que celles que fournit le cadre dans lequel s’effectuent les mesures, et qu’on a préalablement décrété indiscutable étant d’essence naturelle ou divine. Autrement dit il s’agit aussi d’un déni de démocratie. On y revient toujours.

    4. Ce qui n’est pas normal, c’est qu’elle n’y est pour rien, et qu’on ne la laisse pas finir ce pourquoi elle a été engagée, ce qui serait la moindre des choses. Il fallait penser à ça avant.
      Mais en plus de 6 ans, la limite a été clairement dépassée (pour ce qui est de la culture de la recherche française, même en sciences humaines). A moins bien sûr, et l’article n’est pas clair (thésarde ou doctorante?), qu’elle soit déjà docteur, et qu’elle ait enchaîné en post-doc. Auquel cas tout est très différent, bien sûr.

      Sur cette question de politique publique de la recherche, tant qu’on n’a pas rigoureusement montré que le nombre de doctorants canadiens en France est strictement identique au nombre de doctorants français au Canada, et ce par discipline, et même par thématique de recherche, il vaut mieux ne pas se prononcer (et même dans ce cas,il y aurait matière à s’indigner, en raison des procédures de sélections des dossiers, comprenant nécessairement une part d’arbitraire, et de la prime accordée au cirage de pompe, qui au courant dominant, qui au mandarin, qui au taulier de service).
      Qu’on fasse les échanges APRES le doctorat si on n’est pas capable de garantir une équité sans faille. Ce qui se fait d’ailleurs. Et très bien.

      La question de savoir si une personne travaille au service de la recherche française ou pas n’a aucune importance. La seule question qui compte c’est: pourquoi un étudiant en anthropologie français ne peut-il pas travailler au service de la recherche française? Vu la rareté des postes/fonds alloués, c’est un jeu à somme nulle. Et vu les perspectives du marché du travail en France pour un étudiant en anthropologie (qui ne sont pas celles d’un étudiant canadien qui plus est), cela revient à le condamner une galère noire. Ceux qui restent sur le carreau, et qui finissent par crever de faim, ceux-là n’émeuvent pas les foules, c’est sûr.

      Aucun salarié n’accepterait un truc pareil dans l’industrie. Aucun. Imaginez que l’on vous dise, toujours en off bien sûr: « Il y a bien un poste au service d’une entreprise française pour lequel vous êtes parfaitement qualifié, et même recommandé, mais il est réservé à canadien/ titulaire du papier X. Par ailleurs, nous sommes navrés, mais vous n’avez aucune perspective compensatoire au Canada, et vous ne pouvez prétendre vous même au papier X, parce-que vous êtes trop vieux/trop jeune/trop riche/trop pauvre etc? » Vous le prendriez comment???
      Sur ces histoires de politique publique de la Recherche, il faut cesser le jeu de massacre. C’est Guéant qui a raison de remettre les choses à plat.

      Les échanges déséquilibrés pour le bien de la recherche, après le doctorat: oui. (pure compétition internationale)
      Les échanges déséquilibrés en doctorat, pour le soft power: pourquoi pas ( me^me si ça n’empêche pas les heureux élus, de retour au pays, de pactiser avec les industries ou les puissances économiques concurrentes).
      Les échanges déséquilibrés ou même équilibrés au niveau doctorat, en sciences humaines, au détriment de ceux qui en bavent ici, et ce avec des barrières à l’entrée du type « nationalité » (ce qui n’était pas le cas en l’espèce, du reste, parce qu’il existe un lien évident entre sa nationalité et la thématique): ben non. Franchement non. Parce que c’est là qu’elle se trouve la discrimination, et pas ailleurs.

  42. Voici les propos tenus par Jacques Sapir durant le journal de France Culture de ce midi.

    Question : cet accord, qu’en dites-vous ce matin ?

    Ce n’est qu’un accord intergouvernemental qui n’a pas la valeur d’un traité et il ne pourra avoir de valeur contraignante sur les états et en particulier sur la France que lorsqu’il sera présenté sous la forme d’un traité et voté en tant que tel. Cet accord est en réalité un immense mensonge car on annonce des choses qui ne sont pas inscrites que ce soit constitutionnellement ou légalement, qui, deuxièmement ne sont même pas précisées. Bref on est dans le domaine du flou d’un point de vue juridique, le statut de cet accord intergouvernemental n’a pas le même statut qu’un traité et ne peut pas contenir des clauses contraignantes. On est également dans le domaine du flou sur la nature de toutes ces clauses.

    Question : l’accord répond-il à l’urgence de la situation ?

    Bien sur que non. On sait qu’en 2012, les besoins de financement des pays exposés c.à.d des pays qui ne peuvent se refinancer sur les marchés comme l’Italie, l’Espagne, la Grèce et le Portugal seront de l’ordre de 800 à 900 milliards d’euros au minimum. Or de quoi parle-t-on ? On parle aujourd’hui d’un prêt fait d’ailleurs par les Etats-Unis d’environ 270 milliards au FMI qui par ailleurs a d’autres chats à fouetter que simplement s’occuper de la zone Euro et on sait très bien que l’argent qui reste dans le FESF, c’est environ 200 milliards, on est très loin du compte.

    Question : Quel scénario pour 2012 concernant cette crise ?

    Compte tenu du non-accord tel qu’il a été construit cette nuit, on peut penser que la crise va continuer à se développer et que très probablement au mois de février ou au début du mois de mars, elle aura atteint un niveau strictement insupportable. À partir de ce moment-là, nous commencerons à voir des pays sortir de la zone Euro, alors très probablement ce sera tout d’abord la Grèce et le Portugal. C’est la crise des états, c’est aussi la crise des établissements bancaires, on vient de parler des banques françaises mais il faut savoir que les banques allemandes sont aussi relativement malades et donc cette crise tend à se combiner et à s’accélérer, je pense effectivement que nous connaîtrons le sommet de cette crise plutôt vers fin février, début mars. Les conséquences sur l’Italie seront pratiquement immédiates et l’on pourrait être à la fin du printemps confronter à une situation générale de crise.

    Avant les élections présidentielles dit le journaliste.

    Oui, il faut bien le dire, aujourd’hui, l’espoir du gouvernement, l’espoir de Sarkozy, c’est de repousser après l’élection présidentielle, des décisions qui seront extrêmement douloureuses ou des décisions qui pourraient aboutir en fait à littéralement à un renversement de toute sa politique, en particulier sur l’Euro. Mais de fait, il n’y aura pas de répit dans cette crise et tout espoir de repousser la crise à après les élections présidentielles relève à mon avis de l’illusion.

    http://www.franceculture.fr/emission-journal-de-12h30-journal-de-12h30-de-antoine-mercier-2011-12-09

    1. De fait, j’ai eu un cauchemar la nuit dernière: j’ai rêvé que j’étais une dinde, au milieu de milliers d’autres dindes, dans un élevage de dindes, et que l’une d’entre elles me demandait ce que voulait dire « Réveillon de Noël »…
      – j’ai répondu, je ne sais pas, mais jusqu’ici tout va bien! nous sommes copieusement nourries, chauffées, éclairées, bichonnées….
      joyeuses fêtes!

      1. Comme choix ultime parmi les ultimes , certains pensent qu’il vaut mieux être le dindon de la farce que la farce du dindon

  43. Tous ensemble avec le Père UBU:

    Voyez, voyez la machin’ tourner,
    Voyez, voyez la cervell’ sauter,
    Voyez, voyez les Rentiers trembler;
    (Choeur) : Hourra, cornes-au-cul, vive le Père Ubu !

    1. Herrman, Nico & Angéla 🙂

      (Extrait)
      Il avait un tout petit zizi et un gros cul
      Le père Ubu
      Sa madame était une femme infâme et toute dodue
      La mère Ubu

      Bêtes et méchants les deux emmerdants
      N’aimaient que l’argent et la crème Mont-Blanc
      Ils avaient un plan pour un coup d’état
      Pour un pif pouf pan avec un bazooka

      http://www.dailymotion.com/video/xbcr1w_le-pere-ubu-de-dick-annegarn-illust_creation

      Paroles et Musique: Dick Annegarn 1974

  44. rien n’arrêtera les idéologues libéraux ; ils iront au bout de leur logique car il n’y a , pour l’instant aucune force vraiment alternative.
    et c’est une chance d’effondrement total du capitalisme poussé au maximum de ces contradictions, incapable de se réformer seul ( Roosvelt était le pendant d’une mouvement social puissant et est apparu pour conjurer la peur de la révolution : rien de tel cette fois-ci )

    mais dans les tréfonds de la sociétés certainEs ont déjà fait concrètement cession mais surtout beaucoup d’autres ont commencé à faire cession dans leur tête.

  45. A vive l’émergence de l’homo economicus c’est sur ses lunettes 3 d ou s’affiche les cours de la bourse en permanence prouve le succès de son intelligence et son esclave sexuelle appelé femme s’offre des bijoux . Quelle monde merveilleux que nous propose le néolibéralisme Mais malheureusement les empêcheurs de tourner en rond Ou faire des rond dans l’eau les miséreux imbécile incapable d’une quelconque conscience humaine perturbe le système Ces pauvre imbécile dans un traité sur la constitution rejeté par les français adopter que par la manipulation politique Qui prévoyais déjà des contrainte budgétaire admis de tous fut tous un coup ignoré en 2009 on nous
    disais a bas les 3% de dettes sur le pib a bas les 60 % de dettes sur la richesses créer dans l’année . Il fallait sauver l’argent. En 2011 qu’est-ce que l’on entends Vive les 3% de dettes sur le pib et si tu le fait pas sanction vive les 60 % de dettes sur la richesse annuelle et si tu ne le fait pas sanction. Vous avez raison Mr Leclers on se fout de notre gueule

  46. C’est le moment de lire ou relire « la stratégie du choc » de Naomi Klein. Elle explique très bien comment les « Chicago Boys » ont saisi toutes les occasions offertes par des crises pour imposer leur mesures purement idéologiques contre la volonté et l’intérêt des peuples.

    Il serait temps que nos responsables reviennent à des idées plus saines et en prise avec la réalité.

    Les faits n’ont jamais tort et, depuis quelques ois ils ont amplement démontré que les règles qu’on nous impose et qu’on veut inscrire dans le marbre des traités ne fonctionnent pas.

    1. Absolument ! Il y a même un chapitre où (après avoir étudié les célèbres cas de l’Iran, du Chili … pour terminer par la reconstruction en Asie, après le Tsunami) elle parle de nos sociétés ‘libérales’ et relate les tentatives d’un politicien canadien de droite (à la recherche du ‘choc salutaire’) pour amener une agence de notation à dégrader la note du canada !!

      A lire aussi dans le Monde Diplo de décembre, un excellent article de Frédéric Lordon qui dénonce la ‘double-face’ de la situation actuelle : derrière le chaos apparent lié à la ‘crise des dettes souveraines’ se cache, mal, une construction très soignée et nullement chaotique, du nouvel ordre européen ultralibéral (auquel les institutions européennes se prêtent si bien, et auxquelles le format de l’Europe des 28 nous condamne ; la parenthèse est de moi, pas de Lordon).

Les commentaires sont fermés.